La Nation Bénin...
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Le Consortium Infant Foods a procédé, hier mardi 12 mai au Chant d’oiseau à Cotonou, au lancement du projet INFLOR intitulé « Farines infantiles à base de ressources alimentaires locales : un chemin vers une meilleure sécurité alimentaire et nutritionnelle au Bénin ». C’est sa façon de contribuer, aux côtés du gouvernement, à la lutte contre la malnutrition.
La lutte contre la malnutrition est un combat de longue haleine qui ne saurait être la seule affaire des gouvernements. Certaines organisations qui l’ont comprise, rivalisent d’initiatives à travers de nombreuses recherches effectuées dans le domaine. Tels sont les cas du Groupe Pépite d’Or (GPO), de la Faculté des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi (FSA/UAC), de l’Agence béninoise de sécurité sanitaire des aliments (ABSSA) et de la section Développement et Qualité des aliments de l’Université de Wageningen aux Pays-Bas qui, dans le cadre d’une action commune à engager contre la malnutrition, ont constitué le Consortium Infant Foods-Bénin qui a lancé hier, mardi 12 mai à Cotonou, le projet Infant Foods From Local Resources (INFLOR). C’est un projet d’une durée de 3 ans financé à hauteur de 80% par les Pays-Bas qui ont cru à son bien-fondé et œuvre inlassablement pour sa réussite.
Un projet aux avantages certains
Le représentant de l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin à la cérémonie, Marius W. de Jons, a justifié l’appui financier de son pays à l’exécution dudit projet, à l’intérêt qu’il accorde à la transformation des produits locaux dans la nutrition infantile. Selon lui, cette démarche concourt aussi à la transformation de l’économie nationale grâce à la création des emplois et elle gagnerait, a-t-il insisté, à ce que par le biais des partenariats, le secteur privé soit impliqué dans les travaux de recherches.
Grande était la satisfaction de la coordonnatrice du projet et directrice du Groupe Pépite d’Or, Sébastienne Adjadogbédji Avouzoukan, à l’occasion de la cérémonie de lancement. Elle a alors tenu à témoigner sa reconnaissance aux différents partenaires notamment au doyen de la FSA/UAC, Joseph Hounhouigan et surtout aux Néerlandais. Les activités de son unité de production, le Groupe Pépite d’Or qui assure le leadership du projet, a-t-elle rappelé, sont fondées sur la trilogie Recherche-Application-Développement. « Nous avons la conviction que l’Infant Foods que va produire ce projet trouvera sa place dans le concert des farines infantiles existantes et permettra de lutter efficacement contre la malnutrition au Bénin», a laissé entendre Sébastienne Adjadogbédji Avouzoukan.
A sa suite, le représentant du secrétaire permanent du Conseil de l’alimentation et de la nutrition (SPCAN), Dossa Aguèmon, a loué l’initiative pour plusieurs raisons. D’abord à cause de celle qui pilote le projet à travers sa constance et son engagement par rapport à la problématique de la nutrition. Il y a aussi l’objectif du projet qui consistera à développer et à promouvoir une farine infantile certifiée, nutritionnellement améliorée, saine et financièrement abordable, à base de ressources alimentaires locales (RAL) du Bénin, s’est réjoui Dossa Aguèmon. «Le concept est très intéressant pour nous. Nous devons aider à le développer, à le vulgariser et à l’authentifier», a-t-il poursuivi. «Je n’ai pas de doute sur l’aboutissement de ce projet qui est un modèle de partenariat public-privé piloté par un privé. C’est quelque chose d’absolument intéressant», a indiqué Dossa Aguèmon, en réaffirmant au Consortium Infant Foods, l’accompagnement du SPCAN. A l’en croire, le projet a l’avantage d’inventorier les ingrédients alimentaires disponibles par zone agro-écologique pour la formulation de la farine infantile. Il vise enfin à renforcer les capacités des organisations paysannes de transformation à la production des formules génériques des farines infantiles développées.

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a présenté à la presse hier mardi 12 mai, son rapport d’activités au titre de l’année 2014. Lequel rapport renseigne que l’institution a reçu et traité l’année dernière, 236 recours et réclamations des citoyens contre 215 en 2013. La cérémonie de présentation s’est déroulée au siège du médiateur de la République à Porto-Novo.
Et de sept pour le médiateur de la République ! L’institution a publié hier mardi 12 mai, son rapport d’activités pour le compte de l’année 2014. Joseph Gnonlonfoun et ses cadres ont respecté une nouvelle fois les dispositions de la loi instituant le médiateur de la République. Cette loi fait obligation à l’institution d’établir chaque année son rapport d’activités en dehors des rapports spéciaux qu’elle peut rédiger et adresser au chef de l’Etat. C’est donc à cet exercice que Joseph Gnonlonfoun s’est livré hier pour la 7è fois consécutive depuis 2007. Pour lui d’ailleurs, la publication du rapport d’activités donne à son institution la possibilité d’une introspection qui permet d’évaluer le chemin parcouru et de définir d’autres défis pour aller loin.
Joseph Gnonlonfoun se réjouit qu’au cours de l’année 2014, son institution a réalisé un certain nombre d’activités phares qui ont renforcé sa visibilité. Il cite entre autres, l’organisation de l’édition 2014 des audiences foraines, la préparation de la session du médiateur de la République, les activités de renforcement et de dynamisation de la coopération interinstitutionnelle et la commémoration du 25è anniversaire de la Convention des Nations Unies relative aux droits des enfants.
S’agissant de la prise en compte des requêtes des citoyens contre l’administration, l’une des activités fondamentales du médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a souligné que l’institution a enregistré et traité en 2014, 236 recours contre 215 en 2013. Ce qui porte à 3963 le nombre de recours reçus et traités par l’institution depuis sa création.
Comme les autres années, les recours portent sur le quotidien des citoyens, notamment les litiges domaniaux, la carrière des agents, les affaires sociales, les créances des entreprises privées sur l’Etat, les différends avec les sociétés d’Etat et les établissements publics souvent relatifs aux factures d’électricité et la délivrance d’équivalence de diplômes. Certaines des médiations ont abouti mais d’autres ne l’ont pas été. Le médiateur de la République a buté contre un mur de silence de certains ministères ou structures d’Etat qui n’ont pas répondu aux différentes requêtes de l’institution, a déploré Joseph Gnonlonfoun.
Quelques recommandations
L’ampleur des dysfonctionnements constatés par le médiateur de la République lors du traitement des plaintes et réclamations des citoyens contre l’administration amène ce dernier à faire quelques recommandations. Il suggère la vulgarisation au plus tôt de la loi portant Code foncier et sa quinzaine de décrets d’application et la promotion des bonnes pratiques en matière de gestion foncière et domaniale au niveau des collectivités locales. «La vulgarisation de ce texte complexe et rébarbatif pour le commun des citoyens est une nécessité», insiste Joseph Gnonlonfoun. Aussi, recommande-t-il, la vulgarisation des critères d’éligibilité aux bourses d’entrée des nouveaux bacheliers dans les écoles professionnelles pour éviter des suspicions, l’instauration d’un mécanisme transparent de vérification du reversement par les employeurs des cotisations sociales des travailleurs affiliés à la CNSS et l’amélioration des délais de traitement des actes des agents dont la gestion de la carrière relève de leur ministère de tutelle souvent pénalisés à cause de la lenteur administrative.
Le médiateur de la République a saisi l’occasion de cette présentation pour préciser une fois encore la mission de son institution qui n’est pas une structure qui juge et qui condamne, mais un acteur qui aide, assiste et propose en équité des solutions pour aller plus loin dans le développement.

Suite aux soulèvements populaires qu’a connus la commune de Grand-Popo, le comité de crise chargé de ramener la paix a rencontré hier mardi 12 mai les protagonistes. A l’issue des échanges, les parties se sont séparées dans une ambiance moins tendue qu’elle ne l’était au départ.
« Il n’y aura pas de guerre, ici. Nous voulons vivre en paix», a d’entrée indiqué le président du comité de crise, le conseiller communal, Félix Gbaghovi. Et pour recadrer davantage l’objectif de la séance, il précise que le plus urgent, c’est la prise en charge de ceux qui ont été blessés au cours des affrontements. C’est alors que la parole a été donnée aux victimes civiles. Tour à tour, chacune des victimes est passée pour montrer sa blessure non sans exposer sa version des faits. Au nombre de 13, les victimes appuyaient pour la plupart leur récit de preuves matérielles notamment les premiers soins dont ils ont bénéficié.
A la fin de la séance, en dehors de la sensibilisation en vue d’une cohabitation pacifique entre les Forces navales et les populations de Grand-Popo, les frais consentis dans le cadre des soins ont été restitués. Concernant les besoins de radiographie et des examens médicaux ainsi que la poursuite des soins devant être administrés aux victimes, l’entité sanitaire de la base navale s’en occupera. Les responsables de ladite entité avaient à cet effet collecté les carnets et ordonnances brandis par les victimes. Cependant, il faut bien plus pour calmer les populations. Ces derniers n’avaient de cesse de réclamer le limogeage sans condition du commandant de la base navale de Grand-Popo qui était absent à la rencontre d’hier. Le maire de la commune, Antoine Amoussou et le président du comité de crise sont allés également dans le même sens. Pour le maire, deux exactions du genre étaient déjà mises sur le compte de cette même unité de l’Armée au détriment des populations de la commune. «La récidive du dimanche dernier est celle de trop, et on ne peut y rester indifférent, j’en souffre autant que ma population», déplore Antoine Amoussou. Une revendication à laquelle a été sensible la délégation du Haut commandement impliquée dans la résolution de la crise. Elle a promis que les responsabilités seront situées dans un bref délai et que des sanctions tant pénales qu’administratives vont intervenir. Par ailleurs, les blessés et les autres citoyens ayant enregistré des dommages sont invités à aller faire des dépositions à la brigade de Gendarmerie de la localité.
Rappelons que la crise objet de cette séance de travail est intervenue dimanche 10 mai dernier suite aux contestations du résultat d’un match de football ayant opposé l’équipe des Forces navales à celle du village Gbêfa. Dans la foulée, des éléments de la base navale ont roué de coups les joueurs de l’équipe adverse et leurs supporters, faisant de nombreux blessés dans leur rang. Et la réplique de la partie victime commencée le même jour s’est étendue à la journée du lundi 11 mai dernier. Se traduisant par la pose des barrages par endroits et l’incendie des pneus, ainsi qu'une révolte populaire qui devrait se poursuivre hier mais fort heureusement justesse désamorcée par la réunion de crise.

Annoncée avant la tenue des législatives du 26 avril dernier, l'exclusion de Christian Sossouhounto de la Renaissance du Bénin est devenue une réalité depuis hier, mardi 12 mai. C'est au terme d'une réunion du Bureau politique de ce parti, que la décision a été prise conformément à l'article 45 du Règlement intérieur du parti.
Le ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Assainissement Christian Sossouhounto n'est plus militant de la Renaissance du Bénin. Il a été exclu hier par le Bureau politique du parti pour violation des statuts et règlement intérieur.
Militant de la Renaissance du Bénin depuis des années, Christian Sossouhounto a commencé à la faveur son ascension suite aux élections municipales, communales et locales de 2002. Elu conseiller municipal dans le 6è arrondissement de Cotonou, il a été le chef de cet arrondissement jusqu'à la fin de son mandat en 2007. En 2008, il a été réélu pour devenir cette fois-ci le troisième adjoint au maire de la capitale économique du Bénin. Et c'est cette ascension qui a permis au chef de l'Etat, le président Boni Yayi de lui faire appel au gouvernement en août 2013 pour remplacer Blaise Ahanhanzo-Glèlè militant du même parti au poste de ministre de l'Urbanisme, de l'Habitat et de l'Assainissement.
Les choses ont commencé par se compliquer pour le jeune ministre quand son parti n'était plus sur la même longueur d'onde que le président de la République dans la gestion de certains dossiers de la République. Le cas le plus frappant est celui du 10 décembre 2014 le jour de la marche des Forces de l'Opposition contre la révision de la Constitution du 11 Décembre 1990 où la Renaissance du Bénin a pris une part active. Et c'est depuis lors que le parti a commencé par lui demander de déposer sa démission du gouvernement. Ce que ce dernier n'a pas fait. Mais lors des positionnements sur les listes dans le cadre des législatives d'avril dernier, Christian Sossouhounto s'est présenté sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) concurrençant ainsi son propre parti dans la 15è circonscription électorale. Tous ces éléments réunis ont fait dire au Bureau politique que le jeune ministre a violé les articles 65, 66, 67, 68, 71, 72 et 73 des statuts de la Renaissance du Bénin. Et par conséquent il va falloir l'en exclure. Et c'est ce qui a été fait hier dans la Décision N°001/-RB/SEN/SP.

(Lire le communiqué du gouvernement)
Le Programme pluri-annuel Eau et Assainissement PPEA 2 vient de connaître sa septième édition. Si les six précédentes n’ont donné lieu à aucune observation particulière, la dernière en date réalisée par le cabinet Fuducial Consulting Group a mis en exergue de graves irrégularités au vu desquelles un délai de dix jours a été accordé aux structures auditées pour faire leur contre observation. Le rapport issu de l’audit transmis aux autorités des Pays-Bas a fait l’objet d’un débat au Parlement néerlandais, puis remis aux autorités béninoises par le canal de l’ambassade du Bénin.
Il est à souligner que l’audit ainsi réalisé a un caractère général ne permettant pas de situer les responsabilités en matière des irrégularités constatées. Aussi, après une séance de travail avec les structures concernées, en présence des ministres en charge de l’Economie, de l’Energie et de l’Eau, du Développement, et de l’Inspecteur général d’Etat, tout le personnel du Projet et certains cadres du ministère ont été mis à la disposition de la Brigade économique et financière (BEF) pour audition aux fins de mieux comprendre le dossier.
Dans la lettre de saisine des autorités béninoises, les autorités néerlandaises ont informé de la décision de suspension de l’assistance des Pays Bas en faveur de notre pays . La reprise éventuelle de cette assistance est conditionnée par la prise par le Bénin de mesures suivantes :
1-les responsabilités politiques pour les actions de malversations devront être assumées
2-la réalisation d’un audit d’investigation sur les faits graves ainsi révélés. Lequel devra être exécuté par un cabinet spécialisé de réputation internationale dont les termes de référence et la sélection seront soumis à l’appréciation du gouvernement des Pays-Bas qui demande aussi à être associé à toutes les étapes de l’audit.
3- la situation des responsabilités légales à tous les niveaux et la prise des mesures appropriées y inclues juridiques.
4-la prise de mesures en vue d’éviter que telles situations ne se reproduisent.
Dans cette perspective et pour créer les conditions harmonieuses d’une reprise rapide de l’importante coopération entre le Bénin et les Pays-Bas, en pari par sus, avec la plupart de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux i- e Banque mondiale, BAD, BID, BEI, AFD, FMI , notre pays s’est engagé de commun accord avec les Pays-Bas dans le processus de recrutement d’un Cabinet international d’audit et d’investigation à situer les auteurs et les responsables des graves irrégularités signalées par Fuducial Consulting Group
2- a décidé de répondre favorablement à la question des responsabilités politiques et morales devenues pour nos partenaires le préalable à lever pour la suite de toute discussion.
Il est à rappeler que le projet PPEA 2 bien que géré par un Comité de pilotage et concernant plusieurs ministères est principalement logé au ministère de l’Energie et de l’Eau. En outre, les irrégularités relevées l’ont été à la Direction générale de l’Eau
De ce point de vue, le ministre en charge de l’Energie et de l’Eau après échange avec le président de la République et dans le souci de permettre à l’audit international de se dérouler sans aucune influence de sa part et dans toute la transparence requise a décidé de présenter sa démission au président de la République qui l’a acceptée.
Il est à souligner que cet échange avec le ministre de l’Energie et de l’Eau s’est avéré nécessaire parce que le rapport d’audit général n’a situé aucune responsabilité particulière et a tenu compte du principe de la responsabilité politique et morale auquel est soumis le ministre de l’Energie et de l’Eau en sa qualité de ministre de tutelle de la direction générale de l’Eau en cause.
En conclusion, à compter de ce jour, 12 mai 2015, il est mis fin aux fonctions de M. Barthélémy Dahoga Kassa en tant que ministre de l’’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables.
Un décret modifiant la composition du gouvernement sera soumis pour avis au Parlement conformément à notre loi fondamentale pour être publié partout où besoin sera.
Le président de la République porte à la connaissance du peuple béninois et de tous les partenaires techniques et financiers que des sanctions exemplaires seront prises à l’encontre de quiconque sera impliqué dans la confirmation de ces graves irrégularités par le cabinet international d’audit et d’investigation dont les travaux démarreront sans délai. Ceux que le Cabinet mettra en cause seront contraints de rembourser les fonds détournés sans exclure les poursuites judiciaires.
Fait à Cotonou, le 12 mai 2015
Pour la Présidence de la République, le secrétaire général du gouvernement
Communiqué lu à la Télévision nationale dans la soirée d’hier mardi 12 mai 2015 par le secrétaire général du gouvernement et enregistré et scripté par notre Rédaction
Actualités 13 mai 2015

Les candidats à l’examen du Certificat d’aptitudes professionnelles (CAP) composent depuis hier, lundi 11 mai, pour le compte de l’année académique 2014-2015. C’est le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Alassane Soumanou Djimba, qui a procédé, au lancement officiel des épreuves dans les locaux du Lycée technique Coulibaly de Cotonou.
2529 candidats répartis dans 13 centres sur toute l’étendue du territoire national, prennent part aux épreuves théoriques de l’examen du CAP.
Ils sont répartis en plusieurs options : Sciences et techniques industrielles, Hôtellerie et restauration, Enseignement familial est social et une dernière spécialité qui est la Science de métiers d’arts,
Le Lycée technique Coulibaly où ont été lancées les épreuves, regroupe deux centres : le premier qui abrite les candidats de l’option Sciences et techniques industrielles (STI) avec 455 candidats pour 9 spécialités. Le second regroupe ceux de l’option Hôtellerie-restauration (HS), Enseignement familial et social (EFS), qui sont au nombre de 243 candidats dont 43 filles.
Dans la matinée d’hier, ils ont composé dans les matières générales. La première épreuve a été pour certains la Composition française et pour d’autres, l’Etude de cas. En deuxième heure, ils ont composé en anglais et en Hygiène. A partir de ce matin, ce sont les spécialités qui démarrent.
Selon la directrice des Examens et Concours, Catherine Saré Bio Mègninou, «tout se déroule bien. C’est la phase théorique, la phase pratique se déroulera après l’examen du BEPC», explique-t-elle.
Pour sa part le ministre en charge de l’Enseignement secondaire, de la Formation technique et professionnelle, Alassane Soumanou a encouragé les candidats et les a exhortés au calme. «C’est un examen. Concentrez-vous sur les épreuves et tout se passera bien», leur a-t-il dit. Puis face à la presse, il précise que le gouvernement privilégie les enseignements professionnels et techniques. Cette année, les élèves ont eu la masse horaire nécessaire pour les études, s’est réjoui le ministre qui a salué le travail abattu par les enseignants au cours de l’année académique. Il rassure les parents d’élèves qu’ils ne seront pas déçus des résultats.
Rappelons que c’est à 8h 31 mn précises que la première épreuve a démarré après le cérémonial officiel de lancement par le ministre, le chef centre et la directrice des Examens et Concours.

Le Parlement est désormais saisi de l’affaire de suspension de l’aide des Pays-Bas au développement du Bénin qui défraye la chronique. C’est à l’initiative de Eric Houndété, député 6è législature et réélu, qui a été déposé à cet effet une question orale avec débat pour obliger le gouvernement à s’expliquer devant la Représentation nationale.
L’Assemblée nationale s’invite dans le débat relatif à l’affaire de détournement de trois milliards FCFA mis à la disposition du Bénin pour booster sa politique d’accès à l’eau potable. Une affaire qui met au creux de la vague des responsables et des cadres de la direction générale de l’Eau mis aux bancs des accusés dans ce dossier de malversation financière. Un détournement qui aurait été révélé suite à un audit effectué en 2014 sur l’utilisation de 4 millions d’Euros soit trois milliards FCFA environ versés pour des projets d’accès à l’eau potable. Cette situation, faut-il le rappeler, a obligé les Pays-Bas, le plus gros contributeur du Bénin pour les projets d’accès à l’eau potable, à suspendre son aide au développement au profit du pays.
Scandalisé par l’ampleur des révélations qui ternissent l’image du Bénin à l’extérieur, le député Eric Houndété a décidé de se saisir du dossier. Ainsi, conformément aux dispositions de l’article 110 du Règlement intérieur du Parlement, il a déposé le jeudi 7 mai dernier sur la table du président de l’Assemblée nationale à Porto-Novo, une question orale avec débat pour exiger des explications du gouvernement.
Citant le journal français Figaro qui rapportait les propos de Lilianne Ploumen, ministre adjointe néelandaise pour le Développement, le député de l’Union fait la Nation, dénonce dans sa question orale avec débat que « des dépenses ont été effectuées sans autorisation et des sociétés nouvellement créées se sont vu attribuer d’importantes sommes d’argent…En conséquence, les Pays-Bas interrompent leur aide bilatérale au gouvernement du Bénin, jusqu’à ce qu’il prenne des mesures concrètes pour mettre un terme à cette fraude ».
Pour comprendre cette ténébreuse affaire, le député de l’Opposition charge le gouvernement de neuf questions. Ce dernier devra confirmer ou infirmer la situation de détournement des fonds dénoncés; dire si ces projets sont retracés au Programme d’investissement public et donner leur historique. Eric Houndété demande par ailleurs à l’Exécutif de donner la liste des localités bénéficiaires desdits projets (communes, arrondissements, villages), les entreprises prestataires auxquelles fait allusion le journal français avec les coûts des marchés gagnés et ensuite donner les noms des responsables coupables de cette malversation financière. Aussi exige-t-il du gouvernement des explications sur les autres projets mis en difficulté par le retrait de la coopération néerlandaise au Bénin et les dispositions prises par l’Etat pour assurer la fourniture en eau potable aux populations des localités bénéficiaires des projets ainsi que les efforts qu’il déploie pour rétablir la confiance des autres pays qui ont mis un terme à leur coopération avec le Bénin, tel que le Danemark.

L’ultime étape des phases départementales, round de désignation des prétendantes à la couronne Miss Bénin a connu son épilogue dans la nuit du samedi dernier à Abomey-Calavi. Pour les comptes des départements du Littoral et de l’Atlantique, douze jeunes filles étaient en compétition et, de leurs rangs, se sont extirpées Sandra Houngbo et Osnelle Houégbèlo.
Le programme de la soirée élective des représentants des départements du Littoral et de l’Atlantique qui s’est déroulée au village d’enfants SOS, samedi dernier est resté conforme aux étapes antérieures. 12 candidates étaient en lice et comme il fallait s’y attendre, aucune d’elles n’avaient fait le déplacement des lieux pour venir vendre de la moutarde. Bien au contraire, elles voulaient toutes décrocher le précieux sésame synonyme de qualification pour l'étape ultime dans la course à la couronne de Miss Bénin. Couronne actuellement détenue par Belleciane Hounvènou. L’Association culturelle Miss Bénin (ACMB) a donc mis à leur disposition, l’arsenal indispensable à cette fin.
Devant un jury présidé par Salima Issifou, les douze candidates sont passées respectivement sous les ovations du public, en tenue traditionnelle pour montrer l’originalité culturelle, artistique, vestimentaire… de leur localité d’origine, dansant par ailleurs sur un rythme choisi à cette fin. Puis, suivra le passage en tenue olympique ou de plage, grand moment d’attraction où le public exulte à la vue d’une partie de l’intimité des candidates. Le dernier passage des candidates s’est faite en tenue de soirée.
Passée cette première étape, l’intellect des candidates est soupesé à travers une prestation orale portant sur le thème «La beauté et l’engagement social». A vrai dire, c’est le moment fatidique qui permet de trancher et de les départager. Et c’est à cet exercice que le jury s’est soumis pour dire, qui des douze candidates étaient les mieux représentatives. Ainsi, pour le département du Littoral, la deuxième dauphine a nom, Vanessa Dohou, la première, Agossi Dansi tandis que Sèna Sandra Houngbo, sacrée Miss, est retenue pour prendre part à la finale Miss Bénin. Dans cet exercice, elle aura sans doute à ses côtés, Osnelle Houégbèlo, Miss Atlantique. Ici, les deux dauphines ont nom Monique Adjassoho (deuxième) et Judith Loko (première). Comme ce fut le cas dans les autres départements, le public ne s’est pas fait compter l’évènement et certains spectateurs sont même repartis avec plein de cadeaux offerts entre autres par des partenaires comme MTN Bénin, sponsor officiel. Les candidates et les heureuses Miss ont été aussi gratifiées par de nombreux lots. Le tout, avec l’accompagnement artistique du groupe Aïdohouèdo de SOS village d’enfants d’Abomey-Calavi, Nische, Djivèdé…

Les cours internationaux des denrées agricoles ont continué à fléchir en avril dernier et les stocks abondants devraient compenser les pressions liées à la légère contraction des récoltes mondiales attendue cette année.
La production céréalière mondiale subira vraisemblablement un déclin de 1,5 pour cent par rapport au résultat record de l'an dernier, essentiellement sous l'effet de la réduction des superficies ensemencées en maïs. Cependant, l'impact sera amorti par des niveaux "exceptionnellement élevés" de stocks existants, d'après les dernières prévisions du rapport semestriel Perspectives de l'alimentation paru récemment.
Si les conditions météorologiques restent normales durant le reste de la campagne, la FAO établit ses premières estimations de production céréalière mondiale en 2015 à 2,509 milliards de tonnes, un peu moins que le record de l'an passé mais près de 5 pour cent de plus que la moyenne des cinq dernières années. Dans le cas d'une légère baisse de la production, il faudrait diminuer les stocks d'environ 3 pour cent durant la nouvelle campagne (2015/2016), avec davantage de prélèvements de céréales secondaires et de riz que de blé.
"En 2015, la facture mondiale des importations alimentaires devrait toucher son plus bas niveau en cinq ans", souligne le rapport, compte tenu essentiellement du repli des cours internationaux, des faibles taux de fret et de la fermeté du dollar E-U. Les volumes d'importation des diverses composantes de la facture sont restés largement inchangés, voire ont augmenté. Les pays à faible revenu devraient aussi tirer parti de la baisse des factures d'importation.
Chute des prix
L'Indice FAO des prix des produits alimentaires a reculé de 1,2 pour cent en avril dernier par rapport au mois précédent, avec 171 points, son niveau plancher depuis juin 2010 et inférieur de 19,2 pour cent à il y a un an. Les prix des produits laitiers sont ceux qui ont le plus baissé, mais le sucre, les céréales et les huiles végétales ont chuté également. En revanche, les prix de la viande ont augmenté en avril dernier, soit leur première hausse depuis août 2014.
L'Indice des prix alimentaires est un indice pondéré en fonction des échanges commerciaux qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux de cinq grandes catégories de denrées: céréales, viande, produits laitiers, huiles végétales et sucre.
Les cours internationaux des produits alimentaires ont de fortes probabilités de rester sous pression à cause d'une offre abondante et du raffermissement du dollar, selon Perspectives de l'alimentation, qui fait remarquer que les «mouvements de devises et les développements macro-économiques pourraient avoir des incidences pour les marchés en 2015-2016".
Tendances et perspectives du marché !
Grâce à plusieurs années de bonnes récoltes ayant permis de reconstituer les stocks, la plupart des denrées de base affichent un excédent. Ainsi, la baisse escomptée de la production céréalière ne devrait pas avoir d'incidence sur les disponibilités de nourriture destinée à la consommation.
La production laitière devrait continuer à croître d'environ 2 pour cent en 2015, le repli des cours mondiaux stimulant les importations en Afrique. La suppression des quotas laitiers dans l'Union européenne devrait doper la production; c'était l'un des principaux facteurs à l'origine de la baisse mensuelle de 6,7 pour cent de l'Indice des prix des produits laitiers.
La production de sucre ne devrait enregistrer qu'une légère hausse – sous l'effet de l'Inde, de l'Union européenne et de l'Australie – mais demeurer supérieure à la consommation pour la 5ème année consécutive.
La production totale d'oléagineux de la campagne 2014/2015 affichera une forte augmentation de 5,7 pour cent compte tenu des récoltes exceptionnelles de soja. Avec le repli des prix dû à une demande plus timide du secteur des biocarburants et de la hausse des stocks, cela pourrait porter à une production réduite pour la prochaine campagne, selon la FAO.
La production mondiale de bœuf ne devrait croître que de 0,2 pour cent pour l'année à venir, tandis que celle de toutes viandes confondues progressera de 1,3 pour cent.
Le poisson est un aliment de plus en plus consommé à l'échelle mondiale, porté par la croissance rapide de l'aquaculture, laquelle devrait enregistrer une progression de 5 pour cent au cours de l'année à venir. Les prises de poisson sauvage devraient également rebondir après le manque à gagner lié au phénomène climatique El Nino. Ce relèvement encouragera une croissance rapide de l'usage de poisson sauvage pour l'alimentation animale dans l'aquaculture.
(Source FAO)
Economie 12 mai 2015

Mécontents de ce que l’administration de leur établissement se soit opposée à la tenue des journées culturelles au-delà de 20h, les élèves du collège de Bohicon ont manifesté dans la matinée d’hier lundi 11 mai. Ils ont mis le feu au portail du collège, lapidé des enseignants avant d’affronter des éléments des Forces de sécurité et de défense venus calmer la situation.
C’est à une scène d’émeute qu’on a assisté dans la matinée d’hier lundi au CEG de Bohicon. Un mouvement de foule d’élèves affrontant des policiers et gendarmes, paralysant du coup la circulation sur la route Bohicon-Covè durant des heures. La grogne a commencé déjà la semaine écoulée avec la programmation des activités des journées culturelles pour jeudi, vendredi et samedi derniers, de 7h à 19h. Mais des élèves ont exigé que ce soit plutôt de 19h à l’aube pour leur permettre de bien "s’amuser". Ainsi, malgré toutes les pressions, les responsables de l’établissement ont réussi à tenir les activités du jeudi au samedi dernier et dans le créneau prévu pour éviter des cas d’insécurité et de viol d’élèves filles comme ce fut le cas dans d’autres collèges.
Des élèves mécontents pour n’avoir pas réussi à obtenir un programme nocturne ont décidé, à l’issue des activités le samedi soir, de mettre le feu au portail de l’établissement et de s’en prendre au surveillant général à qui, ils ont tendu un piège, avant de le bastonner.
N’étant pas satisfaits de ce coup du samedi soir, ils sont revenus à la charge hier, lundi très tôt dans le collège, pour organiser la casse afin d’empêcher la tenue des devoirs surveillés qui étaient prévus pour 8 heures. Ils se sont mobilisés dans l’enceinte de l’établissement pour bloquer toutes les issues, empêchant systématiquement toute activité pédagogique de s’y dérouler. Pour atteindre leur objectif, ils ont opté pour l’"Intifada", la guerre des pierres. C’est donc une pluie de pierres qui s’est mise à tomber sur tous ceux qui étaient dans l’enceinte du collège, tout autour et même sur les usagers de la route Bohicon-Covè à laquelle fait face ledit établissement. Les automobilistes, les motocyclistes et piétons sont pris au piège des élèves qui caillassent tout sur leur passage, n'hésitant même pas à faire un duel frontal avec les Forces de l’ordre. Dans la foulée, quelques meneurs du mouvement ont été pris mais libérés un peu plus tard pour favoriser le retour au calme.
Dépassés par la furie de leurs élèves et appuyés par les deux adjoints au maire de Bohicon, le directeur du collège, Hyacinthe Akiyo et le personnel enseignant se sont repliés à la salle des professeurs pour analyser la situation qu’ils jugent préoccupante. Pour le directeur, il y a de quoi s’interroger sur les réelles intentions de ces apprenants. Toutefois, il a, avec le corps enseignant, lancé un appel au calme pour que les choses rentrent dans l’ordre afin que les activités académiques reprennent.