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Le Centre de réflexion et d’action pour le développement intégré et la solidarité (CeRADIS-ONG) a organisé, vendredi 8 mai dernier à Parakou, une soirée de mobilisation sociale et politique autour de la problématique des grossesses non désirées en milieu scolaire. Cette séance tenue quelques jours après celle de Cotonou, vise à mobiliser les décideurs politiques et les acteurs du monde éducatif pour l’éradication de ce phénomène récurrent aux conséquences désastreuses sur la jeunesse.
Près de 4600 cas de grossesses enregistrés en milieu scolaire et universitaire au Bénin dont environ 2000 dans les collèges publics au cours de l’année scolaire 2012-2013, selon la direction de la Promotion de la Scolarisation du ministère en charge de l’Enseignement secondaire. C’est pour trouver les voies et moyens en vue d’inverser la tendance de la croissance rapide et élevée du taux des grossesses en milieu éducatif que CeRADIS-ONG, avec l’appui financier de l’ambassade des Pays-Bas près le Bénin, a initié une série de soirées de mobilisation sociale et politique autour de cette question qui interpelle plus d’un. Après Cotonou en début de semaine dernière, le Centre Guy Riobé de Parakou a abrité vendredi dernier cette séance qui vise, à en croire Nourou Adjibadé, directeur exécutif de CeRADIS-ONG, à non seulement tirer la sonnette d’alarme mais aussi et surtout susciter un sursaut national et une prise de position des décideurs politiques et des acteurs du monde scolaire face au fléau. Autorités politico-administratives, responsables d’écoles, parents d’élèves, élèves, représentants d’organisations intervenant sur les questions de population et autres leaders d’opinion ont pris part à cette rencontre qui a permis de faire l’état des lieux, d’échanger sur les causes du phénomène et d’envisager des solutions efficaces et durables pour son éradication.
Si le phénomène des grossesses non désirées en milieu scolaire est particulièrement alarmant dans le département de l’Atacora (1194 filles enceintes en 2011-2012 dont 283 écolières), notamment dans les communes de Natitingou, Boukombé, Copargo et Pehunco, il n’épargne aucun département du Bénin, fait observer Nourou Adjibadé. En moyenne, 549 élèves et écolières tombent enceintes chaque année dans l’Atacora-Donga ; 559 grossesses sont enregistrées en 2012-2013 dans le Zou-Collines, illustre-t-il. «Un tableau totalement sombre», conclut le représentant de l’UNFPA, Dr Ali Marouf, en citant entre autres, les communes de Sinendé, Nikki, Tchaourou, N’dali, Gogounou où le phénomène est beaucoup plus alarmant dans les départements du Borgou-Alibori. Il a salué l’initiative de la séance de réflexion qui vient à point nommé, selon lui, pour fédérer les énergies des autorités morales, politiques, administratives qui pourront mettre un accent sur les différents types de sensibilisation en direction des communautés.
Facteurs d’un mal aux conséquences désastreuses
Entre autres facteurs poussant les adolescentes encore sur les bancs à contracter des grossesses, Dr Marouf Ali pointe du doigt la démission coupable, le relâchement total de l’autorité parentale et l’incapacité des parents à subvenir aux besoins de leurs enfants, surtout les filles, l’imposition du mariage précoce par certains parents à leurs filles. L’éducation différenciée fondée sur le sexe dans les ménages, la pauvreté et la polygamie qui augmentent les charges familiales, sont aussi évoquées par les participants à la soirée. A cela, s’ajoutent l’ignorance des textes en vigueur, le manque d’information, l’impunité des auteurs des grossesses, le harcèlement sexuel par des enseignants indélicats et autres prédateurs financièrement influents, le manque de communication entre les parents et les enfants : le sujet du sexe étant encore un tabou dans la plupart des ménages.
Les élèves, eux aussi, ont leur part de responsabilité dans l’aggravation du phénomène. Les témoignages recueillis indiquent comme déviances les tresses extravagantes, les tenues moulantes, indécentes et provocatrices, l’ignorance des principes de la santé de reproduction, notamment les bonnes méthodes de contraception, le gain facile : les notes sexuellement transmissibles. Le libertinage des filles favorisé par les feuilletons, les mass-médias et les réseaux sociaux, constitue une cause majeure du fléau de grossesse en milieu scolaire qui impacte la vie des victimes.
Ce fléau qui accentue la déperdition en milieu scolaire et compromet l’épanouissement des filles et de leurs progénitures, est une violation des droits des filles et doit être considéré comme un facteur majeur d’enchaînement du cycle de pauvreté, estime Nourou Adjibadé.
Comme mesures idoines pour inverser la tendance, les participants à la soirée du vendredi dernier à Parakou insistent sur la nécessité de vulgariser les textes et surtout de les appliquer en poursuivant les auteurs des grossesses, d’enseigner l’éducation sexuelle à l’école, de promouvoir l’utilisation des méthodes contraceptives, de sensibiliser les communautés et de responsabiliser les parents. Car, «L’école est un lieu de formation et d’apprentissage et non un lieu indiqué pour la procréation », souligne le directeur de CERADIS-ONG. «Quand on est à l’école, on est enfant. Or, un enfant ne fait pas d’enfant. Par conséquent, aucune écolière ou élève ne doit être enceinte», insiste Nourou Adjibadé.

C’est le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Pr François Abiola en personne qui a présidé la cérémonie de sortie de la première promotion des étudiants de l’Ecole nationale des Sciences et Techniques de l’Information et de la Communication (ENSTIC). C’était vendredi 8 mai dernier à Savalou.
La cérémonie qui consacre la remise de diplômes à la toute première promotion des étudiants de l’école de Savalou a mobilisé enseignants de haut rang, recteurs d’universités sœurs, parents et amis venus honorer les impétrants de cette entité universitaire qui a ouvert ses portes il y a seulement quelques années. L’ENSTIC étant une entité de l’Université polytechnique d’Abomey (UPA) placée sous la houlette du professeur Norbert Cossi Awanou, elle assure la formation des étudiants dans deux filières académiques que sont la scénarisation-multimédia et le journalisme. Et c’est bien la filière scénarisation-multimédia qui vient de livrer ses premiers produits en licence professionnelle, en attendant celle du journalisme.
Ouverte il y a seulement quelques années et dans des conditions difficiles, l’ENSTIC de Savalou vient de délivrer ses premiers parchemins à l'ENSTIC première promotion d’étudiants. Pour son nouveau directeur, Bernard Fangnon, le chemin a été difficile et long. L’ENSTIC souffre jusqu’à ce jour d’insuffisance en enseignants qualifiés, ne dispose pas non plus de connexion Internet, pas de studios-écoles et de matériel technique pour les travaux pratiques pourtant indispensables, pas de dotation en bibliothèque bien fournie en ouvrages afin de faciliter les recherches documentaires. Des problèmes qui n’ont pas manqué d’être rappelés non plus par la porte-parole des récipiendaires, Pélagie Odjegnidé qui a aussi remercié les professeurs de l’ENSTIC pour toutes les peines données afin de permettre aux 26 étudiants qu'ils étaient, d’être à ce rendez-vous du succès.
C’est donc avec beaucoup de sacrifices consentis, qu’enseignants et étudiants sont parvenus aux résultats actuels. Des souffrances et sacrifices qui ont tout de même été couronnés de succès.
Un travail apprécié et salué par le ministre d’Etat, François Abiola pour qui, cette école, à la différence de la faculté, a un objectif bien précis qui est de promouvoir un enseignement professionnel adéquat et de qualité, contribuant ainsi à la formation de la jeunesse et au développement du pays. Cette formation de qualité qui répond aux exigences du marché actuel de l’emploi, est donc un motif supplémentaire de fierté pour le ministre d’Etat qui a appuyé cette première promotion d’étudiants et qui a promis d'accompagner cette école dans l’atteinte de son objectif.
Le professeur François Abiola a exprimé toute sa gratitude aussi bien à l’actuelle équipe dirigeante qu’à l’ancienne pour leur dynamisme et surtout pour le plan du développement de l’ENSTIC en faveur de la recherche de coopérations fructueuses pour la formation des apprenants et les coller au monde professionnel, appelé à utiliser les produits finis, c'est-à-dire ces étudiants bien formés pour le marché de travail.

L’identité visuelle de Ogar Assurances précédemment Fédérale des Assurances (FEDAS) a été présentée dans l’après-midi du vendredi dernier à Azalaï Hotel de la Plage. La présentation de l’identité de cette société d’assurance qui couvre désormais en Afrique de l'Ouest la Côte d’Ivoire, le Togo et le Bénin a été faite au cours d’un cocktail commercial qui a regroupé des responsables d’entreprises, des banques, des maisons d’assurances venus des trois pays concernés. C’était sous une animation assurée par l'artiste et vedette de la chanson Zeynab
Après l’acquisition du Groupe FEDAS au Bénin par le Groupe Ogar qui devient désormais l’actionnaire majoritaire et dont l’officialisation du transfert de propriété a eu lieu au cours de la passation de service le 8 janvier 2015 à Cotonou, la nouvelle société d’assurance a présenté son identité visuelle vendredi dernier.
Présent au Gabon, au Cameroun avec un projet en gestation au Congo Brazzaville en Afrique centrale, le Groupe Ogar a décidé d’étendre ses activités en Afrique de l’Ouest. C’est ainsi que le groupe après le rachat de la Fédérale des Assurances au Bénin, deux autres cérémonies de transfert se sont également déroulées au Togo et en Côte d’Ivoire.
A la cérémonie de présentation de l’identité visuelle de la société vendredi dernier, le président du Conseil d’administration Abdoulaye Kéita a remercié les autorités béninoises pour les diligences qui ont été faites pour leur faciliter la mise en place de cette nouvelle société. C’est pourquoi, il a promis qu’au niveau du Groupe Ogar, ils mettront tout en œuvre pour que la société ne connaisse pas de faillite au Bénin. D’ailleurs, rassure-t-il, l’expérience déjà acquise en Afrique centrale constitue un atout pour faire développer le métier des assurances non seulement au Bénin mais également dans les deux autres pays concernés en Afrique de l’Ouest.
C’est l’administrateur directeur général Renaud Allogho qui a présenté cette identité visuelle au public qui a fait massivement le déplacement. Pour lui, changer d’identité est toujours l’occasion de présenter une nouvelle fois l’ensemble des parties prenantes d’une entreprise, qu’il s’agisse des salariés, des clients et des partenaires.
A Ogar Assurances, on souhaite qu’à travers la nouvelle identité, la société réaffirme son ambition de placer le client au centre des préoccupations quotidiennes et dans le même temps, s’inscrire dans la continuité de ses valeurs d’innovations, de proximité, de professionnalisme et de responsabilité sociale.
Selon l’administrateur directeur général, la nouvelle identité visuelle caractérisée par l’association du nom de Ogar à une muée d’oiseaux colorés vient signifier l’ambition du Groupe Ogar à aller plus haut, au-delà de ses frontières traditionnelles. La signature de la nouvelle identité visuelle, «Toujours avec vous», rappelle, selon Renaud Allogho, la volonté du Groupe d’inscrire sa relation avec ses clients et ses salariés dans la durée.
L’administrateur directeur général informe que la nouvelle identité visuelle du Groupe Ogar a commencé à être déployée au siège à Libreville au Gabon et devrait rapidement être déclinée en agence et sur tous les supports de communication du Groupe d’ici la fin du 1er semestre 2015.
Ambition internationale d’Ogar Assurances
Avec sa nouvelle identité, le Groupe a désormais une ambition internationale.
En effet, le projet d’entreprise Vision 2015 du Groupe fixait comme objectif stratégique, l’ouverture à l’international pour permettre d’accompagner ses clients sur un plus grand nombre de territoires en Afrique. Pour mettre en œuvre cette ambition, le Groupe Ogar s’est doté d’un outil en l’occurrence Ogar international. Cette société détenue à 50% par le Groupe BGFIBank leader du secteur bancaire en Afrique centrale, a pour mission de développer la marque Ogar sur tout le continent africain dans un premier temps.
Une des premières réalisations de la stratégie d’Ogar international est l’acquisition du Groupe FEDAS au Bénin, au Togo et en Côte d’Ivoire.

Neuf stagiaires dont six sous-officiers de la gendarmerie et trois gendarmes de rang ont reçu dans l’après-midi du vendredi 8 mai dernier, leur parchemin en Technique d’identification criminelle. Cette cérémonie fait suite à leur formation du 4 au 8 mai dernier, par le Centre de perfectionnement de la police judiciaire (CPPJ) sis dans les locaux de l’Ecole nationale de la Gendarmerie à Porto-Novo.
La Gendarmerie nationale et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) se donnent la main pour reculer la délinquance et la criminalité au Bénin. En témoigne l’organisation de la 1ère formation des formateurs au profit de neuf gendarmes en Technique d’identification criminelle. Laquelle formation s’est déroulée du 4 au 8 mai 2015 au Centre de perfectionnement de la police judiciaire (CPPJ) basé dans les locaux de l’Ecole nationale de la Gendarmerie à Porto-Novo. Elle a été organisée avec l’appui financier de la CEDEAO.
Les neuf stagiaires dont six sous-officiers et trois gendarmes de rang proviennent de plusieurs unités de gendarmerie du Bénin. Pendant les cinq jour de formation, ils ont été outillés aux normes et standards internationaux en matière de Technique d’identification criminelle, de conduite des enquêtes judiciaires surtout dans leurs aspects techniques pour rendre les preuves irréfutables. Des rappels de cours, des notions de pédagogie et autres leur ont été prodigués pour pouvoir former d’autres stagiaires. Aussi, les stagiaires ont-ils suivi à l’occasion des exercices théoriques et pratiques en groupe puis des séances de prise de parole individuelle. Ce qui leur a permis de toucher du doigt l’immensité de la tâche dévolue à un formateur.
Le directeur des Cours, Ambroise Amoussouga a félicité les moniteurs pour avoir fait aboutir cette formation. Il a félicité aussi le directeur des Etudes du CPPJ, Jilles Yèkpè pour ses efforts déployés pour la tenue effective de ce stage.
Le directeur général adjoint de la Gendarmerie nationale, le lieutenant-colonel Soumaïla Yaya, pour sa part, a rappelé que cette formation cadre bien avec la mission du CPPJ. Ce centre à vocation régionale a pour objectif de doter les membres du personnel de gendarmerie et de police africaines d’outils appropriés de haut standard leur permettant de faire face à la recrudescence de la délinquance et de la criminalité dans leurs pays respectifs. Il a trouvé cette formation des formateurs en Technique d’identification criminelle pertinente en raison des défis auxquels sont confrontés les Etats africains. Il était important, selon lui, que toutes les dispositions qui s’imposent soient prises pour lutter contre la délinquance et la criminalité qui ne cessent de croître et de complexifier l’environnement africain en général et béninois en particulier.
Soumaïla Yaya pense que cette formation permettra à la Gendarmerie nationale d’être à la hauteur des espérances de populations. Ils sont désormais mieux aguerris pour jouer leur rôle de formateur et celui de conseillers des opérationnels sur le terrain.
Les neuf techniciens identification criminelle sont appelés à développer chez leurs futurs apprenants des compétences techniques réelles qui leur permettront de livrer à la justice les auteurs des infractions avec de moindres erreurs possibles, a souligné le lieutenant- colonel, Soumaïla Yaya qui n’a pas manqué de saluer la contribution de la CEDEAO, de l’Union Africaine et de l’Union Européenne ayant favorisé la tenue de cette formation des formateurs.
Le représentant des stagiaires, Alamou Adam s’est réjoui d’avoir participé à cette formation. Les connaissances reçues ont fait de lui et ses pairs de véritables techniciens en matière d’identification de criminels. Il a promis au nom de ses collègues de transmettre à leurs futurs apprenants les connaissances reçues pour le recul de l’insécurité au Bénin et en Afrique.

Le tout nouveau député élu dans la 14e circonscription électorale sur la liste Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), Mohamed Affo Obo Tidjani a donné le samedi 9 mai dernier à Cotonou une conférence de presse. A l’occasion, il a apporté un démenti formel à son supposé ralliement à l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) dans la perspective de l’élection du Bureau de l’Assemblée nationale pour le compte de la 7e législature.
Depuis quelques jours et suite à la proclamation des résultats provisoires par la Cour constitutionnelle des législatives du 26 avril dernier, une rumeur fait état de ce que Mohamed Affo Obo Tidjani aurait reçu la somme de 100 millions F CFA afin de rejoindre le camp présidentiel. De plus, sur les réseaux sociaux, il lui est reproché d’avoir signé une procuration en vue d’accorder son soutien aux Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) pour la formation du prochain bureau de l’Assemblée nationale. Samedi dernier devant micros et caméras, le député élu dans la 14e circonscription électorale lors des dernières législatives sur la liste ABT, a rejeté catégoriquement ces accusations qui, selon lui, sont totalement fausses.
Entouré à l’occasion, de plusieurs cadres de l’alliance ABT, dont entre autres l’ancien député Assan Seibou, l’avocat Raymond Dossa et le député réélu de Djougou Wallys Mamoudou Zoumarou, Mohamed Affo Obo Tidjani a rejeté d’emblée les accusations dont il est l’objet sur Internet et dans certains organes de presse. «Je tiens à dire haut et fort que cette rumeur est infondée sinon qu’elle est fondée sur la volonté malsaine de certaines personnalités politiques de jeter de l’opprobre et de discréditer auprès de l’opinion», a expliqué l’élu. «J’ai reçu et discuté avec des émissaires des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et bien d’autres partis politiques mais je n’ai pas rencontré le président Boni Yayi. Je reste fidèle à l’alliance ABT et à son président Abdoulaye Bio Tchané. Je repars bientôt sur le terrain pour de nouveaux combats», a lâché Mohamed Affo Obo Tidjani. Il a précisé qu’il n’a noué aucune alliance ni avec le chef de l’Etat, ni avec ses proches.
«Etant très attaché au principe de discipline de groupe et de démocratie interne, je me soumettrai en son temps à la décision de l’alliance ABT et son président, lorsque le moment sera venu de désigner les membres du prochain bureau de l’Assemblée nationale», a-t-il indiqué.

La Radio Chine internationale est un média de service public de la République populaire de Chine ayant une vocation de diffusion vers le monde entier. L'Afrique fait partie des continents où elle étend actuellement ses activités pour mieux se faire connaître et contribuer surtout au renforcement des liens de coopération entre la Chine et les Africains.
Radio Chine internationale, créée durant la guerre anti-Japonaise pour communiquer émet depuis le 31 décembre 1941. Aujourd'hui, elle émet en soixante-quatre langues dont deux africaines notamment le swahili et le haoussa. Par jour, elle fait deux cents soixante heures d'émissions dont deux cents vingt-six en fréquences de modulations, vingt-quatre en ondes courtes et dix en AM.
La radio est diffusée en Afrique depuis 1958 sur les ondes courtes au départ et en modulation de fréquences à partir de 2006. La chaine dispose aujourd'hui d'un service français qui propose un programme alléchant pour permettre aux deux peuples de communiquer et d'échanger leurs cultures. Des émissions spéciales telles que : L'Afrique en marche; le journal de la Francophonie et deux journaux sont consacrés aux pays africains.
Fréquence Afrique est un magazine de 45 mn fait de rubriques consacrées aux Chinois résidant en Afrique, aux Africains résidant en Chine et à la coopération sino-africaine.
La directrice adjointe du Service français de Radio Chine internationale, Yang Xiaolan, a rappelé que des efforts particuliers sont à consentir pour promouvoir les relations entre la Chine et l'Afrique. C'est pour cela que le Service Afrique, depuis quelques années, émet en français 10h par jour en haoussa et chinois. De même, depuis 2009, la radio émet dans plusieurs pays africains, à savoir le Sénégal, la Mauritanie, les Comores, le Djibouti, le Niger, le Burundi et la Centrafrique. Elle organise également beaucoup d'activités d'étrangers au profit des professionnels des médias africains pour renforcer leurs capacités.
Yang Xiaolan a affirmé qu'un bureau de représentation a été ouvert à Dakar avec deux studios de production. Ils permettront de diffuser directement depuis Beijing vers Dakar, des émissions interactives à partir de la première moitié de l'année 2015. Des séries télévisées chinoises ont été doublées par des acteurs sénégalais et diffusées au Sénégal, au Gabon et au Togo.
Depuis 2012, Radio Chine internationale possède soixante- quinze radios urbaines outre-mer et a ouvert douze cours radiophoniques à travers les instituts Confucius et dispose de dix-huit radios en ligne diffusées dans le monde.
Son ambition aujourd'hui est d’émettre davantage en Afrique et surtout nouer des partenariats avec des chaines.
Par Pintos GNANGNON (Envoyé spécial en Chine)
International 11 mai 2015

La communauté russe au Bénin a célébré hier, jeudi 7 mai, le 70e anniversaire de la seconde guerre mondiale. A cet effet, elle a organisé à Cotonou, une exposition de photos suivie d'une projection de film qui retrace les moments forts de cet évènement.
La commémoration des 70 ans de la seconde guerre mondiale n’est pas passée inaperçue au Bénin. Elle a été célébrée avec les étudiants de l’Ecole supérieure de Génie civil Verechaguine dans l’enceinte de ladite école à Cotonou. Cette initiative de la communauté russe vivant au Bénin vise à faire découvrir aux étudiants, ce qui s’est réellement passé au cours de cette guerre qui a duré de 1939 à 1945. L’URSS en est sortie victorieuse. D’entrée, c’est au professeur Gérard Aïssé Gbaguidi, directeur de l’établissement qu’est revenu l’honneur de se prononcer. Pour lui, les étudiants sont fiers du choix porté sur leur établissement pour accueillir cette célébration. C’est un événement d’envergure mondiale qui, selon lui, a laissé des séquelles et des souvenirs pour les pays et alliés engagés. Cette guerre a fait des millions de victimes.
Pour sa part, Margarita Itina, attachée de l’ambassade de la République fédérale de Russie au Bénin, représentant pour la circonstance son ambassadeur, a d’abord fait observer une minute de silence en la mémoire de toutes les victimes de la seconde guerre mondiale. Elle a ensuite fait un bref aperçu sur les temps forts de cet événement au cours duquel l’Allemagne nazie est sortie perdante et l’URSS victorieuse. Pour elle, aucune nation n’est gagnante au regard des nombreux désastres occasionnés. Elle a également souligné qu’il est difficile de retrouver en Russie des familles qui ne portent pas des séquelles de cette guerre malgré la victoire. Pour corroborer tout cela, Margarita Itina salue l’initiative de l’Organisation des Nations Unies qui a institué le 9 mai de chaque année, la Journée internationale de la réconciliation.
Après ces différentes allocutions, place fut donnée à la projection des images qui retracent les moments forts de la seconde guerre mondiale. Ces images montrent les scènes d’horreur qui ont eu lieu, l’état des différents champs de bataille, les victimes, les différents moyens utilisés pour ne citer que ceux-là. Bref, tout ce qui peut amener les participants à revivre cette guerre. Suite à cette projection, approchés, les étudiants tous émus n’ont pas manqué de dire toute leur satisfaction. Pour eux, cette initiative est à encourager et leur a permis de voir ce qui s’est passé et ce contrairement à ce qui leur est enseigné au collège. Ils souhaitent que l’initiative soit étendue aux autres universités de la place.

L’affaire dite de détournement de trois milliards de FCFA, mis à la disposition du Bénin par les Pays-Bas, pour soutenir la politique d’accès à l’eau potable préoccupe. Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché est monté au créneau hier jeudi 7 mai pour livrer les explications du gouvernement au cours d’une conférence de presse à Cotonou.
«Des dépenses ont été effectuées sans autorisation et des sociétés nouvellement créées se sont vu attribuer d’importantes sommes d’argent… En conséquence, les Pays-Bas interrompent leur aide bilatérale au gouvernement du Bénin jusqu’à ce qu’il prenne des mesures concrètes pour mettre un terme à cette fraude…» C’est la substance du communiqué rendu public par les Pays-Bas et relayé par la presse nationale et internationale. Un communiqué qui ne laisse pas le gouvernement indifférent. Raison de la séance que le président Boni Yayi a eue dans la matinée d’hier avec l’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin.
Suite à cette séance, c’est l’argentier national, Komi Koutché, qui s’est mis en devoir d’annoncer les premières mesures prises par le gouvernement par obligation de transparence, indique-t-il. Ce dossier ayant trait à la coopération bilatérale avec un des principaux partenaires du Bénin, les Pays-Bas, l’opinion étant informée de la probable suspension de la coopération avec ledit partenaire, en raison de malversations. Pour le ministre Koutché, la coopération n’est pas encore suspendue et il conviendrait plutôt de voir les choses en termes d’alerte. Ceci découlant des audits normaux réalisés dans le cadre de la coopération, les anomalies soulevées doivent être discutées par les parties pour voir ensemble comment les surmonter. Mais le ministre, au nom du gouvernement, déplore qu’en l’espèce la concertation n’ait pas eu lieu entre les parties, les Néerlandais soutenant que la gravité des faits était telle qu’ils n’ont pas dû attendre plus longtemps.
Insistant sur le fait que le gouvernement n’a pas encore eu le contenu du rapport, chose qu’aurait reconnue l’ambassadeur hier matin, Komi Koutché souligne que la partie néerlandaise pense que les règles de passation des marchés publics n’ont pas été respectées et qu’une partie des fonds aurait été distraite. Le gouvernement béninois aurait eu le rapport qu’il aurait formulé ses observations.
Confrontation devant la BEF
Comme ce fut le cas l’année dernière déjà relativement à la SONEB, les choses étant finalement rentrées dans l’ordre après les explications des parties. Dans tous les cas, il s’agirait de faits graves. Aussi, suivant l’avertissement donné par la partie néerlandaise, invitant le gouvernement à prendre des mesures, le chef de l’Etat a demandé que tous les techniciens qui travaillent sur le projet aillent faire une confrontation devant la Brigade économique et financière et l’Inspection générale d’Etat, certains d’entre eux soutenant qu’ils n’ont pas eu la possibilité de fournir leurs observations, alors que la partie néerlandaise soutient qu’ils n’ont offert de le faire qu’après le délai imparti. De plus, suivant les exigences de la partie néerlandaise, un cabinet d’audit international sera recruté pour apprécier la situation, à la diligence principale de la partie néerlandaise. Et, à l’arrivée, si les faits s’avèrent, les mis en cause en répondront.
En attendant, le ministre des Finances informe qu’il a reçu il y a quelque temps, une lettre d’un dénonciateur non identifiable avec qui il aurait bien voulu échanger pour mieux cerner le dossier. Cela ne l’a cependant pas empêché de saisir l’Inspection générale d’Etat, avec transmission des pièces à lui adressées par le dénonciateur, aux fins d’investigations. Preuve que les mesures ont commencé à être prises avant même que l’Ambassade des Pays-Bas au Bénin ne tire la sonnette d’alarme. Comme quoi, le gouvernement et les Néerlandais sont absolument en phase sur la nécessité de tirer le dossier au clair, rassure le ministre.
Pour rappel, le projet a un comité de pilotage assuré par le ministère du Développement et sa direction opérationnelle est assurée par le ministère en charge de l’Eau, souligne Komi Koutché. Qui, interpellé, sur les réformes engagées sous son autorité et qui passeraient mal dans certaines administrations de ministères sectoriels, rassure que ses réformes ne visent qu’à améliorer, à terme, la qualité de la gestion des ressources publiques.

Ce sont des avancées pratiques que la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (DGTCP) vient d’opérer. Hier jeudi 7 mai, dans ses locaux, son directeur général, Job Olou et le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché ont procédé à l’inauguration de la plate-forme SICA-UEMOA, au lancement des chèques normalisés et à la délivrance des quittances informatisées du Trésor public.
C’est en 1999 que la BCEAO a lancé, au sein de l’UEMOA, une réforme des systèmes de paiement et a mis à la disposition des Etats membres, une plate-forme d’automatisation des informations relatives à la compensation interbancaire, aux virements et transferts ainsi qu’à la monétique. Puis le principe de la mise en œuvre progressive de ces instruments de paiement en fonction de l’état de préparation de chaque pays a été retenu. La plate-forme offre trois types de services: le Système interbancaire de Compensation automatisée (SICA-UEMOA) par lequel s’opèrent la télécompensation des chèques, les virements de faible montant et le paiement des effets de commerce au sein de l’Union, le STAR-UEMOA pour les opérations de virements et transferts de montant élevé au sein de l’Union, le GIM-UEMOA pour la monétique intra-communautaire (carte de paiement/crédit). Rappelant cela, Job Olou fait constater qu’au Bénin, le SICA-UEMOA est entré en vigueur le 9 novembre 2006. Mais que si depuis cette date, tout le système bancaire s’est doté de l’outil, à l’exception du Centre des chèques postaux et le Trésor public dont les représentants utilisent les installations gracieusement mises à leur disposition par la BCEAO. Situation qui ne saurait perdurer car, soutient Job Olou, le Trésor public, en tant qu’administration chargée de la gestion de la trésorerie de l’Etat, ne pouvait se passer trop longtemps de disposer de la plate-forme sur ses propres installations. Surtout que la compensation des chèques se faisait manuellement et que tous les acteurs devaient se retrouver à la Chambre de compensation tenue par la BCEAO, pour constater les droits que les participants détiennent les uns sur les autres. Une méthode qui entravait l’efficience des systèmes de paiement et n’était pas adaptée à l’environnement des affaires, pas plus qu’elle ne garantissait la sécurité des transactions. Dès lors, promet le directeur général du Trésor, la mise en circulation des chèques normalisés du Trésor grâce au SICA-UEMOA vient à point nommé pour soulager les acteurs de même que les bénéficiaires des transactions. Car, désormais, les agents du Trésor public, habilités à effectuer les opérations de compensation, peuvent envoyer et recevoir des fichiers électroniques constitués du scannage des chèques, et faire lesdites opérations avec des terminaux installés dans leurs bureaux. Mieux, avec le même système, la possibilité est aussi offerte de faire les paiements par virement électronique. Ce qui, indubitablement, réduira l’utilisation des supports papiers et renforcera la sécurité des transactions, vante encore le directeur général du Trésor.
Vers la généralisation
Par ailleurs, fait-il observer, l’encaissement des recettes au Trésor public (Recette générale des Finances, Recettes des Finances et Recettes perceptions) se fait jusqu’ici contre la délivrance de quittances manuelles. Pratique qui oblige, à la fin de chaque journée, à faire le point des encaissements et à établir manuellement les différents bordereaux. Ceci engendre des désagréments dont les plaintes des usagers par rapport aux services rendus, les risques de détournement des recettes encaissées par les caissiers, la lenteur dans la production des statistiques relatives aux encaissements, la pénibilité des recherches sur les données relatives aux encaissements.
Attaché à l’efficience et à l’innovation, et surtout que toutes les applications informatiques nécessaires ont été développées par la Cellule informatique de la DGTCP, le ministre Komi Koutché aura des mots d’encouragement pour ses collaborateurs. Pour aussitôt après les engager à éprouver effectivement ces instruments modernes afin de se mettre à la hauteur des enjeux actuels du secteur financier, et tendre vers l’amélioration de la qualité des services. Dans le sens par exemple de ne plus voir les pensionnés venir traîner des jours, voire des semaines, dans les locaux de la DGTCP, avant d’être satisfaits. Et pour lui, l’échéance, c’est dans quelques semaines pour que le Trésor tourne la page des anciennes méthodes, pour s’arrimer réellement aux normes véhiculées par les innovations ainsi célébrées. Ceci exige, prescrit-il, au-delà de la mutation technologique, celle des hommes appelés à les implémenter. D’ici là, le prochain chantier auquel Komi Koutché engage la DGTCP, est celui de la démarche qualité. Ce après quoi il a procédé à la remise de chéquiers normalisés à quelques structures titulaires de comptes ouverts au Trésor public.

La directrice adjointe de cabinet du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Félicité Kotchofa Amèhou a officiellement lancé, hier jeudi 7 mai à Cotonou, le projet d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication. Initié par l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la Poste (ABSU-CEP), ce projet vise à accroître l’offre de services de communication et des technologies dans les zones en déficit d’accès.
«Les communications électroniques constituent, aujourd’hui, un facteur indispensable pour le développement en raison de leur effet multiplicateur direct sur l’ensemble des autres secteurs d’activités économiques», a déclaré hier le directeur général de l’Agence béninoise du service universel, des communications électroniques et de la Poste (ABSU-CEP), Emile Kougbadi. C’était au cours du lancement du projet d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes dans le domaine des Technologies, de l’Information et de la Communication. A ce titre, l’inclusion numérique constitue un moyen incontournable d’accélération de la croissance économique et de réduction de la pauvreté.
La population béninoise, selon le directeur général de l’ABSU-CEP, est en déficit d’accès important malgré l’importance stratégique du secteur des communications électroniques et de la poste. Il a expliqué que ce déficit d’accès est principalement dû à la faible couverture du territoire national en infrastructures de téléphonie et d’Internet notamment dans les zones rurales, à la faible disponibilité à proximité d’un certain nombre de services nécessaires tels que les services de vente de cartes de recharge pour le téléphone, le nombre de points d’accès publics encore limité aux cybers café des grandes villes, l’inadaptation des services proposés aux populations rurales.
Pour pallier ces difficultés, il est initié le projet intitulé «Projet d’appui à l’entrepreneuriat des jeunes dans le domaine des technologies de l’information et de la communication». En partenariat avec le Fonds national de la Micro-finance (FNM), ce projet vise à accroître l’offre de services de communication et des technologies de l’information et de la communication particulièrement dans les zones en déficit d’accès Internet à travers un soutien à l’entrepreneuriat des jeunes.
D’un coût global de 310 millions F CFA et pour une durée de 36 mois, ce projet sera mis en œuvre en faveur de 100 jeunes entrepreneurs diplômés en communication et TIC dans 68 communes rurales du Bénin.
La directrice adjointe de cabinet du ministre de la Communication, des Technologies de l’Information et de la Communication, Félicité Kotchofa Amèhou a montré combien ce projet accompagne le gouvernement dans deux de ses principales visions, à savoir : encourager l’entrepreneuriat des jeunes et réduire le taux de chômage, et faire du Bénin un pays émergent à travers des technologies de l’information et de la communication. «Il s’agit d’un projet majeur dans le domaine des Technologies de l’Information et de la Communication et dans le domaine de l’entrepreneuriat des jeunes qui vient accompagner le gouvernement», insiste-t-elle.