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Nouvelles

Affaire FBF/Ministère des Sports : Quelle avancée après le passage de l’émissaire de la FIFA ?

Déjà près de six mois que le gouvernement a pris la décision de retirer l’agrément à la Fédération béninoise de football (FBF). Mais apparemment, les lignes n’ont tellement pas bougé, malgré l’installation, mardi 14 avril dernier, des membres du Comité de réunification et d’orientation nouvelle du football béninois (CRO) par le ministre de la Jeunesse, des Sports et Loisirs, Idrissou Safiou Affo. Le football béninois, au lendemain du départ du responsable des Associations nationales de la FIFA, Primo Corvaro envoyé en mission à Cotonou et au regard des séances qu’il a tenues avec les différents acteurs impliqués, est plus que jamais dans l'impasse.

Le football béninois est sérieusement malade et seule une thérapie de choc et appropriée saurait le tirer d’affaire. Aussi, la plupart de ses férus avaient-ils qualifié de courageuse la décision de retrait de l’agrément à la Fédération béninoise de football accusée d’être à la base de tous les maux dont il souffre aujourd’hui. Mais passé l’euphorie, le doute s’est emparé d’eux, au lendemain du départ du responsable des associations nationales de la FIFA, Primo Corvaro, dépêché à Cotonou pour une mission. Ils ont commencé par déchanter.

La position de la FIFA réaffirmée

En effet, l’émissaire a été mandaté par la FIFA et par la CAF pour venir s’enquérir de la situation qui prévaut au Bénin, après la décision de retrait de l’agrément par le ministre des Sports. Au cours de son séjour de 72h qui n’a pas été de tout repos, il a tour à tour rencontré le président du Comité national olympique et sportif béninois (Cnosb), Julien Minavoa, les différentes composantes du Comité exécutif actuel de la FBF et le ministre des Sports, Idrissou Safiou Affo. L’occasion lui a permis de leur rappeler la position de la Fifa qui avait déjà été mentionnée dans ses deux précédentes correspondances. Dans lesdits courriers, faut-il le rappeler, la Fifa avaient clairement souligné que cette décision constitue une interférence directe dans les affaires internes de la FBF et viole les articles 13 et 17 de ses statuts qui obligent ses associations membres à gérer leurs affaires de façon indépendante. La conséquence de cette situation, n’a pas cessé de répéter Primo Corvaro à chacun de ses interlocuteurs, c’est que le ballon ne roule plus au Bénin. Le souci de la FIFA, a-t-il insisté chaque fois, c’est que les problèmes au sein d’une famille de football n’empêchent pas le ballon de rouler.

Dans l’attente du verdict

Les éléments de réponses recueillis, Primo Corvaro se chargera de les consigner dans un rapport. Lequel sera transmis dans le courant de la semaine prochaine à la Fifa et à la Caf, dès son retour à Zurich. A ces instances faîtières donc de se concerter, pour éventuellement prendre une décision ou émettre une opinion sur la situation actuelle de la FBF. De leurs appréciations et décisions, dépend désormais l’avenir du football béninois.
Déjà, au vu des différentes rencontres qu’il a eues, il a, sans se prononcer par rapport au verdict que ces institutions pourraient arrêter, reconnu que la situation du football béninois est préoccupante. Selon lui, les crises répétitives n’honorent pas le Bénin et son football.
L’envoyé de la FIFA a toutefois laissé entendre que la seule condition pour toute reprise, serait un retour à la situation qui prévalait avant la décision de retrait d’agrément. Autrement dit, le Comité exécutif qui était en place, devrait reprendre sa place pour finir son mandat.
«…Notre Commission est habituée à ce genre de mission. Très souvent, les associations nationales sont confrontées soit à des problèmes d’ingérence soit à des problèmes de dissension interne. Mais au regard de tout ce que nous avons reçu comme informations, vous êtes confrontés aux deux catégories de problèmes. Vous avez l’ingérence du gouvernement et des problèmes internes. Mais nous sommes venus surtout pour l’ingérence. Quand nous avions été informés des actes de votre gouvernement et de la décision du ministre des Sports, nous n’avons pas voulu sanctionner automatiquement le Bénin», a précisé Primo Corvaro, avant de quitter Cotonou. « Suspendre la FBF au lendemain de cette décision, l’aurait empêchée avec ses responsables de participer au dernier congrès de la CAF et au prochain congrès de la FIFA dans quelques semaines. Pour l’instant, de tout ce que nous avons reçu comme informations et documents, le Comité continue de fonctionner selon les textes », a-t-il poursuivi. «… S’il y a sanction, il est inutile de penser qu’un comité de normalisation puisse être mis en place et qui va conduire à de nouvelles élections. Ce n’est pas possible», a tranché Primo Corvaro comme pour dénier toute légitimité au CRO présidé par Jerôme Carlos devant la FIFA. La preuve, il n’a pas rencontré les membres du comité créé par arrêté N°061/MJSL/DC/SGM/DRFM/DES/SP du 8 avril 2015 et qui a pour mission de revoir les textes afin de faire des propositions pour la réorganisation totale du football béninois.

Quel crédit au comité?

Quelle crédibilité devrait-on accorder alors aux travaux de ce comité qui dispose de trois mois pour, entre autres, procéder à la définition de nouvelles orientations pour le football béninois, en conformité avec la Politique nationale des Sports (PNS), organiser un forum national regroupant tous les acteurs, élaborer un cadre juridique, institutionnel et organisationnel de la pratique du football au Bénin, suivant les nouvelles orientations définies et réunification de toute la famille du football béninois. Déjà que le président du CNOSB, Julien Minavoa, a sa position par rapport à la décision de retrait d’agrément à la FBF et que le représentant du CNOSB au sein du CRO, n’y a jamais pris siège, ledit comité avait déjà du plomb dans les ailes. Voilà donc un Comité de réunification et d’orientation nouvelle du football béninois mis en place et dont les résultats des travaux ne serviront à rien, puisqu’elle n’est pas représentative devant la FIFA.
Le Bénin aurait fait une bonne option, si cette décision de retrait d’agrément devrait lui permettre de procéder au nettoyage systématique de l'écurie d’Augias, avec la mise en œuvre des réformes conséquentes assorties d’une véritable politique de développement du football à la base. Mais malheureusement, tout porte à croire qu'il n'y a eu aucune préparation préalable, avant que le gouvernemet ne prenne la décision. Encore faudrait-il que le moment venu, le Bénin ait les textes régissant son football conformément à ceux de la FIFA, lorsqu’il se décidera à se présenter à elle. C’est à croire qu’on s’achemine vers une sanction ou une suspension du Bénin par la FIFA. Auquel cas, la participation des Ecureuils à la CAN 2017 dont les éliminatoires débutent dans quelques semaines, est sérieusement compromise.

Sports 08 mai 2015


Journée nationale de lutte contre la torture: L’ODHP honore les martyrs

Dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de lutte contre la torture, l’Organisation pour la défense des droits de l’Homme et des peuples (ODHP) a rendu hommage aux enfants du Bénin morts au front. C’est à la faveur d’une conférence qui a eu lieu hier jeudi 7 mai à la Bourse du travail.

L ’Organisation pour la défense des droits de l’Homme et des peuples (ODHP) a commémoré hier jeudi 7 mai à la Bourse du travail, la Journée nationale de lutte contre la torture. C’est sur le thème : « Combattons l’impunité pour l’éradication de la corruption, de la torture et pour empêcher l’oubli de nos martyrs » que les manifestants ont été entretenus. Pour le conférencier, Aboubacar Baparapé, président de l’ODHP, il est nécessaire qu’on se souvienne des enfants du Bénin morts au front pour la noble cause. Selon lui, le Bénin traverse actuellement une situation qui le ramène à petit coup vers la période dictatoriale qu’il a connue par le passé. Il informe, par ailleurs, que Luc Togbadja, Parfait Atchaka et autres sont tombés afin que la liberté soit une réalité.

Denis Sindété, secrétaire général de l’ODHP a présenté la chronologie des différents évènements malheureux au cours desquels de braves enfants du Bénin ont rendu l’âme. Il invite par conséquent le peuple béninois à se remettre en cause pour la sauvegarde des acquis démocratiques. C’est par un dépôt de gerbe et une minute de silence en mémoire des martyrs, qu’un terme a été mis à la célébration. Scandant le slogan : « ni oubli – ni pardon» les célébrants ont souhaité que le 7 mai de chaque année soit chômé.

Actualités 08 mai 2015


Le procureur de la République au sujet de l’affaire dite Candide Azannaï: «La mise en arrestation jamais à l’ordre du jour au parquet de Cotonou»

Le procureur de la République Mardochée Kilanyossi a tenu un point de presse dans la soirée d’hier, jeudi 7 mai au tribunal de Cotonou pour donner des éclaircissements sur certaines déclarations faites relativement à ce qu’il convient d’appeler désormais «l’affaire Candide Azannaï».

Le procureur de la République, Mardochée Kilanyossi a rencontré les hommes des médias dans la soirée d’hier, à la suite de son précédent point de presse, pour apporter la lumière au dossier relatif à la supposée tentative d’arrestation du député Candide Azannaï. Son angle d’attaque a été d’abord la suite à donner à ce dossier, puisqu'il fait désormais l’objet d’une mesure de suspension. Le plaignant qui se trouve être en l’espèce, le président de la République ayant décidé de surseoir pour l’instant aux prérogatives que lui confère la justice. « Après la mesure de suspension qui a été ordonnée, il me revient de procéder à ce que nous appelons un classement sans suite, en précisant que c’est une mesure provisoire», a expliqué le procureur de la République, Mardochée Kilanyossi. A tout moment, poursuit-il, le plaignant peut ester de nouveau en justice, en tout cas sur une période de trois ans à partir de la date de commission des faits. Ce qui équivaut au délai de prescription en matière de délit, dit-il, souhaitant qu’on n’en vienne pas là.
Le deuxième point de son intervention a porté sur la forme de la notification de la convocation, relativement à la fonction de parlementaire du mis en cause. Pour lui, l’immunité parlementaire qui est évoqué à cet effet n’est rien d’autre qu’un ensemble de prérogatives qui mettent les parlementaires à l’abri de poursuites judiciaires, essentiellement dans le but de leur permettre d’exercer librement leur mandat et qui ne les met pas au dessus de la loi. Elle est régie par les articles 90 de la Constitution et 69 du Règlement intérieur du Parlement et fait essentiellement obstacle aux poursuites et à l’arrestation.

Précisions sur la procédure

Alors, précise-t-il, «la mise en arrestation n’a jamais été à l’ordre du jour au parquet de Cotonou». Le mis en cause, selon le procureur de la République «a été invité à donner sa version des faits suite à une plainte déposée contre lui ». Il n’y a pas eu acte de poursuite contre sa personne, fait-il alors savoir, citant les cinq modes de poursuite en vigueur selon le Code de procédure pénale, à savoir le réquisitoire introductif, la citation directe, l’avertissement suivi de comparution, la convocation pour comparution directe à l’audience et le procès verbal de flagrant délit, pour en venir à la conclusion qu’aucun de ses actes n’a été adressé ou dressé envers le mis en cause.
« On lui a adressé une convocation d’officier de police judiciaire l’invitant à comparaitre dans le cas d’une enquête préliminaire », souligne-t-il. Et d’avancer alors que cette convocation ne peut pas être considérée comme un acte de poursuite. La notifier ne devrait donc pas, selon ses explications, obliger à un respect des formalismes visant par exemple à saisir le bureau de l’Assemblée nationale ou encore à déposer la convocation au niveau de ladite institution.
Aussi, illustre-t-il, un député convoqué suite à une plainte déposée contre lui dans une affaire doit pouvoir se présenter car c’est un simple acte de procédure judiciaire. C’est seulement à la fin de l’enquête, après audition du mis en cause que peut se poser le problème du statut du député. S’agissant du cas Azannaï, l’enquête préliminaire ouverte dans ce cadre n’a pas eu lieu, dit-il, reconnaissant par ailleurs qu’on pourrait concéder les griefs faits contre le contexte, où « des gens non habiletés» ont été commis à cette tâche. Ce qui, selon lui, n’est pas du ressort du ministère public au parquet de Cotonou.

Actualités 08 mai 2015


L’Armée s’engage à veiller au respect de l’ordre constitutionnel

Face à la situation socio-politique nationale caractérisée par les événements qui, depuis le lundi 4 mai dernier, perturbent la quiétude des populations de Cotonou et ses environs, les Forces de défense et de sécurité ont fini par se prononcer hier mercredi 6 mai à l’état major général des Armées. C’est à la faveur d’une déclaration lue par le chef d’état-major général adjoint des Forces armées béninoises, le général Laurent Amoussou entouré des membres du haut commandement militaire. Tout en réaffirmant son engagement à rester dans les casernes et à demeurer républicaine, l’Armée invite la population à garder son calme puis à respecter toutes les institutions de la République.

Déclaration des Forces de défense et de sécurité sur la situation socio-politique nationale

Depuis l’historique Conférence des Forces vives de la Nation de Février 1990, les Forces de défense et de sécurité ont volontairement pris l’engagement de retourner dans les casernes et de demeurer républicaines. Elles réaffirment cet engagement au peuple béninois.
Les événements des 4, 5 et 6 mai 2015 à Cotonou et environs, Abomey et Hagoumè sont déplorables et regrettables. Ces actes, n’eût été le professionnalisme des Forces de défense et de sécurité dans leur gestion, auraient pu faire basculer notre chère patrie dans la violence et l’incertitude. En effet, de gros efforts et sacrifices consentis, non sans peine, par l’Etat béninois et les partenaires en vue d’une amélioration des conditions de vie des populations ont été détruits en un laps de temps. Des actes de vandalisme ont été perpétrés par des individus incontrôlés. Des voies publiques endommagées, des feux tricolores et moyens de secours détruits, des populations innocentes violentées, molestées et dépouillées de leurs biens etc … toutes choses qui entraînent une psychose généralisée, qui n’augure d’aucun lendemain meilleur. Les faits ci-dessus énumérés sont inadmissibles dans un Etat de droit. De plus, des propos haineux et régionalistes rappelant de vieux démons ont été tenus.
Face à cette situation, les Forces de défense et de sécurité chargées du maintien de l’ordre, de la défense de la patrie et de la sécurité des personnes et des biens saisissent l’occasion pour appeler les acteurs politiques de tous bords au respect de notre loi fondamentale, des textes et règlements qui fondent le fonctionnement régulier des institutions de la République.
En tout état de cause, les Forces de défense et de sécurité invitent toutes les Béninoises et tous les Béninois à garder leur calme, à respecter toutes les Institutions de la République.
Quant aux médias, il leur est rappelé que seul le traitement responsable et impartial des informations peut garantir la paix et la concorde indispensables pour un développement harmonieux et durable de notre nation.
Pour finir, les Forces de défense et de sécurité s’engagent à veiller au respect de l’ordre constitutionnel et ne peuvent adhérer en aucun cas à sa remise en cause en vue de garantir la paix durable dans notre cher pays. Aussi appellent-elles les populations béninoises à ne pas se laisser manipuler, à vaquer en toute quiétude à leurs occupations habituelles et à faire confiance à leurs Forces de défense et de sécurité.

Vive les Forces de défense et de sécurité !

Vive la démocratie Béninoise !

Vive la République !

Actualités 07 mai 2015


Fadi El-Abdallah, porte-parole de la CPI: « Les impressions à propos de la CPI varient énormément en Afrique... »

La Cour pénale internationale (CPI) est de plus en plus sollicitée pour juger les personnes accusées de génocide et de divers crimes contre l’humanité. Toutefois, elle ne semble pas avoir bonne presse auprès des dirigeants africains. Situation que relativise, dans cette interview, son porte-parole Fadi El-Abdallah rencontré à La Haye en avril dernier.

La Nation : Dites-nous, qui peut saisir la Cour pénale internationale ?

Fadi El-Abdallah : La saisine, à proprement parler, veut dire que les Etats parties au Statut de Rome et le Conseil de Sécurité de l’ONU peuvent demander au bureau du procureur d’ouvrir une enquête. Ce bureau est indépendant dans sa décision d’ouvrir ou non une enquête suite à une saisine. A cela s’ajoute la possibilité pour lui de s’autosaisir lorsque les conditions de compétence seraient réunies, c'est-à-dire si les crimes de guerre, les crimes de génocide ou les crimes contre l’humanité sont commis sur le territoire d’un Etat partie au Statut de Rome ou un Etat qui a accepté cette compétence, ou par des citoyens d’un tel Etat. Les autres personnes c'est-à-dire les organisations, les individus, les associations, toutes personnes qui auraient eu des informations pertinentes peuvent les communiquer au bureau du procureur. Techniquement, ce n’est pas une saisine et le bureau du procureur n’a pas l’obligation d’ouvrir une enquête suite à cette communication d’informations. Ces informations peuvent lui être utiles dans le cadre de l’analyse du bureau pour décider s’il y a besoin d’ouvrir une enquête.

Cela vous fait-il craindre pour l’avenir de la Cour, si les Africains mettaient à exécution leur menace de créer une Cour africaine dédiée aux mêmes objectifs?

D’abord, pour la CPI, ce qui importe c’est qu’il y ait un monde plus juste, qu’il y ait plus de justice et la Cour elle-même est créée sur la base d’un principe de complémentarité. C'est-à-dire que la CPI intervient lorsque les cours et tribunaux nationaux n’ont pas la volonté ou la capacité de mener à bien des poursuites sérieuses. Elle regarde favorablement tout effort visant à renforcer les capacités judiciaires au niveau local ou national, pour favoriser plus de justice dans le monde. Donc, ce n’est pas une question de concurrence pour la CPI. Naturellement, les impressions à propos de la CPI varient énormément en Afrique mais également en dehors du continent. Elles varient entre les différents niveaux. Si vous parlez aux communautés qui ont été affectées directement par les crimes qui ont été commis contre elles, vous allez voir qu’il y a un grand soutien à la CPI. Si vous discutez avec les experts en matière de droit international ou avec les acteurs de la société civile vous allez également trouver qu’il y a un grand soutien à la CPI. Et même au niveau des autorités officielles dans les différents pays en Afrique et en dehors du continent, il y a un grand soutien à la CPI. Naturellement aussi, il y a parfois certains malentendus de la part de personnes qui n’ont pas nécessairement la formation d’avocat ou qui n’ont pas été informées proprement à propos de la CPI. Ce qui peut communiquer une impression faussée à propos de la CPI. Aussi sommes-nous toujours heureux de pouvoir intervenir auprès des médias nationaux et régionaux afin de pouvoir apporter une information adéquate et correcte et laisser le jugement au public.

Suivant le Statut de Rome, les Etats, quel que soit leur apport au budget de fonctionnement de la CPI, ont-ils les mêmes droits ? Mais pouvez-vous rassurer les populations que la CPI n’est pas un instrument aux mains des grandes puissances au détriment des petits Etats ?

Absolument ! La question du budget de la CPI est très technique. Mais chaque Etat a exactement le même droit au sein de l’Assemblée des Etats parties au Statut de Rome qui a créé la CPI. De même, il faut voir que la CPI elle-même et son Statut offrent le maximum de garantie possible, pas seulement pour l’équité de la procédure mais également pour l’indépendance et l’impartialité du procureur et des juges. Par exemple, l’actuelle procureure de la CPI, madame Fatou Bensouda, qui est Gambienne, a été élue pour un mandat de 9 ans par une Assemblée de 122 Etats parties, c'est-à-dire qu’elle ne doit pas son poste à un Etat ;mais, en outre, son mandat n’est pas renouvelable. Ce qui veut dire que ce mandat de 9 ans ne peut pas être prolongé pour elle. Donc elle est protégée sur ce plan là, elle est inamovible, son poste est protégé, elle a toutes les garanties au niveau statutaire. C’est la même chose pour les juges. Et là, nous avons 18 juges qui sont reconnus pour leur intégrité personnelle mais également pour leur expérience et leur expertise en matière de droit international et de droit pénal. Et le bureau du procureur opère sous le contrôle des 18 juges. Dans nos Statuts les 18 juges doivent représenter les différentes régions et les différentes cultures juridiques du monde. Donc nous avons plusieurs juges africains y compris la première vice-présidente de la CPI, des représentants de l’Amérique latine, de l’Europe ou de l’Asie, etc. Et c’est précisément cette mosaïque de cultures juridiques et cette variété de parcours sous un statut qui garantit leur indépendance et impartialité qui font que la CPI peut apporter un regard complètement impartial qui suit très strictement les règles du droit et les éléments de preuve.

Le procès de Laurent Gbagbo était annoncé pour se tenir d’ici à la fin de l’année, période où l’élection présidentielle se déroulera en Côte d’Ivoire. Si ce procès devait avoir lieu, ne craignez-vous pas éventuellement qu’il puisse avoir un impact sur le processus de réconciliation nationale et la paix sociale régionale ?

D’abord en ce qui concerne Laurent Gbagbo, il y a une décision de jonction de l’affaire avec celle de Charles Blé Goudé. Ce qui a induit un report du début du procès. D’ailleurs, il y a une audience qui s'est tenu le 21 avril dernier au cours de laquelle les parties ont discuté avec les juges de la date opportune pour l’ouverture du procès. C'était aux juges de décider, plus tard, quel est le moment, en fonction des besoins de l’affaire elle-même: besoin de la préparation de la défense, de la communication des éléments de preuve à la défense, etc. Donc le but du report de l’audience, c’est essentiellement de garantir les droits de la défense, et l’équité de la procédure. C’est cela le rôle de la justice.
Maintenant, au niveau national c’est une question qui est complètement différente. Il revient aux responsables du pays d’assurer la paix en Côte d’Ivoire. Ce que la CPI peut faire, c’est de garantir le niveau le plus élevé de l’équité de la procédure, du respect des droits de messieurs Laurent Gbagbo, et Charles Blé Goudé, pour que la défense soit concrètement bien préparée à cet effet. Mais l’agenda judiciaire ne doit pas être soumis à celui politique ni à un agenda médiatique ou tout autre. La CPI opère selon ses propres règles et selon les besoins de l’équité de la procédure.

D’aucuns reprochent à la CPI de pratiquer, à l’égard de la Côte d’Ivoire, une justice des vainqueurs, étant entendu que l’opinion attend de voir si des proches du pouvoir en place feront aussi l’objet de procédures devant elle…

Pour cela la réponse viendrait du bureau de la procureure elle-même qui a, à plusieurs reprises, indiqué qu’elle enquête sur les crimes commis dans les deux camps, sous l’autorisation des juges qui ont indiqué cela, et qu’aucun camp ne sera épargné. Seulement, les besoins des affaires, la réunion des éléments de preuves, cela peut être en différentes phases, en différentes étapes, selon les besoins de l’enquête, mais cela ne signifie pas qu’il y a une impunité qui va s’installer.

Présentation de la CPI

La Cour pénale internationale (CPI) est une juridiction internationale permanente, chargée de juger les personnes accusées de génocide, de crime contre l’humanité, de crime d'agression et de crime de guerre. Le Statut de Rome qui prévoit sa création a été signé le 17 juillet 1998, et est entré en vigueur le 1er juillet 2002, date à laquelle la Cour a été officiellement créée. Si son siège officiel est situé à La Haye aux Pays-Bas, elle peut tenir les procès en tous lieux. Depuis le 2 janvier 2015, 123 États sur les 193 États membres de l'ONU, dont le Bénin, ont ratifié le Statut de Rome et acceptent donc l'autorité de la CPI. La CPI peut en principe exercer sa compétence si la personne mise en accusation est un national d’un État membre, ou si le crime supposé a été commis sur le territoire d’un État membre, ou encore si l’affaire lui est transmise par le Conseil de sécurité des Nations Unies. Elle est conçue pour compléter ou suppléer les systèmes judiciaires nationaux ; n’exerçant sa compétence que lorsque les juridictions nationales n’ont pas la volonté ou la compétence pour juger les crimes visés. W.L.H

Droits et Devoirs 07 mai 2015


Suite à la marche pacifique d'hier: Les FCBE se désolent des «souffrances inutilement imposées au peuple»

Des membres du gouvernement et des responsables des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), famille politique du chef de l’Etat ont réagi dans la soirée d’hier à Cotonou, aux manifestations organisées un peu plus tôt dans la journée par leurs adversaires politiques.

C’est le ministre d’Etat François Abiola et le coordonateur national de l’alliance FCBE, Eugène Azatassou qui ont conduit en personne les échanges lors de la rencontre organisée dans la soirée d’hier avec les médias. L’heure était à un appel au calme dans leur rang. Et avant la déclaration lue par le coordonnateur des FCBE, le ministre d’Etat en a particulièrement appelé à la responsabilité des acteurs politiques, lançant par ailleurs un appel au calme et à la tempérance. Ceci en présence de certains de ses collègues dont Barthélémy Kassa et Naomie Azaria.
La déclaration des FCBE dont lecture sera donnée par la suite par Eugène Azatassou mentionne que « le lundi 4 mai 2015, à partir d’une simple remise de convocation à un homme politique suite à une procédure judiciaire, une incitation de groupuscules au soulèvement a abouti à des actes de vandalisme et de troubles à l’ordre public. Ainsi, des embouteillages et des désagréments de tous genres ont été essuyés par nos compatriotes ». Après analyse de cette situation, l’Alliance «se désole pour toutes ces souffrances inutilement imposées» au peuple et «salue la clairvoyance et l’esprit de responsabilité élevé dont a fait montre le président de la République qui a retiré sa plainte pour éviter à notre pays davantage de souffrance ».

Rendre hommage...

Constatant qu’en dépit de «ce geste de paix et d’amour …, une certaine classe politique a encore organisé une marche dont l’objectif est la déstabilisation de notre pays et de ses institutions». L’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent, a décidé de se prononcer pour «rendre hommage à nos compatriotes qui ont démontré une fois encore leur attachement à la République, à la démocratie et à la paix, féliciter nos forces de sécurité et de défense pour avoir fait preuve de professionnalisme et d’esprit de responsabilité, réaffirmer notre foi aux principes démocratiques qui régissent le régime politique dans notre pays depuis l’historique conférence nationale des forces vives de février 1990 et notre attachement à l’alternance politique par les urnes et réaffirmer notre soutien à la vision et aux actions de développement de notre leader charismatique, le docteur Boni Yayi». Elle a aussi appelé « la classe politique béninoise et la Société civile dans toutes leurs composantes à rechercher et à sauvegarder à tout prix la paix et la cohésion sociale qui ont toujours régné dans notre nation», tout en invitant les « populations à garder leur calme et leur sérénité».

Actualités 07 mai 2015


Chambre nationale des notaires du Bénin :Pamphile Agbanrin et son équipe s’installent pour relever de nouveaux défis

Elle s’en va avec les honneurs, Me Véronique Akankossi Déguénon après deux mandats effectués à la tête de la famille des notaires du Bénin. Hier mercredi 6 mai, à la Maison du notaire érigée sous ses mandats, elle a passé le témoin à celui qui était jusque-là son vice-président, Me Pamphile Agbanrin. A charge pour ce dernier et son équipe de poursuivre les combats engagés pour maintenir voire accroître la réputation de la famille notariale.

Deux mandats consécutifs de deux ans, soit quatre ans à la tête de la Chambre nationale des notaires du Bénin, et Me Véronique Akankossi Déguénon peut partir, avec le sentiment du devoir accompli. Et céder la place au bureau élu le 9 avril dernier. Ce qui ne l’empêche pas, une fois encore, de vanter le notariat et de plaider pour que l’on fasse recours, de plus en plus, aux professionnels de cette branche du droit. Puis, elle dit considérer ses mandats comme des moments de service, et assurer que les principaux objectifs de ses mandats ont été réalisés, en témoignent l’érection de la « Maison du notaire ». Véronique Akankossi Déguénon part, mais avec l’assurance de laisser la maison en de bonne mains, celles de Pamphile Agbanrin qui fut d’abord son secrétaire au cours du premier mandat, puis son vice-président durant les deux dernières années, sans oublier leur présence tous deux dans un bureau antérieur. C’est dire que c’est un homme expérimenté, bien préparé qui arrive. Un homme qui n’est pas, selon elle, de la « génération spontanée ». Raison de son assurance en la réussite de ce mandat, au moment où elle lui cède officiellement la place, formulant le vœu que son mandat soit couronné de succès. Enfin, Véronique Akankossi Déguénon témoigne sa reconnaissance infinie à tous les autres notaires qui l’ont accompagnée ce temps durant, et qui partagent donc avec elle, les lauriers pour les résultats obtenus ensemble. Lauriers qu’elle souhaite encore plus beaux d’ici à là, pour le bureau entrant à qui, elle souhaite de contribuer à écrire de plus belles pages encore du notariat béninois. Sur ce, elle et son équipe se retirent, pour laisser s’installer les nouveaux responsables.

Ambitions et foi

C’est alors que Me Pamphile Agbanrin, exprimant sa reconnaissance à tous, signifie particulièrement la gratitude de toute la famille notariale à Me Véronique Akankossi Déguénon, pour son style de management et son leadership qui auront permis de relever bien de défis, souvent avec dévouement et désintéressement. Homme de service, le nouveau président se dit honoré de la confiance à lui faite par ses pairs, et exprime le vœu que la hache de guerre soit enterrée, que les affrontements cessent. Dans une posture gaulliste, il lance à ses confrères un «Je vous ai compris», tant le vote a révélé qu’il n’y avait qu’une seule candidature à chaque poste du bureau, chaque postulant ayant récolté plus de 80% des voix. C’est pourquoi, rassure Me Pamphile Agbanrin, il n’y aura plus que des notaires à part entière à la Chambre, que la dignité sera reconnue à ceux à qui on la refusait… Toutes choses visant à faire revenir la paix dans la maison. Ce qui sera tributaire de discipline et de sagesse, de l’acceptation de la contradiction et des différences. A ce propos, une grande campagne de formation sur ces notions ainsi que sur la déontologie du notariat sera entreprise, annonce le président. Comme action urgente, il propose la relecture des textes fondamentaux en ce qui concerne l’organisation des examens professionnels et la question de cession d’office, et entend œuvrer à la mise en œuvre de la Caisse de garantie de la Chambre, favoriser une meilleure organisation des études aux fins d’une meilleure gestion des dossiers, grâce à la mise en place d’un logiciel dédié à cette fin… Des ambitions non exhaustives qui seront portées par la foi, le président de la Chambre invitant ses compagnons du bureau et ses confrères à croire en leurs rêves.
En outre, le nouveau bureau travaillera à donner plus de visibilité à la Chambre, à faire aussi dans le social, renseigne Me Pamphile Agbanrin. Autant que la réactivation et l’actualisation des divers fichiers dont les notaires ont la charge.
Pour y arriver, avec lui, la trésorière Bilikiss Assani, le secrétaire Michel Olympe Djossouvi, et la vice-présidente Isbath Adjaho Maliki. Tous seront appuyés par un Secrétariat administratif désormais en place. Ce qui n’exclut pas l’accent à mettre sur la gestion concertée.

Actualités 07 mai 2015


Pour le suivi des droits des enfants, Plan-Bénin et la MdSC pour de meilleurs résultats

Plan-Bénin et la Maison de la Société civile (MdSC), se donnent la main autour des questions relatives aux droits des enfants. Ils ont matérialisé cette volonté à travers un projet dénommé ‘’Renforcement des capacités de la Société civile pour le suivi des droits de l’enfant’’. Il est financé par l’agence SIDA, Plan Suède et Plan Bénin avec comme bras technique, le Réseau de promotion des droits de l’enfant au Bénin, ’’CLOSE’’. Son lancement a été effectué hier, mercredi 6 mai, au Chant d’oiseau à Cotonou.

Synergie d’actions pour le suivi des droits de l’enfant. C’est le but visé par Plan-Bénin en collaboration avec la Maison de la Société civile (MdSC), en lançant le projet de "Renforcement des capacités de la Société civile pour le suivi des droits de l’enfant". Un projet qui a des ambitions nobles au regard des nombreuses inégalités dont sont victimes les enfants. Il vise à «établir des systèmes et des procédures pour le suivi efficace de l’exécution des traités liés aux droits de l’enfant par les Organisations de la Société civile (OSC)».
Pour le chargé de projet à la Maison de la Société civile, Denise Diakité, la date d’hier mercredi 6 mai marque un tournant décisif en faveur de la promotion des droits des enfants.
Le représentant résident de Plan international Bénin, Rheal Drisdelle, dans son discours de lancement a félicité le Bénin pour les nombreux efforts qu’il ne cesse de déployer en faveur des droits des enfants. Il a ensuite posé un diagnostic de base en ce qui concerne le cadre législatif en faveur des droits des enfants. Lequel constitue le socle de toutes ses actions, mais aussi un signal fort lancé pour marquer «son engagement au respect des droits de l’enfant sur toute l’étendue du territoire national».

De nouveaux écarts

Au-delà de ces paramètres, de nombreux écarts restent à combler, tant les indicateurs en matière des droits des enfants continuent de virer au rouge. «Le respect des droits de l’enfant continue d’être un défi pour le Bénin. Le manque de réalisation ou de prise de conscience de ces droits affecte tous les enfants au Bénin à des degrés variables. Les enfants handicapés et les filles sont en particulier affectés par les violations ou les négations de leurs droits. Ils échappent en grande partie à l’élaboration des statistiques nationales et par conséquent, à tous les plans et stratégies développés pour favoriser le respect des droits l’enfant», souligne-t-il.
C’est conscient du fait que la lutte pour le respect des droits de l’enfant ne saurait être l’apanage du gouvernement que le tandem Plan Bénin et la Maison de la Société civile a été formé pour piloter ledit projet. Lequel permettra aux OSC de disposer des capacités institutionnelles et de qualites techniques afin de jouer efficacement leur rôle de vigile de la promotion des droits des enfants.
Selon le directeur de la Maison de la Société civile, Armand Vignon qui salue la pertinence du projet, la Société civile devra jouer le rôle de palier de contrôle relatif au processus du suivi, de l’élaboration des rapports et de la mise en œuvre par le gouvernement, de ces obligations découlant des instruments juridiques internationaux pour l’application effective des droits des enfants.
Le bien-fondé de ce projet, vante-t-il, «réside dans la mise en place de cette plate-forme nationale mais aussi dans la promotion d’un dialogue inclusif entre tous les acteurs du suivi des droits des enfants».
Les enfants sont l’unique avenir du monde. Ils sont l’espoir d’un monde meilleur où les violences seront définitivement enterrées et/où ils pourront affirmer leur potentialité et connaître un plein épanouissement. C’est bien l’idéal que défendent les initiateurs du projet «Renforcement des capacités de la Société civile pour le suivi des droits de l'enfant».

Actualités 07 mai 2015


Atelier régional d’échange d’expériences: Les approches de gestion intégrée des écosystèmes en partage

Un atelier régional de partage d’expériences sur les approches de gestion intégrée des écosystèmes se tient à Cotonou, du 6 au 8 mai prochain. Il est organisé par l’Union internationale pour la conservation de la nature, le gouvernement du Bénin et la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest. C’est Gervais Yékpogni, secrétaire général adjoint du ministère de l’Environnement qui a lancé les travaux dudit atelier.

«La gestion intégrée des écosystèmes est une approche holistique qui conjugue toutes les autres approches de gestion et de conservation des ressources naturelles, y compris la gestion intégrée des ressources en eau, la gestion durable des forêts, la gestion intégrée des zones maritimes et côtières, les méthodes rationnelles de pêche», a confié Mahamane Touré, représentant de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO). Pour lui, la gestion des écosystèmes accorde également une grande importance au développement humain durable. Car, conçoit-il, en protégeant et en utilisant durablement les écosystèmes, on diminue les impacts du changement climatique, on renforce le développement durable et on réduit la pauvreté et la faim parmi les populations vulnérables.
«Dans une région comme la nôtre qui regorge d’écosystèmes de grande importance, parfois d’intérêt mondial, comme le Massif du Fouta Djallon, la promotion de la gestion intégrée des écosystèmes apparaît comme d’importance cruciale», relève Mahamane Touré. Pour la première fois, poursuit-il, il va s’agir d’engager une réflexion de grande envergure, structurée et adossée à un ancrage politique de haut niveau et dans une perspective de mise en place d’un processus régional de gestion intégrée des écosystèmes en Afrique de l’Ouest. Une gestion qui engage tous les acteurs, y compris les Etats, les organismes de bassin et la Société civile.

Rappel

Conscient d’un tel enjeu, Awaïss Aboubakar, coordonnateur du Programme eau et zones humides à l’UICN rappelle : «La complexité des problèmes et des défis soulevés dans la gestion des écosystèmes exige une approche qui fait appel à l’intégration des questions scientifiques, sociales et économiques. La recherche, la planification, la communication et la gestion environnementale doivent plus que jamais reposer sur la collaboration multidisciplinaire». Ainsi, pour lui, afin de sauvegarder les ressources naturelles, l’approche par écosystème propose une excellente stratégie de gestion intégrée des sols, des eaux et des ressources vivantes, une stratégie qui favorise la conservation et l’utilisation durable d’une manière équitable. « La gestion intégrée des écosystèmes permet d’aborder de façon globale et intersectorielle beaucoup d’objectifs des conventions mondiales sur l’environnement et engendre de multiples bienfaits. Cette approche s’inscrit en droite ligne pour la mise en œuvre des trois grandes conventions de Rio sur l’environnement et le développement», conçoit Awaïss Aboubakar. C’est pourquoi, l’UICN, en collaboration avec la CEDEAO organise cet atelier dans le cadre de la mise en œuvre du Partenariat pour la gouvernance environnementale en Afrique de l’Ouest (PAGE).

Réaliser les 3 objectifs de la CDB

Le secrétaire général adjoint du ministère de l’Environnement, Gervais Yékpogni pour sa part reconnaît que l’approche de gestion intégrée des ressources de la biodiversité a été adoptée pour réaliser les 3 objectifs de la Convention sur la diversité biologique (CDB) que sont : la conservation, l’utilisation durable de la diversité biologique et le partage équitable des avantages découlant de l’utilisation des ressources génétiques, un immense défi pour l’humanité. La CDB est le premier et unique traité international qui a opté pour une approche holistique fondée sur l’écosystème pour la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité, a souligné le secrétaire général du ministère de l’Environnement. «Les Organisations sous-régionales et les Etats déploient des efforts importants de dissémination et d’appropriation de l’approche intégrée de gestion des écosystèmes pour la gestion durable des milieux naturels», a-t-il reconnu, réitérant l’engagement de son département à soutenir l’atelier qui prend fin demain.

Environnement 07 mai 2015


Survie et développement de l’enfant: Un important lot d’équipements offert au ministère de la Santé

L’Unicef et les partenaires techniques et financiers qui s’investissent dans le domaine de la santé des enfants ont offert un important lot d’équipements au ministère de la Santé. La cérémonie de remise officielle a eu lieu dans la matinée d’hier mercredi 6 mai, dans les locaux de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAME) à Akpakpa à Cotonou.

Trois véhicules pick-up 4X4, 30 motos tout terrain, 10 réfrigérateurs électriques, et 10 autres réfrigérateurs solaires. C’est le lot de matériel que l’Unicef et les partenaires techniques et financiers ont offert au ministère de la Santé, pour permettre au personnel de santé d’assurer efficacement leur mission.
Selon la représentante résidente de l’Unicef au Bénin, Dr Anne Vincent, les dernières statistiques montrent qu’un long chemin reste à faire pour garantir aux enfants un accès aux besoins de base en matière de santé. Le taux de mortalité infanto-juvénile est de 115.2 pour 1.000, selon les résultats du MICS 2014. C’est très inquiétant, précise-t-elle, soulignant que les OMD arrivent à échéance cette année et qu’ils ne seront pas atteints en la matière. Pour elle, c’est la raison qui amène son institution et d'autres Partenaires techniques et financiers (PTF) à apporter un soutien continu au ministère de la Santé afin d’accélérer la réduction de la mortalité infantile et maternelle en renforçant les capacités du secteur de la santé pour une mise en œuvre des réformes plus efficaces.
«L’amélioration de la survie et du développement de l’enfant est l’un des engagements essentiels de la Convention relative aux droits de l’enfant ratifiée par le Bénin», a ajouté la représentante résidente de l’UNICEF au Bénin. Elle a également exhorté à un usage rationnel du matériel. «Les enfants et leur survie et leur développement nous préoccupent», précise-t-elle. Dr Anne Vincent a promis pour les mois à venir d’autres matériels à mettre à la disposition des formations sanitaires.
Pour sa part, le ministre en charge de la Santé, Dorothée Gazard, a dit, elle aussi, son inquiétude par rapport aux statistiques évoquées par la représentante de l’Unicef. Elle a réaffirmé par la même occasion la nécessité pour le Bénin d’améliorer les OMD 5 et 6 relatifs à la santé de l’enfant et de la mère. C’est pourquoi elle a exhorté à une mobilisation pour prévenir les maladies évitables pour les enfants, l’avenir du pays. Pour le ministre, il y a suffisamment de compétences au sein de son cabinet ministériel. «Que chacun se mette au travail pour booster le développement», a insisté le ministre.
Elle a demandé, pour finir, que le matériel soit utilisé à bon escient pour l’obtention de meilleurs résultats en faveur de la santé des enfants. «Les motos pour traquer les enfants où qu’ils sont pour les vaccinations, les réfrigérateurs pour conserver les vaccins», a relevé le ministre qui a manifesté également son admiration par rapport à la présence dans le lot offert des réfrigérateurs solaires en ces temps de pénurie d’énergie électrique. «C’est une énergie propre, et disponible partout», se réjouit Dorothée Akoko Kindé Gazard.

Santé 07 mai 2015


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