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Nouvelles

Contrôle citoyen des élections: Instituer une Haute autorité chargée de la veille

La Plate-forme électorale des Organisations de la Société civile (OSC) du Bénin a fait hier un point sur sa participation au contrôle du scrutin législatif du 26 avril dernier. A cette occasion, ses OSC membres, après l’expérience du dimanche 26 avril dernier, ont suggéré la création d’un Haut-commissariat à la mobilisation, à la médiation et au monitoring des élections.

Au cours des législatives du dimanche 26 avril dernier, une cinquantaine d’Organisations de la Société civile (OSC) ont envoyé sous le couvert de leur plate-forme électorale, une centaine d’observateurs formés et équipés pour faire fonctionner le système ‘’Situation Room’’, un système informatique pourvu de téléphone portable pour leur permettre de communiquer avec la cabine technique de la Plate-forme en toute sécurité sans que les messages ne puissent être interceptés. Avec l’appui financier et technique du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), la Plate-forme électorale des OSC du Bénin a couvert le territoire national à environ 60% lors du scrutin du 26 avril dernier afin non seulement d’en assurer la crédibilité et la transparence mais aussi d’aider à régler les problèmes liés au déroulement. Le système inclut les chambres de la médiation, de la mobilisation et du monitoring, toutes trois basées à l’hôtel Azalai.

chambres ont en leur sein des personnalités influentes, expérimentées et capables de remédier sans tarder aux problèmes des citoyens lors du vote. Au nombre des personnes ressources, il y a Serge Prince Agbodjan, Huguette Bokpè, Gilles Badet, le général Mathieu Boni, l’universitaire Albert Tingbé-Azalou ou encore l’Imam de Cadjèhoun.

Selon Gustave Assah, vice-président de la Plate-forme, plus de 5300 sms ont été reçus au cours des trois jours de veille. Plusieurs débats ont été organisés sur la qualité indispensable du vote en collaboration avec les observateurs de l’Union Africaine, l’Union économique et monétaire Ouest-africaine (UEMOA). Gustave Assah a expliqué qu’au cours du scrutin, son réseau avait une collaboration étroite avec la Commission électorale nationale autonome (CENA) et les médias. Mais les moyens limités n’ont pas permis de couvrir tous les postes de vote dans tous les arrondissements. Voilà pourquoi, selon lui, il faut une veille permanente à travers une Haute autorité chargée de la mobilisation, de la médiation et du monitoring.
Martin Assogba, président de l’ONG ALCRER et membre de la Plate-forme a rappelé pour sa part certaines insuffisances notées lors du vote. Comme par exemple le retard dans certains postes de vote, les populations dont les noms se retrouvaient dans des postes de vote à 5, 8 voir 12 kilomètres comme par exemple à Kpankou dans la commune de Kétou ou à Parakou... Malgré tout, la Plate-forme se réjouit du déroulement des élections. Selon ses responsables, toutes les insuffisances constatées ne sont pas de nature à entamer la crédibilité et la transparence du vote.
Enfin, Martin Assogba a invité la CENA et la Cour constitutionnelle à respecter le vote du peuple en étant impartiales dans la proclamation des grandes tendances.

Actualités 30 avr. 2015


Observation des élections législatives: La mission du RADDOE salue la maturité du peuple

La mission d’observation du Réseau africain pour la défense de la démocratie et l’observation électorale (RADDOE), une ONG basée à Dakar, a donné mardi 28 avril dernier un point de presse sur son séjour au Bénin, à l’occasion des élections législatives du 26 avril. Dans sa déclaration, elle a salué la maturité politique du peuple béninois.

La mission d’observation électorale du Réseau africain pour la défense de la démocratie et l’observation électorale (RADDOE) a effectué au Bénin un séjour, afin d’évaluer le processus électoral en cours au regard des normes internationales. Fortes de 40 observateurs internationaux venus de divers pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre, la délégation a parcouru 1040 postes de vote sur toute l’étendue du territoire national. Il en ressort que la plupart ont ouvert à l’heure malgré quelques retards, la durée réglementaire de vote a été globalement respectée. Le dépouillement et l’établissement des procès verbaux se sont déroulés conformément aux dispositions du Code électoral. A part les lampes d’éclairage, le matériel de vote était également au complet. La mission félicite le gouvernement pour «l’effort louable qu’il a fait pour garantir la réussite du processus électoral».
Dans la déclaration rendue publique, le RADDOE souligne que les élections législatives du 26 avril dernier ont été l’occasion de confirmer la maturité politique du peuple béninois. Selon Brice Edmé Kossouho, chef de la mission d’observation, les réaménagements et les innovations apportés au cadre électoral ont été de nature à garantir une compétition ouverte, sereine et transparente. «La démocratie et l’Etat de droit ont imposé aux acteurs politiques, une conduite exemplaire et rigoureuse du processus électoral. C’est pourquoi, le RADDOE exhorte tous les Béninois quel que soit leur niveau de responsabilité, à continuer de faire du Bénin un Etat ouvert au dialogue, un Etat démocratique et moderne », a laissé entendre Brice Edmé Kossouho.
La présente mission est la troisième du Réseau depuis la convocation du corps électoral dans le cadre des législatives du 26 avril dernier. Pour Brice Edmé Kossouho, les deux premières missions ont permis au réseau de retenir que les efforts de responsabilité dont les Béninois ont fait preuve durant la précampagne ont continué à toutes les étapes du processus électoral.

Actualités 30 avr. 2015


Mission d’observation de l’Union Africaine sur les élections du 26 avril :Malgré les dysfonctionnements, le scrutin a été globalement transparent

La Mission d’observation de l’Union Africaine dépêchée au Bénin, dans le cadre des élections législatives du dimanche 26 avril dernier, a animé, hier mardi 28 avril, une conférence de presse. Sous la direction de Dioncounda Traoré, chef de la Mission, elle a livré les conclusions de son observation avant de faire des recommandations aux acteurs impliqués dans le processus.

«Le déroulement du scrutin s’est globalement passé dans des conditions de transparence, malgré le constat avéré de dysfonctionnements dans l’organisation. Les défaillances relevées par la Mission n’ont pas entamé la fiabilité du scrutin», a déclaré Guy Christian Ossagou, l’observateur qui a présenté le rapport préliminaire signé par Dioncounda Traoré, chef de la Mission de l’Union Africaine en sa présence. Le rapport retient également que la tenue effective des élections législatives du 26 avril dernier, qui n’était pas évidente suite aux entretiens organisés à l’arrivée de la Mission symbolise un acquis supplémentaire dans la consolidation de la pratique démocratique au Bénin. Cette consultation électorale marque un point important du processus électoral qui va se poursuivre avec des élections locales le 31 mai prochain et la présidentielle en 2016. L’engagement des forces socio-politiques béninoises a contribué, retient le rapport, à la création des conditions de calme et de liberté nécessaires à l’expression du choix démocratique de l’électorat.

Culture d'alternance politique saluée

La CENA qui a fait face à plusieurs défis pour sa première expérience électorale a néanmoins démontré, indique le rapport, une certaine aptitude dans sa gestion globale du processus électoral. Ainsi, note le rapport, la Mission tient à féliciter le peuple béninois pour sa tradition démocratique, sa culture d’alternance politique et pour la maturité dont elle a fait preuve au cours du scrutin législatif du 26 avril dernier. C’est pourquoi la Mission en a appelé au sens du civisme et à la responsabilité de tous pour sauvegarder le climat de paix ayant prévalu jusque-là.
Arrivés au Bénin depuis plus de huit jours, les observateurs de l’Union Africaine ont souligné que 73% des postes de vote visités ont ouvert en retard, un retard estimé d’une minute à un peu plus d’une heure, notamment dans quelques postes de vote situés dans l’Atlantique à Pahou et Abomey-Calavi qui ont même enregistré plus de 7 heures de retard. La Mission s’est réjouie que le retard ait été compensé.
Dans 86% des postes de vote visités par la Mission, en dépit du retard au démarrage, le matériel était disponible en quantité suffisante et le secret de vote a été protégé dans 97% des postes de vote visités, relève le rapport qui souligne également que la formation des agents de vote la veille du scrutin explique les tâtonnements auxquels on a assisté à l’occasion de l’accomplissement des tâches qui leur étaient dévolues.

Recommandations

La Mission recommande au Gouvernement d’attribuer à la CENA toutes les opérations relatives au processus électoral pour une administration harmonieuse et efficiente. La Mission enjoint de veiller à la sécurisation du processus électoral en déployant des agents de sécurité en nombre suffisant. Elle lui recommande également de prendre des mesures en vue d’accroître la participation et l’implication des femmes dans les postes de prise de décision.
Elle recommande à la CENA de renforcer les capacités du personnel électoral en vue d’améliorer les prochaines échéances et de produire les différents supports de formation pour les agents électoraux et les partis politiques en vue d’une appropriation des procédures. La Mission demande également à la CENA de prendre les mesures qui permettent l’identification des agents des postes de vote pour une bonne fluidité des opérations et d’impliquer les Organisations de la Société civile dans les activités de sensibilisation des électeurs et d’éducation citoyenne pour une plus large diffusion des informations relatives aux opérations électorales.
En ce qui concerne les partis politiques, la Mission de l’Union Africaine leur recommande de respecter les résultats des urnes et de privilégier le recours aux moyens légaux en cas de contentieux, de rehausser la représentation des femmes candidates et de renforcer les capacités de leurs militants et délégués. Elle suggère également aux partis politiques d’instaurer un cadre de dialogue et de concertation pour une résolution consensuelle des différends et de veiller à l’application et à renforcer les dispositions de la Charte des partis politiques en mettant notamment l’accent sur un code de conduite pour éviter les abus et les dérapages qui ternissent l’intégrité de la campagne électorale.
A l’endroit de la communauté internationale, la Mission recommande d’appuyer le processus électoral en vue de la consolidation de la démocratie au Bénin.
Cette mission a été dépêchée au Bénin sur invitation du gouvernement adressée à la présidente de la Commission de l’Union Africaine. Au nombre de 32, les observateurs poursuivent leur travail en attendant d’établir un rapport final dès la fin de leur mission.

Actualités 29 avr. 2015


Septième législature : La bataille du perchoir aura lieu

Après le scrutin législatif, la prochaine bataille politique porte sur la formation du bureau de l’Assemblée nationale et le choix de celui qui va occuper le perchoir. Là-dessus, le jeu semble être grandement ouvert vu qu’aucune liste aux législatives n’est en passe d’obtenir à elle-seule la majorité des sièges au terme des élections législatives du dimanche 26 avril dernier.

La succession de Mathurin Nago est désormais ouverte à l’Assemblée nationale. Elle l’est depuis les élections législatives du dimanche 26 avril dernier et dont les résultats sont attendus dans les tout prochains jours.
En attendant le verdict des urnes, les regards sont à présent tournés vers l’élection du prochain président de l’Assemblée nationale. Celui-là qui succédera à Mathurin Nago, président sortant de la sixième législature dont le mandat arrive à terme le 15 mai prochain. Une date qui oblige l’installation des nouveaux députés au plus tard le 16 mai prochain pour éviter un vide juridique à l’institution parlementaire. Mais une fois installés, ceux-ci devront procéder à la formation de leur bureau composé du président, de deux vices présidents, de deux questeurs et de deux secrétaires parlementaires. Le choix de l’occupant du perchoir a toujours suscité les attractions. Et la septième législature ne dérogera pas à la tradition. Puisqu’aucune liste de candidatures ayant pris part aux élections législatives n’est en passe de remporter 42 sièges, soit la majorité des 83 sièges à pourvoir à l’Assemblée nationale. Même la liste FCBE qui est en train d’obtenir des sièges dans l’ensemble des circonscriptions électorales n’est pas en mesure d’atteindre la barre de 42 députés. A moins que la Cour constitutionnelle compétente pour proclamer les résultats desdites élections n'atteste du contraire. C’est dire que le jeu reste grandement ouvert entre les partis et alliances de partis qui réussiront à tirer leur épingle du jeu au terme des élections législatives du 26 avril dernier. Aucune liste ne pourra à elle seule disposer de tous les postes du bureau. Il y aura donc le jeu des alliances et les acteurs politiques sont bien conscients de ces enjeux. Ils ne perdent d’ailleurs même pas leur temps. En attendant le verdict des urnes, chacun d’eux pense déjà au contrôle de l’institution parlementaire. Des stratégies sont déjà en train d’être peaufinées à cet effet. De sources bien renseignées, on apprend que les FCBE comptent déjà entrer en négociation avec d’autres listes politiques qui sont en train de glaner quelques sièges telles que, sous réserve de confirmation par la Cour constitutionnelle, l’Union pour le Bénin (UB) de Lucien Houngnibo, l’Alliance Eclaireur de Edmond Agoua et autres. Et ceci pour pouvoir atteindre l’objectif des 42 députés et réussir à damer le pion à l’Opposition. Mais cette dernière ne restera pas aussi les bras croisés. Le PRD de Me Adrien Houngbédji, l’UN de Bruno Amoussou, la RB-RP de Léady Soglo et le FDU de Mathurin Nago et autres ABT qui ont tous axé leur thèmes de campagne sur leur opposition à la révision de la Constitution, chercheront aussi à resserrer leur rang pour gagner le perchoir de l’Assemblée nationale.
Et déjà, dans un camp comme dans l’autre, des noms sont ébruités. Au niveau du camp présidentiel, on cite Komi Koutché, Barthélémy Kassa, André Okounlola et François Abiola. Ils seraient tous pressentis pour présider aux destinées de la septième législature. Adrien Houngbédji, Bruno Amoussou, Candide Azannaï et Eric Houndété sont les noms actuellement avancés du côté de l’Opposition pour succéder à Mathurin Nago.
Comme on le voit, la bataille sera rude à l’Assemblée nationale après l’installation des députés de la prochaine législature. Il sera très difficile de pronostiquer sur l’ossature du prochain bureau du Parlement.

Actualités 29 avr. 2015


Lutte contre la tuberculose dans le monde: D’importants progrès réalisés

La tuberculose est l’une des maladies transmissibles causant le plus de décès dans le monde. Au cours des 20 dernières années, cette maladie recule lentement chaque année et on estime à 37 millions le nombre de vies qui ont été sauvées entre 2000 et 2013 grâce à un traitement et un diagnostic efficaces selon le rapport 2014 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Le rapport 2014 de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) indique que dans le monde, le taux de mortalité du fait de la tuberculose a reculé de 45 % entre 1990 et 2013, et le taux de prévalence a baissé de 41% dans la même période. Les progrès sont plus rapides pour atteindre les cibles de réduction de 50 % en 2015 qui ont été fixées par le Partenariat halte à la tuberculose.
Cependant, le nombre de décès par tuberculose est inacceptable car élevé, sachant que la plupart d’entre eux sont évitables. Il faut redoubler d’efforts pour atteindre les cibles mondiales fixées pour 2015 dans le cadre des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD).
En effet, la tuberculose est présente dans toutes les régions du monde et le rapport 2014 rassemble des données issues de 202 pays et territoires. Ce rapport indique que le total mondial des nouveaux cas et des décès est plus élevé en 2013. Ce qui s’explique par l’utilisation de données nationales à la fois plus nombreuses et de meilleure qualité.
Le rapport 2014 de l’OMS met en évidence les progrès accomplis ces 20 dernières années dans la surveillance de la tuberculose pharmaco-résistante et présente l’action récemment engagée dans ce domaine. À l’échelle planétaire, en 2013, la tuberculose multi-résistante concernait 3,5% des nouveaux cas, proportion restée stable ces dernières années. Néanmoins, dans certaines régions du monde, la forte augmentation des niveaux de résistance et les mauvais résultats thérapeutiques sont une source d’inquiétude majeure. Le rapport présente les mesures prioritaires pour 2015. Ainsi, pour atteindre toutes les cibles, une accélération des taux de diminution actuels est nécessaire. La qualité des données disponibles pour estimer la charge de la tuberculose continue de s’améliorer.

Une augmentation sans précédent

En 2013, des mesures directes de la lutte contre le taux de mortalité par tuberculose étaient disponibles pour 126 pays et, depuis 2009, on a observé une augmentation sans précédent du nombre de mesures directes de la prévalence effectuées au moyen d’enquêtes nationales. Les résultats de ces enquêtes ont été finalisés pour cinq nouveaux pays en 2013. Les nouvelles données peuvent influencer les estimations mondiales de la tuberculose pour l’année en cours et les années précédentes.
Environ 60% des cas et des décès dus à la tuberculose surviennent chez les hommes, mais la charge de la maladie est également élevée chez les femmes. En 2013, selon les estimations, 510 000 femmes sont décédées de la tuberculose, dont plus d’un tiers étaient VIH-positives.
Cette même année, il y a eu 80 000 décès par tuberculose parmi les enfants VIH-négatifs. On estime que, sur 9 millions de personnes ayant contracté la tuberculose en 2013, 1,1million (13%) étaient VIH-positives. Le nombre de décès dus à la tuberculose associée au VIH est en baisse depuis près de dix ans. La région africaine abrite environ quatre cas de tuberculose VIH -positifs sur cinq et une même proportion de décès par tuberculose chez des sujets VIH -positifs.
L’Objectif du Millénaire pour le développement (OMD) consistant à enrayer et inverser l’incidence de la tuberculose en 2015, a permis des efforts qui ont contribué à la baisse de l’incidence de la tuberculose d’environ 1,5% par an entre 2000 et 2013.
En 2013, le taux de guérison est resté élevé parmi l’ensemble des nouveaux cas de tuberculose soit 86%. Néanmoins, le manque de traitements reste un problème majeur et le financement est insuffisant.
Les faiblesses du système de santé, le manque de schémas thérapeutiques efficaces et d’autres difficultés associées au traitement expliquent pourquoi les taux de guérison sont trop bas. Le manque de financement entrave gravement l’action. C’est pourquoi, il urge de s’attaquer à ces obstacles.

Les cinq mesures de prévention

La fin de l’année marquera le passage des OMD vers le cadre de développement pour l’après 2015. A cet effet, l’OMS a élaboré cinq mesures prioritaires allant de la prévention à la guérison qui doivent être prises pour combattre l’épidémie de la tuberculose. Ces mesures se résument premièrement à un traitement de qualité contre la tuberculose pharmaco-sensible afin de prévenir la tuberculose, deuxièmement, le développement des tests rapides et de la détection des cas, et troisièmement l’accès immédiat à des soins de qualité; ensuite, la lutte anti-infectieuse, et enfin un engagement politique renforcé, y compris un financement adapté des interventions actuelles et de la recherche sur les nouveaux outils de diagnostic, médicaments et schémas thérapeutiques.
Le but général de la stratégie est de mettre un terme à l’épidémie mondiale de tuberculose, les cibles correspondantes pour 2035 étant une réduction de 95% du nombre de décès et une réduction de 90 % du taux d’incidence. La stratégie vise également à ce que, d’ici 2020, plus aucune famille ne supporte de coûts catastrophiques liés à la tuberculose.

Santé 29 avr. 2015


Lancement de l’émission "Si beau mon pays": Pour la valorisation de la culture africaine

"Si beau mon pays". C’est le nom de la toute nouvelle émission de valorisation de la culture africaine qui passe depuis hier soir sur les écrans de la Télévision nationale. En prélude à sa première diffusion, la productrice et réalisatrice de l’émission, Abiath Oumarou a présenté, l’œuvre aux différents acteurs pouvant l’accompagner pour sa promotion.

Vingt-six minutes, c’est le format de la toute nouvelle émission culturelle qui passe depuis hier soir sur les écrans de la Télévision nationale. Cette émission culturelle vise à montrer la beauté de la culture africaine en général et celle du Bénin en particulier. Pour la productrice et réalisatrice de "Si beau mon pays", Abiath Oumarou, ce documentaire emmène le téléspectateur à travers une promenade à la découverte de plusieurs pays africains. Elle vise à valoriser la culture africaine et montrer aux téléspectateurs, les atouts et les potentialités du continent. A chacun de ses numéros, elle choisit une destination bien précise et montre la culture afférente ; les us et coutumes ; fait découvrir des sites et la gastronomie de la localité. Le mode de vie et le paysage de la région de la localité choisie ne sont pas occultés.

En somme, elle permet aux téléspectateurs de découvrir sans y avoir mis pied une région qu'on l’amène à découvrir.
«"Si beau mon pays" parce que mon pays est beau», a indiqué Abiath Oumarou en expliquant le titre de son émission. Pour elle, ce documentaire se veut le rendez-vous au cours duquel beaucoup de curiosités touristiques de plusieurs pays sont mises en exergue et promues à leur juste valeur. Somme toute, on découvre dans ce documentaire l’ensemble des subtilités culturelles et cultuelles de certaines régions ou des contrées chargées d’histoire. Tout en évoquant les difficultés financières auxquelles elle était obligée de faire face lors du tournage et de la réalisation à Savè, Zè et Dogbo, la productrice n’a pas manqué de s’adresser aux promoteurs des différentes structures présents afin qu’ils l’accompagnent dans cette œuvre. Elle a également mentionné que cette émission sera diffusée sur d’autres chaines de la sous-région. Toutefois, elle a souligné qu’un magazine sur support papier sera disponible et exposera les autres richesses qui ne sont pas prises en compte dans le documentaire.

Société 29 avr. 2015


Elections législatives dans la 8e circonscription électorale: L’Alliance Soleil dénonce des fraudes massives

Les élections législatives ont été émaillées de fraudes massives dans la 8e circonscription électorale, à en croire les candidats de l’Alliance Soleil qui étaient hier mardi 28 avril face à la presse à Parakou. «Les faits que nous avons constatés sont très regrettables», déplore Sacca Lafia, candidat tête de liste de l’alliance dans ladite circonscription. Il fait cas « des votes massifs par procurations organisés par certains individus un peu partout en faveur des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE)».

« Dans la commune de Parakou, nous avons pris la main dans le sac un candidat suppléant des FCBE qui, le jour-même des élections, a signé plusieurs procurations à des électeurs qui les ont utilisées pour effectuer des votes multiples », note Sacca Lafia. «Il y a beaucoup de votes par procurations de Parakou à N’dali en passant par Tchaourou et Pèrèrè ; ce qui devrait amener à annuler toute l’élection dans la 8e circonscription», renchérit Charles Toko, directeur de la communication de l’Alliance Soleil et candidat suppléant sur la liste.

«Nous avons également noté par constat d’huissier dans des quartiers bien précis qui se trouvent être nos fiefs, des bulletins falsifiés qui ne portent pas le logo de notre alliance», dénonce Sacca Lafia. «En milieu rural, poursuit-il, comme les cartes d’électeur étaient en train d’être distribuées, des individus ont saisi des cartes qu’ils ont données à des mineurs et leur ont enjoint des ordres pour effectuer le vote. Nous avons aussi constaté la distribution des cartes d’électeur d’autres personnes ou de personnes décédées à des gens qui ne sont pas de la localité pour effectuer le vote», ajoute-t-il. «Malgré nos protestations, dans beaucoup de bureaux de vote, nos mandataires ont été éconduits par nos adversaires le temps d’accomplir des forfaits », signale par ailleurs le candidat Sacca Lafia.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Politique 29 avr. 2015


Mise en œuvre de la réforme LMD dans les pays de l’UEMOA: L’Université d’Abomey-Calavi bénéficie d’un don de plus de 400 000 000 F CFA

Le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola, a procédé, hier mardi 28 avril, à l’ouverture de la cérémonie d’inauguration et de remise officielle des infrastructures réseau et plate-formes informatiques à l’Université d’Abomey-Calavi (UAC). C’était dans l’enceinte de ladite université en présence des partenaires techniques et financiers et des bénéficiaires.

Les étudiants et les professeurs des universités du Burkina-Faso, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée-Bissau, du Mali, du Niger, du Togo, du Sénégal et du Bénin, peuvent désormais avoir davantage accès à l’outil informatique et à l’Internet pour améliorer la qualité de leurs recherches. Ceci, à travers le projet d’appui au développement des TICs pour le renforcement des capacités de mise en œuvre de la réforme Licence-Master-Doctorat (LMD) dans les institutions d’enseignement supérieur de l’UEMOA instauré par l’UNESCO et financé par l’UEMOA. Et c’est l’Université d’Abomey-Calavi, première bénéficiaire, qui a servi de cadre pour l’inauguration et la remise officielle des travaux d’infrastructures réseau et plate-formes informatiques.
La coordonnatrice du Système des Nations Unies au Bénin, Rosine Sori Coulibaly, a déclaré que ce projet vient à un moment où les TICs deviennent indispensables dans le système éducatif. «La question des TICs, est cruciale si nous voulons une accélération des bonnes pratiques et une amélioration de l’éducation», a-t-elle affirmé. Son objectif, précise-t-elle, est de contribuer au renforcement des capacités de mise en œuvre de la réforme LMD dans les Etats membres de l’UEMOA, à travers le développement et l’utilisation des TICs. Ledit projet a plusieurs composantes que sont le développement des infrastructures physiques et virtuelles des tics ; la mise à disposition des institutions, d'équipements et de matériels informatiques et le renforcement des capacités dans l’utilisation des TICs pour améliorer la qualité de l’enseignement, de l’apprentissage, de la recherche et de la gouvernance universitaire.
Ce projet, ajoute la coordonnatrice du Système des Nations Unies, Rosine Sori Coulibaly, est à saluer et à encourager car le développement économique et social passe par une ressource humaine de qualité.
Le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola, a exprimé toute sa gratitude aux partenaires techniques et financiers avant de reconnaître que l’aboutissement du projet est le résultat d’une synergie entre plusieurs institutions. Selon lui, cette cérémonie est importante car, elle vise à accompagner le système d’enseignement LMD. «C’est un sujet que nous avons très souvent abordé et je suis sûr que ce don en outils informatiques va nous aider à améliorer la qualité des formations que nous donnons dans les universités». Le coût du don est estimé à plus de
400 000 000 F CFA.
Le représentant des étudiants, Bonaventure Dossou, a exprimé au nom de ses camarades sa gratitude aux donateurs et a promis qu’ils en feront bon usage pour le renforcement de leurs capacités et pour de meilleures performances universitaires dans les enseignements, apprentissages et recherches.

Actualités 29 avr. 2015


Elections législatives du 26 avril 2015: Le dépôt des recours non encore ouvert à la Cour constitutionnelle

Le Bénin est désormais dans l’attente du verdict des élections législatives du dimanche 26 avril dernier. Mais à l’étape actuelle des choses, ce serait peine perdue pour les candidats ou même des citoyens de chercher à envahir la Cour constitutionnelle, comme c’est souvent le cas, avec des tonnes de recours contre le déroulement dudit scrutin. Cette phase du contentieux électoral n’est pas encore ouverte à la Cour constitutionnelle.

Des menaces de saisine de la Cour constitutionnelle contre les élections législatives du dimanche 26 avril dernier fusent déjà de toutes parts. Il y a certains candidats qui dénoncent des manœuvres frauduleuses de leurs challengers dans certaines circonscriptions électorales. Dès lors, ils menacent de saisir la Haute juridiction compétente pour connaître du contentieux des résultats des élections législatives. Si c’est du droit absolu de ces candidats de formuler des réclamations et faire constater des irrégularités lors du déroulement du scrutin, celles-ci doivent se faire dans les règles de l’art.

Les recours doivent d'abord attendre

En effet, le verdict des élections législatives n’ayant pas été donné, ce serait peine perdue pour les candidats ou même des citoyens de chercher à envahir la Cour constitutionnelle, comme c’est souvent le cas, avec des recours contre le déroulement du scrutin du dimanche 26 avril dernier. Ces requêtes seront déclarées irrecevables par la Haute juridiction et jetées à la poubelle. Et pour cause ! Aux termes de l’article 54 de la loi organique sur le Cour constitutionnelle, «Les résultats définitifs des élections législatives sont arrêtés et proclamés par la Cour constitutionnelle au plus tard dans les soixante-douze (72) heures de la date de réception des résultats des commissions électorales départementales…» Ce délai commence à courir à compter de la réception du dernier pli de la Commission électorale nationale autonome (CENA). La loi fait obligation à celle-ci d’achever la centralisation des résultats dans l’ensemble des 24 circonscriptions électorales au plus tard, le lendemain du scrutin donc hier lundi 27 avril et leur transmission à la Cour constitutionnelle. Ainsi, si la Cour constitutionnelle reçoit le dernier pli de la CENA ce mardi 28 avril, les résultats des élections législatives du 26 avril dernier doivent être donnés au plus tard vendredi 1er mai prochain. Ces résultats sont définitifs sous réserve du contentieux électoral contrairement à l’élection présidentielle où ce sont des résultats provisoires jusqu’à la contestation des opérations par l’un des candidats dans les cinq jours de la proclamation provisoire.

Un délai de droit strict

En ce qui concerne les élections législatives, les contestations sont reçues dans les dix jours qui suivent la proclamation. Ce délai est prévu à l’article 55 alinéa 1 de la loi organique sur la Cour constitutionnelle qui stipule : «L’élection d’un député peut-être contestée devant la Cour constitutionnelle durant les dix (10) jours qui suivent la proclamation des résultats du scrutin. Ce délai est de droit strict. Et sa méconnaissance entraîne l’irrecevabilité de la requête. La Cour constitutionnelle qualifie souvent de prématuré le recours déposé avant la proclamation des résultats et tardif celui enregistré après le délai de dix jours.
L’esprit du législateur ici est qu’après la proclamation, le requérant ne peut plus contester le déroulement du scrutin, mais plutôt l’élection d’un député ou d’une liste de députés. Ainsi, une requête dirigée contre le processus électoral, l’ensemble des élections ou contre l’ensemble des élus d‘un parti déterminé n’est pas recevable par la Cour constitutionnelle. Toute réclamation ne peut tendre qu’à l’invalidation de l’élection d’un député. Et non l’annulation des élections législatives validées par la Haute juridiction elle-même en sa qualité de juge souverain de la validité desdites consultations politiques. Il est donc clair, si les requérants veulent que la Cour constitutionnelle statue sur leurs recours, d'éviter de viser l’annulation du scrutin ou la remise en cause des voix obtenues par les candidats d’une liste dans une circonscription électorale. Leurs contestations doivent être axées plutôt sur l’invalidation de l’élection du ou des députés concernés.
Au demeurant, les irrégularités dénoncées ça et là lors du scrutin législatif du dimanche dernier n’ont aucune chance d’être prises en compte par la Haute juridiction. Sauf si elles ont été préalablement signalées dans les procès-verbaux de déroulement du scrutin destiné à la Cour.

Obligation

Le Code électoral fait obligation en effet en ses articles 73 et 104 aux requérants de faire annexer au procès-verbal de déroulement du scrutin destiné à la Cour leurs réclamations relatives aux irrégularités constatées le jour du scrutin. Ces réclamations doivent être reçues par les membres des bureaux de vote sous peine de sanctions. Celles-ci peuvent être appuyées par des exploits d’huissier mais doivent être annexées au procès-verbal de déroulement du scrutin pour permettre à la Cour constitutionnelle d'en prendre connaissance avant la proclamation des résultats desdites élections législatives. Ainsi, tous autres actes de prétendues irrégularités du scrutin même avec exploits d’huissier qui ne respectent pas cette procédure et transmis directement à la Cour sont d’office déclarés irrecevables.
Le droit de contester une élection appartient à toutes les personnes inscrites sur les listes électorales de la circonscription dans laquelle il a été procédé à l’élection ainsi qu’aux personnes qui ont fait acte de candidature. En matière d’élections législatives, le droit de contestation n’appartient donc qu’à l’électeur inscrit sur la liste électorale de la circonscription dans laquelle il a été procédé à l’élection et le requérant qui ne rapporte pas la preuve de sa qualité d’électeur ou de candidat dans la circonscription électorale concernée n’est pas qualifié à contester une élection.

Actualités 28 avr. 2015


Elections législatives du dimanche dernier: Un scrutin fortement influencé par les TIC

Jamais une élection au Bénin n’aura connu autant d’influence des Technologies de l’information et de la communication (TIC). A toutes les phases du scrutin, ces technologies jugées modernes et donc propices pour communiquer, notamment en direction de la jeunesse ont été utilisées à fond avec des fortunes diverses.

Message de sensibilisation, appel patriotique, message en faveur du retrait des cartes d’électeur, appel au vote en faveur de partis ou alliances de partis… appel à la vigilance pour contrer toute tentative de fraude… les technologies de l’information et de la communication (TIC) n’ont pas été du reste dans les différentes phases du scrutin législatif qui était, dimanche dernier à son point culminant. A vrai dire, c’est bien la toute première fois qu’un processus électoral est soumis à autant de caprices technologiques.
En effet, le scrutin législatif du dimanche 26 avril dernier était annoncé comme un derby des temps modernes, impliquant par ailleurs une forte majorité de jeunes électeurs. Dès lors, les acteurs politiques, ou du moins les candidats en lice ne se sont pas fait prier pour saisir l’opportunité des TIC et se faire entendre auprès d’eux. La stratégie la plus prisée a été celle des réseaux sociaux, notamment les forums de discussion via facebook ou encore les applications multimédias. Ces moyens de communication peu connus du citoyen lambda et assez ancrés au niveau de la cible jeune constituent des réseaux de diffusion de l’information à longueur de journée. C’était donc une opportunité pour les plus jeunes candidats de se faire entendre, d’échanger avec les élèves, les étudiants, les chômeurs, les jeunes cadres….

Quand l’information tourne à plein gaz !

Les fora de discussion crées pêle-mêle par le truchement des applications mobiles ont pour particularité d’être des clubs de discussion où l’information circule à longueur de journée. Parfois à des heures tardives, s’installent des chauds débats auxquels certains candidats viennent souvent participer. Lorsque ce ne sont pas des débats contradictoires organisés entre candidats ou partisans de candidats, ce sont plutôt des candidats qui sont reçus comme «invité» pour expliquer aux membres du groupe leur vision de législature et au besoin ce qu’ils appellent « projet de société».
Exercice fastidieux à première vue, puisqu’imposant aux intéressés de rester scotchés à leur Androïd et/ou tablettes pendant de longues heures. Mais il n’est pas moins plaisant et a permis par exemple à certains candidats aux élections législatives comme Chabi Yayi, Joseph Djogbénou…. de se faire plus proches d’une frange de leurs électeurs. Mais cela ne constitue que la partie visible de l’iceberg. «Les TIC ont été utilisées à foison», soutient Albérick Toudonou, étudiant en communication d’entreprise. Celui-ci soutient avoir reçu des messages de campagne de plusieurs candidats sur le groupe Imo créé par ses camarades d’écoles et lui pour partager des informations.

Utiliser à fond

Certains candidats ne se sont pas fait prier pour utiliser à fond, toutes les possibilités que leur offraient les TIC. C’est le cas par exemple du ministre Komi Koutché, candidat tête de liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) qui, en plus des pages facebook créées pour sa circonscription électorale, a également créé un site web, toujours à ce propos, pour renforcer sa visibilité ainsi que celle de la liste. «La 9è» était devenue donc assez visible sur la toile. Rominus Djaïto, employé dans une société de vente de produits électroniques assure même avoir visualisé sur Youtube, une «longue vidéo portant sur le lancement de campagne de ministre Komi Koutché». Et de soutenir alors que c’est «la toute première fois» qu’il fait un tel constat. Sa conclusion est alors toute trouvée : «nos hommes politiques avancent également avec les technologies ». Même la société civile, dans sa mission d’observation du scrutin n’y a pas échappé. Elle a installé tout un système moderne avec l’appui des partenaires techniques et financiers. Toute chose que la représentante résidente du Programme des Nations Unies pour le développement au Bénin a qualifié d’innovation et a même souhaité que ledit système se perfectionne. «C’est une influence positive», se réjouit Ralmeg Gandaho, président de l’organisation non gouvernementale «Changement social Bénin». Pour lui, cela répond à des besoins et moyens de la jeunesse et contribue davantage à l’implication des jeunes dans l’animation de la vie politique, surtout en période électorale. Le souhait de cet observateur de la vie politique au Bénin et surtout du processus électoral, c’est que cette influence s’étende même à d’autres secteurs comme l’économie, la culture…, «puisque les réseaux sociaux couvrent tout aujourd’hui et rien ne leur échappe», soutient-il.
Initiative appréciable, pourrait-on donc dire, non sans occulter le revers de la médaille qui, parfois, se révèle bien plus douloureux que sa face.

Actualités 28 avr. 2015


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