La Nation Bénin...
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C’est dans le poste de vote n°2 d’Adjina Sud, situé dans le 3e arrondissement de Porto-Novo que le président du Parti du renouveau démocratique (PRD), Me Adrien Houngbédji a accompli hier son devoir de citoyen. Il sonnait exactement 11h 30 quand son véhicule s’est immobilisé dans ledit bureau de vote où il a toujours d’ailleurs voté. Me Adrien Houngbédji était accompagné de son épouse. Après un petit bain de foule de certains de ses militants qui faisaient pied de grue déjà juste pour le saluer, il s’est dirigé vers le bureau de vote.
Candidat tête de liste PRD dans la 19e circonscription électorale, il a passé toutes les étapes du processus du vote. Il mettra son bulletin dans l’urne transparente exactement à 11h33mn.
Donnant ses impressions à la presse fortement mobilisée, Me Adrien Houngbédji a témoigné le bon déroulement du scrutin. Selon lui, il se déroule dans l’ordre, la discipline et la paix. Il souhaite que les choses se poursuivent ainsi jusqu’au terme du vote.
Le président du PRD a pour cela félicité le peuple béninois. Car, selon lui, c’est grâce à la détermination et à la vigilance de ce dernier que ces élections législatives ont eu lieu aujourd’hui. Il a félicité les institutions qui les ont activement rendues possible à savoir l’Assemblée nationale qui selon lui, a voté une loi électorale excellente. Il a félicité le COS-LEPI qui a doté le pays d’une liste électorale informatisée en tout cas mieux que celle de 2011 même si elle est encore perfectible.
Me Adrien Houngbédji n’a pas manqué de féliciter aussi la Cour constitutionnelle qui a rendu une décision qui a fixé les élections législatives impérativement au 26 avril. Le Centre national de traitement (CNT) qui a géré la distribution des cartes d’électeur a aussi reçu des lauriers du président du PRD. Il encourage la CENA et ces institutions à maintenir le cap pour que ces élections soient comme une fête pour la démocratie béninoise.
Actualités 27 avr. 2015

La campagne électorale prend fin ce jour vendredi 24 avril à minuit. Pendant quinze jours, les candidats ont usé avec des fortunes diverses toutes sortes de stratégies dont des affiches pour tenter de convaincre les électeurs à porter leur choix sur eux lors du scrutin législatif du dimanche 26 avril prochain. Dans le département de l’Ouémé-Plateau, certains d’entre eux se sont carrément laissés désirer. Leurs affiches n’ont été retrouvées nulle part un peu comme s’ils ont été absents sur le terrain.
Il y a eu 20 listes de candidatures officiellement retenues pour prendre part aux élections législatives du dimanche 26 avril prochain. Ce sont celles-ci qui ont été autorisées à battre la campagne électorale pour aller négocier les suffrages des 4,4 millions d'électeurs au Bénin. Mais sur le terrain, force est de constater l’absence quasi-totale de certaines listes. Dans le département de l’Ouémé-Plateau, que nous avons sillonné, elles sont plusieurs listes à ne pas faire signe de vie. Leurs affiches n’ont été retrouvées nulle part pendant les quinze jours de campagne électorale qui prend fin ce vendredi 24 avril à minuit. C’est le cas par exemple des listes comme MECCA, Coalition Caméléon, Alliance PEU, UDD-Wôlôguédè, UDC -ounagnon, UFEED… Ces listes n’ont pas été visibles sur le terrain. De Sèmè-Podji à Kétou, en passant par Porto-Novo, Adjohoun, Bonou, Sakété, Adja-Ouèrè, Pobè, Ifangni, Avrankou et Adjarra, elles ont brillé par leur absence totale sur le terrain.
Dans l’Ouémé-Plateau, les affiches des listes les plus visibles sont le PRD, les FCBE, l’UN, ABT, FDU, RESOATAO, AND, Alliance Soleil, Alliance RB-RP et un peu l’ANG des communistes. Ce sont les candidats de ces listes qui ont mouillé le maillot pendant la campagne électorale dans le département. C’est à croire que ces partis en question n’ont pas aligné de candidats. Et pourtant ! Un regard jeté sur la liste par circonscription électorale permet de se rendre compte qu’ils ont bel et bien positionné des candidats.
C’est clair que ceux-ci connaissent déjà leurs résultats. Ils savent déjà qu’ils ne seront pas élus. C’est pourquoi ils n’ont pas trouvé opportun de descendre dans l’arène pour aller à l’assaut des suffrages des électeurs.
Mais au-delà de ce fait, cette absence relance le débat sur la régionalisation des partis politiques au Bénin et la nécessité des grands regroupements politiques. Car, cela montre que les partis n’ont pas une assise nationale. Et comme c’est une contrainte pour eux de positionner de candidats dans les 24 circonscriptions électorales du Bénin, ils alignent des gens qui servent de bouche-trous pour eux. De peur de déposer une liste partielle de candidature pour être par la suite rejetée. Il y a même certains candidats positionnés sur des listes que les populations ne connaissent pas. Parce qu’ils ne sont pas de la circonscription électorale en question. Ils sont parachutés d’ailleurs. Conséquence, ils ne battent pas campagne ou jouent aux figurants.
Il est vraiment important que les acteurs politiques et les institutions de la République compétents tirent les conséquences de cet état de choses qui ne fait pas grandir la démocratie béninoise. Il faut qu’on aille maintenant vers des alliances politiques sérieuses avec des militants de poids sur toute l’étendue du territoire national.

Le scrutin législatif du dimanche 26 avril prochain a amorcé son dernier virage. Pendant que, dans les états majors politiques, on s’affaire pour les derniers contacts avec les électeurs, à la Commission électorale nationale autonome (CENA), l’heure est à la grande mobilisation en vue du convoyage du matériel. C’est le branle-bas, pourrait-on dire ! La journée d’hier, jeudi 23 avril n’a pas été de tout repos et demain samedi, tout le matériel devrait être présent dans toutes les localités du pays.
Dans la matinée d’hier jeudi 23 avril, se frayer un passage dans la cour de la Commission électorale nationale autonome (CENA) était quasi impossible. Entre les mouvements des camions, les allers-retours des agents, de leurs collaborateurs et autres assistants conviés au colissage et au paquetage du matériel de vote, des ouvriers déchargeant les bulletins de vote … l’heure était visiblement au déploiement de la grande artillerie. Pendant ce temps, les commissaires étaient en plénière avant de se déployer peu avant-midi dans la cour de l’institution, qui pour donner des consignes, qui pour s’enquérir de l’évolution du déploiement du matériel. L’ambiance restera la même jusqu’à la tombée de la nuit. A la seule différence que le nombre des camions a considérablement baissé, puisqu’ayant été déjà déployés sur le terrain.
Tout devrait, en tout cas, être fin prêt pour le dimanche prochain, rassure pour sa part la vice-présidente de la CENA, Géneviève Boco Nadjo. «Je voudrais confirmer que le matériel lourd est parti sur le terrain depuis 48 heures», nous a-t-elle fait savoir dans la soirée d’hier. Il s’agit ici des isoloirs, des urnes… Concernant le matériel dit sensible, à savoir les bulletins de vote, l’encre indélébile, l’encreur, les cachets, le cachet à voter, le coton, le dissolvant, les paires de ciseaux et autres, ils sont en cours de déploiement et devraient être répartis sur toute l’étendue du territoire national dans la journée d’aujourd’hui et au plus tard demain samedi, a aussi indiqué la vice-présidente de la CENA. Selon les explications de cette dernière, le matériel dit sensible, en raison de son caractère, fait l’objet d’une attention toute particulière. La CENA veille à ce qu’il soit dispatché convenablement afin d’éviter d’éventuelles déconvenues, soutient-elle. C’est d’ailleurs à l’en croire, la raison pour laquelle toute la journée d’hier, l’heure était à la grande mobilisation au sein de l’institution.
«Tout devrait bien se dérouler dimanche prochain !»
L’absence de l’ensemble du matériel de vote dans certaines localités, surtout lointaines du pays a fait l’objet, au cours de la journée d’hier, de certaines interrogations. Certains se sont interrogés de savoir si les coordinations d’arrondissement, surtout celles de la partie septentrionale du pays recevront à temps le matériel pour le convoyer vers les centres de vote. Mais du côté de la CENA, on rassure. Depuis l’après-midi d’hier, on s’y attèle au sein de l’institution. La vice-présidente de la CENA se veut même toute confiante à ce propos. Géneviève Boco Nadjo nous a fait savoir hier soir que dans la nuit, les camions à destination de la partie septentrionale du pays devraient s’ébranler «et successivement on va descendre. Ce vendredi soir ou demain samedi au plus tard, tout le matériel de vote sera convoyé», selon elle. En réalité, le déploiement aurait pu se faire bien plus tôt. Sauf que ce vœu des commissaires n’aurait pas été accompagné par certains fournisseurs de l’institution qui ont manqué à certaines de leurs obligations. «Les premiers convoyages du matériel sensible vers le Nord auraient pu être fait beaucoup plus tôt, mais certains fournisseurs n’ont pas respectés totalement leurs engagements», déplore Géneviève Boco Nadjo. Mais cela reste sans incident pour l’institution qui aurait déjà reçu l’essentiel de ses commandes. Pour elle, «l’état de veille a commencé depuis mercredi dernier» et «sauf cas de force majeure, tout devrait bien se passer dimanche prochain». Pour ce qui est des dispositions sécuritaires, il n’y a non plus rien à craindre selon la vice-présidente de la CENA qui, au cours de l’échange d’hier, a rappelé quelques-unes des dispositions prises par ses pairs et elle afin que tout se déroule sans anicroche.
Actualités 24 avr. 2015

Avec le soutien du Royaume des Pays-Bas, le ministère de l’Industrie, du Commerce, des petites et moyennes entreprises, à travers l’Agence béninoise de Promotion des Echanges commerciaux (ABePEC), est l’hôte de la Conférence régionale des OPC bénéficiaires du Programme néerlandais de Développement et de Promotion des exportations des fruits et légumes frais et des ingrédients naturels pour l’alimentation, les produits pharmaceutiques et cosmétiques 2014-2017. Ladite conférence a été officiellement ouverte hier jeudi 23 avril à Cotonou.
Le Burkina Faso, le Mali, le Sénégal, le Bénin et les Pays-Bas sont les pays qui participent à la conférence régionale des Organismes de promotion du commerce (OPC) qui s’est tenue hier à Cotonou. Selon Robert Akindé, directeur général de l’ABePEC, l’initiative de la conférence répond à la volonté de renforcer le partenariat entre le partenaire néerlandais (CBI) et les structures de promotion du commerce de la sous-région en général et du Bénin en particulier, en vue d’améliorer la compétitivité des entreprises locales et l’accès au marché et débouchés pour les produits agro-alimentaires des pays concernés. Et c’est la première activité du Programme de développement et de promotion des exportations des fruits et légumes frais et des ingrédients naturels pour l’alimentation, les produits pharmaceutiques et cosmétiques (BSOD). Lequel programme vise, a-t-il indiqué, à promouvoir le développement de l’accès au marché et à l’information commerciale pour les entreprises. Il a aussi pour objectifs le développement des exportations des fruits et légumes frais et des ingrédients naturels et autres produits pharmaceutiques et cosmétiques; le renforcement du système d’information et d’amélioration de la qualité de l’information sur les marchés au profit des PME/PMI. En plus, souligne Robert Akindé, le Programme comporte trois volets essentiels que sont l’intelligence des marchés, le développement du portail d’exportation web, le développement et la mise en œuvre d’un système de gestion de la qualité. C’est dire, se convainc le DG/ABePEC, que cette conférence servira de plate-forme d’échanges de connaissances, d’expériences, d’opportunités et de bonnes pratiques entre les différents pays participant au Programme. Pour qu’au sortir de la conférence, les capacités de ces acteurs soient renforcées et qu’ils puissent mettre en place au profit de leurs entreprises, un système d’informations commerciales performantes, adaptées à leurs besoins ainsi qu’un système de gestion de la qualité permettant d’améliorer les performances de leurs structures respectives.
Pour Peter van Gilst, responsable régional du Centre néerlandais de promotion des importations en provenance des pays en voie de développement (CBI), l’importance des structures d’exportation est avérée et le partage d’expériences doit aider à améliorer leurs compétences et induire une amélioration des échanges dans la sous-région. Ce défi, croit-il, pourra être relevé grâce à cette Conférence régionale.
Au nom du ministre de l’Industrie, du Commerce et des petites et moyennes Entreprises, son conseiller technique aux petites et moyennes Entreprises, Y. Bruno Anagonou, a procédé à l’ouverture de la conférence. Il a, d’entrée, remercié le CBI pour les opportunités qu’il offre à l’ABePEC et à ses structures sœurs des pays présents. Réitérant les avantages de la conférence, il relève que le Programme BSOD répond aux réelles préoccupations et à un besoin pressant du gouvernement béninois et de tous les acteurs des filières d’exportations porteuses en général, et des filières spécifiques concernées. Avec au menu des ateliers thématiques se rapportant aux volets recherche et information sur les marchés, information et technologie web/portail, et système de gestion de la qualité, cette conférence aidera à un réel renforcement des capacités et à l’instauration d’une démarche qualité ainsi qu’à la bonne stratégie de gestion de la qualité, assure Y. Bruno Anagonou.

Quatre tennismen béninois défendront les couleurs nationales à l’édition 2015 du Tournoi ‘’futurs’’ prévu du 24 avril au 9 mai prochain au Nigeria. Inscrit dans le calendrier ATP, ce tournoi permet d’attribuer des points aux joueurs en vue d’améliorer leur classement sur le plan international.
Le Nigeria accueille du 24 au 9 mai, le Tournoi ‘’Futurs’’ de tennis. Plusieurs pays au nombre desquels le Bénin, participent à cette compétition. Quatre tennismen ont la lourde responsabilité de représenter le pays. Il s’agit de Félix Hounkpèvi et de Timothée Zannou, respectivement actuels n°1 et n°2 sur le plan national. Magloire Yakpa, 4è et Charles Kodjo, respectivement 4è et 7è, sont aussi à leurs côtés.
Le Tournoi ‘’Futurs’’ de tennis est une compétition qui permet à ses participants de réunir des points afin d’améliorer leur classement ATP. Il démarre demain samedi 25 avril avec l’espoir pour les représentants béninois de connaître assez de réussite. Timothée Zannou, reste le seul Béninois présent dans le classement ATP. Il a donc l’occasion de conforter sa position. Quant à Félix Hounkpèvi, il aura à se battre pour retrouver la place qui était le sien dans ledit classement et qu’il avait perdue. Au même moment, Magloire Yakpa et Charles Kodjo, feront leur baptême.

Dans le cadre de la campagne électorale, Léhady Vinagnon Soglo, leader de la Renaissance du Bénin a rencontré, hier jeudi 23 avril, en début de soirée à Cotonou, les conducteurs de taxi–motos, à la place de l’Etoile rouge. C’était pour les appeler à voter pour la liste de l’alliance RB-RP afin de sanctionner le gouvernement qui n’a pas tenu ses promesses à leur égard. Il a, pour finir, fait le point de la campagne.
Par Didier Pascal DOGUE et Désiré GBODOUGBE
En conviant les conducteurs de taxi-motos à la Place de l’Etoile rouge, hier jeudi 23 avril, c’était pour les appeler à voter pour la liste RB-RP dans la 16e circonscription électorale de Cotonou.
« Lorsque la vérité apparaît, le mensonge disparaît ». C’est l’essentiel du discours que le président des ‘’Houézèhouè’’ a tenu, hier, face aux conducteurs de taxi-motos (zémidjan). Par un jeu de questions-réponses, le président de la RB leur a montré que le gouvernement et son chef ne se sont pas préoccupés de leur avenir. Raison pour laquelle il les a appelés à sanctionner la liste du pouvoir en place.
Puis, faisant le point de la campagne à la presse, il a déclaré : « Nous sommes à l’image de nos populations. Pendant près de deux semaines, nous avons sillonné tout le pays en particulier la zone du Littoral, Abomey-Calavi et le Zou ». Et de poursuivre que ce qu’il a entendu, traduit un ras-le-bol par rapport à la manière dont le pays est géré.
« Il est normal que le chef de l’Etat prenne un repos bien mérité. Il s’agira donc de continuer à marteler les thèmes de campagne pour dire non à toute révision opportuniste de la Constitution béninoise. Parce que grâce à cette Constitution, nous vivons en paix et la paix n’a pas de prix », insiste-t-il. Ainsi pour lui, il n’acceptera pas la correction d’une petite virgule de cette Constitution qui garantit cette paix tant recherchée de par le monde. Il s’agira également de dire non, retient-il, à un troisième mandat. « Le dimanche prochain, ça va être un vote sanction, car les populations en ont marre, or nous voulons vivre mieux. Car il est pénible de vivre le délestage, les coupures intempestives de courant électrique de même que l’achat de notre conscience comme on le fait avec du riz, du maïs», déplore-t-il.
Une prière sous la forme d’un cri de ralliement a été dite par les sympathisants de Léhady Vinagnon Soglo.

Connue comme une actrice majeure du développement dans la commune de Boukombé, Joséphine Koubetti à l’instar de Abiba Dafia Ouassangari, maire de Kérou, est tête de liste pour ces législatives dans l’Atacora. A l’opposé de son aînée positionnée sur la liste des Forces Cauris pour un Bénin émergent (FCBE), celle qui se dit candidate pour le développement, flirte avec l’alliance RB-RP.
A en croire cette tête de liste RB-RP dans la 3è circonscription électorale. «Dans l’Atacora c’est bien compliqué de se faire positionner en si bonne place quand on est femme. Il y a eu des handicaps mais Léhady Soglo (président de la RB) a la tête sur les épaules et mes mérites ont été reconnus », confie-t-elle, un couvre-chef sur la tête, orné de ‘’flyers’’ de l’alliance en miniature. A 48 ans, Joséphine Koubetti est un acteur du développement réputé pour ses initiatives au profit des femmes et de la communauté. Aussi, sa candidature s’inscrit-elle dans la droite ligne des idéaux qu’elle a longtemps partagés avec les divers groupements de femmes qu’elle a dirigés. «Je suis candidate pour le développement», se plaît-elle à défendre pour balayer du revers de la main toute idée d’opportunisme avancée par ses détracteurs pour la dérouter.
« Ce que j’ai appris à faire, c’est d’initier des micro projets et de rechercher des financements pour les réaliser en vue d’un plein épanouissement de la gent féminine », précise-t-elle. La militante de la cause des femmes a à son actif, grâce aux financements qu’elle tire du secteur touristique deux internats de filles dans sa commune natale, douze aires de maraîchage avec tout le matériel maraîcher adéquat, diverses aires de production de mangues, des unités de production de jus de mangue. Elle s’est par ailleurs investie dans l’apiculture et se bat pour un fonctionnement à plein régime du complexe de production de beurre de karité qu’elle vient de mettre en place. Présidente de l’Union des femmes pour le développement de Boukombé, cette mère de cinq enfants distribue chaque année une cinquantaine de vélos aux filles des zones reculées pour leur permettre de poursuivre sans peine leurs études.
«Je veux me battre parce que nous avons un problème de santé. Ne serait-ce qu’œuvrer pour disposer de la petite chirurgie pour soulager les femmes pendant l’accouchement et autres maux bénins. Œuvrer pour un cadre sain à travers le reboisement. Disposer de voies d’accès pour en finir avec le désenclavement de la commune de Boukombé », martèle cette icône qui aura fort à faire pour imposer ses idéaux dans les autres communes constituant la 3è circonscription, Matéri, Tanguiéta et Cobly.

La campagne pour les législatives a atteint sa vitesse de croisière dans la 5è circonscription électorale. Dans une ambiance bon enfant, les forces en présence sur le terrain multiplient d’ardeur et de stratégies pour appâter les électeurs.
Telle une belle fille en face de plusieurs soupirants, la 5è circonscription électorale composée de Tori, Ouidah, Kpomassè, Allada et Toffo est fortement courtisée. Et les partis politiques ou alliances de partis politiques en lice dans la circonscription ne lésinent pas sur les moyens pour charmer la dulcinée. Des affiches géantes à l’effigie des candidats frappés des logos de leurs formations politiques et flanquées de messages forts, des affichettes qui inondent les rues pour marquer les esprits. Des caravanes faites d’impressionnantes processions de voitures et/ou de motos de tout gabarit et de toutes les couleurs sillonnent, se croisent et se taquinent parfois dans les rues et ruelles. Des hauts parleurs grésillant et distillant des musiques et autres messages vantant les mérites de tel ou tel candidat, c’est à cela que ressemble la campagne, ces derniers jours dans la 5è circonscription.
De Pahou à Toffo, en passant par Tori et Allada, l’ambiance est la même. Elle est faite de démonstrations de force à travers la mobilisation des électeurs. Alors que la liste UDD-Wôlôguèdè conduite par Françoise Assogba en met plein la vue à travers ses multiples caravanes qui laissent derrière elles, poussière et autres affichettes à l’effigie du parti, la liste Alliance nationale pour la démocratie et le développement (AND) conduite par le professeur Octave Houdégbé a opté pour les meetings géants. C’est ce que fait, dans toute la circonscription, cette alliance politique, ces derniers jours à Allada, Pahou, Ouè-gbo, Toffo en passant par Tori et autres. Octave Houdégbé, grand orateur, explique les raisons du choix de son mouvement : «Choisissez le bulletin de vote, le symbole «Poste radio» aux fins de faire porter loin vos voix». Un message partout acclamé par une foule en liesse qui lui promet fidélité le jour du scrutin.
Pour sa part, la liste Union fait la Nation (UN) conduite dans la circonscription par le député Eric Houndété a choisi une méthode particulière pour faire sa campagne : aller à la rencontre de ses électeurs soit par catégorie professionnelle, soit par catégorie d’âge. Eric Houndété, par endroits et Jude Lodjou de l’autre, ont choisi, selon les localités de rencontrer et discuter avec leurs potentiels électeurs en fonction de leur appartenance professionnelle. Une méthode dont ils disent que l’avantage réside dans le fait qu’on peut discuter de façon spécifique aux préoccupations sociales de chaque groupe. Cela n’empêche pas qu’ils se rendent, parfois dans certaines concessions, lorsque la nécessité se fait sentir, pour faire passer le message.
Outre ces formations politiques qui se font plus visibles sur le terrain, d’autres marquent également leur présence à travers des affiches et de petites animations. C’est le cas, par exemple, de l’Union pour le Bénin (UB) avec, entre autres, têtes de pont des noms comme celui du maire d’Allada, Lucien Houngnibo, Marcellin Ahonoukou. Egalement quelques affiches, des têtes de listes comme celles d’Evariste Sinkpota de RDR, Euloge Kougbè de l’Alliance Nouvelle Espoir pour le Bénin.
En attendant le scrutin du 26 avril prochain, les populations des localités de Pahou, Tori, Allada et Toffo ne s’ennuient pas.

Aux dernières heures de la campagne pour les législatives du dimanche 26 avril prochain, le parti Union pour la Démocratie et le Changement (UDC-Nounagnon), a débordé d’ingéniosité. Hier jeudi 23 avril dans un porte-à-porte, il a dévoilé son projet de société aux populations de la 16è circonscription électorale.
Opération de charme du parti Union pour la Démocratie et le Changement (UDC-Nounagnon), dans une totale discrétion à Cotonou. C’est la stratégie retenue par ce mouvement politique pour séduire l’électorat.
Loin des tapages et animations culturelles tous azimuts, l’UDC- Nounagnon coordonnée par Elisabeth Agbossaga Jawad a plutôt opté pour une campagne de proximité.
«Nous faisons du porte-à-porte, en parcourant arrondissement par arrondissement, village par village, quartier par quartier et en privilégiant le contact avec les femmes, les jeunes, les artisans et les sages», explique Dah Agbatchia Gnidjazounnon, président des sages du parti, rencontré fortuitement devant le siège du parti dans la 16è circonscription électorale. Celui-ci nous oriente ensuite vers Norbert Francis Tossou, tête de liste dans la même circonscription et 2è titulaire de la même liste, Antoinette Kpèhounton.
Mais avant, il a souligné que depuis le démarrage de la campagne, le parti organise seulement des mini-meetings et privilégie surtout les rencontres de proximité avec les populations. Une manière simple mais efficace pour lui de toucher du doigt les difficultés que vivent les populations, afin d’y apporter des solutions adéquates.
Et Norbert Francis Tossou, tête de liste d’expliquer combien l’option de porte-à-porte est la meilleure pour mieux s’attirer les électeurs. Car, en équipe restreinte, sans tambour ni trompette, il est plus facile d’expliquer aux populations l’impérieuse nécessité pour l’UDC-Nounagnon d’être représentée à l’Assemblée nationale. A l’en croire, sa formation politique certes jeune et petite, regorge de beaucoup de talents avérés et nourrit beaucoup d’ambitions pour le Bénin. Il n’a pas de bord politique, et veut simplement travailler pour la nation entière, sans distinction de race, de sexe, d’âge et de religion. Comme actions phares à entreprendre si le candidat de l’UDC était élu, elle proposerait une loi sur le casier judiciaire, afin de réduire les déplacements d’une localité à une autre, les pertes de temps et les dépenses relatives à la délivrance de ladite pièce. L’UDC veut aussi œuvrer en faveur de la réduction des avances sur loyer. Par ailleurs, elle va oeuvrer pour la subvention de l’Etat pour l’achat des vaccins contre les maladies sexuellement transmissibles. Aussi veut-elle contribuer à l’amélioration des nouveaux programmes d’études.
Son logo est reconnaissable aux deux mains pointées en direction du ciel. Ce qui symbolise, selon les membres du parti, ‘’une étoile qui guide vers l’avenir’’.
Pour eux, rien qu’à l’évocation du nom de la coordonnatrice Elisabeth Agbossaga Jawad, les populations manifestent un certain enthousiasme à la rencontrer, et brûlent d’envie de la voir au Parlement pour être leur porte-voix

Quant à Zéphirin Kindjanhoundé, président de l’UDD-Wôlôguêdè, il est tête de liste dans la 24e circonscription électorale. Député sortant, il sollicite à nouveau la confiance des électeurs. Au cours des diverses rencontres avec sa base, il privilégie les questions relatives au chômage des jeunes et les conflits entre les peulhs transhumants et les agriculteurs.
Profitant de ces derniers jours de campagne, Zéphirin Kin-djanhoundé a sillonné plusieurs localités de Zogbodomey dont Domè et Koussoukpa. Dans la localité de Koussoukpa, village natal de son suppléant, Bonou Yessoufou, l’équipe de Zéphirin Kindjanhoundé est allée charmer les électeurs parce qu’ici, on ne votait pas UDD. Le député rappelle à ceux qui l’auraient déjà oublié qu’il est le seul politique à s’opposer ouvertement à la lutte contre l’essence Kpayo menée par le gouvernement l’année dernière. Et désormais, il est aussi engagé aux côtés des populations pour lutter contre la transhumance des peulhs dans les champs des agriculteurs.
Politique 24 avr. 2015