La Nation Bénin...
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Ils sont tous deux fes figures de proue de l’UDD-Wôlôguêdè pour les élections, législatives du 26 avril prochain: Zéphirin Kindjanhoundé et Anne Marie Christine Acotchou. Le premier est tête de liste dans la 24è circonscription électorale tandis que la seconde est le porte-étendard dans la 23è et l’une des rares femmes têtes de liste.
Anne-Marie Christine Acotchou, candidate aux élections législatives pour défendre les couleurs du parti Union pour une dynamique démocratique (UDD-Wôlôguèdè) du député Zéphirin Kindjanhoundé. Elle conduit cette liste dans la 23e circonscription électorale. Elle dit avoir fait l’amer constat que les deux dernières législatures sous le régime actuel ont failli à leurs missions parce que les députés n’ont pas suffisamment exercé leur prérogative de contrôle de l’action gouvernementale que leur confère la loi. «La conséquence en est que «beaucoup de malversations financières et de dérives ont été commises sous le régime du Changement et de la Refondation. La Haute cour de Justice est restée, tout le temps, désœuvrée», souligne-t-elle. La 7e législature, selon Anne-Marie Christine Acotchou se doit donc d’être une nouvelle ère, avec la lourde mission de corriger le tir par une «Nouvelle conscience et d'assurer le développement réel du Bénin pour le bien de tous».
Jointe au téléphone hier jeudi 23 avril, Anne-Marie Christine Acotchou en route pour les localités d’Agouna et de Koutagba dans la commune de Djidja où elle a rendez-vous avec des électeurs a fait un résumé de son programme de législature en 12 points. Le premier est d’«accepter et ne contribuer à toute révision constitutionnelle qu'après avril 2016». UDD-Wôlôguêdè, selon elle, défendra en tout temps le maintien des verrous constitutionnels et œuvrera à l'adoption d'une Constitution moderne et plus juste pour tous les Béninois. Partout où elle passe depuis ces dernières semaines, Christine Acotchou sollicite le suffrage des électeurs pour être le porte-parole des populations auprès des autorités centrales et locales, pour accélérer la réalisation de grands projets et infrastructures (routes, électricité, eau, éducation, santé, etc.) pour le bonheur des populations.

Parmi les jeunes formations politiques en lice pour les législatives du dimanche 26 avril prochain, il y a le Mouvement d’Eveil de la Conscience du Citoyen pour une autre Alternative (MECCA) du maire d’Agbangnizoun, Léopold Houankoun, lui-même non partant pour des raisons stratégiques. C’est plutôt l’avocat Nestor Ninko qui porte l’étendard du mouvement comme tête de liste dans la 23è circonscription électorale constituée d’Agbangnizoun, Abomey, Bohicon et Djidja.
Joint par téléphone hier mercredi 22 avril, le candidat Nestor Ninkpo qui était sur le terrain à la rencontre de son électorat, a préféré nous orienter vers le président du MECCA, Léopold Houankoun, maire d’Agbangnizoun qui coordonne les actions des candidats dudit mouvement. Rencontré hier à Sinwé-Lègo à Agbangnizoun, ce dernier a assuré que tout est mis en marche pour que le MECCA crée la surprise dimanche prochain au soir du scrutin aussi bien dans la 23è que la 7è circonscription électorale.
En effet, ce mouvement politique est composé dans sa grande majorité des cadres, des opérateurs privés, des paysans, femmes, jeunes et autres militants ayant judicieusement porté leurs choix sur le Dr Boni Yayi à l’occasion des élections présidentielles de 2006 et de 2011, puis soutenu la liste FCBE pour les législatives de 2007 et de 2011 dans leurs circonscriptions électorales respectives avec des victoires à nulle autre pareille.
Léopold Houankoun confie que désormais, avec ce scrutin-ci, le véritable poids politique du MECCA pourra être évalué dans nombre de circonscriptions électorales, au-delà de la 23è. Il s’agit donc, précise-t-il, d’une force politique qui bien qu’appartenant à la Majorité présidentielle, a voulu aussi montrer de quoi est-ce qu’elle est capable sur le terrain. «D’ailleurs, nous sommes mieux placés que quiconque pour évoquer les difficultés que rencontrent les populations d’Agbangnizoun et des autres villes de la 23è circonscription électorale. C’est aussi vrai que depuis le décès de Valéry Mongbè, il y a huit ans, la commune d’Agbangnizoun n’a plus eu de député. Aussi, depuis 1960, Agbangnizoun n’a jamais obtenu un poste ministériel, alors qu’il faut être dans le cercle de décisions pour mieux faire connaître les problèmes auxquels est confrontée votre région.
Il nous faut donc avoir un fils d’Agbangnizoun au Parlement », explique l’air déterminé, le président du MECCA. Et, une fois au Parlement, les députés MECCA s’engagent à défendre les idéaux de liberté, d’égalité, de solidarité et de justice sociale qui sont les valeurs essentielles que prônent ce mouvement. Elles constituent pour ce parti, des droits qu’il s’agira de traduire en termes d’objectifs à réaliser pour le bonheur de tous.
Pour parvenir à cette fin, les candidats et responsables du MECCA privilégient la campagne de proximité sur le terrain. Ils sont d’ailleurs convaincus que c’est la meilleure stratégie communicationnelle pour faire passer leurs messages au sein des populations de la 23è circonscription électorale. Selon le maire Léopold Houankoun, le bruit ne fait pas du bien et le bien non plus, ne fait du bruit. Et, parie-t-il, « nous sommes sûrs que le MECCA vous surprendra au soir du 26 avril prochain en décrochant au moins deux des quatre sièges en jeu ici dans la 23è».

Le ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Dossou Codjo, a tenu hier mercredi 22 avril, une séance de travail avec l’ancien président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré, au cabinet du ministère. Les échanges ont porté sur la tenue prochaine des élections législatives au Bénin.
Dans le souci d’un bon déroulement des élections législatives du 26 avril prochain, l’Union Africaine (UA) a envoyé des observateurs au Bénin. La délégation conduite par l’ancien président par intérim du Mali, Dioncounda Traoré a été reçue hier, par le ministre en charge de l’Intérieur Simplice Codjo Dossou.
A la fin de leurs échanges, l’émissaire de l’UA a déclaré qu’ils ont été envoyés au Bénin par l’institution afin d’observer le déroulement des élections. Il indique que leur mission concerne les périodes pré-électorale et post-électorale. Les membres de la délégation seront également sur le terrain pendant les élections, a précisé Dioncounda Traoré. «C’est dans ce cadre que nous faisons des rencontres avec tous ceux qui sont concernés par l’organisation des élections», a-t-il souligné. Il a ajouté, que leur rôle est juste d’observer les élections et non de s’y ingérer.
Dioncounda Traoré a affirmé que le ministre en charge de l’Intérieur a donné des informations relatives à la préparation des élections, les difficultés que rencontre le gouvernement, et les mesures prises pour les résoudre.
Pour le ministre en charge de l’Intérieur, Simplice Dossou Codjo, l’Union Africaine a vu juste en envoyant une délégation d'observateurs pour les élections au Bénin. C’est pourquoi il a saisi l’occasion pour inviter les Béninois à rester sereins durant toute la période électorale.

Décision DCC 15-093 du 15 avril 2015
La Cour constitutionnelle,
Saisie d’une requête du1er avril 2015 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0707/059/REC, par laquelle Monsieur Hermann Meton demande le report des élections communale, municipale et locale ;
Saisie également d’une requête du 08 avril 2015 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0746/066/REC, par laquelle Monsieur Pierre Adechi, «candidat aux élections des membres des conseils municipaux ou communaux dans la commune de Sakété et membre de la formation politique dénommée Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE)», forme un recours contre la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour violation de l’article 438 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin ;
Saisie d’une autre requête du 08 avril 2015 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0747/067/REC, par laquelle Monsieur Daton Medenou, «candidat aux élections des membres des conseils municipaux ou communaux dans la commune d’Ifangni… sur la liste de l’Alliance UB/FCBE», forme un recours contre la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour violation de la même disposition ;
Saisie enfin d’une autre requête du 08 avril 2015 enregistrée à son secrétariat à la même date sous le numéro 0748/068/REC, par laquelle Monsieur Babarindé Echoudina «candidat aux élections des membres des conseils municipaux ou communaux dans la commune d’Adja-Ouèrè… et membre de la formation politique dénommée Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE)», forme un recours contre la Commission électorale nationale autonome (CENA) pour violation de la même disposition ;
VU la Constitution du 11 décembre 1990;
VU la loi n° 91-009 du 04 mars 1991 portant loi organique sur la Cour constitutionnelle modifiée par la loi du 31 mai 2001;
VU le règlement intérieur de la Cour constitutionnelle;
Ensemble les pièces du dossier ;
Ouï Madame Lamatou Nassirou et Monsieur Zimé Yérima Kora-Yarou en leur rapport;
Après en avoir délibéré,
Contenu des recours
Considérant que Monsieur Hermann Meton expose: «… En effet, l’organisation desdites élections projetées pour le dimanche 31 mai 2015 me paraît à la date de ce jour irréalisable et pour cause :
- Les cartes d’électeur dont la copie est exigée dans la constitution des dossiers à déposer à la Commission électorale nationale autonome (CENA) au plus tard le 09 avril 2015 ne sont pas disponibles ;
- L’article 396 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, dispose : "la détermination du nombre de siège par arrondissement s’effectue sur la base d’une représentation proportionnelle liée à l’importance démographique … le chiffre de la population est celui indiqué dans le dernier Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH)". Les résultats du dernier recensement général de la population et de l’habitat ne sont pas publiés à ce jour ;
- La loi sur les unités administratives votée par l’Assemblée nationale n’est pas promulguée jusqu’à ce jour, ce qui empêche de déterminer non seulement des limites administratives des nouveaux quartiers de ville ou villages créés, mais aussi et surtout leur population et par conséquent le nombre de conseillers locaux à faire élire » ;
Considérant qu’il conclut : « Au regard de tout ce qui précède et pour garantir à notre pays la paix et la cohésion dont il jouit si précieusement, je m’en remets à l’appréciation de votre haute institution sur la nécessité de repousser la date d’organisation desdites élections. »;
Considérant que Messieurs Pierre Adéchi, Daton Medenou et Babarindé Echoudina allèguent quant à eux que le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a fixé au 05 avril 2015 le dernier délai pour déposer les dossiers de candidature aux élections communale et municipale alors qu’à cette date une des pièces maîtresses du dossier, en l’occurrence la photocopie certifiée conforme de la carte d’électeur n’est pas encore disponible, lesdites cartes n’étant pas encore délivrées aux électeurs ; qu’ils ajoutent que les dossiers de candidature devant être impérativement déposés quarante-cinq (45) jours avant l’ouverture de la campagne électorale, ce délai au moment de la distribution des cartes d’électeur ne pourra pas être respecté pour une élection du 31 mai 2015 ; qu’ils demandent en conséquence à la Cour, d’une part, de déclarer que le président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) a violé l’article 438 du Code électoral en République du Bénin, d’autre part, de constater que la non disponibilité des cartes d’électeur et l’impossibilité de respecter le délai du dépôt des candidatures quarante-cinq (45) jours avant l’ouverture de la campagne électorale, constituent des difficultés majeures pour la tenue des élections le 31 mai 2015 ; enfin, de prendre toutes les dispositions utiles pour fixer une nouvelle date ;
Instruction des recours
Considérant que par la lettre n° 0612/CC/SG du 08 avril 2015, il a été demandé au président de la Commission électorale nationale autonome (CENA) de bien vouloir faire connaître à la haute juridiction ses observations ; qu’à ce jour, aucune réponse n’est parvenue au siège de la Cour ;
Analyse des recours
Considérant que les quatre recours sous examen portent sur le même objet et tendent aux mêmes fins ;qu’il y a lieu de les joindre pour y être statués par une seule et même décision ;
Considérant queMessieurs Hermann Meton, Pierre Adéchi, Daton Medenou et Babarindé Echoudina sollicitent de la Cour, le report de la date des élections communale, municipale et locale aux motifs que :
- les cartes d’électeur ne sont pas disponibles ;
- les résultats du dernier recensement général de la population et de l’habitat ne sont pas publiés ;
- le délai du dépôt des candidatures de quarante-cinq (45) jours avant la campagne électorale ne peut être respecté ;
Considérant que dans sa décision DCC 15-001 du 09 janvier 2015, la Cour, en sa qualité d’organe régulateur du fonctionnement des institutions et de l’activité des pouvoirs publics, a dit et jugé que les élections communale, municipale et locale doivent impérativement avoir lieu le 31 mai 2015 ; que cette décision est intervenue dans le cadre général de l’organisation des élections législative et locale de 2015 ; que dans le cas d’espèce, les requêtes sous examen portent exclusivement sur un contentieux opposant des présumés candidats aux élections communale, municipale et locale à la Commission électorale nationale autonome (CENA), contentieux dont l’appréciation relève de la compétence de la Cour suprême ; que cependant, la Cour constitutionnelle, si elle devrait en être juge en tant qu’organe régulateur, rappellerait que seul l’organe chargé de la gestion du processus électoral, en l’occurrence la Commission électorale nationale autonome (CENA), est habilité à solliciter un éventuel report desdites élections dans les conditions fixées par l’article 49 du Code électoral en République du Bénin selon lequel « Tout report de la date des élections est interdit. En cas de force majeure, le report de date ne peut être fait qu’après une consultation de toutes les forces politiques engagées dans l’élection concernée. » ;
Considérant qu’aux termes de l’article 131 alinéa 2 de la Constitution, la Cour suprême« est compétente en ce qui concerne le contentieux des élections locales » ; que selon l’article 118 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin : « Conformément aux dispositions de l’article 131 alinéa 2 de la Constitution du 11 décembre 1990, la Cour suprême est compétente en ce qui concerne le contentieux des élections locales » ;qu’il résulte de ces deux dispositions que la Cour constitutionnelle n’est pas compétente pour connaître des recours sous examen ; qu’en conséquence il échet pour elle de se déclarer incompétente ;
D E C I D E :
Article 1er.-La Cour est incompétente.
Article 2.- La présente décision sera notifiée à Messieurs Hermann Meton, Pierre Adéchi, Daton Medenou, Babarindé Echoudina et publiée au Journal officiel.
Actualités 23 avr. 2015

Des cartes d’électeur de Gbèssaka qui se retrouvent à plusieurs dizaines de kilomètres à Ségbana centre, celles de Kambara, à Libantè ou encore celles de Lougou à Sokotindji et vice-versa. C’est le problème essentiel que connaît l’opération de distribution des cartes d’électeur dans la commune de Ségbana.
Les cartes d’électeur sont mélangées et éparpillées dans les différents villages et arrondissements de Ségbana, ce qui rend la tâche difficile aux agents distributeurs qui enregistrent un nombre impressionnant de recherches infructueuses de cartes. Déjà, la commune regorge d’une forte communauté de bouviers peulhs nomades. Nombre d’entre eux ont déjà quitté les villages où ils se sont fait enrôler pour aller à la recherche de pâturage et d’eau pour leurs troupeaux, à en croire Awali W. Guènè, chef du village de Gbèssaka. A cela, poursuit-il, s’ajoutent les longues distances qui séparent les camps peulhs des centres de vote et qui font qu’une importante quantité de cartes d’électeur reste encore sous les bras des agents distributeurs.
Dans la plupart des centres de vote parcourus hier mercredi 22 avril à Ségbana, quatre citoyens sur cinq sont déjà en possession de leurs cartes d’électeur. Les chefs de village rencontrés ne reconnaissent pas la majorité de ceux qui n’ont pas encore retiré leurs cartes, alors qu’ils pensent maîtriser plus ou moins leurs administrés. Les agents distributeurs et les chefs de quartiers sont obligés de se communiquer les noms ou de se déplacer avec leurs propres moyens pour aller vérifier dans d’autres localités si les cartes de leur centre ne se retrouvent pas ailleurs. «Je prends les noms et je ramène à l’arrondissement à Liboussou pour chercher», confie Osséni Siabaou, agent distributeur au centre de l’EPP Gbèssaka. «D’autres cartes d’habitants d’ici ont été retrouvées dans le village de Waranzi », ajoute-il. Sur les 832 cartes du centre, une centaine reste à distribuer. Le constat est le même au centre de l’EPP Batazi dans l’arrondissement de Ségbana où sur les 3500 cartes reçues, les trois agents commis à la tâche attendent encore, à notre passage, 461 électeurs pour le retrait de leurs cartes ; 20 personnes parmi eux sont reconnues comme mortes. «Des cartes de Piami se retrouvent nombreuses ici», selon Hamidou Kpassidé, un des agents distributeurs de Batazi.
Dans le même temps, certains vont de centre en centre et même de village en village et exhibent des récépissés attestant qu’ils ont participé à l’audit participatif et à l’enregistrement complémentaire pour la confection de la liste électorale permanente informatisée (LEPI), sans avoir gain de cause. C’est le cas de ce monsieur rencontré avec le récépissé portant le nom Azaratou Soulé, son épouse. L’homme dit avoir déjà parcouru trois centres, sans trouver le fameux sésame qui permettra à sa femme d’exprimer son vote dimanche prochain. «C’est quoi ça et on envoie les gens partout partout...», baragouine le quadragénaire tout furieux.
Par ailleurs, les photos sont floues et les personnes sur les cartes ne sont identifiables que par leurs noms. Quatre cas sont recensés sur les 1656 cartes reçues par l’agent Douro Bah Orou de l’EPP Piami. Aussi, les noms sont-ils mal écrits. C’est ainsi que le prénom féminin Zoubératou est attribué à Zoubérou qui a reçu sa carte à l’EPP Piami. Dans ce même centre de vote, Satou, une femme, a vu sur sa carte Santou qui serait un prénom féminin en langue Zerma, nous signale Douro Bah Orou.

Le directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des cultes ( MISPC), Jean Tozé, a tenu dans la salle de conférence dudit ministère, hier mercredi 22 avril, un point de presse. L’objectif est de recentrer la compréhension que les Béninois doivent avoir du contenu du message de son ministre et du communiqué de presse qui l’a suivi en ce qui concerne le port de casque en période électorale.
Contrairement à ceux qui pensent que le port du casque est suspendu définitivement, suite au communiqué du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes (MISPC) relatif au port de casque en période électorale, le directeur du cabinet du ministre, Jean Tozé, y a apporté des éléments d'éclairage hier pour mieux la faire comprendre aux populations.
«Le communiqué et le message ont voulu donner des instructions aux préfets des départements pour qu’en raison de la période électorale, la répression puisse être suspendue, et non le contrôle. C’est la répression qui est suspendue», explique-t-il avant de préciser que le port de casque demeure toujours obligatoire pour tous les conducteurs de motos». Cette décision prise récemment par le MISPC, intervient selon lui en raison de la période électorale.
Aussi, a-t-il saisi l’occasion d’hier pour rappeler le but visé par cette recommandation. Pour lui, la protection et la sécurité des citoyens en cas d’accident justifient cette décision du port de casque.
Jean Tozé a par ailleurs invité les agents de police à veiller au respect de cette règlementation. «La répression ne s’impose pas toujours même en matière de contrôle. Les policiers ont, par rapport à cette règlementation, une compétence préventive. Les forces de l’ordre doivent en cette période se limiter à leur compétence préventive et surtout éviter la répression», conclut-il.

A quelques heures de la fin de la campagne électorale, les différentes listes aux législatives du 26 avril prochain se neutralisent à travers leurs assauts répétés sur les électeurs. Dans la 14ème circonscription électorale, fief naturel du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), le duel se corse entre les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) en alliance avec Amana.
Dans les arrondissements de Badjoudè, Tchalinga, Ouaké, Komdè et Sèmèrè, Abdoulaye Bio Tchané s’est fait, sans être candidat aux législatives, le porte-voix de l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT), multipliant ses apparitions dans les meetings et autres rencontres à huis clos. A Ouaké, commune dont il est natif, le probable candidat à la présidentielle de 2016 est allé à la rencontre des potentiels électeurs des candidats de son alliance aux législatives du 26 avril prochain. Galvanisant sa troupe et rassurant d’un ton tempéré les populations. Il entame son discours avec ce même plaidoyer pour la préservation de la paix et cette volonté à contribuer au mieux-être des Béninois en proposant au peuple des élus capables de légiférer des lois à leur profit. Bis répétita à Bassila et à Copargo avec les têtes de liste Ahmed Affo Owobo et Assane Séibou où il s’est donné du plaisir à apprendre aux populations le nouveau slogan de l’alliance. Une géniale trouvaille, dit-il, des membres et autres sympathisants de l’alliance.
Une belle offensive que redoute bien l’alliance rivale constituée des FCBE et du parti Amana, l’aile dissidente de l’ex-regroupement G13 aujourd’hui dispersé en plusieurs forces dont l’Alliance Soleil aussi engagée sérieusement dans la 14è circonscription.
Pour Malawé Mama Moumoun, 2ème adjoint au maire de Ouaké, aujourd’hui membre du parti Amana, l’adversaire qui semble ébranler le plus la quiétude de l’alliance FCBE-Amana a pour nom ‘’ABT’’. Si naturellement Ouaké reste la région natale du leader de l’Alliance pour un Bénin triomphant, il n’en demeure pas moins qu’elle est constituée également d’anciens membres de l’alliance G13 qui l’aident à ratisser large au sein de l’électorat de la commune de Ouaké.
En dépit du fait que l’alliance FCBE-Amana rehausse les chances de succès pour les candidats en lice sur cette liste, Ouaké reste selon le 2ème adjoint au maire de la commune « le pays natal du premier adversaire de FCBE-Amana qui est ABT ». Et fort de cela, la bataille ne sera pas aussi facile qu’on le pense, avoue-t-il. « La conquête du terrain reste une lutte très serrée et chaque formation développe sa stratégie pour avoir le dessus ». Mais à voir les actions développées par son alliance sur le terrain et la stratégie du porte-à-porte mise en branle il estime que la victoire choisira leur camp.
Politique 23 avr. 2015

A jour J-3 des élections législatives de 2015 au Bénin, la mobilisation au niveau de certains partis politiques reste aussi forte. Hier, mercredi 22 avril, le parti du ‘’Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR), de l’honorable Epiphane Quenum était à Kpondéhou et à Ste Cécile dans la 15è circonscription électorale pour solliciter le suffrage des électeurs.
Rencontre grandiose autour d’un enjeu de taille. Le parti du ‘’Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR), a investi hier les quartiers Ste Cécile et Kpondéhou dans le cadre de la campagne comptant pour les élections législatives du 26 avril prochain. Au cours de cette rencontre qui a enregistré la présence effective du président du parti, l’honorable Epiphane Quenum, et de plusieurs autres candidats de la même liste, l’enthousiasme des populations était à son comble.
Sans langue de bois aucune, Epiphane Quenum a essayé pendant plus de trois heures d’horloge, de convaincre les électeurs sur la nécessité de voter pour la liste RDR. Pour lui, les raisons qui doivent guider tout électeur à accorder son suffrage à sa liste, sont multiples.
Le parti RDR est un choix éclairé qui rassure d’un avenir certain et qui veut œuvrer en faveur d’une justice sociale avérée, vante-t-il. Il cite en exemple les nombreuses propositions de lois qu’il a faites à l’Assemblée nationale pour le rayonnement de la démocratie au Bénin.
Dans leurs diverses déclarations, Epiphane Quenum et les siens ont exprimé leur souhait d’en découdre avec la politique politicienne. Le parti du Rassemblement pour la Démocratie et la République (RDR), est un jeune parti certes, mais selon ses candidats, il veut mettre fin aux vieilles pratiques qui consistent à bafouer les droits du peuple.
Tour à tour, Tatiana Datondji Houédanou et Anasthasie Tchodaton, respectivement candidate et membre du bureau politique du parti, prendront la parole pour insister sur le choix du RDR, le 26 avril prochain.
L’honorable Epiphane Quenum est présenté par celles-ci comme un homme du peuple, un défenseur de la cause des femmes, des jeunes et des sages.
Il ne l’est pas moins pour ses militants aussi, pour qui le RDR incarne un ‘’aigle royal’’. Lequel, veut travailler pour l’enracinement de la démocratie, pour l’émergence de la jeunesse en proposant de nouvelles stratégies et visions au profit du développement du pays.
Les jeunes qui étaient présents à ce meeting, l’ont rassuré de leur soutien indéfectible. « Nous sommes résolument engagés derrière vous », a déclaré Marcel Goussanou, membre du parti.
Il sera soutenu par un autre membre du parti, Tessilimi Raliou. « Nous avions déjà fait un sondage et sommes convaincus de ce que vous avez déjà obtenu le nombre de sièges nécessaires dans la 15è circonscription», rassure-t-il.
Après Kpondéhou à Akpakpa, la délégation était au contact des populations de Ste Cécile pour le même exercice. Les différents slogans scandés par les militants témoignent de leur adhésion aux idéaux du parti.

L’opération de distribution des cartes d’électeur avance à grands pas sur le terrain. Les citoyens concernés se bousculent au niveau des centres de distribution des départements de l’Ouémé et du Plateau. Par endroits, le retrait serait déjà achevé.
Le Centre national de traitement (CNT) peut se frotter les mains. L’opération de distribution des cartes d’électeur lancée avec un grand retard, est en train de connaître un succès. Moins d’une semaine seulement après le démarrage de cette opération, force est de constater qu’elle a connu une forte mobilisation des électeurs concernés. En tout cas dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, le taux de retrait est satisfaisant. Plus de 70% des cartes d’électeur sont déjà retirées. Ce chiffre a été avancé par le coordonnateur départemental du CNT . Selon Hugues Patinvoh, l’opération se déroule sans anicroches. Il a salué l’engouement des populations qui ne cessent de se bousculer dans les centres de distribution ouverts à cet effet. Il y a même plusieurs centres de distribution à Porto-Novo où le retrait a déjà pris fin, informe Hugues Patinvoh qui invite les retardataires à en faire autant.
La même satisfaction est notée dans le Plateau.
En effet, à en croire Rodrigue Hodé, coordonnateur du CNT au niveau de ce département, le gros lot des cartes d’électeur a été déjà retiré. Même s’il dit ne pas disposer encore des statistiques précises de terrain. Ceci serait dû aux difficultés d’accès à certains centres de distribution par les Coordonnateurs communaux à l’actualisation (CCA). Il prévoit une descente sur le terrain ce jour pour s’enquérir de l’évolution de la distribution de ces cartes d’électeur dans le Plateau et avoir un point global de l’opération sur le territoire sous sa compétence.
Il faut souligner que le mardi dernier, le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, accompagné d’une délégation était aussi dans plusieurs centres de distribution de quelques communes du département pour évaluer le niveau d’avancement de l’opération. Il était notamment à Sèmè-Podji, Adjarra et Porto-Novo pour s’enquérir du rythme de retrait desdites cartes d’électeur, des mesures sécuritaires prises pour son bon déroulement et les difficultés éventuelles des agents en charge de la distribution. C’est avec beaucoup de satisfaction que le préfet a constaté que le processus quoique démarré tardivement suit normalement son cours. La moyenne des cartes d’électeur distribuées avoisine déjà les 75%. En dehors du fait que certains agents des postes de distribution prennent sur eux le risque de la garde des cartes d’électeur, aucune difficulté majeure n’est à signaler. «Nous avons l’obligation en raison de la période électorale que nous vivons, de faire en sorte que tout se passe bien. Nous sommes à l’une des étapes les plus importantes. Nous jouerons toute la partition qui est la nôtre afin que chaque groupe politique, chaque candidat, puisse aller et venir tranquillement, que chacun puisse battre campagne normalement et, que l’un ne s’impose pas à l’autre parce que la priorité doit rester notre pays», souligne le préfet Moukaram Badarou.

Les Organisations de la Société civile membres de la Plate-forme électorale des OSC du Bénin se sont réunies hier mercredi 22 avril au Codiam de Cotonou. A quelques jours du scrutin du dimanche prochain, elles se mobilisent pour un vote libre, crédible et transparent, à travers la mise en place d’un système de veille basé sur des solutions.
Comme à la veille de chaque élection au Bénin, des Organisations de la Société civile (OSC) mettent en place un mécanisme de contrôle des opérations. Ils étaient des dizaines au Codiam hier, les représentants des ONG et associations membres de la Plate-forme électorale des Organisations de la Société civile du Bénin crééée sous l’impulsion du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Celle-ci vise des élections crédibles, libres et transparentes le dimanche 26 avril prochain.
Pour ce faire, elle a mis sur pied trois chambres en son sein. Il s’agit des chambres de la médiation, de la mobilisation et du monitoring installées pour l’occasion à l’Hotel Azalai. Ces chambres regroupent des personnalités béninoises influentes capables de faire tout le long du processus de l’élection, des plaidoyers auprès des dirigeants afin de remédier rapidement aux éventuels dysfonctionnements sur le terrain. Selon le président de l’ONG ALCRER Martin Assogba, membre de la Plate-forme, une centaine d’observateurs seront déployés sur l’ensemble du territoire national à raison de 50 dames et 50 hommes. Le groupe sera divisé en deux pour couvrir le Septentrion et le Sud-Bénin.
«Dès ce jour, ils seront formés sur le système ‘’Situation Room’’, un système informatique pourvu de téléphone corporate pour leur permettre de communiquer avec les chambres de la Plate-forme en toute sécurité», a précisé Martin Assogba. Il a par ailleurs invité l’ensemble des OSC à remplir les formalités auprès de la Commission électorale nationale autonome (CENA) afin d’envoyer sur le terrain leurs propres observateurs en vue d’une bonne couverture du scrutin du dimanche prochain.
La campagne électorale actuelle ne déroge pas non plus à l'achat de conscience. C’est pourquoi, les Organisations de la Société civile mettent en garde les populations. Léontine Idohou Konou, présidente du Rifonga-Bénin, et membre de la Plate-forme, invite les populations en général et les femmes en particulier à lutter contre le pouvoir de l’argent en période électorale. «C’est un débat d’idée. Je nous exhorte, nous femmes à ne pas céder à l’argent. Notre rôle est de rassurer les électeurs, c’est de sensibiliser nos frères et sœurs pour des élections transparentes, libres et crédibles. Oublions l’argent et sachons que c’est un devoir de citoyenneté. Levons-nous comme un seul homme pour des élections libres, crédibles et transparentes», a lancé Léontine Idohou Konou aux représentants des OSC.
Pour Koda Adjaoké, membre de la Plate-forme, c’est le moment pour les femmes de se mobiliser une fois pour toute. «C’est l’heure de dire non à tous ceux qui nous proposent de voter pour l’argent. Nous disons non à tous ceux qui prennent pour thème de campagne les injures», a ajouté Koda Adjaoké.
Vêtus de tee-shirt à la fin de la séance, les représentants des OSC ont effectué une marche symbolique de quelques mètres avec des slogans et des pancartes qui appellent à un vote pacifique et transparent le dimanche 26 avril prochain.