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Nouvelles

Opération de distribution des cartes d’électeur: Quel point dans le département de l’Ouémé-Plateau ?

L’opération de distribution des cartes d’électeur avance à grands pas sur le terrain. Les citoyens concernés se bousculent au niveau des centres de distribution des départements de l’Ouémé et du Plateau. Par endroits, le retrait serait déjà achevé.

Le Centre national de traitement (CNT) peut se frotter les mains. L’opération de distribution des cartes d’électeur lancée avec un grand retard, est en train de connaître un succès. Moins d’une semaine seulement après le démarrage de cette opération, force est de constater qu’elle a connu une forte mobilisation des électeurs concernés. En tout cas dans les départements de l’Ouémé et du Plateau, le taux de retrait est satisfaisant. Plus de 70% des cartes d’électeur sont déjà retirées. Ce chiffre a été avancé par le coordonnateur départemental du CNT . Selon Hugues Patinvoh, l’opération se déroule sans anicroches. Il a salué l’engouement des populations qui ne cessent de se bousculer dans les centres de distribution ouverts à cet effet. Il y a même plusieurs centres de distribution à Porto-Novo où le retrait a déjà pris fin, informe Hugues Patinvoh qui invite les retardataires à en faire autant.
La même satisfaction est notée dans le Plateau.
En effet, à en croire Rodrigue Hodé, coordonnateur du CNT au niveau de ce département, le gros lot des cartes d’électeur a été déjà retiré. Même s’il dit ne pas disposer encore des statistiques précises de terrain. Ceci serait dû aux difficultés d’accès à certains centres de distribution par les Coordonnateurs communaux à l’actualisation (CCA). Il prévoit une descente sur le terrain ce jour pour s’enquérir de l’évolution de la distribution de ces cartes d’électeur dans le Plateau et avoir un point global de l’opération sur le territoire sous sa compétence.
Il faut souligner que le mardi dernier, le préfet de l’Ouémé-Plateau, Moukaram Badarou, accompagné d’une délégation était aussi dans plusieurs centres de distribution de quelques communes du département pour évaluer le niveau d’avancement de l’opération. Il était notamment à Sèmè-Podji, Adjarra et Porto-Novo pour s’enquérir du rythme de retrait desdites cartes d’électeur, des mesures sécuritaires prises pour son bon déroulement et les difficultés éventuelles des agents en charge de la distribution. C’est avec beaucoup de satisfaction que le préfet a constaté que le processus quoique démarré tardivement suit normalement son cours. La moyenne des cartes d’électeur distribuées avoisine déjà les 75%. En dehors du fait que certains agents des postes de distribution prennent sur eux le risque de la garde des cartes d’électeur, aucune difficulté majeure n’est à signaler. «Nous avons l’obligation en raison de la période électorale que nous vivons, de faire en sorte que tout se passe bien. Nous sommes à l’une des étapes les plus importantes. Nous jouerons toute la partition qui est la nôtre afin que chaque groupe politique, chaque candidat, puisse aller et venir tranquillement, que chacun puisse battre campagne normalement et, que l’un ne s’impose pas à l’autre parce que la priorité doit rester notre pays», souligne le préfet Moukaram Badarou.

Actualités 23 avr. 2015


Législatives du 26 avril prochain: La Société civile pour une élection pacifique et crédible

Les Organisations de la Société civile membres de la Plate-forme électorale des OSC du Bénin se sont réunies hier mercredi 22 avril au Codiam de Cotonou. A quelques jours du scrutin du dimanche prochain, elles se mobilisent pour un vote libre, crédible et transparent, à travers la mise en place d’un système de veille basé sur des solutions.

Comme à la veille de chaque élection au Bénin, des Organisations de la Société civile (OSC) mettent en place un mécanisme de contrôle des opérations. Ils étaient des dizaines au Codiam hier, les représentants des ONG et associations membres de la Plate-forme électorale des Organisations de la Société civile du Bénin crééée sous l’impulsion du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD). Celle-ci vise des élections crédibles, libres et transparentes le dimanche 26 avril prochain.

Pour ce faire, elle a mis sur pied trois chambres en son sein. Il s’agit des chambres de la médiation, de la mobilisation et du monitoring installées pour l’occasion à l’Hotel Azalai. Ces chambres regroupent des personnalités béninoises influentes capables de faire tout le long du processus de l’élection, des plaidoyers auprès des dirigeants afin de remédier rapidement aux éventuels dysfonctionnements sur le terrain. Selon le président de l’ONG ALCRER Martin Assogba, membre de la Plate-forme, une centaine d’observateurs seront déployés sur l’ensemble du territoire national à raison de 50 dames et 50 hommes. Le groupe sera divisé en deux pour couvrir le Septentrion et le Sud-Bénin.

«Dès ce jour, ils seront formés sur le système ‘’Situation Room’’, un système informatique pourvu de téléphone corporate pour leur permettre de communiquer avec les chambres de la Plate-forme en toute sécurité», a précisé Martin Assogba. Il a par ailleurs invité l’ensemble des OSC à remplir les formalités auprès de la Commission électorale nationale autonome (CENA) afin d’envoyer sur le terrain leurs propres observateurs en vue d’une bonne couverture du scrutin du dimanche prochain.
La campagne électorale actuelle ne déroge pas non plus à l'achat de conscience. C’est pourquoi, les Organisations de la Société civile mettent en garde les populations. Léontine Idohou Konou, présidente du Rifonga-Bénin, et membre de la Plate-forme, invite les populations en général et les femmes en particulier à lutter contre le pouvoir de l’argent en période électorale. «C’est un débat d’idée. Je nous exhorte, nous femmes à ne pas céder à l’argent. Notre rôle est de rassurer les électeurs, c’est de sensibiliser nos frères et sœurs pour des élections transparentes, libres et crédibles. Oublions l’argent et sachons que c’est un devoir de citoyenneté. Levons-nous comme un seul homme pour des élections libres, crédibles et transparentes», a lancé Léontine Idohou Konou aux représentants des OSC.
Pour Koda Adjaoké, membre de la Plate-forme, c’est le moment pour les femmes de se mobiliser une fois pour toute. «C’est l’heure de dire non à tous ceux qui nous proposent de voter pour l’argent. Nous disons non à tous ceux qui prennent pour thème de campagne les injures», a ajouté Koda Adjaoké.
Vêtus de tee-shirt à la fin de la séance, les représentants des OSC ont effectué une marche symbolique de quelques mètres avec des slogans et des pancartes qui appellent à un vote pacifique et transparent le dimanche 26 avril prochain.

Société 23 avr. 2015


Campagne électorale pour les législatives du dimanche prochain: Ségbana ou l’hégémonie des Forces démocratiques unies (FDU) ?

Le député Samari Bani, président du parti Impulsion pour une nouvelle vision de la République (INVR-Kokari) et candidat sur la liste des Forces démocratiques unies (FDU) aurait toutes les chances de revenir à l’Assemblée nationale après le scrutin du dimanche prochain, à en croire ses partisans. Dans sa commune natale, Ségbana, il est considéré à tort ou à raison comme favori par ces derniers.

«Voter Bani Samari, c’est dire non à l’expropriation des cotonculteurs de leurs revenus», c’est le thème de campagne choisi par le candidat des FDU pour rallier à sa cause les paysans de la 2e circonscription électorale constituée de Ségbana, Gogounou et Banikoara. Dans les cinq arrondissements de Ségbana, sa commune natale, à savoir Liboussou, Sokotindji, Lougou, Libantè et Ségbana, le député à l’Assemblée nationale, attire de nombreux agriculteurs, mais aussi des jeunes, qui lui ont déjà fait confiance par le passé. «Confiance et espoir» sont les mots clés choisis par le candidat vu comme le défenseur de ces derniers et surnommé par certains «Monsieur hélico verpa», après qu’il est descendu, il y a quelques années, avec les cameras dans les champs de coton attaqués par les insectes ravageurs pour ainsi dénoncer la mauvaise qualité des intrants agricoles livrés aux paysans. Aussi, ses partisans lui reconnaissent-ils une certaine franchise et sa magnanimité, toutes choses qui feraient de lui, un favori pour le scrutin du dimanche prochain, ne serait-ce qu’à Ségbana. «Ça marche fort pour lui. Il va gagner», affirme Kitaou Piamiki, un élu local de la commune. Et pour y parvenir, il peut compter sur les capacités de mobilisation de masse dans les autres localités de dame Francine Bio Bagou Moro et d’El Hadj Abdoulaye Baba Agba, également titulaires sur la liste FDU dans la 2e circonscription électorale, et de leurs suppléants respectifs.

En effet, le député Samari Bani, président du parti Impulsion pour une nouvelle vision de la République (INVR-Kokari) se présente, à en croire ses partisans et autres observateurs sur le terrain, comme le maître incontesté du jeu politique actuellement dans la commune de Ségbana. De toutes les 20 listes de partis et alliances de partis en lice pour les élections législatives du 26 avril prochain, le natif de Kambara tient la dragée haute dans cette commune enclavée de l’Alibori où peu de candidats en lice ont pu braver l’état dégradé de la voie en construction pour battre campagne. Aux côtés des autres forces présentes telles que l’Alliance Soleil, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), il paraît le plus visible sur le terrain. En témoignent ses posters grand format et autres affiches posées à l’entrée de certains établissements de la zone, notamment devant l’EPP Liboussou, l’EPP Kambara, à Ségbana centre, et sur les murs et clôtures. Outre sa présence sur le terrain, ses lieutenants font du porte-à-porte pour appeler à voter pour ce que certains appellent «la feuille de manioc», allusion faite au logo de l’alliance. Nous avons rencontré deux d’entre eux à bord d’un véhicule pick-up en train de distribuer des affichettes. Pour eux, le député connu pour son sévère réquisitoire contre les manquements à la démocratie et la bonne gouvernance observés ces derniers temps au Bénin, aurait toutes les chances de revenir au Parlement.

Politique 23 avr. 2015


Campagne électorale pour les législatives du dimanche prochain: Adrien Houngbédji à Ifangni, deux grandes caravanes PRD-FURD à Porto-Novo

Encore moins de 48 heures, et la campagne électorale pour les législatives du 26 avril prochain, sera officiellement close. Les partis ou alliances de partis politiques en lice rivalisent d’ardeurs et de stratégies pour atteindre le plus grand nombre d’électeurs. Le Parti du renouveau démocratique (PRD) soutenu par le mouvement des Forces unies pour la renaissance de la démocratie (FURD) a organisé deux gigantesques caravanes dans l’après-midi d’hier à Porto-Novo.

Le Parti du renouveau démocratique (PRD) tient à prendre les cinq sièges en jeu dans la 19e circonscription électorale regroupant Porto-Novo, Adjarra, Aguégués et Sèmè-Podji. Après les meetings géants, il a changé de stratégie. Le parti a opté pour la phase des caravanes pour mieux toucher les électeurs. C’est ce qu’il a fait dans l’après-midi d’hier à Porto-Novo. Le PRD a organisé une grande caravane qui a sillonné toute la ville. Celle-ci a eu à sa tête la candidate Ibath Sanni Glèlè positionnée troisième titulaire sur la liste PRD. La caravane est partie du domicile de la député sortante au quartier Adjina avant de parcourir les grands points stratégiques de la ville. L’objectif selon les organisateurs, est de sensibiliser les électeurs à voter massivement la liste PRD le 26 avril prochain.

«PRD, cinq sur cinq», c’était le slogan des caravaniers dont le nombre augmentait au fur et mesure que la caravane évoluait. C’était l’effervescence dans la ville de Porto-Novo. Les électeurs ont été sensibilisés à aller retirer leurs cartes d’électeurs, pour permettre au PRD de gagner ce pari.
Mais avant la caravane de Ibath Sanni Glèlè, c’est celle de la présidente du mouvement des Forces unies pour la renaissance de la démocratie (FURD), Adi-
djath Mathys qui a secoué la ville. Sa caravane avait devant elle plus de 200 conducteutrs de taxis-motos communément appelés zémidjan habillés en chemise bleue et griffée FURD. C’était la façon pour l’ancien ministre des Finances de manifester son soutien aux candidats de la liste PRD pour les éléctions législatives dans la 19e circonscription électorale.
Outre les motos, il y a près d’une vingtaine de véhicules sur lesquels ont été collés des affiches ou banderôles PRD. La caravane FURD est partie du siège du parti à Avakpa. Elle a sillonné toute la ville en passant par le carrefour et le boulevard Cinquantenaire, le carrefour Adjarra-Docodji, le carrefour Kokoyè, le Grand marché de Porto-Novo et le boulevard Lagunaire avant d’échouer au domicile de l’honorable Ibath Sanni Glèlè qui s’apprêtait aussi à lancer sa caravane.

Les deux groupes de caravanes ont donc fait ensemble le tour de la ville. L’ambiance était à la fête et le message était le même : le PRD doit enlever tous les cinq sièges de la 19e circonscription électorale et ne doit rien laisser aux autres listes.
Pendant ce temps, le président du PRD est à Ifangni. Me Adrien Houngbédji est allé en renfort aux candidats de la liste PRD dans la 20e circonscription électorale qui compte Sakété-Ifangni et Adja-Ouèrè. Il a donné un coup de main au candidat tête de liste André Zannou qui serait en passe de tirer son épingle du jeu au soir des élections législatives au regard de certaines réalités sur le terrain.

Politique 23 avr. 2015


Distribution des cartes d’électeur à Malanville: Bousculades pour le retrait, forces de sécurité appelées à la rescousse

Des populations de Malanville se battent sous un chaud soleil pour avoir leurs cartes d’électeur. Les autorités locales ont dû faire recours aux forces de sécurité publique pour maintenir l’ordre vaille que vaille.

En effet, cinq jours après le démarrage de l’opération de distribution, les citoyens qui attendent d’entrer en possession de leurs cartes se comptent encore par milliers. Les centres de vote au niveau de l’arrondissement central grouillent de monde. Un vrai désordre s’est installé autour de la distribution des cartes. Plus de 500 personnes scindées en cinq groupes se bousculaient encore au niveau du centre de vote « Bureau arrondissement » hier mardi 21 avril au passage de notre équipe de reportage. Au milieu de la foule qui a dû mal à se contenir, des gendarmes et des policiers et les agents chargés de la distribution des cartes procèdent à l’appel des électeurs, une situation que nous n’avons rencontrée qu’à Malanville, après avoir parcouru la plupart des communes du Borgou et de l’Alibori. « Ça fait quatre jours que je viens ici. Depuis 7 heures, j’ai laissé mes enfants pour être ici. On ne sait pas ce qu’ils font... », se lamente Roukayatou Adédédji avec son bébé au dos sous le soleil de plomb qui dardait de tous ses rayons vers 12h35. Dans les centres aux alentours, à l’EPP Tassi-Tédji ou au quartier Wouro-Yesso, l’affluence est aussi monstre et laisse place à des bousculades, malgré que les chefs de quartiers aient dépêché des jeunes pour aider les agents distributeurs. Sur 2153 cartes reçues, à peine 1200 sont déjà distribuées aux ayants-droit à l’EPP La Tosso. « Mais l’affluence ne nous inquiète pas. D’ici à vendredi, nous allons finir la distribution », rassure Codjo K. Akpo, un agent distributeur qui a pu s’échapper de l’affluence pour se confier à nous.
Par contre dans l’arrondissement de Guéné dans la même commune, le taux de distribution est fort. Au centre CEVEC Guéné Guidigo par exemple, sur les 1510 cartes à distribuer, il ne restait que 115 au soir du lundi dernier. Hier mardi, 37 des cartes restantes sont déjà livrées aux environs de 11 heures. Par ailleurs, dans la plupart des centres de la commune de Kandi, trois citoyens sur quatre ont déjà reçu le sésame pour le vote du dimanche prochain, nous a-t-on confié.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 22 avr. 2015


Scrutin législatif du 26 avril: La CENA prête pour dimanche prochain

La Commission électorale nationale autonome (CENA) prépare minutieusement le scrutin législatif du dimanche prochain. La semaine dernière, les formateurs des coordonnateurs d’arrondissement ont été formés. A partir d’aujourd’hui, le matériel lourd sera acheminé vers l’ensemble des 546 arrondissements que compte le Bénin selon Dr Basile Fassinou, Commissaire chargé de la Communication, des relations publiques et des archives de l'institution.

A moins d’une semaine des élections législatives du 26 avril prochain, les préparatifs vont bon train à la Commission électorale nationale autonome (CENA). La Commission a déjà procédé à la formation des formateurs qui à leur tour sont descendus sur le terrain pour former les coordonnateurs des 546 arrondissements ainsi que leurs assistants sur l’utilisation du matériel et la conduite du vote. Selon Dr Basile Fassinou, commissaire de la Commission électorale nationale autonome, chargé de la communication, des relations publiques et des archives, la CENA maitrise la situation de façon globale. Hier mardi, elle a rencontré simultanément à Cotonou et à Dassa Zoumè, les maires ou leurs représentants ainsi que les superviseurs communaux afin de discuter de l’organisation et du déroulement du scrutin. Pour Basile Fassinou, toutes les dispositions sont prises pour que le vote se fasse sans anicroche sur l’ensemble du territoire national. Les coordonnateurs ainsi que leurs assistants installés depuis le 19 mars dernier et formés la semaine dernière sur l’organisation et le déroulement du vote, vont à leur tour, former les responsables de poste de vote les 23, 24 et 25 avril prochains.

Les difficultés éventuelles

L’après-midi du 25 avril sera consacré aux derniers réglages en attendant le jour du vote. Pour Basile Fassinou, la plupart du matériel a été réceptionné par la CENA.
Dans les dispositions particulières du Code électoral, il est institué l’utilisation d’un cachet d’identification qui porte un code spécifique à chaque poste de vote. Ce cachet d’identification tend à authentifier les bulletins de vote afin d’éviter la fraude. Le jour du vote, un volontaire est choisi au sein des votants pour estampiller le bulletin au verso.
Malgré une situation globalement sous contrôle, il y a quelques petites difficultés qui pourraient éventuellement subsister. Celles-ci, selon Dr Fassinou pourraient être de deux ordres. D’abord il y a le reste du matériel à livrer par les prestataires de service. A ce niveau, tout dépendra de la rapidité avec laquelle le restant du matériel commandé sera livré à la Commission électorale nationale autonome selon lui. La seconde difficulté est liée à la distribution des cartes d’électeur qui est en cours sur toute l’étendue du territoire national. Le Centre national de traitement a rassuré sur les dispositions prises pour permettre à toutes les populations d’entrer en possession de leurs cartes. Mais il est à craindre que ce processus continue jusqu’au jour du vote. Dans ce cas, le commissaire souhaite que les centres de distribution soient éloignés des postes de vote afin d’éviter des troubles qui pourraient porter entorse au processus.

Le gouvernement débloque la totalité des fonds à la CENA

Pour ce qui est du financement des élections législatives prochaines, le gouvernement a alloué à la Commission électorale nationale autonome la totalité de son budget, selon Basile Fassinou, le commissaire chargé de la communication, des relations publiques et des archives. Il n’y aura donc pas d’affrontement par entre le gouvernement et la CENA sur les fonds destinés à l’organisation du scrutin. Les fonds destinés aux prestataires de service sont également mis à disposition de la Commission électorale nationale autonome, a-t-il rassuré. Le paiement des coordonnateurs, assistants-coordonnateurs et des superviseurs ne posera donc aucun problème.

Actualités 22 avr. 2015


Distribution des cartes d’électeur: Plus de 75% des cartes déjà retirées dans le Borgou

Plus de trois quarts des cartes d’électeur sont déjà retirées par les titulaires dans le Borgou, cinq jours après le démarrage de l’opération. C’est du moins le constat fait en parcourant, lundi et mardi derniers, les centres de vote des communes de ce département, et confirmé par un des coordonnateurs départementaux de l’opération dans le Borgou. « En quatre jours, on est à plus 75% de cartes distribuées », constate Karim Sanni Yorou, coordonnateur départemental du Centre national de traitement (CNT/LEPI) à Pèrèrè-Nikki-Kalalé-Sinendé.

En faisant le tour des centres de vote de Parakou à Kalalé en passant par Tchaourou, Pèrèrè, Nikki, N’dali, le constat paraît réjouissant. Au centre EPP Kpébié groupe A de Pèrèrè, sur 655 cartes reçues, 550 ont été déjà remises à leurs titulaires, fait savoir Séidou Bannourougui, responsable de la distribution à ce poste, à notre passage. Au centre de vote de l'EPP Kpébié B à quelques mètres de là, il ne restait que 23 cartes à remettre aux propriétaires sur les 317 reçues. A Bouca-Gando dans la commune de Kalalé, c’est le même constat : plus de 1100 cartes sont déjà parties sur les 1498 à distribuer. A Bembèrèkè, au centre de vote d’EPP Wanrarou Groupe A et B, 949 cartes sont déjà distribuées sur 1056 au total.
C’est dire que les citoyens ont montré un certain engouement en sortant massivement pour aller retirer le sésame qui leur permettra de voter dimanche prochain et plus tard. La journée dite de la citoyenneté du lundi 20 avril dernier déclarée chômée et payée, en est certainement pour quelque chose. Aussi, les chefs de quartier et de village et les chefs d’arrondissement jouent-ils à fond leur partition, en faisant appel aux crieurs publics dans la plupart des localités parcourues. Aussi, participent-ils directement à l’opération de distribution des cartes à travers leur présence effective aux postes. Et désormais, l’affluence des deux premiers jours a chuté drastiquement au point où certains agents restent oisifs des minutes durant sans servir le moindre demandeur.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Actualités 22 avr. 2015


Kassimou Chabi, coordonnateur du CNT, sur le format de la carte d’électeur: «C’est du papier banalisé, mais sécurisé qu’on ne peut falsifier»

A propos de la polémique relative à la qualité de la carte d’électeur et à sa fiabilité, Kassimou Chabi, coordonnateur du Centre national de traitement (CNT) en charge de la suite du processus est parti de l’historique de la carte d’électeur avant de se prononcer sur sa fiabilité. Il a également essayé de fixer les citoyens qui éprouvent des difficultés à retrouver leurs cartes sur les dispositions à prendre pour l’obtention du "sésame".

Propos recueillis par
Romuald BINAZON, Désiré GBODOUGBE et Didier Pascal DOGUE

La Nation : Les populations s’inquiètent de la fiabilité de la carte d’électeur en cours de distribution et la banalisent. Qu’en est-il exactement ?

Kassimou Chabi : Qu’il vous souvienne que nous avons fait des cartes d’électeur en 2011. Ces cartes ont coûté 5 milliards de FCFA pour un nombre d’électeur estimé à 3. 866.000. Quand il s’est agi de mettre à jour le fichier électoral national, il était aussi question de sortir la Liste électorale informatisée permanente (LEIP) et de préparer les élections. En d’autres termes, il fallait produire des cartes d’électeur. Déjà par rapport à notre budget, un gros problème s’est posé avec la récession. On se rend compte que quand on demande à un Etat de supporter, d’abord la correction pour le montant de 5 milliards pour la carte, cela va être lourd. Il fallait trouver des voies et moyens pour réduire ce coût. En 2011, ceux qui passent devant le kit et font l’enrôlement, reçoivent un certificat qu’on leur délivre et que nous appelons certificat d’enregistrement. Sur ce document, il y avait la photo et toutes les données qui sont sur la carte d’électeur. Ce certificat nous a permis de régler un problème en 2011. Et lorsque les élections étaient imminentes, nous avons écrit à la CENA qu’il y a des problèmes dans certaines régions. On avait suggéré qu’il faut permettre aux électeurs de voter avec lesdits certificats d’enregistrement. Ce qui a été fait. Aussi, pour la production du certificat d’enregistrement, nous avions trouvé que c’était trop cher, et Dieu sait que nous en avions 3215. Il faut rappeler que chaque kit est muni d’une imprimante. Et les imprimantes sont dotées chacune de deux cartouches d’encre. Chaque cartouche d’encre coûte 56.000 FCFA.

Pour une zone en dix jours, nous utilisons presque quatre cartouches par kit. Le coût était donc trop énorme. La solution que nous avons trouvée, puisqu’on procédait à une correction, c’était de ne pas produire de certificat d’enregistrement devant le kit mais de le faire à la fin. De fil en aiguille, nous nous sommes dits puisqu’on n’a pas assez de moyens, pourquoi ne pas permettre aux citoyens de voter avec le certificat d’enregistrement. C’était urgent parce que la loi avait retenu qu’il fallait faire les communales et municipales en décembre 2013. Nous avons pris la responsabilité de régler les problèmes des élections d’abord et de continuer. Dès que nous avons posé le problème, nous avons réfléchi à ce que nous allons faire pour que les gens n’aillent pas photocopier ou imprimer ces cartes à la maison. C’est de là que nous avons posé le problème à l’opérateur technologique qui nous a aidés à faire la biométrie. Il dit qu’il est capable de nous fournir du papier sécurisé. Ces papiers ne sont pas fabriqués au Bénin. Nous les avons commandés.

Vous ne pouvez pas les falsifier. Nous nous sommes dits que comme cela nous coûtera moins cher, il vaut mieux passer à cette solution. Ensuite le problème de grammage de papier s’est posé. Nous avons retenu pour résoudre ledit problème de plastifier pour permettre aux citoyens d’avoir quelque chose qui ne soit pas un papier volant. C’est du papier sécurisé. Quand nous allons comparer un peu les coûts, le papier sécurisé est revenu à 115F ou 120F. Vous le multipliez par le nombre de citoyens et vous verrez le prix de revient. Ce n’est pas une dépense faramineuse. Quand nous avons essayé de faire le point, nous nous sommes rendus compte aujourd’hui que les cartes modernes sont comme des cartes bancaires. Même si une seule carte coûte mille francs, fois 4 470 591, on se retrouve déjà à 4 milliards; Il n’y a pas de carte à moins de 1500F CFA. Donc, cette opération risquait de ne pas aboutir parce qu’on n’aura même pas les moyens pour la réaliser. Vous avez vu tout le débat qu’il y a eu autour du financement. C’est vrai que les gens vont trouver que c’est un papier banalisé mais c’est plutôt un papier sécurisé.

Quel sort est réservé à ceux qui sont recensés mais dont on ne retrouve pas encore les cartes ?

A ce niveau, on note trois types de cas. Il y a le problème de ceux-là qui ont même leurs noms sur la liste et qui ne retrouvent pas leurs cartes. Ce problème est celui que nous avons commencé à dénoncer depuis le premier jour. Chaque citoyen a le devoir d’aller retirer sa carte et celle-ci est personnelle. Il nous est revenu que des individus vont prendre un lot soi-disant que c’est pour leurs proches. Dans certaines zones, des gens sont en prison actuellement. Nous avons été informés d’un cas à Banikoara et d’un autre dans le Couffo. Ils sont déjà en prison. C’est même des chefs de quartiers, des conseillers qui sont rentrés dans ce jeu. C’est pourquoi nous lançons un appel afin que les gens évitent de s’adonner à cette pratique.
Le second cas est celui des citoyens qui avaient eu des difficultés sans solutions. Aujourd’hui, ils ont constaté que les gens sont en train de prendre les cartes et ils se sont dits qu’il faut aller voir. Ce que nous tenons à préciser à ce niveau, est que nous avons fait l’affichage de la liste électorale informatisée provisoire LEIP pendant 21 jours. Si le nom de quelqu’un n’est pas sur la LEIP, il ne peut pas prétendre avoir les cartes actuelles ; parce que la LEPI est le toilettage de la LEIP. Peut-être beaucoup de gens n’avaient pas leurs noms sur la LEIP, mais qui aujourd’hui veulent forcer pour avoir la carte.
Le troisième cas concerne les gens qui se sont inscrits et qui ne savent plus où ils l’ont fait. Ces cas nous en avons même connus au niveau de nos proches. Des gens qui ont envoyé des SMS et qui ont sollicité qu’on fasse leur transfert sur Calavi parce qu’ils étaient à Cotonou et qu’ils ont déménagé par la suite. Ce sont des cas beaucoup moins graves. Il y a une solution que nous avons mise en place. C’est un programme qui permet de répondre par SMS à la demande du centre de vote. Vous donnez votre nom, prénom et la date de naissance, il vous répond en donnant votre centre de vote. C’est un programme test qu’on avait conçu à notre niveau. Comme ça fait partie des solutions à certaines difficultés, nous avons demandé au ministre des Finances qui nous a autorisés à enclencher la procédure et la pro forma a été demandée pour régulariser. Cela va permettre aux gens de connaître leurs centres de vote.
Permettez-nous de rappeler le cas des personnes qui ont la carte de 2011. C’est des individus dont les données sont disponibles et lorsque nous parlons d’élections, il faut qu’ils viennent confirmer leurs centres de vote pour avoir leurs cartes. Sinon il faut qu’ils se rapprochent de nous pour confirmer leurs centres pour qu’aux prochaines élections, ils soient intégrés à la liste.

La cour constitutionnelle a demandé d’établir la carte de 600 personnes. Que pensez-vous de la mise en œuvre de cette injonction avant la tenue du scrutin du 26 avril prochain ?

Ce recours est venu au moment où le COS-LEPI a été déchargé. Nous n’avons pas vraiment eu le temps de faire le point. Il y a une équipe qui a été instruite pour faire des propositions. Deux situations peuvent se présenter : ou les individus ont leurs données disponibles, auquel cas il n’y a pas de problème et c’est plus facile à gérer. Nous les remettrons dans leurs centres de vote et nous ferons imprimer leurs cartes. Mais si ce sont des individus qui ont eu des problèmes depuis 2011, ça va être très compliqué en ce sens qu’il faut leur reprendre l’opération de bout en bout, c'est-à-dire toutes les phases depuis l’audit participatif, ainsi que l’enregistrement complémentaire jusqu’à l’impression des cartes, nous ne sommes pas sûrs que leurs cartes soient prêtes pour le scrutin du 26 avril. Les partis politiques dans cette hypothèse auraient pu nous aider en recensant les cas et en dressant les différents problèmes qui se posent.

Actualités 22 avr. 2015


Confection de la LEPI et des cartes d’électeur: Que d’imperfections dans le Borgou-Alibori !

Outre le format trop large, le manque d’esthétique, les photos généralement floues, la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) et des cartes d’électeur sont marquées d’énormes ratés dans les communes du Borgou et de l’Alibori. Et pour cause !

De Parakou à Gogounou, en passant par Tchaourou, Pèrèrè, Nikki, Kalalé, Bembèrèkè, les agents chargés de la distribution des cartes d’électeur sont confrontés à d’énormes problèmes. Des dizaines de personnes se présentent avec le récépissé mais ne retrouvent pas leurs cartes alors que dans le même temps, les cartes de certains sont tirées en deux ou trois exemplaires. Les personnes concernées se découragent après avoir parcouru en vain plusieurs centres de vote parfois distants les uns des autres de plus de 10 kilomètres. Pis, outre des permutations de noms, ce sont les données personnelles sur les cartes qui sont souvent fausses. A titre d’exemples, dans le village de Sonon, arrondissement de Guinagourou, commune de Pèrèrè, le sieur Dafia Séro retrouve sa photo sur une carte portant plutôt le nom de sa femme : Kanon Sinabè Daboudou Tamba. Dans le même centre de vote, ce sont des cartes du village de Gommey qui se retrouvent en grand nombre, confient le chef de village Zimé Kari et les agents de distribution rencontrés sur place. Pareil à Kalalé plus loin. Bio Kana Bachirou, agent distributeur de cartes au centre de l’EPP Kalalé groupe A, B et C, nous signale que des cartes des villages de Kidaroukpérou, Lou, Daganzi, Yolla, Djegga, Bessassi, se sont retrouvés dans ce centre et il a fallu appeler les chefs de village pour venir les récupérer.
Dans le village de Kabadou à Pèrèrè, la plupart des erreurs relevées lors de l’enregistrement complémentaire et de l’audit participatif sont revenues telles quelles, fait savoir l’agent Latifou Sanrigui Yarou. Lui-même, son lieu de naissance sur sa carte est erroné. Pour Abiba Bio Mago, c’est le nom de la mère qui est toute autre. Et ce ne sont que des cas d’imperfections mineures.
Le cas le plus spectaculaire, c’est celui de la carte n°000186071 du nom de Mora Aissé à l’EPP Kpébié groupe A, une fille donc selon les gens du milieu ; mais qui porte plutôt la photo d’un jeune élève garçon de 13 ans, qui n’a donc pas l’âge de voter, et reconnu comme tel par l’agent chargé de distribution au centre de vote de EPP Kpébié. La même carte porte les mentions «Sexe: Masculin; Profession: Ménagère ».
Dans le village de Bouca-Gando, commune de Kalalé, à l’exception d’une trentaine de personnes, les habitants de deux villages entiers : Dantcha-Loubou et Kandadi, ne pourront pas exprimer leur vote dimanche faute de cartes d’électeur, signale Amadou Alou Adam. Les omissions massives constatées et signalées lors de la correction de la LEPI, n’ont pas été intégrées, appuie sa consœur de centre de vote, Faouziath Alassane.
A Wanrarou dans l’arrondissement de Bembèrèkè, plus de 200 personnes résidant dans des camps peulhs lointains se sont présentées pour faire des réclamations relativement à leurs cartes d’électeur. Seulement les 42 premières ont pu effectivement s’inscrire sur les feuillets indisponibles depuis trois jours dans le centre, exhibe l’agent.

Actualités 22 avr. 2015


Scrutin législatif du 26 avril: Démarrage du convoyage du matériel lourd dans les arrondissements

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a procédé hier à l’acheminement du matériel lourd vers les arrondissements. C’est le président de l'institution, Emmanuel Tiando qui a présidé le lancement officiel de l’opération de convoyage qui a eu lieu au PLM Alédjo, en présence de la vice-présidente Geneviève Boko Nadjo et des conducteurs des camions chargés des urnes.

Dans la soirée d’hier, 22 camions chargés d’urnes ont pris le départ du PLM Alédjo. Il s’agit là du premier lot des urnes à convoyer vers les 546 arrondissements. Le président de la CENA, Emmanuel Tiando, accompagné de la vice-présidente Geneviève Boko Nadjo, a procédé au lancement officiel du processus d’acheminement du matériel par les camions. A bord de chaque camion, il y a un militaire appelé à assurer sa sécurité jusqu’à destination. Les maires et autres responsables locaux ont déjà été mis en alerte par la CENA, pour une bonne coordination des opérations de déchargement à l’arrivée. Selon le président de la CENA, les isoloirs sont déjà sur place au niveau des communes. Dès demain jeudi, le convoi du matériel sensible sera effectif. Ce jour, d'autres camions prendront le départ du PLM Alédjo vers le reste des arrondissements. Ainsi, le matériel lourd et celui sensible seront convoyés vers tous les arrondissements et distribués au même moment que les urnes dans l’ensemble des 13 106 postes de vote sur toute l’étendue du territoire national. Le président de la CENA, Emmanuel Tiando a profité de l’occasion pour appeler les populations à sortir massivement, pour aller retirer leurs cartes. «Je voudrais rassurer le peuple béninois que la Commission électorale nationale autonome est en train de prendre toutes les dispositions, pour la bonne tenue du scrutin du 26 avril prochain», a-t-il indiqué.

Actualités 22 avr. 2015


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