La Nation Bénin...
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Plusieurs personnalités étaient hier, mardi 21 avril, au cabinet du chef de l’Etat. Entre autres sujets, il a été question du projet dénommé ‘’ Bénin vert’’ qui prévoit l’exploitation de 20 000 hectares de terre à Kétou.
L’expérience des grandes exploitations agricoles sera bientôt une réalité à Kétou dans le département du Plateau. Le projet dénommé ‘’Bénin Vert’’ est une initiative du Français François Dobbelaere qui envisage la mise en exploitation de 20 000 hectares de culture dans la commune. «Nous voulons développer la production agro-alimentaire avec l’apport des technologies nouvelles, et nous comptons multiplier par cinq le rendement de la culture du maïs et du riz», confie-t-il, au sortir d’une audience avec le président de la République. Le promoteur prévoit également la production des semences certifiées au profit des agriculteurs locaux ainsi qu’un espace de renforcement des capacités des jeunes étudiants en agronomie, sa ferme étant située non loin de l’Université d’Agriculture de Kétou.
Le coût total des investissements est estimé à 100 millions d’euros, soit plus de 65 milliards F CFA sur quatre ans. A travers son exploitation, François Dobbelaere planifie la création de 10 000 emplois directs et de milliers d’emplois indirects au travers de l’effet d’entraînement de la production de la zone. «Nous avons constaté un cadre propice à l’investissement agricole au Bénin, et nous avons des autorités disponibles à nous accompagner», souligne-t-il, projetant la mise en production d’une première tranche de 5000 hectares d’emblavures pour juin 2016.
Le président de la République s’est également entretenu avec le directeur général de Colas, Stéphane Knebel. Ce dernier a surtout fait avec lui le point du projet d’aménagement de la route Savalou-Tchetti-frontière du Togo dont l’entreprise Colas est adjudicataire.
Boni Yayi a également reçu, Henri Djombo, ministre congolais de l’Economie forestière et du Développement durable. L’émissaire du président congolais Denis Sassou Nguesso lui a fait part de l’organisation d’un sommet sur le développement de la flore et de la faune en Afrique.

Le directeur de cabinet du ministre en charge de l’Environnement, Théophile Worou, a procédé, vendredi 17 avril dernier, au lancement officiel de la revue du Plan de travail annuel (PTA) de ce département ministériel au 31 mars 2015. C’était à l’Infosec de Cotonou, en présence des directeurs centraux et techniques et de ceux des projets et programmes dépendant dudit ministère.
L’exercice auquel étaient conviés les participants à la revue du Plan de travail annuel (PTA) était nécessaire pour identifier les difficultés, explorer les approches de solutions en vue d’envisager les recommandations pour l’amélioration des performances, a confié Clément Edah, directeur de la Programmation et de la Prospective du ministère de l’Environnement, chargé de la gestion des Changements climatiques, du Reboisement et de la Protection des Ressources naturelles et forestières (MECGCCRPRNF). Pour lui, le ministère s’est inscrit à l’instar des autres départements dans la dynamique des réformes budgétaires et de la gestion axée sur les résultats.La revue en cours se déroule alors sous de pareils auspices, a justifié Clément Edah.
Il a été appuyé par Gervais Yekpogni, secrétaire général adjoint du ministère qui a rappelé aux cadres rassemblés, qu’ils traversaient une année budgétaire particulière qui exige des dispositions où un état d’esprit de même nature. Selon lui, même si le Système de gestion intégrée des finances publiques (SIGFIP) est fermé à un moment donné, «il faut anticiper, il faut apprêter les dossiers à temps, il faut que les gestionnaires de crédits s’apprêtent et anticipent pour rentrer dans le système dès que la moindre opportunité va s’offrir à eux». Car, ce qui compte pour lui, ce sont les résultats. Ainsi, l’occasion offerte par la revue permet de faire le point. Ce qui doit préoccuper les participants afin qu’ils fassent le nécessaire pour avoir de meilleurs résultats.
C’est avec la même ferveur que Théophile Worou a demandé aux cadres, responsables de projets et programmes de mettre le doigt sur ce qui ne tourne pas bien. Il a rappelé comment la tenue de cette revue s’inscrit dans la mise en œuvre des exigences de la gestion axée sur les résultats (GAR) et vise le monitoring. Cela permettra de relever les forces, faiblesses et difficultés rencontrées afin de prendre des mesures correctives pour avancer. Théophile Worou a déploré les faibles taux de consommation et d’exécution des crédits inscrits. Il a donc fustigé la non disponibilité des dossiers d’appel d’offres qui handicape les consommations des crédits. Il importe, a-t-il plaidé, que des mesures correctives soient prises pour qu’à la prochaine revue au 30 juin 2015, des performances à la mesure des attentes soient réalisées.

La liste de l’Union fait la Nation (UN), principale force politique de l’Opposition est aussi en campagne dans la 19è circonscription électorale. Elle est conduite par l’ancien ministre Gaston Zossou qui était allé, dans l’après-midi du lundi dernier, à l’assaut des électeurs de Sèmè-Podji, la quatrième commune de ladite circonscription électorale après Porto-Novo, Adjarra et Aguégués.
Kétonou, Aholouyèmè et Owodé dans la commune de Sèmè-Podji sont les trois localités sillonnées dans l’après-midi du lundi 20 avril dernier par le candidat tête de liste de «L’Union fait la Nation». Gaston Zossou, à la tête d’une délégation non moins impressionnante, est allé aux contacts des électeurs de la plus grande commune de la 19è circonscription électorale. Partout où il est passé, le message a été clair et sans fioritures. L’ancien ministre a invité les électeurs à voter massivement pour la liste UN représentée par le logo « Jarre trouée » et créée il y a quatre années par plusieurs formations politiques dont le PSD de Bruno Amoussou, Force Clé de Lazare Sèhouéto, MADEP de Séfou Fagbohoun, RB de Léhady Soglo et PRD de Me Adrien Houngbédji. Selon lui, cette liste est la meilleure qui peut défendre les aspirations des populations à l’Assemblée nationale. Mieux, à en croire l’ancien ministre, voter pour la liste UN c’est dire non à la révision de la Constitution dont l’objectif serait, à l’en croire, de permettre au chef de l’Etat d’avoir un troisième mandat.
Ceci est contraire à la Constitution béninoise qui prescrit deux mandats au plus pour le président de la République. Gaston Zossou a invité ses interlocuteurs à donner les moyens à l’UN pour empêcher la concrétisation de ce plan en votant massivement pour le logo «Jarre trouée», dimanche 26 avril prochain. Le candidat de la liste UN n’a pas manqué de revenir sur le problème du chômage des jeunes, la bataille du gouvernement contre la vente de l’essence de contrebande alors que c’est cette filière qui nourrit beaucoup de jeunes au Bénin en général et dans l’Ouémé-Plateau en particulier. Les cas des concours frauduleux et l’affaire ICC Services qui a appauvri les populations ont été également rappelés aux électeurs par le candidat pour leur rafraîchir la mémoire sur la nécessité de voter pour l’UN. « Même si le député ne construit pas les routes, ne donne pas l’eau et l’électricité, il y contribue à travers les projets de loi qu’il vote au Parlement », précise Gaston Zossou dont le ton a été dur et sec à l’endroit du chef de l’Etat.
Il a aussi sensibilisé les électeurs des localités sillonnées dans Sèmè-Podji, lundi dernier, à aller retirer leurs cartes d’électeur. Mais Gaston Zossou les a invités avec insistance à rentrer en eux-mêmes et à se souvenir de l’avenir de leurs enfants dès qu’ils seront dans l’isoloir le dimanche prochain.

La journée de citoyenneté décrétée par le gouvernement pour permettre aux populations de disposer du temps pour aller retirer leurs cartes d’électeur hier lundi 20 avril a vraisemblablement eu un impact sur le déroulement de la campagne électorale. On on a noté une certaine accalmie, relativement à l’ambiance des autres jours.
Dans la 15e circonscription électorale, la journée d’hier lundi 20 avril, a été très calme dans la plupart des quartiers. Contrairement à ce qu’on pouvait imaginer, les partis et alliances de partis n’ont pas voulu mettre ce temps à profit pour le déroulement de la campagne. Tout porte à croire qu’ils ont apparemment suivi la consigne de retrait des cartes d’électeur. Dans la plupart des sièges de campagne d’arrondissement, c’est le calme plat qu’on a observé. Il n’y avait aucun cortège, caravanes ou petits groupes de militants dans les rues comparativement à l’ambiance que l’on vit à ces heures mouvementées.
La principale activité, c’est la distribution des cartes d’électeur. Dans la plupart des bureaux de vote, il y a de longues files d’attente devant les agents distributeurs débordés. Dans le centre de vote d’Enagnon, plusieurs personnes se plaignaient de n’avoir pas retrouvé leur noms, ni leurs cartes alors qu’ils ont été régulièrement enregistrés lors du recensement pour la LEPI.
La même plainte est enregistrée dans plusieurs autres quartiers de la circonscription électorale, notamment à Yénawa, Kpan-kpan, Midombo, Avotrou.

1365 élèves gendarmes dont 61 filles ont été présentés au drapeau national et ont reçu la fourragère, vendredi 17 avril dernier au Centre de formation militaire de Bembérèkè (CFMB), en présence du ministre de la Défense nationale, Théophile Robert Yarou. Ils s’engagent ainsi à servir fidèlement et de manière désintéressée le Bénin et au besoin, jusqu’au don de leur vie.
Après environ trois mois de formation, 1365 jeunes dont 61 femmes formant la 37e promotion d’élèves gendarmes, ont été présentés vendredi dernier au drapeau national, la bannière sous laquelle ils devront désormais servir jusqu’au sacrifice suprême s’il le faut. Le cérémonial consacré également à la remise de fourragère, s’est déroulé sous l’égide du ministre de la Défense nationale, Théophile Robert Yarou, en présence du général Laurent Amoussou, chef d'état-major général adjoint des Armées béninoises. Le drapeau exige en permanence de ces futurs gendarmes «un sens aigu de discipline, de courage et d’honneur» et la fourragère constitue «un symbole de courage, de dévouement, de patriotisme dont leurs aînés ont fait preuve aux moments critiques de l’histoire du pays», prononce le ministre de la Défense nationale, Théophile Robert Yarou.
Par cet instant de recueillement et de confirmation de la vocation militaire, les jeunes élèves gendarmes viennent ainsi de prêter un serment, celui de servir avec abnégation et fidélité le peuple béninois sans esprit de recul ni de trahison. Mais, leur passage au Centre de formation militaire de Bembèrèkè n’est que la première étape de la formation qui sera complétée à l’Ecole de la Gendarmerie nationale, pour une durée totale de 18 mois. «Ce passage aura permis de leur donner les bases indispensables à leur fonction future», assure le chef de bataillon Claude Raoul Djèhoungo, commandant du centre. En effet, ces jeunes venus de la vie civile et dont le niveau d’études se situe entre le BEPC et la maîtrise, ont été éprouvés physiquement, intellectuellement et moralement, afin d’acquérir une meilleure condition physique et les fondamentaux de la vie militaire, précise-t-il. L’un d’eux, Idjitadé Aminou Bachirou, est décédé malheureusement après quelques jours de formation, déplore-t-on.
Au-delà des pré-requis de la formation commune de base reçus, les futurs gendarmes ont bénéficié d’un module de deux semaines de maintien de l’ordre dispensé par une équipe de spécialistes de la gendarmerie. Le point d’orgue de cette première partie de leur formation a été la marche d’endurance de 116 km entamée mardi dernier et qui les a conduits dans les localités de Saoré, Kossia, Sinendé, Fô-Bouré et Kokabo.
Avant de renvoyer les élèves gendarmes à l’école, le commandant du CFMB a insisté sur la noblesse du métier qu’ils ont choisi, lequel suscite respect et admiration chez leurs compatriotes. Il a insisté néanmoins sur la nécessité pour eux de redorer, par leur travail et leur probité, la réputation «quelque peu ébranlée» de leur corporation. «Soyez toujours durs à la tâche», leur conseille-t-il, tout en exhortant les aînés à parachever leur éducation en les conduisant dans le chemin de la réussite et de l’accomplissement tant personnel que professionnel.

La fièvre électorale monte en intensité dans les 7e et 8e circonscriptions électorales, dans certaines communes du Borgou. Caravane sonorisée, meeting, rencontre de proximité, affichages divers, les candidats aux législatives du 26 avril prochain usent d’initiatives diverses et variées, en fonction de leurs moyens, pour rallier les potentiels électeurs à leurs listes.
L’Alliance Soleil marque son territoire et prône l’alternance
L’Alliance Soleil se montre très visible dans la 7e circonscription où la liste est portée par Robert Gbian. Après Fô-Bouré, Yara, Gorgori, Sèkèrè, Gnaro dans la commune de Sinendé mercredi et jeudi derniers, le général et sa suite ont fait une démonstration de force le week-end dernier dans la commune de Nikki, avec à chaque fois un cortège impressionnant de véhicules alignés sur plusieurs dizaines de mètres. Les candidats écument les différents villages un à un, exposent leur vision et exhortent les populations à voter utile en choisissant le logo du soleil brillant sur fond bleu.
Samedi dernier, après quelques remous, les ténors de l’Alliance ont pu tenir leur meeting à la place publique du Monument aux morts sise en face de la Recette-perception de Nikki. Ils appellent à sanctionner ceux qu’ils estiment «avoir trahi les espoirs du peuple» d’une part et «veulent réviser la Constitution» d’autre part. «Les populations adhèrent à notre message», se réjouit le député Djibril Mama Débourou, suppléant du général Robert Gbian sur la liste. Ce dernier explique les raisons qui motivent sa candidature aux législatives et à la présidentielle de 2016 avant d’appeler les populations à se mobiliser massivement autour des idéaux de l’Alliance Soleil pour des victoires écrasantes. Il faut signaler qu’en plus de Robert Gbian, les autres candidats titulaires de l’alliance dans la 7ecirconscription qui regroupe les communes de Nikki, Bembèrèkè, Sinendé et Kalalé ont noms : Fousséni Zakari, Massioudou Adam Soulé et Boubari Ali Zimé Kalalé.
Dans la 8e circonscription électorale (Parakou, N’dali, Pèrèrè, Tchaourou), l’Alliance n’est pas absente. En dehors des affiches géantes des titulaires accompagnés de Robert Gbian, de Charles Toko avec les candidats Samou Séidou Adambi et Amadou Issifou, il a été organisé jeudi dernier au quartier Alaga une rencontre avec les jeunes et les femmes pour prôner une alternance au pouvoir et éveiller les consciences des électeurs sur ce qu’ils qualifient de «mensonges politiques». Sacca Lafia, Samou Séidou Adambi, Gobi Gaston Yorou et Ousman Affo sont les titulaires dans la 8e circonscription.
FCBE ou l’appel à la reconnaissance au chef de l’Etat
Depuis le lancement tardif de leur campagne le 14 avril dernier à Parakou, soit cinq jours après le démarrage officiel, Les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) ont décidé de ratisser large. L’objectif visé est clair : rafler les quatre sièges de la 8e circonscription, à en croire Rachidi Gbadamassi, le premier titulaire de la liste. «Le K.O sera répété», soutient partout celui qui qualifie ses adversaires «d’apprentis politiques». Après Parakou, le député et sa suite se sont rendus à Pèrèrè pour deux jours de campagne avant de descendre à N’dali où les FCBE viennent de pêcher un gros poisson, puis à l’Université de Parakou où des étudiants sont acquis à la cause.
En effet, après le maire de Pèrèrè, Issaou Inoussa Babio, qui a tourné casaque il y a quelques jours, c’est le deuxième adjoint au maire de N’dali, Bio Yarou Douarou, tous deux ex-militants de l’Alliance Soleil, qui rejoint la barque des «Cauris sur fond vert». «Je m’égarais. Je ne savais pas que c’était pour aller contre le chef de l’Etat...», justifie le nouveau transfuge. «L’équipe dans laquelle j’étais, pour être à l’aise, il faut savoir mentir, encourager l’intoxication, faire de la diffamation, cultiver la haine ; ce que je n’aime pas», dit le maire Issaou Inoussa Babio qui, faut-il le rappeler, a passé 25 ans dans l’Union pour la démocratie et la solidarité nationale (UDS), le parti de Sacca Lafia appartenant à l’Alliance Soleil.
« Bilan et perspectives», c’est le thème de campagne des FCBE dans la 8e circonscription. A ce propos, le député Rachidi Gbadamassi demande aux populations d’être reconnaissants envers le président de la République qui, selon lui, «a fait énormément pour ce pays ». «Nous allons continuer à faire de la diplomatie parlementaire agissante, une diplomatie au service du peuple et qui consiste à négocier auprès du gouvernement des actions de développement au profit des populations», fait-t-il savoir. «Le député ne construit pas les routes dit-on ; mais le député peut négocier à obtenir la construction des routes», laisse-t-il entendre. Rachidi Gbadamassi, Guera Bah Chabi, Adam Z. Bagoudou et Souradjou Nouhoum sont les titulaires sur la liste de la majorité présidentielle dans la 8e circonscription.
Dans la 7e circonscription, nous avons surpris samedi dernier sous des manguiers à Biro, un meeting de Kiaré Yarou Sinatoko, première adjointe au maire de Nikki et 3e titulaire sur la liste FCBE. «Nous allons remporter les quatre sièges de la 7e. Le terrain nous est très favorable ; il n’y a aucun problème. Je maîtrise bien ma population qui a confiance en moi», laisse entendre la candidate, toute confiante.
Signalons qu’à Nikki centre, la maison de la Gaani, haut lieu culturel, est transformée en siège de campagne des FCBE pour lesquelles en plus de Kiaré Yarou Sinatoko, le ministre Robert Yarou, le député Zimé Kora Gounou, et Jean Yarou Démon sont candidats titulaires.
D'autres alliances de partis sont également sur le terrain
En dehors de l'Alliance Soleil, du Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), d'autres alliances de partis comme l'Alliance Eclaireur, la liste RB-RP, l'Union fait la Nation sont présentes sur le terrain
Alors que certains les sous-estiment à tort ou à raison, certaines listes peuvent créer la surprise au soir du 26 avril prochain dans les 7e et 8e circonscriptions électorales. L’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) bien visible à Parakou et sur quelques murs de Tchaourou à Bembèrèkè, en passant par Parakou, N’dali, Nikki, ne manque pas d’arguments pour charmer les électeurs. La liste de la coalition ABT bénéficie du charisme de son président, Abdoulaye Bio Tchané qui a décidé de « mouiller le maillot » pour ses poulains. A Parakou, la caravane de l’alliance est des plus remarquables. Sur la liste, on retrouve des noms de titulaires tels que celui du 1er adjoint au maire de Parakou, Mohamed Nonsou Alidou mis en deuxième position, et les autres : Amadou Imorou Salifou, Dafia Séro et Sanni Yérima dans la huitième circonscription électorale. Comme titulaires dans la 7e, on retrouve Kadidjatou Djegga Demmon, Boni Guessona Gobidiré, Adamou Abdoulaye Bamoi et Orou Baléré.
Dans ce même registre, on peut inscrire l’alliance Eclaireur peu présente à Parakou mais bien visible à travers les affiches dans certaines localités de N’dali et surtout de Nikki où Wahabou Alassane Soumanou et autres Issiaka Dantara, Zénabou Orou Sé et Ouzérou Salifou Arouna, titulaires dans la 7e circonscription électorale ont initié une caravane sonorisée et fait poser des affiches sur des murs. Dans la huitième circonscription électorale, Ayodélé Akilouyi, Ludovic Elie Akin Adéniran, Sopodou Saliou et Vincent Wesse et leurs suppléants ne sont pas encore très visibles comme bon nombre de leurs challengers des autres formations politiques en lice pour ces législatives. Peut-être qu’ils attendent les derniers jours !
Au niveau de l’alliance RB-RP pour laquelle le président Léhadi V. Soglo était attendu vendredi dernier à Parakou, l’heure n’est pas « au tapage», selon la tête de liste Koudoussou Abdoulaye. «On se fait sentir à travers des rencontres de proximité», confie-t-il. Yvette Assiba Ganhounhèdo, Aïchatou Saliou et Aubin Agbannon sont les autres titulaires sur la liste dans la 8e circonscription.
Du côté de l’Union fait la Nation (UN), c’est la même stratégie. «Nous sommes aux côtés de nos militants à la base tous les jours. Pas de stratégie de liesse, mais nous avons adopté une stratégie qui permet d’être en contact avec eux... Le meilleur choix aujourd’hui, le seul et le vrai, c’est l’Union fait la Nation pour qu’ensemble nous puissions reprendre ce pays et que nous ayons des députés dignes», selon le coordonnateur du parti dans le Borgou, Jacques Houétohossou. «Nous allons œuvrer à avoir de grandes associations politiques à l’instar des pays de grande, à avoir des lois pouvant faire en sorte que la formation des jeunes soit en adéquation avec les emplois, des textes pouvant donner plus de force aux députés pour contrôler véritablement les actions du gouvernement», promet-il au nom de l’UN. Grégoire Antoine Guèdègba, Wahabou Yarou, Yarou Zimé et Exupery Rodrigue Assogba sont les candidats titulaires de cette liste dans la 8e circonscription électorale.

Le Conseil des ministres s’est réuni en séances extraordinaires le mardi 07, mercredi 08 et mardi 14 avril 2015 sous la présidence du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement.
Au début de la séance, le chef de l’Etat a fait observer une minute de silence en la mémoire des feus:
. Cécile Awo Tinouadé, mère adoptive de monsieur Eugène Dossoumou, Administrateur civil, président de l’Autorité de régulation des marchés publics;
. Albert Mensah, premier directeur africain de l’Ecole normale d’instituteurs Félicien Nadjo de Porto-Novo, ancien fonctionnaire des Nations Unies à Addis-Abeba ;
. Samuel Olagnandjou Odjo, frère de monsieur Félix I. Adégnika, Conseiller technique aux Affaires sociales du président de la République ;
. Veuve Agnès Ayaba da Matha Sant’Anna née Talon, mère de monsieur Jean-Stanislas da Matha Sant’Anna, magistrat, Conseiller à la Chambre judiciaire de la Cour suprême ;
. Charles Akondé, ancien directeur de l’Elevage à la retraite ;
. Kouessi Aïhou, ancien directeur du Centre de Recherches agricoles de l’INRAB ;
. Jean-Richard Amoussou-Adéblé, Administrateur civil à la retraite, ancien directeur général du Centre de perfectionnement du personnel des Entreprises (CPPE) ;
. Paul Zossou, père de monsieur André A. Zossou, directeur de la promotion des Langues nationales du ministère de la culture, de l’Alphabétisation, de l’Artisanat et du Tourisme ;
. Veuve Rita Laetitia Thognon née Robablia, mère de madame Aleth Solange E. Thognon épouse Behanzin, Avocat général près la Cour suprême.
Au cours des séances, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de décrets notamment :
- un projet de décret portant nomination des Commissaires aux comptes près certains Offices et Sociétés d’Etat ;
- un projet de décret autorisant le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation à contracter des emprunts libellés en FCFA auprès des banques et autres institutions financières dans le cadre de la mise en œuvre des dispositions de l’article 37 de la loi n°20147-25 du 23 décembre 2014 portant loi de Finances pour la gestion 2015 ;
- un projet de décret portant adoption du plan de zonage des bassins cotonniers en République du Bénin ;
- un projet de décret portant nomination du président et des membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale du Domaine et du Foncier;
- un projet de décret relatif à la modification du décret n°2006-201 du 08 mai 2006 portant création d’un numéro d’Identifiant fiscal unique IFU) et d’un répertoire national des personnes, institutions et associations;
- un projet de décret fixant les modalités d’application de la loi n°2010-46 du 30 décembre 2010 portant loi de Finances pour la gestion 2011, instituant l’Identifiant fiscal unique.
Le président de la République a rendu compte au Conseil des ministres des tournées dans nombre de communes du territoire national.
Il ressort de ce compte rendu que le besoin en eau et en énergie électrique dans les foyers demeure préoccupant et qu’il urge de prendre des dispositions pour apporter des solutions conséquentes afin de soulager les paisibles populations de nos villes et de nos compagnes.
Par ailleurs il a été relevé des poches d’extrême pauvreté dans des localités où des citoyens ont des difficultés à subvenir à leur besoin alimentaire.
A l’effet de trouver des solutions idoines à ces problèmes, le Conseil des ministres a décidé de ce qui suit :
1. Pour la satisfaction des besoins cruciaux en eau des populations, le ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du Développement des Energies renouvelables a rendu compte de la mise en œuvre du programme d’urgence 2015 d’alimentation en eau potable en zone rurale par le gouvernement. Il s’agit de faire procéder au forage de trois cents puits d’un coût de près de trois milliards de francs CFA en vue d’assurer l’alimentation en eau des populations qui en sont dépourvues. Ce programme de forage qui sera réalisé sur toute l’étendue du territoire national sera financé par des contributions exceptionnelles des entreprises publiques et des opérateurs GSM. Les modalités de répartition équilibrée des forages de puits d’eau dans les localités seront établies par le ministre en charge de l’Eau et soumis à l’appréciation du Conseil des ministres.
2. En ce qui concerne l’énergie électrique dans les ménages, il est à rappeler qu’il est actuellement mis en œuvre un programme d’énergie électrique à bon marché avec l’appui de divers partenaires à travers trois volets :
a. le premier volet est le programme d’énergie solaire financé dans une phase pilote dans trois pays dont le Bénin par la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine d’un montant par pays de deux milliards cinq cent millions (2 500 000 000) FCFA dont la mise en œuvre est assurée par la SABER ;
b. le deuxième volet est le programme d’énergie solaire financé par la Commission de l’Union économique et monétaire Ouest africaine d’un montant d’environ vingt milliards de francs CFA et réparti dans les huit (8) pays de l’espace UEMOA dont le Bénin et dont la mise en œuvre est assurée par le Projet de Développement des Energies renouvelables et de l’efficacité énergétique (PRODERE) au titre de l’Initiative régionale pour l’Energie durable (IRED). A cet effet le président de la République a fait au Conseil des ministres le point de la séance de travail du Comité de haut niveau sur la mise en œuvre de l’IRED, qui s’est tenue à Cotonou le 07 avril 2015 sur les chantiers de l’IRED, sous sa présidence en sa qualité de président en exercice de la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UEMOA. De ce point, il ressort que :
i. le bilan de l’état de mise en œuvre de l’IRED a été fait ;
ii. le Fonds de développement Energie (FDE) est opérationnel et les contributions s’élèvent à deux cent cinquante-sept (257) milliards deux cent soixante-treize (273) millions dont 7, 215 milliards de contribution du Royaume de Belgique ;
iii. le Fonds de développement Energie a financé onze (11) projets pour un montant d’environ deux cents (200) milliards de FCFA en vue de résorber le déficit de l’énergie électrique ;
iv. les apports attendus de ces projets sont une offre additionnelle du parc de production de cent seize (116) MW ;
v. la construction de 825 km de lignes électriques ;
vi. le financement de trois (3) projets du Programme régional d’Economie d’énergie (PREE) pour 5,7 milliards FCFA ;
vii. le PRODERE vise la fourniture et l’installation de 4 955 kits solaires, de 7 703 lampadaires, de 1 303 lampes à basse consommation, de six (6) micro centrales et 37 système d’adduction d’eau dans les Etats membres de l’UEMOA ;
4. le troisième volet est le projet national de valorisation de l’énergie solaire (PROVES-BENIN) d’un montant de cinquante (50) milliards de francs CFA. Dans le cadre de ce projet, la SABER qui a déjà mobilisé deux (2) milliards de FCFA, apporte son assistance technique et financière au gouvernement par la réalisation des études de faisabilité et des dossiers d’appel d’offres pour la réalisation des travaux de fournitures et d’installations de 15 000 lampadaires solaires et des microcentrales photovoltaïques dans cent cinq (105) localités (chefs-lieux d’arrondissement) en République du Bénin. Des recherches de financement sont en cours avec l’appui de la Banque Ouest africaine de Développement (BOAD) ;
1. Pour la réduction des poches d’extrême pauvreté et en complément des programmes de Micro-crédit aux plus pauvres, de la gratuité de la césarienne et des frais de scolarité notamment dans l’enseignement primaire, le Conseil des ministres a décidé d’initier un nouveau programme. La mise en œuvre devrait permettre aux personnes identifiées comme les plus démunies de nos populations de disposer progressivement de repas réguliers dans leur alimentation. Le mécanisme devrait en occurrence permettre d’assurer à ces personnes leur alimentation à travers un financement des producteurs ou des fournisseurs de céréales qui les mettront à la disposition des bénéficiaires. Dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet qui contribue à la réduction de l’extrême pauvreté, le Conseil a instruit un comité interministériel mis en place d’approfondir la réflexion. Ce comité est composé des ministres en charge du Développement, des Finances, de la Micro finance, de l’Agriculture, de la Décentralisation et des OMD-ODD.
Le Conseil des ministres a examiné et approuvé plusieurs dossiers dont :
. une communication conjointe des ministres en charge de l’Economie et des Finances, du Développement des Energies renouvelables et des OMD ODD relative à l’acquisition et à l’installation de 1 500 lampadaires solaires auprès du Groupe algérien AMIMER Energie ;
. une communication conjointe des ministres en charge de l’Economie et des Finances, des Travaux publics et des Transports relative à la contribution de l’Etat béninois au financement des travaux de reprise et d’achèvement de la réhabilitation de la route Parakou-Bérébouay ;
. une communication du ministre de l’Energie, des Recherches pétrolières et minières, de l’Eau et du développement des Energies renouvelables relative à la réalisation en urgence des travaux d’électrification de certaines localités rurales du Bénin par raccordement au réseau électrique conventionnel de la SBEE,
. une communication du ministre de l’Urbanisme, de l’Habitat et de l’Assainissement sur la réalisation des travaux préparatoires du projet de pavage des rues et d’assainissement dans les communes de Bembéreké et Sakété ;
. deux communications du ministre de la Santé relatives d’une part au recrutement spécial de cinq cent (500) agents qualifiés « stagiaires ANPE » au profit du ministère de la Santé au titre de l’année 2015 et d’autre part à l’acquisition d’équipements d’imagerie médicale en faveur du Centre national hospitalier universitaire Hubert Koutoukou Maga (CNHU-HKM);
. deux communications du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisations relatives à la visite du directeur général de la Banque arabe pour le Développement économique en Afrique dans le cadre de la signature de l’accord de prêt relatif au financement de la deuxième phase du projet d’extension de l’Institut de Mathématiques et de Sciences physiques de Dangbo d’une part, au nantissement d’un dépôt à terme (DAT) du Trésor public dans le cadre de la réalisation des travaux d’urgence d’aménagement et bitumage des routes Ouègbo-Toffo (12,25 km) et Tangbo-Zè (17 km d’autre part.
Le ministre à la présidence de la République chargé de la coordination de la mise en œuvre des Politiques des OMD et des ODD a rendu compte au Conseil des ministres :
- de la mission du Groupe Bouygues au Bénin dans le cadre de la réalisation de divers projets d’infrastructures dont le projet de construction de l’axe routier contournement Nord de Cotonou, du quatrième (4è) pont de Cotonou, de l’aéroport de Glodjigbé, de la construction de la route Porto-Novo-Sakété-Pobè-Kétou-Illara et le projet de réalisation d’un hôpital de référence ;
- de la mission du Groupe Innovent pour la construction et la mise en production de cinq (05) centrales solaires par tranches de 1 Mégawatt avec les premiers Mégawatts installés en trois (03) grâce à un préfinancement par le gouvernement de cinq milliards (5.000.000.000) de francs CFA
En approuvant ce compte rendu, le Conseil des ministres a autorisé les ministres concernés dans la réalisation de ces projets de signer des Mémorandum d’ententes relatifs à ces importants projets.
Le ministre chargé des Relations avec les Institutions a rendu compte au Conseil des ministres de l’évolution du processus électoral devant conduire aux élections législatives et communales d’avril et mai 2015.
En examinant ce compte rendu, le Conseil des ministres s’est inquiété de ce qu’à la date du 07 avril 2015, soit à environ trois jours du démarrage de la campagne électorale pour les élections législatives, les cartes d’électeurs ne sont pas disponibles au niveau des électeurs. Or conformément au code électoral, le COS-LEPI dispose de deux semaines pour la distribution des cartes d’électeurs et dans le cas où cette opération ne serait pas terminée, la CENA dispose d’une semaine pour achever le processus de distribution.
C’est dans ce contexte que le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation et le ministre chargé des Relations avec les Institutions ont rendu compte au Conseil des ministres d’une lettre en date du 27 mars 2015 par laquelle le président du COS-LEPI sollicite un besoin complémentaire de ressources financières évaluées à trois milliards deux cent quarante un millions deux cent quatre-vingt-six mille trois cent quarante-quatre (3 241 286 644) francs CFA pour faire face aux travaux d’achèvement des activités du COS-LEPI d’une part et à l’apurement des dettes d’autre part.
En examinant cette demande, le Conseil a relevé ce qui suit :
1. le budget arrêté et mis à la disposition et le COS-LEPI s’élève à treize milliards quatre cent quarante-huit millions quatre-vingt-trois mille neuf cent quatre-vingt-dix (13 448 083 990) FCFA ;
2. les postes énumérés dans la demande de besoins complémentaires sont au nombre de dix (10) et avaient été pour la plupart pris en compte dans les différentes rubriques du budget ;
. seule l’opération relative à la distribution des cartes d’électeurs n’avait pas été prise en compte.
1. le poste « autres prestataires » n’est pas justifié ;
1. un montant de six cent onze millions a été mis à la disposition du COS-LEPI pour assurer le financement de l’opération de distribution des cartes d’électeurs.
Au regard de ce qui précède, le Conseil note que le COS-LEPI entraîne par ses requêtes répétées le gouvernement dans un processus de décaissement sans fin.
Dans ces conditions, le Conseil des ministres a décidé de sortir de cet engrenage qui met à mal les finances publiques.
En tout état de cause et en raison de l’imminence des élections, la situation actuelle est préoccupante.
C’est pourquoi le Conseil des ministres a décidé de la saisine de la Cour constitutionnelle "organe de régulation du fonctionnement des institutions et des pouvoirs publics" pour qu’elle statue sur cette situation. Qu’il plaise aux sages de la Cour constitutionnelle d’indiquer à l’Exécutif la conduite à tenir.
Le Conseil des ministres invite le peuple béninois à la sérénité et tous les acteurs impliqués dans les élections à la responsabilité.
Le Conseil des ministres a autorisé:
- les prix de cession du stock de coton fibre de la campagne 2013-2014 et des graines de coton de la campagne 2014-2015;
- la création et l’ouverture progressive de 19 nouveaux lycées techniques et centres de formation professionnelle et d’apprentissage dans tous les départements de notre pays ;
- l’organisation, le 17 avril 2015 dans la commune de Bembéreké des cérémonies du lancement officiel de la campagne agricole 2015-2016 ;
- l’organisation du 1er symposium sur la relance de la filière cacao au Bénin, les 07 et 08 mai 2015 au palais des Congrès de Cotonou;
- l’organisation sous le Haut patronage du président de la République, de la 1ère édition de la Journée nationale d’Empoissonnement, le 1er Octobre 2015 et la campagne nationale de repeuplement des plans et cours d’eau du Bénin du 1er octobre au 30 novembre 2015 ;
- la cérémonie de pose de première pierre du projet de construction du barrage hydro électrique d’Adjaralla le 24 avril 2015.
Enfin les nominations et remise à disposition suivantes ont été prononcées :
A. Nominations
- A la Cour suprême et au ministère de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme,
Aux termes de deux décrets portant respectivement nomination de magistrats et de Juriste de haut niveau en qualité de Conseillers à la Cour suprême et nomination de magistrats dans les Tribunaux, les Cours d’appel et à la Chancellerie :
i. Nomination de Conseillers à la Cour Suprême
Sur proposition du président de la Cour suprême et après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature en sa session des 20 novembre et 23 décembre 2014, 12 et 13 février 2015, les magistrats et juriste de haut niveau dont les noms suivent sont nommés Conseillers à la Cour Suprême :
Magistrats :
1. Huguette Théodora Balley épouse Falana ;
2. Innocent Sourou Avognon;
3. Damienne Zinhoué Lima épouse Dossa ;
4. Michèle Odette Andrée Carrena épouse Adossou;
5. Claire Ayaba Houngan épouse Ayémonna;
6. Assiba Joséphine Régina Benoîte Anagonou épouse Loko;
7. Thérèse Kossou.
Juriste de haut niveau
8. James Adédokoun A. Daoudou
ii. Nomination de magistrats dans les Tribunaux, Cours d’appel et à la Chancellerie;
Sur proposition du Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des droits de l’Homme, après avis conforme du Conseil supérieur de la Magistrature en sa session des 20 novembre et 23 décembre 2014, 12 et 13 février 2015, les magistrats dont les noms suivent sont nommés dans les Tribunaux, les Cours d’appel et à la Chancellerie comme ci-après :
i. Dans les Tribunaux :
A. Au Tribunal de Première instance de 1ère classe de Porto-Novo
. Procureur de la République: Christophe A. Atinmakan
. 1er Substitut du Procureur de la République: Abdou-Moumouni Gomina Séidou
B. Au Tribunal de Première instance de première classe de Cotonou
. Juge du 4è Cabinet d’Instruction: Aubierge Olivia Lucette Hungbo
. 1er Substitut du Procureur de la République: Henri Fadonougbo
C. Au Tribunal de Première instance de 2è classe d’Abomey-Calavi
. Procureur de la République: Olatoundji Badarou Lawani
D- Au Tribunal de Première instance de 2è classe d’Abomey
. Procureur de la République: Comlan Christian Adjakas
E. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Natitingou
. Juge du 2è Cabinet d’instruction: Albert Pascal Mahougnon Agboton
F. Au Tribunal de première Instance de 2è Classe d’Aplahoué:
. Juge d’instruction: Rodrigue Vidjannagni Ago
G. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Kandi:
. Président du Tribunal: Agboton Alexis Metahou
. Procureur de la République: Richard Tchognon Limoan
H. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Lokossa
. Procureur de la République: Ahozégni Wulfran Georges Gbaguidi
. Juge du 2è Cabinet d’instruction: Yaovi Rodolphe Aubain Audrey Azo
. Juge du 3è Cabinet d’instruction: Abdoubaki Adam
i. Au Tribunal de Première instance de 2è classe de Pobè
. Procureur de la République: Thomas Mahugnon Dassi
ii. Dans les Cours d’Appel
A. A la Cour d’Appel d’Abomey
. Procureur général : Stanislas Dossou Koko
B. A la Cour d’Appel de Parakou
. Président de la Cour d’appel: Pascal Dakin
. Conseiller à la Cour d’appel: Edouard Ignace Gangny
iii. A la Chancellerie
1. Directeur de l’Administration pénitentiaire et de l’Assistance sociale: Hubert Arsène Houé-kpodoté Dadjo;
2. Collaborateur à la direction des Affaires civiles et pénales: Marc Robert Codjo Dadaglo;
3. Collaborateur à la direction de la Législation, de la Codification et des Sceaux : Apollinaire Dassi.
B. Remise à disposition
- au ministère de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation :
- Monsieur Flavien Dagba.
Fait à Cotonou, le 14 avril 2015
Le secrétaire général du gouvernement,
Alassani Tigri
Actualités 21 avr. 2015

Les rideaux sont tombés, vendredi 17 avril dernier à La Haye, sur la 4ème Conférence mondiale sur le cyberespace. Au deuxième et dernier jour des travaux, les participants tout en mettant en exergue l’apport de plus en plus considérable d’Internet à la croissance économique, ont insisté sur la nécessité de préserver la vie privée des utilisateurs.
Diverses réunions thématiques ont meublé cette deuxième journée des travaux. L’une des plus importantes a consisté à appréhender Internet comme un moteur de croissance. Les panélistes, ici, ont tous reconnu l’impact de plus en plus notoire d’Internet, de ses applications et de l’économie numérique sur la vie des humains. Ils font le constat que toutes les entreprises dans le monde, deviendront dépendantes ou utilisatrices d’Internet. Que, déjà, dans le domaine médical, l’impact d’Internet est de plus en plus manifeste. Ainsi, estiment-ils, 70 à 90% des dépenses de santé sont liées à des maladies chroniques. Il serait donc bénéfique, de travailler à détecter les problèmes de santé plus tôt, et opérer un suivi efficace des malades. A ce propos, préconisent-ils, un dispositif pourrait être élaboré pour surveiller les malades à distance, voir par exemple s’ils ont bien pris leurs médicaments. Mais tout ceci nécessite des autorisations, puisqu’il faudra manipuler des bases de données. Car, reconnaissent les panélistes, la vie privée doit être préservée. Aussi, les responsables de grands groupes d’opérateurs web, Google, Yahoo, Mozilla… ont-ils été invités à partager leurs expériences de gestion des bases de données. Tous ont essayé de rassurer les utilisateurs et les spécialistes, quoiqu’il est apparu des échanges que si l’Agence nationale de Sécurité des Etats-Unis par exemple veut avoir accès à l’ordinateur d’un utilisateur, elle pourra assurément le faire ; mais qu’elle ne s’intéresse qu’aux cibles ; et ceci en raison de la nécessité de protéger la société tout entière. Cette précision étant faite pour bémoliser les craintes de surveillance de masse dont les Etats se rendraient coupables…
La coopération internationale pour préserver Internet
Quelque temps avant ce panel, Tunisiens et Sénégalais, deux des rares pays africains présents à La Haye, ont eu des échanges bilatéraux desquels il est apparu qu’ils sont prêts à basculer au tout numérique. Cependant, côté tunisien, les statistiques doivent être mises à jour pour déterminer le nombre de détenteurs de télévisions analogiques à remplacer. Un peu en avance, le Sénégal, d’après son ministre des Postes et Télécommunications, Yaya Abdoul Kane, a décidé de subventionner le décodeur nécessaire pour réussir la transition, et de le mettre à la disposition des populations pour
10 000 FCFA. Déplorant la faible présence des pays africains à cette rencontre mondiale, il assure que le Sénégal est prêt à prendre le leadership sur le continent en général et dans la sous-région ouest-africaine en particulier, afin de convaincre les uns et les autres que les Technologies de l’information et de la communication sont désormais un facteur de croissance et d’intégration.
Procédant à la clôture des assises, Bert Koenders, ministre néerlandais des Affaires étrangères a remercié les participants pour la qualité de leurs contributions à la réflexion, laquelle vise à développer une vision, une approche commune pour la gouvernance d’Internet. Internet qui doit rester libre, ouvert et sécurisé, a-t-il plaidé, avant d’insister sur le potentiel économique de cet outil, qui permet de transformer l’économie mondiale. Puis il insistera sur la responsabilité des Etats dans la promotion de la cybersécurité, et de l’accès à l’Internet pour tous. Dans cette perspective, la répression de la cybercriminalité doit se faire sans concession et, les droits de l’Homme, respectés. Et même les politiques de sécurité doivent en tenir compte. Pour toutes ces raisons, Bert Koenders plaide pour un engagement de toute la communauté internationale en vue de relever le défi d’un Internet libre, ouvert et sécurisé.
Dans deux ans, au Mexique, cette communauté internationale fera le point du chemin parcouru, et scrutera l’horizon pour identifier les nouveaux défis à relever. Eduardo Ibarrola, ambassadeur mexicain, heureux du choix porté sur son pays pour l’édition 2017 de la Conférence mondiale sur le cyberespace, a d’ores et déjà promis que le défi sera relevé. Vantant les avantages pratiques d’Internet et faisant état des efforts de son pays pour une gouvernance optimale d’Internet, il dit sa conviction que la cybersécurité sera la base pour développer un Internet meilleur, où le respect de la vie privée et la protection des données seront garantis. A son tour, il en appelle à la mobilisation de la coopération internationale pour que ce défi soit relevé.
Par Wilfried Léandre HOUNGBEDJI,
Envoyé spécial à La Haye

Le maire d’Ifangni, Raymond Fafoumi, tête de liste de la liste RESOATAO dans la 21e circonscription électorale (Sakété-Adja-Ouèrè-Ifangni) croit en sa victoire au soir des élections législatives du 26 avril prochain. C’était en pleine campagne électorale dimanche dernier à Ifangni, qu'il l’a fait savoir.
C’est un Raymond Fafoumi serein qui était en campagne électorale dimanche dernier à Ifangni. Lui n’a pas opté pour les grands meetings politiques où on fait venir massivement les populations. Le candidat tête de liste RESOATAO de la 21è circonscription électorale a opté pour la stratégie du porte à porte qui paie mieux.
Et c’est ce qui l’a conduit dans le village de Kitigbo, arrondissement de Kokoumolou dans la commune d’Ifangni. Il est allé négocier les suffrages des électeurs avec qui, il a partagé sa vision. Et cette vision, c’est d’être un député au service du développement de la commune d’Ifangni. Etant maire d’Ifangni, il dit connaître plus que quiconque les problèmes de développement et les difficultés des populations de la commune.
«Dans la 21è circonscription électorale, le RESOATAO est parti favori », souligne-t-il avant de dire qu’il en veut pour preuve l’engouement des populations d’Ifangni pour sa personne. «Ma liste va faire mal», espère-t-il. C’est pourquoi, il a choisi de consacrer le maximum du temps de la campagne électorale à Ifangni. Dans ce cadre, Raymond Fafoumi compte parcourir tous les 69 villages avant la fin de la campagne vendredi prochain. Son objectif en se portant candidat aux élections législatives, dit-il, est de confondre ses adversaires et détracteurs qui racontent à qui veut les entendre, qu’ils détiennent la clé et le titre foncier de la chose politique à Ifangni et plus précisément de l’arrondissement de Kokoumolou. «C’est faux, ils ne détiennent aucune clé», martèle Raymond Fafoumi, en invitant les électeurs à voter massivement pour RESOATAO. Il dit ne pas être effrayé par la forte assise dans la 21è circonscription électorale des listes comme FCBE, Union fait la Nation et PRD. Pour lui, sa chance est intacte. Il espère tirer son épingle du jeu parmi les trois sièges prévus pour cette circonscription électorale dans le département du Plateau.
Laurent Akélé, natif de Kokoumolou et suppléant du candidat Raymond Fafoumi, a dénoncé les actes de sabotage dont est victime sa liste à Ifangni. Selon lui, les affiches et logos du parti RESOATAO sont systématiquement déchirés par des éléments d’autres listes. Il a condamné cet acte avant de demander aux électeurs de sanctionner ces fauteurs de trouble dans les urnes le 26 avril prochain.
Bernard Babalolou a quant à lui souligné que c’est un défi pour les électeurs d’Ifangni et de Kokoumolou en particulier de voter la liste RESOATAO sous la bannière de laquelle leur maire est candidat.
Les représentants des sages, des jeunes et des femmes de Kitigbo ont pris date avec le candidat de la liste RESOATAO et la délégation qui l’accompagnait.

Trois jeunes garçons âgés entre 20 et 22 ans sont tombés dans la nasse de la Brigade anti-criminalité (BAC) de Porto-Novo. C’est un réseau bien organisé, spécialiste de vol et de braquage de motos. Les trois délinquants ont été présentés à la presse vendredi 17 avril dernier à la base de la BAC à Porto-Novo.
La Brigade anti-criminalité (BAC) de Porto-Novo a mis la main sur trois bandits de grand chemin. Ils sont spécialisés dans le vol de motos à deux roues. Ils ont noms Paul Agognon, 22 ans et maçon, Pierre Agognon, 20 ans et maçon, repris de justice, chef de la bande. Ils résident tous deux à Djigbé Akpamè dans la commune de Dangbo. Le troisième bandit a pour nom Avocè Togbocandji, 22 ans, charpentier résidant à Ouando, Porto-Novo. Ces jeunes ont décidé de conjuguer leurs efforts dans le braquage des motos. Le réseau a été arrêté par les éléments de la Brigade anti- criminalité de Porto-Novo. Les trois bandits ont été présentés à la presse vendredi 17 avril dernier par le commissaire Pierre Agossa Ogougbé, commandant de la BAC Porto-Novo en présence du commissaire central de Porto-Novo, Pierre Agossadou.
Selon le commandant BAC, le dernier cas de vol de ce réseau remonte à la nuit du 8 avril dernier à Porto-Novo. Ils se sont introduits dans le domicile d’une dame où ils ont réussi à emporter sa moto au moment où celle-ci dormait. Ils tentaient de partir avec l’engin quand ils sont tombés sur une patrouille des éléments de la BAC qui sillonnait cette nuit la ville de Porto-Novo. Ils ont aussitôt abandonné la moto avant de prendre la poudre d’escampette. Les éléments de la BAC ont aussitôt actionné leur réseau de renseignements. Ce qui a payé. Un des éléments de la bande a été appréhendé. Celui-ci a donné les noms des deux autres avec qui il mène la sale besogne. C’est ainsi que les trois filous ont été mis aux arrêts, a expliqué le commissaire Pierre Agossa Ogougbé. Selon lui, une perquisition effectuée à leurs domiciles respectifs a permis à la Police de retrouver 11 motos volées. Lesquelles sont actuellement gardées à la base de la BAC à Porto-Novo. Le commissaire central de Porto-Novo a invité tous ceux à qui les motos ont été volées à se présenter à la BAC Porto-Novo pour voir si peut-être leur engin est parmi les 11 motos recupérées. Ils doivent se munir des pièces des motos.
Les trois bandits sont gardés aux violons à la base de la BAC en attendant leur présentation au procureur de la République près le Tribunal de Porto-Novo.