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Nouvelles

Campagne pour les élections législatives:Le Mono-Couffo à l’heure du porte à porte en attendant le grand jeu

Lancée le vendredi 10 avril dernier, la campagne électorale pour les législatives du 26 avril prochain n’épargne pas les départements du Mono et du Couffo. Sans pour autant prendre l’allure d’un emballement, elle se manifeste pour l’heure par quelques affiches et de rares animations sur des voies publiques.

Dans les 11e, 12e, 17e et 18e circonscriptions électorales, les gros moyens d’animation de géants meetings sont encore en hibernation. Du moins depuis vendredi 10 avril jusqu’au dimanche 12 avril dernier, les places publiques réservées à ces genres de manifestations sont pratiquement désaffectées dans les départements du Mono et du Couffo. Les murs des clôtures et des panneaux publicitaires bordant les artères, signes d’une certaine tolérance politique, reçoivent des affiches à l’effigie de différents candidats. Il faut plutôt rentrer dans certains domiciles et franchir le seuil de certains lieux accessibles aux initiés pour se rendre compte que les candidats sont bien actifs. En vue de ratisser large, Koko Dominique Sohounhloué de l’Union fait la Nation, Dakpè Sossou de l’Alliance des Forces démocratiques unies, Théophile Soussia de l’AND tout comme les autres candidats multiplient les contacts avec les différentes couches sociales et professionnelles, sillonnent villages et quartiers de villes.
La stratégie du porte à porte devient ainsi le mode opératoire observé au niveau de la plupart des candidats respectueux du désir des électeurs qui, selon des confidences, rejettent l’idée des intermédiaires en perte de crédit depuis les élections passées. Une situation qui contraint les candidats à poursuivre leur périple, à aller convaincre dans les coins et recoins de leur circonscription électorale…
Après quelques séances tenues samedi 11 avril dernier ici et là avec des électeurs, la tête de liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) de la 18e circonscription électorale la conseillère communale de Lokossa, Rosine Dagniho va poursuivre ses rencontres. La prochaine aura lieu dans un couvent !
Bien qu’étant femme, la logique de porte à porte renforcée par l’exigence des populations de prendre langue avec les candidats en personne a fait descendre Rosine Dagniho en ces lieux sacrés. En présence des chefs du culte vodoun et des adeptes de diverses divinités, des points d’ombre ont été aplanis et des engagements sont pris de part et d’autre.
Deuxième sur la liste de l’Alliance des Forces démocratiques unies, pour le compte des législatives dans la 18e circonscription électorale, le maire de la commune de Lokossa Dakpè Sossou, le jeudi 9 avril dernier, a signé sa propre mise en congé administratif. C’est par l’arrêté 2014 N°96/019/CL/SG/DSAPP/SA qu’il s’est libéré temporairement de ses charges d’autorité communale désignant par le même acte son premier adjoint Valère Dogué pour assumer son intérim. Conformément à l’arrêté, l’intérim court du vendredi 10 avril dernier au dimanche 31 mai prochain. Depuis lors le candidat Dakpè Sossou occupe résolument le terrain de la campagne électorale et tient à arracher l’un des sièges prévus pour le compte de sa circonscription électorale pour aller siéger à l’Assemblée nationale.

Politique 14 avr. 2015


Infrastructures sanitaires:Les travaux d’un centre de radiothérapie lancés

Le président de la République a lancé, samedi 11 avril dernier à Akassato, commune d’Abomey-Calavi, les travaux de construction d’un centre de radiothérapie. Cette unité de référence sera dédiée au traitement du cancer dans la sous-région ouest-africaine.

Le Bénin ambitionne de devenir la plaque tournante du traitement du cancer en Afrique de l’Ouest. L’instrument conçu pour parvenir à cette fin, c’est la mise en place d’un centre de radiothérapie dont les travaux de construction ont été lancés samedi dernier par le président de la République. L’objectif de ce centre, indique Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé, est de prendre en charge des malades atteints du cancer à travers trois composantes, à savoir la construction et l’équipement d’une unité de radiothérapie, d’une unité de médecine nucléaire et d’une unité complète d’anatomie-pathologique. «Ce centre est une composante du pôle d’excellence que le gouvernement a décidé de construire à Abomey-Calavi pour améliorer la performance du secteur de la santé», souligne-t-elle. Sa réalisation est inscrite dans le Programme d’investissement public (PIP) 2015-2017 et marquée du sceau du partenariat public-privé avec la société UNTEC. Les études de faisabilité, rassure le ministre de la Santé, ont été financées par l’Agence internationale de l’Energie atomique (AIEA) qui conditionne son appui technique au vote d’une loi de radioprotection. «Le gouvernement fera le nécessaire pour l’aboutissement dans les meilleures conditions d’utilisation des rayonnements ionisants», précise Dorothée Kindé Gazard.
Faure Guillaume, représentant du partenaire technique annonce l’achèvement des travaux pour mars 2016. «Ce que nous voulons faire, c’est de mettre en place un centre de référence qui disposera des technologies peu utilisées en Afrique», soutient-il.
«Nous avons décidé de construire cette clinique de standard international avec un partenaire privilégié qui sait lire nos priorités en matière de santé publique», déclare le président de la République pour qui le projet vient à point nommé car répondant parfaitement aux besoins du Bénin et de la sous-région. Pour Boni Yayi, il est temps pour le pays de se donner les moyens en matière de prévention et de traitement du cancer, à travers un plan de prévention et de dépistage du cancer sous toutes ses formes. « Nous sommes en train de combler un vide dont nous souffrons en ce moment, nous allons finir avec les évacuations sanitaires qui coutent chères au contribuable béninois. Nous sommes dans la dynamique d’un Bénin émergent avec ces infrastructures », insiste le chef de l’Etat qui rassure que le centre sera construit dans les meilleurs délais.

Actualités 13 avr. 2015


Législatives du 26 avril 2015:Echauffement dans l’Ouémé-Plateau

Lancée officiellement vendredi 10 avril dernier, la campagne électorale en vue des élections législatives du dimanche 26 avril prochain, n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière sur le terrain. Au niveau des quatre circonscriptions électorales de l’Ouémé et du Plateau, elle se passe avec diverses fortunes. Pendant que certains candidats l’ont démarrée avec vitesse, d’autres sont encore en train de procéder aux derniers réglages.

La campagne électorale a démarré timidement dans l’Ouémé-Plateau. Les candidats ne sortent pas encore le grand jeu. C’est le constat que l’on peut faire sur le terrain trois jours après le lancement de la campagne électorale qui prend fin vendredi 24 avril prochain à minuit. C’est comme si les candidats attendent encore les derniers jours pour mettre les pieds sur l’accélérateur dans l’Ouémé-Plateau qui regroupe les 19è, 20è, 21è et 22è circonscriptions électorales.
A Porto-Novo, seules quelques affiches sont visibles. Il y a les affiches des candidats de la liste du Parti du renouveau démocratique (PRD). Celles-ci ont inondé la ville capitale. Les affiches du PRD sont posées sur des murs des clôtures, des portails de quelques maisons et certains carrefours stratégiques de Porto-Novo. Elles sont flanquées au milieu, de la photo du président du PRD, Me Adrien Houngbédji vêtu d’une chemise blanche avec une cravate rouge bordeau. Il est la tête de cette liste dans la 19è circonscription électorale composée des communes de Porto-Novo, d’Adjarra, de Sèmè-Podji et des Aguégués.
A côté des Tchoco-Tchoco à Porto-Novo, on retrouve également quelques affiches des candidats de la liste ABT et de l’Union fait la Nation. Les candidats de la liste UN conduite par l’ancien ministre Gaston Zossou ont d’ailleurs fait un carnaval pour aller à la conquête des suffrages des électeurs. Le carnaval a sillonné les grandes artères de la ville. Les candidats des autres listes ANG, MECCA, PEU, AND, FDU, FCBE et l’alliance Eclaireur semblent se laisser désirer. Ils sont presque inexistants sur le terrain. Aucune de leurs affiches n’est visible. C’est un peu comme si les candidats de ces listes dans la 19è circonscription électorale procèdent encore aux derniers réglages en attendant de sortir l'artillerie.
Mais si la campagne électorale n’a pas encore connu la vitesse de croisière dans la 19è circonscription électorale, telle n’est pas le cas au niveau de la 21è (Sakété-Ifangni-Adja-Ouèrè) et de la 22è ( Kétou-Pobè) circonscriptions électorales. Les choses bougent sérieusement avec certaines listes qui ont démarré la campagne en trombe. C’est le cas des FCBE avec en tête le ministre d’Etat François Abiola qui n'ont pas perdu leur temps. Ils ont lancé samedi dernier leur campagne dans la commune d’Adja-Ouèrè. Le ministre en charge de la Culture, Jean-Michel Abimbola, tête de liste FCBE dans la 22è circonscription électorale a aussi lancé sa campagne hier dimanche 12 avril pour aller à l’assaut des deux sièges en jeu à Kétou et Pobè.
La campagne électorale se poursuit encore sur le terrain cette semaine avec certainement l’entrée en scène des listes retardataires.

Actualités 13 avr. 2015


Concours professionnel à la Douane:Les résultats proclamés depuis samedi

Le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle, Boubacar Yaya a rendu publique la liste des agents des Douanes déclarés admis au dernier concours professionnel. C’était samedi dernier en présence des responsables du Syndicat de la Douane béninoise et du directeur du Recrutement des agents de l’Etat.

Une semaine après l’organisation du concours professionnel du 4 avril dernier à l’intention des douaniers, les résultats sont disponibles. Au cours d’une conférence de presse organisée samedi dernier, le ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Réforme administrative et institutionnelle Boubacar Yaya a présenté la liste des agents admis.
Dans le corps des contrôleurs de la Douane, 11 agents sont déclarés admis tandis que dans celui des agents de Constatation, ils sont au total 52.
«Avec l’organisation de ce concours, j’ai une image forte de la Douane contrairement à ce que des gens disent. Je veux dire que les résultats qui sont sortis sont des résultats crédibles. J’ai été surpris de voir que les douaniers ont eux-mêmes proposés leurs épreuves et corrigés les copies», a déclaré le ministre Boubacar Yaya. Il a indiqué que son département ministériel est prêt à l’accompagner. A sa suite, Marcellin Laourou, le secrétaire général du Syndicat de la Douane a expliqué qu’il avait eu jusqu’à un passé récent, des idées arrêtées sur les concours des agents de l’Etat. Mais avec la forte implication des douaniers dans l’organisation du concours, il dit être agréablement surpris. «Nous avons participé à toutes les étapes depuis le choix des épreuves, la composition, le secrétariat jusqu’à la délibération. Dans l’histoire de la Douane, c’est pour la première fois que l’on a proclamé des résultats de concours une semaine après la composition. Nous avons assisté à un concours, dont on peut dire qu’il est correct à 98%», a déclaré Marcellin Laourou.

Actualités 13 avr. 2015


Ministère en charge des Affaires étrangères:Nassirou Bako-Arifari fait le bilan de six mois de l’action dilpomatique

Dans le cadre de la présentation du bilan périodique de l’action diplomatique du Bénin, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur, Nassirou Bako-Arifari était en face des membres du corps diplomatique accrédité au Bénin. C’était vendredi 10 avril dernier dans l’enceinte de son ministère où il a saisi l’occasion pour faire un point de presse.

Quelles ont été les actions diplomatiques du Bénin au cours des six derniers mois ? Le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur Nassirou Bako-Arifari a répondu à cette préoccupation, vendredi dernier, au cours d’un échange avec les membres du corps diplomatique accrédités au Bénin et des partenaires techniques et financiers.
En effet, de la période d’octobre 2014 à mars voire début avril 2015, le ministère des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine, de la Francophonie et des Béninois de l’Extérieur a réalisé d’importantes activités sur plusieurs plans et à divers titres. Ces activités qui relèvent d’une façon globale de la gestion de l’action diplomatique, selon Nassirou Bako-Arifari, s’inscrivent dans plusieurs domaines. De la coopération bilatérale à la gestion globale du ministère en passant par la coopération multilatérale, la participation du Bénin aux opérations de maintien de la paix et les relations avec les Béninois de l’Extérieur, le ministre en charge des Affaires étrangères n’a rien laissé de côté.
Au plan bilatéral, Nassirou Bako-Arifari a fait le point des activités du chef de l’Etat qui se résument à des visites au Bénin de chefs d’Etat et de délégations étrangères de haut niveau, la présentation de lettres de créances par des ambassadeurs accrédités auprès du Bénin. Aussi, le président de la République a-t-il fait des déplacements à l’étranger au cours des six mois de même que des visites de travail du ministre en charge des Affaires étrangères dans d’autres pays. Celui-ci a également reçu au Bénin des délégations étrangères.
Au titre de la coopération décentralisée entre les communes, ONG et autres acteurs de la Société civile, Nassirou Bako-Arifari a souligné qu’elle s’est renforcée à travers la réalisation de diverses activités avec les partenaires.
Pour ce qui est de la coopération multilatérale, les activités et réalisations importantes, selon le ministre des Affaires étrangères, s’articulent autour de la participation du Bénin aux réunions et conférences internationales tant au niveau du Système des Nations Unies, de l’organisation à Cotonou de la 20e session du Comité d’orientation et de suivi coton, de l’Union Africaine et des organisations sous-régionales que de l’Organisation internationale de la Francophonie.
Au cours des six derniers mois, l’administration et la gestion globales des services ont constitué le gros lot des activités du ministère. Dans cette rubrique, il convient de souligner, selon le ministre des Affaires étrangères, que l’accent a été mis sur les activités phares menées en vue de l’amélioration du fonctionnement des services du ministère dans son ensemble, y compris les ambassades et consulats généraux.
Il n’a pas occulté les relations avec les Béninois de l’Extérieur. A ce sujet, plusieurs activités visant le renforcement des relations avec les compatriotes de l’extérieur ont été menées.

Actualités 13 avr. 2015


Poursuivi pour meurtre (27e dossier):La cour condamne Achille Mèhoba à 8 ans de travaux forcés

Se penchant sur le 27e dossier inscrit à son rôle, la Cour d’assises de la Cour d’appel de Cotonou, a écouté, jeudi 9 avril dernier, Achille Mèhoba qui a poignardé son ami Prosper Koutodjo sur les mobiles de son geste criminel. La cour était présidée par Saturnin Avognon entouré de Malick Kossou et d’Euloge Akpo. Le ministère public était représenté par Badirou Lawani. Alain Kakpo avait tenu la plume de l’audience. Pour les jurés, Bernardin Narcisse Marcos, Jean Baptiste Danmado, Osséni Abiossè, Bouraïma Kotchégbé et Landry Akuesson ont siégé. Il y avait du côté de la défense Salomon K. Abou et Max d’Almeida.

«Ce jour-là, j’avais bu un peu d’alcool ; il m’a frappé plusieurs fois; j’ai pris un couteau mais je ne savais pas que cela allait le toucher à une partie vitale/mortelle». Voilà la réponse d’où sont parties toutes les autres questions et explications d’Achille Mèhoba sur les faits de meurtre dont il répondait devant la cour présidée par Saturnin Avognon.
La dispute entre lui et son ami Prosper Koutodjo s’est déroulée en deux phases, explique-t-il. La première à l’endroit où il lui a réclamé l’outil et où, ils prenaient la boisson et la deuxième non loin de là, explique Achille Mèhoba.
Cité pour éclairer la cour, le témoin Séraphin Sohoudji, technicien en électronique, un voisin du lieu où le drame est survenu, a déclaré être intervenu pour séparer deux personnes qui se bagarraient, faisant beaucoup de bruit. Il a confié qu’il ne les connaissait pas vraiment, mais que son attention avait été attirée par les bruits qui troublaient la quiétude des habitants du quartier. C’est lui qui portant assistance à la victime en sang, l’a transportée au CNHU avant que les médecins ne le déclarent déjà morte après le constat.
L’autre témoin, Mathias Koutodjo, grand frère de la victime a confié n’avoir pas assisté au drame, mais avoir été alerté suite au décès de son frère qui avait auparavant été poignardé.
Bernadette Agossou est la femme de la victime. Elle lui a fait un enfant, mais n’a pas non plus pu éclairer davantage la cour sur les circonstances du drame. C’est le résumé lu par le président Saturnin Avognon qui renseignera un peu plus sur les circonstances de survenance du crime.

Les faits

En effet, le nommé Achille Mèhoba est maçon de profession. Il a prêté, il y a environ quelques années, des instruments de travail à Prosper Koutodjo, un de ses collègues maçons qui les a gardés par devers lui. L’ayant perdu de vue pendant plusieurs années, il l’a rencontré fortuitement au quartier Sainte Cécile, le dimanche 4 février 2007. Achille Mèhoba lui a réclamé ses outils de travail, mais cela a entraîné une bagarre entre eux. Prosper Koutodjo aurait porté des coups de bâton à son ami Achille Mèhoba qui en retour, s’est saisi d’un couteau pour le poignarder au flanc gauche. Prosper est décédé sur le champ.
Achille Mèhoba, inculpé de meurtre, a reconnu les faits aussi bien à l’enquête préliminaire que devant le magistrat instructeur. L’enquête de moralité lui est favorable.
Le bulletin n°1 de son casier judiciaire ne porte mention d’aucune condamnation.

Aucun trouble mental

Le rapport d’expertise médico-psychologique et psychiatrique concernant Achille Mèhoba fait état de ce qu’au moment des faits, aucun trouble mental sans discernement des actes objectivables pouvant abolir le contrôle de ses actes, n’a été repéré. C’est donc la lecture de certaines pièces qui a permis d’en savoir davantage sur les circonstances du drame et d’ouvrir la voie pour le réquisitoire du ministère public.
Dans ses réquisitions, Badirou Lawani a souligné que juger un accusé est un attribut divin concédé aux humains. Rappelant les faits, il a déclaré qu’Achille Mèhoba et Prosper Koutodjo sont des amis, tous deux maçons à Cotonou. Le premier a prêté ses outils de travail au second qui ne les lui a pas retournés à temps. Leurs échanges, quand ils se sont revus, après un long moment ont dégénéré en une vive altercation, poursuit-il, qui a tourné au drame. Ainsi, pour lui, Achille Mèhoba a fait usage d’un couteau qui a occasionné une plaie hémorragique à la côte gauche qui a été fatal pour la victime. Des faits, selon lui, qui tombent sous le coup des articles 295 et 304 du Code pénal (élément légal). Ces faits sont-ils constitutifs de meurtre ?, s’interroge-t-il. Pour lui, l’homicide commis volontairement est qualifié de meurtre. C’est ce qu’on reproche à l’accusé, selon Badirou Lawani.

Quid de l’élément matériel ?

L’accusé a posé un acte bien déterminé, le geste criminel accompli sur la personne de Prosper Koutodjo. La commission d’un acte violent de nature à donner la mort ; l’acte d’homicide doit être matériel, a-t-il expliqué. Seuls des actes de violence physique sont à noter pour retenir l’existence de l’élément matériel ; il doit avoir ensuite le lien de causalité entre l’acte posé et la mort survenue. En l’espèce, relève Badirou Lawani, Achille Mèhoba s’est servi d’un couteau pour poignarder son ami. Le couteau n’a pas été retrouvé mais l’accusé a reconnu s’en être servi pour commettre l’homicide sur son ami.
Ses déclarations, poursuit le ministère public, ont été corroborées par Séraphin Sohoudji, l’un des témoins : le coup de poignard et le décès qui s’en est suivi. Prosper Koutodjo est décédé des suites des coups de poignard et l’accusé a parcouru plus de 200 m pour aller chercher le couteau.
L’élément intentionnel du meurtre suppose l’intention criminelle, expose Badirou Lawani. Et de poursuivre que l'accusé doit avoir eu la volonté de provoquer la mort de la victime. Ils ont été séparés, mais le fait d’avoir voulu aller chercher le couteau, suppose qu’il a fait l’option de la violence ; il avait bien conscience de son acte et l’a posé en toute connaissance de cause, retient-il. Le ministère public a confié que le couteau est un instrument dont on se sert pour couper ou perforer. Pour Badirou Lawani, il faut considérer aussi la partie qui a été choisie pour porter le coup. Il ne voulait nullement le blesser, mais il voulait le tuer, déduit-il. «Ils seront tentés d’invoquer à tort la légitime défense ou l’excuse de provocation, erreur ; c’est plutôt un acte bien réfléchi et bien mûri», relève-t-il.
Les enseignements recueillis sur l’accusé lui sont favorables et il n’était pas en état de démence au moment des faits, fait-il remarquer. Il est pénalement responsable et accessible à la sanction pénale, indique le ministère public.
La punition à lui infliger, selon Badirou Lawani, ne ramènera certes la victime à la vie. Le meurtre emportera la peine de mort aux termes de l’article 304 mais comme le Bénin a ratifié la Convention relative à l’abolition de ladite peine, il faut envisager une sanction plus douce.
Toutefois, retient Badirou Lawani, il peut bénéficier de circonstances atténuantes. «Je requiers de le reconnaître coupable de l’homicide volontaire commis sur la personne de Prosper Koutodjo et donc coupable de meurtre et le condamner à 15 ans de travaux forcés», clame-t-il. La défense ne l’entend pas de cette oreille.

Sublime humiliation

C’est Me Salomon K. Abou, qui a d’abord planché pour défendre Achille Mèhoba. « Il y a eu mort d’homme, je m’incline devant sa mémoire», expose-t-il avant de procéder à un bref rappel des faits. Selon sa relation, son client a prêté ses instruments de travail, se privant de l’opportunité de les utiliser pour gagner sa vie ; il est poursuivi pour meurtre. «Quand nous écoutons le ministère public, dès qu’il y a des coups portés et qu’il y a eu mort d’homme, c’est un meurtre ; mon client a porté des coups et la mort s’en est suivie», déclare Me Salomon K. Abou. Mais il précise que c’est un alcoolique. «Il a avoué qu’il avait déjà bu ; son raisonnement était altéré par l’effet de l’alcool», expose la défense avant de poursuivre que c’est une humiliation que de recevoir de l’alcool au visage devant une nouvelle conquête (une femme à côté). Il a porté des coups qui ont entraîné la mort sans intention de la donner, retient la défense.
Selon Me Salomon K. Abou, son client faisant le bon Samaritain est devant la cour aujourd’hui. Il n’a pas voulu donner la mort en portant les coups ; il a déjà passé 8 ans quelques mois, condamnez-le au temps déjà passé en détention préventive pour lui permettre de voir enfin le soleil.
Des observations ponctuées par Me Max d’Almeida, qui sont venues appuyer celles faites plus tôt par son confrère. Pour lui, il s’agit d’un malheureux accident pour lequel son client doit être condamné. Mais il relève que la victime aurait pu être Achille Mèhoba. Il a reçu une sublime humiliation devant sa femme (allusion à la boisson versée à la figure de l’accusé), relève la défense qui réitère que l’accusé n’avait aucune intention de donner la mort. «Je ne plaide ni la légitime défense encore moins l’excuse de provocation», a déclaré la défense qui reconnait qu’il y a eu de l’ingratitude de la part de son ami. C’est un garçon honnête, travailleur, souligne Me Max d’Almeida qui a demandé, pardon, clémence pour ce geste malheureux. «Que tous ceux qui sont ici apprennent à se maîtriser», enseigne-t-il à l’assistance.
La cour, après délibérations, l’a déclaré coupable d’avoir commis un homicide volontaire sur la personne de Prosper Koutodjo à l’aide d’une arme blanche. Une infraction prévue et punie par les articles 295 et 304 du Code pénal. Elle l’a donc condamné à la peine de 8 ans de travaux forcés et aux dépens et ordonne par la même occasion, la destruction des objets mis sous scellés.
Archille Méhoba rentre chez lui puisqu’il a déjà passé plus de huit ans en détention préventive.
Statuant sur les intérêts civils, la cour demande à Mathias Koutodjo, frère de la victime d’exprimer ses prétentions.
Pour le ministère public, il se pose un problème de représentation de la succession de Prosper Koutodjo.
La défense estime que le frère de la victime n’a pas juridiquement qualité pour venir représenter la succession.
Les parties civiles aviseront, selon le président, sur la base de l’arrêt de condamnation. Il y a des formalités à accomplir pour ensuite saisir la Cour d’assises pour éventuellement faire des demandes au nom du de cujus

Société 13 avr. 2015


6è édition des Jeux universitaires du Bénin:L’Université de Parakou vainqueur de la compétition

Commencée depuis le 6 avril dernier à Lokossa, la compétition de football opposant une douzaine d’universités pour le compte de la 6è édition des Jeux universitaires du Bénin a connu son épilogue samedi 11 avril dernier par le sacre de l’Université de Parakou.

4 buts en faveur de l’Université de Parakou contre 2 pour son homologue d’Abomey-Calavi, détenteur du titre. C’est par ce score sanctionnant la séance de tirs au but devenue irrémédiable que les deux équipes ont fini par être départagées. Elles avaient été renvoyées de l’aire du jeu au terme du temps réglementaire sur un score nul d’un but partout. Le but d’ouverture du score, œuvre du dossard 8 de l’Université de Parakou, Gilbert Dassagaté, est marqué à la 69e minute, semant une joie vite écourtée à la 77e minute par Nazifou Agonhessou pour le compte du camp adverse.
Comme laurier pour les efforts du vainqueur, la directrice adjointe de cabinet du ministère de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, Rachidath Orou Gbagou, a décerné à l’Université de Parakou un trophée accompagné d’une enveloppe financière et d’un jeu de maillots. Le même lot avec de la consistance en moins pour l’enveloppe financière est allé à l’Université d’Abomey-Calavi. Derrière celle-ci, la troisième place de la compétition de Lokossa est occupée par l’Ecole nationale de l’Economie appliquée et du Management (ENEAM) consolée par des articles de jeu de football. L’Institut national de la Jeunesse et de l’Education physique et sportive (INJEPS) ferme la marche avec un trophée de fair-play.

Sports 13 avr. 2015


Audience à la Cour constitutionnelle,Le litige domanial entre les populations de Ouidah abordé

Le président de la Cour constitutionnelle, Théodore Holo, a reçu en audience, vendredi 10 avril dernier, à son cabinet, plusieurs personnalités. En dehors des visites de courtoisie, le sujet relatif au litige domanial entre les populations de la commune de Ouidah et la collectivité Aho Glèlè René a été abordé.

L’ambassadeur de Turquie près le Bénin, Turgut Kural, le président du Cadre de concertation des Organisations de la société civile de la commune de Ouidah, Honorat Aguessy et le nouveau consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite), Loya Mohamed Allassane, ont été reçus par le président de la Cour constitutionnelle dans la matinée du vendredi 10 avril dernier.
Des trois personnalités reçues, deux n’ont effectué que des visites de courtoisie : l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin et le consul général du Bénin à Djeddah (Arabie Saoudite). Pour l’ambassadeur de la Turquie près le Bénin, Turgut Kural, il est tout à fait normal qu’il fasse une visite de courtoisie en début de son séjour d’ambassadeur afin de renforcer les liens qui existent entre les deux pays. Le nouveau consul général du Bénin à Djeddah, Loya Mohamed Allassane, est quant à lui, allé à la rencontre du président de la Cour constitutionnelle pour recevoir de lui des conseils qui pourraient l’aider à mener à bien sa mission. Il s’agit, entre autres, de l’organisation du Hadj, de la résolution des problèmes des Béninois vivant au quotidien en Arabie Saoudite.
La troisième personnalité reçue est le président du Cadre de concertation des organisations de la Société civile de la commune de Ouidah, le professeur Honorat Aguessy. Il a rencontré le président de la Cour constitutionnelle pour lui faire part de la situation traumatisante que vivent les populations de la commune de Ouidah. «Quand nous les responsables nous apprenons ce qui se passe en matière de terrain, nous ne pouvons pas laisser la situation se dégrader. Nous sommes donc venus traiter de cela avec le président de la Cour constitutionnelle pour qu’il nous aide à trouver des solutions et non qu’il tranche», a-t-il déclaré. Il a souhaité que l’aspect humain, prime sur les revendications sur le plan foncier où à l’en croire, il y a beaucoup de faux.

Actualités 13 avr. 2015


Difficultés autour du financement du processus électoral:La Société civile monte encore au créneau et apaise

La tenue des élections crédibles, transparentes et dans la paix continue de préoccuper le réseau des Organisations de la Société civile composé de l’ONG ALCRER, Social Watch, la Coalition nationale pour la paix, Wanep-Bénin et RIFONGA. Après leur sortie médiatique de jeudi dernier à propos de la crise autour du financement du processus électoral, les responsables des différentes ONG de ce réseau sont revenus à la charge samedi 11 avril dernier au cours d’une conférence de presse tenue à Cotonou, suite aux rencontres avec les acteurs impliqués dans le processus. Pour eux, il y a la bonne foi de part et d’autre pour l’organisation et la tenue effective des élections en cours.

«C’est le manque de dialogue entre le COS-LEPI et le ministère de l’Economie et des Finances qui est à la base de la crise autour du financement du processus électoral en cours au Bénin ». C’est la conclusion à laquelle est parvenu le réseau des Organisations de la Société civile composé de l’ONG ALCRER, Social Watch Bénin, Wanep-Bénin, la Coalition nationale pour la paix et RIFONGA. Au cours d’une conférence de presse qu’ils ont animée samedi dernier, les responsables de ces ONG ont montré combien leurs démarches en direction des différents acteurs, notamment le COS-LEPI et le ministère de l’Economie et des Finances ont contribué à faire évoluer les choses.
Selon Julien Oussou de Wanep-Bénin, le réseau des Organisations de la Société civile est descendu, vendredi 10 avril dernier, au COS-LEPI et au ministère de l’Economie et des Finances après la réunion du comité qui a fait suite à leur sortie médiatique de jeudi dernier.
Au ministère de l’Economie et des Finances, il leur a été révélé qu’un courrier aurait été adressé au COS-LEPI comme quoi, dans la trésorerie du Conseil, il y a un montant de 1 364 027 063 FCFA. Et par rapport à ce montant, le ministre de l’Economie et des Finances a demandé au COS-LEPI de privilégier les opérations de finalisation de cartes d’électeurs et leur distribution. Dans le même temps, l’Inspection générale des Finances est envoyée au COS-LEPI pour apprécier le montant des besoins qu’il a exprimés.
Au COS-LEPI, le réseau des Organisations de la Société civile, selon le président de Social Watch, dit avoir vu le matériel au point, des cartes d’électeurs déjà fabriquées et prêtes à être convoyées vers des départements. Leur curiosité a été de savoir combien il faut pour effectuer les dépenses relatives aux besoins urgents. Selon les membres du bureau de l’institution, rappelle-t-il, il faut 2 168 950 298 FCFA pour assurer lesdites dépenses. Alors que dans leur trésorerie, il n’y a que 1 347 506 383 FCFA. Ainsi donc la différence entre le montant des dépenses urgentes et le montant de la trésorerie indiquée par le COS-LEPI dégage un gap de 821 443 915 FCFA qu’il réclame avant le démarrage des opérations de distribution des cartes d’électeurs. Un montant que le ministre de l’Economie et des Finances, selon le président de l’ONG ALCRER, Martin Assogba, accepte de débloquer après une appréciation des dépenses par l’Inspection générale des Finances. Pour le président de l’ONG ALCRER, un problème demeure même si le ministre de l’Economie et des Finances débloquait ce montant que le COS-LEPI attend.
En effet, dans le cadre des opérations antérieures, le COS-LEPI devait aux fournisseurs, notamment ceux qui ont loué des moyens de transport qu’il faut solliciter encore pour le transport des cartes dans les différents départements. En plus de cela, il faut également des ressources pour sensibiliser les populations à aller chercher leurs cartes et payer ceux qui font le travail sur le terrain.
Face à ces problèmes, le réseau des Organisations de la Société civile a formulé des recommandations aux différents acteurs impliqués dans ce processus pour éviter le blocage des opérations.
En direction du gouvernement, le réseau, selon la présidente de la Coalition nationale pour la paix, Fatoumatou Batoko Zossou, demande de prendre un engagement pour payer les dépenses qui ne sont pas incluses dans ce montant qui pourraient bloquer les opérations après le travail de l’Inspection générale des Finances. Au COS-LEPI, il demande de faciliter la tâche à l’Inspection générale des Finances et de continuer le travail afin que les cartes soient vraiment disponibles dans un meilleur délai.

Actualités 13 avr. 2015


Valorisation des arts de la parole:« Adjrou » comme à l’ancienne, pour vivre autrement les contes

Depuis sa participation aux jeux de la francophonie en 2013, Fidèle Anato dit le Baobab et ses pairs ont pris la résolution de travailler à la pérennisation des arts de la parole, le conte en particulier. De «Théâtre maison» qu’il avait initié à ce propos, on est passé à «Adjrou» comme à l’ancienne. Samedi 11 avril dernier à l’Institut français de Cotonou, il y avait des contes, contés et racontés par une pépinière digne de confiance, quant à la relève de cet art.

« Adjrou» comme à l’ancienne, dernière initiative en date de Fidèle Anato est une trouvaille dont le principal objectif est de garder intact la flamme du conte, tel que conté par les précédentes générations. Il s’agit, pour faire simple, de permettre à la génération actuelle, souvent qualifiée de «génération Internet et TIC» à ne pas perdre de vue ce pan important du patrimoine culturel national. En attendant de trouver les voies et moyens d’intégrer et d’impliquer les contes dans les réalités du moment, c’est plus son vécu comme à l’ancienne qui a été valorisé. Les 8 et 9 avril derniers à Akassato dans la commune d’Abomey-Calavi, des écoliers et élèves ont été à l’école du conte, «Adjrou», et ont également compéti devant un public de plus de 200 personnes, selon les organisateurs.

Pourtant, dans les prévisions, une centaine de personnes était attendue.
Cela réjouit particulièrement l’initiateur, Fidèle Anato pour qui, ce projet ne pouvait donner plus de satisfaction comme résultat. Celui-ci dit avoir beaucoup prospecté avant de mettre le cap sur le conte, dans la localité d’Akassato comme activité d’éveil des populations autour de la culture. Deux catégories d’enfants âgés de 10 à 17 ans répartis en catégories Espoirs et Cadets ont donc pris part à la compétition devant un jury présidé par Dine Alougbine, le directeur de l’école internationale de Théâtre du Bénin (EITB). «Adjrou» comme à l’ancienne étant le successeur de «Théâtre maison», certains candidats de l’année 2014 étaient de nouveau en compétition et ont même eu la chance de se faire à nouveau distinguer.

C’est le cas par exemple de Chance Dossou, 13 ans, élève en classe de 4è, 1er en 2014 et qui cette année, obtient la deuxième place. Idem pour Archimède Kossou, 15 ans, élève en Seconde, classé 2è en 2014 et qui occupe la troisième place. Celle qui a réussi à surclasser les deux lauréats de l’année dernière en se hissant à la première place, c’est Délicia Dossou, 12 ans, élève en classe de 5è.
Devant le public de parents, d’amis et d’acteurs culturels mobilisés pour la séance de restitution organisée samedi dernier à l’Institut français de Cotonou, chacun des candidats et lauréats est passé faire la preuve de son art. Et même si «Adjrou» comme à l’ancienne, tel que présenté, a omis certains éléments comme les nattes, les lampes à pétrole et autres qui faisaient jadis sa singularité, on peut tout de même observer avec fierté que les leçons de morale, de philosophie… bref les leçons de vie contenues dans ses contes racontées autour d’histoire entre les hommes et les animaux n’ont pas pourtant disparu.

Culture 13 avr. 2015


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