La Nation Bénin...
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Dans le cadre de la campagne pour les élections législatives du 26 avril prochain, la fièvre électorale monte peu à peu dans le département du Zou. Les plus visibles d’une commune à une autre sont les équipes des FCBE conduites par Martial Sounton et celles de la RB-RP conduite par le couple Nicéphore Soglo. Quant aux autres, l’heure est au temps d’observation pour mieux toucher la cible.
Les candidats aux élections législatives sont désormais officiellement en campagne pour solliciter le suffrage des populations. Tout a commencé en début de week-end dernier à Bohicon, Abomey, Djidja et Agbangnizoun avec les candidats têtes de liste dans la 23e circonscription électorale. La stratégie, pour la plupart, consiste à renouer avec certains leaders d’opinion ou notables des localités. Puis, à rencontrer de petits groupes de militants et sympathisants avec lesquels on échange sur les objectifs à atteindre. C’est bien à cet exercice que se sont livrés le week-end certains ténors politiques d’alliances politiques en lice. Cette opération de charme a été observée dans la plupart des communes de ladite circonscription.
D’abord, c’est le couple Nicéphore Soglo qui était à Agbangnizoun, Abomey et Bohicon. Le président d’honneur de la Renaissance du Bénin (RB), Nicéphore Soglo, était à la tête d’une caravane organisée par ses militants et sympathisants. Les candidats sur la liste RB-RP aux législatives du 26 avril prochain dans ces communes étaient aussi de la partie. La caravane a drainé du monde sur les grandes artères. La liesse était perceptible chez les populations qui reçoivent leurs leaders accompagnés des candidats têtes de liste.
De leur côté, après les localités de Dan, dans la commune de Djidja de Lissèzoun dans Bohicon, les FCBE étaient à la Maison des jeunes d’Abomey, samedi dernier. Leur équipe composée du préfet du Zou-Collines, Armand Nouatin, l’ancien ministre Martial Sounton et du ministre Gustave Sonon ont été à la rencontre des militants.
Dans les autres états-majors politiques, on affirme avoir opté pour une campagne de proximité. Pas de véritables mouvements de foule, juste quelques meetings ça et là, et quelques rares affiches qui rappellent timidement l’imminence du scrutin.
Débauchage et contre-débauchage politique
La fièvre électorale conduit ces derniers jours à assister à une nouvelle trouvaille politique. Il s’agit du débauchage et du contre-débauchage de militants dans les localités. Dans le Zou, après la démission collective de conseillers RB dont le maire d’Abomey pour rejoindre l’UN la semaine écoulée, c’est la communauté Adja de Bohicon qui annonce sa démission collective du PSD de Bruno Amoussou, donc de l’UN pour apporter son soutien au maire Luc S. Atrokpo, tête de liste RB-RP. Elle a organisé une marche pacifique, jeudi dernier à travers la ville avec des banderoles magnifiant les actions de Luc Atrokpo en lui exprimant sa totale adhésion à ses idéaux donc à la RB.
Un peu comme une réplique, c’est la population de l’arrondissement de Kpassagon dans la commune de Bohicon qui s’est aussi mobilisée ce même jeudi pour déclarer publiquement sa démission de la RB et son ralliement à l’UN. Ici, les manifestants affirment «rompre avec la monotonie faite de promesses non tenues avec un seul individu depuis plusieurs mandatures de l’ère de la décentralisation à la tête de l’arrondissement».

Des actions éparses à travers les quartiers, la campagne électorale à Natitingou est marquée à son début par une grande morosité. Les grandes forces et alliances politiques déploient petitement leurs stratégies pour faire adhérer les électeurs à leur cause.
Musique à plein vent, le siège des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) au quartier Kantaborifa, samedi 11 avril dernier, peine à avoir du monde à ses abords. Des chaises en plastique soigneusement rangées à l’intérieur de ce bel édifice loué pour les besoins de la campagne électorale attendent d’être usitées par d’éventuels militants. En l’absence du responsable des lieux, Rachidi Radji, injoignable à maintes reprises, les agents en permanence se refusent à toute déclaration sur la campagne que mène cette alliance de partis politiques acquis à la cause du président de la République. Si l’heure semble être aux préparatifs, il convient tout de même de noter qu’à quelques encablures de ce quartier populaire de la ville de Natitingou, précisément à l’entrée du stade municipal, des jeunes militants à motos flanquées des effigies de l’alliance se donnent à une opération de charme qui tranche bien avec l’accalmie observée un peu plus tôt au siège.
Un peu plus loin, au siège de campagne de l’alliance Soleil, les agents assez méticuleux reçoivent ceux qui y viennent à la quête d’informations sur les rencontres programmées dans le cadre de la campagne ouverte quelques heures plus tôt. Une rencontre est programmée avec des militants dans la soirée à Ourbona Ourkparbou. La deuxième de ce samedi après celle de Boriyouré tenue dans la matinée. Deuxième titulaire sur la liste de l’alliance Soleil, Modeste Kérékou, nous informe-t-on, rencontre son état-major dans un hôtel de la ville, sans doute pour peaufiner davantage les stratégies pour arriver à ses fins. Si son siège permet de maintenir le contact avec ses potentiels électeurs et de coordonner au niveau de la base toutes les actions à déployer, il n’en demeure pas moins qu’il entretient la liesse populaire. Musique feutrée aux heures de pause, le siège est le lieu où converge le public toutes les nuits pour suivre sur un écran géant des matches de football. Samedi dernier c’est l’apothéose avec le championnat espagnol et la finale de la Coupe de la Ligue en France. Une extase qui sera de courte durée avec la forte pluie qui a dispersé les visiteurs.
Si les deux alliances citées plus haut ont établi leur quartier général en plein cœur de la ville à la faveur de la campagne électorale, l’alliance Union fait la Nation, elle, s’est installée à son siège depuis octobre 2013 et se réclame un parti d’obédience nationale. Ici pas de tapage. D’ailleurs la stratégie de l’alliance le proscrit. «Notre stratégie, ce n’est pas le bruit. C’est une stratégie de proximité », prévient Jean Aholou, facilitateur au sein de l’alliance au niveau des départements de l’Atacora et de la Donga. Avec un candidat natif de Natitingou, Jean Yves Koumpogué, chef d’arrondissement du 3e arrondissement de la commune, tête de liste de l’alliance dans la 4e circonscription électorale, les militants ont opté pour des rencontres dans les quartiers. «Il nous revient d’aller vers les populations pour les rassembler autour de notre idéal qui est d’unir tous les fils et filles du Bénin quelle que soit leur appartenance régionale et en finir avec ces clichés de parti régionaliste qu’on nous colle», soutient Jean Aholou.

Quelques heures après le démarrage de la campagne électorale, outre quelques posters ou affiches, les états-majors sont presque tous au repos.
La campagne électorale pour les élections législatives du 26 avril prochain peine à s’emballer dans la 15e circonscription électorale. Lancée depuis vendredi 10 avril dernier, elle ne connait pas encore d'engouement. A part quelques posters géants de l’alliance RB-RP et du candidat Christian Sossouhounto de l’alliance des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et des affiches des autres partis et alliances ça et là, les rues et les places publiques sont désertes du premier au sixième arrondissement. Au quartier Sènandé par exemple, il y a quelques affiches du Parti du renouveau démocratique(PRD). A Sègbèya, Kpondéhou, Agbato, Yénawa, Dédokpo et Lomnava, quelques affiches sont aussi visibles.
Il s’agit de celles de l’alliance RB-RP, du Rassemblement des élites pour un succès objectifs alternance triomphale action orientée (RESOATAO), du Parti du renouveau démocratique, des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) et de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG). La plupart des sièges locaux de campagne visités sont presque déserts. Certains partis ont des activités en vue. Au siège de la coordination de la campagne du RESOATAO pour les législatives au niveau du troisième arrondissement de Cotonou, des films sont prévus pour être projetés à l’intention des électeurs samedi dernier sur les réalisations du président du parti, le député Mohamed Atao Hinnouho. Cette séance de projection sera animée par l’ensemble des coordonnateurs de la campagne du RESOATAO au niveau des 13 quartiers du troisième arrondissement.
Au total, on note que dans la quinzième circonscription électorale, les candidats ne se bousculent pas encore pour aller à la rencontre de leurs électeurs.
Par Pintos GNANGNON & Sênoudé P. TOMETISSI
Politique 13 avr. 2015

A la faveur du démarrage de la campagne électorale, les messages de paix, de tolérance et de convivialité sont nombreux à Parakou. Ces appels à l’endroit des politiciens et des populations proviennent des faiseurs d’opinion : autorités politico-administratives, leaders religieux, responsables d’association.
Par un communiqué signé de son président Salissou Abdoulaye, le bureau exécutif de l’Association pour le développement économique, social et culturel de Parakou (ADESC-TEMBI), invite les populations du Bénin en général et celles de Parakou en particulier à faire preuve de sérénité, de quiétude et de discipline en cette période sensible des élections afin de permettre au processus de bien se dérouler. Pour le bonheur de toute la nation, l’association exhorte les politiques «à un sens élevé de patriotisme et de civisme» en faisant de la période électorale «des moments de convivialité, d’échanges, de fraternité pour des élections transparentes, crédibles et sans heurt ni violence».
Le procureur de la République près le Tribunal de première instance de Parakou, Jules Chabi Mouka, demande aux uns et aux autres de faire beaucoup plus attention à tout ce qui se passe lors des meetings, des déplacements de monde. «Nous devons nous garder de provoquer les autres, de verser dans les menaces, les injures et autres comportements en porte-à-faux avec la loi ou à l’ordre public, au risque de subir la rigueur de la loi», conseille l’autorité judiciaire. La destruction des affiches des adversaires politiques, les propos racistes, les violences physiques ou verbales sont à proscrire, rappelle-t-il.
Les leaders religieux ne sont pas du reste. «Je voudrais demander à tout un chacun, à tout Béninois quel qu’il soit, de déposer toute arme qui peut nuire, que nous allions aux élections comme si c’était une compétition sportive, que le meilleur gagne», supplie Mgr Pascal N’koué, archevêque de Parakou. «Toute autorité vient de Dieu. Celui qui s’arroge une autorité en souffrira. Il vaut mieux donc y aller avec honnêteté en sachant que Dieu va nous appuyer... Le pouvoir terrestre, ça passe mais Dieu nous demandera des comptes», ajoute le prélat.
Joël Egbebi de l’église protestante méthodiste du Bénin - Conférence, pour sa part, souhaite que tout le monde s’abandonne au Seigneur pour que l’Esprit-saint guide dans les choix. «Je prie pour que tout se passe dans de bonnes conditions, que le Seigneur agisse dans le cœur de tout un chacun,... que la chair humaine ne nous emporte pas», laisse-t-il entendre. Le pasteur J. Bagana de l’Union des Eglises évangéliques du Bénin (UEEB) demande, quant à lui, à la population d’être sereine, de battre la campagne sous la conduite de l’esprit de Dieu, pour qu’il n’y ait pas de trouble et que le meilleur gagne. Il exhorte les politiques à s’accepter et à faire usage de «langage de courtoisie» dans leurs discours, en insistant dans leurs messages sur la paix, le développement et en évitant surtout les injures.
Pour le secrétaire général du Conseil des imams de Parakou, Séïdou Assouma, il importe que tous ceux qui sont impliqués dans la campagne mènent leurs actions conformément à la loi et que les politiciens se respectent afin que tout se passe dans le calme. «Pas d’écart de langage. Même si vous ne voulez pas de quelqu’un, il faut tout au moins l’accepter et écouter le message qu’il a apporté...pour que notre démocratie puisse quand même avancer», souhaite-t-il.

L’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG) a procédé vendredi dernier au lancement officiel de sa campagne pour l’élection législative du 26 avril prochain. A l’occasion, les candidats en lice ont été présentés aux militants.
Les partis membres de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), à savoir le Parti communiste du Bénin, le Parti social démocrate Le Bélier et le Creuset pour le Développement et le Progrès n’ont pas voulu perdre une seule minute après le lancement de la campagne pour l’élection législative prochaine. C’est pourquoi au Centre de promotion et de l’artisanat, vendredi dernier, tous ses ténors étaient présents. Thérese Waounwa, Jean Kocou Zounon, Philippe Noudjènoumè, Laurent Mètongnon, Aboubacar Baparapé entre autres candidats en lice, ont défilé au podium. Pour Laurent Mètongnon qui a pris la parole en premier, l’ANG va à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts des populations notamment des artisans, des étudiants, des diplômés sans emploi. A sa suite, Aboubacar Baparapé a laissé entendre que partout où il passe, les gens sont contents parce l’ANG a placé des candidats de taille pour remplacer ceux qui sont aujourd’hui à l’Assemblée nationale. «Nous avons été positionnés pour relayer la lutte que nous menons depuis quarante ans. Ceux qui sont là-bas aujourd’hui y sont allés chercher des passeports diplomatiques», à des fins inavouables, a indiqué Aboubacar Baparapé. Rodolphe Senyaka a indiqué que l’ANG souhaite faire une révolution en allant à ces élections. Thérèse Waoun-wa réputée pour être la dame de fer de l’ANG, met en garde contre tous ceux qui prendraient le pouvoir si l’ANG n’est pas voté massivement. Jean Kocou Zounon a rappelé pour sa part que les générations de communistes des années de l’indépendance ont lutté pour que les colons quittent le Bénin. Celle à laquelle il appartient, a lutté pour la liberté d’opinion et celle d’aujourd’hui doit lutter pour que la corruption prenne fin. Pour clôturer le ballet des déclarations, Philippe Nou-djènoumè, premier secrétaire de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), a, sous les ovations du public, lancé: «Nous luttons pour la fin d’un système. Votez l’avenir! Votez l’ANG. Fâchez-vous ! Levez-vous et donnez vous les moyens de vous libérer !»
Politique 13 avr. 2015

L’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG) a procédé vendredi dernier au lancement officiel de sa campagne pour l’élection législative du 26 avril prochain. A l’occasion, les candidats en lice ont été présentés aux militants.
Les partis membres de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), à savoir le Parti communiste du Bénin, le Parti social démocrate Le Bélier et le Creuset pour le Développement et le Progrès n’ont pas voulu perdre une seule minute après le lancement de la campagne pour l’élection législative prochaine. C’est pourquoi au Centre de promotion et de l’artisanat, vendredi dernier, tous ses ténors étaient présents. Thérese Waounwa, Jean Kocou Zounon, Philippe Noudjènoumè, Laurent Mètongnon, Aboubacar Baparapé entre autres candidats en lice, ont défilé au podium. Pour Laurent Mètongnon qui a pris la parole en premier, l’ANG va à l’Assemblée nationale pour défendre les intérêts des populations notamment des artisans, des étudiants, des diplômés sans emploi. A sa suite, Aboubacar Baparapé a laissé entendre que partout où il passe, les gens sont contents parce l’ANG a placé des candidats de taille pour remplacer ceux qui sont aujourd’hui à l’Assemblée nationale. «Nous avons été positionnés pour relayer la lutte que nous menons depuis quarante ans. Ceux qui sont là-bas aujourd’hui y sont allés chercher des passeports diplomatiques», à des fins inavouables, a indiqué Aboubacar Baparapé. Rodolphe Senyaka a indiqué que l’ANG souhaite faire une révolution en allant à ces élections. Thérèse Waoun-wa réputée pour être la dame de fer de l’ANG, met en garde contre tous ceux qui prendraient le pouvoir si l’ANG n’est pas voté massivement. Jean Kocou Zounon a rappelé pour sa part que les générations de communistes des années de l’indépendance ont lutté pour que les colons quittent le Bénin. Celle à laquelle il appartient, a lutté pour la liberté d’opinion et celle d’aujourd’hui doit lutter pour que la corruption prenne fin. Pour clôturer le ballet des déclarations, Philippe Nou-djènoumè, premier secrétaire de l’Alliance pour une Nouvelle gouvernance (ANG), a, sous les ovations du public, lancé: «Nous luttons pour la fin d’un système. Votez l’avenir! Votez l’ANG. Fâchez-vous ! Levez-vous et donnez vous les moyens de vous libérer !»
Politique 13 avr. 2015

Le président de la République a réceptionné, hier jeudi 9 avril à Covè, le nouvel hôpital de zone d’Agonlin. Cette nouvelle infrastructure apporte un plus dans l’amélioration du système de santé au Bénin.
La situation sanitaire des communes de Covè, de Zagnanado et de Ouinhi devra s’améliorer avec la construction de l’hôpital de zone de Covè. Cet ouvrage que le président de la République a réceptionné hier est une composante du Projet d’appui au développement du système de santé (PADS) du Bénin, indique Raymond Adékambi, directeur général de l’Agence de gestion des travaux d’intérêt public (AGETIP), qui assure la maîtrise d’ouvrage délégué. Ce projet, souligne-t-il, a été conçu pour contribuer à la mise en œuvre de la politique et des stratégies de développement du secteur de la santé, notamment dans les départements du Zou, du Borgou et de la Donga. En clair, il s’agit d’améliorer l’offre et la qualité des soins de santé dans les zones impactées et d’augmenter leur utilisation des services de santé.
Le coût global des travaux à Covè est estimé à 3 milliards 700 millions de francs CFA. Le financement est assuré par la Banque islamique de développement (BID). Les infrastructures se déclinent en un bloc administratif et une structure technique composée du service des urgences, de la pharmacie de zone, du Laboratoire, de l’ophtalmologie, de la Banque de sang, de la pédiatrie, de la stomatologie, de la chirurgie, de l’ORL, de la maternité gynécologique, de la médecine interne. L’hôpital abrite également une structure à usage d’habitation composée de six logements du personnel.
«Le projet a pris en compte les contraintes d’installation des équipements médico-techniques», rassure Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé. Les 42 bâtiments que l’hôpital abrite, poursuit-elle, sont construits selon les normes architecturales requises. Une innovation de taille, un générateur d’oxygène est installé pour assurer la production autonome d’oxygène au profit des patients. «L’équipementier nous a rassuré que d’ici la fin du mois de mai tous les équipements seront installés», affirme Dorothée Kindé Gazard qui annonce que le personnel de l’hôpital est en train d’être constitué pour assurer un service de qualité de l’hôpital.
Sécurité humaine, une donnée capitale
«Pour construire la prospérité, il nous faut de l’énergie, mais aussi des infrastructures de tout genre», déclare le président de la République pour qui la sécurité humaine reste une donnée capitale. Pour Boni Yayi, la mise en place du PADS répond au souci de son gouvernement de garantir la bonne santé des populations pour leur meilleure contribution aux actions de développement. «Les infrastructures sociales déterminent aussi la prospérité», assure-t-il, annonçant pour le même jour, la pose de la première pierre pour la construction de l’hôpital de zone d’Allada sous financement japonais. Le chef de l’Etat défend une nouvelle gouvernance des hôpitaux et prône la gestion des nouvelles formations sanitaires sous le partenariat public-privé. «Nous devons protéger nos infrastructures sanitaires contre les grèves interminables», martèle-t-il, accordant la prime à la qualité des services et au rendement des formations sanitaires. Boni Yayi évoque également le développement des moyens de veille sanitaire pour prévenir les épidémies, promouvoir les comportements sains et assurer un environnement sans risques sanitaires, afin de réaliser les meilleurs indicateurs pour la santé de la mère et du nouveau né. « Nous avons une boussole que nous devons suivre dans ce secteur combien important qu’est la santé publique», conclut-il.
En dehors de l’hôpital de zone de Covè, le PADS a également réalisé les hôpitaux de zone de Djidja et de Djougou puis l’extension du Centre hospitalier départemental de Parakou par la construction des Services complémentaires de la vardiologie, de réanimation, d’ORL, du service polyvalent des urgences, de la Pharmacie hospitalière, du Bloc administratif et de l’extension de la pédiatrie.

Sauf prorogation, le délai de dépôt des dossiers pour le concours de recrutement d’Agents permanents de l’Etat au profit de l’administration publique en l’occurrence les Impôts, le Trésor et la Douane a été clôturé hier jeudi 9 janvier. Mais nombreux sont les candidats qui n’ont pas pu déposer leurs dossiers faute d’attestation du diplômé exigé. Ils n’ont pas réussi à retirer ce sésame à la direction des Examens et Concours (DEC) du ministère en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique et professionnelle.
Après les difficultés liées à l’achat de quittance au Trésor public, les candidats au concours de recrutement d’Agents permanents de l’Etat au profit des Impôts, du Trésor et de la Douane de juin 2015 doivent faire face à deux épreuves. Celle du retrait de leurs attestations de succès notamment aux examens du Brevet d’études du premier cycle (BEPC) et du Certificat d’aptitude professionnelle (CAP) pour ceux d’entre eux qui n’en possèdent pas encore. Mais le retrait de ce sésame à la direction des Examens et Concours du ministère en charge de l’Enseignement secondaire et de la Formation technique, professionnelle (DEC/MESFTRIJ) à Porto-Novo est comme de l'eau de mer à boire. Les diplômés souffrent le martyre avant de retirer cette attestation pour les plus chanceux. Ils sont exposés et alignés au soleil et sous la pluie. Ils doivent faire face à toutes sortes de tracasseries administratives.
En effet, une fois encore la demande déposée, il est demandé à l’impétrant de revenir une semaine après pour retirer l’attestation si celle-ci est prête. Et c’est là que commence le vrai chemin de croix. Les demandeurs sont obligés de faire des aller-retour et d’interminables rangs. Le spectacle est désolant. La cour de la DEC est transformée en un marché. Et c’est les plus habiles qui s’en sortent comme si on était dans une jungle. Ceux qui viennent de loin et qui n’ont personne à Porto-Novo et environs sont condamnés à passer la nuit à la belle étoile. C’est le cas du jeune Franck Mikpon rencontré sur les lieux. Il vient de Matéri pour corriger une erreur sur son attestation de BEPC. Il dit avoir déposé sa demande depuis le 2 avril dernier et il devrait passer trois jours après pour la retirer. Mais jusqu’à la date du 7 avril dernier, l’attestation n’était pas toujours prête. N’ayant personne à Porto-Novo, il dit être obligé de passer la nuit à la belle étoile à la DEC/MESFTIJ pour être parmi les premiers à être reçus le lendemain. Zull Kifl Tchobo, lui, vient de Pira dans la commune de Bantè. Il est venu retirer son attestation de succès au BEPC obtenu en 2011.
Il dit avoir déjà passé une semaine sans réussir encore à se faire établir ce document indispensable pour le bouclage de son dossier de candidature à une des catégories de corps ouvertes pour le concours qu’il tient à garder secret. Lui a été mieux loti que le premier. Zull Kifl Tchobo dit crécher chez sa tante à Porto-Novo pour pouvoir faire les navettes. Mais depuis que celle-ci est allée fêter la Pâques à Abomey-Calavi le week-end dernier, il se débrouille à sa manière pour pouvoir courir derrière l’établissement de cette attestation pour le concours. Il tient à participer à ce concours de recrutement. Jusqu’au mercredi dernier, Zull Kifl Tchobo n’était pas toujours en possession de cette attestation alors que la date de clôture de ce concours est prévue pour hier jeudi 9 avril. Victorine Adégnika vient lui de Pobè et est à la recherche de son attestation de succès au Certificat d’aptitude professionnelle (CAP). Elle confie être en train de faire depuis une semaine la navette Porto-Novo-Pobè mais sans suite. « Pendant ce temps, d’autres viennent le même jour et on les satisfait séance tenante», dénonce-t-elle. Elle trouve que ce sont les bras longs qui vont tuer ce pays. «J’ai beaucoup d’amis qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu le même jour parce qu’ils ont des parents haut perchés. Où va-t-on avec de telles pratiques dans ce pays?», s'interroge la jeune fille visiblement remontée contre les autorités de la DEC/MESFTRIJ.
Pour éviter toutes ces tracasseries et le supplice que subissent les diplômés à la DEC, il est souhaitable que le gouvernement décentralise cette structure. Il faut que la DEC mette à cet effet à contribution les directions départementales de l’Enseignement secondaire pour la délivrance des attestations de succès aux examens scolaires. Ce qui faciliterait la tâche tant à la DEC qu’aux diplômés.
Toutes les tentatives pour rencontrer la directrice de la DEC/MESFTRJ et avoir sa version des faits par rapport aux dénonciations ont été vaines. Elle serait toujours occupée par la signature des attestations de succès des impétrants.

Aujourd’hui 10 avril démarre la campagne médiatique pour le compte des législatives du 26 avril prochain. A la veille de cette échéance, le président de la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), Adam Boni Tessi, a fait une déclaration pour inviter les médias au respect des textes.
La période électorale est amorcée depuis la publication des listes des partis politiques et alliances de partis politiques par la Commission électorale nationale autonome (CENA). Pendant les deux semaines à venir, les partis, les alliances de partis, les électeurs et les citoyens resteront attentifs aux propos qui seront tenus dans le cadre desdites campagnes.
La HAAC, dans son devoir de conduire cette période avec responsabilité et professionnalisme, a fait une déclaration hier jeudi visant à informer les médias sur les dérapages à éviter et les dispositions prises par l’institution à cet effet.
Se référant à l’article 3 de la loi organique n°92-021 du 21 août 1992, relative à la HAAC, le président de l’institution, Adam Boni Tessi a souligné que la liberté de presse ne peut connaître des limites dans les cas du « respect de la dignité de la personne humaine, de la liberté et de la propriété d’autrui, du caractère pluraliste de l’expression des courants de pensée et d’opinion; de la sauvegarde de l’ordre public, de l’unité nationale et de l’intégrité territoriale».
Préserver la paix sociale
Le président de la HAAC a souligné que l’article 32 de ladite loi interdit les émissions qui portent atteinte à la moralité publique ou qui font l’apologie de la violence ou la banalisent.
Dans le souci de préserver la paix sociale en cette période, le président de la HAAC, a invité tous les responsables des organes de presse de service public et du secteur privé à respecter les conventions, le Code de déontologie de la presse et la décision n°15-019/HAAC du 25 mars 2015 portant «Réglementation de la campagne médiatique des élections législatives» du 26 avril 2015 notamment en son article 4. Lequel article stipule que les organes de presse doivent s’interdire, entre autres, la diffusion de sondages en rapport avec les élections législatives, s’interdire la revue de presse en quelque langue que ce soit.
L’article 7 de la même décision invite les organes de presse audiovisuelle de service public à veiller au respect strict de la déontologie en matière d’information et à assurer l’accès égalitaire des partis politiques ou alliances de partis politiques qui prennent part aux élections.
Après avoir rappelé ces dispositions, Adam Boni Tessi dans sa déclaration a fait cas du dispositif mis en place par l’institution en vue du déroulement normal de cette période. Outre les différentes séances de travail avec les principaux acteurs des médias et les hommes politiques, et les séances de vulgarisation des décisions relatives à la précampagne et à la campagne médiatique, l’institution a pris des dispositions techniques pour le suivi des élections. A ce titre, souligne-t-il, elle a recruté une centaine de correspondants régionaux et des dizaines d’analystes occasionnels pour la circonstance. Il a ensuite indiqué qu’il est loisible à tout citoyen de contacter les antennes de la HAAC à Parakou, Natitingou, Abomey et Lokossa, en cas de dérapages constatés ou de recherches d’informations. Le numéro vert 21 31 77 67 est disponible à cet effet.
‘’Le Matinal’’ devant la HAAC
A la suite de la déclaration du président de la HAAC, Adam Boni Tessi, l’institution a eu une séance de travail avec les responsables du quotidien "Le Matinal". Selon les propos liminaires du président de la HAAC et de son vice-président, Soulemane Ashanti, le journal a, dans sa publication n°4570 du 30 mars dernier, relayé des informations jugées troublantes à l’ordre public. L’article de presse incriminé est intitulé : «A propos des législatives de 2015 : les vendus aux Fons du Sud ».
Appelé pour répondre de ces faits, l’organe de presse s’est fait représenter par son directeur général, Tikandé Yallou, son directeur de publication, Epiphane Bognanho, et le rédacteur en chef, Jean Claude Kouagou. Ceux-ci, au cours d’une séance à huis clos, devront fournir des éléments d’appréciation sur la situation.

La Commission électorale nationale autonome (CENA) a enclenché un volet important de son chronogramme. Hier jeudi 9 avril, elle a procédé à la formation des formateurs des agents électoraux à Cotonou. L’atelier prévu pour durer une journée a été ouvert par sa vice-présidente Geneviève Bocco Nadjo .
La Commission électorale nationale autonome (CENA) évolue dans son chronogramme. Elle est passée hier à la phase de la formation des formateurs qui se chargeront de former les agents électoraux sur le terrain pour le bon déroulement des prochaines législatives.
Moïse Bossou, commissaire chargé des études, de la formation et du suivi des agents électoraux à la CENA, a fait observer qu’à chaque élection, des insuffisances sont notées. Ces dernières sont dues, selon des observateurs et les institutions chargées du contentieux, au manque de formation des agents électoraux notamment des membres des postes de vote. Rappelant l’ancien contexte, Moïse Bossou a mentionné qu’avant, c’est l’Assemblée nationale qui désignait les coordonnateurs départementaux, les membres des Commissions électorales départementales, communales et d’arrondissement.
Et à leur tour, ces derniers proposaient les membres des bureaux de vote pour nomination par la CENA, a-t-il poursuivi. Dans ces conditions, a-t-il laissé entendre, on assistait à des procès-verbaux mal remplis, des feuilles de dépouillement mal traitées, ce qui conduit à l’annulation de grand nombre de voix dans les bureaux de vote. Mais pour mettre fin à ces faiblesses et dysfonctionnements, des dispositions légales ont été prises. A cet effet, a fait savoir Moïse Bossou, la loi 2013-06 portant Code électoral en République du Bénin a décidé que ce soit la CENA elle-même qui désigne les coordonnateurs d’arrondissement. Selon lui, la présente formation va dans le sens de cette loi. Au total, les formateurs en formation sont au nombre de 24, soit 6 équipes de 4 personnes. Elles auront à former à travers le pays les 2236 agents électoraux de manière itinérante dans les 77 communes. Au programme de chaque atelier de formation trois communications sont prévues sur la mission du coordonnateur d’arrondissement et celle des membres des postes de vote.
Ces communications seront appuyées par une séance de simulation de vote qui permettra aux coordonnateurs d’arrondissement et à leurs assistants de s’approprier les techniques de réception, de centralisation et de compilation des résultats.
En procédant au lancement officiel de la formation, Geneviève Bocco Nadjo, vice-présidente, a indiqué que la CENA a entamé un volet important de son chronogramme d’activités. «Il s’agit de la formation des formateurs», a-t-elle insisté avant de revenir sur l’importance du rôle des formateurs dans le processus électoral. Ils constituent, selon elle, un maillon important dans la chaîne du processus électoral en cours. Leur responsabilité est de transmettre le savoir. « Vous serez le canal par lequel on pourra dire que la CENA a réussi ou non », a-t-elle déclaré à l’endroit des participants.