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Nouvelles

Signature d’accord de prêt entre le Bénin et la BADEA:5 millions de dollars pour la promotion des mathématiques et des sciences physiques

Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché, et le directeur général de la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), Abdel Aziz Khelef, ont procédé hier lundi 30 mars, à la signature d’un accord de prêt d’un montant de 5 millions de dollars. Il consacre le financement de la deuxième phase du projet d'extension de l’Institut des mathématiques et des sciences physiques.

Par la signature, hier lundi 30 mars à Cotonou, d’un accord de prêt, la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA) contribue à la promotion des sciences exactes en appuyant le Bénin dans sa volonté d’accroître la capacité d’accueil de l’Institut des mathématiques et des sciences physiques. Cet accord d'un montant de 5 millions de dollars financera la deuxième phase du projet amélioration du niveau de l’enseignement supérieur et vient s’ajouter à la longue liste des actions de la BADEA au Bénin depuis sa création en 1975. Au total, cette banque arabe a déjà investi plus de 155 millions de dollars au Bénin et cela dans divers domaines tels que l’agriculture et le développement rural.
Tout en soulignant la détermination de ladite banque à participer au développement du Bénin, son directeur général, Abdel Aziz Khelef a souhaité que les travaux d’extension de l’Institut se réalisent dans les plus brefs délais.
Pour le ministre Komi Koutché, les mathématiques et les sciences physiques demeurent les parents pauvres de l’enseignement supérieur alors que sans elles, il n’y a point de développement possible. C’est en cela qu’il espère que ledit accord de prêt va contribuer à développer chez les étudiants le goût des mathématiques et sciences physiques. Il a félicité au nom du chef de l’Etat, le directeur général de la BADEA tout en souhaitant que cette nouvelle phase dans la relation entre la banque et le Bénin soit plus fructueuse.

Education 31 mars 2015


Célébration de la beauté et du leadership féminin :Chantal Sylvie Tchiakpè élue ambassadrice Vlisco 2015

La troisième ambassadrice de la marque Vlisco pour le compte du Bénin a nom Chantal Sylvie Tchiakpè. Samedi 28 mars dernier au palais des congrès de Cotonou, à l’issue d’une soirée glamour, le nom de l’heureuse élue a été dévoilé devant un parterre de personnalités et d’invités.

L’ambassadrice Vlisco est un titre international à vocation promotionnelle et sociale. C’est aussi un symbole de l’élégance féminine, un tremplin de promotion du leadership féminin… En somme, une expérience enrichissante, ainsi que l’a témoigné samedi dernier, à l’occasion de la troisième édition de l’évènement, celle là même qui a eu le privilège de porter le titre au Bénin au cours de l’année 2014, madame Monique Fagnihoun. Pour elle en effet, les femmes qui portent ce titre sont des femmes inspirantes, et c’est sans doute, fort de ces qualités que Chantal Sylvie Tchiakpè a été préférée par le public des votants qui ont porté sur sa personne, un choix massif. En compétition avec Me Huguette Bokpè Gnacadja, avocate, consultante en droits de l’Homme, la décoratrice et très grande activiste de la cause des couches démunies a eu le dessus sur sa rivale avec un écart de voix aussi bien au niveau du vote par SMS que des suffrages exprimés par bulletin. Pour le compte de cette troisième édition, le vote par mail a été suspendu, pour raison de pratiques frauduleuses, a expliqué l’huissier de justice en charge de la compétition, Me Claudine Mougni. Cette même situation explique le retrait de la course de la troisième candidate en lice, laissant ainsi la compétition entre les mains de Chantal Sylvie Tchiakpè et Me Huguette Bokpè Gnacadja.
Et ces deux femmes plutôt élégantes et habillées aux couleurs de Vlisco, à l’occasion de la soirée du samedi dernier sont restées dans la tendance fair-play, tout au long de la compétition. Elles se reconnaissent mutuellement des qualités de femmes battantes et engagées, très ouvertes sur la vie. Tout cela, elles l’ont démontré à travers une petite partie d’animation assez ovationnée qu’elles ont offerte au public à la suite de la délibération qui conférait à Chantal Tchiakpè, le titre de ambassadrice Vlisco 2015. Avant même de distiller autant d’émotions au sein du public venu les soutenir, les deux candidates ont surtout exprimé leur satisfaction d’avoir pris part à cette compétition qui célèbre la femme et son intelligence.

Femmes, rêvez avec Vlisco !

On savait déjà, depuis des lustres qu’il n’y a pas de femmes élégantes sans Vlisco. On sait aussi que Vlisco est une empreinte unique, une marque qui parcourt les générations pour conférer à la femme, son charme, son prestige, son élégance et sa beauté. Mais aujourd’hui, après de nombreuses années au service de la beauté, surtout physique et de la sublimation de la silhouette, Vlisco « s’est engagé depuis trois ans à reconnaître le courage et les réussites de femmes de valeur exceptionnelle, et à susciter auprès d’autres jeunes filles et femmes, l’envie de rêver et de transformer leur rêve en réalité », souligne Philippe Sagbohan, le représentant du directeur général de la marque. C’est ce qui justifie sans doute le thème choisi pour la troisième édition de cette initiative qui implique d’autres pays comme le Togo, la République démocratique du Congo, le Ghana, la Côte d’Ivoire et le Nigeria : «Vivez votre rêve». Selon lui, la vocation de la campagne du mois de la femme Vlisco est de «stimuler une compétition saine, qui favorise l’émulation des esprits et promeut les efforts et l’impact positifs des nominés sur leur environnement social». Chantal Tchiakpè et Me Huguette Bokpè Gnacadja n’y ont pas dérogé en tout cas. La première, très connue des femmes démunies des bidonvilles et autres taudis de la ville de Cotonou, en raison de ses actions caritatives a choisi pour le compte de la campagne de rester fidèle à sa cible d’action, tandis que la seconde, avocate de profession et très soucieuse d’une relève de qualité et d’un monde où vivent des enfants heureux, a choisi d’aller vers eux pour les entretenir sur leurs obligations, droits et devoirs.
Célébration de la femme oblige, Vlisco a également fait danser les belles et élégantes femmes qui ont fait le déplacement de la soirée clôturant le mois de la femme Vlisco avec le mythique orchestre Poly Rythmo et des artistes comme David Sax et le togolais King Mensah.

Société 31 mars 2015


Coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner:Dansou Kindafodji écope de 6 ans de réclusion criminelle

Afin de trancher le 18e dossier inscrit à son rôle, une affaire de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner, la cour était présidée par Michel Romaric Azalou avec l’assistance de Malick Kossou et Joseph Kploca dans le rôle d’assesseurs. Julien Tiamou a officié en tant que ministère public et le greffier avait nom Théogène Zounchékon. C’était hier lundi 30 mars.

Quatre accusés poursuivis, trois cas disjoints et renvoyés, et Dansou Kindafodji alias Flanflan Yao Adjintchin condamné à 6 ans de réclusion criminelle. C’est le verdict qui a sanctionné l’examen de la 18e affaire.
Lui seul était dans le box, alors qu’ils étaient 4 à être poursuivis sous le chef d’accusation de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Suite aux observations du bâtonnier, Me Cyrille Djikui qui était aux intérêts de Tchango Tévoédjrè, l’un des trois autres accusés qui ne s’étaient pas présentés suite à la liberté provisoire dont ils jouissaient, un arrêt de disjonction de leurs cas a d’abord été obtenu. Puis sur son insistance et appuyé par Me Gustave Anani Cassa, qui défendait les autres, l’examen de leurs cas a été renvoyé à la prochaine session des assises, au lieu d’une condamnation à défaut, en raison du défaut de la preuve que les diligences pour leur comparution a été effectuée dans les délais requis.
Appelé à la barre, Dansou Kindafodji alias Flanflan Yao Adjintchin, n’a pas reconnu les faits, pas plus qu’il ne les avait reconnus aux autres étapes de la procédure. Il a beaucoup varié et a dû se soumettre à une flopée de questions de la cour.

Résumé des faits

Face à ses variations et dénégations, le président Michel Romaric Azalou lui a rappelé qu’il est de notoriété publique que si un non initié tombe dans des embuscades de Zangbéto, on lui inflige des sanctions et qu’il gagnerait à dire la vérité. C’est peut-être suite à cela qu’il a entre temps reconnu qu’il était sur les lieux où la victime devrait subir les rites d’initiation.
Auparavant, le président a fait un bref résumé des faits pour permettre une meilleure compréhension du dossier.
Ainsi, dans la nuit du dimanche 4 juin 2007 à Ko-Dogba dans la commune d’Ifangni, Denis Zadjicobi avait pris sur sa vespa, son ami Wiwégnon Akotonou pour une promenade. Au cours de celle-ci, ils sont tombés sur un groupe d’adeptes du culte Zangbéto. Pris de panique, Denis Zadjicobi manoeuvrait pour rebrousser chemin quand son ami Wiwégnon Akotonou a sauté de la moto pour courir se cacher dans un buisson. Il en fut délogé et conduit à la base des Zangbéto par des adeptes de ce culte. Parce qu’il n’était pas initié, des coups lui auraient été portés par Dansou Kindafodji, Kpogbé Kindafodji, Hounkonnou Kindafodji et Tchango Tévoedjrè.

Se faire initier

Philippe Mitchozounon et Tchégnihoué Gbetchoevi à qui Denis Zadjicobi s’était confié cette nuit, étaient allés négocier la libération de Wiwégnon Akotonou, non sans grande peine. Cette libération a été accordée sous la condition que Wiwégnon Akotonou revienne se faire initier au culte Zangbéto. La liste des ingrédients pour son initiation lui a été remise et une avance de 5 000 F CFA avait même été payée cette nuit-là par son ami Denis Zadjicobi.
Revenu à la maison, Wiwégnon Akotonou n’a cessé de se plaindre de douleurs au bas ventre jusqu’à son décès survenu trois jours plus tard, c’est-à-dire le 7 juin 2007, en dépit des soins à lui administrés. L’autopsie révèle des traces d'égratignures apparentes à plusieurs endroits de son thorax, un hématome vers le sein droit avant de conclure que le décès est la conséquence des coups et blessures reçus par la victime au bas-ventre.
Interpellé, le seul accusé comparaissant Dansou Kindafodji alias Flanflan Yao Adjintchin n’a pas reconnu les faits.
Le bulletin n°1 du casier judiciaire de l’accusé ne porte mention d’aucune condamnation. L’expertise psychiatrique mentionne qu’il n’était pas en état de démence au moment des faits. L’enquête de moralité lui est favorable.
Après avoir fait longtemps tourner la cour, le président a demandé aux principales parties du procès, le ministère public et la défense de donner la liste des pièces qu’ils souhaiteraient qu’on lise pour la suite du procès. Ce qui fut fait, chacun y étant selon sa stratégie ou ligne de défense.
Puis pour ses réquisitions, Julien Tiamou a indiqué que s’il était possible de donner un titre à ce procès, il le baptiserait le procès du secret, de la non violation du secret ou du couvent. La victime et les accusés, selon lui, étaient embarqués dans une embuscade des Zangbéto. Et le ministère public s’est donc livré à un bref rappel des faits. Il a, sur cette base, relevé que l’accusé n’a pas reconnu les faits. Des faits qui tombent sous le coup de l’article 309 alinéa 4 du Code pénal. Pour lui, l’infraction de coups et blessures volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner est constituée. Ainsi, cette infraction nécessite deux éléments constitutifs, à savoir l’élément légal et l’élément matériel. Pour l’élément légal, il n’y a pas de doute, indique-t-il, c’est l’article 309 alinéa 4.
S’agissant de l’élément matériel, il a soutenu que les coups portés et les blessures faites ont occasionné la mort. Il doit s’agir de coups portés et de blessures faites à une personne humaine et l’intention coupable doit être établie. Malgré la dénégation systématique de l’accusé, retient le ministère public, même devant vous, on peut retenir qu’il est coupable car dans un premier temps, il avait soutenu qu’il était en voyage. Mais ce matin, poursuit Julien Tiamou, il a reconnu qu’il était sur les lieux. Dans le couvent, ce qui a été fait ne peut pas être divulgué au dehors. «Tout ce qui a été fait au couvent a été répandu dehors, c’est pourquoi j’ai parlé tantôt de procès du secret ; qui osera venir témoigner contre le fétiche ?», a indiqué Julien Tiamou. Le lien de causalité entre les coups portés et le décès de la victime Wiwégnon Akotonou est ainsi établi.

Des arguments inopérants

Dans un dossier, on ne peut pas voir tout clairement avant de condamner, a retenu le ministère public. La preuve, le responsable du temple, Dansou Kindafodji, selon le ministère public, l’a pris de force et contraint, de sorte que les arguments qui seront évoqués tout à l’heure sont inopérants.
L’élément matériel est constitué, insiste-t-il, car la pratique des sévices infligés à la victime a entraîné les résultats.
Ce n’est pas un homicide involontaire, car c’est par un acte volontaire que Dansou Kindafodji a porté des coups et fait des blessures. De plus, relève-t-il, on ne saurait invoquer la légitime défense et l’excuse de provocation ne saurait prospérer. C’est pourquoi, Julien Tiamou, a souhaité qu’il faut le déclarer coupable de coups mortels et le condamner à 10 ans de travaux forcés.
Pour Me Elvis Didè, il ne s’agit pas du procès du Zangbéto mais de celui de Dansou Kindafodji. Il est accusé actuellement mais avant d’être condamné, il faut, estime Me Elvis Didé, se poser une première question. «A-t-il fait des coups et blessures volontaires qui ont entraîné la mort ?» et la deuxième question, «Sont-ce ces coups qui ont entrainé la mort ?».
«Nous allons procéder par des constats, par un raisonnement scientifique», a-t-il retenu. «Il n’y a pas, selon lui, des traces de coups ni de blessures», confère le carnet de consultations, selon la défense. A l’examen du corps, il n’y a que des scarifications, relève. Me Elvis Didé. Selon lui, ce procès-verbal n’a pas de valeur juridique. Le procès-verbal dressé n’établit pas que des coups ont été donnés. De plus, déplore la défense, le cadavre a été examiné deux mois après.
En conclusion, il n’y a pas d’indice prouvant qu’il a reçu des coups Me Elvis Didé a relevé des contradictions dans les témoignages dans la mesure où lors des débats, il a été établi que la victime était allongée à gauche de l’accusé. La chicotte à droite, la victime allongée à gauche, alors que ce dernier est droitier. Voilà un témoignage mensonger. On ne peut avoir qu’une réponse. Pas de coups et blessures, la réponse est donc non. Il n’y a pas eu coups et blessures volontaires : absence au dossier du rapport d’autopsie. Sur quoi s’est-on fondé pour le mettre en accusation ?, s’est interrogée la défense. «Il n’y a pas au dossier d’élément qui fonde la poursuite. Aucune blessure ouverte.

Aucune vérification n'a été fait

En réalité qu’est-ce qui a pu causer la mort de la victime ?», s’est interrogé encore Me Elvis Didé. Et de poursuivre que le médecin qui a procédé à l’examen, a posé des hypothèses, mais aucune vérification n’a été faite, relève-t-il. L’initiation en plein jour, nous sommes en matière de croyance, révèle-t-il, n’est pas un bon indice. N’y a-t-il pas eu infection à la suite des scarifications ? Il a été constaté des pus, on aurait pu faire des prélèvements et procéder à des analyses. Par la suite, de la tisane sortait encore de la bouche. N’y a-t-il pas eu intoxication ?, s’interroge-t-il encore. Il reste, selon la défense, d’autres pistes que l’enquête n’a pas révélées et ça ne peut pas être un oui exempt de doute, on dira oui mais, ajoute Me Elvis Didé. «Là, il y a un doute, un double doute», soutient la défense.
Il avait l’argent parce qu’il faisait le commerce et dépensait l’argent d’où le sobriquet Flanflan, explique Me Elvis Didé. De plus, Yao Adjintchin venait d’ acquérir deux motos neuves. Aucun mobile, selon la défense, aucune raison ne l’aurait poussé à porter des coups et à faire des blessures. Au total, il y a un doute qui doit profiter à l’accusé ; si au contraire, vous sentez plutôt un léger doute, je suggère de le condamner au temps passé en prison.
La cour s’est retirée et après délibérations, elle a déclaré Dansou Kindafodji alias Flanflan Yao Adjintchin, coupable le 4 juin 2007, ensemble et de concert, volontairement avec 3 autres, d’avoir porté des coups et fait des blessures avec cette circonstance que les coups portés et les blessures faites ont pourtant occasionné la mort sans intention de la donner. Elle l’a condamné à la peine de 6 ans de réclusion criminelle ; elle l’a également condamné aux dépens.

Société 31 mars 2015


Campagne médiatique pour les législatives de 2015:La HAAC sensibilise les partis et alliances de partis politiques

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC), a rencontré, vendredi 27 mars dernier, les représentants de partis et alliances de partis politiques en lice pour les élections législatives du 26 avril prochain. L’objectif de cette séance de travail est d’échanger avec ces acteurs politiques sur les dispositions pratiques à prendre pour une campagne médiatique apaisée.

Après les responsables des médias de service public et les associations professionnelles, la HAAC a échangé, vendredi 27 mars dernier, avec les représentants de partis et alliances de partis politiques. «L’acte peut paraître anodin mais il est très important parce que cela a l’avantage de nous permettre de recueillir les attentes des acteurs politiques, leur donner la copie de la décision n°15/019/25 mars 2015 portant règlementation de la campagne médiatique pour les élections législatives du 26 avril 2015», a déclaré le président de la HAAC, Adam Boni Tessi. A l’en croire, cette décision prise par son institution vise à règlementer la campagne médiatique pour les hommes politiques, les hommes de la presse mais également pour les observateurs internationaux. C’est par rapport à cette décision, poursuit-il, que les dérapages qui surviendraient seront pris en compte.
Il a, par ailleurs, rassuré l’ensemble de la classe politique que la HAAC est consciente de ses responsabilités et qu’elle jouera pleinement et clairement sa partition.
Quant aux conseillers Marie- Richard Magnidet et Rosette Bessou Houngnibo, ils ont exhorté les représentants de partis et alliances de partis politiques à bien lire les articles contenus dans cette décision afin de les respecter pour éviter les dérapages et les situations conflictuelles.
Les représentants de partis et alliances politiques ont salué l’initiative prise par la HAAC. Ils ont demandé à la HAAC de prendre réellement toutes les dispositions afin que les dérapages, les situations conflictuelles qui dégéneraient ne se produisent. Selon eux, c’est en cette période de campagne électorale, que l’on assiste à beaucoup de choses. Ils ont aussi affirmé qu’ils vont prendre connaissance de cette décision et voir si éventuellement il y a des articles à revoir.
Sur les 20 partis et alliances politiques, huit ont répondu à l’appel de la HAAC.

Actualités 30 mars 2015


Après 40 jours de fuite de la maison carcérale d’Akpro-Missérété:Codjo Alofa extradé au Bénin et retourné en prison

Devenu célèbre par son évasion spectaculaire de la prison la plus sécurisée du Bénin, le sieur Codjo Alofa y est retourné manu militari. Il a été arrêté par les services béninois et togolais d’Interpol avec l’appui de la gendarmerie du Togo. Le prisonnier accusé d’être l’assassin de Pierre-Urbain Dangnivo a été remis aux autorités militaires béninoises et reconduit dans les geôles

C’est un homme entièrement cagoulé, muni d’un gilet par balle et coiffé d’un casque militaire que les autorités militaires du Togo ont remis, samedi 28 mars dernier, à la frontière bénino-togolaise à Hillacondji, à leurs homologues béninois. Présenté comme le présumé assassin de feu Pierre-Urbain Dangnivo, Codjo Alofa s’était évadé de la prison de haute sécurité de Akpro-Missérété. Il a été arrêté dans la nuit du vendredi dernier, par les éléments d’Interpol Bénin, Interpol Togo et la gendarmerie togolaise. A bord d’un véhicule blindé, le célèbre prisonnier a été transporté par les éléments de la gendarmerie et de la police au tribunal depuis Hillacondji à Porto-Novo. Ce véhicule est précédé de deux motards de la gendarmerie nationale. Là-bas, a-t-on appris, le procureur a porté à sa connaissance les charges retenues contre lui. Après quoi, il a été transféré à la prison civile de haute sécurité d’Akpro-Missérété d’où il s’était évadé.
Après son évasion annoncée officiellement par le garde des Sceaux, le mercredi 04 février 2015, le gouvernement a décerné contre le sieur Alofa, un mandat d’arrêt international. Aujourd’hui, à nouveau dans les liens de la détention, la procédure de son jugement, déjà à terme, vient au-devant de la scène. Depuis son évasion, des commissions d’enquêtes ont été mises sur pied par le gouvernement pour élucider cette évasion restée miraculeuse.
Pour rappel, l’affaire Dangnivo remonte à août 2010. Il s’agit en effet, de Pierre-Urbain Dangnivo, un fonctionnaire du ministère de l’Economie et des Finances porté disparu. Face à la stupéfaction de tous, le gouvernement avait mis en branle une information judiciaire qui a conduit à mettre la main, le 17 août 2012, sur le sieur Codjo Alofa, charlatan de profession. Ce dernier passe aux aveux et un macchabée est exhumé dans la cour de sa maison. Les résultats des analyses médico-légales effectuées par un médecin légiste allemand ont conclu de façon formelle que le corps était celui du fonctionnaire du ministère de l’Economie et des Finances dont la disparition a suscité beaucoup de mouvements de protestations avec en tête de peloton, la Fédération des Syndicats des travailleurs des Finances (FESYNTRA-Finances).

Actualités 30 mars 2015


Interconnexion Nord Bénin-Nord Togo:Le poste de transformation électrique de Sokodé opérationnel

Le président de la République Boni Yayi et son homologue du Togo, Faure Gnassingbé, ont procédé, jeudi 26 mars dernier à Sokodé au Togo, à la mise en service du poste de transformation électrique de Sokodé. L’ouvrage est une composante essentielle du projet d’interconnexion Nord Togo-Nord Bénin.

Un pas de plus dans la sécurisation de l’énergie dans l’espace CEB. Le poste de transformation électrique de Sokodé est désormais une réalité, après ceux construits à Sakété en 2007, Kara en 2009 et Parakou en 2010. Symbole d’une intégration énergétique réussie ou marque de dynamisme de la coopération entre le Bénin et le Togo ? En tout cas, Djibril Salifou, directeur général de la Communauté électrique du Bénin (CEB) y voit le signe d’une réelle progression dans l’initiative d’interconnexion du Nord Bénin-Nord Togo. L’ouvrage inauguré jeudi dernier par les chefs d’Etat des deux pays, vise selon lui, à augmenter la capacité de transport et de fourniture de l’énergie électrique pour les régions centrale et de la Kara, à sécuriser l’approvisionnement en énergie pour les régions centrale et de la Kara, à réduire les pertes électriques sur la ligne 161 Kv Sokodé-Kara et la ligne 66 Kv Kara-Sokodé dans le sens nord-sud, et à secourir en cas d’indisponibilité de la portion de ligne Sokodé-Kara, la région de la Kara et le Nord-Bénin. Il devra aussi permettre une meilleure souplesse d’exploitation de la ligne 161 Kv en cas de maintenance et une meilleure sélectivité en cas d’avarie sur le même tronçon et après la réalisation de la ligne Onigbolo-Parakou. Le montant global des travaux est estimé à 11 milliards 797 millions de francs CFA, obtenu sous forme de prêt du gouvernement togolais auprès de Eximbank de Chine et rétrocédé à la CEB. Les travaux initialement prévus pour 24 mois n’ont duré que 19 mois.

Exemple d’intégration !

«Le poste de transformation électrique de Sokodé revêt pour le Bénin et le Togo une importance économique et stratégique réelle. Il vient à point nommé pour fiabiliser la fourniture de l’énergie électrique pour les localités des régions centrale, de la Kara et du Nord-Bénin», souligne Dammipi Noupokou, ministre des Mines et de l’Energie du Togo. Ce projet, poursuit-il, fait partie d’un vaste programme commun d’extension et de sécurisation du réseau en vue de mettre les deux pays à l’abri du phénomène de perturbations dans la fourniture de l’énergie électrique et ses conséquences néfastes. Il est prévu dans l’agenda des deux pays, la construction de lignes 161 Kv d’interconnexion Onigbolo-Parakou, Sakété-Porto-Novo, Mango-Dapaong, Bembèrèkè-Malanville, Natitingou-Porga-Dapaong, Lomé-Atakpamè, Lomé-Cotonou-Onigbolo. Le même programme s’étend à la construction de lignes 330 Kv d’interconnexion Ghana-Togo-Bénin-Nigeria pour favoriser les échanges d’énergie ainsi que le projet d’interconnexion entre Birnin Kebbi (Nigeria)-Niamey-Ouagadougou-Malanville. Qui vise la fourniture de l’électricité au Niger, au Burkina-Faso et à la CEB à partir bu barrage de Kainji au Nigeria.
«L’ambition de nos chefs d’Etat est que tout citoyen, où qu’il se trouve sur le territoire de la communauté, dispose de l’énergie électrique en quantité, en qualité et à moindre coût », martèle Barthélémy Kassa, ministre béninois en charge de l’Energie. Il soutient que le projet d’aménagement hydroélectrique d’Adjarala qui répond à cette ambition est inscrit dans l’agenda de coopération des deux pays pour sécuriser la disponibilité et la qualité de l’énergie. Le lancement des travaux de construction de ce barrage est annoncé dans un futur proche.

Actualités 30 mars 2015


Lutte contre l’insécurité à Cotonou:Un trafiquant de crâne humain et des escrocs présentés à la presse

Les commissaires de police, Thérèse Orou Sanni de Kpondéhou, Hugues Hervé Sédé de Vodjè et Richard Akodandé, porte-parole du commissariat central de Cotonou ont animé, hier dimanche 29 mars, un point de presse. L’objectif est de présenter à l’opinion publique, certaines prouesses enregistrées par la Police nationale.

Le commissariat central de Cotonou a présenté, hier dimanche 29 mars, deux individus. L’un a été pris avec dans son sac, un crâne humain et l’autre un présumé escroc de chercheurs d’emplois. Le premier présenté par le commissaire Hugues Hervé Sédé, commissaire de Vodjè a été interpellé par les éléments du commissariat dont il a la charge. Ce prévenu portait dans son sac à dos un crâne humain. De sexe masculin, la trentaine environ, Félicien L. a été appréhendé sous le passage à niveau de Houyiho, vendredi dernier, avec un ossement cranien humain.
Selon les explications du commissaire, le nommé Félicien L. et son second sur une motocyclette ont subitement pris la fuite à la vue des policiers en poste sous le passage supérieur. Arrêté au bout d’une course poursuite, les policiers découvrent dans le sac à dos de Félicien L., un crâne humain. Son compagnon a pu prendre la poudre d’escampette et les enquêtes se poursuivent pour l’arrêter. Le transporteur du crâne humain se présente comme charlatan et déclare que l’ossement devrait lui servir pour une cérémonie (koudiô) réclamée par un fétiche de sa famille. Il déclare avoir trouvé ce crâne humain derrière la maison de son père sans d’autres précisions.Il sera présenté au procureur de la République près le tribunal de première instance de Cotonou.

Le cas atypique présenté par la commissaire, Thérèse Orou Sanni du commissariat de Kpondéhou concerne deux individus qui arnaquent les chercheurs d’emplois par le biais d’un communiqué radio. Les faits révèlent que les deux individus déposent des offres d’emplois dans une radio privée de la place, célèbre dans les diffusions des avis de recherche d’emplois à Cotonou et environs. Appâtés, les chercheurs d’emplois intéressés par les avis et communiqués sont soumis à un entretien et dépouillés de leurs biens par la suite.
Selon la commissaire Thérèse Orou Sanni, plusieurs victimes ont été dépossédées de leurs vêtements, portables et autres. L’enquête qui a permis le démantèlement du réseau a été enclenchée suite à de récurrentes plaintes de victimes. Face à la situation, l’officier de police judiciaire a invité les professionnels et responsables des médias béninois à davantage de rigueur dans la publication et la diffusion des avis et communiqués.
«Les faits sont d’une gravité exceptionnelle », dira Richard Akodandé, porte-parole du commissariat central de Cotonou. « Des crânes humains circulent, des minutions aux mains des élèves, il faut alors la veille citoyenne à tous les niveaux », a-t-il martelé.
Il a invité chacun à jouer sa partition en vue de la jouissance du droit à la sécurité reconnu par la loi fondamentale. Pour cela, il appelle à un travail collégial pour la paix, la quiétude de tous et la sécurité pour tous

Société 30 mars 2015


Poursuivie pour coups mortels (16e dossier):Nicole Gnonhossou condamnée à cinq ans de travaux forcés, retourne en prison pour un mois (16e dossier)

Elle s’appelle Nicole Gnonhossou, jeune dame au teint bronzé, allure résignée et regard absent. C’est elle, 32 ans aujourd’hui et coiffeuse de son état, qui a comparu devant la Cour d’assises de la cour d’appel de Cotonou, dans le cadre du 16e dossier inscrit au rôle de cette première session de l’année 2015 le jeudi 26 mars dernier. Elle est accusée de coups mortels et est, depuis le 27 mai 2010, en détention préventive. Sa cause est défendue par Me Arthur Ballé devant la cour de céans présidée par Michèle Carrena Adossou. Autour d’elle comme assesseurs, Célestine Bakpé et Joseph Kploca ainsi que les jurés Dotou Désiré Gbèdinhessi, Oladakpô Allabi, Alain Pascal Adjiwanou et Hounsa Joseph Azankpo. Badirou O. Lawani est l’avocat général et Me Angéline Tossa Soarez le greffier de service.

C’est encore un drame familial qui est au cœur de l’affaire soumise à la cour. Les faits se sont déroulés à Malanhoui en 2010, commune d’Adjarra.
En effet, renseigne la cour, dame Elise Avohou, mère d’un enfant né de son union libre avec Ghislain Sindji, vit là avec sa belle-mère Pascaline Azocli. Son concubin vit à Cotonou et a l’habitude de lui envoyer de l’argent par l’entremise de sa mère. Cette dernière s’abstient de le lui remettre ou met du temps à le faire, ce qui entraîne fréquemment la discorde entre elles. C’est ainsi que le lundi 24 mai 2010, pour les mêmes raisons, une bagarre oppose Elise à sa belle-mère. Informée, Nicole Gnonhossou, qui n’habitait plus cette maison, décide de s’y rendre pour en savoir plus et calmer les protagonistes. Elle y passe la nuit. Dans la matinée du mardi 25 mai, alors que dame Pascaline Azocli était allée à l’église, une dispute éclate entre sa fille Nicole et sa bru Elise, dispute qui très tôt dégénère en bagarre puisque la première aurait été piétinée, giflée et finalement blessée à l’aide d’une paire de ciseaux par la seconde. Enervée, Nicole réussit à arracher à Elise la paire de ciseaux et la poignarde en retour. Mortellement atteinte, cette dernière s’écroule et rend aussitôt l’âme.
Nicole Gnonhossou reconnaît les faits de coups mortels mis à sa charge à toutes les étapes de la procédure. L’enquête de moralité lui est favorable. Les conclusions de l’expertise psychologique et psychiatrique révèlent qu’elle était en possession de toutes ses facultés mentales au moment des faits.

Un accident !

A la barre, Nicole Gnonhossou, coiffée à ras, parle posément, avec assurance et détache bien ses mots. Elle explique que partie assister sa mère malade la veille, et faisant la toilette à son enfant le lendemain matin, elle est prise à partie par la victime qui, sortant de chambre, la piétine sans s’excuser. Réagissant à cette attitude, elle est agressée par la victime. La bagarre éclate. La victime se saisit d’une paire de ciseaux, la poignarde, jette les ciseaux avant de se mettre à courir. Piquée au vif, Nicole ramasse les ciseaux, pourchasse la victime, la rattrape à l’entrée du local qui sert d’habitation et la poignarde à son tour. Ce coup sera fatal à Elise qui s’écroule sur le champ. Celle-ci n’a-t-elle pas souvent eu des prises de bec avec sa belle-mère, la mère de Nicole, à propos d’argent que son mari, frère de Nicole, lui envoie par le truchement de sa mère auprès de qui il l’a laissée ? L’accusée répond qu’il n’en est rien. Que c’est sa mère et elle-même qui prenaient soin de la victime. Quand la cour lui demande combien d’enfants elle a et combien la victime avait, c’est entre deux sanglots qu’elle renseigne qu’elle est mère de trois enfants alors que la victime en avait un en bas âge. Mais pourquoi, elle qui ne vit plus avec sa mère, a cru devoir se rendre chez elle la veille du drame pour y passer la nuit ? En posant cette question, l’avocat général veut percer le mystère de sa présence sur les lieux. Pour s’assurer si c’est vraiment pour assister sa mère malade ou si c’est pour essayer de régler le différend qui l’opposerait à sa bru. Elle assure que c’est bien pour assister sa mère. Et que c’est sur place qu’elle a été informée, par un voisin, que les deux femmes se disputent fréquemment.
Seul témoin appelé à la barre, Pascaline Azocli, mère de l’accusée, confirme la version de celle-ci relativement à sa maladie qui a motivé son déplacement. Et affirme que c’est bien elle qui s’occupe de sa bru, la nourrit. Que cette dernière l’a parfois menacée de la battre et l’a aussi violentée, mais qu’ayant fait venir sa mère, seul parent qu’elle lui connaît, elles ont conclu que c’est son jeune âge qui explique son écart comportemental. Aussi a-t-elle résolu de la considérer comme sa propre fille… Plus tard, survenu l’accident, c’est elle qui, rentrée précipitamment, l’a transportée, en taxi-moto, à l’hôpital. La cour cherche à comprendre si les gendarmes ne sont pas plutôt passés chercher le corps de la victime à la maison. Le témoin promet que non. Sa fille aussi. L’émotion l’étreint et elle va fondre en larmes lorsque la cour lui montre la photographie du corps d’Elise pour qu’elle reconnaisse éventuellement le lieu où elle a été prise. Michèle Carrena Adossou lui demande de se ressaisir…
A l’enquête préliminaire, les parents de la victime, divorcés, ont indiqué ne pas vouloir se constituer parties civiles et n’ont d’ailleurs pas fait le déplacement pour assister au procès. Chacun d’eux demandait que le corps lui soit remis pour être enterré dans sa famille. Le père précisait ne pas connaître le mari de la victime, qui est partie avec sa maman depuis la séparation.

C’est le fait de la colère et de la misère

C’est en embrayant sur les relations souvent tumultueuses entre belle-mère et bru que l’avocat général a démarré ses réquisitions. Badirou O. Lawani soutient que c’est pour venger sa mère que Nicole est intervenue. Il note qu’il est constant au dossier que les coups ont bien été volontairement portés par l’accusée, qu’ils ont occasionné la mort de la victime même si ce n’était pas le résultat recherché par Nicole. L’avocat général relève que l’accusée a bien reconnu tant à l’enquête préliminaire qu’à la barre, avoir porté les coups, en réaction au fait pour la victime de se saisir des ciseaux pour déchirer ses habits avant de la poignarder aux épaules ; pour établir le caractère volontaire de sa réaction. Mais le ton était sans doute provocateur et l’ambiance tendue entre les deux dames, observe-t-il, déplorant au passage que l’accusée n’eut pas préféré aller se plaindre plutôt que de faire usage de cette arme blanche. D’où il déduit que l’intention coupable est bien présente en l’espèce et que le décès d’Elise est bien consécutif aux coups de ciseaux reçus, le rapport d’expertise médicale ayant révélé que le coup a déchiré une partie du cœur, notamment au niveau du ventricule gauche. Toutefois, l’avocat général considère que l’accusée, au regard des circonstances du drame, n’avait pas l’intention d’ôter la vie à la victime. Qu’elle a entrepris de se réconcilier avec sa belle-mère, démarche qui aurait été mal perçue par la victime. Mais il invite la cour à ne pas suivre la défense si elle tentait de plaider la légitime défense, car il est probable que les ciseaux fussent siens, elle coiffeuse, et non à sa mère, et laissés là pour que la victime s’en saisît la première afin de l’agresser. C’est au bénéfice de ces observations que Badirou O. Lawani requiert de la cour qu’elle condamne l’accusée à 15 ans de travaux forcés après l’avoir déclarée coupable des faits de coups mortels.
Arthur Ballé n’est pas de cet avis. Il rappelle qu’il apparaît au dossier des violences qui ont entraîné la mort. Que sa cliente n’a d’ailleurs pas niées. Mais ce dossier met en relief la colère, la misère, le dépit, l’impuissance, fait-il observer. Convaincu que les faits déférés devant la cour méritent sanction, que qui tue en conscience doit être châtié, même si un certain colonel civil Dévi aura longtemps tué impunément au Bénin, en l’espèce, c’est bien de façon involontaire que Nicole a tué. Puis, insistant sur la colère qui se greffe à la misère, Arthur Ballé en déduit que cela ne peut générer que des excès. Puis, il va battre en brèche les informations véhiculées par l’enquête préliminaire faisant état de deux blessures faites par deux coups, en précisant qu’une paire de ciseaux, c’est bien deux lames, donc deux poignards en un. Et insister sur le caractère humain de la réaction, même si la justice ne l’admet pas toujours. Pour exhorter la cour à regarder ce dossier avec le cœur et le raisonnement humain ; non sans déplorer l’attitude des parents de la victime qui l’auront abandonnée à son sort parce que, probablement, ne partageant pas son option de vivre avec son homme. Mais aussi pour insister sur la démarche hautement filiale de Nicole, accourue au chevet de sa mère souffrante et non pour régler des comptes à sa belle-sœur. Et si l’on devrait même considérer que l’accusée n’a pas été effectivement piétinée ou giflée par la victime, il y a au moins la preuve sur son corps, de coups de ciseaux qu’elle a reçus, et l’enquête préliminaire même fait état de ses vêtements ensanglantés. C’est dire, à tout le moins, que dans ce dossier, il y a une excuse de provocation tenant des violences imputables à la victime, de leur gravité, de leur illicéité aussi, la réaction de l’accusée intervenant dans un temps très voisin de cette provocation.
Au total, Me Arthur Ballé appelle la cour à une douce application de la loi, en ne suivant pas l’avocat général dans ses réquisitions. Pour le bien de l’accusé qui, elle-même invitée à se prononcer la dernière, demande la clémence de la cour et étouffe un sanglot. Celle-ci l’a déclarée coupable de coups mortels et condamnée à la peine de cinq ans de travaux forcés. Elle remercie la cour. En détention préventive depuis le 27 mai 2010, elle retourne en prison d’où elle sortira libre dans un mois. Sa maman et elle-même remercient l’avocat…

Société 30 mars 2015


En dépit des protestations de la CSTB :Le document consacrant la prime de dix mille francs aux enseignants signé

L’attente n’aura pas duré longtemps. Certainement très préoccupé par le bon fonctionnement de l’école béninoise, les responsables des Confédérations syndicales, du moins certains, ont paraphé vendredi 27 mars dernier le document qui consacre le paiement des dix mille francs CFA de prime aux enseignants, en lieu et place des 25% jusque-là exigés.

«Ce qui nous inquiète, c’est que notre proposition pour que les 10 000 francs CFA soient convertis en indice et que cela représente un début d’application des 25% n’a pas été entendue. Nous estimons que si on ne peut pas prendre en compte cet aspect, c’est un piège et ma confédération n’est pas en mesure de signer ni de parapher ce document». Cette clarification, disons plutôt cette objection de Paul Essè Iko, secrétaire général de la Confédération des syndicats des travailleurs du Bénin (CSTB) est tombée comme une goutte d’eau dans la mer. Loin de changer la donne ou de faire changer la position de ses pairs syndicalistes ou même du gouvernement, ces propos ont plutôt été reçus par des railleries au niveau des autres syndicalistes. Pour eux en effet, il fallait comme convenu, prendre les dix mille francs CFA proposés par le gouvernement et les garder comme acquis, tout en poursuivant la lutte. Pour cette raison, estiment Pascal Todjinou, Dieudonné Lokossou, Noël Chadaré et autres, il n’y avait aucun mal à valider la proposition du gouvernement, surtout que, conformément à la demande des enseignants, cette prime de dix mille francs CFA sera prise en compte à partir du mois de janvier.
Passée cette clarification, les syndicalistes acquis à cette prime ont demandé au ministre d’Etat qui représentait le gouvernement avec son collègue en charge de l’Evaluation des politiques publiques et du dialogue social de leur faire signer le document la consécrant. Ce qui se fera séance tenante, avant que copie du document ne soit remis aux signataires. Sauf à préciser que ceux-ci se sont opposés entre temps à ce que les représentants du gouvernement laissent copie dudit document à la confédération non signataire. «Celui qui n’a pas signé ne doit pas avoir copie», ont-ils protesté, donnant ainsi l’occasion à Paul Essè Iko de leur répondre qu’il s’agit tout simplement de «la rançon de la trahison».
Face à ce mic mac syndical, le gouvernement est resté observateur et les rires du ministre d'Etat se faisaient entendre par moments.
A la fin de la séance, le ministre François Abiola qui, cette fois-ci, semble avoir fait une bonne affaire au nom du gouvernement, a soutenu que c’est un pas important qui venait ainsi d’être franchi et que le contact sera maintenu pour régler les autres problèmes en attente. Pour ce qui est du paiement de la prime ainsi validée désormais, il se fera dans les prochaines semaines sous forme de rappel et sera prise en compte, non pas à la date de signature, mais avec un effet retroactif à partir du mois de janvier.

Actualités 30 mars 2015


Elections législatives d’avril 2015:Les positionnements sur le bulletin unique connus

Les partis et alliances de partis politiques sont désormais fixés sur leurs positionnements sur le bulletin unique qui servira pour le scrutin législatif du 26 avril prochain. Le tirage au sort s’est effectué à cet effet, vendredi 27 mars dernier, à la Commission électorale nationale autonome (CENA) par les responsables des formations politiques en lice en présence des membres de la CENA et de la secrétaire exécutive permanente de la CENA.

Les responsables de partis et alliances de partis politiques positionnés pour les élections législatives du 26 avril prochain ont procédé au tirage au sort pour leur positionnement sur le bulletin unique. Le mode opératoire utilisé a consisté à deux tirages effectués par les représentants des 20 partis et alliances de partis politiques.
Après avoir précisé les conditions et principes du mode opératoire, le président de la CENA, Emmanuel Tiando a autorisé les opérations de tirage au sort. Et dans une ambiance bon enfant, chaque représentant des partis ou alliances de partis politiques, (exceptés deux absents) a, à tour de rôle, choisi dans une urne et par hasard un numéro d’ordre de tirage.

Après quoi, sur la base de ces numéros d’ordre précédemment tirés, chaque représentant a procédé au tirage au sort d’un nombre. Celui-ci correspond à la position de son logo sur le bulletin unique.
Au finish, l’Alliance pour un Bénin triomphant (ABT) s’en sort avec le numéro 01 et l’alliance Renaissance du Bénin-Réveil patriotique (RB-RP) occupe le dernier rang avec le numéro 20. Faut-il le souligner, les numérotations sur le bulletin unique se font horizontalement, et de la gauche vers la droite.
Emmanuel Tiando a saisi l’occasion pour rassurer les représentants de partis et alliances de partis politiques de la bonne marche du processus électoral. Il a également affirmé avant de prendre congé de ses hôtes que le spécimen du bulletin unique portant le logo de chaque alliance ou parti politique sera validé au cours d’une réunion à laquelle ils seront conviés incessamment.
La séance a connu la présence de la secrétaire exécutive permanente de la CENA (SEP/CENA), Noëlie Apithy.
Rappelons que la campagne électorale pour l’élection des membres de la 7e législature débutera le vendredi 10 avril prochain à 00 heure et prendra fin le vendredi 24 avril à minuit.

Partis ou alliances de partis politiques Positionnement sur le bulletin unique
ABT 01
RDR 02
RESO ATAO 03
ECLAIREUR 04
MECCA 05
FCBE 06
PRD 07
UB 08
UDD-Wôlôguêdê 09
Coalition Caméléon 10
UDC-NOUNAGNON 11
AND 12
PEU 13
Alliance pour une Nouvelle Gouvernance 14
UFEDD-Bénin 15
Alliance SOLEIL 16
FDU 17
Alliance Nouvel Espoir pour le Bénin 18
UN 19
RB-RP 20

Actualités 30 mars 2015


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