La Nation Bénin...
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Les députés à l’Assemblée nationale n’arrivent toujours pas à désigner leurs 26 212 représentants au sein des bureaux de vote. Pour la troisième fois consécutive, après la séance plénière d’hier jeudi 19 mars, l'exercice s’est soldée encore par un échec.
Après la bataille lors de leur séance plénière du mardi dernier autour de la configuration politique de l’Assemblée nationale, les députés font actuellement face à la réalité. Et cette réalité, c’est parvenir à désigner leurs représentants au sein des bureaux de vote. Ils n’arrivent toujours pas à trouver le bon bout pour désigner enfin les 26 212 agents électoraux qui seront chargés de gérer les élections législatives du 26 avril prochain et les communales et municipales du 31 mai prochain.
Cette désignation est pratiquement un problème pour les députés. Beaucoup parmi eux regrettent déjà d’avoir mis cette corde au cou à travers l’article 76 du Code électoral. Surtout que selon eux, la désignation de ces agents électoraux est sans enjeu. Car, les deux représentants désignés par poste de vote par l’Assemblée nationale ne jouent pas les premiers rôles.
La gestion des bureaux de vote est assurée par le président et deux assesseurs désignés par la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ce sont à ces trois agents électoraux que s’ajouteront les deux représentants du Parlement.
Malheureusement les députés ne trouvent pas encore le bon bout pour accoucher ces 26 212 agents électoraux. La plénière prévue pour hier afin de finaliser cette désignation n’a pas pu s’ouvrir. Les listes des députés ne sont pas disponibles. Ni la Majorité parlementaire forte de 53 députés, ni la Minorité parlementaire n’était prête. Et pourtant les députés ont fait nombreux le déplacement du palais des Gouverneurs. Ils se retrouvaient par petits groupes, certainement pour discuter de cette désignation qui est pratiquement un serpent de mer pour eux aujourd’hui. Mais ils ont intérêt à aller vite. Car, il y a la fermeture de la session extraordinaire attendue pour le mardi 24 mars prochain. Ils doivent faire tout pour adopter la liste unique nominative de leurs représentants dans les bureaux de vote.
Aux dernières nouvelles, il se murmure que les députés se retrouvent lundi 23 mars prochain pour tenter de finir avec ce dossier.
La 6e législature fait ses adieux le 2 avril prochain
Les députés de la 6è législature ouvrent la première session ordinaire de l’année 2015 le jeudi 2 avril prochain. Ceci conformément à l’article 87 de la Constitution du 11 décembre 1990 qui exige que la première session ordinaire soit convoquée au cours de la première quinzaine du mois d’avril. La date du 2 avril 2015 a été retenue par la Conférence des présidents de l’Assemblée nationale qui s’est réunie hier au palais des Gouverneurs à Porto-Novo.
La particularité de l’ouverture de cette session ordinaire est qu’elle est la dernière de la 6e législature installée le 15 mai 2011. Les députés viendront pour lancer les travaux de cette session ordinaire et repartiront sur le terrain. Ce n’est pas évident qu’ils étudient un dossier. Les différents points qui seront inscrits à l’ordre jour seront examinés par les députés de la 7e législature qui seront élus au terme des élections législatives du 26 avril prochain.

L’Institut de recherche empirique en économie politique (IREEP) a tenu, hier jeudi 19 mars, au Chant d’oiseau à Cotonou, sa troisième séance de publication des données Afrobaromètre. La restitution des résultats issus de l’enquête menée par ses soins présente l’état des lieux de la corruption ces dernières années au Bénin. La situation, si l’on s’en tient aux appréciations faites par les enquêtés, laisse à désirer.
La majorité des Béninois désapprouve la persistance de la corruption au sein de l’administration publique. C’est ce qui ressort essentiellement de la troisième dissémination des résultats des enquêtes Afrobaromètre au Bénin. De 38% en 2008, la proportion des citoyens décriant «la performance du gouvernement dans la lutte contre la corruption» est passée à 79% en 2014.
En effet, selon la plus récente enquête Afrobaromètre, 8 Béninois sur 10 environ estiment que la performance du gouvernement est «plutôt mal» ou «très mal» en matière de lutte contre la corruption. Ladite enquête, conduite par l’Institut de recherche empirique en économie politique (IREEP) et dont les résultats ont été partagés avec le public hier indiquent clairement que parmi des citoyens qui ont sollicité certains services gouvernementaux lors des 12 mois précédents l’enquête, 18% disent avoir payé «un pot de vin» pour obtenir satisfaction.
De même, près de 60% de Béninois déclarent que les fonctionnaires sont «tous» ou «la plupart» impliqués dans les affaires de corruption. «Ces données sont importantes d’autant plus qu’elles interviennent au moment où les politiques s’articulent autour de la lutte contre ce mal dont souffre l’administration béninoise », constate l’IREEP.
Au cours de la dissémination des résultats de cette enquête hier, Romaric Samson et Richard Houéssou ont porté le doigt sur la situation actuelle de la corruption au Bénin, telle que vue par les populations elles-mêmes. Et même si les appréciations varient d’un département à un autre, force est de constater que certaines catégories de fonctionnaires sont clairement mis à l’index comme étant des acteurs de premier plan de ce mal.
La même enquête précise par ailleurs que les Béninois ont du mal à obtenir des services publics tels que l’établissement de pièce d’identité, le permis de conduire… Aussi signale-t-elle des «difficultés significatives» pour avoir les services d’adduction d’eau, d’assainissement et d’électricité. Les participants à la séance organisée hier ont suivi avec attention, les restitutions faites par l’équipe de l’IREEP avant de se prononcer à leur tour, d’une part sur le contenu des enquêtes, et d’autres part sur la situation de la corruption en général. Les efforts faits pour endiguer le mal ont été aussi appréciés, même si unanimement, tous s’accordent à reconnaître que les énergies déployées sont en deçà des attentes.
Afrobaromètre est un réseau de recherche qui se veut non partisan et qui mène des enquêtes d’opinion publique sur les thématiques comme la démocratie, la gouvernance et les conditions économiques dans plus de 30 pays africains. En la matière, ce réseau s’appuie sur des échantillons représentatifs à l’échelle nationale de 1200 à 2400 répondants. Des entretiens avec ceux-ci se déroulent dans leurs différentes langues.

Les travaux de réhabilitation du chemin de fer Cotonou-Parakou ont été lancés hier jeudi 19 mars à Cotonou par les chefs d’Etat du Bénin et du Niger. Une étape décisive du grand retour des cheminots !
Gare ferroviaire Cadjehoun St Jean à Cotonou ! Quatre wagons de 56 places assises flanquées des couleurs vert, jaune, rouge, démarrent. A l’intérieur, des officiels et VIP, avec à leur tête, les présidents Boni Yayi du Bénin et son homologue Mahamadou Issoufou du Niger. Direction, la Gare centrale de Cotonou, un kilomètre de trajet. A mi-parcours, le train ralentit, le temps pour les passagers de saluer la haie d’honneur des cheminots et ouvriers mobilisés, avant d’échouer au hall de débarquement.
Ce trafic d’exhibition vient marquer une étape importante du projet de la boucle ferroviaire: la réhabilitation de la voie ferrée Cotonou-Parakou. Symbole du lancement effectif des travaux, deux coups de battes à bourrer des chefs d’Etat, en compagnie de Michel Roussin, ancien ministre français, conseiller du groupe Bolloré, partenaire stratégique du projet ! «Je suis ici pour rassurer nos amis du Bénin, du Niger et des autres pays que notre groupe continuera son œuvre. Le calendrier sera respecté. Un certains nombre d’impératifs techniques ont été demandés, nous les respecterons», assure ce dernier.
Michel Roussin précise que les pays partenaires ont exigé l’écartement des voies pour répondre aux standards internationaux. Ils demandent également que Bolloré prenne ses responsabilités dans l’équipement du réseau sans interrompre les travaux des rails. «Nous ne vous décevrons pas. Vous pouvez compter sur Bolloré, nous sommes des professionnels, nous le démontrerons. Les Blues Solutions apporteront une qualité de vie sur les zones traversées par les rails», insiste-t-il.
Mahamadou Issoufou, président de la République du Niger réitère sa détermination à voir aboutir ce projet intégrateur, mutuellement bénéfique pour les peuples du Bénin et du Niger. « L’Afrique doit s’unir pour tenir.
C’est cette vision que nous partageons, convaincus que nous ne pouvons pas atteindre nos objectifs de manière isolée, sans unir nos forces, sans mutualiser nos moyens. Nous voulons faire l’intégration africaine, en nous donnant la main par-dessus les frontières. Le projet en est une parfaite illustration », affirme-t-il. Cela est d’autant plus important pour le Niger qui connaît pour la première fois les rails, au travers de la Boucle ferroviaire.
Et de lancer sa boutade favorite : « Cela fait 80 ans que les Nigériens attendent le train. Il y en a qui se demandent même si le train ne s’est pas égaré. Non, le train ne s’est pas égaré. Grâce à Bolloré, nous avons retrouvé le train ». Pour Mahamadou Issoufou, ce combat pour la renaissance du train est aussi un combat pour la démocratie, la paix et la sécurité dans une sous-région perturbée par des menaces terroristes. «Dans tout combat, il y a deux facteurs importants : la vision et le leadership. Et dans le combat que nous menons, ces deux facteurs sont réunis », soutient-il, appelant de tous ses vœux la jonction avec les rails en construction côté nigérien, dans les mois à venir.
L’heure du renouveau !
Le président de la République estime que l’acte de lancement effectif des travaux ferroviaires entre ainsi dans l’immortalité. «Le peuple béninois a toujours souhaité la renaissance des rails. Nous sommes en train de lever un préalable pour la sécurité de la sous-région», déclare-t-il, qualifiant la boucle ferroviaire de méga projet du siècle pour la sous-région. Boni Yayi indique que la boucle ferroviaire, est un projet mobilisateur pour les Etats parties prenantes qui ont décidé de travailler pour la prospérité de leurs populations. « Ce projet est mobilisateur parce qu’animé par un consortium diversifié porté par Bolloré, dont la compétence et le professionnalisme sont reconnus, mobilisateur parce que soutenu par l’investissement privé dans le secteur des rails », soutient-il. Nostalgique de la belle époque où le train sifflait à travers les contrées, le chef de l’Etat exprime son vœu de voir les gares redevenir les centres de production et d’emplois. « C’est un nouveau rêve qui concourt à la paix, consolide l’intégration et renforce notre capacité de production », conclut-il.
La Boucle ferroviaire est un projet intégrateur des pays membres du Conseil de l’Entente. Il s’agit de construire ou de réhabiliter des lignes de chemin de fer pour assurer la liaison ferroviaire des cinq capitales que sont Abidjan, Ouagadougou, Niamey, Cotonou et Lomé, sur une distance de plus de 3000 km. La tranche béninoise concerne la réhabilitation du chemin de fer Cotonou-Parakou ainsi que la construction d’une nouvelle voie ferrée de Parakou jusqu’à Gaya, la ville frontière du Niger avec le Bénin, sur une distance totale 574 kilomètres. Le coût global des travaux est estimé à environ 700 milliards de francs CFA.
Le mémorandum d’entente, signé le 7 novembre 2013 à Cotonou, entre les Etats béninois et nigérien et le groupe français Bolloré, confie la réalisation et l’exploitation du chemin de fer Cotonou-Niamey à une multinationale, Bénirail plus précisément, et dotée d’un capital social de 70 milliards de francs CFA. L’actionnariat de la nouvelle compagnie d’exploitation se définit comme suit : les deux Etats auront chacun 10% de part dans le capital de la société, 20% reviendront au secteur privé béninois, 20% au secteur privé nigérien et 40% au partenaire stratégique le groupe Bolloré Africa Logistics, qui prend en charge la réalisation des infrastructures.

La Ligue 1 de football, saison 2014-2015, sera à sa 9è journée ce week-end. En match avancé, Avrankou Omnisports privé de son entraîneur Bruno Adula Goudjo alias Mourinho suspendu de banc de touche, sera aux prises avec Béké FC de Bembèrèkè. Les deux grandes affiches de ladite journée, opposeront JSA et Tonnerre, puis Ayéma et ASOS, respectivement à Agonlin et à Adjarra.
Promue en division d’élite cette saison, la Jeunesse sportive d’Agonlin (JSA) est en passe de devenir la grande révélation de la Ligue 1 de football du Bénin. En match en retard de la 8è journée du championnat rejoué mardi 17 mars dernier après avoir été interrompu par une pluie diluvienne 48 h plus tôt, les poulains de Wabi Gomez se sont emparés de la 2è place du classement, en disposant 1-0 des Buffles de Parakou. Ils pourraient profiter de la réception du leader, Tonnerre de Bohicon, pour le rattraper.
En effet, séparées seulement par 3 points, ces deux formations seront opposées au cours d’un match qualifié de duel entre les deux équipes en tête du classement. Après les Buffles, les joueurs de la JSA tenteront de réaliser un nouveau challenge face aux poulains de Yessoufou Moukaïla.
Ce qui augure d’un derby du Zou qui sera âprement disputé. Au même moment, Ayéma et ASOS se retrouveront à Adjarra, pour le duel entre les deux équipes mal classées. Ces deux formations qui peinent à retrouver leurs marques après 8 journées de championnat, occupent respectivement l’avant-dernière et la dernière place du classement. Une victoire de l’une ou l’autre de ces formations, lui permettrait de s’éloigner de la zone dangereuse synonyme de relégation, en espérant un faux pas des Pétroliers du Mogaz 90 qui accueillent les Electriciens de la SBEE.
Les autres matches ne manquent également pas d’intérêt. C’est le cas de la confrontation entre les Dragons de l’Ouémé et l’AS Police. Respectivement 4è et 3è , toutes les deux équipes lorgnent avec appétit la 1ère place du classement. Une victoire leur offrira l’occasion de ne pas s’éloigner du podium.

C’est une nouvelle affaire de mœurs qui a été au cœur des débats de la Cour d’assises de Cotonou, hier jeudi 19 mars. C’est pour les crimes d’enlèvement de mineure, de viol sur mineure de moins de quinze ans et de pratique de charlatanisme que le sieur Florentin Hounsounou a comparu devant la cour de céans présidée par Thierry Ogoubi, entouré de Marie Adjouavi Soudé-Godonou et de Jacques M. Hounsou (assesseurs). Les jurés Léandre Kuévi Allohou, Honoré Agboton, Bernadette Chantal Houessinon et Armand Bernard Wotto complétaient la composition. Et Me Théogène Zountchékon, était le greffier de l’audience.
Ils auraient dû être deux sur le banc des accusés mais une pièce au dossier, délivrée par le chef service état civil de la mairie d’Allada, informe la cour que Sah Grégoire Djotonli, précédemment charlatan né en 1889, est décédé le 7 novembre 2014 à Allada. L’avocat commis d’office pour sa défense, Me Sakariyaou Nourou-Guiwa, tout comme l’avocat général Badirou O. Lawani, inviteront la cour à tirer les conséquences de droit qui en découlent. La cour constatera donc, dans un arrêt, que l’action publique est éteinte à son égard. Place désormais au débat avec Florentin Hounsounou… mais à huis clos comme l’a prescrit la cour, conformément à la loi.
La victime n’a pas cru devoir faire le déplacement. Mais que disent les faits qui ont conduit Florentin Hounsounou à la barre, lui qui est sous mandat de dépôt depuis le 4 juin 2009 ? F.A., élève en classe de 6e au CEG Allada, orpheline de père et de mère, vit avec sa tante paternelle Bernadette Adjahoungba. Le 22 mai 2009, se rendant en classe, elle a été approchée par dame Pélagie Avaligbé, épouse de Florentin Hounsounou qui lui aurait remis une poudre à avaler. Après avoir avalé ladite poudre, à la sortie des cours, F.A. aurait rejoint le domicile de Florentin Hounsounou où elle passera huit jours pendant lesquels elle a été soumise à des rapports sexuels répétés de la part de son hôte. Ensuite elle a été conduite successivement aux domiciles de Sah Grégoire Djotonli et Ghislain Tchédji, tous deux charlatans. Ces derniers lui ont fait des scarifications et l’ont soumise à des cérémonies rituelles dans des couvents afin de l’amener à oublier ses parents et à aimer Florentin Hounsounou qui voudrait bien l’épouser.
Le bulletin N°1 de celui-ci est sans mention de condamnation antérieure et l’enquête de moralité lui est favorable. Le rapport d’expertise médico-psychiatrique et psychologique conclut à un état de santé mental normal au moment des faits.
Pour ces faits, l’avocat général Badirou O. Lawani, requiert les travaux forcés à perpétuité. Me Mousbaye Padonou, l’avocat de la défense, n’est pas du tout de cet avis. Réfutant le crime d’enlèvement de mineure, il plaide, en ce qui concerne le viol sur mineure et les pratiques de charlatanisme, le crime passionnel. Non de sang mais d’amour. Car c’est au nom de l’amour que son client, qui n’a pas perpétré d’enlèvement de mineure, aurait agi.
Ne voulait-il d’ailleurs pas épouser la fille ? Une fille qui, par ailleurs, n’était pas heureuse auprès de sa tante… La plaidoirie de Me Padonou a dû convaincre la cour qui a condamné l’accusé à cinq ans de travaux forcés.
En détention provisoire depuis le 4 juin 2009 et bénéficiant d’une mise en liberté provisoire dont il n’a pu jouir faute de moyens pour payer la caution de 1 000 000 FCFA fixée, il est désormais un homme libre.

Orabank Bénin a officiellement mis en service hier, jeudi 19 mars au niveau de sa direction générale à Ganhi, le premier guichet au Bénin essentiellement dédié aux transferts d’argent. Ledit guichet se veut un service innovant qui allie huit services de réception et d’envoi d’argent, rapide, très fiable et en direction de toutes les destinations du monde.
«Un partenaire à votre écoute» ! Ce slogan, Orabank Bénin a voulu le traduire en acte en accédant depuis hier, à l’une des requêtes les plus importantes de sa clientèle. Celle de mettre à leur disposition un guichet pour les opérations de transfert d’argent, et qui les extirpe des longues files d’attente devant les guichets ordinaires, synonymes de perte de temps.
En réalité, c’est depuis le 1er décembre 2014 que les opérations dudit guichet ont démarré. Et au fil des mois, les initiateurs ont pu se convaincre, face à la satisfaction de la clientèle et le feed-back qui leur est parvenu qu’ils ont fait œuvre très utile. Depuis lors, le guichet ne désemplit pas. Béninois et ressortissants des communautés étrangères au Bénin ont adopté le nouveau produit de Orabank. A raison ! Puisque grâce à cette innovation, les opérations de transfert d’argent ne durent désormais qu’un laps de temps. En reconnaissance à ce pas de géant fait par leur banque préférée, de nombreux clients ont effectué le déplacement hier, à la direction générale de Orabank à Ganhi pour être les témoins de la mise en service officielle de ce joyau.
Transferts d’argent fiables en 3 minutes
«Aujourd’hui, nous lançons le premier guichet dédié au transfert d’argent rapide au Bénin». C’est ainsi que le directeur des Opérations de Orabank, Modeste Elégbédé a annoncé l’ouverture officielle du guichet «Tama Tama», le tout premier du genre au Bénin. Cela, dit-il, pour poursuivre avec la ligne innovante que la banque s’est imposée depuis 2011 à travers une série de nouveaux services. Au nombre de ceux-ci, le guichet «Tama Tama» qui doit son nom de baptême à l’expression «taman-taman» en langue nationale Dendi, ce qui signifie rapidité, célérité. Et ce nom, le nouveau guichet de Orabank ne le porte pas par hasard car dans l’espace bancaire national, il est le seul et le tout premier guichet à offrir une palette aussi variée de prestations relatives au transfert d’argent.
Au guichet «Tama Tama», la clientèle peut bénéficier des opérations de transfert via Money express, Wari, Sigue, Oryx, Ria, Moneytrans, Wester union, Small-world et même Mobile money, tout ceci en trois minutes à peine et en plus à un tarif préférentiel. «Orabank se veut alors une banque au service et à l’écoute de sa clientèle», dira Lucile Sossou, la Directrice de la clientèle des particuliers et réseau d’agences qui a invité par la même occasion, les jeunes, les étudiants, les commerçants, les particuliers, les professionnels, les institutions et les entreprises qui sont les acteurs de l’économie à profiter pleinement de cette nouvelle offre que leur fait Orabank.
Orabank, encore plus loin dans l’innovation
L’inauguration du guichet «Tama Tama», loin de constituer un évènement isolé apparaît aux yeux du directeur général d’Orabank, Rizwan Haider comme une action qui s’inscrit dans la droite ligne de l’innovation que s’est imposée «la banque partenaire» ces dernières années. Elle ne sera d’ailleurs pas la dernière, puisque Orabank ambitionne la poursuite de l’extension du réseau d’agences pour être plus proche de sa clientèle, a-t-il annoncé.
Rizwan Haider va aussi en profiter pour inviter la population béninoise, celle de la diaspora et toutes les communautés étrangères vivant au Bénin à s’approprier le guichet «Tama Tama» qui, en plus de la commodité qu’il offre, est conduit par une équipe jeune et dynamique, formée pour l’écoute et l’accompagnement de la clientèle. Autant d’exhortations dont le seul objectif reste sans doute, d’accroître l’aura de Orabank qui se veut un accompagnateur de tous les jours aux côtés des populations.

L’association Katoulati organise, depuis hier jeudi 19 mars à Cotonou, la 4e édition des Rencontres internationales des arts de l’oralité. La présente édition mobilise des artistes, conteurs et paroliers de plusieurs pays comme la Belgique, la France, le Mali, le Niger, la Côte d’ivoire, le Togo, le Burkina Faso et se veut par ailleurs le point de départ pour la mise sur pied d’un grand réseau des acteurs de l’art oratoire dans la sous-région.
Mieux que les trois précédentes, l’édition 2015 des Rencontres internationales des arts de l’oralité (RIAO) fait une place de choix à la réflexion sur l’état des lieux du conte et de la parole et les voies et moyens à explorer pour les pratiquants de ces deux arts, afin de leur donner plus de vie et de les mettre davantage au service du développement culturel. Cette option est une manière de trancher avec le schéma classique des rencontres internationales et autres festivals, pour proposer des formes de manifestations qui intègrent un volet intellectuel important, souligne Patrice Toton, l’initiateur et président du comité d’organisation des RIAO.
Pour ce faire, plusieurs ateliers de formation seront organisés et un grand colloque sur le thème «l’importance du conte dans le développement socio-économique» sera développé par Espérat Donouvossi, le lundi prochain au hall des arts de Cotonou.
Cette réflexion à laquelle les organisateurs de ce festival convient tous les acteurs culturels ne sera pas le point de départ du festival. Depuis hier, les RIAO sont entrées dans leurs phases actives avec la cérémonie officielle suivie de spectacle qui a lieu à l’Institut français de Cotonou. Ce jour, c’est au niveau de l’espace Mayton à Abomey-Calavi et au niveau du campus d’Abomey-Calavi que les activités se dérouleront, une attention particulière devant être accordée à la parade aux lampions prévue dans la soirée.
Comme on le voit, le programme des RIAO 2015 est un cocktail d’activités culturelles ponctué à chaque fois d’animations des conteurs et paroliers. Ce sont eux qui ceinturent la plupart des autres composantes du programme qui a été officiellement dévoilé depuis le mardi 17 mars dernier à la conférence du ministère en charge de la Culture, par les organisateurs, en présence des premiers festivaliers qui ont déjà foulé le sol béninois.
Cette rencontre au cours de laquelle le ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola s’était fait représenter par le directeur de la Promotion artistique et culturelle, Patrick Idohou avait surtout permis, de faire toucher du doigt à ce dernier, au regard de la détermination des organisateurs et festivaliers, l’importance des RIAO. De sorte que face à un tel engagement, celui-ci n’ait eu autre choix que de promettre «d’institutionnaliser» ce festival et de le soutenir, comme de nombreux autres. Une promesse qui, aux yeux de Patrice Toton et des siens, sonne comme la reconnaissance du travail qu’ils abattent pour que le conte africain reste et demeure, et pour que la parole, chose précieuse en Afrique, serve la bonne cause.
Les grandes innovations
La programmation des RIAO 2015 suffit à elle toute seule, pour donner raison aux organisateurs qui pensent avoir frappé un coup en termes d’innovations. C’est ainsi par exemple qu’ils ont prévu un spectacle de conte au Centre national hospitalier et universitaire Hubert Koutoukou Maga pour permettre à ceux qui s’y trouveraient du fait des ennuis de santé, d’abord de ne pas rester en marge dudit festival, et ensuite de se distraire un temps. Sur la route des pêches également, un autre «show» est prévu. Disons qu’il s’agit beaucoup plus d’aller à la rencontre d’un grand acteur de la parole, le metteur en scène Alougbine Dine qui, à l’occasion, prendra les attributs d’un parolier pour se conter aux festivaliers.
Après avoir vainement couru pour l’obtention d’une autorisation en vue d’un spectacle à la présidence de la République, Patrice Toton se réjouit d’avoir obtenu le quitus du Parlement pour une séance de conte. C’est déjà un soulagement, souligne-t-il, que de délocaliser les RIAO dans les locaux de la représentation nationale.

Les critères entrant dans le cadre du Prix d’excellence 2015 du Consortium Alafia sont désormais connus du public. Le directeur exécutif du Consortium, Ignace Dovi a présidé à cet effet, un atelier qui s’est déroulé hier jeudi 19 mars, à Cotonou devant des membres de l’association et d’un représentant du Fonds national de microfinance.
Premier prix, 1 200 000 F CFA plus certificat, 2e prix, 800 000 F CFA plus certificat, 3e prix 500 000 F CFA plus certificat puis des lots de consolation pour les Systèmes financiers décentralisés (SFD) qui y prendront part. Tels sont les prix qui ont été fixés et qui seront décernés aux SFD qui compétiront dans le cadre de l’appel à candidatures pour le concours au Prix d’excellence 2015 du Consortium Alafia. Il s’agit des prix symboliques et honorifiques qui permettent de récompenser les SFD et non leurs dirigeants.
Pour le directeur du Consortium Alafia, Ignace Dovi, un comité de dépouillement composé de spécialistes, experts et praticiens de la microfinance a été mis en place pour opérer les sélections ; un jury rassemblant des personnes ressources a également été mis sur pied dans le même cadre. Ainsi, le planning de déroulement du concours a été libellé selon un chronogramme précis. Après le lancement de l’appel à candidatures et la réception des dossiers qui s’étendent jusqu’au 30 juin 2015, débutera l’étude des dossiers par le comité en juillet 2015. Puis il y aura l’installation du jury et ses délibérations. Le directeur du Consortium Alafia fait remarquer que les délibérations sont sans recours. La récompense des meilleurs SFD, ajoute-t-il, interviendra en août de cette année.
Selon Ignace Dovi, le prix doit être pérenne et créer l’émulation au sein des SFD. Il doit s’illustrer, précise-t-il, par des indicateurs globaux et objectivement vérifiables. Ainsi, les références se rapportent aux objectifs de la micro finance et ses orientations, aux défis à relever dans le secteur, aux standards internationaux et aux bonnes pratiques reconnues dans le secteur.
En ce qui concerne les conditions de participation, rappelle-t-il, il faut être un SFD, puis être membre de l’Association professionnelle des systèmes financiers décentralisés (APSFD-Bénin), avoir au moins cinq années d’activités dans le secteur, être à jour de ses cotisations au sein de l’APSFD-Bénin et participer régulièrement à ses activités.
Quant aux domaines prioritaires d’évaluation, le directeur du Consortium Alafia a relevé la performance organisationnelle, celle financière, la performance non financière, les relations avec les membres bénéficiaires ou clients, le militantisme au sein de l’APSFD.
Sur les critères prioritaires d’évaluation, il a fait cas de la performance organisationnelle (organisation et professionnalisme du SFD pour 3 points), la performance financière pour 7 points et celle non financière pour 2 points.
En ce qui concerne les pièces à fournir, il faut compter deux exemplaires de formulaires de demande d’inscription au concours prix d’excellence APSFD-Bénin 2015, deux exemplaires du formulaire de soumission au concours APSFD-Bénin 2015 plus de preuves.
Selon Ignace Dovi, la période d’activités à considérer porte sur les trois dernières années précédant l’année de concours (2012, 2013 et 2014).
Faisant part de sa joie, le représentant du directeur du Fonds national de la Micro finance Babanonla Edenakpo a encouragé le directeur du Consortium Alafia à poursuivre sur la même lancée afin que dans une saine émulation, tous les SFD parviennent à se hisser à un bon niveau de gouvernance et un meilleur niveau de compétitivité.

La sélection bolivienne de football ne disputera pas le match amical prévu le 26 mars prochain au Nigeria en raison des massacres perpétrés par le groupe terroriste Boko Haram.
Même les footballeurs redoutent Boko Haram ! La sélection bolivienne de football a en effet, renoncé à disputer un match amical prévu le 26 mars prochain au Nigeria en raison des sanglantes attaques menées par Boko Haram, a déclaré mardi dernier la Fédération bolivienne de football (FBF). "Nous voulions jouer, mais nous avons vu le conflit armé qui se déroule au Nigeria et les actes de la milice Boko Haram et nous avons été obligés d’annuler", a déclaré le président de la FBF Carlos Chavez lors d’une conférence de presse, en guise d’excuse.
Selon le dirigeant de l’instance, "c’est [mon] devoir de veiller à la sécurité de nos joueurs, de l’équipe technique et des dirigeants. Nous ne pouvons pas nous rendre dans un pays en pleine guerre civile.
Les raisons de l’annulation sont évidentes", rapporte le site Sportif Late. De son côté, la Fédération nigériane de football (NFF) a déclaré qu’elle cherchait un remplaçant à la Bolivie pour ce match. La décision de la sélection bolivienne n’a visiblement pas été au goût de cette dernière.
Depuis 2009, Boko Haram a tué plus de 13 000 personnes et poussé des milliers de populations à se déplacer. Le groupe armé a pour objectif de mettre en place un califat dans le Nord du pays, d’où il est originaire. Plusieurs armées africaines, dont celles du Nigeria, du Tchad, du Bénin, du Cameroun, et du Niger sont aux trousses de l’insurrection armée qui n’a pas visiblement dit son dernier mot. Les attaques dans la région du Nord du Nigeria sont toujours de mise.
AFRICAHOTNEWS.COM

Le médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun a eu une séance de travail dans la matinée d’hier mercredi 18 mars, avec le directeur général de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP), Iréné Agossa. La rencontre, élargie à certains cadres de l’institution, a tourné autour du problème de l’approvisionnement des stations en produits pétroliers.
La pénurie d’essence dans les stations services sera bientôt conjuguée au passé. Le directeur général de la Société nationale de commercialisation des produits pétroliers (SONACOP), Iréné Agossa a donné cette assurance hier au médiateur de la République, Joseph Gnonlonfoun qui l’a invité pour une séance de travail. A l’occasion, le DG/SONACOP a rappelé à son hôte quelques mesures prises par sa société en liaison avec le gouvernement pour rendre disponible en quantité suffisante les produits pétroliers sur l’ensemble du territoire national.
Il se dit conscient de ce que la situation dans le secteur pétrolier a des conséquentes fâcheuses dans tous les domaines notamment économiques et politiques avec la période électorale que traverse le Bénin en ce moment où la demande sera de plus en plus forte. Il est important pour la SONACOP, société d'Etat dans le secteur pétrolier de prendre des dispositions pour faciliter le bon déroulement de ces élections.
Et c’est ce que s’attèle à faire depuis quelques jours sa société pour approvisionner les stations en produits pétroliers en quantité suffisante.
Iréné Agossa dit avoir partagé avec le médiateur de la République les dispositions stratégiques prises à cet effet. Surtout au profit des institutions directement impliquées dans l’organisation des élections sans oublier les autres structures de l’Etat. Selon lui, face à la demande de plus en plus forte, la SONACOP a décidé de se doter régulièrement d'un million de litres d’essence. Cette quantité sera répartie sur l’ensemble du territoire pour approvisionner les cuves de ses stations afin de garantir le bon fonctionnement des institutions de la République. La répartition des produits sera faite en liaison avec le Haut commandement militaire et avec les préfets des départements pour faciliter le déplacement sur le terrain des institutions directement impliquées dans les élections, a souligné le DG/SONACOP.
Mieux, de nouvelles stations d’essence sont en réhabilitation sur le terrain. Il cite le cas des stations SONACOP de Kétou, de Pobè, de Covè, de Zagnanado et de Dangbo qui avaient été fermées pour diverses difficultés. Elles sont aujourd’hui réhabilitées grâce à un Programme spécial du gouvernement d’un montant de plus d’un milliard et demi de francs CFA. Et ceci pour faciliter toujours la disponibilité des produits pétroliers aux populations de nos villes et campagnes. La réhabilitation de ces stations s’étendra à plusieurs autres communes enclavées pour une bonne couverture nationale de la SONACOP dans sa mission de service public, a assuré Iréné Agossa. Il a salué l’appui dont bénéficie sa société de la part du ministère en charge des Finances. Le DG/SONACOP a enfin promis de prendre en compte les conseils que lui a prodigués le médiateur de la République.
Actualités 19 mars 2015