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Nouvelles

Rencontres Nord/Sud de l’automédication et de ses déterminants:Appréhender la pratique pour mieux l’aborder

Le département de Sociologie-Anthropologie de l’Université d’Abomey-Calavi (UAC) accueille, depuis hier mercredi 4 mars et ce pour trois jours, à l’Institut des Sciences biomédicales appliquées (ISBA) de Cotonou, les premières Rencontres Nord/Sud de l’automédication et de ses déterminants… Ces rencontres sont soutenues par l’Institut de Recherche pour le Développement (IRD) et l’Association universitaire de la Francophonie (AUF).

Les Rencontres Nord/Sud de l’automédication et de ses déterminants qui se déroulent depuis hier à Cotonou sont axées sur deux programmes de recherches interdisciplinaires. Il s’agit de Globalmed qui se déroule au Bénin, au Ghana et au Cambodge ; et Automed qui porte sur la France. ces rencontres visent à présenter les avancées enregistrées dans les différentes recherches portant sur l’automédication dans le monde, identifier des pistes de recherche novatrices et des questionnements renouvelés autour de l’automédication (variété des usages, déterminants, transmission des savoirs, pluralité des types de médicaments, circuits d’approvisionnement et de distribution, approche par le territoire…) ; puis à favoriser les échanges scientifiques Nord/Sud dans le domaine de la santé, de l’automédication et de l’auto-soin, tout en favorisant l’interdisciplinarité de ces échanges.
Pour le représentant de l’IRD au Bénin, Jean-Philippe Chippaux, ces rencontres ouvrent la voie d’une collaboration Nord/Sud mais aussi Sud/Sud dans un domaine de grande préoccupation. Il relève que l’automédication doit être appréhendée dans toutes ses dimensions pour ne pas en rester à une vue anecdotique. Une pratique aux causes variables qui relève de l’empirisme mais aussi du choix assumé d’y recourir pour faire face à des ennuis de santé, et qui a cours tant dans les pays du Sud comme du Nord, fait observer Jean-Philippe Chippaux.
Au professeur Maxime da Cruz, vice-recteur de l’Université d’Abomey-Calavi, de relever ensuite que ce colloque est une étape vers une étude intégrée des systèmes d’automédication. Pensant aux populations qui n’ont pas accès au système officiel de santé, et aux praticiens de la médecine traditionnelle ; et qui développent des pratiques quotidiennes pour faire face aux maux rencontrés sans forcément aller se confier aux médecins, il considère que la majorité de la population se soigne sans les conseils avisés des professionnels. Ce qui tient du faible niveau de revenus et de diverses pesanteurs sociologiques et culturelles. Aussi remercie-t-il le Département de Sociologie-Anthropologie pour la tenue du colloque, qui devrait jeter un regard nouveau sur cette problématique.
Quant à Pierrick Rousseau, représentant de l’ambassadrice de France près le Bénin, il a rappelé l’engagement des autorités françaises pour les soins de santé de qualité, avant de mettre en exergue la bonne qualité des instituts de recherches franco-béninois. Il retient que les programmes de recherche sont proches des préoccupations des populations.
Au nom du ministre de la Santé, Frédéric Loko, Directeur des Laboratoires, mentionne que l’automédication induit une utilisation irrationnelle des produits médicaux et peut donc entamer la santé des populations. Une pratique parfois tolérée sinon encadrée même par les pouvoirs. Ainsi plus de 4.000 médicaments sont en service sans prescription médicale, fait-il constater. C’est dire que la problématique est prégnante, plus encore depuis que le commerce électronique des médicaments est en vogue. Si elle amène les personnes à gérer elles-mêmes leur santé et à désengorger les hôpitaux et cliniques dans les pays du Nord, elle ne saurait être dupliquée sans précautions dans ceux du Sud, dans un contexte fait de trafic de faux médicaments… D’où l’importance de la réflexion sur l’automédication pour capitaliser les efforts des acteurs et scruter les recommandations qui sortiront du présent colloque.

Enjeux scientifiques des Rencontres Nord/Sud

Les professeurs Adolphe Kpatchavi du département de Sociologie à l’UAC et Véronique Guienne du CENS ont axés leurs propos autour du thème «Les enjeux scientifiques des conférences Nord/Sud de l’automédication». Ils développent que le médicament est devenu un objet essentiel pour analyser les populations contemporaines et que l’automédication place la société au cœur de plusieurs enjeux (économiques, socioculturels…) Dans un contexte où la pratique prend de l’ampleur et devient même le premier recours pour nombre de patients, ils notent que les pays du Nord sont aussi bien concernés que ceux du Sud. Aussi convient-il d’analyser les traits caractéristiques, à travers les similitudes dans les pratiques, de s’interroger sur le fait de savoir quand on est face à l’automédication subie ou choisie, sur les risques et les normes ; ainsi que les limites de cette pratique…

Pour identifier les pistes de recherche novatrices ; les conditions politiques, culturelles et économiques étant à prendre en compte par des équipes de recherche pluridisciplinaires et transdisciplinaires.
Ils prescrivent aussi que les dimensions transnationale et transdisciplinaire doivent être intégrées à l’approche afin de confronter les questions, les outils et les approches. Pour considérer le défaut d’accès aux soins de santé officiels, le choix délibéré de végéter dans un hybridisme sanitaire (tantôt dans l’automédication, tantôt dans les centres officiels), et la volonté assumée de recourir carrément à l’automédication, comme autant de causes expliquant le phénomène. Sans occulter qu’il y a bien de risques qui y sont liés. Le tout, étant saisi par des chercheurs de divers horizons professionnels aux fins d’une meilleure appréhension du phénomène pour y proposer les meilleurs outils d’encadrement.

Un livre à l’appui

«Anthropologie du médicament au Sud-la pharmaceuticalisation à ses marges» c’est le litre de l’ouvrage collectif lancé dans la soirée d’hier à l’Institut français de Cotonou. Paru en janvier dernier et coordonné par Alice Desciaux et Marc Egrot, il est écrit par une vingtaine de chercheurs en sciences sociales. Sous les éclairages de Roch Houngnihin, directeur adjoint au Département de Sociologie-Anthropologie de l’UAC et de trois chercheurs en poste à l’IRD, puis de Marc Egrot, il est révélé que ce livre permet d’expliquer ce qu’est la pharmaceuticalisation et en quoi une anthropologie du médicament au Sud permet de mieux comprendre ce fait social. En sus, Carine Baxerres a déconstruit la notion de contrefaçon pharmaceutique avant que Agnès Adjamagbo n’analyse comment les effets secondaires des contraceptions hormonales peuvent parfois conduire les femmes en Afrique de l’Ouest à la marge des normes biomédicales lors de leur décision d’utiliser ou non un contraceptif…

Société 05 mars 2015


Gestion des fréquences radioélectriques au Bénin:Revisiter et vulgariser le Plan national

L’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la poste (ARCEP-Bénin), a organisé hier, mercredi 4 mars, un atelier au profit des acteurs intervenant dans la gestion des fréquences au Bénin. Les échanges ont porté sur la vulgarisation et l’appropriation du Plan national de fréquences.

Informer l’ensemble des affectataires et usagers des services de télécommunications sur les dispositions du Plan national de fréquences (PNF) et faire connaître le plan réglementaire qui régit les fréquences au Bénin. Ce sont les objectifs que poursuit l’atelier de vulgarisation et d’appropriation du Plan national des fréquences, organisé hier, par l’Autorité de régulation des Communications électroniques et de la Poste (ARCEP).
Selon les responsables de ladite structure, le PNF n’est pas connu de tous les utilisateurs des fréquences radioélectriques au Bénin. De même, les décisions issues de la dernière Conférence mondiale des Radiocommunications (CMR), tenue en 2012 n’ont pas été encore prises en compte dans ce plan. C’est donc dans le souci de combler ces déficits que l’ARCEP a organisé l’atelier sur la vulgarisation et l’appropriation dudit Plan national.

L’atelier est également destiné, souligne le président de l’ARCEP, Marcellin Ilougbadé, à faire approprier non seulement le Plan national des fréquences (PNF) aux participants mais aussi à leur permettre de jeter les bases de sa révision qui interviendra après la Conférence mondiale des Radiocommunications (CMR), de cette année 2015. Il s’agira à terme d’améliorer la gestion des fréquences au niveau national tout en réduisant considérablement les brouillages préjudiciables.
A l’en croire, les fréquences radioélectriques constituent une ressource naturelle mais rare et leur plan national revêt tout un enjeu pour le Bénin. Le pays s’est d’ailleurs inscrit dans la logique de l’élaboration de son premier plan national des fréquences depuis la création de l’Autorité transitoire de régulation des Postes et Télécommunication. Cette démarche a accouché du décret n°2013-442 du 08 octobre 2013 et a consacré la naissance de la première version du plan national des fréquences. L’atelier d’hier rentre en ligne de compte des activités programmées dans le plan stratégique 2013-2015 de l’ARCEP.
Selon le président de l’ARCEP, le rôle de sa structure dans la gestion des fréquences n’est pas négligeable. Il lui revient, entre autres missions, de gérer l’entièreté du spectre des fréquences radioélectroniques au profit de l’Etat. Lesquelles sont des ressources rares utilisées pour les communications électroniques, pour la radio et la télévision. C’est l’ARCEP qui planifie en réalité, l’utilisation desdites ressources et qui en est le premier gestionnaire, a-t-il expliqué. Au titre de cette mission, il lui parait nécessaire de rassembler les acteurs qui exploitent lesdites ressources afin qu’ils puissent examiner ce document qui est un outil de planification, et d’identifier les nouveaux besoins en terme d’utilisation, afin d’opérer les réglages nécessaires.

Eclairage sur le PNF

Le Plan national des fréquences (PNF) regroupe les dispositions essentielles pour l’utilisation au Bénin des fréquences radioélectriques, ressource naturelle rare et propriété de l’Etat. Ce plan a été adopté par décret n°2013-442 du 08 octobre 2013. Il fixe pour le Bénin, le partage des bandes de fréquences attribuées aux services de radiocommunications (RR), en application de l’article 5 du Règlement des radiocommunications. Il s’agit d’un traité international dont le Bénin est signataire, qui répartit au plan mondial, les bandes de fréquences relevant du spectre radioélectrique entre les différents services de radiocommunication, et établit les principales règles pour l’utilisation des assignations de fréquences et de l’orbite des satellites, dans un souci d’accès équitable et optimisé à ces ressources. La gestion des fréquences radioélectriques fait l’objet d’un Plan national des fréquences (PNF)

Actualités 05 mars 2015


Direction générale des Douanes et Droits indirects:Charles Sezan remplace Paul Lafia Tabé

Les disciples de Saint Mathieu au Bénin ont depuis hier mercredi 4 mars un nouveau patron. A la direction générale des Douanes et Droits indirects, Charles Sezan est désormais le maître des lieux en remplacement de Paul Lafia Tabé. Sous l’égide du ministre en charge de l’Economie, Komi Koutché, la cérémonie de passation des charges a eu lieu dans les locaux de l’institution à Cotonou, en présence de parents, amis et cadres de l’administration douanière.

Rarement directeur général sortant aura reçu autant d’éloges à son départ. Nommé à la tête de l’administration douanière le jeudi 25 avril 2013, c’est finalement 1 an 10 mois et 6 jours, que Paul Lafia Tabé a passé à la tête des douanes béninoises. Il est remplacé par Charles Sezan, nommé en Conseil des ministres le 27 février dernier. La cérémonie de passation de commandement a eu lieu hier mercredi 4 mars à Cotonou. Une cérémonie au cours de laquelle le directeur général sortant a été couvert d’éloges. En tout cas, les différents témoignages au cours de la cérémonie reconnaissent à l’homme des qualités rares dans l’administration béninoise : travailleur, directeur loyal et compétent qui a opéré de nombreuses réformes avec des résultats appréciables….
Le représentant du syndicat des douanes du Bénin, a insisté sur quelques bonnes actions menées par le directeur général sortant, tout en mentionnant que l’humain qu’il est, a posé parfois des actes pas toujours appréciés de tous.
«Je demande pardon, pardon et pardon à tous ceux que j’ai offensés soit par appel du devoir, soit par ignorance», a indiqué le directeur sortant Paul Lafia Tabé qui est revenu sur toutes les réformes engagées dont le plus important aujourd’hui, précise t-il, est le vote et la promulgation du Code de la Douane. Il a souligné qu’il a fait son devoir de bonne foi comme la République le lui a demandé.
Pour sa part, le tout nouveau directeur général Charles Sezan a lui également loué les qualités de son prédécesseur. «La reconnaissance est la mémoire du cœur», a-t-il avancé en disant sa gratitude aussi bien au chef de l’Etat, qu'a son ministre de tutelle Komi Koutché pour la confiance placée en lui. Il rappelle que diriger une régie aussi importante que celle douanière est un challenge de tous les jours qui nécessite la discipline, la méthode, le respect des textes et l’assiduité. Le nouveau patron des douanes prend l’engagement de « fidélité et de loyauté à servir sa nation sans orgueil».
Charles Sezan veut également poursuivre l’œuvre de son devancier dont il loue les qualités managériales. «Je rêve d’une administration douanière moderne plus performante, efficace dans le cadre de la consolidation macro-économique du pays», a-t-il indiqué soulignant que pour aboutir à ce rêve, nul ne sera de trop. C’est pourquoi, exhorte-t-il ses collaborateurs à transcender les sentiments personnels pour aller à la modernisation de l’administration douanière.
Pour sa part, le ministre Komi Koutché a salué le travail abattu par le directeur général sortant à qui il attribue les qualificatifs de «travailleur, loyal, compétent». Il lui a adressé les gratitudes du gouvernement pour tous les « efforts faits pour doter le pays de moyens et de ressources » durant son mandat. Puis il le rassure de ce que son départ ne doit pas être pris comme une sanction. «Vous servirez bientôt la nation ailleurs», a dit le ministre au directeur sortant.
S’adressant au nouveau directeur général de la Douane, Komi Kou-tché demande une «continuité mais dans l’innovation». Il le met également en garde. « Ne soyez que l’otage de vous-même et non d’aucun réseau mafieux ou une quelconque chapelle politique», lui a-t-il conseillé en précisant qu’il a le devoir de travailler à faire aboutir les réformes en cours dans la maison.

Actualités 05 mars 2015


Transformation d’un domaine d’espace vert en domaine de chambre des métiers:Les populations de Yêvié/Agata fâchées contre le Conseil communal d’Adjarra

Le Conseil communal d’Adjarra, est dans le collimateur des populations des villages de Yêvié et d’Agata, arrondissement de Malanhoui. Celles-ci protestent contre la transformation d’un domaine réservé à la construction d’un espace vert en un site devant abriter le siège de la Chambre départementale des métiers de l’Ouémé-Plateau.

Le maire d’Adjarra, Yaya Saka et son Conseil communal sont appelés à rapporter leur décision relative au domaine retenu pour abriter le siège de la Chambre des métiers du département de l’Ouémé-Plateau. Les populations de Yêvié et d’Agata s’opposent à la réalisation de ce site préalablement réservé aux travaux de construction d’un espace vert à leur profit. A travers une motion de protestation lue hier par leur porte-parole, Pierre Kotin, elles demandent avec insistance au maire et son Conseil communal de revoir leur copie. Il rappelle que ce domaine public querellé est réservé à la construction d’un espace vert, à la demande des populations des deux villages pour leur servir de lieu de détente et de distraction.

Le Conseil communal d’alors et le géomètre qui avait fait les travaux de lotissement, ont répondu favorablement à la doléance des populations en dégageant ce domaine pour abriter l’espace vert des deux villages.
Selon Pierre Kotin, tous les actes administratifs qui donnent une existence légale à ce site existent et sont connus de tous les membres de l’actuel Conseil communal. A plusieurs reprises, soulignent les populations, elles ont écrit au maire Yaya Saka pour que les travaux de construction de cet espace vert démarrent. Mais les différentes lettres sont restées sans suite jusqu’à ce jour. C’est pour cela qu’elles ont décidé elles-mêmes de pendre leur destin en main. Elles auraient lancé une collecte de fonds pour démarrer les travaux de ce chantier en attendant l’appui de l’Etat. C’est alors qu’elles apprennent que le site a été désormais retenu pour abriter le siège départemental de la Chambre des métiers de l’Ouémé-Plateau. Pas question, martèlent les manifestants qui rassurent qu’il n’y aura pas une guerre fratricide à Adjarra.

C’est pourquoi ils saluent le dynamisme des filles et fils de la commune qui ont fait gagner ce projet aux deux villages. Les manifestants invitent toutefois ces derniers à se joindre à eux pour convaincre le maire et son Conseil communal à trouver un autre domaine dans les réserves de la commune pour accueillir cette infrastructure départementale qui, du reste, participera aussi au rayonnement de leurs villages.
Les manifestants invitent également le préfet des départements de l’Ouémé et du Plateau, Moukaram Badarou, le ministre en charge de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun et le président de la République, Boni Yayi à faire pression sur le maire et le Conseil communal d’Adjarra afin qu'il procède à l’annulation pure et simple de la décision d’attribution de ce site aux artisans.

Société 05 mars 2015


Dégradation avancée des zones humides au Bénin:La gestion intégrée comme solution

L’Université d’Abomey-Calavi a abrité en fin d’année dernière, deux ateliers sur l’économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire. L’importance des sujets et la menace qui pèse sur les zones humides requièrent qu’on s’y penche. Au fil des jours, la gestion de ces zones exige une collaboration active entre chercheurs, populations et divers acteurs pour le bonheur de tous.

«Nos zones humides se dégradent. A défaut de renverser la tendance, il faut tout faire pour les conserver afin d’éviter la catastrophe», alerte Fabien Hountondji, enseignant chercheur lors des deux ateliers organisés sur l'économie et la gestion des écosystèmes humides et la sécurité alimentaire à l'université d'Abomey-Calavi (UAC).
Cependant, le professeur Euloge Agbossou, directeur de l’Institut national de l’eau au niveau de ladite université reconnaît que les zones humides rendent des services écosystémiques, car certains paysans y ont recours pour produire le maïs de contre saison. Pour qu’il y ait développement durable, rappelle-t-il, il faut l’autosuffisance alimentaire. Ce qui suppose, selon le professeur Euloge Agbossou, que chacun mange à sa faim. Pour qu’il en soit ainsi, il faut maîtriser l’eau et la mettre au service de l’homme, de l’agriculture et de la communauté. Maîtriser l’eau, retient-il, c’est la dompter, l’utiliser afin qu’elle rende service.

Aller dans les zones humides

«Nous sommes en plein changement climatique ; notre agriculture est à 95% pluvieuse ; certains agriculteurs se sont rabattus sur les zones où il y a de l’eau en surface pour ne pas dire dans les zones humides », indique le professeur qui retient, par ailleurs, que la nature est capricieuse. C’est bien pour contourner ces aléas que des paysans ont pris le risque d’aller dans les zones humides pour produire le maïs frais commercialisé sur la base des sacrifices consentis.
Et le professeur ne tarit pas de dévoiler les avantages que procurent les zones humides aux hommes. Ainsi, on peut y chercher du bois ; ce sont les zones humides qui nous fournissent également les emballages verts pour l’akassa ; ce qui lui donne, un certain goût.
On y amène également les animaux pour l’abreuvage ; il est également loisible d’y pratiquer l’aquaculture ; on y va également pour s’adonner à la pêche ; ces zones humides rendent donc d’énormes services, retient-il.
Pour mieux gérer l’eau, développe le professeur, il faut mettre à contribution les acteurs et utilisateurs, puis s’assurer la maîtrise des outils, notamment la gestion intégrée des ressources en eau (GIRE). «Lorsqu’on applique ces principes, cela permet de vivre en harmonie et d’éviter certains conflits et aux différentes parties de se mettre d’accord pour bien gérer et cohabiter», poursuit-il.
« Nous avons si mal géré nos terres fermes, les plateaux, les versants de sorte qu’ils sont dépourvus de fertilité ; et si nous gérons mal les zones humides qui demeurent ce qui nous reste, ce ne serait pas du tout bien », a prévenu le professeur avant d’assurer qu’il est urgent que nous puissions évaluer nos zones humides, les analyser, comprendre les services qu’ils peuvent nous rendre pour en tirer le meilleur profit.
Un profit qu’expose Flavien Dovonou, enseignant chercheur qui rappelle qu’il y a des plantes, des animaux et d’autres composantes qui interagissent dans les zones humides. «Des milieux très recherchés que nous avons mais que nous n’exploitons pas comme il se doit ; nous n’arrivons pas à bien les valoriser ; il nous faut des politiques de valorisation et de sauvegarde des écosystèmes humides», préconise l’enseignant chercheur. Ce sont des zones à haute portée économique, des milieux qui bien exploités, sont pourvoyeurs de richesses et peuvent permettre d’engranger des devises pour le pays, entrevoit-il.
Pour l’enseignant chercheur, les cadres du ministère de l’Environnement, de l’Agence béninoise pour l’environnement, les étudiants/ chercheurs, les agents des ONG spécialisées dans l’environnement, l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’eau, l’énergie, constituent un parterre d’acteurs qui doivent réfléchir et travailler en synergie afin qu’il n’y ait pas de conflits autour des zones humides. Il leur incombe de travailler à asseoir les bases de la gestion intégrée des ressources en eau. Ils contribueront, pense-t-il, à mettre en place des politiques durables des zones humides en réponse à l’accroissement de la pression anthropique, de façon à assurer l’évaluation de toutes les valeurs écosystémiques d’une zone humide pour révéler les meilleures options de gestion des zones.
En attendant, les problèmes de pollution du lac l’étouffent: sa proximité avec Dantokpa, l’absence d’assainissement à ce niveau et à Ganvié, le transport d’hydrocarbures sur le lac...

Espoir

L’enseignant/chercheur Fabien Hountondji ne perd pas espoir : « Il y a des espèces médicinales rares qu’on retrouve dans les zones humides. Au delà des services d’approvisionnement, il y a des services de purification, de régulation des érosions et des inondations». De plus, les forêts sacrées ont permis de conserver l’environnement de par leur influence sur la psychologie des citoyens. «On tire du spirituel à partir des zones humides ; ce sont également des sources de récréation. », révèle l’enseignant/ chercheur.
Edmond Sossoukpè, le directeur général de l’Agence béninoise pour l’environnement (DG/ABE), reconnaît également l’utilité et toute la valeur qu’il convient d’attribuer aux zones humides. « Les mangroves sont des formations végétales particulières capables de fixer jusqu’à plusieurs dizaines de tonnes d’oxyde de carbone par hectare alors qu’en temps normal, une forêt de formation végétale classique n’est pas capable de fixer 6 tonnes par ha. Raison de plus pour protéger la ville et sa périphérie, en plantant des mangroves pour épargner les habitants du gaz nocif», explique-t-il.
Les fleuves, les lacs et les rivières et leurs plaines d’inondations sont considérés comme des zones humides, rappelle le DG/ABE qui rapporte qu’il est désormais possible d’évaluer les alternatives de mise en valeur des écosystèmes des zones humides et de délibérer sur les options socio-économiquement viables.
Notre approvisionnement en oxygène par les zones humides nous soulage, indique-t-il «Si nous les altérons, ou si nous les détruisons, nous courons de grands risques», prévient Edmond Sossoukpè.
La jacinthe d’eau est une peste des zones humides, mais elle est utile en artisanat, car on peut en tisser des sacs et bien d’autres objets et promouvoir ainsi une exploitation durable des zones humides.
De plus en plus on prélève du sable dans les zones humides, mais il sera question de faire le point pour envisager ces prélèvements pour qu’ils n’entraînent pas plus tard d’autres dégâts environnementaux.

Quelques repères de zones humides

Le lac Nokoué, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest 7km sur 21 km ; la basse vallée de l’Ouémé.
La zone humide du Sud est constituée de la Vallée de l’Ouémé, à l’Ouest avec le complexe Mono-Couffo ; les zones humides au Nord, avec le bassin du Niger y compris ses différents affluents ; au Nord Ouest également, la Volta.

Environnement 05 mars 2015


Production agricole, pastorale et halieutique à Karimama et Malanville:Une enquête diagnostique pour la relance des activités

Une enquête régionale diagnostique pour la relance des activités productives des éleveurs, pêcheurs, pisciculteurs et maraîchers de la culture de la pomme de terre vient d’être réalisée dans les communes de Karimama et Malanville. Commanditée par la FAO suite aux inondations et autres crises, elle a fait l’objet d’une restitution, hier mercredi 4 mars au CARDER Borgou-Alibori à Parakou.

Indisponibilité de l’eau à plein temps, insuffisance de matériel de travail, manque d’intrants et de fonds de roulement constituent des problèmes transversaux aux activités de production agricole, halieutique, piscicole, maraîchère dans les communes de Karimama et Malanville, révèle une enquête réalisée sous la houlette du Dr Louis Kossoukpè Gnaho. Dans une approche participative par filière, les contraintes majeures dans chaque sous-secteur ont été évoquées avec les producteurs dans cette étude démarrée le 19 février dernier et qui a fait hier, objet de restitution au Centre agricole régional pour le développement rural (CARDER Borgou-Alibori).
Les problèmes de pâturage, de santé animale, d’insuffisance d’infrastructures d’élevage et de dispositifs d’abreuvement des animaux sont également notés au niveau de la production pastorale. Dans le sous-secteur de la pêche, Karimama aurait la capacité de fournir 60% des produits de pêche continentale au Bénin, mais le manque de matériel de travail : barque, filets et autres, ainsi que les difficultés de conservation des produits sont des freins à l’essor de la production halieutique. De même, le potentiel de la Vallée du Niger reste énorme en matière de pisciculture, mais la filière dans cette zone est confrontée au manque d’intrants tels que les algues et à l’inexistence d’un centre de fabrication de provende pour les poissons, toutes choses qui ne favorisent pas le développement des étangs.

Dans le domaine du maraîchage, en dépit du don, d’équipements et d’intrants agricoles maraîchers et vivriers, fait l’année dernière aux agriculteurs sinistrés par la FAO, en vue de la relance de leurs activités productives, des difficultés persistent, notamment au niveau de la culture de la pomme de terre. En fait, la zone de Karimama et Malanville qui a été jadis propice à la production de cette tubercule, une des grandes cultures d’exportation mondiale, n’en produit plus tellement. Ce potentiel existant est largement sous-exploité à cause de la non disponibilité des semences de qualité et à bonne date, du besoin d’engrais spécifiques, du manque de débouchés, fait savoir le consultant de l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (FAO), Dr Louis Kossoukpè Gnaho, au terme de son périple de deux semaines.
Suite à son exposé, les techniciens du CARDER sont intervenus pour appuyer les conclusions de l’étude. Ils ont plaidé pour une contribution de la FAO à la délimitation des zones de pâturage et des couloirs de passage des animaux afin d’éviter les affrontements entre agriculteurs et éleveurs. Le directeur de l’information, de la formation et de l’appui aux organisations professionnelles au CARDER Borgou-Alibori, Oumarou Zika, fait remarquer que la zone de Karimama-Malanville est l’une des plus vulnérables de par sa position géographique. Il importe de réaliser une digue de protection qui permettra de valoriser cette vallée à des fins aussi bien agricoles que pastorales, estime-t-il. Aussi, est-il nécessaire, souligne-t-il, d’organiser les acteurs selon la loi OHADA pour la défense de leurs intérêts.
Jean-Eudes Ganfon, spécialiste de pêche, insistera quant à lui, sur l’assèchement précoce des cours d’eau qui empêche la mise en place des trous à poissons et des étangs piscicoles, la nécessité d’ériger des infrastructures marchandes : hangars et marchés, ainsi que des fumoirs, du matériel de froid pour favoriser la conservation, la disponibilité permanente et l’écoulement des produits halieutiques.

Environnement 05 mars 2015


Législatives du 26 avril 2015:La révision de la Constitution au cœur de la campagne ?

Fixées sur leur situation à la CENA et en attendant d’en finir avec les querelles internes, les différentes listes retenues peuvent envisager sérieusement désormais de mettre le cap sur le 26 avril prochain, date du scrutin législatif. Mais avant, il faudra passer par la case de persuasion des électeurs pendant deux semaines. Ceux-ci, généralement taillables à merci, en raison en partie du faible taux d’alphabétisme, devraient en entendre de toutes sortes…

Que vont dire les candidats aux législatives aux populations pour les décider à voter pour eux ? Voilà la grosse question au cœur de l’enjeu des législatives à venir : contrôler la 7ème législature de l’Assemblée nationale. Pour la liste officielle du chef de l’Etat, les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), c’est l’objectif visé et avoué avec la proclamation de l’ambition d’engranger 50 sièges de députés. Assez pour contrôler, seule, la majorité au sein de la prochaine législature, sans être obligée de nouer des alliances.

A cet effet, les candidats FCBE plaideront sans doute la fin apaisée du mandat du chef de l’Etat, qui aurait besoin d’une majorité confortable pour ce faire. Réussir ce pari, c’est confirmer leur profession que les FCBE sont la première force politique du pays, quoique délestée de nombreuses personnalités, notamment des éminences grises. Les fidèles tâcheront donc de vouer aux gémonies les démissionnaires pour éviter qu’ils captent des voix substantielles. C’est dire que les FCBE mettraient un point d’honneur à empêcher le retour à l’Assemblée nationale de personnalités telles que Mathurin Coffi Nago, Hélène Kèkè-Aholou, Candide Azannaï, Sacca Lafia, Nicaise Fagnon et autres…

A contrario, ceux-ci auront à cœur de justifier leur position actuelle, de soutenir que c’est pour éviter des dérives graves et, surtout, comme on l’entend déjà, pour préserver la démocratie béninoise, qu’ils sont partis du navire. Pour eux, l’enjeu est énorme : prouver qu’ils existent politiquement en dehors du chef de l’Etat dont l’aura les aura portés jusqu’ici. Et ainsi, se projeter sur la scène politique au-delà de son séjour à la tête du pays.
Pour eux comme pour l’Opposition traditionnelle, la ligne directrice serait que le chef de l’Etat en fin d’exercice n’a pas réellement besoin d’une majorité parlementaire. A l’appui, les risques réels ou non qu’une majorité à son profit permettrait de réviser la Constitution. Pour, en dépit des décisions constantes de la Cour constitutionnelle indiquant le contraire, favoriser une prolongation de son bail à la tête du pays. Mais les FCBE semblent disposées à faire ce débat, elles qui ont réitéré à l’issue de leur dernier congrès extraordinaire, leur volonté de faire réviser la Constitution et leur détermination à y arriver.

C’est, à tout le moins, faire preuve de courage en même temps que prendre de gros risques. Courage pour montrer à l’opinion et aux adversaires qu’elles assument leur position relativement à la révision de la Constitution. Risques parce que si l’opinion y est intrinsèquement défavorable, cette détermination pourrait s’avérer suicidaire, tant les populations mettraient un point d’honneur à manifester leur désapprobation par rapport à la perspective d’une telle révision.
En tout cas ce débat devrait donner du piquant à la campagne électorale tant cette élection apparaîtrait incidemment comme un référendum sur la question.

Actualités 04 mars 2015


Législatives du 26 avril 2015:La LEPI officiellement transmise à la CENA ce jour

Maintes fois reportée, ce mercredi 4 mars devrait être la bonne date pour la remise officielle de la LEPI à la CENA, si l’on s’en tient à la déclaration faite lundi dernier par le vice-président du COS-LEPI, Augustin Ahouanvoébla.

Selon lui, le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) transmettra officiellement à la CENA, tous les documents électoraux sur support papier et la liste générale de tous les électeurs sur support numérique. Au total 4.470.591 électeurs composent cette liste électorale permanente informatisée. Les électeurs sont repartis dans 7.908 centres de vote et éclatés dans 13.106 postes de vote.

Le fichier électoral national quant à lui, comporte 5.129.485 de citoyens âgés de 12 ans et plus. Ledit fichier est exploitable jusqu’en 2020 avec une progression annuelle moyenne de nouveaux électeurs (citoyens en âge de voter) de 151.700 personnes. Déjà il est possible de consulter en ligne la liste des Béninois et Béninoises en âge de voter. La prochaine phase sera la distribution de la carte d’électeur, une carte valable jusqu’au terme de validité de la Lépi qui est de 10 ans.

Jonas DETONDJI (Stag)

Actualités 04 mars 2015


Législatives du 26 avril 2015:Dans l'attente de la délivrance des récépissés définitifs ?

La délivrance des récépissés définitifs aux candidats retenus pour compétir aux législatives d’avril prochain n’a pas été effective hier. Les partis et alliances de partis continuent en effet, de procéder à d’éventuelles modifications et de régulariser certaines pièces administratives à la Commission électorale nationale autonome (CENA).

Annoncé pour démarrer hier mardi 3 mars, le retrait par les partis et alliances de partis des récépissés définitifs de leurs déclarations de candidatures n’a pas été effectif. Les responsables de partis et alliances de partis se sont succédé hier dans les bureaux de la CENA mais pour d’autres raisons. Selon le responsable à la communication et aux relations publiques de la CENA, Gino Alavo, l’institution a invité certains responsables de partis ou alliances en lice pour la régularisation de certaines pièces administratives contenues dans leurs dossiers de candidatures. Effectuant d’incessants mouvements, les responsables des partis et alliances de partis politiques n’ont cessé de procéder à des réglages au niveau de la CENA.

Officiellement, on évoque des réglages administratifs requis par la CENA avant la délivrance des récépissés définitifs déjà prêts. Selon le Réseau Atao représenté par son premier vice-président, Sylvain Adjaho, l’institution a promis de les contacter ultérieurement pour le retrait du sésame qui valide la candidature de leur creuset politique aux élections législatives de 2015. Face à la situation, il est loisible de se demander si la CENA n’enfreint pas aux délais légaux.

En effet, l’article 45 du code électoral en République du Bénin prévoit que la CENA a huit jours pour publier la liste des candidats retenus. La même loi en son article 382 dispose: « Dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, les partis politiques ou groupe de partis devront verser le cautionnement après quoi, on leur délivre un récépissé définitif». A la lecture de ces dispositions légales, on constate que la loi est restée muette sur une question cruciale.

A partir de quand doit-on décompter les huit jours accordés à la CENA pour publier la liste des candidats retenus ? A compter de la clôture de la réception des dossiers de candidatures (mardi minuit) ou après le paiement du cautionnement qui donne droit à la quittance à adjoindre au dossier, au plus tard 48 heures après le dépôt? La question reste donc entière. Conséquence, la CENA se donne encore des marges de manœuvres sans avoir à piétiner les dispositions légales en matière de publication de la liste de candidats retenus pour les échéances législatives du 26 avril prochain.

Actualités 04 mars 2015


Amélioration du système éducatif béninois:François Abiola échange avec les PTF

Une délégation des partenaires techniques et financiers du secteur éducatif s’est entretenue hier, mardi 3 mars avec le ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, François Abiola qui avait à ses côtés, outre ses collaborateurs, son collègue des Enseignements maternel et primaire. L’occasion était toute trouvée pour tenir une séance de travail.

«Voir les pas à faire ensemble pour construire un système éducatif performant», a déclaré François Abiola, ministre d’Etat chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour planter le décor, à l’entame de la séance de travail qu’il a eu hier avec une délégation de partenaires techniques et financiers (PTF) conduite par Catherine Bonnaud, de l’Agence française de Développement (AFD), leur chef de file.
Exposant les actions prioritaires des PTF en faveur du système éducatif béninois, Catherine Bonnaud a souligné que la coordination des PTF est un sujet important qui, pour être efficace, doit être sous la tutelle de la partie nationale. «Nous pouvons évoluer vers une coordination à la main du système national», a-t-elle envisagé en ajoutant que les PTF sont là pour accompagner la partie béninoise et non pour rester entre eux.

Dans ce cadre, elle a annoncé que les actions prévues pour la biennale 2015-2016 portent sur la mise en œuvre des recommandations du deuxième forum sur l’éducation, la révision du Plan décennal de développement du secteur de l’éducation (PDDSE), et la revue sectorielle 2015 prévue du 21 au 23 avril prochain. En dehors de ces préoccupations, a poursuivi Catherine Bonnaud, les PTF ont retenu certaines sessions thématiques dont le financement du système, les ressources humaines, le primaire et la gouvernance locale. Revenant sur la question des ressources humaines, elle a fait savoir que l’inter-ministérialité est fondamentale.

Car, a-t-elle souligné, les enseignants sont formés par l’université pour être employés au primaire et au secondaire. Reconnaissant les efforts faits en matière d’infrastructures, elle a relevé que les ressources humaines doivent également faire l’objet d’attention.
L’amélioration du système est d’autant plus nécessaire qu’il fera face à des défis liés à l’augmentation des effectifs des apprenants. Si la qualité du système est améliorée, a-t-elle soutenu, les enfants seront employables afin de contribuer à la croissance économique du Bénin. Selon elle, chaque partenaire accompagnera le pays suivant sa stratégie.

Education 04 mars 2015


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