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Nouvelles

Présentation de lettres de créances:Le nouvel ambassadeur de la Suède accrédité

Le président de la République a reçu, hier mardi 3 mars, les lettres de créances du nouvel ambassadeur de la Suède près le Bénin.

Per Carlson, c’est le nom du nouvel ambassadeur de la Suède près le Bénin. Hier, il a pris officiellement service à l’issue de la traditionnelle présentation de lettres de créances au président de la République. «La Suède et le Bénin entretiennent une coopération fructueuse, notamment dans les secteurs du développement où nous avons plusieurs ONG suédoises présentes. La Suède est également un gros contributeur au financement des organismes des Nations Unies, notamment le PNUD et l’UNICEF», confie le diplomate au sortir des échanges avec le chef de l’Etat. Mais l’avenir, soutient Per Carlson, doit se focaliser sur la coopération économique. Il compte peser de son poids afin que des entreprises suédoises puissent investir au Bénin.
Diplômé de philosophie et de langues, Per Carlson entame sa carrière au ministère des Affaires étrangères, avant de partir en poste comme sous-secrétaire de l’ambassade de la Suède à Abidjan puis à Paris. Il a également servi comme ministre conseiller à la mission diplomatique de son pays à Naïrobi au Kenya puis ambassadeur de la Suède au Libéria entre mars 2011 et novembre 2013. Actuellement ambassadeur plénipotentiaire du Bénin, de la Guinée, de la Côte d’Ivoire et de la Sierra Léone, il est toujours basé à Stockholm en Suède.

Actualités 04 mars 2015


Grogne des enseignants de la maternelle et du primaire :La marche sur le MEMP avortée mais la grève de 72 h se poursuit

Le Collectif des syndicats des Enseignements maternel et primaire a déclenché, depuis hier mardi 3 mars, un mouvement de grève de 72 heures. Cette grève devrait être suivie d’une marche de protestation sur le ministère des Enseignements maternel et primaire à Porto-Novo. Réuni à Porto-Novo, le Collectif a décidé de l’avorter pour donner une chance aux différentes négociations en cours avec le gouvernement. Toutefois, il maintient son mouvement de débrayage renouvelable par tacite reconduction jusqu’à la satisfaction de ses revendications.

Six points sont contenus dans la plateforme revendicative du Collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire en grève de 72 heures depuis hier mardi 3 mars à 00heure. Les enseignants grévistes exigent du gouvernement le retour de l’allocation d’incitation à la fonction enseignante reconnue par le président de la République lui-même en 2012, 2013 et 2014, le rétablissement des primes spécifiques et de rendement aux enseignants en poste sédentaire, le règlement de la situation administrative et financière des éducatrices et éducateurs restés sans salaire depuis 2008 et la reconnaissance du BEPC et du CEAP pour ceux qui en sont titulaires.

A ces points, le Collectif ajoute le règlement des problèmes administratifs et financiers des enseignants et non enseignants de la maternelle et du primaire, l’adoption en Conseil des ministres sans délai du projet de décret portant modalités d’application de la coordination instituée entre la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et le Fonds national de retraite du Bénin (FNRB) et la relance immédiate des travaux de la Commission chargée de la relecture du statut particulier des personnels enseignant et non enseignant de la maternelle et du primaire.
Tels sont les différentes revendications pour lesquelles le Collectif a décidé de déclencher un mouvement de débrayage renouvelable par tacite reconduction. Le Collectif n’a pas voulu s’arrêter seulement à l’étape de grève. Il avait prévu d’organiser hier une marche de protestation sur le ministère des Enseignements maternel et primaire suivie de sit-in. Et ceci pour mieux se faire entendre et surtout fustiger le mutisme du gouvernement par rapport à ses revendications. La marche devrait partir de la Bibliothèque nationale à Ouando pour échouer au ministère des Enseignements maternel et primaire.

Le gouvernement préoccupé

Mais avant, les responsables du Collectif ont tenu à faire le point des différentes négociations qu’ils ont eues avec le gouvernement. Selon Maxime Agossou-Vè, deuxième vice-président du Collectif, suite à la motion de grève, le ministre en charge de la Fonction publique, Aboubacar Yaya et son collègue des Enseignements maternel et primaire, Eric Kouagou N’da, les ont invités pour une séance de travail dans la matinée du lundi 2 mars dernier afin de tenter une négociation par rapport aux points de revendication. Les deux ministres ont fait des promesses fermes pour satisfaire les différents points de revendication du Collectif. Cette séance de travail sera suivie dans l’après-midi toujours de ce lundi, d’une session extraordinaire des négociations gouvernement-confédérations syndicales ouverte à l’Infosec de Cotonou et à laquelle ont pris part les représentants du Collectif.

A l’occasion, informe Agossou-Vè, certains des points de revendications du Collectif des syndicats des enseignements maternel et primaire ont été abordés. Selon lui, le gouvernement a décidé d’accorder 10 000 FCFA par enseignant comme prime d’incitation à la fonction enseignante, première revendication du Collectif. Cette mesure prendra effet, selon le gouvernement, à partir du 1er septembre prochain. Une date que les syndicats trouvent trop éloignée. Ils comptent se battre pour la rapprocher. Les deux parties devront se revoir mardi 10 mars prochain pour finaliser les négociations relatives à ce point de revendication.
Le deuxième vice-président a fait ce compte rendu complet des différentes rencontres des responsables du Collectif avec le gouvernement.
Ne voulant pas être un va-t-en guerre, les enseignants membres du Collectif ont jugé utile que la marche initialement programmée soit avortée. Ceci, en attendant les conclusions des négociations gouvernement-confédérations syndicales. Maxime Agossou-Vè compte revenir à la charge dès que le gouvernement n’accorderait pas une oreille attentive à ces six points de revendications. C’est d’ailleurs pour cela que le Collectif maintient la pression sur le gouvernement. Il poursuit le mouvement de grève jusqu’à satisfaction totale de l’ensemble des points de revendication, conclut Maxime Agossou-Vè.

Education 04 mars 2015


Faux en écriture et usage de faux:Trois fraudeurs au Baccalauréat démasqués et exclus pour cinq ans

L'Office du Baccalauréat vient d'exclure pour cinq ans, trois candidats qui ont rusé avec le dispositif anti-fraude mis en place autour du premier diplôme universitaire. Alors qu'ils se sont crus assez malins et ont embauché des "mercenaires" pour composer à leurs places à la dernière session de cet examen, les nommés Iliassou Arèmou Samos Worou, Adjété Romaric da Silveira et Eric Koffi Kponon sont interdits de se présenter à cet examen pour cinq ans.

"Il est retiré aux nommés Worou Arèmou Samos Iliassou, élève du collège privé La cité de la réussite/Kandi, candidat au Baccalauréat série D, année 2014, numéro de table 46-C8-949, da Silveira Adjété Romaric, candidat libre au Baccalauréat série A2, année 2014, numéro de table 141-A37-1108 et Kponon Eric Koffi, élève du collège privé La convergence/Bembèrèkè, candidat au Baccalauréat série G2, année 2014, numéro de table 238-B1-833, l'admission au Baccalauréat obtenue lors de la session de juin 2014. Ceux-ci sont interdits de se présenter comme candidats à l'examen du Baccalauréat pendant une période de cinq (5) ans».

Cette décision prise par l'Office du Baccalauréat que dirige Alphonse da Silva et rendue publique hier, vise à décourager les pratiques frauduleuses autour des examens en général et tout particulièrement autour du Bac. De telles pratiques étant devenues récurrentes ces dernières années en dépit des dispositions prises pour les contrer. Certains candidats, semble-t-il, n'ont pas encore intégrés cette réalité et on pourrait dire que c'est le cas pour Iliassou Arèmou Samos Worou, Adjété Romaric da Silveira et Eric Koffi Kponon dont les manœuvres frauduleuses ont été mises à nu par les responsables en charge de cet examen. Selon les informations, ces trois candidats ont commis le service de certains individus qui ont fait délivrer de fausses pièces d'identité en leur nom à d'autres qui ont reçu pour mission d'aller plancher à leur place à la dernière session du Bac.
La manœuvre aurait déjà échoué s'ils n'avaient pas bénéficié de la complicité de certains responsables d'établissement qui les ont aidés à tricher avec les photos à déposer au niveau des dossiers de candidature. La culpabilité desdits responsables a été aussi établie et comme sanction, conformément aux articles 2 et 13 de l'arrêté interministériel N° 94/MESRS/MESFTPRIJ/DC/SGM/OB/SPC du 24 juin 2014 portant répression
des fautes, fraudes, tentatives de fraudes et autres infractions à l'occasion de l'organisation et du déroulement de l'examen du Baccalauréat en République du Bénin, «les différents responsables des collèges privés «La cité de la
réussite/Kandi» et «La convergence/Bembèrèkè», complices pour avoir validé les dossiers des candidats fraudeurs et remis les convocations aux candidats mercenaires sont interdits de participation aux activités du Baccalauréat pendant une période de cinq (5) ans». Malgré cette complicité entre candidats fraudeurs, mercenaires et responsables d'établissement, le dispositif post-délibération de l'Office du Baccalauréat a permis de les démasquer; notamment au niveau du scanning des photos sur le relevé de notes, l'attestation du bac et le diplôme du bac et surtout à l'occasion de l'inscription dans les universités.

Une fois l'alerte donnée, les établissements concernés ont fait l'objet de vérification et les responsables écoutés. Ce qui a permis de conclure à un faux. Entre temps, un communiqué radio en date du 5 février dernier invitait les nommés Iliassou Arèmou Samos Worou, Adjété Romaric da Silveira et Eric Koffi Kponon "à se présenter à l'Office du Baccalauréat au plus tard le 11 février pour la validation de leur admission». Mais ils n'y sont jamais allés, ce qui a obligé l'office du BAC, «nonobstant les poursuites judiciaires qu'encourent les intéressés et leurs complices» à les éloigner du BAC et de ses activités pour une période de cinq ans.

Société 04 mars 2015


Avenir de la langue française en Afrique:Une table ronde mobilise les professeurs de français à Cotonou

Demain jeudi 5 mars à l’Institut français (ex CCF) de Cotonou se tiendra une table ronde sur l’avenir du français en Afrique. Elle sera co-animée par d’éminents professeurs béninois et le linguiste français, le professeur Louis-Jean Calvet.

Si le dernier rapport de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) sur la langue française dans le monde (novembre 2014) confirme que c’est en Afrique que se joue l’avenir de cette langue, il n’en demeure pas moins vrai que c’est le continent où se posent avec acuité les problèmes de formation de formateurs, d’infrastructures adéquates, de matériels pédagogique et didactiques innovants. C’est aussi le continent qui est confronté à une multitude de crises dont la plus préjudiciable pour l’enseignement/apprentissage du français reste la pénurie d’enseignants qualifiés.

En 2003, à Libreville au Gabon, les états généraux de la langue française, organisés par l’OIF et la Fédération internationale des professeurs de français, s’étaient déjà penchés sur la question. Seize (16) ministres africains en charge de l’Education nationale y ont pris part et avaient défini des axes clairs dont il importe de vérifier et d’évaluer à présent la mise en œuvre. C’est assurément pour cette raison que le compatriote, Jean Benoît Alokpon, en charge des Associations des professeurs de français de l’Afrique et de l’Océan indien (APFA-OI) depuis 2012, travaille à faire revisiter la question lors du 9e congrès de l’APFA-OI, prévu pour novembre 2015 à Yaoundé au Cameroun. Se sentant déjà très préoccupé par la table ronde de demain à l’Institut français de Cotonou, il multiplie les contacts pour que les professeurs de français exerçant à Cotonou et environ, prennent une part active à cette rencontre scientifique autour du français.
Il importe de souligner que la rencontre de Cotonou se situe dans le cadre des activités du mois de la Francophonie, organisées par l’Ambassade de France. La Journée internationale de la Francophonie est célébrée chaque 20 mars.

Education 04 mars 2015


Dans le cadre du second compact du Millennium Challenge Account:Une délégation du MCA en visite à l’ONIP

Au mois d’août prochain, le Bénin va procéder avec le Millennium challenge corporation (MCC) à la signature d'un second compact. En prélude à la mise en œuvre de ce compact essentiellement consacré à l’énergie, une délégation composée du directeur de communication du Millennium challlenge account, Justin Dovoédo et de la directrice des opérations de communication pour le Millennium Challenge Corporation (Washington) Mélanie Roe était, hier mardi 3 mars, dans les locaux de l’Office national d’imprimerie et de presse (ONIP). Avec la directrice générale par intérim, Reine Azifan, les échanges ont tourné autour d’une nouvelle forme de collaboration pour l’accompagnement du MCA durant les cinq prochaines années.

Au Bénin depuis quelques jours, la directrice des opérations de communication pour le Millennium Challenge Corporation (Washington) Mélanie Roe a voulu voir comment fonctionne l’ONIP plus particulièrement le journal « La Nation » et dans quel cadre poursuivre la collaboration en matière de communication pour un accompagnement dans le cadre du second compact du Millennium Challenge Account (MCA-Bénin). Ses inquiétudes sont exprimées de manière plus explicite par le directeur de la communication du MCA-Bénin Justin Dovoédo qui a fait un plaidoyer pour une nouvelle forme de collaboration. Il a invité la directrice générale et son staff à réfléchir sur une nouvelle forme de partenariat qui n’oblige pas forcément le MCA à sortir de l’argent.

Entourée du chef service commercial de l’ONIP Marie-Madeleine Akoffodji et du rédacteur en chef de « La Nation » Bruno Sèwadé, la directrice générale par intérim Reine Azifan a remercié ses hôtes pour l’honneur faite à sa structure. Elle a expliqué le fonctionnement du journal «La Nation» qui, bien qu’étant un organe de service public, dispose d’une autonomie financière. Ce qui veut dire que les charges salariales et les charges de fonctionnement sont sous la responsabilité de l’office. Cela fait qu’il y a toujours une contrepartie, une sorte de partenariat gagnant-gagnant entre l’ONIP et les structures qui sollicitent son accompagnement dans le cadre de leurs missions. Cependant, des organismes comme le MCA qui investissent dans le développement, ne sont pas logés à la même enseigne que les entreprises ou structures à vocation commerciale.

La directrice générale a donné l’exemple de l’Unicef qui a noué un partenariat avec le journal «La Nation» pour assurer la couverture médiatique de ses activités et qui, en contrepartie, appuie l’ONIP en matériels informatiques, en appareils photo et en enregistreurs. Il en est de même pour d’autres structures qui bénéficient de tarifs forfaitaires dans le cadre de ses activités.
S’agissant de l’énergie, domaine dans lequel le second compact de MCA-Bénin sera consacré, Mélanie Roe a voulu savoir si ce volet est essentiel pour mériter l’accompagnement du journal «La Nation». Elle a reçu l’assurance du rédacteur en chef Bruno Sèwadé et du chef service commercial Marie-Madeleine Akoffodji pour qui le problème de l’énergie est crucial vu le délestage que traverse le Bénin depuis des années. Ils ont plaidé pour un accès de tous à l’énergie mais à un coût acceptable.
C’est par une visite qui les a conduits de la salle de rédaction à la bibliothèque, en passant par la salle de montage et les différentes sections de l’imprimerie que la délégation a pris congé de l’office et de ses responsables.

Actualités 04 mars 2015


Plan d’action national budgétisé de planification familiale:Les engagements des OSC

A la conférence internationale sur la planification familiale tenue à Addis-Abeba en Ethiopie du 12 au 15 novembre 2013, le Bénin a pris des engagements parmi lesquels «faire passer le taux de prévalence contraceptive à 20% d’ici 2018». Dans ce cadre, le gouvernement a officiellement lancé le plan d’action national budgétisé de planification familiale, jeudi 29 janvier dernier à Cotonou. Quels sont les défis qui attendent le Bénin et quel est le rôle des Organisations de la Société civile dans l’atteinte de cet engagement ?

Les ressources nécessaires à la vie se raréfiant, les populations augmentent en dents de scie. Le manque de moyens favorise le fort taux de la mortalité maternelle et infantile avec la pauvreté ambiante. Une situation qui, de façon inéluctable, freine le développement des pays africains dont le Bénin. La planification familiale est l’un des moyens identifiés pour combattre la pauvreté. C’est pourquoi les gouvernements se sont engagés à l’encourager. Le Bénin ne pouvant se mettre en retrait a lancé son plan d’action national budgétisé de planification familiale. «Le lancement de ce plan est la concrétisation d’un engagement fort pour permettre, entre autres, au pays de relever les défis de l’accessibilité géographique et financière à la planification familiale notamment pour les communautés isolées», a déclaré le directeur exécutif de l’Ong CeRADIS, Nourou Adjibadé. Mais quels sont les défis à relever ?

Les grands axes et les défis à relever

Le plan d’action national budgétisé de la planification familiale au Bénin identifie quatre axes majeurs autours desquels devront se focaliser toutes les énergies. Il s’agit, selon Nourou Adjibadé de la demande, de l’offre, de l’environnement habilitant, du suivi et de la coordination des interventions. Par apport à chaque axe, les défis ont été identifiés et répertoriés. En matière de demande, trois ont été relevés dont le faible niveau de sensibilisation de la population en général et des femmes en particulier, la faible implication des hommes dans la santé de la reproduction familiale et la faible implication des adolescents et jeunes dans la planification familiale.
En matière d’offre, cinq défis ont été également relevés. Il s’agit du faible accès géographique dans les aires sanitaires et les zones situées au-delà du rayon des actions sanitaires, de la faible qualité de l’offre qui est liée au déficit en matière de formation ou l’absence d’équipement, de l’inadéquation des services offerts aux jeunes et adolescents, de la rupture des stocks des produits contraceptifs au niveau des points de prestation et enfin de l’offre des services de la PF par les Organisations de la Société civile.
Au niveau de l’environnement habilitant, trois défis se dégagent. Il s’agit du faible engagement des décideurs, l’insuffisance de la législation et de la règlementation en SR/PF et l’instabilité du financement de services de la PF incluant la faible contribution financière de l’Etat.
En matière de suivi et de coordination des interventions, les défis sont l’insuffisance du suivi permanent des interventions, la multiplicité des mécanismes de suivi et l’insuffisance de moyens pour le suivi. Ces défis se compliquent quand on sait que toutes les femmes n’ont pas accès aux méthodes de planification.

Les besoins non satisfaits

Aujourd’hui, plus de 220 millions de femmes dans les pays en développement ont des besoins non satisfaits en matière de planification familiale. Les besoins en matière de contraception peuvent fluctuer selon les changements, de préférence en matière de fécondité qui se produisent suite aux changements de circonstances dans la vie, comme au début d’une relation sérieuse ou lors de modifications dans les finances du ménage.
Selon la fiche de données sur la population de 2014, parmi les femmes mariées âgées de 15 à 49 ans, 13% utilisent une méthode de planification familiale. 8% des femmes utilisent des méthodes de planification modernes. 5% des femmes mariées recourent à des méthodes traditionnelles. Ces résultats montrent le faible taux d’utilisation des méthodes de planification familiale.
Les femmes peuvent donc avoir des besoins non satisfaits fluctuants, plutôt que des besoins vécus comme un événement ponctuel.
Selon la récente enquête nationale, un tiers des femmes mariées en âge de procréer ont déclaré avoir des besoins non satisfaits en matière de planification familiale au moment de l’enquête. Ce qui concerne plus de 400 000 femmes.
Les femmes qui veulent éviter une grossesse, mais qui n’utilisent pas de méthode de contraception efficace, représentent une grande majorité des grossesses non désirées. Au Bénin, environ une grossesse sur cinq n’est pas planifiée. De même, le niveau de besoins non satisfaits varie considérablement par département. Les départements du Mono et de l’Ouémé ont les plus forts taux de femmes ayant des besoins non satisfaits les plus élevés, soit 44% et 41% respectivement, tandis que la Donga enregistre le taux de besoins non satisfaits le plus faible avec 22%.

Les raisons de la non utilisation des méthodes contraceptives

Une analyse récente a révélé les quatre principales raisons pour lesquelles les femmes qui disent vouloir éviter une grossesse, n’utilisent pas la planification familiale. Les raisons liées à la méthode sont particulièrement la peur des effets secondaires. Les préoccupations en matière de santé étaient les raisons généralement citées pour justifier l’utilisation de la contraception, soit 28%.
La deuxième raison est la faible fréquence des relations sexuelles soit 25%. Beaucoup de femmes croient à tort que si elles ont seulement des rapports sexuels de temps en temps, elles n’encourent pas des risques et n’ont donc pas besoin d’utiliser la planification familiale.
La troisième principale raison pour laquelle la planification familiale n’est pas utilisée, est l'ignorance, soit 20%. Et enfin, les femmes ont cité l’opposition de leurs conjoints ou l’interdiction religieuse supposée.
Bien que le manque d’approvisionnement en contraceptifs et les problèmes logistiques liés à la fourniture des contraceptifs aux prestataires continuent d’être considéré comme un défi dans certains départements, seule une faible proportion de femmes, soit 6%, ont déclaré que le manque d’accès était la raison pour laquelle elles n’utilisaient pas la planification familiale.
Rôle des Organisations de la société civile

Afin que le Bénin puisse honorer son engagement à atteindre les objectifs fixés dans son plan d’action national budgétisé de planification familiale, les Organisations de la Société civile plus proches des populations ont un rôle prépondérant à jouer. C’est pourquoi, très mobilisée, la coalition des OSC pour le repositionnement de la planification familiale et l’Alliance Droits et Santé est créée et s’affaire. Ce lancement pour lequel les membres de la coalition des Organisations de la Société civile pour la PF se sont beaucoup mobilisés, est une nouvelle encourageante pour un meilleur accès à l’information et aux services de la reproduction pour les femmes et les jeunes au Bénin.
La Société civile, à travers la coalition, a rendu publiques des propositions concrètes. Il s’agit de l’implication effective de la Société civile dans l’opérationnalisation de ce plan qui est un impératif majeur, l’opérationnalisation du comité technique multisectoriel et du comité de pilotage du processus de repositionnement de la PF par le ministère de la Santé. Cette coalition s’engage à travailler avec les différents organes de gestion dans un esprit de franche collaboration,
Les membres de la coalition projettent la création à court terme d’une agence nationale pour la gratuité de la PF au Bénin. Elle s’engage à assurer une veille permanente et citoyenne quant au respect des engagements qui ont été pris dans ce nouveau plan novateur.

Santé 04 mars 2015


Assemblée générale des magistrats:Michel Adjaka reconduit à la tête de l’UNAMAB pour 3 ans

Les magistrats membres de l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) n’ont pas jugé utile de changer de commandant à leur navire. Réunis hier en assemblée générale, ils ont renouvelé leur confiance au secrétaire général sortant de leur syndicat, Michel Adjaka.

«On ne change pas une équipe qui gagne». Et ce dicton, l’Union nationale des magistrats du Bénin (UNAMAB) l’a tout simplement appliqué au cours de l’assemblée générale qu’elle a organisée hier. Par 156 voix sur 159, cette organisation syndicale de défense des droits des magistrats a réitéré sa confiance à celui qui faisait office de son premier responsable. Le porte-voix des magistrats est donc resté le même, puisque c’est Michel Adjaka qui succède à sa propre personne. Cette reconduction du secrétaire général de l’UNAMAB était d’ailleurs attendue et ceci, pour deux raisons. La première, c’est que le rapport d’activités couvrant la période 2012 à 2015 présenté par ce dernier et les membres de son bureau a été nettement apprécié par les participants à cette assemblée générale qui, en guise d’approbation et de validation, ont offert à la fin de la présentation des ovations nourries.

Secundo, il y a que le bilan des autres actions de Michel Adjaka, son engagement pour le respect des hommes en toge, son dévouement à la cause de ses pairs et son combat pour le rayonnement de la maison justice ne sont pas passés inaperçus auprès de ses pairs. A vrai dire, le syndicalisme dans la maison justice, du moins sous l’ère Adjaka a pris une nouvelle envergure. On a ainsi par exemple, vu des magistrats battre le macadam pour se faire entendre et s’opposer à la volonté des pouvoirs exécutif et législatif de leur ôter leur droit de grève. Ce n’était pas moins une première. Et à cela, on peut ajouter aussi les actions coercitives souvent engagées pour obliger l’Etat à se montrer plus regardant sur les conditions de vie et de travail du magistrat et de l’acteur judiciaire en général. Lorsqu’on présente un tel bilan, qu’on s’appelle Michel Adjaka, qu’on sait allier fermeté, témérité, rigueur et qu’on est guidé par l’intérêt commun, on ne peut qu’être adulé par une assemblée générale de magistrats. Et c’est bien ce qui est arrivé hier, mardi 3 mars avec la reconduction de Michel Adjaka à la tête de l’UNAMAB pour un nouveau mandat de trois ans.

Société 04 mars 2015


Lutte contre la mortalité infantile et maternelle:La Fondation BOA Bénin offre un centre de vie santé à Kinto

Le bureau local de la Fondation du Groupe Bank Of Africa a fait don, samedi 28 février dernier, d’une maternité entièrement équipée et d’un logement pour sage-femme à Kinto Dokpakpa dans la commune de Sô-Ava. En soulageant, par ce geste, les souffrances des femmes de cette localité lacustre, son souci est de contribuer à la lutte contre la mortalité infantile et maternelle.

De réputation et de renommée internationale avec 23 sociétés dont 16 banques installées dans 17 pays, le Groupe Bank Of Africa se veut une entreprise citoyenne engagée dans son environnement. La Fondation lui permet de faire des œuvres à caractère social dans les domaines de la santé et de l’éducation au profit des populations déshéritées des régions rurales difficiles d’accès.
En témoigne le Centre de vie santé type maternité que le bureau local de la Fondation a fait réaliser à Kinto Dokpakpa et dont l’inauguration, reportée en octobre 2014 du fait de la crue de la rivière Sô, puis effectuée samedi dernier, a suscité la grande mobilisation des populations de la localité aux côtés de leur roi Adjiwatonou Yêwa Kpèdo III. D’un coût total de 97 996 347 F CFA, le joyau situé sur un domaine clôturé, est constitué d’une maternité équipée en mobilier et en matériel médical, d’un logement pour la sage-femme et d’ouvrages connexes tels que l’électrification solaire par les plaques photovoltaïques et le forage à motricité humaine associé à un château d’eau. La maternité est composée, entre autres, d’une salle de consultation, d’une salle de travail, d’une salle d’accouchement et de réanimation infantile, d’une salle de garde, d’une salle d’observation, des batteries de toilettes pour les patientes et le personnel de santé.

Plus de 1,5 milliard déjà investi

Ce centre vient augmenter le nombre des infrastructures socio communautaires que le bureau local de la Fondation a érigées de 2009 à 2013 au Bénin. Ainsi, pour cette période de 5 ans, l’ensemble des investissements du bureau local de ladite Fondation, selon son président Benoît Ahossèa Maffon, s’élève à 1,5 milliard F CFA. Par rapport au Centre de vie santé type maternité de Kinto Dokpakpa qui a été inauguré, il a indiqué que l’ambition du bureau local de la Fondation du Groupe Bank Of Africa, est de le voir devenir une vitrine de ses réalisations. Au nom des bénéficiaires des actions de la Fondation, le président Benoît Ahossèa Maffon a une nouvelle fois adressé sa profonde gratitude aux responsables du Groupe Bank Of Africa, au Conseil d’administration de la Fondation BOA, au Conseil d’administration et à la direction générale de la BOA Bénin.
Avant le président Benoît Ahossèa Maffon, le représentant du maire de Sô-Ava, Nestor Gandji, le président de l’Association de développement de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, Basile Oussou-Kicho, appuyé par le roi de Kinto et des Houézènou, Adjiwatonou Yêwa Kpèdo III, ont loué le geste de générosité de la Fondation. Selon eux, ce centre vient combler un vide criard à cause de l’éloignement de la localité des grands centres sanitaires dans la région. Il soulagera les souffrances des femmes en travail qu’il fallait transporter par pirogue et sur des voies argileuses, boueuses et glissantes jusqu’à Zinvié, chaque fois qu’elles devraient, au prix de leur vie, donner la vie. Grâce à sa construction, la Fondation évite désormais aux femmes, les fausses couches en chemin et les pertes en vie humaine.
En marge de la cérémonie d’inauguration, la Fondation mémoire d’Afrique a élevé le président Benoît Ahossèa Maffon au rang de grand constructeur du développement du continent africain.

Société 03 mars 2015


Négociée à 120 millions F CFA:Une élève de 13 ans sauvée de la maltraitance à N'Dali

Une présumée trafiquante d’enfant tombée dans les mailles de la police a été présentée à la presse hier lundi 2 mars, au Commissariat central de Parakou. La victime, une élève de 13 ans en classe de 5è et négociée à 120 millions F CFA, vient d’être sauvée de justesse de la maltraitance.

La supposée trafiquante d’enfant s’apprêtait à livrer une fillette de 13 ans pour la somme de 120 millions F CFA, quand la police lui a mis le grappin dessus en fin de semaine dernière à Boko dans la commune de N’dali. Mère de quatre enfants et enceinte d’un cinquième, cette jeune dame de 32 ans est originaire de la commune de Bassila et vit à cheval entre Gamia dans la commune de Bembèrèkè et Kayama au Nigeria.
« Le 24 février dernier, la police a reçu l’information selon laquelle une dame marabout serait à la recherche de client pour vendre sa nièce. J’ai instruit le commissaire de Zongo afin qu’une stratégie appropriée soit mise en place pour la prendre la main dans le sac », indique Saliou Koda, commissaire central de la ville de Parakou. « Le marché a été conclu dans un premier temps à 150 millions F CFA, et de négociation en négociation, le prix de 120 millions F CFA a été retenu de commun accord.

C’est alors que dans la nuit du jeudi au vendredi dernier, très tard, rendez-vous a été pris à Boko dans la cour de l’école primaire, en milieu neutre. Elle s’est présentée effectivement avec l’enfant et ses colis », raconte Saliou Koda. En lieu et place du potentiel acquéreur de l’enfant, la «vendeuse» supposée se retrouve nez à nez avec les policiers qui lui mettent les menottes aux poignets.
La mise en cause ne serait apparemment pas à son premier coup.

«Elle nous déclare que c’est son premier forfait mais elle a laissé entendre qu’il y avait deux autres enfants à Bassila et trois autres au Nigeria qu’elle pouvait faire venir si la première transaction venait à réussir», confie le commissaire de Zongo, Mohamed Lafia Séro, qui a conduit l’opération ayant abouti à son arrestation. «L’enfant est la fille à son grand-frère domicilié au Nigeria. Il semble que le grand-frère (le père de l’enfant) était venu, attendait que la transaction réussisse pour prendre les sous et repartir. Mais quand il a appris que sa sœur a été arrêtée, il a pris la clé des champs en rentrant au Nigeria », poursuit-il.
Polyglotte, la présumée trafiquante d’enfant comprend une dizaine de langues. «Tout porte à croire que c’est une dame qui a beaucoup sillonné la sous-région», en déduit Mohamed Lafia Séro. Elle devrait être présentée hier au procureur de la République près le Tribunal de première instance de première classe de Parakou qui était déjà avisé des faits.
Quant à la fillette innocente qui eut ainsi la vie sauve grâce à la police, cette élève en classe de 5è vient d’échapper certainement à une vie de domestique ou de mariage forcé ou d’esclave sexuelle ou encore de victime de trafic d’organes humains.

Société 03 mars 2015


Visite du président de la République dans un centre d'appel :Boni Yayi s’enquiert des réalités de Media Contact

Le centre d’appel, Media Contact, a reçu, hier lundi 2 mars, la visite du président de la République. Boni Yayi s’est enquis des difficultés de cette entreprise dont la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) a financé l’installation.

C’est avec beaucoup d’émotion que Claude Padonou, PDG de Media Contact, a accueilli hier le président de la République dans son entreprise. Pour cause, c’est sous son mandat de président de la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) qu’il a obtenu en 2005, un prêt de 800 millions de francs CFA pour la création du premier centre d’appel au Bénin. Près de 10 ans après, beaucoup d’eau a coulé sous le pont, drainant des difficultés de toutes sortes qui ont failli l’obliger à mettre la clé sous le paillasson. Mais s’il tient encore le coup, Claude Padonou souligne que c’est aussi grâce à l’accompagnement du gouvernement qui en 2009 a pris un décret accordant des facilités à son entreprise afin qu’elle soit compétitive.
La compétitivité, Média Contact en avait réellement besoin dans un secteur où les Sénégalais prospèrent grâce à un environnement plus attractif. «Au Sénégal, il existe aujourd’hui 68 centres d’appel qui ont créé 32 000 emplois alors qu’au Bénin, nous sommes à environ 500 emplois.

Le métier de la relation client est pourvoyeur d’emplois. C’est une activité qui crée la culture du résultat avec des jeunes qui savent qu’ils doivent vivre de leur travail», affirme-t-il. S’il se réjouit d’avoir dans son portefeuille un client comme MTN Bénin qui a fait 150 milliards de chiffres d’affaires en 2014, Claude Padonou estime que son entreprise peut davantage accompagner l’Etat dans sa politique de promotion de l’emploi s’il bénéficie d’un coup de pouce. Du coup, il propose la création d’un centre administratif d’informations capable d’embaucher environ 1000 personnes. «Nous pouvons accompagner l’administration pour lui permettre d’être compétitive», soutient-il.
Le président de la République regrette avoir mis du temps pour venir connaître des difficultés de cette entreprise. Boni Yayi a tenu à encourager le promoteur du centre d’appel qui, en dépit des péripéties qu’il a traversées, s’est battu pour sauver son entreprise et préserver les emplois.

«Nous avons mis en place des diligences mais nous n’avons pas réussi à les mettre en œuvre. Nous allons faire le point pour faire en sorte que ce bébé que nous avons enfanté grandisse», précise le chef de l’Etat pour qui sa visite devra sceller un nouveau départ pour Media Contact. Le projet de centre administratif d’informations engage, selon lui, l’avenir de l’administration. «Le centre d’appel est un instrument qui peut nous permettre d’améliorer le climat des affaires. Nous ne devons pas être le Bénin quartier numérique par les lèvres, nous devons l’être par les actes», indique-t-il, soutenant la nécessité pour l’administration de tirer profit des opportunités qu’offrent les TIC.

Actualités 03 mars 2015


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