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Nouvelles

22e circonscription électorale :Kétou et Pobé contestent Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE

Les militants de l’alliance Force cauris pour un Bénin émergent (FCBE) des communes de Pobè et de Kétou sont fâchés. Ils étaient dans la rue hier jeudi 26 février à Kétou. Ils ont marché contre le positionnement de l’ancien ministre Christine Ouinsavi comme tête de liste FCBE dans la 22e circonscription électorale regroupant les deux communes. La marche est partie de la Place Centenaire jusqu’au Palais royal de Kétou où les manifestants par la voix de leur porte-parole, Blaise Olofindji ont lu leur motion de protestation.

Ils réclament le positionnement du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola pour conduire la liste FCBE dans cette circonscription électorale comme c’était le cas en 2011. Ils refusent de subir l’humiliation qu’on veut leur faire en positionnant sur la liste FCBE Jean Michel Abimbola, suppléant de Christine Ouinsavi. «Tout sauf ça », dénonce les militants FCBE qui exigent la correction de la liste avant qu’il ne soit trop tard. Sinon, ils menacent de basculer dans l’Opposition.

Recevant leur motion, le roi de Kétou a calmé les manifestants. Il dit avoir pris bonne note de leurs récriminations. Le roi de Kétou a promis d’échanger avec qui de droit pour voir si quelque chose peut être fait pour que le tir soit corrigé.

Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau

Politique 27 févr. 2015


12è édition de la Coupe de la Confédération de la CAF :Option pour l’As Police face aux Hearts Of Oak d’Accra

L’As Police du Bénin accueille demain samedi 28 février à Cotonou, en match retour comptant pour le tour préliminaire de la 12è édition de la Coupe de la Confédération de la CAF, les Hearts Of Oak d’Accra. Il y a deux semaines, lors du match aller qui s’est joué à Accra sports stadium, les poulains de Stanislas Akélé avaient été battus (0-1).

Pour leur baptême de feu en compétition interclubs sur le plan continental, les policiers béninois auront l’occasion de renverser la vapeur demain samedi 28 février à domicile, en se qualifiant pour les 16è de finale de la Coupe de la Confédération de la CAF. Après avoir débuté la compétition sur une courte défaite (0-1), un but inscrit à la 46è mn par le Ghanéen Issah Mumuni, dimanche 15 février dernier à Accra sports stadium, les poulains de l’entraîneur Stanislas Akélé n’auront pas droit à l’erreur.
Conscients de la situation, ils se sont préparés en conséquence, après avoir tiré les leçons de leur expédition du côté d’Accra. Le match qu’ils ont livré contre la formation de l’ASPAC, dimanche dernier à Cotonou, à l’occasion de la 6è journée de la Ligue 1 de football du Bénin, avait pour eux valeur de test.

Aujourd’hui, ils se sentent mieux aguerris pour pouvoir refaire leur retard et envisager la qualification. Judicaël Agbokou, Oladjide Akim, Bawa Salim Fadil, Fitila Lawani, Tchato Giscard, Viza Thomas, Uche Ezegbèto, Kassa Hamann et leurs coéquipiers sont convaincus que l’équipe du Hearts Of Oak est bien à leur portée. A eux de jouer crânement leur chance.

Sports 27 févr. 2015


Elections législatives de 2015:La liste RDR rétablie selon Epiphane Quenum

Le Rassemblement pour la démocratie et la République (RDR) est bien dans la course pour les législatives. C’est la quintessence du point de presse animé hier jeudi 26 février par le président du parti Epiphane Quenum.

Erreur matérielle regrettable. C’est ainsi que le président du Rassemblement pour la démocratie et la République (RDR) Epiphane Quenum qualifie ce qui s’est passé pour que son parti ne soit pas sur la liste des dossiers annoncés et enregistrés par le président de la CENA Emmanuel Tiando. Son récépissé en mains, le président du RDR affirme que sa liste a bien été déposée dans les délais mais il est arrivé qu’au moment de la délivrance du récépissé provisoire, une pause a été décrétée. C’est ainsi que l’agent chargé de la délivrance du récépissé a dit de revenir le lendemain ne sachant pas que le président allait faire à la presse le point des dossiers enregistrés.

Surpris que sa liste ne figure parmi dans les 16 listes annoncées, et se basant sur les dispositions de la loi qui stipulent que le récépissé doit être délivré immédiatement après la réception du dossier, Epiphane Quenum a adressé une réclamation à la CENA. Il s’en est suivi une séance de travail dans la matinée d’hier et l’agent en question a reconnu les faits, révèle-t-il. Ce qui a amené le président de la CENA et son bureau, selon Epiphane Quenum, à rétablir la liste RDR avec la délivrance du récépissé hier aux environs de 14h.

Pour lui, il y a donc eu plus de peur que de mal. Tout en saluant l’intelligence et l’honnêteté des responsables de la CENA, il a tenu à rassurer les militants et sympathisants du RDR.
S’agissant du cas du vice-président du parti Ali Camarou qui est positionné sur la liste UN, Epiphane Quenum explique que c’est un positionnement stratégique. «Vu les forces en présence dans la 15e circonscription, l’honorable Ali Camarou a préféré se positionner sur la liste UN afin de bénéficier de la convergence des forces», a-t-il souligné.

Politique 27 févr. 2015


Institut français de Cotonou :Lionel Gilles Louéké en concert ce soir

Les amateurs de Jazz et de la Pop ont rendez-vous ce soir avec de la musique comme ils l’aiment. Une fois encore, le public de Cotonou et environs découvrira sur scène, Lionel Gilles Louéké et les membres de son groupe.

Lionel Gilles Louéké sera sur scène ce soir au théâtre de verdure de l’Institut français de Cotonou. C’est avec son trio new-yorkais que le guitariste se produira. Un trio multi-culturel composé du bassiste americano-suédois Massimo Biolcati, ainsi que du batteur Hongrois Ferenc Nemeth.
«Lionel Gilles Louéké présentera au public béninois la musique Jazz telle qu’il aime la jouer à travers le monde et, en avant-première, des compositions nouvelles issues de son nouvel album à paraître cette année sur le label de renom Blue note».

A vrai dire, le trio qui se mettra en évidence ce soir à l’Institut français est composé de trois musiciens complices qui se connaissent depuis près de 15 années et «leur musique se construit autour d’une interactivité intuitive». La combinaison de leur talent respectif, de leur esprit créatif et de leur enthousiasme indéfectible en fait un groupe unique avec un son propre et acclamé.

C’est donc un concert à ne pas manquer ce soir et ce rendez-vous promet d’être un instant d’évasion.
Lequel, n’est rien d’autre que la résultante du talent reconnu au guitariste béninois. Parlant de talent, on ne peut nier que Lionel Louéké en a. Il a commencé l'apprentissage des percussions à l'âge de 9 ans, mais il est influencé par un de ses grands-frères qui joue de la guitare, qu'il commence à étudier à la fin de son adolescence. Entre temps, il s’est retrouvé du côté d'Abidjan en Côte d’ivoire pour étudier à l'institut national supérieur des arts et de l'action culturelle. Puis il reçoit une bourse pour étudier à Paris en France. «Lionel Louéké passe avec succès une audition pour entrer au Thelonious Monk Institute of Jazz à l'université de Californie en 2001, devant un jury comprenant Herbie Hancock, Terence Blanchard et Wayne Shorter.

Il y reste jusqu'en 2003. En 2002, il commence à jouer avec le trompettiste Terence Blanchard avec qui il enregistre deux albums sur le label Blue Note».
Depuis lors, son instrument l’a conduit un peu partout dans le monde et chaque fois, ce fut un vrai moment de régal. Ce soir, il s’offre aux siens pour un concert dont on ne dira sans doute que du bien.

Culture 27 févr. 2015


Législatives d’avril 2015:Karimou Chabi Sika réaffirme sa position politique

En dépit de son absence sur la liste des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE) pour les prochaines législatives, le député Karimou Chabi Sika se dit toujours solidaire du regroupement politique de la majorité présidentielle. A travers une déclaration à l’allure d’un message de campagne faite hier jeudi 26 février à la maison des jeunes de Tchaourou, sa commune natale, il a réaffirmé sa position politique en tenant à apporter son soutien à cette liste et exhorté ses admirateurs, les militants et sympathisants de la 8e circonscription électorale à rester sereins et surtout fidèles.

Faisant allusion à l’affaire de délit d’initié dans laquelle il serait impliqué, Karim Chabi Sika se réfère à Alfred de Vigny : «Que des personnes parlent et pensent tout ce qu'ils veulent. Aucune insulte ne peut atteindre un sage. Seul le silence est grand, tout le reste est faiblesse».

Il appelle «ses compagnons de lutte» à la foi en toutes circonstances. Aussi, a-t-il saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude au chef de l’Etat et à toutes les populations qui, dit-il, l’ont «adopté et sans contrepartie» et n’ont jamais ménagé leur soutien à son égard.
A noter que des têtes couronnées, chefs traditionnels, sages et notables et autres dignitaires et représentants des confessions religieuses étaient présents à cette déclaration que certains jugent «conciliante et sage» de la part du député.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Politique 27 févr. 2015


Enregistrement de dossiers pour les législatives d’avril 2015:Quid des candidatures à polémique ?

Au cœur de la polémique électorale, la déclaration de candidatures au scrutin législatif. Sur les vingt dossiers réceptionnés par la Commission électorale nationale autonome (CENA), seize ont été déclarés recevables. Et ceci au lendemain de la clôture des opérations d’enregistrement des déclarations de candidatures.

Lors d’un point de presse, le président de la CENA, Emmanuel Tiando a fait savoir que les listes de l’Union pour le Bénin (UB) de l’honorable Lucien Houngnibo, du parti Rassemblement pour la démocratie et la République (RDR) de Epiphane Quenum, l’alliance Nouvel Espoir pour le Bénin de Séverin Adjovi et la Coalition pour une alternance républicaine de Paul Gnimagnon sont irrecevables après vérification des dossiers enregistrés. L’Honorable Lucien Houngnibo accompagné de son collègue Orou Sé Guéné rencontrés dans l’après-midi d’hier à la CENA ont déclaré avoir rempli toutes les conditions requises par la loi. Et pour convaincre, ils brandissent le récépissé provisoire N°018 à eux délivré, mardi 24 février dernier à 23h59 minutes. Ils clament donc à qui veut les entendre que l’alliance est belle et bien en règle.

De son côté Epiphane Quenum du RDR explique sa version des faits. Mais il laisse entendre qu’il a régularisé cette situation qui n’incombe guère à son parti mais plutôt à la CENA. Le député Epiphane Quenum exhibe un récépissé en date d’hier jeudi 26 février. Que dit alors la loi en matière de déclaration de candidatures? La CENA a-t-elle prérogative de rejeter ipso facto des listes de partis ou alliance de partis?
Le code électoral en République du Bénin stipule en son article 381 qu’en cas de refus d’enregistrement d’une déclaration ou en cas de contestation, les candidats, partis ou alliances de partis peuvent se pourvoir devant la Cour constitutionnelle qui statue sans recours dans le délai de huit (08) jours. L’article suivant précise que dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature, les partis politiques ou groupes de partis devront verser auprès du trésorier-payeur du Bénin ou auprès d’un receveur-percepteur du trésor qui transmettra au trésorier-payeur, un cautionnement fixé à cent mille francs par candidat titulaire.

La loi précise même que ce cautionnement est remboursable aux partis ou groupe de partis dont les listes auront recueilli dix pour cent au moins des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire national. L’article 383 dispose sans ambages qu’aucun retrait de candidature ne sera admis après la délivrance du récépissé définitif prévu par la loi. Le contexte légal n’autorise aucune ambiguïté en matière de déclaration de candidature. Ainsi, candidats, agents électoraux et les autres acteurs électoraux ont l’impérieux devoir de respecter les dispositions légales afin d’éviter d’entretenir la confusion dans le processus électorale comportant déjà beaucoup d’innovations.
J.D (Stag)

Actualités 27 févr. 2015


Accompagnement et soutien des enfants en situation de mobilité:Le plaidoyer pour sécuriser et renforcer leur protection

Sous la coordination de Terre des hommes, Mazidath Bello, secrétaire général du Conseil consultatif national des enfants du Bénin, a présenté, hier jeudi 26 février, un plaidoyer au ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes Simplice Codjo Dossou. Ledit plaidoyer porte sur l’accompagnement protecteur des enfants en situation de mobilité. C’était dans l’enceinte du ministère devant plusieurs acteurs et défenseurs des droits des enfants.

«Vous avez le devoir comme le stipule la Convention relative aux droits de l’enfant, de garantir un environnement protecteur pour tous les enfants y compris ceux vivant hors de leur cadre familial d’origine», a déclaré hier Mazidath Bello, secrétaire général du Conseil consultatif national des enfants du Bénin, au nom de tous les enfants du Bénin et de ceux en déplacement sur le territoire béninois.

Pour elle, jusqu’à présent, l’ensemble des efforts fournis par le gouvernement à travers ses bras opérationnels que sont le service social, le service judiciaire et les forces de l’ordre n’ont pas toujours apporté des réponses adéquates à la situation de l’ensemble des enfants en déplacement qui ne sont pas toujours des enfants victimes de traite. «Il s’agit souvent d’enfants en quête d’opportunités ou d’une situation meilleure inexistante dans leur milieu d’origine. Ces enfants ont donc besoin d’un accompagnement protecteur en vue de sécuriser leur trajectoire de mobilité et de renforcer leurs capacités d’autoprotection pour la réalisation de leur rêve», explique-t-elle.
Mazidath Bello a indiqué que dans l’intérêt supérieur des enfants, la responsabilité incombe à l’Etat de les protéger dans leur milieu de vie familiale en leur offrant des opportunités concrètes et pérennes de réalisation de soi.

Elle met également à la charge des pouvoirs publics, des mécanismes et filets sociaux de protection et d’accompagnement des enfants contraints par leur environnement socio-économique à partir en mobilité à la quête d’un mieux-être. Le secrétaire général du Conseil consultatif national des enfants du Bénin prévient toutefois que le rapatriement et la réintégration systématiques et forcés des enfants migrants dans leur milieu d’origine ont montré leurs limites. Ces retours des enfants à la case départ, analyse-t-elle, constituent des sources de rupture voire d’échec de leurs projets de vie et les forcent à la mobilité clandestine avec tous les dangers et risques associés.

C’est pourquoi elle plaide pour un discernement personnalisé dans l’appréciation de la situation de chaque enfant en mobilité. Ce qui, selon elle, requiert de la part des officiers de Police judiciaire (OPJ), une écoute attentive, une analyse approfondie et une collaboration avec l’enfant et les acteurs du système de protection de l’enfant pour des solutions de protection et d’accompagnement garantissant l’intérêt supérieur de l’enfant en présence.
Un argumentaire qui n’a pas du tout laissé indifférent le ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, Simplice Codjo Dossou. «Je voudrais vous rassurer du soutien indéfectible de mon département à accompagner le bon déroulement du processus, car la mobilité des mineurs ne constitue pas en soi une mauvaise chose», a reconnu le ministre de l’Intérieur. Et de rassurer la porte-parole des enfants que s’il advenait que pour une raison ou une autre, face aux cas de force majeure, des enfants étaient appelés à se déplacer hors de leur zone d’origine, c’est bien possible que ses services compétents soient fortement impliqués pour les préserver et les protéger de tout danger aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.
Le ministre de l’Intérieur envisage la mise sur pied d’un comité ad hoc constitué des acteurs clés du système de protection pour examiner la faisabilité et les moyens à mettre en œuvre en vue de créer un environnement favorable à l’accompagnement protecteur des enfants migrants.

Car, ce n’est pas seulement au-delà des frontières que se trouve le pire et tout déplacement d’enfants n’est pas assimilable à la traite, assure Simplice Codjo Dossou qui sollicite l’appui technique de toutes les structures et ONG travaillant sur la mobilité, pour aider également au renforcement des capacités de ces structures et à l’appropriation de cette approche pour le bonheur des enfants.
Il faut préciser qu’avant la soutenance du plaidoyer, l’assistance a eu droit à une présentation de la clarification conceptuelle de l’approche mobilité et de tout ce qui l’entoure par Fidèle Marcos Kikan, chef du Programme intégré de protection de l’enfant à Terre des hommes.

Société 27 févr. 2015


Législatives d’avril 2015:La Liste électorale permanente informatisée enfin disponible

Hier mercredi 25 février en fin d’après-midi, Sacca Lafia, président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) a fait une déclaration portant publication de ladite liste au siège de l’institution à Cotonou. C’était l’occasion de signifier la disponibilité de la LEPI pour la tenue effective des prochaines législatives et des municipales, communales et locales.

«L’attente a été longue, l’accouchement difficile mais heureux », a déclaré Sacca Lafia, président du Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI), à la presse, hier mercredi 25 février. Il exprimait ainsi non seulement les difficultés qui ont jalonné le processus de correction de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) mais aussi le soulagement ressenti devant le produit fini.
La LEPI, a précisé le président Sacca Lafia, est constituée de 4.475.595 électeurs répartis dans 7908 centres de vote éclatés dans 13.113 postes de vote. Il n’a pas manqué de rassurer les citoyens béninois sur son caractère tranparent, exhaustif, consensuel et sincère. S’agissant de l’exhaustivité de la liste, il a fait savoir que la présente liste l’est à plus de 95% alors que la loi exige seulement une exhaustivité de 90%. Quant à sa publication, elle sera faite à partir du samedi 28 février prochain. Cette publication sera faite par tous les moyens prévus par la loi et pourra être consultée sur le site
www.coslepi-antbenin.org.

Par ailleurs, il faut noter que conformément à la loi, le COS-LEPI dispose de sept jours pour mettre les documents électoraux par département, par commune, par arrondissement, par village ou quartier de ville, par centre de vote et par poste de vote en support papier et électronique à la disposition de la Commission électorale nationale autonome (CENA). De façon précise, a assuré Sacca Lafia, le mercredi 4 mars prochain, la CENA entrera en possession de tous les documents électoraux, à savoir la liste générale des électeurs à afficher, le procès-verbal de dépouillement, la liste d’émargement et autres qui sont indispensables pour une bonne organisation des élections législatives, municipales, communales et locales de 2015. Après la transmission de tous les documents, le COS-LEPI devra poursuivre l’impression des cartes d’électeur pour que la CENA puisse les distribuer au cours de mars 2015.
L’autre effort qu’a fait le COS-LEPI, lors de l’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP), est la récupération des données perdues mais indispensables de plus de 60.000 personnes restées coincées dans les kits défectueux. Ce qui porte l’effectif provisoire des électeurs à plus de 4.598.000 après un nouveau processus de dédoublonnage.

Des centres de vote à fusionner ou à éliminer

Le président du COS-LEPI n'a pu empêcher de faire connaître, certains dysfonctionnements ayant émaillé le processus. Selon lui, les différentes phases de l’opération de terrain ont révélé certaines faiblesses. A titre illustratif, il a révélé qu’il a été constaté 206 centres de vote fixés par la loi avec moins de 50 citoyens enregistrés et en âge de voter répartis dans tous les départements. De même, sept villages créés avec les centres de vote clairement définis par la loi ont zéro citoyen enregistré en âge de voter. Cette situation concerne cinq départements. Le COS-LEPI ne s’est pas contenté de dévoiler les faiblesses. Il a suggéré des solutions pour y remédier. A ce titre, il a proposé que le prochain Parlement procède à une harmonisation au niveau des centres de vote qui enregistrent moins de 100 électeurs. Cela se fera par fusion de centres de vote, par élimination de certains centres, par l’équilibrage des citoyens dans les centres de vote par transfert de citoyens, a précisé Sacca Lafia.
Pour des contraintes budgétaires, a souligné le président Sacca Lafia, le COS-LEPI a opté pour «des cartes en blanc et noir». Mais, s’est-il empressé de dire, cela n’enlève rien à leur fiabilité, car elles sont «hautement sécurisées et elles peuvent servir pour différentes élections jusqu’en 2020».
En outre, il a signalé que la loi portant correction de la LEPI «ne permet pas de procéder à cette étape des opérations au recensement des Béninois de l’extérieur. Après avoir présenté les excuses de l’organe qu’il dirige, il a rassuré cette catégorie de citoyens sur leur recensement et leur enrôlement par le prochain COS-LEPI appelé à s’installer le 1er juillet 2015. «Ce sera l’une de ses tâches prioritaires qui se greffera à sa mission principale d’actualisation de la LEPI», a-t-il insisté

Actualités 26 févr. 2015


Tourisme et éducation environnementale:Des jeunes à la découverte des merveilles du parc W

Une soixantaine de collégiens et d’écoliers étaient, mardi 24 février dernier, au contact des délices naturelles du parc national du W. Cette visite guidée dans la réserve faunique s’inscrit dans le cadre des 3ès Journées d’éducation environnementale (JEE) qui se sont déroulées pendant deux jours à Banikoara.

Les chutes de Koudou avec ce «colis de pierre» du prolongement de la chaine de l’Atacora, la mare de Sapiengou riche de ses hippopotames et autres, l’atelier expérimental du site historique d’extraction du fer, le point triple au carrefour du Bénin, du Burkina Faso et du Niger, des points d’eau réalisés pour suppléer l’eau souterraine, des logis d’accueil des éco-gardes chargés de la surveillance des réserves et des touristes…Ce sont, entre autres, les attractions qui ont forcé l’admiration des 60 apprenants des écoles et collèges de Banikoara et de leurs enseignants au cours de la visite guidée organisée mardi dernier à leur intention dans le parc national du W.

Ce safari gracieusement offert aux meilleurs écoliers et élèves de la commune s’inscrit dans le cadre des troisièmes Journées d’éducation environnementale (JEE) organisées par la direction du parc national du W et l’ONG Joie pour l’Enfance (JPE) avec le soutien financier du Projet d’appui à la gestion des aires protégées (PAGAP), et placées sous le thème «La Jeunesse face au défi de la conservation des parcs nationaux».

Arborant des tee-shirts portant des messages tels que «La nature est mon amie.

Je dois la respecter. Et toi ?», « Unis pour une meilleure conservation des réserves de faune des parcs Pendjari et W», les enfants ont découvert un pan de l’une des plus riches réserves de biosphère du Nord-Bénin et de la sous-région. C’est avec des cris de joie qu’ils expriment leur enthousiasme à la vue des grands arbres et surtout des quelques animaux (antilopes, hippopotames, singes, etc.) rencontrés sur une centaine de kilomètres parcourus en aller et retour dans le parc.
Au-delà de la découverte des attraits floristiques et fauniques, la visite visait également à les amener à toucher du doigt les maux qui déciment ces ressources naturelles, à savoir l’exploitation forestière, le braconnage, la transhumance, les feux de brousse, l’empiètement agricole. Sensibilisés sur la nécessité de préserver la faune et son habitat naturel, ces nouveaux jeunes « amis de la nature» désormais aguerris s’engagent à parler à leurs parents et aux grandes personnes en général afin que cessent ces pratiques, au risque de compromettre l’avenir des générations présentes et futures. Les encadreurs des enfants, eux, ont salué l’initiative et souhaité de meilleures conditions logistiques pour l’organisation de la visite à l’avenir.
A noter qu’à la veille de la descente dans le parc, les apprenants ont été entretenus sur des notions générales de base sur les ressources naturelles, l’importance des arbres, à travers une causerie animée par le directeur du parc national du W, le commandant Théophile A. Sinadouwirou. Ils ont reçu à l’occasion des jouets, des tee-shirts, des ouvrages instructifs sur l’environnement.

Société 26 févr. 2015


3e rencontre trimestrielle entre la Cour suprême et les juridictions du fonds à Abomey:«La justice, la politique et l’argent» au cœur des échanges

Les acteurs des juridictions du fond c'est-à-dire les magistrats en fonction dans les tribunaux établis sur l’ensemble du territoire et ceux de la cour suprême se retrouvent depuis hier mercredi 25 février, et ce, pour deux jours, dans le cadre de leur 3e rencontre trimestrielle. Ouverte hier à la Cour d’appel d’Abomey, par le président de la cour suprême, Ousmane Batoko, cette rencontre se fait autour du thème central «la justice, la politique et l’argent».

Organisée en partenariat avec la Fondation Friedrich Ebert, la rencontre à laquelle prend part l’Ordre des avocats du Bénin vise à permettre aux acteurs des juridictions béninoises de réfléchir sur les conditions d’exercice des missions dont ils sont investis. Pendant deux jours, les sages de la Cour suprême et les juges des juridictions du fond vont échanger sur le thème central «La justice, la politique et l’argent» donc, sur des problèmes qui minent la maison justice.
Cette rencontre qui se veut être un creuset trimestriel d’échanges à en croire Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, permettra de mener des échanges féconds sur les moyens et conditions d’exercice des magistrats dans les juridictions afin de mettre sur pied un service public de la justice conforme aux attentes des populations béninoises.
A l’ouverture des travaux, les intervenants que sont le président de la cour d’appel d’Abomey, Innocent Avognon, le représentant résident de la fondation Friedrich Ebert, Constantin Grund et le représentant du ministre de la Justice, Lino Hadonou ont tous salué cette initiative qui en est à sa troisième édition. Ils n’ont pas caché leur satisfaction de voir les principaux animateurs des cours et tribunaux, venus réfléchir sur les conditions d’exercice de l’office du juge sur «La justice, la politique et l’argent» et de trouver des voies et moyens susceptibles d’améliorer le rendement du service public de la justice. Ce thème vient à point nommé avec l’ouverture prochaine d’une longue période électorale au Bénin.

C’est donc un véritable cadre de concertation périodique, de formation continue pour les magistrats, et d’échanges aussi féconds sur les conditions d’exercice de l’office du juge et les modalités et conditionnalités d’un service public de la justice qui ambitionne d’être plus proche du justiciable, plus rapide et plus efficace.
Ousmane Batoko, président de la Cour suprême, à l’ouverture de la rencontre, a salué l’intérêt que les acteurs de la maison justice accordent à ses retrouvailles périodiques avant de rappeler quels étaient ses sentiments et ceux des justiciables qui sont confrontés aux décisions des juges.
Face aux aspirations des Béninois, il était nécessaire d’instaurer un cadre d’échanges entre les différents acteurs de la famille justice, sans tabou ni faux-fuyants, où les magistrats, les seuls habiletés par la loi, à dire le Droit au Bénin, pourront réfléchir sur les conditions d’exercice de leur mission en tenant compte des assauts du politique et de l’argent, ainsi que sur les voies et moyens pour faire de la justice, un service public conforme aux légitimes attentes des justiciables.
Ousmane Batoko, tout en invitant les magistrats à plus d’audace et de courage, n’a pas manqué d’évoquer les deux dossiers qui le préoccupent actuellement. Il s’agit de la situation des chambres administratives -nécessité de rapprocher la justice des justiciables- et de l’avènement des tribunaux de commerce.
Loin d’être une villégiature judiciaire, cette rencontre est une invite à la réflexion féconde pour permettre à la justice béninoise d’être et de demeurer une justice indépendante, impartiale donc, de qualité.

Actualités 26 févr. 2015


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