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Nouvelles

Conservation des chants et danses d’Abomey:L’ambassade des USA soutient le projet de préservation culturelle

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor a procédé, hier lundi 23 février à Abomey, à la cérémonie de clôture du projet sauvegarde de deux danses de l’ancien royaume du Danxomè menacées de disparition.

Michael Raynor, ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin a officiellement procédé à la clôture du projet intitulé «Fonds de l’ambassadeur pour la préservation culturelle» au Musée historique d'Abomey, en présence du roi d'Abomey, sa Majesté Agoli-Agbo. Il était entouré pour la circonstance des membres de sa cour.
Essentiellement financier, l’appui des USA a été géré par Albert Bienvenu Akoha, directeur du Conservatoire de Danses cérémonielles et royales d'Abomey. Il a consisté surtout en la préservation du patrimoine culturel du Bénin par la collecte et l'archivage des chants et danses Ado et Gokwe.
Au total vingt-six tableaux de la danse Gokwe et vingt-trois de Ado ont été collectés et seront désormais conservés puis archivés grâce à cet appui des USA. Une vidéo numérique a été mise à disposition et dans laquelle les gardiens de la tradition expliquent le sens des chansons ainsi que le contexte de leur réalisation. Les explications des intervenants ont été transcrites pour la première fois en langue fon, puis traduites en français et en anglais. Deux films documentaires ont aussi été réalisés pour enregistrer deux danses spéciales appelées «Sinwé danse Ado dance» et «Le Gokwe de Agoli-Agbo».
Au cours de la cérémonie consacrant la clôture de l’évènement, hier lundi, l'ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor, a félicité le roi d'Abomey et Albert B. Akoha pour le travail de collecte et d’archivage qu’ils ont abattu dans le cadre de ce projet. Pour Michael Raynor, la culture se définit «comme notre identité par rapport à nos semblables, nos voisins ainsi que toute autre personne dans le monde». Par conséquent, selon lui, «partager nos cultures avec les autres, augmente forcément notre compréhension des uns des autres».
Le roi Agoli-Agbo a, pour sa part, longuement remercié l’ambassadeur américain pour cet appui très important qu’il vient d’apporter pour la préservation du riche patrimoine d’Abomey.

Société 24 févr. 2015


3è édition du « Mois de la femme »:Vlisco célèbre les femmes qui réussissent et inspirent d’autres

Les éditions 2013 et 2014 ont enregistré un succès incontestable. Vlisco entend surfer sur cette vague et remet, cette année, sa campagne de promotion de la femme, le «Mois de la femme ». En lice pour remporter l’édition 2015 et succéder à Monique Kotchofa Faïhun comme ambassadrice Vlisco, Huguette Bo-kpè Gnacadja, Chantal Sylvie Tchiakpè et Ghislaine Claude Fagbohoun ; trois femmes béninoises dont le parcours peut inspirer d’autres…

Cette année encore elles sont trois, et la gagnante désignée par un vote public sera consacrée ambassadrice de la marque Vlisco pour 2015, le 28 mars prochain, à l’occasion d’une soirée de remise du prix du «Mois de la femme Vlisco». Il s’agit de Huguette Bokpè Gnacadja, Chantal Sylvie Tchiakpè et Ghislaine Claude Fagbohoun. Cette année, le thème de la célébration est «Vivez le rêve», en hommage aux femmes qui ont le courage de faire de leurs rêves une réalité, malgré les défis auxquels elles font face dans leur vie quotidienne. Aussi, la mascotte de cette édition 2015 est-elle la chanteuse-compositrice congolaise Barbara Kanam, qui a fait preuve de conviction pour transformer sa passion pour la musique en carrière et devenir ainsi une des chanteuses les plus acclamées en Afrique, bien que ses parents eussent d’autres plans pour elle.
Ces mêmes qualités, Vlisco les perçoit au Bénin chez Huguette Bokpè Gnacadja, avocat au Barreau du Bénin, qui a un parcours remarquable en tant que consultante au sein du Comité des Nations Unies pour l’élimination de toutes formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF) mais également sur l’élaboration des lois sur la protection et la défense des droits humains au Bénin et dans plusieurs pays de la sous-région. Chez Chantal Sylvie Tchiakpè aussi, présidente de l’ONG Oasis de Bonheur, initiatrice des «Restaurants du bonheur» au Bénin pour les personnes en difficulté.

Après des études en Europe, elle est rentrée au pays et confrontée à la misère ambiante, elle a décidé de servir les autres, servir la nation. Son ambition, créer des centres sociaux dans chaque localité du Bénin pour allouer aux femmes les fonds nécessaires leur permettant de pouvoir démarrer des activités génératrices de revenus pour réaliser leurs rêves. C’est donc en raison de son sens de sacrifice au profit des personnes défavorisées que Vlisco l’a identifiée et nominée, jugeant que son parcours a quelque chose d’intéressant et peut être une source d’inspiration pour les jeunes filles qui souhaiteraient s’investir dans le social. Chez Ghislaine Claude Fagbohoun enfin qui n’a pas hésité à créer sa propre entreprise spécialisée dans les marchés publics. Une expérience qu’elle mène et qui lui permet d’être aujourd’hui la Trésorière générale de la Fédération des femmes entrepreneurs et femmes d’affaires du Bénin (FEFA-Bénin). Elle qui rêve de liberté et d’indépendance financière pour toutes les femmes du monde, a été identifiée pour le courage dont elle fait preuve en s’investissant dans un domaine généralement réservé aux hommes. En clair, un modèle pour la jeune génération et pour toutes les femmes qui rêvent d’indépendance financière, vante Vlisco.


A l’endroit de ces braves dames, l’ambassadrice Vlisco 2014, Monique Kotchofa Faïhun, a fait l’éloge du label le «Mois de la femme», énumérant les nombreuses actions auxquelles elle a pris part à ce titre, dont la visite à l’usine de fabrication des tissus Vlisco en Hollande ; une année faste donc pour elle qui, dit-elle, lui aura permis d’élargir son horizon et d’apprendre aussi à mieux appréhender les situations qui se posent à elle. Chacune des prétendantes à sa succession aimerait pouvoir vivre autant d’émotions, après toutes celles déjà vécues au cours de leur riche parcours professionnel. Elles considèrent le «Mois de la femme» comme une exhortation à croire profondément à la réalisation de soi, à travers la réalisation de ses rêves.
Quant à Lucette Johnson, responsable Communication et Marketing à Vlisco, elle soutient qu’une seule journée, le 8 mars, ne suffit pas pour magnifier la femme. D’où l’idée d’étendre la célébration à un mois. Et sous les auspices de Vlisco parce que depuis plus de cent ans, la marque a tissé des liens particulièrement forts avec la femme africaine. Par le concept « Vivez le rêve », a-t-elle poursuivi, il s’agit de convaincre que les rêves peuvent et doivent être vécus. Une exhortation donc aux femmes afin qu’elles ne se privent pas de vivre leurs rêves.

Le public décide…

Vlisco a décidé, comme les années précédentes, de faire intervenir le public dans le processus de désignation de la femme ambassadrice de Vlisco pour 2015. A cet effet, un service de SMS voting a été institué, des votes dans la boutique Vlisco sise à Ganhi, dans ses boutiques partenaires, au marché Dantokpa ; ainsi que des votes par internet. Ces votes sont ouverts pour la période du 1er au 26 mars prochain. Pour le vote dans les boutiques, des urnes seront disponibles ainsi que des voting card, et les consommateurs peuvent voter une fois par jour sans obligation d’achat. S’agissant du vote par SMS, les réseaux GSM MOOV et MTN sont mis à contribution.

Là, les votants peuvent opérer leur choix en envoyant au plus cinq (05) messages par jour. Ainsi, pour Huguette Bokpè-Gnacadja, le public aura à envoyer « VLISCO 1» au 95 87 10 10 (MOOV) ou au 61 10 39 39 (MTN). Sur les mêmes numéros, ils enverront «VLISCO 2» ou «VLISCO 3» selon qu’ils votent pour Chantal Sylvie Tchiakpè ou pour Ghislaine Claude Fagbohoun.
Enfin, il est possible pour le public de voter par internet, une fois par jour, sur le www.dream.vlisco.com
Au-delà de la reconnaissance des femmes battantes, Vlisco entend aussi promouvoir les créateurs de mode à travers le «Fonds pour Modélistes », qui aide les futures modélistes et tailleuses d’Afrique Centrale et de l’Ouest à vivre leurs rêves. Principalement, les modélistes et tailleuses débutantes sont encouragées à présenter leur business plan avant le 15 mars prochain pour avoir une chance de gagner des cours de couture de haut niveau, un kit professionnel de démarrage dans la mode et un financement.

Actualités 24 févr. 2015


Positionnement pour les élections législatives:La coordination FCBE de la 6e circonscription électorale s’oppose au chantage politique

La coordination des Forces cauris pour un Bénin émergent de la 6e Circonscription électorale est montée au créneau, vendredi 20 février dernier, dans l’enceinte de la mairie d’Abomey-Calavi. C’était pour fustiger à travers une déclaration de presse lue par Patrice Hounyè Azè, l’appel au chef de l’Etat d’une certaine frange de la population d’Abomey-Calavi à positionner en tête de liste des autochtones aïzo aux prochaines élections législatives.

«Cette démarche maladroite et anti démocratique … qui laisse entrevoir un hold-up électoral, s’apparente à un chantage politique». C’est de cette manière que les membres de la coordination FCBE de la 6e circonscription électorale qualifient la position adoptée par une frange de la population d’Abomey-Calavi qui a fait parler d’elle par deux fois en début de semaine dernière. Une première fois le lundi 16 février devant le domicile du chef de l’Etat et la deuxième fois, le 19 février dernier au Business Promotion Center dans la même ville.
Pour les membres de ladite coordination, cette position ne saurait être prise au sérieux puisque fondée sur des arguments d’une certaine classe politique qui n’entend pas reconnaître son échec face aux idéaux de développement, principale raison que vise l’action politique. Si positionner en tête de liste, un fils ou une fille originaire d’une région donnée, voire l’envoyer au Parlement était un gage de développement, de réduction de la pauvreté et d’amélioration des conditions de vie des paisibles populations, objectent-ils, les communes de Zè, Sô-Ava et d'Abomey-Calavi ne seront pas dans cet état.
La coordination justifie sa position par l’article 20 de la Constitution de la République du Bénin qui prône l’unité, l’indivisibilité et la laïcité et l’article 80 du même ordre juridique qui stipule : «Les députés sont élus au suffrage universel direct…Chaque député est un représentant de la Nation toute entière et tout mandat impératif est nul». Ils ont aussi évoqué la Déclaration universelle des Droits de l’Homme et des peuples qui proscrit tout propos de discrimination ethnique, régionaliste, raciale et religieuse.
Les membres de ladite coordination estiment que les FCBE constituent une alliance politique de rassemblement de tous les Béninois et Béninoises où qu’ils se trouvent sur le territoire national. «Les questions de positionnement sur une liste électorale d’un groupe politique responsable sont des questions sensibles et délicates qui ne sauraient être exposées dans la rue. Encore que cette préoccupation n’a jamais fait l’objet d’un débat au sein du cadre de concertation des FCBE de la 6e circonscription électorale», déplorent-ils.
Ils ont par ailleurs insisté sur le fait que les FCBE constituent une seule et même famille, ont une même vision et un même combat à livrer.
Au total, la coordination FCBE de la 6e circonscription électorale condamne ces manœuvres politiciennes qui n’ont d’autres objectifs que de semer la confusion dans les esprits des paisibles militants et militantes, précise la déclaration.

Actualités 23 févr. 2015


Accès à l’eau potable:Des localités de Sèmè-Podji connectées à la SONEB

Le président de la République a procédé, vendredi 20 février dernier, à la mise en service des adductions d’eau dans la commune de Sèmè-Podji. Cette localité a bénéficié d’un projet de densification et d’extension du réseau de la SONEB.

« C’est seulement le 3 février dernier que nous avons été instruits pour procéder à la densification et l’extension du réseau d’adduction dans cette commune, en quelques jours, nous avons pu réaliser les travaux ». David Babalola, directeur général de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) ne cache pas sa satisfaction de voir le nombre d’abonnés de la compagnie nationale des eaux s’agrandir dans la commune de Sèmè-Podji. Djrérègbé, Djeffa, Zongo, Agongo, Allobatin, Djeffa-Agué sont les localités ayant bénéficié du projet d’extension de la SONEB. Au total, 14 kilomètres de canalisation ont été construits pour impacter environ 8400 personnes.

Le programme de branchement à coût réduit est d’actualité à Sèmè-Kpodji. En moins de deux semaines, environ 300 demandes ont été enregistrées, dont 75 déjà payés et 38 branchements déjà réalisés»,indique David Babalola. Pour améliorer la qualité de l’eau dans Sèmè-Podji, environ 300 millions de francs CFA ont été investis par la société, à travers le raccordement de la commune à partir de la source d’eau de Ouando, dans la ville de Porto-Novo. « Aujourd’hui, la consommation de la localité est passée de 500 000 litres par jour à plus d’1,2 million litres par jour », se réjouit-il. Le directeur général de la SONEB annonce également que Sèmè-Podji devra bénéficier de la troisième phase du Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable dans la ville de Cotonou et ses environs.

Le montant global de ce projet est de 24 milliards de francs CFA. Il évoque aussi le programme d’assainissement des eaux usées financé par la Banque mondiale dont Sèmè-Podji devra bénéficier.
« Nous sommes ici dans le cadre de la lutte contre la pauvreté et au cœur de ce combat figure notre détermination à réaliser l’accès universel à l’eau. Lorsqu’il s’agit d’eau, d’électricité, de route, d’école, de centre de santé, vous me rencontrerez là », adresse le président de la République aux populations. Boni Yayi a affirmé sa détermination à assurer au Bénin un meilleur bilan en matière d’Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). « Nous avons déjà pris des mesures sociales pour organiser un accès universel à l’eau dans de meilleures conditions, avec la promotion des branchements à coût réduit. Nous allons continuer à étendre le réseau pour combler le déficit», conclut le chef de l’Etat

Actualités 23 févr. 2015


Parti de Cotonou pour la France à vélo :Carlos Bossouvi, une passion au service de l’humanitaire

La vingtaine, teint noir et poitrine légèrement dégagée, Carlos Boussouvi a la tête bien sur les épaules, le regard vif et le langage posé. Pendant 97 jours, ce passionné du sport a parcouru à vélo 6473km et a recueilli 6032 euros environ soit 4 millions de nos francs pour soutenir les personnes en situation difficile. Au bout de cette difficile et périlleuse aventure à vélo dans le désert et ses farces, Carlos Bossouvi raconte comme dans un conte romancé, ses nuits et jours faits de mélancolies, de joies et de chutes sanitaires, bref, son affront des plus impertinents.

Il a rallié à vélo Cotonou à la France dans la bourgade de Jarcieu près de Lyon. Avec son vélo de course, l’intrépide aventurier a traversé le Burkina, le Mali, la Mauritanie, le Maroc et par bateau, la méditerranée. Au total, 6473 km à coups de pédales pour marquer sa solidarité à l’association Jarnati en France.

Randonnée de joies et de mélancolies

Une association humanitaire qui intervient au Bénin précisément à Natitingou, à travers des dons de manuels scolaires et qui appuie plusieurs projets béninois au profit des plus démunis. «Moi en tant que Béninois, je n’ai pas les moyens nécessaires pour accompagner cette association et donc pour la motiver, j’ai décidé de rallier leur siège, sis à Jarcieu à vélo au terme de 6473km, en récoltant 1euro par kilomètre», a expliqué Carlos Bossouvi à l'Institut français de Cotonou où nous l’avons rencontré. Si l’homme a pu récolter 6032 euros sur les 6473 euros espérés, il se dit néanmoins surpris car cette moisson est au-delà des attentes. Au cours des 47 étapes de son voyage à vélo, Carlos Bossouvi se souvient d’une de ses performances qui a fini par le clouer au lit au Burkina Faso.

Les ennuis de santé au Maroc puisque l’étape de la Mauritanie lui a pris jusque dans ses réserves d’énergies, en le clouant pendant deux jours sur le lit de l’hôpital. Ce qui l’amène à réduire son rythme de 140 km par jour. « Au Burkina Faso, j’ai roulé de 5 heures à 23 heures 30 minutes pour atteindre Bobo-Dioulasso. A mon arrivée, j’ai eu des irritations au niveau de l’entre-jambes », se souvient-il. Solitaire, nuit et jour sur les routes, Carlos Bossouvi a pu dénombrer sept crevaisons de pneu sur son parcours qui l’ont amené à changer la roue arrière.

« Au pays des hommes intègres où j’ai eu une crevaison, j’ai été dépanné par une femme qui vendait du maïs au bord de la voie. J’étais sceptique mais la bonne dame avait si bien fait que j’ai appris du métier», affirme Carlos Bossouvi qui poursuit que cette dame, après avoir collé la chambre à air, a passé la main à l’intérieur du pneu pour sortir l’objet qui avait causé la crevaison. «Ce que le premier qui m’avait dépanné, n’avait pas fait », ajoute t-il. Sous 50° Celsius en Mauritanie et sous de violents vents de sable, l’athlète buvait 8 à 10 litres d’eau. Intrépide dans l’âme, Carlos Bossouvi se souvient de cette étape en Mauritanie où il apercevait sa ville de destination à 10 km quand, son pneu crève une nouvelle fois.

Après l’avoir réparé, il crève une autre fois à 4 km. A chaudes larmes, ses guidons en main, il pleurait car il se demandait quand est-ce qu’il arrivera à destination. Il confie qu’à 125 km de Nouaktchott, il ne pouvait se reposer pour défaut d’arbres. « J’ai passé 20 minutes pour monter sur une dune de sable pour me donner le courage de poursuivre». Au bout du parcours, il a été reçu à l’Elysée par la représentante Afrique de François Hollande.

Coups de cœur

Ce sont «ces moments inattendus de solidarité que j’ai rencontrés en particulier dans certaines régions où je ne m’y attendais pas, comme par exemple quand un directeur d’hôtel m’a offert tout mon séjour dans son complexe au Maroc, un pays qu’on dit raciste à souhait». Son aventure lui aura permis de renforcer ses convictions, de découvrir d’autres cultures, d’autres manières de penser et de vivre. Comme il l’avoue lui-même, cette aventure lui a appris la patience, surtout face aux obstacles de la vie «et le fait que lorsque l’on fait un effort particulier pour une cause que l’on croit juste, les gens sont plus solidaires, et vous apportent spontanément une aide», même s’il s’est énervé quelques fois contre sa bicyclette. Avec sept crevaisons pour 6473 km, «ma femme», comme il l’a surnommée, lui a bien rendu sa fidélité. « Au départ de Cotonou, c’était Carlos Bossouvi, mais à la traversée de chaque pays, c’était le Bénin qui voyageait », fait-il remarquer avec la fierté d’avoir vendu sa patrie. «Un voyage est un piège parce qu’une fois que tu y as goûté, tu deviens accro, ça devient comme de la nourriture pour toi, chaque instant tu y penses et tu songes à repartir », martèle l’athlète.

Le vent comme une silhouette

«Le vent a été un compagnon de tous les jours pour moi. Dans le Sahara mauritanien, j’ai dû me cacher derrière une borne kilométrique pendant près de deux heures car il était très fort et ensablé. Je l’ai toujours eu dans la face à des degrés différents(…) Au début, je ne l’ai pas accepté comme compagnon, mais avec le temps, je suis devenu son ami car j’ai fini par me rendre compte que c’est le seul qui était en ma compagnie nuit et jour, pour rompre ma solitude». «Même si leur accueil a été bon à 80%, la plupart du temps, les Africains ne savaient pas quoi dire. Ils m’abordaient avec un mélange de curiosité, d’admiration, de perplexité, de compassion et de respect», évoque Carlos Bossouvi. Aux éléments naturels qui ont mis sa détermination à rude épreuve, se sont ajoutés les obstacles, plus fourbes de l’administration. Plus il remontait son continent, plus elle lui a mis des bâtons dans les roues. Malgré les renseignements pris à l’avance, à la frontière mauritanienne, on le renvoie illico à Bamako au Mali, pour demander un visa. Le Maroc voulait le renvoyer à Dakar, au Sénégal. Quand au visa Schengen – le plus dur à obtenir, - il aura fallu plusieurs interventions au plus haut niveau avant qu’on le lui accorde finalement.

Qui est Carlos Bossouvi ?

Né en 1990 à Ouidah, Carlos Bossouvi est employé dans une société d’import-export indienne et interprète à ses heures perdues. Jamais pourtant, son voyage ne lui est apparu comme une souffrance inutile. Ce voyage entre l’Afrique et l’Europe a révélé Carlos Bossouvi. Il en ressort grandi, toujours aussi modeste. Carlos Bossouvi souhaite écrire un livre et donner des conférences pour amener plus de Béninois et les Africains à s’investir dans le développement de leur pays. Il tient à raconter la solidarité entre les personnes et les peuples, quels que soient le pays, la religion, la couleur, la race et la culture. Il veut donner l’envie aux jeunes de se fixer des objectifs, de les atteindre, de se dépasser en gardant toujours une relation de confiance, de fraternité et d’amitié.

Sports 23 févr. 2015


Actualité politique:L’alliance «Eclaireur» veut faire souffler un autre vent sur le Bénin

Plusieurs partis et mouvements politiques partageant la même vision ont créé vendredi 20 février dernier à Cotonou, l’alliance « Eclaireur ». Par ces temps où la vie politique du Bénin est très animée et à la veille de la tenue des élections législatives, cette alliance politique qui s’est assignée plusieurs objectifs se veut, selon ses géniteurs, un creuset qui lutte aux côtés des populations pour un développement humain.

La coïncidence entre la célébration du jubilé d’argent de la Conférence des Forces vives de la nation et la première sortie politique de l’alliance «Eclaireur» est loin d’être un fait de hasard. Cela constitue plutôt la matérialisation de la volonté affichée par les géniteurs de ce bloc, quant à l’animation de la vie politique du pays. Christine Gbédji, la présidente du comité d’organisation des travaux qui ont conduit à la mise sur pied de cette alliance politique trouve que «la politique est la saine appréciation des réalités du moment». L’alliance «Eclaireur», appréciant celles qui s’offrent à elle en cette veille des élections marquant le renouvellement des dirigeants à la base et au sommet de l’Etat, a donc voulu s’inscrire dans l’histoire en mobilisant dans un seul et même creuset, plusieurs entités politiques aux visées identiques. Mais ce n’est pas tout. Comme le stipule sa dénomination, l'alliance «Eclaireur» a aussi vu le jour pour «dissiper l’obscurité partout où elle se trouve au Bénin et dans tous les domaines».

Pas étonnant donc de constater que son logo soit matérialisé par «une torche tenue par une main. La torche étant le flambeau que l’on tient fièrement et qui est un symbole de lumière qui éclaire la traversée des chemins de vie». Pour rester collés à cette vision, les militants de la nouvelle alliance qui ont effectué le déplacement du palais des Congrès de Cotonou pour la première sortie politique de leur groupe politique sont venus torche en main. On pouvait ainsi les voir éblouir de temps à autre les intervenants, créant ainsi un excès de lumière dans la salle et scandant des slogans qui indiquent l’utilité et l’importance de la lumière que leur creuset politique entend apporter à la gestion des affaires de la cité.

Parvenir à la clarification

Pour le président de l’alliance, le député Edmond Agoua, il est question pour ses pairs et lui qui ont pris la résolution d’unir leurs forces au sein de l'alliance «Eclaireur» de travailler pour «parvenir à la clarification progressive du paysage politique de notre pays afin de mieux converger nos forces pour bâtir un Bénin resplendissant». Cette torche qui a une couleur rouge, couleur universellement reconnue comme le symbole de la vie vise par ailleurs à matérialiser selon lui, la puissance, l’éclat et l’incitation à l’action.

Les objectifs de la nouvelle alliance restent aussi attachés à cette vision et ses géniteurs lui ont assigné une série d’objectifs qui permettront de «mettre à nu tous les obstacles au développement harmonieux du Bénin…». Plusieurs personnalités et représentants de partis politiques sont venus soutenir les géniteurs de la nouvelle alliance. «Vous vous êtes engagés, soyez courageux et allez au bout de votre combat», leur a conseillé l’ancien député Amissétou Affo Djobo.

Comme elle, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Coffi Nago a trouvé l’initiative «bonne et courageuse» et propose aux responsables de l’alliance «d’aller au-delà des alliances primaires pour débarrasser notre pays de certaines pratiques qui ne sont pas bien pour notre pays». A la fin des travaux, une déclaration politique a été lue par le député Venance Gnigla. Celle-ci rappelle les idées forces de la nouvelle alliance et dévoile les membres du bureau de onze membres élus à la tête. On note ainsi à la présidence de l’alliance, le député Edmond Agoua tandis que Cyriaque Domingo, Venance Gnigla et Christine Gbédji en sont les vice-présidents. Le secrétariat général a été confié à Cyriaque Tossa. Pour l’instant, quatorze mouvements et personnalités politiques ont validé leur appartenance à l’alliance «Eclaireur».

Politique 23 févr. 2015


Des Organisations de jeunes exigent le rajeunissement de la classe politique

Les responsables de quatre grandes organisations de jeunes ont échangé avec les médias, samedi 21 février dernier à Cotonou. Cette rencontre fait suite à une série d’actions au cours desquelles ces organisations et bien d’autres ont martelé la nécessité et l’urgence pour les acteurs politiques du Bénin de comprendre que l’heure de la « rupture » et de la relève a sonné.

Adolescents des années 90, nombre de Béninois sont devenus aujourd’hui, 25 ans après la Conférence des Forces vives de la nation, des jeunes capables et motivés, moulés dans les laboratoires politiques et à même de prendre la relève pour redéfinir l’avenir du pays et retracer un modèle de développement politique qui tienne compte aussi bien de leurs besoins, de leurs aspirations et des réalités du moment. Mais la passation intergénérationnelle de témoin tarde à se faire sinon que, ceux qui ont pour mission de remettre le flambeau à la jeunesse, s’accrochent encore au pouvoir. Une situation qui intrigue nombre de jeunes béninois et qui fait depuis peu, l’objet d’un appel à l’endroit des acteurs politiques.

«Le temps est venu pour les nouvelles générations de capitaliser vos succès et vos échecs pour bâtir un Bénin nouveau », indique, entre autres, l’appel dont copie a été remise, il y a quelques jours, aux partis politiques sur l’esplanade de l’Assemblée nationale. Même si les desiderata exprimés à travers cet appel ne se concrétisent pas encore force est de constater que des lignes ont bougé et face à cela, les initiateurs de ce combat ont pris la résolution de faire partager davantage leurs visions.
Face aux hommes des médias, samedi dernier, ils ont une fois encore, par la voix d’Edmond Ayindé, président du Réseau pour l’éveil patriotique (REP) rappelé que «la soif de la rupture existe et est gérée dans le silence et dans les cœurs». Mais cette rupture, ils la veulent «intelligente » pour le rajeunissement du personnel politique national.

«Nous tenons à clarifier le sens de ce plaidoyer qui est juste une invite à croire en la jeunesse et à lui confier des responsabilités», nuance Edmond Ayindé. Il rappelle au nom de ses pairs qu’il se trouve de nombreux jeunes qui ont fait l’option des mouvements politiques simplement parce que le cadre des formations politiques ne se prête pas toujours à leur éclosion. Malgré cet état de chose, ces organisations sont loin de donner dans le découragement. Bien au contraire, elles comptent porter assez haut et loin le message du rajeunissement de la politique nationale et déjà, pour le compte des élections à venir, notamment les législatives, les ambitions sont clairement définies.

En plus des 75% au moins de jeunes femmes et hommes proposés aux partis politiques comme taux de positionnement sur les listes électorales, ceux-ci disent également « Non ! A une Assemblée nationale dont la moyenne d’âge est supérieure à 54 ans» et proposent un Parlement dont la moyenne d’âge est comprise entre 42 et 52 ans.
Noble ambition sans doute, que se sont fixés ces responsables d’organisations de jeunes, mais qui est loin d’être un combat personnel selon Cephise Béo Aguiar de l’Observatoire des jeunes pour un Bénin nouveau (OJBN).

Pour preuve, illustre-t-il, aucun des conférenciers du samedi dernier n’est candidat sur une quelconque liste. Il s’agit donc tout simplement de faire comprendre aux acteurs politiques actuels qu’ils sont très peu regardants sur la relève, précise de son côté Rathier Agassounon de Forces citoyennes pour la défense de la patrie (FOCIDEP).
Et comme il fallait s’y attendre, beaucoup de questions sur les réelles motivations de ce combat ont été posées à ces jeunes avant-gardistes dont le discours, quoique conciliant, ne manque pas de mise en garde. Ceux-ci ayant clairement exprimé leur ambition de mener une campagne dans les contrées du pays contre les listes de candidatures qui ne feraient pas la part belle aux jeunes.

Politique 23 févr. 2015


Animation de la vie politique :Le MJDDR porté sur les fonts baptismaux à Porto-Novo

Le Mouvement des jeunes pour une démocratie et un développement repensés (MJDDR) est né. Son congrès constitutif s’est déroulé samedi 21 février dernier à la Maison internationale de la culture de Porto-Novo sous le parrainage du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes qui s’est fait représenter à l’ouverture officielle des travaux.

Le cercle des mouvements politiques s’est agrandi au Bénin. Il a enregistré un nouveau-né samedi 21 février dernier à la Maison internationale de la culture de Porto-Novo. Le nouveau-né est baptisé: Mouvement des jeunes pour une démocratie et un développement repensés (MJDDR). Il a été porté sur les fonts baptismaux au terme d’un congrès constitutif qui a mobilisé plusieurs centaines de jeunes venus des quatre coins du Bénin. Ils étaient tous vêtus de tee-shirts griffés du logo dudit mouvement politique.
Selon le président du comité d’organisation des travaux de ce congrès constitutif, Simon Adankon, le MJDDR vise trois objectifs principaux. D’abord, à regrouper et unir en son sein, sur la base de l’adhésion volontaire, les Béninois des deux sexes en vue de la mise en œuvre de l’action politique. Ensuite, à inciter les jeunes à la réflexion sur le développement national et enfin, à concourir à la promotion, à la sauvegarde et aux respects des libertés fondamentales et des droits de l’Homme.
«Le nouveau mouvement politique né en plein cœur de Porto-Novo, se veut un creuset de jeunes béninois regroupant toutes les tendances politiques et soucieux du développement du Bénin», souligne Simon Adankon. Mais pour y parvenir, les membres du MJDDR pensent qu’il est urgent que la démocratie et le développement soient repensés. Le Bénin devra passer de la parole aux actes concrets pour booster le développement. Raison d’ailleurs pour laquelle le MJDDR ne se positionne ni de la Mouvance présidentielle ni de l’Opposition.

Il se dit au centre pour mieux apporter sa pierre à l’œuvre de reconstruction du Bénin.
Une vision noble que ne peut manquer de soutenir plusieurs personnalités politiques ayant pris part au lancement des travaux de ce congrès constitutif. Pour l’ancien maire d’Allada, Wilfried Gbétchédji, la démocratie et le développement ne doivent être l’affaire du seul Etat. Mais plutôt de tous les individus. C’est pourquoi il a salué l’initiative prise par ces jeunes de mettre en place un creuset politique regroupant leurs forces pour accompagner le développement de leur pays. «Votre vision est bonne. Car, la jeunesse est le fer de lance de la démocratie et du développement», a souligné le premier maire de l’ère de la décentralisation dans la commune d‘Allada.
En tant qu’aîné, Wilfried Gbétchédji n’a pas manqué de prodiguer quelques conseils aux membres du MJDDR. Il les a exhortés à l’entente et à l’unité dans l’action et surtout à rester vigilants au virus de la division qui guette souvent toute formation politique.
Me Yves Edgar Monnou, président du parti Génération action et progrès basé à Porto-Novo, trouve que pour un véritable développement du Bénin, la priorité doit être accordée à l’agriculture et à l’énergie.

L’avocat au barreau de Cotonou a par ailleurs loué le moment choisi par ces jeunes pour créer leur mouvement politique. Lequel intervient à un moment où le Bénin s’apprête à tourner la page des deux quinquennats du président de la République, Boni Yayi.
Procédant à l’ouverture des travaux, le représentant du ministre de l’Intérieur, de la Sécurité publique et des Cultes, parrain des travaux, Christophe Houndo, a invité les jeunes du MJDDR à relever les défis de la pérennisation de leur mouvement.
Au terme des travaux constitués de l’étude et de l’adoption des textes, Simon Adankon a été élu pour présider aux destinées du MJDDR.

Politique 23 févr. 2015


Livre «Hôtel PLM Alédjo : Gloire et déclin du berceau du renouveau démocratique béninois»:Un appel à la sauvegarde du patrimoine culturel

25 ans après l’historique conférence des forces vives de la nation, l’hôtel PLM Alédjo, berceau de la démocratie béninoise continue de végéter dans un état de décrépitude totale. Cette situation qui n’honore point le Bénin a suscité des interrogations chez deux jeunes Béninois, le journaliste Léonce Gamaï et le consultant en communication Romaric Banon. De leurs investigations et réflexions est sorti le livre intitulé : «Hôtel PLM Alédjo : Gloire et déclin du berceau du renouveau démocratique béninois». Il a été lancé samedi 21 février dernier à Cotonou.

Face à l’oubli et à l’abandon dans lequel sombre depuis des années, l’hôtel PLM Alédjo, et convaincus que chacun peut apporter un souffle nouveau à la communauté, Léonce Gamaï et Romaric Banon ont décidé de crever l’abcès. Ils soulèvent un débat, qui au-delà du sort de ce vestige de la démocratie béninoise, aborde la problématique de la préservation du patrimoine culturel et politique du Bénin en général. Par le livre «Hôtel PLM Alédjo : Gloire et déclin du berceau du renouveau démocratique béninois», ils voudraient lancer un cri de cœur face à une situation qui devrait interpeler tout un chacun. Conscients du fait qu’on ne peut bâtir un Etat nation en laissant de côté la préservation du patrimoine culturel, ils lancent par cet ouvrage un appel à la mobilisation générale pour sauver l’Hôtel PLM Alédjo ou du moins ce qu’il en reste encore.

Témoignage de Robert Dossou

La cérémonie de lancement samedi dernier s’est ouverte par le témoignage d’un acteur clé de la Conférence nationale des forces vives, Maître Robert Dossou. Il a rappelé le contexte de la révolution du 26 octobre 1972 qui, selon lui, avait suscité beaucoup d’espoir mais un espoir éteint avec la proclamation du Marxisme-léninisme. Pour l’ancien président de la Cour constitutionnelle, la décision d’une assise nationale n’est pas venue ex nihilo.
Le président Mathieu Kérékou, selon Robert Dossou, serait déjà prédisposé à corriger les choses. Et il en veut pour preuve le séminaire de révolutionnarisation du secteur agricole tenu à Ouando le 1er avril 1975 et qui est venu atténuer la déclaration de Goho. A l’endroit des auteurs du livre «Hôtel PLM Alédjo : Gloire et déclin du berceau du renouveau démocratique béninois», il se dit heureux de constater qu’au-delà de tant d’amertumes et de déceptions, il y ait des jeunes qui s’accrochent à maintenir la flamme et raviver l’espoir.

A la suite de l’ancien président de la Cour constitutionnelle, le député Eric Houndété s’interroge sur la responsabilité de tout un chacun face à la préservation du patrimoine culturel béninois. Il prédit que l’hôtel PLM Alédjo serait probablement rasé les jours à venir pour laisser place à un autre Hôtel et que de ce fait, c’est une partie de l’histoire du Bénin qui partirait en fumée. Quant au parrain de l’événement le professeur Honorat Aguessy, il se dit particulièrement fier de constater que pour une fois ce soit des jeunes qui montrent l’exemple. A l’endroit de la jeunesse, il donne comme conseil : «Que les vagues battent sans cesse, la fureur des flots finira par disparaître».


Présentation du livre

Le livre «Hôtel PLM Alédjo : Gloire et déclin du berceau du renouveau démocratique béninois» porte les trois couleurs du drapeau national. Pour le présentateur, le journaliste et chroniqueur Fawaz Ayah, la couleur verte du livre représente les herbes qui envahissent et étouffent l’hôtel PLM Alédjo. Le jaune or, couleur dominante du livre est un symbole d’espoir et le rouge montre que le PLM Alédjo est en danger et que seuls les Béninois peuvent le sauver. C’est un livre de 108 pages subdivisé en trois parties et préfacé par le journaliste Wilfried Léandre Houngbédji et postfacé par Wenceslas Mahoussi.

Culture 23 févr. 2015


«LatinAfrica» :Come-back et nouveau départ pour Laurent Hounsavi

Un album mature ! Dix titres les uns aussi dansants que les autres, plusieurs langues… Du bon tout simplement. C’est ce qu’on pourrait dire lorsqu’on prend le temps d’écouter «LatinAfrica», le dernier album du salsero Laurent Hounsavi. L’artiste y a mis du sien et des moyens, même si on y dénote une forte propension pour l’amour.

Ceux qui espéraient le retour de Laurent Hounsavi sont servis. Le jeune salsero qui s’est dévoilé il y a quelques années comme une valeur sûre de cette musique avait été perdu de vue ces dernières années sans qu’on sache vraiment où se nichait l’homme des métro et ce qu’il mijotait. Mais à l’heure de la cuisson, le plat servi est bien succulent.

A travers les dix titres de son nouvel album, Laurent Hounsavi s’est écarté de l’à peu près. «C’est un travail professionnel» ont témoigné plus d’un. L’artiste lui aussi n’en dit pas le contraire. Mais pour lui, c’est dans l’ordre normal des choses et dans le plan de carrière qu’il s’est tracé.

Et c’est sans doute la raison pour laquelle les investissements matériels, financiers et surtout musicaux engloutis dans la présente production sont colossaux. Laurent Hounsavi a choisi par exemple de faire appel à l’arrangeur Luis Manresa pour apporter sa touche à cet album qui actuellement se trouve en pleine promotion. On y découvre «Turn your lights», «chérie» ou encore une innovation comme la version salsa de «no woman no cry», «Por que sufrir», «Kpabiliba», «Mami wata»….

Mais c’est sans doute la version du morceau «No woman no cry» qui constitue, l’une des plus grandes attractions de «LatinAfrica». Pour un album salsa on peut reprocher une dominance du cuivre. Une inquiétude que solutionne Laurent Hounsavi en expliquant qu’il s’est conformé aux tendances actuelles de la salsa qui est une musique en perpétuelle évolution.

De Paris à New York en passant par Hong-Kong, il a partagé la scène avec plusieurs grands noms de la musique.
On peut dire aussi que les nombreux voyages effectués par lui dans plusieurs villes d’Europe, d’Amérique, ont influencé un peu cette dernière production. L’artiste a donc beaucoup grandi, admet-on.

Mais cela n’a rien ôté à l’artiste du quai et du métro. Alors que certains se sont abonnés à des critiques à son endroit, surtout en ce qui concerne ses prestations sur les quais Laurent Hounsavi dit avoir choisi la voie de la fidélité à ses fans. Lesquels l’ont longtemps réclamé alors qu’il effectuait il y peu de temps, un tour du monde pour des concerts et festivals.

Culture 23 févr. 2015


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