La Nation Bénin...
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Les Forces armées béninoises, plus spécifiquement les forces aériennes ont perdu hier, deux des leurs, à l’occasion d’une explication entre deux militaires et qui a tourné au drame.
Les explications de l’état-major général des Forces armées béninoises pourtant annoncées à plusieurs reprises dans la soirée d’hier ont été attendues en vain, jusqu’à une heure tardive. Pourtant, elles auraient permis d’en savoir un peu plus sur ce qu’on pourrait qualifier de « l’incident de la base aérienne de Cotonou ». C’est donc en l’absence de cette version officielle que nous nous sommes contentés des informations glanées çà et là et des recoupements issus de celles fournies par certaines sources contactées tout au long de la soirée d’hier, dès l’annonce de la nouvelle.
Il est donc à retenir que les deux hommes en arme que pleurent les forces armées ont respectivement nom Roméo Glessou (sergent) et Michel Houéssou (lieutenant et technicien de l’aviation).
Et c’est le premier qui aurait arraché la vie au second, son supérieur, avant d’attenter par la suite à la sienne.
Nos sources indiquent que le sergent Roméo Glessou en avait après son chef qui lui aurait infligé dernièrement, une série de « punitions » qu’il jugerait trop sévères. La dernière en date, c’est une demande d’explication à lui adressée pour raison d’absence. Demande à laquelle le soldat aurait répondu. Mais son supérieur aurait trouvé ses explications peu convaincantes et lui a donc infligé une garde prolongée. Ce qui n’a pas été du goût du sergent. Mais on ne comprendra jamais ce qui lui est passé par la tête hier, lundi 16 février.
Alors qu’il était en faction à la base aérienne de Cotonou située sur le périmètre aéroportuaire, il a pris la résolution de rejoindre son supérieur dans son bureau pour lui demander, semble-t-il, pourquoi ce dernier se comporterait en bourreau vis-à-vis de lui.
La suite de cette explication entre le soldat et l’officier n’a rien d’agréable. La tension serait vite montée et dans un élan de fureur sans doute, le sergent Roméo Glessou aurait dégainé et tiré sur le lieutenant Michel Houéssou.
Face au drame qu’il venait de commettre, l’intéressé attente ensuite à sa propre vie, disent nos sources. Conduit dans un premier temps en réanimation à l’Hôpital d’instruction des armées, on apprend aux dernières nouvelles que le sergent lui aussi serait passé de vie à trépas. Informée de la situation, plusieurs autorités du haut commandement militaire et le ministre en charge de la Sécurité publique ont effectué le déplacement sur les lieux pour s’enquérir de la situation et une enquête aurait été ouverte à cet effet.
Actualités 17 févr. 2015

Depuis le 15 février dernier, l’opération d’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) a connu son épilogue. Sur le terrain, la situation est mitigée. Si par endroits, on a noté la présence effective des Agents locaux d’actualisation, dans d’autres par contre, ils se sont faits désirer jusqu’au dernier jour. Mais pour le président du Cos/Lépi Sacca Lafia, cette situation est mineure et n’entache en rien la validité de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI).
Au siège du COS-LEPI à Agblangandan, commune de Sèmè-Podji, l’on est satisfait de l’ensemble du processus de correction de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI). Les observations faites sur le terrain par rapport à l’absence des Agents locaux d’actualisation (ALA) dans certains centres d’affichage pour recueillir les réclamations des citoyens ne mettent pas en cause l’évolution du processus. Le président Sacca Lafia a été, à ce sujet, on ne peut plus clair. « Il n’y aura pas de prorogation. La liste sera bien validée et sera déposée au plus tard le 24 février prochain ». Certes, le président du COS-LEPI reconnaît que les ALA ont été défaillants par endroits.
Cette situation s’explique, selon lui, par le fait que le COS-LEPI n’a pas été soutenu par l’Exécutif qui, contrairement à ce qu’il devrait faire, aurait plutôt cherché à monter les ALA, en leur demandant d’exiger d’abord le payement de ce qu’on leur doit avant de recenser les réclamations. «Cela est regrettable mais nous avons pris nos dispositions », a-t-il laissé entendre. Pêle-mêle, le président du COS/LEPI a cité des dispositions qui ont permis de repêcher le maximum de citoyen. Il s’agit des réclamations dites importantes.
Cela concerne les personnes qui ont encore sur eux la carte de la LEPI de 2011 et qui n’ont pas retrouvé leur nom sur la nouvelle liste. Jusqu’à hier, ces personnes continuaient d’être prises en compte. Il y a en outre les réclamations mineures qui concernent les fautes d’orthographe au niveau des noms et prénoms ensuite les réclamations relatives au transfert d’une localité à une autre ou d’un bureau de vote à un autre. Pour Sacca Lafia, tout cela peut se faire une fois que le nom du requérant est dans le fichier. Quant au non payement des ALA, le président du COS-LEPI explique que les agents sont actuellement sur le terrain pour solder les 30.000F CFA qui leur reviennent. Il rassure la population que les cartes seront prêtes à temps et l’invite à se mobiliser car il n’y aura aucune prorogation.
«Une LEPI exhaustive à 95-97%»
L’optimisme du président du COS-LEPI se situe surtout au niveau de l’application stricte de la loi électorale. «Tout ce que la loi a prévu, nous l’avons fait et nous sommes même allés au-delà », a-t-il expliqué. Il s’agit de la publication de la LEIP sur internet, de son affichage pendant 21 jours qui, selon lui, est effectif dans 90% des cas et de son exhaustivité. « La loi demande une liste exhaustive à 90%. Nous sommes dans l’ordre de 95 à 97%, donc bien au-delà. La loi n’a pas prévu le ratissage, mais on l’a fait. On a envoyé la liste avec les photos dans tous les départements pour qu’on repêche encore les personnes qui ne sont pas venues à l’audit participatif pour choisir leur centre de vote.
Cela nous a permis de récupérer près de 70 mille béninois », a expliqué le président. S’agissant de ceux qui, malgré tout ça, sont laissés en rade, il a indiqué que la loi a prévu l’installation d’un nouveau COS-LEPI qui devra les prendre en compte de même que les Béninois de l’extérieur.
L’étape des réclamations terminée, le COS-LEPI va procéder au dédoublonnage des empreintes digitales, un tamisage plus fin du fichier électoral. Ensuite s’ensuivra l’établissement des cartes d’électeur qui seront distribuées avant fin mars.
L’opération passe, les couacs restent
L’opération d’affichage et de mise en ligne de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) en vue de sa correction a pris fin dimanche 15 février dernier, mais ses ratés demeurent. Si les citoyens qui ont accès à Internet, pouvaient se réjouir de la disponibilité virtuelle de la liste sur le site du COS-LEPI, force était de constater que les listes n’étaient accessibles physiquement à Parakou, Nikki et autres communes des départements du Borgou-Alibori que plus de cinq jours après le démarrage officiel fixé pour le 26 janvier dernier sur toute l’étendue du territoire national. Les premiers jours de l’opération, les agents chargés de recueillir les préoccupations des citoyens qui désirent faire des réclamations étaient invisibles.
Les choses ne sont rentrées véritablement dans l’ordre que plus tard. Sur le terrain, de nombreux inscrits se sont plaints de n’avoir pas retrouvé leurs noms sur la liste du centre de vote choisi. Certains se sont retrouvés dans d’autres quartiers de ville ou villages ; d’autres détenant leur carte d’électeur de 2011, ont constaté avec amertume qu’ils ne sont nulle part sur les listes et ce, après avoir fait le tour des centres de vote de la ville ou du village. Déçus, nombre sont les citoyens qui refusent de s’inscrire dans les registres prévus à cet effet auprès des agents commis à la tâche. Et ainsi, la LEPI sera loin d’être complète et sans bavure.
C.U.P.
L’émoi sur le terrain
Les opérations de réclamations sur la Liste électorale informatisée provisoire(LEIP), officiellement bouclées dimanche 15 février dernier, auront laissé un goût amer sur le terrain. Les témoignages sont édifiants et unanimes dans plusieurs quartiers de Cotonou. Les chefs quartiers et les populations ont la dent dure sinon n’arrivent pas à s’expliquer certaines situations observées durant les opérations qui devraient durer du 5 au 15 février dernier. Le chef quartier de Zogbohouè, Evrard Mèdji, ayant compétence sur Mènontin et Kindonou a de la peine lorsqu’il se prononce sur la question.
« Vraiment je n’ai rien compris », laisse entendre l’élu local. Il dénonce la quasi absence des Agents locaux d’actualisation (ALA) sur le terrain durant toute la période. « Nous n’avons reçu que les feuillets de correction que nous avons affichés. Dans ma zone, j’enregistre beaucoup de plaintes de la part des populations », révèle-t-il. Dans le 13è arrondissement de Cotonou, Gisèle Houlagnonou Agblo, chef quartier de Agla zone 6 ne décolère pas. Elle affirme que les ALA sont arrivés sur le terrain mais avec sept jours de retard.
«Nous nous sommes chargés de l’affichage mais nos administrés n’avaient pas d’interlocuteurs sur le terrain », dénonce-t-elle. Un autre citoyen rencontré à Cadjèhoun dans le 12è arrondissement qui a requis l’anonymat, livre que les ALA ont été invisibles sur le terrain et il ne comprend pas pourquoi on exige aux électeurs de venir jusqu’au siège du COS-LEPI pour faire certaines réclamations. Non loin de là, Chabi Bakarou Moussa se dit être dans l’expectative car il se demande s’il pourra exprimer son droit de vote aux prochaines élections.
«Pour des contraintes professionnelles, j’ai transféré mon nom à Parakou mais pour la phase de correction, j’étais déjà à Cotonou. Dans ce cas, je me demande, si je serai à même de voter», questionne-t-il. La directrice du groupe B du complexe scolaire Cadjèhoun, reconnait que des Agents locaux d’actualisation sont arrivés sur le terrain pour recueillir les observations des populations. Cependant elle avoue ne les avoir pas vus pendant plusieurs jours. « A leur arrivée, je leur ai donné deux tables-bancs afin qu’ils puissent s’installer pour faire le travail », souligne la responsable de l’établissement.
Pour rappel, le calendrier du COS-LEPI a prévu les réclamations du 5 au 15 février dernier précédées de la phase d’affichage qui a duré 10 jours à partir du 26 janvier dernier. Les citoyens devraient se rendre dans leurs centres de vote pour faire les différentes observations sur leurs noms ou autres données les concernant. Mieux, un communiqué du COS-LEPI invitait les citoyens détenteurs de la carte de la LEPI de 2011 qui n’auraient pas retrouvé leurs noms, à se rendre au Centre national de traitement dans les locaux du COS-LEPI à Agblangandan.
Jonas DETONDJI (Stag)
Actualités 17 févr. 2015

L’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) qui a timidement démarré après le mercredi 28 janvier dernier à Abomey comme à Bohicon, a pris effectivement fin dimanche 15 février dernier. Selon le coordonnateur départemental du COS-LEPI, François Gbesso, tout s’est bien déroulé dans sa zone de supervision qu’est le Zou.
Tout est bien qui finit bien ! Ou encore une autre étape de bouclée !, peuvent s’exclamer désormais certains responsables des démembrements du Conseil d’orientation et de supervision (COS/LEPI) sur le terrain. Les listes affichées et les agents chargés de recueillir les réclamations ne sont plus sur le terrain. Tout est pour l’instant rangé. Introuvable à son bureau dans l’après-midi d'hier lundi 16 février, le responsable COS-LEPI du département du Zou, François Gbesso, était en route pour Cotonou pour aller rendre compte de sa mission qui vient de prendre fin sur le terrain. Cependant, joint au téléphone, il dit d’une voix soulagée et apaisée, se réjouir que tout se soit bien déroulé dans le département dont il a la charge dans le cadre de l’élaboration de cette Liste électorale informatisée provisoire (LEIP).
Il rassure que toutes les réclamations faites ont été enregistrées sur le terrain pour la correction de la liste. Les erreurs relatives aux noms, aux lieux de naissance ou au choix du bureau de vote et autres ont été toutes enregistrées. Il revenait donc aux Béninois concernés, de se présenter physiquement dans les centres de vote où étaient disposées les données à caractère personnel pour fournir les éléments à corriger aux agents de réclamation.
Il s’agissait surtout de vérifier sa présence sur la liste et la prise en compte de ses réclamations éventuelles formulées aux phases précédentes; de relever sur la liste les erreurs matérielles qui affectent encore les données à caractère personnel, et de s’assurer de son arrimage au centre de vote choisi.
C’est conformément donc à l’article 299 de la Loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin que le COS-LEPI conviait tous les Béninois inscrits et en âge de voter à aller consulter les listes affichées pour y voir leurs noms afin d’apporter les corrections nécessaires si possible.
Il avait également demandé aux élus locaux, chefs quartiers et chefs villages de jouer leur rôle comme lors des étapes précédentes.
François Gbesso poursuit en expliquant qu’il a eu plus de chance que ses autres collègues parce que dans le Zou, les régisseurs étaient sur le terrain pour le paiement des primes des différents agents impliqués dans cette opération de correction. Ce qui évidement a favorisé la bonne marche du travail pour lui et son équipe sur le terrain. A la question de savoir si toutes les localités ont enregistré effectivement des corrections, François Gbesso répond qu’il y en a où les agents n’ont formulé aucune réclamation de la part de concitoyens.

Du vendredi 20 au mardi 24 février prochain, les partis et alliances de partis politiques désireux de prendre part aux élections législatives du 26 avril prochain, doivent déposer leurs dossiers de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (CENA). A moins de 96 heures de ce délai fatidique, c’est le branle- bas au sein des formations politiques actuellement concentrées sur la question de confection des listes de candidatures.
Les acteurs des partis ou alliances politiques ont perdu le sommeil. C’est pratiquement la dernière semaine pour eux de finaliser leurs dossiers de candidatures en vue de prendre part aux élections législatives du dimanche 26 avril prochain. Ces listes de candidatures doivent commencer à être déposées à partir du vendredi 20 février prochain pour prendre fin le mardi 24 février suivant. Les partis ou alliances de partis politiques ont donc cinq jours pour déclarer leurs listes de candidatures à la Commission électorale nationale autonome (CENA). Ce délai butoir fixé au mardi 24 février prochain a été déduite de la date de la campagne électorale pour les législatives qui commence le 15 avril prochain.
Puisque le Code électoral prévoit en son article 377 que les questions de candidatures doivent être bouclées au plus tard 45 jours avant la campagne électorale. La CENA a déjà sorti à cet effet depuis quelques jours un communiqué de presse à l’attention des acteurs politiques. « Les candidatures doivent faire l’objet, au plus tard quarante-cinq (45) jours avant l’ouverture de la campagne électorale, d’une déclaration en double exemplaire des candidats titulaires et suppléants, revêtue de signatures dûment certifiées par l’autorité administrative et portant l’engagement que tous les candidats remplissent les conditions d’éligilibilité prévues par la loi…», encadre le Code électoral. Ces conditions d’éligibilité, faut-il le rappeler, sont détaillées à l’article 359 de la même loi.
Préfets, secrétaires généraux et autres exclus
Aux termes des dispositions, citées supra, pour être candidat aux élections législatives, il faut être âgé d’au moins 25 ans dans l’année du scrutin. Les Béninois de naissance doivent être domiciliés au pays depuis au moins un an. Quant aux étrangers naturalisés, la loi prescrit qu’ils doivent être domiciliés au Bénin et y vivre sans interruption depuis au moins 10 ans. Il est fait obligation aux secrétaires généraux des mairies, préfets, secrétaires généraux des préfectures de démissionner de leurs fonctions douze mois au moins avant la date du scrutin, s’ils désirent être candidat dans une circonscription électorale dont le territoire comprend ou est compris dans une circonscription administrative où ils exercent leurs fonctions de commandement.
Ainsi dit, aucun secrétaire général de mairie, préfet ou secrétaire général de préfecture ne peut être candidat aux élections législatives d’avril 2015. Car, à ce jour, aucun d’entre eux n’a démissionné de ses fonctions. Ils devraient le faire depuis le 25 avril 2014.
Certains maires par méconnaissance des textes se déploient déjà sur le terrain alors qu’il n’est pas exclu que leurs dossiers de candidature soient rejetées.
La déclaration de candidature est enregistrée par la Commission électorale nationale autonome. Et ceci contre récépissé provisoire de la déclaration qui est immédiatement délivré. Un récépissé définitif sera délivré dans tous les cas par le président de la Commission électorale nationale autonome après versement du cautionnement et examen de la recevabilité des candidatures.
Le cautionnement est fixé à 100 000 FCFA par candidature titulaire et doit être versé au Trésor public dans les deux jours qui suivent la déclaration de candidature (article 382 du Code électoral). Il est remboursable aux partis politiques ou groupes de partis politiques dont les listes auront recueilli 10% au moins des suffrages exprimés sur l’ensemble du territoire national.
Course contre la montre
C’est donc le branle-bas et une course contre la montre au sein des partis et alliances de partis politiques. Les acteurs sont actuellement préoccupés par la confection des listes de candidatures. Les alliances politiques se nouent et se dénouent dans cette perspective. Tout comme l’Alliance politique composée de l’Union pour la relève (UPR) de Issa Salifou, de l’Union pour la démocratie et la solidarité (UDS) de Sacca Lafia et Force Espoir de Antoine Dayori déjà constituée officiellement, plusieurs autres alliances politiques de l’Opposition comme de la Mouvance se préparent à se révéler au monde. Plusieurs d’entre elles ont choisi de faire leur sortie officielle d’ici à dimanche prochain.
Et annoncer leur intention d’affronter les législatives prochaines en rangs serrés. On annonce une alliance qui réunira le parti UPD Gamesu du président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, une alliance de la Renaissance du Bénin de Léhady Soglo également en gestation avec d’autres forces politiques, l’IPD de Théophile Nata serait aussi très avancée dans la constitution d’une alliance politique et l’AND de Valention Houdé n’est pas du reste. Comme on le voit, l’actualité politique sera riche le week-end prochain au Bénin avec la création d’alliances politiques tous azimuts. Les acteurs politiques n’ont aujourd’hui leur tête qu’aux listes de candidatures. Tout ceci sera terminé à la clôture du dépôt des listes de candidature prévue pour le mardi 24 février prochain. Les partis ou groupes de partis politiques ont intérêt à bien ficeler leurs dossiers sinon la moindre erreur leur sera fatale. Ils pourraient voir leurs listes de candidatures rejetées par la CENA.
Actualités 17 févr. 2015

Dans l’affaire qui l’oppose au sieur Boniface Loko, Me Lionel Agbo a fini par se faire entendre. Dans la matinée d’hier lundi 16 février, il était avec son conseil dans les locaux du commissariat de police de Cadjèhoun où une plainte avait été déposée contre lui pour agression, pour faire sa déposition.
Dans la soirée du dimanche 15 février dernier, dans les locaux du commissariat de Cadjèhoun où il est gardé sur instruction du directeur de l’enquête, le sieur Boniface Loko qui s’était rendu sur les mêmes lieux, 48 heures plus tôt, expliquait les conditions dans lesquelles il en est venu aux mains avec un individu qui n’est rien d’autre que Me Lionel Agbo, avocat au barreau.
Les clarifications de ce dernier étaient alors attendues pour mieux expliciter le puzzle. En effet, Boniface Loko soutenait dans ses propos, avoir été pris à parti par «son agresseur» avant de réagir et de lui porter des coups. Une version que réfute le conseil de Me Lionel Agbo. Me Michel Enangnon Ahoumènou, avocat à la cour a accompagné son client et collègue faire sa déposition hier au commissariat de Cadjèhoun. Déposition à l’issue de laquelle, il n’a pas souhaité se prononcer sur cette affaire. « Je pense qu’il faut laisser les policiers faire leur travail.
La vérité se rétablit devant le juge. Me Lionel Agbo a été écouté. Le mis en cause a reconnu les faits », a-t-il confié. A la suite de cette première confrontation entre son client et son supposé agresseur, Me Michel Enangnon Ahoumènou soutient que l’ancien porte-parole de la présidence de la République « a été littéralement agressé par le mis en cause avec une barre de fer et il a jeté des pierres à Me Agbo qui l’ont blessé au pied ». Il n’en dira pas plus. «Le reste se dira à la barre», a-t-il tranché.
Bandage au front et visiblement faible, Me Lionel Agbo a passé plusieurs heures dans les locaux du commissariat de Cadjèhoun dans la matinée d’hier, avant de prendre congés des lieux.

L’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Menager et le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché, ont procédé, hier lundi 16 février à Cotonou, à la signature de deux conventions de financement relatives au Projet d’appui au développement de l’agriculture dans le département des Collines (PADAC), pour une agriculture durable. C’était en présence de la directrice de l’Agence française de développement (AFD), Catherine Bonnaud et du ministre en charge de l’Agriculture, Azizou El hadj Issa
7, 8 milliards FCFA. C’est le montant que la France met à la disposition du Bénin concernant le Projet d’appui au développement de l’Agriculture dans le département des Collines (PADAC) : pour une agriculture durable.
Ledit projet se propose d’accompagner les communes et associations dans la mise en œuvre d’investissements agricoles respectueux de l’environnement avec une vraie valeur ajoutée socio-économique (aménagement de bas-fonds, entretien des routes, création de marchés, de couloirs de transhumances, etc.)
En effet, le département des Collines situé au centre du pays et comprenant six communes, dispose d’un potentiel agricole important. Malgré cela, 47% de sa population est en situation de pauvreté et la zone est confrontée à des défis majeurs : faible compétitivité du secteur agricole, dégradation des terres, pression foncière croissante et fort taux de malnutrition. «Comme réponse à ces problèmes, seuls des investissements agricoles menés de façon participative sont à privilégier».
Dans son mot pour la circonstance, l’ambassadeur de la France près le Bénin, Aline Kuster-Menager a précisé que le projet s’inscrit dans le Plan stratégique de relance du secteur agricole et le Plan national d’investissement agricole. «Il contribuera simultanément à la mise en œuvre de plusieurs stratégies et instruments sectoriels élaborés par le Bénin» et viendra notamment renforcer les outils en cours d’opérationnalisation : le Fonds national de développement agricole (FNDA) pour l’investissement agricole et le Fonds d’appui au développement des communes affectés à l’Agriculture (FADeC agriculture) pour les investissements communaux.
«L’enjeu est donc de taille, car il s’agit d’une part, de conjuguer la promotion de modèles de développement durable et responsable permettant de réduire le gap des inégalités et de lutter contre la pauvreté et la malnutrition endémiques en zone rurale, d’autre part; de veiller à l’attractivité des métiers de la terre chez les jeunes pour assurer le renouvellement des générations agricoles futures», précise l’ambassadeur de France. Elle profite de cette occasion, pour réaffirmer l’engagement de son pays à soutenir les efforts entrepris par le gouvernement du Bénin, en vue de la mise en œuvre de sa stratégie de croissance pour la réduction de la pauvreté.
«Ensemble, nous devons rester ambitieux et engagés pour porter et permettre la pleine réussite du PADAC dans les prochaines années. Nous sommes attendus et regardés par les citoyens français et par les citoyens béninois. Il vous appartient d’utiliser au mieux les investissements que vous avez identifiés comme prioritaires pour offrir aux populations des Collines et aux futures générations, la possibilité de travailler la terre dans les meilleures conditions possibles», conclut la diplomate française.
Pour sa part, le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché a salué ce geste provenant de la France. Car il est relatif à un domaine qui concerne une très grande partie de la population. Il promet au nom du gouvernement béninois que le projet sera concluant.

Le secrétaire général du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, Jean Claude Codjia a lancé, hier lundi 16 février, l’atelier de validation du guide méthodologique de développement du système productif local élaboré grâce au Programme d’appui au développement local (PADL). C’était en présence des acteurs venus des communes, des cadres de la Délégation à l’aménagement du territoire et du chef de la coopération de la Délégation de l’Union Européenne, Yves Gillet.
«Créer les conditions institutionnelles et organisationnelles d’un développement territorial durable et équilibré reposant sur une gouvernance locale concertée et sur la valorisation des potentialités des collectivités territoriales afin de dynamiser le développement à la base ». Voilà l’objectif global du Programme d’appui au développement local (PADL), tel qu’il a été décliné, hier, par Jean-Claude Codjia, secrétaire général du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire. Pour lui, au plan spécifique, le PADL doit permettre aux communes de disposer de capacités satisfaisantes pour la mise en œuvre de leurs compétences dans un cadre propice au pilotage, au suivi et à l’évaluation des processus et enjeux de développement économique et social.
Ainsi, poursuit-il, le PADL appuie les Systèmes productifs locaux (SPL). Ces derniers, reconnaît-il, sont des concentrations de petites et moyennes entreprises et des organisations associées formelles et non formelles, fournisseurs spécialisés de services et d’intrants d’un même secteur sur un même territoire. «Ils constituent dès lors, un outil puissant de promotion de l’économie des territoires », apprécie-t-il, car selon lui, identifier et promouvoir un SPL est d’un grand intérêt pour les acteurs du développement territorial et du développement des secteurs économiques concernés.
Cela participe également d’une bonne politique d’aménagement du territoire qui vise le développement équilibré et la valorisation des potentialités de chaque territoire.
Les participants, retient Jean Claude Codjia, disposent de deux jours pour examiner le concept de SPL tel qu’il est défini et son importance dans la promotion du développement économique local, les étapes du diagnostic préalable à la mise en place d’un SPL, la démarche de sélection d’un SPL, les phases de planification de sa promotion sans oublier la stratégie de valorisation du guide méthodologique pour le développement des SPL au Bénin.
Une valorisation à laquelle est attachée la Délégation de l’Union Européenne dont Yves Gillet, le chef de Coopération s’est réjoui de la tenue de l’atelier de validation d’hier. Ainsi, reconnaît Yves Gillet, force est de noter que la clarification des rôles et des responsabilités des communes dans le domaine économique et de l’amélioration du climat local des affaires est insuffisamment abordée, faisant de la décentralisation économique, le maillon le plus faible du processus d’aménagement du territoire et du développement local au Bénin.
«Il est nécessaire d’inverser cette tendance en développant des outils d’animation économique territoriale concourant au renforcement du rôle promoteur des communes dans le développement des dynamiques économiques territoriales», a insisté Yves Gillet. Il a rassuré que l’atelier en cours témoigne de l’engagement réel et constant de l’Union Européenne auprès du Bénin et de son gouvernement pour lutter contre la pauvreté et contribuer au développement durable du pays et de ses institutions.
Il en a déduit pour ce faire que la trilogie "décentralisation-gouvernance locale et aménagement du territoire" englobe les trois éléments essentiels de la coopération avec l’UE qui met la démocratie locale et les collectivités territoriales au cœur du développement.
Ce que consent Séverin Nsia, le délégué à l’Aménagement du territoire qui a retenu qu’avec le choix du SPL à mettre en place pour le développement de l’économie locale dans les territoires, une étude de sa faisabilité dans les espaces de développement partagé disposant d’un projet de territoire a été réalisée dans les 2KP (Kouandé Kérou Péhunco).
L’atelier de validation qui prend fin ce jour permettra d’enrichir le guide élaboré sur cette base afin de mettre en place sous peu, un guide d’obédience nationale.
La Commission de l’Union Européenne a signé avec le gouvernement du Bénin, le 7 février 2013, la convention de financement portant sur un montant de 45.000.000 d’Euros, soit environ 29 milliards F CFA, dans la perspective du financement du Programme d’appui au développement local (PADL).

La Banque mondiale vient de mettre en place un financement pour la fourniture de semences au profit des paysans de la Guinée, de la Sierra-Léone et du Liberia. Une mesure salvatrice qui devra profiter à plus de 200 000 agriculteurs !
Les agriculteurs des pays touchés par la maladie à virus Ebola vont trouver dans ce geste de la Banque mondiale, un réel soulagement. Ils sont plus de 200 000 à devoir bénéficier d’un volume de 10 500 tonnes de semences de maïs et de riz pour les semailles du mois d’avril prochain, ont annoncé la semaine dernière les autorités de la Banque. Le montant global du financement est de 15 millions de dollars. Cet appui de l’institution financière internationale découle des conclusions d’un rapport de la Banque qui révèle le lourd tribut que la crise Ebola a imposé aux économies de la Guinée, de la Sierra-Leone et du Liberia. Plus particulièrement leur secteur agricole et alimentaire ! «En procurant rapidement aux populations d’Afrique de l’Ouest des semences pour leurs principales cultures vivrières, nous œuvrons pour la reprise de l’activité dans les zones rurales et contribuons à éloigner le spectre de la faim dans les pays les plus touchés par Ebola», indique Makhtar Diop, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique.
D’après des estimations de la FAO et du Programme alimentaire mondial, 230 000 personnes sont confrontées à l’insécurité alimentaire en Guinée, un nombre qui pourrait monter à 470 000 d’ici mars 2015.
Au Liberia, 170 000 personnes sont concernées et, faute d’intervention, le nombre de victimes de la faim pourrait dépasser 300 000. En Sierra Leone, plus de 120 000 personnes vivent dans l’insécurité alimentaire, et ce nombre pourrait dépasser les 280 000. Kailahun, l’un des épicentres de l’épidémie, est la région agroalimentaire la plus fertile du pays.
Les ressources octroyées à titre de don par l’Association internationale de développement (IDA) et le Fonds fiduciaire pour la reprise et la reconstruction des pays touchés par Ebola serviront également à acheter des engrais pour multiplier les semences de base, l’objectif étant de respecter les délais serrés des semailles et de contribuer à poser les bases d’une reprise durable.
Conséquences dévastatrices !
«L’agriculture est une activité sociale essentielle et les restrictions de circulation ont gravement entamé la capacité des agriculteurs à récolter leurs produits, les mettre sur les marchés, préparer les champs pour les semis et assurer un apport continu de semences pour les semailles suivantes », diagnostique la Banque. Des rapports indiquent que des familles paysannes aux abois ont dû consommer des graines initialement conservées pour la campagne agricole suivante. Des récoltes ont pourri dans les champs à cause de l’exode rural.
« Au mieux, l’agriculture est une entreprise risquée. La disponibilité d’intrants essentiels comme les semences, les engrais, les systèmes d’irrigation et les services de vulgarisation est déterminante pour une bonne récolte», explique Juergen Voegele, directeur principal du pôle Agriculture des Pratiques mondiales du Groupe de la Banque mondiale.
« Ebola a certes eu des conséquences dévastatrices sur les économies des pays touchés, mais nous sommes convaincus que des efforts ciblés de relance du secteur agricole aideront non seulement à nourrir la population, stimuler la croissance économique et accroître la production alimentaire, mais qu’ils permettront également d’enrayer l’accélération du dénuement et l’aggravation de la pauvreté induites par la maladie».
Le soutien de la Banque mondiale s’inscrit dans le cadre de l’un de ses programmes régionaux, le Programme de productivité agricole en Afrique de l’Ouest (WAAPP), qui couvre 13 pays d’Afrique de l’Ouest parmi lesquels les trois touchés par Ebola.
« Avec l’appui de ce programme, des équipes-pays se sont déployées dans le but d’identifier des fournisseurs de semences dans des pays voisins », précise la Banque. Les actions menées en préparation de la période de semis concernent, entre autres, l’élaboration de plans d’approvisionnement auprès de huit pays, évaluation des besoins, sélection des fournisseurs, collaboration avec AfricaRice pour la multiplication des semences parentales de riz et organisation de la distribution des semences et des engrais aux agriculteurs en temps opportun.
Société 17 févr. 2015

Faire de la qualité de l’enseignement une priorité nationale. C’est l’une des conclusions auxquelles est parvenu le rapport mondial du suivi sur l’Education pour tous(EPT) publié par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO) pour l’année 2014. Il s’agit là d’une des conditions requises afin d’atteindre l’Education pour tous à l’horizon 2015.
L’essentiel est que les plans d’éducation visent de façon claire l’amélioration de l’enseignement et des résultats de l’apprentissage et fixent des objectifs spécifiques dont les gouvernements doivent se dire comptables. Mais au constat, tous les Etats n’adoptent pas cette démarche.
Or, pour s’assurer que tous les enfants scolarisés acquièrent les compétences et les connaissances qu’ils doivent assimiler, il importe que les politiques nationales d’éducation considèrent l’enseignement et l’apprentissage de qualité comme une priorité de premier plan.
Cette leçon retenue par le rapport mondial 2014 sur l’Education pour tous en 2015 appelle un certain nombre d’actions qui apparaissent comme des mesures pour améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage. Ces mesures s’articulent autour de deux axes fondamentaux. Il s’agit, d’une part, de faire en sorte que la qualité devienne un objectif stratégique des plans d’éducation et d’autre part, de disposer suffisamment d’enseignants dans les classes.
Le rapport, pour le volet relatif à la qualité comme objectif stratégique, a constaté que sur les 40 plans nationaux d’éducation examinés, 26 ont fait de l’amélioration des résultats de l’apprentissage un de leurs objectifs stratégiques.
C’est la preuve que cela constitue une préoccupation pour certains pays même si, souligne le rapport, des détails manquent au sujet de la façon dont ils comptent réaliser ces objectifs. De même, au niveau de 13 autres pays, l’amélioration de la qualité du système éducatif a rang de priorité stratégique mais il est aussi noté que l’accent n’y a pas été mis sur l’amélioration de l’apprentissage. Toutefois, il faut retenir que l’atteinte de la qualité suppose l’amélioration de la formation des enseignants, l’amélioration de l’infrastructure scolaire, l’accroissement de la quantité du matériel didactique et des réformes du programme scolaire.
La question des enseignants en contexte de qualité
En dehors d’autres facteurs, l’amélioration de l’apprentissage et de l’enseignement est tributaire aussi de l’amélioration de la qualité et de la gestion des enseignants. Les rédacteurs du rapport se sont rendus compte que des Etats ont mis en place des stratégies à cet effet. Celles-ci concernent les moyens d’attirer et de retenir les meilleurs enseignants, l’amélioration de leur formation, de leur déploiement de manière plus équitable, et d’offrir des mesures incitatives en termes d’augmentation de salaire et d’évolution de carrière plus attrayante. «Les politiques nationales devraient se pencher sur la qualité et la gestion des enseignants», recommande le rapport.
L’autre action à entreprendre, c’est la promotion des réformes au niveau des enseignants. Lors de l’étude, les 40 plans nationaux d’éducation examinés indiquent que seuls certains ont tenu compte des réformes des enseignants pour améliorer l’apprentissage des apprenants défavorisés. Il est question de les affecter dans les régions défavorisées. Les exemples à promouvoir concernent les pays comme le Cambodge, le Ghana, le Liberia, et la Papouasie-Nouvelle-Guinée. Dans ces pays, souligne le rapport, les enseignants stagiaires des régions défavorisées ayant des compétences linguistiques spécifiques bénéficient de bourses.
Le même rapport indique que, sur les 28 plans nationaux ayant prévu d’affecter des enseignants dans les zones déshéritées, celui du Cambodge s’est distingué en y incluant des stratégies de déploiement des enseignants dans les régions qui en ont le plus besoin. En fait, il s’agit des stagiaires issus des régions ciblées, qui y retourneront travailler après leur formation.
Mais il ne suffit pas d’envoyer les enseignants dans les régions défavorisées. Aussi faut-il pouvoir les y maintenir. Pour ce faire, les rapporteurs ne proposent que des mesures incitatives. Celles-ci se rapportent au logement et une compensation monétaire. Le Nigeria, relève le rapport, propose une promotion aux enseignants mutés dans les régions défavorisées.
Associer les enseignants et leurs syndicats
L’efficacité des politiques éducatives ne saurait être constatée que si ceux qui sont chargés de les appliquer sont impliqués dans leur élaboration. Mais l’amer constat est que les gouvernements cherchent à améliorer la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage « consultent rarement les enseignants ou leurs syndicats». La conséquence, c’est que l’exclusion de ces acteurs est démoralisante et pourrait même engendrer des politiques inadaptées. En Indonésie, les enseignants considéraient les ressources qui faisaient le plus souvent défaut ou qui étaient inappropriées devraient bénéficier de la plus haute priorité. De leur côté, les gouvernants ont plutôt opté pour «les opportunités de promotion» appréciées par seulement 20% des enseignants contre 49% qui privilégient l’amélioration de l’enseignement et de l’apprentissage.
En Turquie, des enseignants ont critiqué l’élaboration du nouveau programme quand ils ont été sollicités pour sa mise en œuvre en 2004. Leur critique était sous-tendue par le fait qu’ils craignaient que «les réductions substantielles du nombre d’heures d’enseignement prévues par le nouveau programme», entraînent la baisse des résultats scolaires des apprenants.
Par ailleurs, l’influence bénéfique des enseignants et de leurs syndicats a été notée en Norvège au moment de réformer les politiques d’apprentissage en 2000. En effet, la loi a prévu des tests nationaux et de nouvelles formes de développement et d’évaluation professionnelle de l’enseignant. Après leur opposition, les tests ont été modifiés en 2006 grâce à l’implication du syndicat norvégien des enseignants.
Education 17 févr. 2015

Le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective, Marcel de Souza et le coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies (SNU) au Bénin, Rosine Sori Coulibaly, ont procédé vendredi 13 février dernier à Cotonou à la signature du Plan de travail annuel 2015 du «Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin » , communément appelé UNDAF 2014 -2018. C’était en présence de plusieurs ministres du gouvernement, notamment, Fulbert Géro Amoussouga en charge des OMD, Raphaël Edou de l’Environnement, Eric N’Dah des Enseignements maternel et primaires, Antonin Dossou, de l’Evaluation des politiques publiques.
Mis en œuvre à partir de janvier 2014, le Plan cadre des Nations Unies pour l’assistance au développement du Bénin a été signé le 18 juillet 2013. Et c’est tenant compte des conclusions de l’évaluation finale de l’UNDAF et suivant les principes de la gestion axée sur les résultats, qu’il a été élaboré un Plan de travail annuel 2015. Après l’avoir paraphé, le ministre Marcel de Souza a rappelé que l’élaboration de ce Plan de travail annuel s’inscrit dans la dynamique «Unis dans l’action» et marque l’engagement du gouvernement du Bénin et du Système des Nations Unies à travailler ensemble dans la cohérence avec plus d’efficacité. Il précise que ledit Plan de travail 2015 est la synthèse des travaux des différents groupes d’effets mis en place dans le cadre de la mise en œuvre de l’UNDAF et le fruit d’une large concertation avec l’ensemble des ministères chefs de file et les agences du SNU.
Le document signé vendredi dernier, vise l’opérationnalisation des priorités stratégiques identifiées pour l’accélération de l’atteinte des OMD au Bénin et intègre les actions pour la préparation du Bénin à la prise en compte des orientations de développement post 2015. «Et la mise en œuvre des actions de ce plan de travail 2015 pour les six axes de coopération retenus dans l’UNDAF, nécessite des ressources à concurrence de 60,06 millions de dollars US dont 34,4 sont déjà disponibles ce jour», a laissé entendre le ministre Marcel de Souza qui a renouvelé la gratitude du gouvernement béninois à l’ensemble des partenaires techniques et financiers et plus particulièrement au Système des Nations Unies qui assistent le Bénin dans la lutte qu’il a engagée contre la pauvreté en vue de parvenir à un développement humain durable.
Marcel de Souza a souligné que l’année 2015 sera également marquée par la mise en œuvre d’une stratégie de mobilisation de ressources pour le financement global du gap de l’UNDAF qui s’élève à 191,92 millions de dollars US.
Pour sa part, le coordonnateur résident des activités opérationnelles du Système des Nations Unies au Bénin, Rosine Sori Coulibaly s’est réjouie du travail abattu par le Bénin. Elle dit espérer que l’élan qui vient d’être donné pour l’appropriation du processus par la partie nationale, soit poursuivi et que les différents groupes d’effets se réunissent conformément au dispositif de suivi et d’évaluation de l’UNDAF.
Pour Rosine Sori Coulibaly la mise en œuvre de ce Plan de travail conjoint contribuera à accélérer les OMD ; à faciliter l’engagement collectif pour l’agenda post 2015 ; à renforcer les capacités nationales et l’efficacité du développement ; et enfin, à promouvoir la culture de résultats au Bénin. Elle a indiqué que la mise en œuvre efficace de l’UNDAF au cours de l’année 2015 passera par le renforcement de son leadership dans le pilotage de la stratégie, le renforcement du système de suivi, par la tenue régulière des différentes réunions des groupes d’effets et la mobilisation de la contrepartie nationale.
Elle a, pour finir, réitérer ses remerciements au gouvernement du Bénin pour l’esprit de partenariat qui prévaut et surtout à l’excellente coopération qui unit le Bénin et le SNU.