La Nation Bénin...
Nouvelles

Rendez-vous dit de la célébration de l’amour, la fête de la Saint Valentin est devenue une occasion au cours de laquelle les passions se déchaînent chaque 14 février. Mais le modèle de l’évènement, tel que conçu et célébré, laisse peu de place à la promotion culturelle, surtout au plan local, alors qu’elle aurait pu être récupérée comme une aubaine pour la promotion culturelle, voire touristique.
Le samedi dernier, ainsi qu’il est de coutume le 14 février de chaque année, l’amour était porté au pinacle. La fête de la Saint Valentin, devenue un rendez-vous rendu obligatoire par et pour certains, a été ainsi célébrée non sans faste. Dans la ville de Cotonou comme à l’accoutumée, l’invasion du rouge a une fois encore eu lieu. Les boutiques, des ateliers, des stands de fortune installés ça et là, la foire dite de l’amour et bien d’autres trouvailles, étaient au menu. Lequel menu, les amoureux, du moins ceux du 14 février se sont délectés selon leurs envies. Le principe de cette fête telle que connu, n’a pas vraiment varié cette année. La ritournelle était la même.
Et comme il est de notoriété, on a observé beaucoup plus une célébration du «sexe» en lieu et place de l’amour. A côté des boutiques, restaurants, dancing clubs et autres qui pensent détenir la palme d’or de la célébration de la Saint Valentin, il y a les promoteurs d’hôtels, de motels et d’auberges qui, sans tapages, font les gros chiffres d’affaires entre le 13 et le 15 février.
De quoi donner raison à ceux qui, en dehors de « l’escroquerie » souvent dénoncée, pensent que cette fête est beaucoup plus encline à la « débauche ». Mais devrait-on accuser ceux qui célèbrent leur Saint Valentin entre les quatre murs d’une chambre close, entre instants de plaisir et de jouissance ? Visiblement non ! Car, à y voir de près, ils font avec les solutions qui s’offrent à eux, à défaut d’avoir trouvé mieux sur le marché de la célébration de cette fête.
Trop d’opportunités inexploitées !
Le modèle classique de la fête de la Saint valentin, tel que nous le constatons et vivions chez nous, est extraverti et laisse peu d’opportunités à la promotion du «made in Benin». Pourtant, c’est une aubaine autour de laquelle on peut créer un autre pôle d’attraction qui mette sur orbite la culture locale. En dehors de «l’envahissement du rouge», on peut trouver au plan de la promotion culturelle, des éléments qui permettent aux « amoureux » de célébrer leur fête, tout en étant au contact de la culture locale. Le premier élément qui saute ici à l’œil, c’est un concert par exemple.
On sait que pour le 14 février, ceux qui brûlent d’amour sont collés aux bras de la personne désirée. Un bon concert apparaît déjà comme une opportunité pour leur permettre de passer une soirée en compagnie l’un de l’autre. En réalité, lorsqu’on observe le tableau des manifestations qui meublent cette fête, on n’y voit pas une initiative comme celle-là. Tout porte à croire que les organisateurs des manifestations du 14 février ne s'en intéressent pas.
Ce qui est souvent observé, c’est que les initiatives offertes ce jour-là vont assez souvent dans le sens d’offrir aux "valentins" et "valentines", les meilleures possibilités pour rester dans l’intimité. Les restaurants par exemple troquent leurs lumières vives contre celles tamisées ou diffuses. Inutile d’évoquer le cas des dancings et autres karaokés qui offrent des soirées «sans lumière».
C’est à croire que la fête ne s’accommode pas de l’éclairage. Pourquoi ne pas penser aussi à une soirée de contes le 14 février, autour d’un feu de bois pour célébrer l’amour ? Que dire d’une soirée gastronomique béninoise en lieu et place des dîners pompeux dont le menu, donnant dans l’innovation est fait de vieux plats et recettes étrangères ? On peut aussi faire aux agences de voyages et autres organisateurs de circuits, le procès de ne pas conduire les «amoureux du 14 février» sur ce terrain où ils pourraient bien y faire des découvertes. Cette dernière option pourrait bien être une innovation majeure autour de cette fête à propension juvénile.
En réalité, les adolescents et les jeunes qui sont les plus friands de la Saint Valentin, constituent également la tranche d’âge la plus absente dans les statistiques concernant la découverte du potentiel culturel et touristique béninois. Un jour comme celui-là n’est donc pas moins indiqué pour leur permettre bras dessus, bras dessous, d’y faire un tour. Une virée à Ganvié pour découvrir à quoi ressemble la Venise de l’Afrique au coucher du soleil semble bien plus romantique pour un 14 février par exemple, plutôt que le sureffectif, les files d’attente et les bousculades qui s’observent aux portillons des pensions et auberges, les soirs de la célébration de la Saint Valentin.
Culture 16 févr. 2015

Pour le compte de l’année 2015, les acteurs du secteur financier ont tenu à sacrifier à la tradition de la présentation de vœux au ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, Komi Koutché. La cérémonie organisée à cet effet a eu lieu à Cotonou, hier jeudi 12 février et a permis de dresser le bilan des activités du secteur en 2014.
Après avoir sacrifié à la tradition de présentation des vœux pour l’année 2015 au ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation, au nom des acteurs du secteur financier, Alain Hounguè, a souligné que cette rencontre permet d’exprimer de vive voix à l’autorité les préoccupations des acteurs du secteur en dehors du cadre formel. Il s’agit, a-t-il ajouté, d’un partenariat entre le secteur financier et l’administration financière qui répond chaque fois à leurs attentes.
A ce sujet, il a salué la disponibilité du ministre Komi Koutché qui a rencontré à plusieurs reprises les acteurs du secteur depuis son avènement à la tête du ministère. Faisant le point des réalisations du sous-secteur bancaire au titre de 2014, Alain Hounguè a révélé qu’il a mobilisé 2820 milliards de FCFA dont 1596 milliards de FCFA de dépôt et 1292 milliards de FCFA de crédit contre en 2013 un chiffre de 2444 milliards de FCFA, soit une progression de 15,4%. Quant au sous-secteur assurance, a poursuivi le porte-parole des acteurs du secteur financier, il a enregistré un chiffre d’affaires de 38 milliards 300 millions de FCFA en 2014 contre 43,3 milliards de FCFA en 2013. En termes d’impôts, les sociétés d’assurance ont versé au Trésor 2,5 milliards de FCFA.
Toutefois, a assuré Alain Hounguè, le secteur financier peut toujours mieux faire étant entendu que le pays regorge de fortes potentialités non encore exploitées. Par ailleurs, il n’a pas manqué d'attirer l’attention de l’autorité de tutelle sur des doléances sur lesquelles ils ont déjà saisi le ministre.
Après avoir répondu à leurs bons vœux à son endroit, Komi Koutché est revenu sur l’importance stratégique du secteur financier dans le développement économique du pays. En se référant aux chiffres présentés par le porte-parole des acteurs du secteur financier, il fera savoir qu’il ne s’agit pas que de mathématiques, car ces chiffres révèlent aussi l’impact social de leurs activités.
A ce titre, le ministre Komi Koutché a évoqué les financements faits par les banques en faveur des projets de développement. « En dehors des financements traditionnels qui sont des activités à rentabilité immédiate, vous orientez aussi vos actions vers les projets de développement », s’est-t-il réjoui ajoutant que les institutions internationales n’ont plus ce monopole. Le même satisfecit a été décerné aux deux sous-secteurs des micro-finances et des assurances qui s’illustrent également par des performances sur le terrain du social.
Economie 13 févr. 2015

Hier jeudi 12 février, s’est ouverte pour deux jours à Parakou la 10è session du Cadre de concertation entre les secrétaires généraux (SG) des mairies des départements du Borgou et de l’Alibori et la préfecture de Parakou. Bilan, atouts et perspectives de l’organe sont, entre autres, au menu de cette rencontre visant à dynamiser les administrations communales sous tutelle.
La 10è session du Cadre de concertation entre les secrétaires généraux (SG) des mairies des départements du Borgou et de l’Alibori et la préfecture de Parakou se veut une édition bilan, après celle de Ségbana tenue en octobre dernier. Elle permet non seulement d’évaluer le niveau d’atteinte des objectifs fixés mais aussi et surtout de réfléchir aux stratégies de dynamisation des administrations locales. Les échanges se déroulent autour du bilan du cadre de concertation, ses impacts et ses perspectives, du point des actes étudiés au cours de l’année 2014, du constat fait et des approches de solutions.
Les participants se pencheront également sur la gestion dans le changement de l’administration communale, la loi n°2013-05 portant création, organisation, attributions et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin et les dispositions légales préexistantes en la matière au Bénin. L'Association pour la promotion de l'intercommunalité dans le département de l’Alibori (APIDA, l’Association pour le développement des communes du Borgou (ADECOB) et autres partenaires de la tutelle des communes sont représentés à cette rencontre.
Si les résultats ont permis de renforcer les capacités des secrétaires généraux des mairies et leur neutralité politique et celle des collaborateurs, des défis restent à relever, selon le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou. «Depuis que je suis à la tête de la préfecture, je n’ai jamais reçu d’un secrétaire général le bulletin de renseignement quotidien », déplore l’autorité préfectorale, par exemple. « Pourtant, je sais que beaucoup de choses se passent dans les communes. A mon tour, je renseigne les ministres en charge de la Décentralisation, de l’Intérieur, de la Défense sur ce que j’ai fait alors que ce n’est pas ce que la préfecture a fait, qui doit être renseigné mais plutôt ce que les départements du Borgou et de l’Alibori ont fait », signale-t-elle, tenant à être renseignée sur les activités des maires, leurs visites et les sujets de discussions.
Créé par arrêté préfectoral en novembre 2011, le Cadre de concertation entre la préfecture de Parakou et les secrétaires généraux des mairies des départements du Borgou et de l’Alibori est un espace de dialogue susceptible de renforcer la collaboration entre la préfecture et les acteurs clés des mairies que constituent les secrétaires généraux. Il a pour mission d’échanger avec les secrétaires généraux des mairies sur les questions liées à l’exercice des compétences des mairies et à la gestion de la tutelle en vue de l’amélioration des performances des communes.

Aspirant à devenir une plate-forme portuaire sécurisée pour tous ses acteurs, le Port autonome de Cotonou voudrait conjuguer au passé les nombreux contentieux qui lui pèsent en temps et en ressources. Pour ce faire, il a décidé à la suite d’une précédente rencontre organisée en 2013, d’échanger à nouveau avec les acteurs du système judiciaire et de les entretenir sur les exigences surtout actuelles en matière de règlement des contentieux maritimes. Depuis hier à Agoué, magistrats des cours et tribunaux, avocats, greffiers et huissiers de justice sont invités dans ce cadre, à une formation de deux jours sur le thème «La sécurité juridique dans les opérations portuaires».
Face à face professionnels de la mer et de la justice pour définir de nouvelles formes de collaboration qui mettent le port de Cotonou à l’abri de démêlées judiciaires sans fondement. C’est ainsi qu’on pourrait résumer l’esprit du séminaire qu’organise depuis hier le port de Cotonou à l’endroit des acteurs du système judiciaire. La rencontre est toute bienvenue et est très attendue du côté des portuaires comme une aubaine pour immerger le système judiciaire dans les réalités du milieu de la mer et de ses acteurs, afin de les rendre plus aptes, indique Huguette Amoussou, directrice des Affaires judiciaires et du contentieux (DAJC) du Port autonome de Cotonou.
En effet, deux ans après la première rencontre du genre entre ces mêmes acteurs sur «Les conventions d’occupation des domaines portuaires et des saisies de navires», celle-ci a pu observer une nette amélioration dans la pratique et un soulagement pour son institution qui, dit-elle, «court de moins en moins le risque de voir les conventions d’occupation de domaine portuaire qualifiées de baux commerciaux».
En tout cas aujourd’hui, martèle Huguette Amoussou «le port n’admet de garder le navire saisi que lorsque le saisissant accepte de remplir les conditions fixées». Le premier exercice a donc eu un impact direct et face à la tendance de certains acteurs «à vouloir rendre le port responsable des contentieux qui opposent les opérateurs portuaires», elle nuance, introduisant la présente session de formation pour dire que «l’autorité portuaire met sa plate-forme à la disposition des acteurs portuaires, mais reste tiers à leurs opérations commerciales n’étant pas partie à leur contrat et les exploits notifiés au port ne le sont qu’à titre indicatif».
Et comme on ne change pas une équipe qui gagne, l’institution portuaire a fait appel à nouveau au professeur Ibrahima Khalil Diallo de la Faculté de Droit de Dakar et consultant international, pour entretenir les participants sur «La sécurité juridique dans les opérations portuaires».
Un thème qui, pour les acteurs de la justice conviés à ce séminaire, constitue un prélude pour rendre dorénavant des décisions qui tiennent compte de la réalité et des spécificités du milieu maritime et portuaire, a expliqué Euloge Akpo président du Tribunal de Première instance de première classe de Cotonou pour qui, il sera question pour ses pairs et lui de « mieux appréhender tout ce qui touche au droit maritime… et de rendre des décisions qui garantissent la sécurité juridique aux acteurs ».
Primauté à la sécurité juridique des opérations portuaires
En procédant hier à l’ouverture des travaux de cette rencontre, le directeur général du Port autonome de Cotonou, Samuel Batcho a clairement signifié son intention de la voir déboucher sur une «meilleure maîtrise des instruments concourant à assurer la sécurité juridique dans les diverses opérations se déroulant sur la plate-forme portuaire». Il dit attendre de ce tête-à-tête entre acteurs du droit et de la mer, des réflexions pour «concevoir ensemble, des référentiels plus adaptés au règlement des contentieux». Parlant de contentieux, «le déroulement des activités portuaires donnent lieu à un abondant contentieux entre différents opérateurs et donc à la saisine fréquente de la justice», rappelle Samuel Batcho. Or, l’ambition affichée par lui, au regard de la contribution du port de Cotonou au budget national (80%), c’est de rendre la plateforme portuaire assez sécurisée.
Et cela passe, rappelle-t-il, par une synergie d’actions entre les acteurs. Lesquels acteurs, durant leurs travaux, seront entretenus sur des thèmes comme la sécurité juridique dans les opérations des fournisseurs de services portuaires, la sécurité juridique dans les opérations des consignataires et transitaires, la sécurité juridique de la cargaison débarquée et en attente de livraison, l’état de la jurisprudence béninoise, la sécurité juridique des occupants de domaines portuaires…
Société 13 févr. 2015

Sina Nadou, roi de Kpébié et chef de terre de Parakou, est mort. Il a été rappelé à Dieu hier jeudi 12 février à 00 heure pile et aussitôt inhumé dans la nuit conformément à la tradition. Assadé Assogba, de son vrai nom, cet ancien agent de l’ASECNA à la retraite est décédé à l’âge de 73 ans, étant né officiellement vers1942 ; mais de source proche de la famille, il serait âgé de 81 ans. Paralysé et ayant même perdu la vue, il était souffrant depuis quelques temps. Son décès plonge à nouveau la cité de Kobourou dans le deuil, après la disparition d’Akpaki Boukoukinnin II, 28e roi de Parakou, qui a cassé sa pipe le 21 septembre dernier.
Intronisé le 10 février 2003, Sina Nadou tire sa révérence après douze ans et deux jours de règne, laissant derrière lui deux femmes et 13 enfants. Les cérémonies funéraires dureront trois mois. Déjà les groupes folkloriques et les griots défilent au palais royal sis au quartier Kpébié pour rendre hommage à l’illustre disparu et exhorter les ancêtres à bien l’accueillir dans le royaume de l’au-delà. Le processus de succession du roi de Parakou en cours pour lequel une dizaine de candidatures a été déjà enregistrée, connaîtra ainsi une suspension puisque c’est le chef de terre qui procède au rasage du roi de Parakou et à son intronisation.
Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Doter le Bénin d’un outil performant, viable et durable au service du développement agricole. Cette préoccupation fait l’objet d’échanges entre les acteurs agricoles et ceux en charge de la décentralisation. C’est à la faveur d’un atelier national de validation du document FADeC-Agriculture qui se tient depuis hier, à Grand-Popo. Les assises qui prennent fin ce jour ont été conjointement lancées par le ministre en charge de l’Agriculture, Issa Azizou et de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun.
Le développement agricole se fera à partir du niveau local ou ne se fera pas. C’est ce qui justifie la mobilisation des acteurs du monde agricole et ceux de la décentralisation autour de l’atelier de validation du secteur de procédure du FADeC affecté Agriculture, depuis hier, jeudi 12 février, à Grand-Popo. Il s’agit pour eux de travailler à donner vie à cette ambition du gouvernement, afin de replacer l’agriculture au cœur du développement au Bénin. Mais avant de parvenir à cette fin, les participants devront apprécier certaines contraintes locales, entre autres la maîtrise de l’eau, l’insécurité foncière, l’étroitesse du marché local, les conflits entre agriculteurs et éleveurs….
Pour le ministre en charge de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun, les potentialités des collectivités locales sont d’une importance capitale pour le développement agricole. C’est pour cette raison que, souligne-t-il, le gouvernement a mis en place le FADeC affecté Agriculture afin de leur permettre de faire des investissements structurants pour le développement des filières agricoles. Il a également installé la Commission nationale des Finances locales (CONAFIL), organe paritaire entre l’Etat et les communes et le Fonds d’appui au développement des communes (FADEC), en vue de mieux répondre à cette aspiration et de permettre aux communes de disposer suffisamment de ressources pour satisfaire les besoins basiques des populations.
C’est dans cette même logique que s’inscrit la validation du manuel de procédure du FADeC Agriculture. Lequel document servira de bréviaire pour la mobilisation et la gestion des ressources financières en vue l’exécution des activités agricoles dans les communes.
Réorienter le FADeC vers l’agriculture
A en croire le ministre en charge de la Décentralisation, la promotion de l’agriculture a occupé une portion congrue dans la réalisation des projets au titre du FADeC 2013. « Sur 1311 projets réalisés au titre du FADeC en cette année-la, seuls huit concernent la promotion agricole alors que la plupart des Plans de développement communaux contiennent pour une large part des activités relevant du secteur agricole », se désole-t-il. La plupart des collectivités locales n’investissent pas dans l’agriculture donc, alors qu’elle constitue l’activité principale des populations. Or, développe le ministre en charge de l’Agriculture, Moussa Azizou, « en 2013 et 2014, le mécanisme transitoire du FADeC Agriculture a injecté un montant de près de deux milliards quatre cent millions au profit de vingt cinq communes ».
D’où la pertinence des assises de Grand-Popo qui se consacrent à la validation du manuel de procédure du FADeC affecté Agriculture. Ce document permettra, selon lui, de généraliser progressivement au profit de toutes les communes un financement spécial pour la promotion de l’agriculture en vue d’un développement local réel. Grâce au FADeC/Agriculture, les communes pourront jouer leur rôle d’acteurs d’impulsion du développement du secteur agricole pause-t-il.
L’ambition du gouvernement pour le secteur agricole, a souligné le ministre en charge de l’Agriculture est de disposer d’un « mécanisme national de financement qui canalise les ressources de l’Etat et de ses partenaires vers les communes pour leur permettre de réaliser des investissements structurants pour le développement des filières agricoles ».
Pour booster l’agriculture béninoise, le gouvernement a prévu au budget national une ligne budgétaire FADeC Agriculture dont la mise en œuvre doit répondre aux principes du FADeC. Pour sa part, le ministère en charge de l’Agriculture a prévu pour 2015, une ligne budgétaire d’un milliard trois cent millions de F CFA pour le FADeC Agriculture.

Dans le cadre du match aller du tour préliminaire de la 12è édition de la Coupe de la Confédération, l’As Police de Cotonou, effectue un déplacement périlleux du côté d’Accra au Ghana, dimanche 15 février prochain. Elle sera l’hôte du Hearts of Oak.
Actuel leader du championnat national de Ligue 1, après 5 journées de compétition, l’As Police de Cotonou pour son baptême de feu en compétition interclubs sur le plan continental, affronte dimanche 15 février prochain à Accra, le Hearts of Oak. Ce match entre dans le cadre de la manche aller du tour préliminaire de la 12è édition de la Coupe de la Confédération de la Caf. Il y a quelques années, la seule évocation du nom de ce club d’Accra qui disputait avec l’Ashanti Kotoko de Kumasi, la suprématie du football ghanéen, suscitait craintes et émois.
Entre temps, il a certainement perdu de sa superbe. Pour son retour sur la scène continentale, on ne sait dans quel esprit il va devoir aborder ce match. Un grand guerrier ne meurt jamais, dit-on. Les policiers ne devraient pas perdre de vue que, évoluant sur leurs propres installations, les Ghanéens vont chercher à assurer leur qualification avant d’envisager le match retour dans deux semaines du côté de Cotonou.
La vigilance et la concentration seront de mise pour les poulains de Stanislas Akélé. Techniquement, l’As Police dispose certainement d’arguments pour créer la sensation, ce qui reste à prouver sur le plan tactique. En cas de qualification, l’As Police affrontera le vainqueur de la rencontre Unisport du Haut Nkam (Cameroun) # Olympique de Ngor (Sénégal).
La manche aller du tour préliminaire de cette compétition se joue dans l'après-midi, tandis que les matches retour sont prévus pour les 27, 28 février prochains et 1er mars 2015.
Sports 13 févr. 2015

Officiellement lancés, hier jeudi 12 février à Cotonou, par le directeur de cabinet du ministre du Travail, de la Fonction publique, de la Reforme administrative et institutionnelle, Amidou Adam, les travaux des commissions de la Direction, de la règlementation et du suivi des carrières au titre de l’année 2014 démarrent le lundi 16 février prochain. Ces travaux visent la valorisation des ressources humaines.
Le développement du capital humain est la première œuvre de toute organisation qui peut aider le Bénin à s’engager sur la voie de l’émergence. C’est pourquoi le gouvernement a adopté, depuis 2006, cette démarche comme priorité dans ses orientations stratégiques.
Le directeur de cabinet du ministre chargé du Travail, Amadou Adamou a rappelé à l’occasion du lancement des travaux des commissions de gestion des carrières des agents de l’Etat au titre de l’année 2014, que l’exercice auquel ils sont conviés est capital pour le processus de valorisation des ressources humaines de l’administration et par conséquent, pour ses performances et sa productivité. Il a aussi attiré l’attention des participants sur le rôle fondamental qu’ils ont à jouer dans ce processus de valorisation des ressources humaines.
Pour lui, l’organisation de la gestion rationnelle de la carrière des agents de l’Etat constitue un outil majeur de la chaîne de production, étant donné que c’est de la mise en ordre de bataille des agents que dépend l’atteinte des résultats. Il précise que ce souci suppose une organisation subséquente pour l’édification d’une administration de qualité au service de l’intérêt général. Ainsi, les travaux vont-ils porter sur les actes de carrière.
Il s’agit, entre autres, de la titularisation des agents permanents de l’Etat, de la nomination et la titularisation des élèves fonctionnaires, de la promotion des agents permanents de l’Etat ou avancement de grade, de l’établissement des listes annuelles d’aptitude, et du reversement des agents contractuels en agents permanents de l’Etat. Il a exhorté les participants à s’exécuter avec professionnalisme dans la légalité, l’égalité et le respect des procédures, lois et règlements du Bénin.
Le défi constant, a indiqué Amidou Adamou, doit être l’amélioration de la qualité des résultats des travaux.
Le directeur général de la Fonction publique, Gérard Mamoudou, a pour sa part, rappelé aux membres des commissions que les tâches à exécuter doivent être de qualité. Car, c’est le moment d’améliorer davantage la qualité des résultats des travaux exécutés depuis 2006. «En dehors des expertises des membres des commissions, je vous exhorte à davantage de sérieux et de concentration dans le traitement des différents dossiers qui vous seront confiés», ajoute-t-il.

La semaine cinématographique chinoise sur l’Office de radiodiffusion et télévision du Bénin (ORTB) et Ado TV, deux chaînes de télévision béninoises, est officiellement lancée. Le top a été donné, mercredi 11 février dernier, à l’occasion d’une cérémonie qui a réuni au centre culturel chinois de Cotonou, les officiels béninois du monde de la communication et de la culture. Des collégiens de Cotonou ont assisté au lancement de concours d’arts plastiques et de composition en langue française organisés sur place, toujours dans le cadre des manifestations du nouvel an chinois, qui commence dès le 19 février prochain.
Des films et documentaires chinois seront diffusés durant une semaine sur la chaîne de télévision nationale du Bénin et Ado TV. L’annonce a été faite au cours d’une cérémonie qui a réuni, mercredi 11 février dernier, au centre culturel chinois de Cotonou, des acteurs du monde des médias, de la cinématographie ainsi que ceux de la culture. La cérémonie officielle de lancement de cette semaine cinématographique a été couplée avec le lancement de concours d’arts plastiques et de composition en langue française. "Nous lançons cette semaine cinématographique chinoise sur les chaînes de télévision du Bénin afin de permettre à toute Béninoise et à tout Béninois où qu’il se trouve, d’être culturellement plus proche de la Chine", a déclaré Bai Guangming, directeur du centre culturel chinois de Cotonou qui s’est par ailleurs réjoui de la bonne santé de la coopération entre son pays et le Bénin. Une coopération qui aura profité aux deux Etats dans plusieurs domaines. Pour le directeur adjoint de la cinématographique, Mathias Agon, ces moments de culture et de partage doivent être des instants d’introspection pour suivre l’exemple chinois. Mathias Agon a invité la jeunesse de son pays à tirer l’essentiel de ces productions chinoises afin de les transposer sur les réalités endogènes. Pour lui, le cinéma est le véritable vecteur de la culture." Félicité Kotchofa, a, au nom du ministre en charge de la Communication réaffirmé le soutien de la partie béninoise à la Chine pour ses initiatives dans le domaine. Après quoi, un lot de DVD de films et documentaires lui a été remis. Ces supports audiovisuels ont été automatiquement transmis à Wabi Boukari, directeur de la télévision nationale qui a donné la garantie que ces films seront diffusés à des heures raisonnables selon les cibles visées. Il a aussi saisi l’occasion pour exprimer son souhait de nouer des partenariats durables et gagnants avec les institutions chinoises au niveau de la production audiovisuelle. C’est après ce cérémonial que le concours d’arts plastiques a été officiellement lancé. Ce concours met aux prises les apprenants des collèges du département du Littoral. «Tout cela dénote de la qualité de la coopération culturelle entre le Bénin et la Chine», a martelé Zéphirin Davo, conseiller technique du ministre de la culture. Tout en remerciant la partie chinoise pour cette initiative louable pour l’essor de la culture, celui-ci a invité les jeunes béninois à saisir cette opportunité pour se former dans les arts plastiques et prendre part aux activités ludiques et socio-éducatives proposées par la Chine tout au long des manifestations du nouvel an chinois qui débute le 19 février prochain. Le règlement du concours a été porté à la connaissance des postulants venus des lycées et collèges de Cotonou pour leur permettre de mieux se préparer à affronter les compétitions.
Culture 13 févr. 2015

A la suite de l’annonce par la Commission électorale nationale autonome (CENA) invitant les candidats à l’élection législative au dépôt de leurs dossiers, le gouvernement vient de son côté, de remplir une autre prérogative à lui dévolue dans ce processus électoral. Il s’agit de la convocation du corps électoral.
La convocation du corps électoral figure en bonne place parmi les trois prérogatives dévolues au gouvernement dans le cadre de l’organisation des élections. Et pour le compte du renouvellement des mandats des élus du peuple siégeant au palais des gouverneurs, le Conseil des ministres vient de convoquer le corps électoral pour le 26 avril prochain.
Cette élection consacrera l’élection des 83 députés de la septième législature, et on peut donc dire avec l’annonce faite hier par le Conseil des ministres que c’est le dernier virage pour la mise en place de la prochaine législature.
Avant de statuer pour prendre cette décision, le chef de l’Etat se serait lui-même entretenu avec le bureau de la CENA. Tout porte à croire donc que les deux parties ont échangé de long en large, pour se convaincre que plus rien n’entravait le déploiement des dernières opérations pour inviter le peuple aux urnes.
La preuve en est que le Conseil des ministres a aussi annoncé la date de la tenue des élections municipales, communales et locales. Le projet de décret adopté dans ce sens «convoque le corps électoral le dimanche 31 mai 2015 en vue d’élire les membres des Conseils municipaux, communaux et les membres des Conseils de villages et quartiers de ville pour la troisième mandature».
Actualités 12 févr. 2015