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Nouvelles

Mutilations génitales féminines:Des pratiques dangereuses pour la santé des filles et des femmes

La Journée internationale contre les Mutilations génitales féminines (MGF) est célébrée le 6 février de chaque année. Elle constitue une occasion pour prendre conscience des menaces de ces pratiques sur la santé des femmes. Le Bénin fait partie des pays qui s’inscrivent dans la lutte contre le phénomène.

A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a commémoré vendredi 6 février dernier, la Journée internationale de la tolérance zéro aux Mutilations génitales féminines (MGF/Excision). Selon le Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), les mutilations génitales féminines recouvrent toutes les interventions incluant l'ablation partielle ou totale des organes génitaux externes de la femme ou toute autre lésion desdits organes qui sont pratiquées pour des raisons non médicales.
Il s’agit d’une pratique «traditionnelle et rituelle qui a des conséquences néfastes sur la santé de la jeune fille et de la femme en général, et sur son appareil reproducteur en particulier», indique la déclaration conjointe de l’UNICEF, de l’UNFPA et de la Confédération internationale des sages-femmes et la Fédération internationale de gynécologie et d’obstétrique, rendue publique dans le cadre de la commémoration de cet évènement.
Considérées comme une violation des droits des jeunes filles et des femmes, les MGF/Excision sont le reflet d'une inégalité profondément enracinée entre les sexes et constituent une forme extrême de discrimination à l'égard des femmes, renseigne la même source.

De graves conséquences

Les MGF/Excision sont dangereuses pour la santé des filles et des femmes qui les subissent. Ces pratiques violent les droits à la santé, à la sécurité et à l'intégrité physique, le droit d'être à l'abri de la torture et des traitements cruels, inhumains ou dégradants, ainsi que le droit à la vie lorsqu'elles ont des conséquences mortelles. En l’absence de toute nécessité médicale, elles exposent les victimes à de graves conséquences sur leur vie et leur bien-être.
Les mutilations sexuelles féminines peuvent provoquer de graves hémorragies et des problèmes urinaires, et par la suite des kystes, des infections, la stérilité, des complications lors de l'accouchement, et accroître le risque de décès du nouveau-né, relève le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria. En plus des traumatismes psychologiques que cela entraîne, la mutilation est souvent pratiquée à l’aide d’instruments rudimentaires et sans anesthésie. Il peut engendrer chez les femmes des complications telles que des douleurs, un état de choc, la stérilité, des difficultés pendant les règles et l'accouchement et même la mort.
L’OMS estime qu’il survient «entre un et deux décès périnatals supplémentaires pour 100 accouchements chez les enfants nés de femmes ayant subi ces pratiques».
Pour le Fonds des Nations Unies pour la population, l’éradication des MGF fait partie intégrante du combat contre les violences basées sur le genre. Ces pratiques violent également le droit à la protection face aux pratiques traditionnelles dangereuses et le droit des femmes à décider de leur propre reproduction. D’où l’engagement renouvelé de l’UNFPA, de l’UNICEF et du gouvernement béninois à poursuivre leur partenariat avec les autres acteurs pour relever le défi de la « tolérance Zéro » en cette année 2015.

Quelques approches au Bénin

Depuis quelques années, à l’occasion de la Journée internationale contre les Mutilations génitales féminines, l’Organisation des Nations Unies (ONU) et les organisations militantes dénoncent le phénomène, dont environ 125 millions de femmes à travers le monde porteraient les séquelles aujourd’hui.
Compte tenu de ses graves conséquences, le Bénin en prenant la loi 2003-03 du 03 mars 2003, portant répression de la pratique des Mutilations génitales féminines, s’inscrit dans la lutte mondiale marquée par la Résolution du 20 décembre 2012 relative à l’«intensification de l’action mondiale visant à éliminer les Mutilations génitales féminines». Cette loi prévoit des peines d'emprisonnement de six mois à trois ans pour les personnes pratiquant les MGF, ainsi que des amendes pouvant atteindre deux millions de F CFA.
Pour porter assistance aux victimes, le gouvernement du Bénin se propose également de mettre en place une stratégie nationale de lutte contre les violences basées sur le genre qui prend en compte la prévention, la protection, le relèvement des victimes et la réinsertion des auteurs en vue d’une réduction de ce phénomène.
Aussi, le Bénin a-t-il ratifié la plupart des Conventions et Traités internationaux contre la discrimination des femmes et pour la protection des enfants. Cependant, certaines contradictions subsistent par rapport au droit coutumier, en particulier en ce qui concerne les pratiques traditionnelles préjudiciables à la santé des filles, relève l’UNFPA.
Les organismes internationaux recommandent au gouvernement d’adopter une politique nationale sans équivoque et de prendre des mesures concrètes en vue de l’abolition des MGF au Bénin. Ces mesures devraient inclure des campagnes d’éducation et des programmes de sensibilisation pour les praticiennes et le public en général afin de parvenir à un changement d’attitude et de comportement favorable à l’abandon des MGF.
Le ministère en charge de la Famille soutient déjà la section nationale des ONGs dans leurs campagnes d’information en ce qui concerne les effets des MGF sur la santé. Il est aussi actif sur le terrain à travers les Centres de promotion sociale qui mettent progressivement en place des sentinelles de dénonciation.
Par ailleurs, l’OMS aussi est très engagée pour l’élimination des mutilations génitales féminines. L’organisation a d'ailleurs lancé une vaste campagne de sensibilisation auprès des professionnels de la santé des pays où ce phénomène a cours. Car, indique-t-elle, si les mutilations étaient traditionnellement effectuées de façon "artisanale", il y a une tendance vers une pratique de plus en plus "professionnelle".
Même si, renseigne la même source, la sensibilisation sur les dangers des MGF a provoqué une certaine prise de conscience au cours de ces dernières années, la tradition demeure fortement ancrée par endroits et plutôt que d'éliminer la pratique, on tente parfois de la "sécuriser" en se tournant vers des professionnels.
C’est pour cette raison que vendredi dernier, les représentations de l’UNFPA et de l’UNICEF au Bénin ont lancé un appel à la mobilisation des travailleurs sanitaires du monde entier contre les MGF. Pour ces organismes onusiens, le soutien des travailleurs sanitaires à l’effort universel pour mettre fin à la MGF est d’importance capitale ; car étant de première ligne, ils ont une connaissance intime de la dynamique sociale des communautés qu’ils servent et des normes sociales qui perpétuent la MGF. Par conséquent, ils peuvent accélérer le déclin rapide de l’appui accordé à cette pratique et faire l’objet de pressions très insistantes pour lutter contre les MGF.

Réduire les MGF

L’un des meilleurs moyens pour réduire la pratique des mutilations génitales féminines est de combiner la sensibilisation à des moyens législatifs. Cela implique le vote et l'application des lois pour interdire de telles interventions, tout en prévoyant des sanctions pour les personnes qui continuent à les pratiquer.
Les normes sociales, notamment dans les communautés fermées peuvent soumettre à une effroyable contrainte des vies individuelles. Mais elles peuvent aussi changer quand les individus font usage de leur pouvoir…
Pour le bien-être de la femme africaine en général et de la femme béninoise en particulier, pour la préservation de l’intégrité physique et morale des filles et des femmes, pour le bonheur des ménages qui rêvent d’avoir des enfants en bonne santé, il est temps pour les travailleurs sanitaires, les dirigeants, les experts, les filles et les familles de s’engager dans la tolérance zéro à la Mutilation génitale féminine.

Beaucoup de victimes

Le phénomène touche plusieurs millions de filles chaque année. Pour l’UNICEF, la mutilation génitale féminine viole les droits humains et ruine la santé et le bien-être d’environ trois millions de filles chaque année. Plus de 130 millions de filles et de femmes en Afrique et au Moyen-Orient ont subi une forme quelconque de MGF et son impact sur leurs vies est énorme.
Bien que de nombreux pays aient interdit cette pratique, l’ablation des organes génitaux persiste à certains endroits où elle représente un rituel ancien lié à des facteurs culturels, religieux et sociaux en vigueur au sein des familles et des communautés.
Selon l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), quatre-vingt-six millions de jeunes filles à travers le monde risquent de subir des mutilations sexuelles d'ici à 2030.
Le Bénin n’en est pas épargné. Les départements du Borgou/Alibori et de l’Atacora/Donga constituent les zones où cette pratique sévit le plus. Il existe également des zones de prévalence où les victimes des MGF dépassent la moitié de la population. Or, commente le ministre en charge de la Famille, Naomie Azaria, cette pratique n’est basée sur aucun fondement scientifique ou religieux.
Il existe en effet différents types de MGF classés par l’OMS. Le type I est une excision du prépuce avec ou sans excision partielle ou totale du clitoris. La seconde forme est une excision du clitoris avec excision partielle ou totale des petites lèvres et la troisième est une excision partielle ou totale des organes génitaux externes et suture/rétrécissement de l’orifice vaginal (infibulation). La forme la plus courante de MGF pratiquée au Bénin est le deuxième type.

Santé 11 févr. 2015


Pour la réduction du taux de grossesses non désirées dans les collèges et lycées:Adopter l’éducation intégrée

Alors que la forte densité des populations contribue à accroître la pauvreté au Bénin, le taux de grossesse non désirées ne cesse de s'accroître. Face à cette situation, les spécialistes de la promotion de la famille proposent une éducation intégrée.

« Malgré les efforts qui sont déployés à l’égard des jeunes, le taux de grossesse ne cesse d’augmenter de même que le taux des infections sexuellement transmissibles», tel est le constat fait pas la présidente nationale du mouvement d’action des jeunes à l’Association béninoise pour la promotion de la famille (ABPF), Hélène Houngbo. Selon ses explications, les jeunes représentent 33% de la population du Bénin. Il urge qu’on accorde une attention particulière à leur intention. Car, les jeunes filles n’arrivent pas à prendre les bonnes décisions en matière de sexualité. Il est obligatoire d’amener les jeunes à avoir une sexualité responsable. Au cours des grèves perlées de l’année 2014, fait-elle, remarquer, une enquête commanditée par l’ABPF a révélé 4800 grossesses déclarées. Ce qui explique que l’on doit s’inquiéter pour les jeunes élèves et étudiantes lors des congés et vacances.

Si dans certains endroits, les adolescents ont tendance à différer leur premier rapport sexuel, dans d'autres au contraire, ils franchissent très tôt le pas. Les adolescents qui ont eu leur premier rapport à un jeune âge sont beaucoup plus susceptibles d'avoir des relations avec des partenaires à haut risque ou avec de multiples partenaires. Ils sont aussi moins enclins à utiliser des méthodes contraceptives de barrière, tel le préservatif en latex, qui offrent une certaine protection contre les MST.

La prise de conscience de certains apprenants

Même si certains jeunes sont encore dans l’ignorance, d’autres sont conscients de la situation. C’est le cas de Markesse K., élève en première au CEG de Dantokpa. Pour elle, les grossesses non désirées sont très dangereuses pour les élèves. C’est pourquoi il faut tout faire pour les éviter. «Notre avenir dépend de la prévention de ces grossesses dont les conséquences sont désastreuses», a-t-elle poursuivi. Elles ont plusieurs causes dont le manque de moyens financiers. Lorsque les parents n’ont pas les moyens financiers nécessaires pour s’occuper de la scolarité, du vivre, bref des besoins vitaux des enfants, confie-telle, certaines filles s’adonnent à une activité sexuelle à outrance et la puberté est mal gérée.
En dehors du manque de moyens, insiste-t-elle, il y a l’ambition démesurée des jeunes. Cette ambition consiste à passer par tous les moyens pour obtenir tout ce que l’on voit chez ses copines. Elle cite en exemple: les portables, les DVD, les belles chaussures, les bijoux et bien d’autres pacotilles.
Elizabeth D. élève en 2nde au CEG Houéyiho, estime qu’avant d’aller à l’acte sexuel, il faut se protéger et éviter l’avortement qui est facteur à risque. Lorsque les jeunes ont de la peine à se maîtriser, il leur est conseillé d’adopter les méthodes contraceptives. Par contre, les jeunes qui ne sont pas sexuellement actifs, doivent s’abstenir tout au long de leur cursus scolaire.
Alain T. élève en classe de Terminale conseille aux jeunes d’éviter la mauvaise camaraderie, parce que les mauvais amis ne donnent pas de bons conseils. C’est donc ceux-ci qui provoquent le pétrin.

Une éducation intégrée

La sexualité ne doit plus être un sujet tabou. Il faut nécessairement en parler aux jeunes pour leur garantir un avenir meilleur. Le débat doit être recentré au niveau des paires éducateurs et des relais communautaires. Pour être à l’abri des grossesses non désirées, les jeunes doivent fréquenter les centres sociaux éducatifs des adolescents et jeunes donc certains sont situés à Akpakpa, à Porto-Novo, Natitingou, Bohicon, Abomey, Savalou, Lokossa, Dogbo et à l’Université d’Abomey-Calavi.
Selon Olowo Clarisse, professeur d’Histoire et de Géographie au CEG Dantokpa, la sensibilisation et l’éducation intégrée des jeunes a une grande importance dans la mesure où, au cours de chaque année scolaire, il y a toujours des élèves filles qui tombent enceinte et n’arrivent plus à continuer leurs études.
Outre l’abandon des études, elles subissent de nombreuses conséquences de ces grossesses. Quant à la fille est enceinte et a peur de ses parents, elle peut aller avorter et en mourir. Il peut arriver qu’elle ne soit plus en mesure de faire des enfants. Au nombre des facteurs on peut compléter le harcèlement sexuel de la part de certains enseignants ou d’autres personnes, sans oublier certains élèves qui sont en quête de notes faciles. Pour réduire le taux des grossesses non désirées dans les écoles, il va falloir que l’ABPF multiplie les séances de sensibilisation afin que les élèves s’abstiennent des rapports sexuels avant la fin de leurs études. Les enseignants, de leur côté, lorsque certaines occasions se présentent, en profitent pour prodiguer de sages conseils.

Au lieu que ce soit seuls les ONG qui sensibilisent, conseille-t-elle, il est important d’amener les jeunes à prendre conscience du problème. Cette sensibilisation, dit-elle, doit être couplée à l’éducation intégrée. A travers cette forme d’éducation, il faut montrer aux jeunes qu’ils ont une grande responsabilité et un grand rôle à jouer dans la société.
«Il importe de faire la promotion du dialogue entre les parents et les enfants. Il faut beaucoup dialoguer avec les enfants», s'exclame-t-elle. Le paradoxe, fait-elle remarquer, c’est que les parents tiennent à ce que les enfants obtiennent de bonnes notes en classe ce qui n'exclue pas de leur donner des conseils sur leur sexualité. Comment convaincre l’enfant à faire un bon choix si ce n’est par le dialogue, se demande-t-elle?
«Les jeunes sont plus susceptibles d'adopter et de continuer des comportements sexuels à moindre risque que leurs aînés chez lesquels les comportements sexuels à risque sont déjà bien ancrés. La diminution des infections parmi les adolescents entraînera, à terme, la baisse du nombre des infections dans toutes les tranches d'âge. Ce qui veut dire qu'il est opportun de cibler les adolescents par les efforts de prévention», a-t-elle déploré.
Pour éviter ce genre de situations, complète Markesse K., il faut demander aux parents de parler de la sexualité à leurs enfants. Car, il existe des parents qui évitent de parler des dangers de l’acte sexuel précoce à leurs enfants. Ils ont honte d’en parler avec eux. Or les enfants ont besoin de ces conseils pour une vie sexuelle responsable. Il est important donc de connaître ces moyens et de les observer.

Santé 11 févr. 2015


Présentation des vœux de la jeunesse au chef de l'Etat:Les nouvelles mesures en faveur de l'emploi

Le président de la République a rassuré les jeunes sur la question de l’emploi, avec les nouvelles mesures prévues par son gouvernement durant l’année en cours. Ces derniers lui ont présenté leurs vœux, hier lundi 9 février au Palais de la Marina.

De nombreux jeunes étaient hier au Palais de la présidence pour présenter leurs vœux au président de la République. Ils ont surtout exprimé leur reconnaissance au chef de l’Etat pour les nombreuses initiatives prises en leur faveur, notamment au titre de l'année écoulée. «Les jeunes ont le sentiment d'avoir été écoutés, compris, et pris en compte par votre gouvernement», reconnaît Damien Owolabi, président de l'Organe consultatif de la jeunesse (OCJ). Il a saisi l'occasion pour solliciter le parrainage du chef de l'Etat pour les premières assises nationales de la jeunesse qu'organise l'OCJ du 25 au 27 février prochain.

Cette rencontre, confie-t-il, vise, non seulement à réfléchir sur la situation de la jeunesse, mais aussi à formuler les contributions de la jeunesse à la paix et à l'unité nationale.
Selon Apollinaire Houénou, conseiller technique à l'Emploi du chef de l'Etat, l'année 2014 a été marquée par la création de 17 015 emplois directs répartis dans tous les secteurs. En 2015, confie-t-il, la loi des finances, exercice 2015 prévoit la création de 15 876 emplois, dont plus de 8.000 dans la fonction publique.

L'Agence nationale pour l'emploi (ANPE) prévoit le recrutement de 3 750 nouveaux stagiaires. Dans cette optique, le chef de l'Etat a donné une suite favorable à la doléance des 1 500 stagiaires en fin de contrat au titre de l'année 2014. Quant au Fonds national pour l'entrepreneuriat et l'emploi des jeunes (FNPEEJ), il envisage le financement de 1 200 plans d'affaires pour les jeunes courant 2015. Un programme d'urgence sera également mis en œuvre en faveur des maraîchers, indique Christophe Vignigbé, directeur général du FNPEEJ.. Au titre de l'Office béninois du service de volontariat des jeunes, il est prévu le recrutement de 3 000 volontaires, qui seront déployés, d'ici fin mars 2015, dans différents secteurs de l'administration.
«Avec la jeunesse béninoise, nous devons édifier un avenir meilleur. Nous devons continuer à promouvoir le dialogue avec vous pour trouver les solutions à vos problèmes. Un véritable dialogue national avec la jeunesse, au terme duquel nous allons adopter un véritable pacte de la jeunesse autour des principes, des grandes orientations, des valeurs de la République et des idéaux centrés sur l'emploi", martèle Boni Yayi, qui exhorte la jeunesse à faire preuve de responsabilité.

Pour le chef de l'Etat, au-delà de la réinsertion, l'avenir de la jeunesse se trouve dans l'auto-emploi. C'est pourquoi, il les invite à tirer le meilleur profit des mécanismes mis en place par l'Etat. Boni Yayi promet la mise en place d'un observatoire de l'emploi et de la formation, qui se chargera du suivi, de l'évaluation et du contrôle périodique des actions menées en matière d'emploi. Il a également annoncé l'ouverture prochaine de deux nouvelles banques pour le financement des projets des jeunes.

Actualités 10 févr. 2015


Réalisation du fichier électoral :Les postes de réclamation de la LEIP introuvables à Porto-Novo

L’opération d’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP), ultime phase devant aboutir à la mise en place de la Liste électorale permanente informatisée (LEPI) a du plomb dans l’aile à Porto-Novo. L’affichage de la liste est certes effectif, mais les agents devant recueillir les éventuelles réclamations et les dénonciations des citoyens pour traitement, sont introuvables sur le terrain.

Les populations en âge de voter dans la ville de Porto-Novo n’ont pas encore trouvé de répondants pour pouvoir formuler leurs éventuelles réclamations et dénonciations, par rapport à la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) affichée depuis le 26 janvier dernier et ce, pour 21 jours ininterrompus. Ce délai est prévu par le Code électoral en son article 299. C’est donc en application de cette disposition que le Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI a décidé d’organiser l’opération d’affichage de la LEIP du lundi 26 janvier au 15 février prochain.

Ce qui permet aux citoyens en âge de voter de la consulter pour faire d’éventuelles réclamations. Lesquelles réclamations devront démarrer depuis le 5 février dernier pour prendre fin le 15 février prochain, conformément au calendrier annoncé par le vice-président du Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI, Augustin Ahouanvoèbla, lors du lancement des opérations d’affichage, vendredi 23 janvier dernier. Mais le constat est tout autre sur le terrain à Porto-Novo. Plus de cinq jours après le démarrage des opérations de réclamations des citoyens, rien n’est visible à Porto-Novo.

Les centres de réclamation y sont introuvables. Un tour dans la matinée d’hier lundi 9 février dans la ville Capitale du Bénin permet de faire ce triste constat. Cette opération de recueil des réclamations des citoyens n’a pas démarré. Sur les sites d’affichage de la LEIP comme dans les Ecoles primaires publiques d’Avakpa, de Foun-Foun, de Kandévié ou devant le ministère des Enseignements primaire et secondaire à Porto-Novo, rien n’a bougé. Pas de postes de réclamation encore moins d’Agents locaux d’actualisation devant recevoir les populations. Les listes électorales affichées soit aux murs ou sur des tableaux, y trônent dans une indifférence totale.

Le nerf de la guerre

Ainsi, depuis le 5 février dernier, les citoyens en âge de voter de Porto-Novo sont lésés. Ils ne participent pas, faute de postes de réclamations, à cette opération ultime devant déboucher sur la version définitive de la LEPI. Ce que confirme le président de la Commission communale d’actualisation (CCA) de Porto-Novo, Jude Houétognankou. Joint par téléphone hier, il dit avoir reçu depuis le vendredi dernier, tout le matériel nécessaire auprès du COS-LEPI. Selon lui, si les postes de réclamations n’ont pas encore ouvert à Porto-Novo, cela ne dépend pas de la CCA.

Le retard est dû au refus des Agents locaux d’actualisation (ALA) de Porto-Novo qui réclament leurs émoluments pour la phase précédente, en l’occurrence l’opération de ratissage des citoyens en âge de voter. Face à la situation, Jude Houétognankou dégage toute sa responsabilité. Il renvoie la balle au COS-LEPI qui doit faire diligence pour payer ces ALA et leur permettre d’ouvrir ces centres de réclamations. Il dit avoir eu l’assurance du COS-LEPI que ce payement ne va plus tarder. Il devrait être effectif si tout marche bien ce mardi 10 février, signale le président de la CCA/ Porto-Novo.

Mais comment faire pour rattraper le temps perdu, vu que l’opération prévue pour dix jours ne durera que quelques quatre jours à Porto-Novo? Jude Houétognankou n’a pas pu répondre à cette interrogation. Il informe que la phase de collecte des réclamations n’a pas démarré dans maintes communes de l’Ouémé où même les ALA ont été déjà payés. Ce qui laisse conclure à un bâclage de l’opération d’affichage de la LEIP suivie de l’enregistrement des réclamations et des dénonciations des citoyens sur le terrain.

Une opération importante

Or, l’importance de ces opérations de réclamation n’est pas à démontrer. Les opérations d’affichage devraient permettre, expliquait Augustin Ahououanvoèbla aux citoyens concernés, de vérifier par eux-mêmes leur présence sur la liste et la prise en compte de leurs réclamations éventuelles formulées aux phases précédentes du processus, de relever sur la liste les erreurs matérielles qui affectent encore leurs données à caractère personnel et de s’assurer de leur arrimage au centre de vote choisi. Aussi, est-il possible qu’au cours de cette période de consultation de la LEIP, soit relevés des citoyennes ou citoyens homonymes, c'est à dire portant les mêmes noms et prénoms avec des données à caractères personnels réelles ou fausses dans le même centre de vote ou dans différents centres de vote, des citoyennes ou citoyens décédé(e)s ; des citoyennes ou citoyens mineurs et des citoyennes ou citoyens avec des photos miniaturisées ou avec des photos qui ne concordent pas avec des données alpha numériques recueillies. Toutes ces irrégularités devraient être signalées aux agents d’affichage grâce à cette opération d’affichage pour être prises en compte par le COS-LEPI.

Actualités 10 févr. 2015


Affaire délit d’initié COS-LEPI:L’ANLC favorable à l’envoi du dossier devant la justice

L’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ANLC) a organisé, samedi 7 février dernier à son siège à Cotonou, une conférence de presse. Elle a saisi l’occasion pour faire le point des diligences accomplies au sujet de l’affaire délit d’initié entre les députés Karimou Chabi Sika et Léon Comlan Ahossi. Conformément au texte qui régit son fonctionnement, elle a décidé de saisir le procureur de la République du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo. Ce sera pour l’ouverture d’une enquête approfondie à mener par un juge d’instruction afin d’élucider le dossier.

(Lire ci-dessous la déclaration faite par l’ANLC)

Déclaration de l’ANLC sur les diligences accomplies suite aux dénonciations d’actes frauduleux à l’encontre de deux députés membres du COS-LEPI

Cotonou, le 7 février 2015

Mesdames et Messieurs les professionnels des médias,
Chers amis,
Je voudrais vous remercier, au nom de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption, pour avoir répondu à notre appel.

Merci pour votre attachement au devoir. Notre présence ici ce midi s’explique par la volonté de l’ANLC de vous faire le point, et à travers vous, faire le point aux populations, des diligences accomplies par l’Autorité nationale de lutte contre la corruption relatives aux faits ayant défrayé la chronique et tenu l’opinion publique en haleine.
Qu’il vous souvienne, le 27 janvier 2015, le député Léon Comlan Ahossi, dans une lettre ouverte au président de la République, a fait des révélations qui mettent en cause son collègue Karimou Chabi Sika.
Le 28 janvier 2015, le secrétariat général de la présidence de la République réagit, et évoque, entre autres, une affaire de groupe électrogène dans laquelle le député dénonciateur Comlan Léon Ahossi serait impliqué.
Le 30 janvier 2015 le secrétaire général du gouvernement écrit à l’ANLC aux fins de faire la lumière sur les accusations portées par le Député Léon Comlan Ahossi à l’encontre de son collègue Karimou Chabi Sika d’une part, et celles portées contre le député Léon Comlan Ahossi par le gouvernement au sujet des conditions de location d’un groupe électrogène au COS-LEPI. Il convient de vous informer que même en l’absence de cette saisine, l’Autorité nationale de lutte contre la corruption aurait agi, car nous avons nos mécanismes internes d’informations qui nous aident à agir dès que des faits sont portés à notre connaissance, quels qu’en soient les canaux.
Mais ce communiqué du secrétariat général du gouvernement est la manifestation de la volonté du président de la République, chef de l’Etat, chef du gouvernement, de faire la lumière sur ces dénonciations qui ternissent l’image de notre pays et de nos institutions.
Depuis lors qu’a fait l’ANLC ?
Que peut-on dire sur cette affaire ou sur ces affaires aujourd’hui?
Voilà pourquoi nous sommes ici.
Mesdames et messieurs,
Dans un premier temps, l’ANLC a tenu une séance de travail avec l’Assemblée plénière du COS/LEPI le mardi 3 février 2015. Au cours de cette séance, le président du COS/LEPI et ses collègues membres présents, ont reconnu l’existence effective d’un contrat liant au COS-LEPI la société GEMALTO SA, en insistant sur le fait que le contrat a été autorisé par le Conseil des ministres et la direction nationale du Contrôle des marchés publics. L’ANLC a invité les députés Comlan Léon Ahossi (le dénonciateur et par ailleurs accusé par le gouvernement d’avoir loué un groupe électrogène à COS-LEPI), et le Député Karimou Chabi Sika (le mis en cause par les dénonciations du député Comlan Léon Ahossi) à produire chacun un mémoire à l’ANLC, sur la base des accusations. Les mémoires ont été déposés au siège de l’Autorité et une séance de travail s’en est suivie avec les deux députés De ces mémoires, il ressort les informations ci-après :
- En ce qui concerne le député Comlan Léon Ahossi
- Sur les accusations portées contre le député Chabi Sika, il a produit comme preuve :
- Les statuts de la Société Business Engeneering SARL
- Le procès-verbal de compulsion de registre de commerce et de crédit immobilier n°RB/cot/07B 1790 au nom de la Société Business Engeneering SARL établi par Maître Bernardin Maxime J.B. Bankolé, huissier de Justice ;
- Le registre de Commerce de la Société CIEBI avec une copie de l’attestation d’immatriculation.
- La Copie signée de la lettre ouverte du 27 janvier 2015 adressée au président de la République
- Sur la question relative à la location du groupe électrogène. Après avoir évoqué l’instabilité de la fourniture du courant électrique dans les bâtiments qui abritent les locaux des membres du bureau du COS-LEPI, la panne des groupes électrogènes installés pour régler le problème, et l’incapacité des agents recrutés pour les opérations de «lecture optique», le député a allégué apporter son concours au vice-président du COS/LEPI dont le bâtiment n’était plus alimenté, en demandant à Mr Ahossi Richard, son frère, de mettre le groupe électrogène qu’utilisait les établissements CIEBI à la disposition de Open Vista qui louait déjà des groupes électrogènes au COS/LEPI. Il dit avoir assuré le transport du groupe au lieu de son utilisation. Il a tenu à clarifier deux points :
-la panne du groupe serait intervenue au-delà des quarante-cinq jours initialement prévus pour la durée de la location ;
-Les établissements CIEBI n’ont perçu aucun frais jusqu’à la reprise de leur groupe électrogène le 03 septembre 2014 ; ce qui a conduit à une procédure judiciaire. Par ailleurs, le député Comlan Léon Ahossi a :
-refusé de produire copie de la lettre qu’il a adressée au président de la République en septembre 2014, expliquant qu’il s’agissait d’une «lettre fermée» dont il ne voudrait pas que «quelqu’un d’autre, en dehors du président de la République en prenne connaissance» ;
- refusé d’établir un lien entre la lettre ouverte au chef de l’Etat et celle publiée dans les médias, estimant n’avoir pas cherché à lire ce qui a été publié dans la presse ;
- S’agissant du député Chabi Sika
Le député accusé dans la lettre ouverte publiée par voie de presse par son collègue Ahossi a tenu à répondre point par point aux charges portées à son encontre.
-Pour ce qui est de sa participation à 60% d’actions dans une société ayant contractée avec l’Entreprise GEMALTO SA basée en France, le député Chabi-Sika soutient qu’il n’est pas actionnaire dans une société qui aurait contracté avec l’entreprise GEMALTO. Il reconnait avoir créé la Société Business Engineering SARL, dont il fut effectivement actionnaire. Mais en raison de l’envergure et du volume de ses activités politiques, il a légalement formalisé son retrait de ladite Société, en cédant ses parts sociales devant notaire en janvier 2012. N’étant plus actionnaire, il affirme ne plus être en mesure d’être informé d’un contrat de sous-traitance qui aurait été signé en 2014 avec l’entreprise GEMALTO S.A. «C’est donc à tort que son collègue Comlan Léon Ahossi tente de faire croire à l’opinion publique, dans sa lettre ouverte, que la sous-traitance se base sur ses intérêts personnels, à savoir 60% de l’actionnariat», soutient-il. Par ailleurs, en ce qui concerne le transfert fait de Paris sur le compte de ladite Société, il affirme n’en avoir aucune connaissance, n’étant ni le bénéficiaire, encore moins l’ordonnateur.
- Sur son supposé rôle dans la prétendue Commission des affaires financières du COS-LEPI, il le nie et conclut en ces termes : «le lien qui est fait entre le choix de l’opérateur GEMALTO S.A. et ma supposé position d’actionnaire majoritaire n’est pas fondé»
- Sur le pillage des ressources publiques en connivence avec les opérateurs techniques le député Chabi-Sika affirme que la charge des preuves de cette accusation incombe à son collègue Ahossi. Toutefois, il déplore le fait qu’il soit tenu responsable des difficultés de paiement des Commissaires communaux d’actualisations (CCA), Agents locaux d’actualisation (ALA) et autres coordonnateurs et élus locaux.
- Sur les prédations de CPS/LEPI le député Chabi Sika rappelle que les interventions de GEMALTO SA ont été gérées par le PNUD à travers le «panier commun» et s’interroge sur les mécanismes par lesquels il aurait pu faire un tel chiffre d’affaires, alors que tous les contrats, ainsi que les paiements sont centralisés au niveau du PNUD. Il déclare alors «solennellement» n’avoir eu aucune transaction ni affaire pour que les chiffres de cet ordre de grandeur (200.000.000) de francs CFA puissent être avancés et reliés à sa personne. En outre, le député Chabi Sika a :
- sur la nature de ses liens avec Messieurs Amadou Ayeshoro Mahmoud, Sambieni Gnammi Babossi Herman et Zinzindohoué Calixte Coovi (les nouveaux actionnaires de la société Business Engeneering après le retrait du député Chabi Sika), reconnu que monsieur Amadou Ayeshoro Mahmoud serait un cousin à son épouse, et par ailleurs son étudiant au département de Génie électrique à l’Ecole polytechnique d’Abomey-Calavi. «Je l’ai utilisé pour la conduite de certaines de mes activités de recherche sur le terrain. J’ai pu lui léguer une bonne partie de mes savoirs et savoir-faire en matière technique. Il est diplômé en Génie électrique de l’Ecole polytechnique d’Abomey-calavi» ;
- déclaré n’avoir aucun lien avec le sieur Sambieni Gnammi Babossi Herman qui serait un «ami lié à M. Amadou Ayeshoro Mahmoud» ;
- reconnu que le nommé Zinzindohoué Calixte Coovi serait un neveu à lui. «Il est technicien maintenancier en électronique, électricité et informatique. J’ai aussi contribué à sa formation surtout pratique dans ces différents domaines» ;
- reconnu avoir été membre du début jusqu’à la fin du CPS-LEPI, intervenue en mars 2011 ;
- reconnu qu’il n’y a aucune relation d’affaires entre le COS-LEPI et Business Engenering SARL.
-Affirmé ne connaître que M. Amadou Ayeshoro Mahmoud, parmi ceux qui ont retiré des fonds du compte de la société Business Engeneering ; sur la question du groupe qu’aurait loué son collègue Ahossi au COS-LEPI. Il a précisé qu’il ne s’est jamais plaint de la location du groupe électrogène. De tout ce qui précède, il ressort de l’analyse des éléments du dossier que :
- Concernant le député Chabi Sika :
- De l’effectivité de son retrait de la société Business Engeneering: Ayant 60% du capital au départ, et M. Amadou Ayeshoro Mahmoud 40%, le Député Karimou Chabi Sika a cédé ses parts à ses deux parents entrants, Sambieni Gnammi Babossi Herman et Zinzindohoué Calixte Coovi, a réduit la part sociale de M. Amadou Ayeshoro Mahmoud de 10% faisant ainsi des nouveaux actionnaires des majoritaires, à raison de 35% chacun, et selon lui, pour éviter que la Société disparaisse.
-De l’éventualité d’une relation d’affaires entre GEMALTO et Business Engeneering, pendant que GEMALTO était en contrat avec la CPS-LEPI: à ce niveau on rappellera que le député Chabi Sika était membre de la CPS-LEPI, et actionnaire majoritaire de Business Engeneering.
o Des motifs et destinations des décaissements importants opérés en si peu de temps sur le compte ECOBANK n° 0070121107206002 de Business Engeneering : 103 511 762 FCFA décaissés entre le 13 et le 17 Juin 2014 au profit de personnes physiques méritent d’être clarifiés. A cet effet, l’ANLC a saisi la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF), et attend des compléments d’informations
o Enfin il y a lieu de clarifier l’effectivité du retrait du député Chabi Sika de la Société Business Engeneering, au regard des extraits de registres de commerce produits par les parties. En effet l’extrait du registre de commerce en date du 3 février 2015 joint au Procès-Verbal de compulsion ne fait état d’un quelconque retrait du député Chabi Sika de la Société Business Engeneering, alors que celui produit par le député Chabi Sika lui-même, en date du 25 janvier 2013 atteste le retrait de celui-ci de ladite Société.
o Pour ce qui concerne les accusations portées par le Gouvernement contre le député Comlan Léon Ahossi au sujet de la location du Groupe Electrogène, une seule interrogation.
L’analyse de l’extrait du Registre du Commerce de l’Entreprise C.I.E.B.I. fait apparaître le nom de son unique actionnaire en la personne du sieur Ahossi Dodji Richard, frère du député Léon Ahossi. L’existence de ce lien de parenté aurait-elle une quelconque incidence sur les conditions de passation du marché entre le OPEN VISTA et la société C.I.E.B.I. ?
Eu égard à tout ce qui précède et en conformité avec l’article de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant Lutte contre la Corruption et autres Infractions Connexes en République du Bénin, l’Assemblée plénière de l’ANLC a décidé de saisir le procureur de la République du Tribunal de Première Instance de première classe de Porto-Novo, en vue de l’ouverture d’une enquête approfondie à faire par un magistrat du siège, en l’occurrence le juge d’instruction, dans le souci de démêler les écheveaux qui jalonnent ces deux dossiers.
L’ANLC a adressé une correspondance accompagnée d’un mémoire au chef de l’Etat pour le remercier non seulement pour sa ferme volonté de transparence dans ce dossier, mais aussi pour les diligences qu’il fera prendre par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme, afin qu’il instruise en conséquence le procureur de la République pour une plus grande célérité dans la gestion du dossier.
L’ANLC continuera de jouer pleinement sa partition, conformément aux dispositions de la loi 2011-20 du 12 octobre 2011 portant Lutte contre la Corruption et autres Infractions Connexes en République du Bénin.

Guy Ogoubiyi,
président de l’ANLC

Actualités 10 févr. 2015


Démarrage des cours d’alphabétisation en langue nationale ditammari:Des facilitateurs renforcent leurs capacités

Du 26 janvier au 7 février dernier s’est tenue dans l’arrondissement de Manta dans la commune de Boukombé une formation au profit de 53 facilitateurs en langue ditammari des centres d’alphabétisation des sections de ladite commune et des cantons de la préfecture de la Kéran au Togo. Ceci en prélude au démarrage effectif des cours d’alphabétisation en langue nationale ditammari au titre de l’année académique 2015.

La formation des facilitateurs de 53 centres d’alphabétisation des sections de la commune de Boukombé et des cantons de la préfecture de la Kéran au Togo ayant en partage la langue nationale ditammari, s’est axée sur des connaissances relatives à la psychologie de l’apprenant, à la pédagogie /andragogie, au calcul pour les niveaux 1 et 2 du 1er cycle et à la déontologie du métier de facilitateur d’alphabétisation.
Les participants, au cours de la formation, se sont également penchés sur des questions relatives à la proposition de lexique des noms tamari initié par Jérémy Bética, du devenir du journal bilingue Ditantayo ainsi que du document sur le néré traduit par les experts en ditammari grâce à l’appui financier de la Coopération suisse.

Les différents modules présentés par Norbert Nambi, coordonnateur communal pour l’alphabétisation de la commune de Boukombé, ont permis aux facilitateurs d’être mieux outillés pour dispenser les cours aux apprenants. Cette session de renforcement de capacités dont la fin a eu lieu samedi 7 février dernier, consacre le démarrage effectif des cours d’alphabétisation en langue nationale ditammari. Il a donné l’occasion à Issiaka M’ballé, représentant du maire de Boukombé, d’inviter tous les acteurs impliqués dans la promotion du ditammari, à poursuivre sans relâche leur mission afin que cette langue déjà en expérimentation dans le système éducatif formel de base, soit à tous les rendez-vous.
Natta Adolphe Kouagou, président de la Commission nationale linguistique ditammari (CNLD) ne s’est non plus écarté de cette vision et a salué l’appui de certains partenaires dont la Coopération suisse dans le cadre de la promotion de la langue et de la culture tamari.

Actualités 10 févr. 2015


Forces armées béninoises :100 recrues rejoignent la Garde républicaine

L’effectif de la Garde républicaine s’agrandit avec 100 recrues issues de la Classe 2014 de l’armée béninoise. Ces dernières ont été présentées hier lundi 9 février au drapeau.

A la place d’armes du Palais de la Marina hier, une cérémonie empreinte de solennité ! Une centaine de recrues de la Classe 2014 affectées à la Garde républicaine a été présentée à l’étendard du corps d’élite. Nouveaux aspirants au métier des armes, ces jeunes ont intégré la Garde républicaine depuis le 12 décembre 2014, après avoir été sélectionnés au lendemain de la marche fourragère organisée au Centre de formation militaire de Bembèrèkè. «Ces recrues viennent d’achever leur complément de formation commune de base qui a réellement débuté le lundi 15 décembre 2014 », informe le lieutenant Louis N’Da Sékou, directeur de la formation. Selon lui, cet encadrement permet de renforcer les valeurs militaires à eux inculquées durant leur formation de base, et de les préparer à accomplir les missions spécifiques dévolues à ce corps d’élite.
«Recrues, il est ici important pour vous de comprendre que vous n’êtes pas encore des militaires de carrière. Vous êtes pour le moment des appelés au service national tel que défini par notre constitution. Vous avez encore deux étapes à parcourir avant de signer votre premier contrat professionnel : d’abord terminer les 18 mois de service national, ensuite conclure la période d’essai d’un an», martèle-t-il d’une voix pleine d’autorité. Il leur rappelle qu’à la Garde républicaine, le sacrifice à consentir est très grand, les invitant à ne pas baisser les bras, à conserver leurs valeurs physiques, tactiques et techniques au prix d’entraînements et d’instruction continus.

Le colonel Idjouola Tétédé, commandant la Garde Républicaine apprécie : «Je suis à 80% satisfait des efforts qu’ils ont fournis. Il leur reste à se pénétrer de l’esprit de sacrifice nécessaire pour travailler dans la Garde républicaine. La disponibilité ici est inconditionnelle en tout temps et en tout lieu. Nous sommes confiants à faire de ces recrues de bons soldats et de bons citoyens».
Les recrues 2014 de la Garde républicaine proviennent de tous les départements du pays, avec une moyenne d’âge de 22 ans et un niveau d’études allant du CM2 à BAC + 3.

Actualités 10 févr. 2015


Rentrée solennelle 2015 de l’UADC:Sous le signe des secrets de rentabilité des services financiers décentralisés

Grand jour à l’Université africaine de Développement coopératif (UADC) de Cotonou hier lundi 9 février. L’institution de coopération régionale, en place depuis 1967, procédait à l’ouverture solennelle de l’année académique 2014-2015. Une cérémonie doublée de la traditionnelle présentation de vœux de nouvel an. Mais une cérémonie intéressante pour son côté pratique ; les responsables de l’UADC l’ayant placée sous le signe de la rentabilisation des services financiers décentralisés (SFD), avec pour échantillon la Fédération des caisses d’épargne et de crédit agricole mutuel (FECEAM).

«Comment rentabiliser un SFD : l’expérience de la FECECAM » : c’est le thème de la conférence inaugurale de cette rentrée solennelle à l’UADC, une université dont l’idéal repose sur la trilogie « méthode, ingéniosité, créativité ». C’est d’ailleurs par cette trilogie que se justifie le souci de percer les secrets de la rentabilité des SFD. Mais avant que le responsable de la FECECAM, Bassabi Taïrou ne livre les secrets de son institution, étudiants, enseignants et personnel administratif de l’UADC ont formulé leurs vœux de nouvel an au staff de l’université, et à leur recteur par intérim, Dr Rachel-Claire Okani. Des vœux par lesquels ils suggèrent que l’année 2015 auréole l’UADC et son administration de réussite afin que ce creuset de panafricanisme, reconnu comme établissement de référence en matière d’économie coopérative, honore sa réputation, en dépit des difficultés liées notamment au manque de ressources.

Et qu’au cours de cette même année, ces difficultés soient surmontées pour une amélioration des conditions de travail et de vie des pensionnaires de l’UADC ; même s’ils saluent les initiatives prises pour favoriser de meilleures prestations de la part des enseignants. Puis, en appellent au volontarisme, à la solidarité à la tolérance et à l’esprit d’équité de tous au service de l’UADC, dans la discipline et la coopération agissante.

Rassurée par cet engagement de ses compagnons, Dr Rachel-Claire Okani, recteur de l’UADC, prêche une année positive en tous points de vue. Afin que la vocation de l’UADC, qui se décline en formation, perfectionnement et recherche soit remplie mieux que par le passé, et que la recherche ne soit plus le parent pauvre du lot ; tant elle est indispensable quoique nécessitant d’énormes moyens. Des moyens qui aideront aussi à l’amélioration de l’offre de formation et à l’ouverture de l’université sur le monde.

La FECECAM, un exemple de réussite

L’intérêt de l’UADC pour les SFD se justifie par l’existence, entre autres dans sa grille de formation, en dehors de l’économie coopérative et de la décentralisation, de la microfinance. Et c’est en connaisseur que Bassabi Taïrou, gestionnaire financier à la FECECAM interviendra au nom de son directeur général Victorin Codjo Houédanou, pour édifier l’auditoire. Avec 1000 agents au moins, plus de 1.000.000 de clients, un encours de dépôt de plusieurs dizaines de milliards de FCFA, la FCCAM est le plus grand réseau de service financier décentralisé, fait-il valoir, insistant sur le volume d’activités, la qualité du portefeuille, le développement d’un système d’écoute du client, la qualité du recouvrement et la maîtrise des charges ; il y voit les sources d’efficacité d’un SFD, dont tout promoteur peut s’inspirer ; surtout quand il s’agit de collecter l’épargne comme la FECECAM.

A cet effet, fait-il observer, il faut réaliser l’équilibre pour couvrir les charges de fonctionnement de l’institution et définir un seuil de rentabilité du SFD, le crédit y concourant sérieusement, à condition cependant que le suivi soit rigoureux pour permettre le retour des fonds débloqués. A l’appui de tout ceci, l’écoute-client, qui consiste en sondage des usagers, pour en cerner les attentes et innover en conséquence, avec la mise en place de nouveaux produits. A titre d’exemple, démontre Bassabi Taïrou, la FECECAM ne faisait pas de transfert d’argent mais aujourd’hui ce service est une réalité. Dans le même ordre d’idée, la création de guichets pour rapprocher les produits des clients. Enfin, prône le conférencier, la bonne maîtrise des charges de fonctionnement est un allié fondamental pour la rentabilité d’un SFD. Car, poursuit-il, même en cas de résultats positifs, si les ressources sont dilapidées, il s’en suivra un défaut de maîtrise des charges, qui peut nuire à la solidité de l’institution. En un mot, la bonne gouvernance de l’institution est un pilier essentiel résume le conférencier. Qui conseille aussi un bon dispositif de contrôle interne pour prévenir les risques, la disponibilité de ressources humaines, la qualité devant ici être préférée au parrainage ; puis un système d’information performant.

Pour que renaisse l’UADC

Lançant officiellement l’année académique 2014-2015, Bernardin Gléhouénou, président du Conseil d’Administration de la Conférence panafricaine coopérative (CPC), n’occulte pas les difficultés rencontrées par l’UADC depuis un moment du fait notamment de son changement de statut. Mais des difficultés qui seront surmontées, rassure-t-il, encourageant l’équipe actuelle et lui garantissant le soutien de la CPC. Dans cette perspective, courage et abnégation seront fort utiles, enseigne Bernardin Gléhouénou, soucieux de voir l’UADC enrôler de plus en plus d’étudiants et maintenir ses principes de discipline. En tout cas, l’ambition de l’UADC est de faire de ses étudiants des acteurs privilégiés du développement de l’Afrique. Aussi exhorte-t-il ceux-ci à la rectitude morale, au respect des responsables de l’université et à une grande conscience. Pour qu’ensemble avec les responsables de l’UADC, ils réussissent à lui redonner ses lettres de noblesse

Education 10 févr. 2015


Complexe textile du Bénin (COTEB):Bientôt, le bout du tunnel ?

Le Complexe textile du Bénin (COTEB) sis à Parakou pourrait connaître très prochainement une amélioration de sa situation catastrophique caractérisée par plusieurs mois d’arriérés de salaire, des équipements de production vétustes, un personnel vieillissant, une situation d’endettement très élevé. C’est du moins l’espoir que nourrit le personnel de cette entreprise avec l’appui financier obtenu de la part du gouvernement dans le cadre de la relance de ses activités.

A en croire le secrétaire général du syndicat des travailleurs du COTEB, Alpha O. Ibrahim, plusieurs centaines de millions francs CFA ont été déjà virés sur les comptes de l’industrie et elle attend encore dès la semaine prochaine de l’argent de la part de ses clients qui doivent à la société, notamment la Société nationale pour la promotion agricole (SONAPRA), pour commencer à éponger les arriérés. Au-delà, il est attendu la mise en œuvre diligente de l’ensemble du Plan de relance des industries textiles du Bénin validé en janvier 2013, notamment le renouvellement du potentiel économique de l’industrie ou tout au moins son adaptation aux conditions actuelles de travail dans le textile pour faire face à d’éventuelles concurrences. Les dettes du COTEB en termes de fiscalité et vis-à-vis des structures comme la Caisse nationale de sécurité sociale, la Société béninoise d’énergie électrique (SBEE), la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB), sont énormes.

Claude Urbain PLAGBETO A/R Borgou-Alibori

Environnement 10 févr. 2015


Inauguration de ’’Le Centre Arts et Cultures’’:Quand des initiatives culturelles privées font la leçon aux autorités

La localité de Lobozounkpa dans la commune d’Abomey-Calavi accueille officiellement depuis le vendredi 6 février dernier, « Le Centre Arts et Cultures». La cérémonie d’inauguration de ce joyau a enregistré la participation de plusieurs autorités politico-administratives qui, à vrai dire, devraient s’inspirer de cette initiative privée pour revoir la politique de l’Etat en matière d’infrastructures culturelles.

Pour la commune d’Abomey-Calavi en général, l’implantation suivie de l’inauguration de «Le Centre Arts et Cultures» de Lobozounkpa est une véritable aubaine. Un moyen de redonner une autre dimension à la culture dans cette cité dite dortoir, qui accueille, par ailleurs, de nombreuses manifestations culturelles mais à des endroits peu indiqués. C’est donc un vide que vient combler l’avènement de ce centre dont la cérémonie officielle d’ouverture a connu la présence effective du maire de la localité, Patrice Comlan Hounsou Guèdè et du ministre en charge de la Culture, Jean Michel Abimbola.

A ces deux autorités, on peut faire le procès d’être venues se faire enseigner à cette cérémonie, une leçon en matière de promotion artistique et culturelle. D’abord à la base, en constatant que le maire qui est le responsable de la localité a failli sur ce point. Sur le plan national, on peut observer que le ministre en charge de la Culture également n’est pas exempt de reproches.
Toujours est-il qu’aujourd’hui, le partenariat public-privé a porté ses fruits sur ce chantier et la mise en service de ce centre vient un peu comme pour soigner le mal, sans pour autant le guérir.

« Cette institution d’ordre social dont le labeur indéfectible et l’engagement artistique, culturel, éducatif et humanitaire de ses membres se matérialisent par un résultat aussi probant … ce qui me réjouit aussi et qui me détermine farouchement à mettre en œuvre les initiatives les mieux inspirées et les plus efficaces pour être à la hauteur de la mission cardinale que cette organisation m’a confiée », s’est engagée le plasticien Dominique Zinkpè, en charge de la direction technique du centre.

Pour lui, en effet, ’’Le Centre Arts et Cultures’’ doit devenir un pôle d’attraction et de rencontres artistiques et culturelles du Bénin et cela ne peut se faire sans le soutien et l’accompagnement de tous. Et bien plus que cela, il se propose «d’en faire la raison, le royaume des artistes, tous secteurs confondus, qu’ils soient Béninois, de la sous-région ou des pays du Nord ».

Un espace pour donner de la visibilité aux artistes

A cette sollicitation, les autorités présentes, en l’occurrence le ministre en charge de la Culture et le maire de la localité semblent déjà prêts pour y apporter leurs contributions et cela transparaît dans leurs interventions. D’ailleurs, Patrice Comlan Hounsou Guèdè n’a pas été du reste dans l’implantation de ce joyau dans sa commune. Pour ce faire, Dominique Zinkpè a reconnu la vision d’un maire pour la promotion artistique en général et pour l’implantation des espaces culturels en particulier.

Les responsables du centre se sont voulus reconnaissants à l’endroit de l’autorité communale « sans l’accord de qui l’implantation du centre en ces lieux n’aurait pas été possible».
De la gratitude, ils en ont aussi manifesté à l’endroit du « généreux donateur » Robert Vallois, « dont la vision de développement artistique et culturel pour le Bénin n’a d’égale que le déploiement d’une énergie humaine et financière pour le triomphe de l’art et de la culture, comme vecteurs de développement ». Idem pour l’ONG ’’L’Hospitalité et Développement’’ (L’HeD) «qui a su entretenir, d’une part, la conviction de la nécessité de la naissance de cet espace et, d’autre part, la fibre efficace et salvatrice de la concrétisation du projet».
Pour rappel, ’’Le Centre Arts et Cultures’’ présente une superficie de 4000 m² pour plus de 200 millions de FCFA.

Il comporte une bibliothèque-médiathèque d’une banque de plus de 6000 livres, de plus de 500 CD et DVD, deux salles d’exposition, d’ateliers de création pour les artistes en résidence, une scène aménagée pour accueillir des spectacles de tout genre (concerts, représentations théâtrales, projections cinématographiques)… Ce Complexe artistique et culturel, comporte aussi un conservatoire pour des objets d’art antiques.

Culture 09 févr. 2015


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