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Les quartiers de Yèmicodji et d’Akogbato dans le 12è arrondissement de Cotonou bénéficient désormais d’une extension du réseau de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB). Le chef de l’Etat a procédé, samedi 7 février dernier, à la mise en service du réseau de distribution de l’eau dans ces quartiers.
Finis les longs parcours pour trouver de l’eau à Yèmicodji et Akogbato ! Le réseau de la Société nationale des eaux du Bénin (SONEB) est désormais accessible aux populations de ces quartiers enclavés de la ville de Cotonou, grâce aux travaux d’extension réalisés par cette société. Environ 7000 mètres linéaires de canalisation ont été construits dans ces deux quartiers, permettant ainsi aux ménages d’avoir de l’eau potable à proximité. «C’est le 24 décembre 2014 que le président de la République est venu lancer les travaux d’extension du réseau. Depuis le 10 janvier dernier, l’eau est disponible à Yèmicodji et Akogbato», informe David Babalola, directeur général de la SONEB. A l’occasion, poursuit-il, Boni Yayi avait lancé l’opération de branchement forfaitaire de 50 000 francs CFA au profit de tous les ménages béninois. A Yèmicodji et Akogbato, environ 295 demandes ont été enregistrées. Et sur les 48 ménages ayant effectivement payé leurs demandes, 38 branchements ont été déjà réalisés. Pour faciliter davantage l’accès des ménages au réseau de la SONEB, David Babalola a indiqué qu’il leur est offert la possibilité de rembourser les frais de branchement sur trois tranches.
La mise en service du réseau à Yèmicodji et Akogbato a été suivie par le lancement de l’extension de l’adduction d’eau à Tèkon, Djèdou et Kpota, toujours dans les périphéries de Cotonou. «Les études techniques ont été lancées et les travaux seront exécutés dans un délai maximal de deux mois», rassure le directeur général de la SONEB.
«L’eau est source de vie. Vous avez de l’eau aujourd’hui et abondamment. Sans eau point de vie, sans électricité, point de développement», déclare le président de la République. Boni Yayi indique aux populations que le projet d’électrification entrepris par la Société nationale d’énergie électrique (SBEE) sera renforcé par la pose des lampadaires solaires. «Vous avez besoin d’infrastructures sociales, scolaires et sanitaires. Et au-delà de l’eau et de l’électricité, vous avez besoin d’assainissement pour que vous puisiez créer la richesse», poursuit le chef de l’Etat qui annonce la création d’un commissariat de police à Yèmicodji ainsi que la construction de modules de classe pour améliorer les conditions d’études des élèves.

Commencé le 17 janvier dernier, le rideau est tombé hier, dimanche 8 février, sur la phase finale de la 30è édition de la CAN Orange Guinée Equatoriale 2015 avec le sacre des Eléphants de la Côte d’Ivoire, leur 2è après celui de 1992. Les deux sélections se sont tenues tactiquement au cours d’un match qui a mis du temps à connaître son dénouement.
Quelle finale ? Et quel dénouement au bout du suspense ? C’était insoutenable aussi bien pour les Black Stars du Ghana que les Eléphants de la Côte d’Ivoire. A l’arrivée, c’est Yaya Touré et ses coéquipiers qui se sont retrouvé sur la plus haute marche du podium après l’avoir remporté (0-0, 9-8 aux tab). Et pourtant, les protégés de l’entraîneur Hervé Renard avaient mal engagé cette séance des tirs au but, en manquant de transformer d’entrée deux. Ils rétabliront leur retard avant que Copa Bary n’arrête le 10è tir exécuté par le gardien ghanéen tout en réussissant à transformer le sien.
Asamoah Gyan, André Ayew, Jordan Ayew, Christian Atsu, Mubarak Wakaso, Harrison Afful et leurs coéquipiers doivent à présent nourrir des regrets. Comme en 1992 avec leurs aînés, la Côte d’Ivoire vient donc de les priver de la coupe.
Hier dimanche 8 février au Estadio de Bata, les deux sélections ont livré un ultime duel qui ressemblait à tout point de vue, à un remake de leur finale lors de Sénégal 92. En effet, les 90 mn de jeu n’ayant rien donné, il aura donc fallu les prolongations, puis la fatidique séance des tirs au but, pour les départager.
C’était leur 10è confrontation en phase finale d’une CAN depuis la première en 1965, il y a cinquante ans.
Après les Chipolopolo de la Zambie à l’occasion de Gabon-Guinée Equatoriale en 2012, c’est avec les Eléphants que Hervé Renard réussit à créer l’exploit, après avoir su trouver le bon équilibre entre l'expérience incarnée par les frères Touré, Gervinho ou Wilfried Bony et des débutants en Coupe d'Afrique comme Sylvain Gbohouo ou Eric Bertrand Bailly. Après avoir perdu deux finales, en 2008 et 2012, 2015 aura été la bonne pour les Ivoiriens. Quant aux poulains d’Avram Grant, ils continueront à courir derrière leur 6è titre, le dernier remontant à 1982.

Le personnel administratif de l’Assemblée nationale dispose d’un nouveau bâtiment de plus qui améliorera ses conditions de vie et de travail. Le joyau flambant neuf a été inauguré, vendredi 6 février dernier, par le président de l’institution, Mathurin Nago.
Le problème d’exiguïté du cadre de travail du personnel civil parlementaire est désormais un vieux souvenir. Sensible aux cris de cœur de ces agents, le bureau de l’Assemblée nationale a décidé de leur construire un nouveau bâtiment pour renforcer l’existant. Il s’agit par ricochet d’améliorer le cadre de travail du personnel parlementaire dont le rôle n’est plus à démontrer dans le bon fonctionnement de cette institution. Le nouveau bâtiment est composé de trois niveaux: un rez-de- chaussée et deux étages. Il est constitué d’un parking et de 23 bureaux qui serviront désormais de locaux à certaines directions du Secrétariat général administratif de l’Assemblée nationale. Notamment la direction de la Questure et celle des Services législatifs.
Le joyau inauguré vendredi 6 février dernier, a coûté la bagatelle de 265 millions F CFA. Les travaux financés par le budget autonome de l’Assemblée nationale, exercice 2014, ont été réalisés par une entreprise béninoise. Laquelle entreprise a respecté le délai contractuel de six mois prévu pour achever la construction. Démarré le 15 juin 2014, le chantier a été réceptionné provisoirement le 15 décembre de la même année.
Le deuxième vice-président de l’Assemblée nationale, Boniface Yéhouétomè a surtout loué le souci du président Mathurin Nago de mettre les agents parlementaires dans un cadre de travail attrayant. Il a ensuite salué l’exploit réalisé par cette société de droit béninois, non seulement en achevant les travaux dans le délai contractuel mais aussi et surtout, en y mettant une finesse irréprochable. Mieux, il n’y a pas eu d’avenant.
Ce qui fait dire au président de l’Assemblée nationale que les entreprises BTP béninoises peuvent aussi relever des défis comme celles d’autres pays notamment chinoises.. Pourvu qu’on leur fasse confiance, en les mettant dans de bonnes conditions pouvant leur permettre de s’acquitter de leurs missions. Pour Mathurin Nago, si les choses se sont bien passées, c’est parce que la sélection de cette entreprise a été très bien faite et sans pression.
Il a assuré les bénéficiaires que dans les tout prochains jours, ils vont intégrer ces bureaux. Les meubles et autres mobiliers sont déjà commandés et seront livrés sous peu.

Le rideau est tombé, vendredi 6 février dernier à Porto-Novo sur l’atelier des conseillers et des cadres de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption (ALNC) sur la lutte contre la corruption en période électorale. Au terme de deux jours de travaux organisés en partenariat avec OSIWA, les participants ont fait une série de recommandations pour l’atteinte de leurs objectifs tout au long du cycle électoral de cette année et de 2016 au Bénin.
Les conseillers et les cadres de l’Autorité nationale de lutte contre la corruption(ALNC) sont désormais mieux aguerris pour faire face à la corruption en période électorale. C’est du moins la conclusion à laquelle on est parvenu après deux jours d’atelier organisé du 5 au 6 février à Porto-Novo par l’ALNC.
En effet, de la synthèse des activités qui ont meublé les travaux, on retient que plusieurs recommandations ont été prises pour une lutte efficace contre ce phénomène. Au nombre de celles-ci, il a été proposé l’organisation par l’ANLC d’une campagne de sensibilisation sur le Code électoral dans le cadre du processus électoral, l’organisation d’un débat franc au sein de la classe politique sur la question de la corruption en période électorale, la constitution d’une équipe d’huissiers pour des opérations de constatation des infractions liées à la corruption électorale pour concocter les preuves des délits, la mise sur pied d’une brigade de surveillance des comportements des acteurs politiques sur le terrain en période électorale. A ces recommandations, les participants ajoutent la sensibilisation des populations sur les risques et les dangers liés à la corruption en période électorale et la mise sur pied d’un cadre de partenariat avec certaines institutions et structures telles que la Commission électorale nationale approfondie (CENA), la Cour constitutionnelle, la Cour suprême et la presse. Chacune de ces recommandations sera monnayée en activités qui vont être mise en œuvre dès maintenant par l’ANLC, a précisé Symphorien Chogolou, rapporteur de l’atelier.
Pour le président de l’ANLC, Guy Ogoubiyi, sa structure tient à jouer sa partition dans le déroulement du processus électoral au Bénin. C’est pourquoi, il a été décidé de l’organisation des deux jours d’atelier pour permettre aux conseillers et aux cadres de l’ANLC de s’approprier le contenu de la loi électorale aux fins d’asseoir un dispositif de prévention et de lutte contre la corruption durant tout le cycle électoral des législatives et communales de cette année ainsi que de la présidentielle de 2016. Les participants ont été outillés pour une veille citoyenne auprès des candidats sur les dépenses de campagne en lien avec les dispositions prévues par la loi et ensuite de proposer des actions de sensibilisation au profit des populations sur les risques liés à l’achat de conscience en période électorale.
Guy Ogoubiyi a félicité les participants pour la qualité des recommandations qui représentent désormais des leviers sur lesquels marchera l’ANLC. Il a invité les partenaires techniques et financiers et le gouvernement à accompagner l’Autorité pour l’atteinte de la mission à elle assignée surtout en période électorale. «Il faut la participation de tous pour des résultats fiables en matière de lutte contre la corruption au Bénin », insiste le président de l’ANLC.

La petite finale de la CAN Orange 2015 s’est jouée samedi 7 février dernier à Malabo. Elle a mis aux prises les Léopards de la RD Congo et le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, deux invités surprises qu’on n'attendait pas à ce stade de la compétition. A l’arrivée, ce sont les Congolais de Kinshassa qui se sont adjugés la 3è place en jeu (0-0, 4 tab à 2).
Spectaculaire, le match de classement pour les 3è et 4è places de la CAN Orange 2015 ne l’aura pas été, en dehors des démonstrations dont le portier de la RD Congo, Robert Kidiaba et celui de la Guinée Equatoriale, Felipe Ovono Ovono ont gratifié le public présent dans les tribunes, samedi 7 février dernier. Les deux sélections sont parues moins fringantes avec leurs joueurs qui, sans surprise, ont eu bien du mal à rentrer dans la rencontre, se créant enfin des occasions de chaque côté mais ne parvenant pas à trouver la faille.
Les poulains de Florent Ibenge ont manqué d’efficacité dans les derniers gestes face à un Felipe Ovono Ovono qui dans ses grands jours, a encore eu l’occasion de sortir le grand jeu. Yannick Bolasie, Dieumerci Mbokani, Cédric Mabwati, Chancel Mbemba et autres n’ont pas eu raison de lui. A l’opposé, le Nzalang Nacional s’est heurté à un Robert Kidiaba intraitable dans ses buts. Finalement, c’est aux tirs au but que la médaille de bronze s’est jouée, offrant l’opportunité à la RD Congo et son gardien de but qui achevait sa carrière internationale, de monter sur la troisième marche du podium. Mais avant, il a fallu un raté de Javier Balboa sur le premier tir, et que Robert Kidiaba stoppe la frappe de Bosio, permettant aux Léopards de compter deux buts d’avance, jusqu’à ce que Mongongu n’inscrive le tir de la victoire (4 tab à 2). Comme en 1998 au Burkina Faso, la RD Congo termine donc troisième. Le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale se contentant de la 4è place, la meilleure performance de son histoire au football.
Grand héros du match, Robert Kidiaba qui, à l’occasion, mettait aussi un terme à sa carrière internationale, pouvait engager sa fameuse danse sur les fesses le "Kidiabuké". C’est à croire que ce match de classement était le sien. Il a refermé de la plus belle des manières sa carrière internationale qui a commencé en octobre 2002, avec une médaille de bronze, la deuxième dans l’histoire de la RD Congo après celle de 1998.

L’érosion côtière s’est accentuée du Quartier JAK, l’une des zones résidentielles de Cotonou. Hier dimanche 8 février, le président de la République s’est rendu sur les lieux pour constater l’ampleur de la menace.
Le constat est assez inquiétant ! Le restaurant Neuer Biergarten, sis au Quartier JAK est en train d’être rongé par la mer, conséquence de l’érosion côtière qui menace ce quartier chic de Cotonou. «Depuis le 9 mai 2014, nous avons déjà perdu 67 mètres de sable. Si cela continue, c’est tout le Quartier JAK qui sera emporté par la mer. En période de haute marée, les vagues débordent jusqu’à envahir des rues pavées», alerte Doris Alapini, directrice du restaurant, hier lors d’une descente du président de la République. La menace d’érosion à ce segment ouest de l’Epi de Siafato concerne également le Foyer des marins, le siège de la Centrale d’achat des médicaments essentiels (CAME) ainsi qu’un complexe scolaire construit sur le littoral. «Nous souffrons ici le martyr et nous voulons que l’Etat fasse quelque-chose pour bloquer l’avancée de la mer», poursuit Stanislas Pognon, l’un des sages du Quartier JAK.
La situation critique du continent à ce niveau précis, a déjà interpellé le gouvernement qui a commandité une étude, souligne Christian Sossouhounto, ministre en charge de l’Habitat et de l’Urbanisme. Cette étude révèle que l’avancée de la mer à ce niveau ne découle pas de la construction des 7 nouveaux épis en amont mais plutôt de l’épi d’arrêt de sable du Port de Cotonou. Il est donc envisagé la construction d’un revêtement de pierres depuis l’Epi de Siafato afin de protéger la côte des affres de l’érosion. «Le rapport fera l’objet d’une communication en Conseil des ministres», rassure le ministre qui rappelle que la question de l’érosion côtière constitue une préoccupation pour l’ensemble des pays du Golfe de Guinée.
Faisant le point des travaux de construction des nouveaux épis, Christian Sossouhounto, informe que les ouvrages sont déjà terminés, à la grande satisfaction des riverains. Le seul souci, tempère-t-il, reste le besoin de renforcer les cellules avec du sable marin. La quantité du sable pour couvrir les 7 épis est estimée à 1,3 million mètres cubes. Le ministre informe que les discussions sont en cours afin de satisfaire cette demande à partir des travaux de dragage au niveau du Port de Cotonou, qui devraient permettre d’éjecter environ 4 millions mètres cubes de sable.
«Le Bénin est confronté aux réalités des changements climatiques. C’est un phénomène mondial. Mais je suis venu vous rassurer que nous allons lancer une union sacrée pour y faire face», indique le président de la République. Boni Yayi souligne que les dispositions seront prises pour répondre à ce défi au niveau du Quartier JAK. «Il est important que nous coalisions nos efforts aussi bien au niveau national, régional qu’international», insiste-t-il, estimant que la question de l’érosion côtière doit être prise en compte par le Fonds vert sur le climat créé par l’Union africaine.

Le vol inaugural de prise de vues aériennes, à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou, a effectivement eu lieu vendredi 6 février dernier. Il permettra de doter le Bénin d’une nouvelle cartographie de base numérique destinée à plusieurs usages. C’était en présence du ministre de l’Environnement, Raphaël Edou, de l’ambassadeur, chef de la Délégation de l’Union Européenne, Josep Coll et de Rosine Sori Coulibaly, représentante résidente du PNUD au Bénin.
Doter le Bénin d’un outil d’aide à la décision en vue d’une meilleure planification des investissements de développement. Voilà en quels termes, le ministre de l’Environnement, chargé de la Gestion des Changements climatiques, Raphaël Edou, apprécie le vol inaugural de prise de vues aériennes auquel il a pris part vendredi 6 février dernier. Ainsi, les activités de cartographie sont rentrées dans leur phase active.
Pour le ministre, le Bénin disposera bientôt d’une bonne vue de son territoire pour des applications d’utilité publique. Selon lui, un pays doit disposer des informations fiables pour prendre les décisions.
Les résultats de la prise de vue constitueront une base de données qui seront exploitables par les chercheurs, les étudiants, ainsi que les universitaires. «Avec ces informations, nous pourrons aller au crédit carbone», s’est réjoui avec fierté Raphaël Edou à sa descente du vol inaugural, témoignant sa gratitude au PNUD et à la Délégation de l’Union Européenne qui ont appuyé le Bénin et les communes pour la mise en œuvre du projet.
S’associant aux diverses possibilités qu’offriront les données disponibles sous peu, Josep Coll, chef de la Délégation de l’UE a indiqué que le Bénin devient ainsi le premier pays en Afrique à offrir à ceux qui s’y intéressent, des éléments pouvant concourir à son développement.
Ce que ne dément pas Rosine Sori Coulibaly, bien impressionnée par le matériel déployé par la compagnie IMAO en charge des opérations.
Pour Nicolas Creste, pilote opérateur, les acquisitions dureront 10 jours et ne pourraient être entravées que par la persistance des nuages. L’équipe commise à la tâche dispose de deux appareils dont l’un peut voler de 350 km/h jusqu’à 8000 m d’altitude et l’autre de 500km/h jusqu’à 10 000m.
Les opérations de prise de vues aériennes s’inscrivent dans le cadre du Projet d’appui à la préservation et au développement des forêts galeries et production de cartographie de base numérique (PAPDFGC). D’un coût global de 8 300 000 euros et lancé en novembre 2013, le projet a été financé grâce à l’appui de l’Union Européenne dans le cadre de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) pour un montant de 8 millions d’euros (5,2 milliards FCFA et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de 300 000 euros (environs 200 millions F CFA).
Il bénéficie également du soutien du gouvernement du Bénin et des communes.
Par ce premier vol de prise de vues aériennes, le Bénin amorce dans sa cartographie numérique, avec le renouvellement de l’ancienne génération de cartes datant des années 60. Il vise également la mise à disposition de cartes de base pour la réalisation de cartes thématiques et la délimitation de limites et des unités topographiques.
Les photographies aériennes alimenteront une base de données géographiques actualisées, un modèle numérique de terrain, des ortho-photos, des cartes topographiques et un géo-portail informatif sur Internet. Des éléments utiles pour l’établissement de cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, les effets néfastes des changements climatiques et la gestion des catastrophies naturelles; l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire et bien d’autres utilités.

La liste des candidats aux élections complémentaires de la Chambre du commerce et d’industrie du Bénin (CCIB) pour la région économique de l’Ouémé-Plateau publiée par la Commission électorale consulaire dans le journal "La Nation" dans sa parution du lundi 26 janvier, enregistre des contestations sur le terrain.*
La toute première certainement émane du sieur Tadjou Adéwalé Adédjouma qui a saisi la Cour suprême pour demander l’invalidation des candidatures de Michel Tévoèdjré et de Armand Hazoumè. Selon la requête, ces deux candidats n’auraient pas déposé toutes les pièces exigées par la loi avant de se faire inscrire sur les listes de candidature. Le requérant a décidé de saisir la haute juridiction aux fins d’entendre raison pour le retrait de ces deux candidats de la course.
Th. C. N.
Société 09 févr. 2015

La troisième édition du festival «Ilé ya Africa» a démarré, jeudi 5 février dernier à la Maison rouge à Cotonou. A travers cette initiative, 14 artistes célèbrent la pureté de l’Afrique et sa sagesse sous plusieurs dimensions, notamment celle spirituelle.
Ilé ya Africa est une expression yorouba dont la traduction pourrait signifier, «Afrique, il est temps de rentrer, de retourner à la maison ». Et c’est bien l’idée autour de laquelle s’organise depuis le jeudi dernier à Cotonou un festival qui en est à sa troisième édition. Une fois encore, acteurs culturels et autorités à divers niveaux ont marqué de leur présence ce rendez-vous qui célèbre cette année l’Afrique et sa diaspora. Et le programme concocté à cette fin se veut sobre, mais dense au regard des objectifs et ambitions du festival.
« Ce que nous faisons, ce n’est pas seulement une exposition d’art. C’est aussi l’occasion de présenter quelques chanteurs très talentueux qui ne sont pas encore connus. Ce sont des jeunes musiciens vocalistes, interprètes qui font un bon travail», révèle Eric Ahouansou, le promoteur du festival «Ilé ya Africa». D’ailleurs, pour lui, le retour auquel le continent est invité à travers cette rencontre est surtout d’ordre spirituel. Et c’est cela qui justifie la diversité des activités qui s’observent autour.
Le volet intellectuel de la présente édition est concentré, entre autres sur une conférence publique au siège de la Fédération des artistes plasticiens et graphistes du Bénin. Occasion pour un panel d’orateurs avertis d’entretenir le public sur les freins au développement artistique et culturel. « L’enjeu, c’est l’Afrique. Nous pensons que la jeune génération est en train d’être déracinée.
L’Afrique a sa façon de penser, de rire, de bouger. Il y a des choses qu’on peut sauvegarder. Il ne faut pas que l’Afrique se considère comme un pays abandonné. Alors que c’est le berceau de l’humanité », interpelle le président de « Ilé ya Africa». Mais la révolution pour enclencher ce mouvement de retour de l’Afrique étant d’abord culturel, les initiateurs du festival ont voulu faire la part à ce pan de leur mouvement. Pour ce faire, la présente édition offre à découvrir 14 artistes dont Marina Gandhi, Eliane Aisso, Moufili Bello, La Sœur Henriette Goussikindé, Sika da Silvera alias Sika, Arees, Piza, Zount, Midy, Erick, Achille Zohoun, Philipe Abayi, Julien Degan, Charly almeida…
Ces «grands» et «petits» noms du milieu artistique à travers leurs réalisations respectives, évoquent certes à leur guise et en plus avec l’habillage artistique, le thème du festival. Toutefois, cela n’empêche pas le néophyte de s’y retrouver et de comprendre lui aussi que l’heure de regagner le point de départ a définitivement sonné pour le continent noir.
Culture 09 févr. 2015

Fidèle à sa tradition annuelle, le président de l’Assemblée nationale, Mathurin Nago, a présenté vendredi 6 février dernier à Cotonou, autour des plats et des verres, ses bons vœux de nouvel an 2015 à l’ensemble des acteurs de la presse béninoise. A l’occasion, il a salué les efforts des médias couronnés cette année par l’adoption du Code de l’information et de la communication. Cette cérémonie festive entre le président de l’institution parlementaire et les journalistes est la dernière de la sixième législature dont le mandat arrive à son terme le 15 mai prochain.
Le président de l’Assemblée nationale loue les grandes avancées qu’enregistre la presse béninoise ces dernières années. Mathurin Nago a saisi l’occasion de ses bons vœux de la nouvelle année 2015 aux professionnels des médias, pour leur dire toute sa reconnaissance. Il les qualifie de partenaires indispensables et incontournables pour l’Assemblée nationale, au regard de leur rôle d’accompagnement, de facilitation et d’interface entre les députés et les populations.
Et ceci, à travers les relais par la presse, des activités et des décisions du Parlement qui sont commentées et analysées de façon approfondie. Ce qui rapproche davantage les députés de leurs mandants, témoigne Mathurin Nago. Il a félicité toute la presse béninoise en général et celle parlementaire en particulier pour la qualité de ses productions qui ne font qu’avancer le processus démocratique au Bénin.
Le témoignage a été fait devant un parterre de professionnels des médias dont le président du Réseau des journalistes accrédités au Parlement (REJAP), Gaspard Adjamonsi, le président de l’Observatoire de la déontologie et de l’éthique dans les médias (ODEM), Guy Constant Ehoumi, et de Marie Richard Magnidet, Pascal Zantou, tous deux conseillers à la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC). Ils étaient d’ailleurs tous assis à la table d’honneur avec le président Mathurin Nago accompagné pour la circonstance, de son épouse et du député Hélène Kèkè Aholou.
Le président de l’Assemblée nationale n’a pas manqué de revenir sur quelques actions de l'institution parlementaire pour la promotion et l’épanouissement de la presse au Bénin. Il rappelle les contrats d’abonnement avec certains organes de la presse écrite, et des contrats de partenariat avec les radios et télévisions. Le clou des actions sera l’adoption en janvier dernier par les députés du Code de l’information et de la communication au Bénin. Selon lui, ce vote reste après tout une décision des députés.
Mais il a décerné les lauriers aux acteurs des médias pour leur engagement et leur forte implication et leur plaidoyer ayant favorisé l’examen et le vote de ce dossier. Mathurin Nago a évoqué quelques-uns des avantages et innovations du Code dont principalement la suppression des peines privatives de liberté pour les délits de presse à l’égard des personnes et des délits d’offense ou d’outrage à certaines personnalités. Il reconnaît certes que le Code de l’information et de la communication, comme toute loi, peut comporter encore quelques insuffisances par endroits.
Il est loin d’être une panacée pouvant régler tous les problèmes auxquels est confronté le secteur des médias au Bénin. Le président de l’Assemblée nationale invite les professionnels des médias à se contenter pour l’instant de ce peu, en attendant que n’intervienne un jour, la révision de cette loi pour la prise en compte des insuffisances soulevées.
Son souhait est de voir un jour se créer au Bénin des entreprises de presse multinationales comme dans d’autres pays. La presse béninoise a les moyens de relever ce défi, croit Mathurin Nago avant de former ses voeux de robuste santé, de paix, de prospérité et de bonheur à l’ensemble des professionnels des médias au Bénin.
Mais avant lui, honneur a échu au président du REJAP, Gaspard Adjamonsi, et au président de l’ODEM, Guy Constant Ehoumi, de présenter respectivement au nom des journalistes parlementaires et des associations des professionnels des médias, les vœux de bonne année au président Mathurin Nago et à toute sa famille, sans oublier l’ensemble des 82 autres députés. Ils ont remercié l’Assemblée nationale pour avoir doté le secteur des médias d’un Code de l’information et de la communication, pour faire avancer tant soit peu, l’exercice de la profession de journalisme au Bénin.