La Nation Bénin...
Nouvelles

La CENA prête pour recevoir les dossiers de candidaturesLe ministre chargé des Relations avec les Institutions (MCRI), Gustave Sonon a effectué, hier jeudi 5 février, une visite au siège de la Commission électorale nationale autonome (CENA). L’objectif de cette descente est de s’enquérir du niveau des préparatifs des prochaines élections. L’hôte, dans une approche pédagogique, est reparti satisfait, des assurances qui lui ont été données.
C’est par un calme plat d’après-midi que le cortège du ministre chargé des Relations avec les Institutions, Gustave Sonon, s’est immobilisé dans la cour de la Commission électorale nationale autonome (CENA), hier jeudi 5 février. L’objectif de cette visite est de se rassurer que les préparatifs des opérations électorales se déroulent dans de bonnes conditions. «Nous sommes prêts», a rassuré le président de l’institution.
Selon Emmanuel Tiando, le niveau des activités à la CENA permet d’affirmer que la machine est prête pour les élections législatives du 26 avril prochain.
«Nous n’avons pas attendu ici la décision de la Cour constitutionnelle avant de nous mettre au travail», a soutenu le président de la CENA. A l’en croire, les commissaires et les cadres de l’institution ont arrêté au prime abord un calendrier détaillé des activités afin d’avoir une vue synoptique sur les tâches à effectuer. Ses services, a-t-il dit, sont déjà prêts et pourront recevoir les dossiers des candidatures du 20 au 24 février prochain au plus tard. Mieux, le ministre a pu constater de visu, l’effectivité et la phase de finition des travaux de dépouillement de 1076 dossiers de candidatures desquels seront retenus les 546 coordonnateurs d’arrondissement. «La réussite des élections dépend également des représentants des commissaires à la base.
Pour cela, il sera attaché du prix aux critères requis par la loi pour la sélection de ces agents techniques», a lancé un responsable de la commission de dépouillement. Et ce vendredi, la commission procède au dépouillement des candidatures pour les agents de bureau de vote et assistants des coordonnateurs.
Conscient de la complexité de la tâche, Emmanuel Tiando a invité tout le peuple béninois à la patience. Il a réaffirmé sa détermination et celle de toute son équipe à organiser les élections dans les conditions déterminées par les textes de la République. «Les gens travaillent d’arrache-pied ici et nous allons garder contact afin que le gouvernement règle les éventuelles difficultés qui pourraient survenir», a confié le ministre à la fin de sa visite.
Le vendredi 9 janvier dernier, la Cour constitutionnelle avait décidé que les élections législatives devraient se tenir le 26 avril prochain suite à la convocation du corps électoral par le président de la République, le 14 février prochain. Les députés de la 7e législature devront s’installer le 16 mai prochain. Dans ce même sillage, la Haute juridiction avait aussi recommandé que les élections municipales, communales et locales se tiennent le 31 mai prochain soit plus de 30 jours après les législatives afin de rendre transparentes et fiables ces consultations.

L’essence est une denrée rare à Natitingou et environs ces derniers jours. Même son retour mercredi dernier dans les stations ne présage de rien.
C’est la ruée vers les stations de la SONACOP depuis la nuit du mercredi 4 février dernier. Le retour de l’essence dans la ville de Natitingou est presque un évènement. Un véritable branle-bas avec la vague de motos alignées le long des rues. Si les usagers de la route ont toutes les raisons de se réjouir de ce retour à la normale, la sérénité est loin d’être la chose la mieux partagée en leur sein.
L’affluence notée aux abords des stations de la ville est bien redoutée. «Personne ne sait s’ils nous serviront tous ici. Je suis là depuis près de deux heures et rien ne nous rassure. Il y a plus de bruit autour du service», confie d’un air dépité Pascal N., un motocycliste.
Depuis quelques jours, la commune de Natitingou et environs connaît une grande pénurie d’essence. Les stations asséchées, c’est la surenchère que l’on note au niveau des étalages dans la rue. L’informel a pris le contrôle du marché obligeant les populations à débourser 1000 F CFA pour se procurer un litre d’essence.
D’aucuns préférant garer carrément leurs engins.
Quoique profitant de cette pénurie, les vendeurs d’essence ‘’kpayo’’ ne sont pas pour autant responsables de cette situation qui pénalise les usagers de la route.
Ils confient que les camions qui les ravitaillent sont bloqués à Tchikandou frontière avec le Nigeria. Ce qui les contraint à s’approvisionner au Burkina-Faso où le prix de l’essence leur revient un peu plus cher qu’au niveau du grand voisin de l’Est.
Le bidon de 25 litres qui leur revenait à 11500 F CFA est aujourd’hui à 22500 F CFA. Dans ces conditions, ce sont les gros bonnets de la contrebande disposant d’importants stocks qui s’en donnent à cœur-joie.
Au niveau de la SONACOP, on justifie cette pénurie par la ruée des clients vers les stations qu’ils ne fréquentaient pas avec la surenchère notée dans l’informel. «Nos réservoirs sont toujours pleins du fait que personne n’y vient s’approvisionner. C’est l’informel qui nous tue», lance amèrement le gérant d’une des stations SONACOP de la ville.

Pour doter le Bénin d’une nouvelle cartographie de base numérique, en vue d’une meilleure planification des investissements de développement, les activités de cartographie rentrent dans leur phase active à partir de ce matin. Ceci, grâce à un vol inaugural de prise de vues aériennes, à l’aéroport international Bernardin cardinal Gantin de Cotonou.
Les activités visant à doter le Bénin d’une nouvelle cartographie de base entrent dans leur phase active ce matin, renseigne le communiqué de presse signé du PNUD et de la Délégation de l’Union Européenne. Elles s’inscrivent dans le cadre du Projet d’Appui à la Préservation et au Développement des Forêts Galeries et production de Cartographie de base numérique (PAPDFGC).
D’un coût global de 8 300 000 euros et lancé en novembre 2013, le projet a été financé grâce à l’appui de l’Union Européenne dans le cadre de l’Alliance mondiale contre le changement climatique (AMCC) pour un montant de huit millions d’euros (5,2 milliards FCFA) et du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) à hauteur de 300 000 euros (environs 200 millions FCFA), informe la même source. Il bénéficie également du soutien du gouvernement du Bénin et des communes.
Le ministre en charge de l’Environnement, de la Gestion des Changements climatiques de la Protection des Forêts et des Ressources naturelles, Raphaël Edou, le chef de la Délégation de l’Union Européenne, l’ambassadeur Josep Coll et le coordonnateur résident du Système des Nations Unies, Rosine Sori Coulibaly marqueront de leur présence l’événement.
Par ce premier vol de prise de vues aériennes, le Bénin entre de plain-pied dans la cartographie numérique, avec le renouvellement de l’ancienne génération de cartes datant des années 60.
Il vise également la mise à disposition de cartes de base pour la réalisation de cartes thématiques et la délimitation de limites et des unités topographiques.
Le communiqué précise que les photographies aériennes alimenteront une base de données géographiques actualisées, un modèle numérique de terrain, des ortho photos, des cartes topographiques et un géo portail informatif sur Internet. Des éléments utiles pour l’établissement de cartes topographiques détaillées de grande précision, la gestion des ressources naturelles, la lutte contre les inondations, les effets néfastes des changements climatiques et la gestion des catastrophes naturelles. De même que l’agriculture, la planification urbaine, l’aménagement du territoire et bien d’autres utilités.

Les personnels de la Police nationale, de la Douane, des Eaux et Forêts et Chasse bénéficieront bientôt de meilleures conditions de vie et de travail. Le nouveau statut spécial devant les régir désormais, fait son petit bonhomme de chemin à l’Assemblée nationale.
Le projet de loi a été adopté hier jeudi 5 février, par les membres de la Commission de la Défense, de la Sécurité, de la Coopération et des Relations extérieures présidé par le député Raoul Bio Kansi, saisie au fond. Et en présence de leurs collègues de la Commission des Lois, de l’Administration et des Droits de l’Homme, saisie pour avis ainsi que du gouvernement et de la hiérarchie de ces différents corps de police et paramilitaires.
L’examen de ce projet de loi a démarré depuis plusieurs semaines à l’Assemblée nationale. Son adoption hier vient donc rassurer tous les personnels de la Police nationale, de la Douane, des Eaux, Forêts et Chasse de ce que le bout du tunnel de leurs conditions de vie difficiles est pour bientôt.
Après l’adoption de ce texte, la prochaine étape de la procédure législative est l’examen et le vote de ce projet de loi en plénière à la faveur de la prochaine session extraordinaire au Parlement prévue dans les tout prochains jours.
Thibaud C. NAGNONHOU, A/R Ouémé-Plateau
Actualités 06 févr. 2015

La zone frontalière de Kourou-Koualou a été l’objet d’une rencontre hier jeudi 5 février à la préfecture de Natitingou entre une délégation du Burkina Faso et la partie béninoise. C’est à travers une réunion du Comité mixte de gestion concertée de la zone (COMGEC-K) pour faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière réunion du comité au Burkina Faso et analyser la situation actuelle sur le terrain.
Sous l’égide du gouverneur de la région Est, la forte délégation venue du Burkina Faso s’est concertée avec la partie béninoise conduite par le préfet des départements de l’Atacora et de la Donga et du directeur général de l’Agence béninoise en charge de la gestion des frontières. A cette réunion du Comité mixte de gestion concertée de la zone de Kourou-Koualou, la 4ème du genre, il a été question de faire le point de la mise en œuvre des recommandations issues de la dernière réunion du COMGEC-K à Fada N’gourma au Burkina Faso, les 24 et 25 octobre 2013, d’analyser la situation actuelle sur le terrain et de formuler de nouvelles recommandations pour une meilleure gestion de cette zone objet de différend frontalier entre les deux Etats et porté devant la Cour internationale de Justice.
Saluant la tenue de la réunion du comité, Gervais N’dah Sékou, préfet des départements de l’Atacora et de la Donga, a invité les deux parties à œuvrer dans un esprit fraternel à la consolidation des liens séculaires existants entre elles et à trouver des solutions concertées aux problèmes posés par la zone de Kourou- Koualou. L’exemple de l’Europe qui a su construire un ensemble bien solide en brisant ses frontières a été cité par ce dernier pour montrer combien il est opportun de se passer des tensions autour d’un différend frontalier.
Pour Hyacinthe Yoda, gouverneur de la région Est du Burkina Faso, la coopération transfrontalière devrait se poursuivre entre les deux pays sous son égide et il a saisi l’occasion pour saluer l’exemplarité et la pertinence de ces rencontres qui participent, à son avis, de la paix, de la stabilité et de la sécurité des deux pays. « Les pays africains ont accédé à l’indépendance en héritant de frontières imaginaires, tracées par les colonisateurs au mépris de certaines réalités sociologiques.
De ce fait, des peuples partageant les mêmes valeurs sociologiques, voire linguistiques ont été séparés par des frontières à telle enseigne que la survie de certains Etats soit mise en cause. Cette situation a été à l’origine de nombreux conflits qui ont endeuillé et continuent d’endeuiller notre continent », relève-t-il tout en appréciant les efforts faits jusque-là par les deux Etats pour ne pas connaître le même sort. Ces pièges ont été évités grâce, à ses dires, aux bonnes relations d’amitié et de coopération entretenues par leurs dirigeants.
Si aujourd’hui il convient d’admettre que des avancées notables ont été réalisées dans la gestion concertée de la zone, il reconnaîtra que des problèmes subsistent. D’où tout l’intérêt de la réunion qui permettra de faire des propositions susceptibles de renforcer la coexistence pacifique entre les populations vivant dans la zone de Kourou-Koualou.
Actualités 06 févr. 2015

Les Black Stars du Ghana se sont qualifiés pour la finale de la CAN Orange 2015 en faisant voler en éclats le Nzalang Nacional de la Guinée Equatoriale, hier jeudi 5 février au Nuevo Estadio de Malabo par le score sans appel de 3-0, à l’occasion de la seconde demi-finale.
Ce succès, ils l’ont acquis dans une atmosphère particulière, la rencontre ayant été arrêtée de nombreuses minutes au cours de la deuxième partie de jeu par l’arbitre gabonais Eric Otogo-Castane, en raison d’incidents regrettables dans les tribunes et des projectiles lancés par intermittences sur l’aire de jeu. Toutefois, relancé chaque fois, le match a fini par aller jusqu’à son terme.
Jordan Ayew sur penalty (42e), Mubarak Wakaso (45e+2) et André Ayew (75e) ont été les bourreaux des Equato-Guinéens. Permettant ainsi aux Black Stars du Ghana de rejoindre les Eléphants de la Côte d’Ivoire, après-demain dimanche 8 février à Bata, pour la finale de la compétition. Ce sera pour un remake de la finale de la CAN Sénégal 92. A l’époque, c’est la Côte d’Ivoire des Gadji Céli Saint-Joseph, Abdoulaye Traoré, Alain Guaméné, Diaby Sékana, Aka Kouamé, Hobou Arsène, Didier Otokoré, Serge-Alain-Maguy, Joël Tiehi, entraînés par Yéo Martial qui l’avaient remporté aux tirs au but 0-0 (11-10 p).
Anthony Baffoe ayant raté son tir, le 11è, privant le Ghana qui a évolué sans Abedi Pelé, suspendu pour deux cartons jaunes, du sacre. C'était, il ya 33 ansFace à Yaya Touré, Kolo Touré, Gervinho, Wilfried Boni et autres, André Ayew et Jordan Ayew, appuyé par leurs coéquipiers auront donc l’occasion de prendre la revanche de leur papa. Hier, le Ghana jouait sa 11è demi-finale en 30 éditions. Il en a gagné sept.
Maurille GNASSOUNOU
Sports 06 févr. 2015

Dans le cadre du projet, Observatoire de la justice au Bénin, le Centre Afrika Obota (CAO), avec l’appui du CREDIJ et de DHPD-ONG a organisé, hier jeudi 5 février à Cotonou, un atelier de validation du rapport 2014 sur l’état de la justice et la perception des justiciables. En présence de Justin Sèmassousi, secrétaire national du CAO chargé de l’Administration et d’Arsène K. Capo-Chichi, président de l’Observatoire, Régina Anagonou Loko, a ouvert l’atelier au nom du ministre de la Justice.
«La justice est un pilier clé de la démocratie et il importe d’évaluer de temps en temps ses performances.», a déclaré Justin Sèmassousi, secrétaire national du CAO chargé de l’Administration à l’ouverture de l’atelier de validation. Pour lui, cette évaluation vise deux objectifs : attirer l’attention de tous les acteurs sur ce qui est moins bon afin de susciter des actions pour des améliorations d’une part et faire ressortir ce qui est bien pour encourager et honorer les acteurs à divers niveaux. «Notre justice n’est pas encore à l’abri de tous les dysfonctionnements que nous avions déplorés dans le précédent rapport et que nous continuons de déplorer», a fait remarquer Justin Sèmassousi, avant de relever cependant certains points d’amélioration à mettre à l’actif des acteurs du secteur.
Comptant sur l’engagement des participants pour la continuité dans la production des rapports, le secrétaire national du CAO les a rassurés que d’autres suivront, s’ils sont déterminés à apporter leurs diverses contributions. C’est pourquoi, il les a exhortés à faire preuve de disponibilité pour une contribution active aux travaux. «Nous n’avons point de doute sur vos capacités à faire des propositions constructives pour l’amélioration de ce document, eu égard à vos nombreuses expériences et expertises», a-t-il indiqué.
Ainsi, avec la même assurance, Arsène Capo-Chichi, président de l’Observatoire a souligné l’impact que la justice a sur les relations interpersonnelles et sur les activités économiques des populations.
«Pour être crédibles, nos juridictions doivent non seulement être promptes dans leurs fonctionnements, mais elles doivent, entre autres, garantir impartialité et indépendance», a observé le président de l’Observatoire en indiquant la voie à emprunter pour que l’institution conduise à bon terme la mission dont elle est investie.
Il s’agit pour l’Observatoire de s’investir dans de minutieuses investigations périodiques au niveau des acteurs, des justiciables et plus largement auprès des populations. Ce qui permettra d’identifier les vrais problèmes qui se posent à la justice béninoise, les assortir d’analyses idoines d’une part et de produire un plaidoyer pour que de pertinentes solutions aux difficultés d’accès au juge et au bon fonctionnement de la justice béninoise soit appliquée d’autre part. Ainsi, les explorations du rapport 2014, le 2e du genre renferment des éléments concentrés sur le niveau de prise en compte par les juridictions des innovations dont sont porteurs les trois codes promulgués ces dernières années pour mettre fin au reproche de vétusté si souvent fait aux lois et procédures en vigueur.
«Le rapport 2014 nous fournit de pertinents enseignements sur la performance et les déboires de nos juridictions par rapport à ces innovations dont l’application effective comptera dans le rang qu’occupera notre pays dans la prochaine évaluation du Doing Businness», estime Arsène Capo-Chichi.
Malgré ces innovations et les investissements faits dans le secteur de la justice avec l’appui des PTF, a averti Régina Anagonou Loko, représentant le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, des défis restent à relever pour une justice réellement au service du peuple. Elle est consciente qu’au regard des recommandations de ce rapport, il faut réfléchir afin d’apporter davantage de satisfaction aux préoccupations des consommateurs des services de la justice.
«Le gouvernement ne ménagera aucun effort pour accompagner ce creuset et mettra en œuvre dans la mesure de ses possibilités, les recommandations qui seront formulées dans les différents rapports de l’Observatoire», s’est engagée Régina Anagonou Loko, lançant officiellement l’atelier de validation qui a réuni magistrats, avocats, greffiers et bien d’autres acteurs s’intéressant aux questions de justice.
Société 06 févr. 2015

Les acteurs culturels béninois et même ceux étrangers de passage à Cotonou, ne pourront plus brandir l’excuse de l’indisponibilité d’espace culturel digne du nom pour les résidences, expositions… Dès ce jour, s’ouvre «Le centre». Un cadre qui se veut à lui tout seul, le condensé de plusieurs besoins artistiques.
Le Bénin ouvre dès ce jour, une autre page de son histoire culturelle avec l’inauguration de l’espace culturel «Le centre» à Cocotomey dans la commune d’Abomey-Calavi. Ce lieu de création contemporaine et d’exposition vient un peu comme pour révolutionner l’univers artistique, surtout en raison de son caractère pluridisciplinaire. Il s’étend sur un espace de 4 000 m² offert par la mairie d’Abomey-Calavi en guise d’accompagnement à cette initiative portée par le Français Robert Valois qu’on dit très porté vers la promotion culturelle. L’érection de «Le centre» peut être vue comme la matérialisation de cet amour.
Dans cette aventure, deux soutiens de taille lui servent de piliers. Il s’agit de son compatriote Timothée Grimblat à qui incombe la direction technique du centre et du plasticien béninois Dominique Zinkpè. Ce dernier avait lui aussi, dans un passé récent, impacté l’univers culturel à travers l’implantation du centre «Unik» à Abomey. Le voilà qui s’associe à cet autre projet dont le but majeur est d’assurer, sinon, mieux faire valoir le potentiel artistique et culturel.
«Le centre», il faut le dire, est un site d’attraction culturelle dédié à toutes les formes d’art, notamment l’art plastique. Il offre une mini-bibliothèque d’Histoire et d’art contemporain.
Trois résidences, trois ateliers pour artistes, une salle de spectacle, une autre destinée aux expositions et une dernière pour des projections y sont implantées. Son musée, assemblage d’anciennes pièces et créations d’art ne laisse pas le visiteur indifférent. Sa réalisation a coûté plusieurs millions de francs Cfa et il a été en grande partie financé par l’Organisation non gouvernementale «l’Hospitalité et développement» (Ong l’Hed) de Robert Valois. Selon les explications du plasticien Dominique Zinkpè, l’idée de la création du centre est née de la volonté de trouver une solution au manque de lieu de rencontres authentiques entre les artistes de plusieurs disciplines et le public.
«Ce centre est donc une plate-forme artistique entre le public et les artistes à travers un dialogue constructif», indique-t-il, par ailleurs. Et même si le centre connaît un timide fonctionnement depuis peu, son ouverture officielle est prévue pour ce jour. Et à ce propos, un cocktail culturel a été prévu. Ainsi, presteront par exemple à l’occasion, en guise de clôture des festivités, des artistes dont Sessimè demain samedi 7 Février. Mais avant, il est prévu ce jour déjà, une exposition des œuvres des artistes comme Boko, Remy Samuz, Vodouhè… Déjà hier, le public a eu droit à plusieurs spectacles de théâtre.
Culture 06 févr. 2015

Le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation a rencontré, hier mercredi à Cotonou, les acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que certains opérateurs économiques. Leurs échanges ont porté sur les réformes entreprises par le gouvernement pour mieux satisfaire ses prestataires. Le ministre Komi Koutché était soutenu, pour la circonstance, par ses collègues Jean-Michel Abimbola de la Culture et de l’Artisanat et Safiou Idrissou Affo de la Jeunesse, des Sports et Loisirs.
Le gouvernement souhaite désormais revoir sa collaboration avec le secteur privé qu’il considère d’ailleurs comme un partenaire privilégié. C’est en ce sens que des réformes sont en cours au niveau du ministère en charge de l’Economie, des Finances et des Programmes de Dénationalisation pour que le règlement des prestations fournies à l’Etat, ne fassent plus l’objet de tracasseries. C’est du moins ce qu’a expliqué le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché.
Dans un long exposé fait à l’assistance composée des acteurs de la chaîne des dépenses publiques ainsi que des entrepreneurs, il a indiqué que «ce sont des reformes qui permettent qu’à très court terme les prestations soient payés en temps réel». Avec ces réformes, on peut à partir d’un simple SMS, se renseigner sur le niveau d’évolution de son dossier.
C’est une plate-forme qui vous renseigne. Et à partir du guide, il vous est loisible de vérifier si normalement votre dossier ne devrait pas être à un niveau plus avancé. Bref, c’est une petite révolution qui est actuellement en cours dans le pays pour le bonheur des prestataires de service de l’administration publique. «Ce sont des réformes qui visent à sortir les prestataires de la précarité dans laquelle ils vivent actuellement», a laissé entendre le ministre Komi Koutché pour qui, la seule cause des prestations restées impayées depuis des années est «le fait qu’il n’y ait pas un exercice de planification avec un arrimage "objectif des besoins" par rapport au budget.»
Selon les explications du ministre des Finances et tout le débat qui a suivi, on retient que désormais, chaque membre du gouvernement sera ordonnateur de son budget. La loi organique portant Loi des finances appelle désormais beaucoup plus de la part des acteurs sectoriels, des notions de responsabilité et davantage de professionnalisme. C’est cela les réformes que propose le MEFPD «de sorte que dans les actions qui sont menées au quotidien, on puisse savoir ce qu’il faudra faire».
Les techniciens du ministère en charge des Finances soutiennent qu’«en matière d’exécution de budget, il n’ya a pas de norme statique. L’exécution du budget est un mécanisme dynamique». Pour eux, les réformes sont engagées. «Et si nous ne les faisons pas aujourd’hui, nous supporterons les conséquences demain».
Au cours de la séance, beaucoup de préoccupations ont été exprimées et sont relatives au secteur de l’artisanat. Elles se résument sous plusieurs formes : la réalité des réformes, leur faisabilité, ainsi que la véracité de ces reformes.
Pour l’essentiel, il est à retenir que sous l’autorité du ministre en charge des Finances, il a été mis en place un mécanisme. Lequel mécanisme fera l’objet d’une évaluation trimestrielle.
Désormais, l’ensemble des commandes publiques dans tous les ministères au niveau de toutes les structures déconcentrées de l’Etat sera évalué pour savoir le niveau de respect de ces réformes. «Ce qui suppose que les directeurs des ressources financières et matérielles (DRFM), les directeurs de la Prospective et de la Programmation (DPP), ainsi que les chefs service suivi et Evaluation doivent mettre en place les mécanismes statistiques qui devront leur permettre de savoir le niveau de respect de ces dispositions en temps réel. »
Actualités 05 févr. 2015

L’ambassadeur des Pays-Bas près le Bénin, Jos Van Aggelen, a offert, hier mardi 4 février, en sa résidence, un déjeuner de presse, en l’honneur des patrons des médias. Le président du Conseil national de la presse et de l’audiovisuel (CNPA) Malick Gomina, le président de l’Union des professionnels des médias du Bénin, Franck Kpochémè y étaient aussi entourés de certains directeurs de publication.
A l’occasion, les échanges ont porté, entre autres, sur le rôle et l’importance des médias dans une démocratie, le récent vote de la loi sur le Code de l’information et de la communication, l’actualité dans les médias, l’expertise en matière d’eau et d’assainissement et le professionnalisme.
Pour Jos Van Aggelen, c’est la première fois que l’ambassade des Pays-Bas organise un déjeuner de presse et il a informé que cela fait partie de la politique d’ouverture de sa chancellerie. Selon le diplomate, ce n’est pas un déjeuner d’adieu mais une activité qu’il aurait bien voulu organiser depuis le mois de janvier. Il est clair, avoue-t-il, que la presse joue un rôle très important et qu’elle constitue un partenaire incontournable dans le cadre du développement. Raison pour laquelle Jos Van Aggelen entend se rapprocher d’elle pour la visibilité de ses actions.
A ce sujet, il a fait part de l’appui que son pays apporte au Bénin et s’est réjoui des efforts déployés dans le domaine de l’eau et de l’assainissement. Ce qui lui fait dire que le pays est sur la bonne voie dans ce domaine précis.
Par rapport au récent vote de la loi portant Code de l’information et de la communication, Jos Van Aggelen estime que cela constitue une avancée qui se rapproche des progrès ou étapes déjà franchies par son pays ; ce qui est à encourager, relève-t-il.
Des propos confirmés par Gérard Agognon, secrétaire général du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel qui a reconnu et exposé les possibilités de coopération et de collaboration qu’offre Radio Nederland dans le cadre du renforcement des capacités des professionnels des médias. Il a ajouté qu’il a également été question au cours desdits échanges de professionnalisme dont les hommes des médias doivent faire montre au cours de la période des élections que le pays aborde.
Des échanges corroborés par Franck Kpochémè, président de l’Union des professionnels des médias du Bénin qui a expliqué avoir abordé avec le diplomate, la question de la ligne éditoriale des organes qui opèrent au Bénin, les possibilités d’accompagnement de l’ambassade des Pays Bas dans le domaine portuaire où ils détiennent une expertise avérée. Il s’est appesanti sur l’appui éventuel que pourrait apporter l’ambassade par rapport à la vulgarisation du code récemment voté, donc de son appropriation par les professionnels des médias.