La Nation Bénin...
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Comme les autres composantes de la nation béninoise, les opérateurs économiques réunis au sein des diverses organisations professionnelles ont, hier mardi 27 janvier à Cotonou, échangé les vœux du nouvel an avec le bureau exécutif de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin(CCIB). A l’occasion, Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution consulaire, a annoncé que l’année 2015 sera sous le signe des réformes pour moderniser la structure.
L’année 2015 est consacrée aux actions de modernisation de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin(CCIB). C’est l’essentiel à retenir du discours délivré par Jean-Baptiste Satchivi, président de l’institution consulaire, lors de la cérémonie de présentation de vœux à la nation économique. Mais avant lui, plusieurs représentants d’organisations professionnelles sont intervenus pour sacrifier à la tradition.
La santé, la paix et la prospérité sont les vœux formulés à l’endroit du président et des membres du bureau exécutif de la CCIB par Ghislaine Fagbohoun de la Fédération des femmes entrepreneurs et femmes d’affaires du Bénin(FEFA- Bénin), Taïrou Mama, représentant des Organisations professionnelles, Miftaou Fatoké, représentant des élus consulaires, Soufyanou Imorou, président de l’Union des chambres interdépartementales des métiers du Bénin (UCIMB) et Isabelle Ahouandjinou, pour le compte de la Chambre nationale d’agriculture(CNA) du Bénin. En dehors des vœux, chacun s’est réjoui dans son discours, des actions menées par l’équipe de Jean-Baptiste Satchivi avant de mettre l’accent sur l’aspect de la vie économique qui le préoccupe. Ainsi pour 2015, la FEFA-Bénin souhaite la mise en œuvre effective des recommandations des états généraux du secteur privé. Ce qui tient aussi à cœur aux femmes entrepreneurs et femmes d’affaires, c’est le dépassement des divergences au sein des opérateurs économiques et le maintien du cap sur les objectifs de développement du Bénin.
Quant aux organisations professionnelles, elles tiennent à ce que la CCIB apporte son appui aux entreprises et travaille pour la mise en œuvre immédiate d’un plan d’intermédiation avec les banques et autres institutions financières. L’entrée en vigueur récente du Tarif extérieur commun (TEC) n’a pas échappé à Taïrou Mama, qui a fait savoir que les opérateurs économiques béninois sont dans «une véritable angoisse », parce que le Bénin n’y est pas préparé et n’a pas beaucoup à vendre sur ce marché communautaire. Dès lors, après avoir exprimé la disponibilité des opérateurs économiques et des organisations professionnelles, il demandera que soient élaborés des plans d’adaptation.
L’année 2015 sous la modernisation
Après avoir reçu les vœux formulés par les divers représentants des organisations professionnelles, Jean-Baptiste Satchivi, président de la CCIB, leur rend la pareille avant de répondre aux préoccupations exprimées. La cérémonie coïncidant avec le premier anniversaire de l’installation de son équipe, il profite de l’occasion pour souligner quelques préoccupations majeures.
Selon lui, l’état des lieux fait par son équipe a permis de se rendre compte des défis à relever au niveau organisationnel, de la gouvernance financière et du système d’information. Au vu de cet existant qui, selon lui, ne saurait susciter admiration, le bureau exécutif a pris la mesure des défis à relever. Ainsi, des actions ont été engagées pour qu’à l’horizon 2019, la CCIB soit « une institution d’appui au développement et au rayonnement des entreprises du Bénin dans le monde et présente sur toute l’étendue du territoire national...». Entre autres, Jean-Baptiste Satchivi mentionne l’initiative des « 100 jours pour changer le visage de la CCIB », le plaidoyer auprès du gouvernement pour le repositionnement de l’institution consulaire dans l’ordre protocolaire de la République, la relance du dialogue inclusif avec les organisations du secteur privé. Dans la même lancée, l’année 2015 sera porteuse de réformes. Selon Jean-Baptiste Satchivi, ces réformes permettront de « repositionner résolument la CCIB sur la voie de la modernité ». A ce titre, il faut, entre autres actions, retenir le lancement des études visant à cerner les difficultés spécifiques de certaines filières au Bénin, la réalisation de l’audit comptable et financier de la CCIB. Enfin Jean-Baptiste Satchivi a invité les opérateurs économiques à s’impliquer dans la mise en œuvre des réformes.

La vision «Bénin Alafia 2025», ses enjeux et ses exigences étaient au cœur d’un atelier qui s’est déroulé hier mardi 27 janvier au Centre Guy Riobé à Parakou. Une trentaine de rois, têtes couronnées et autres dignitaires des cultes endogènes venus des différents départements du pays, a pris part à cette rencontre visant à sensibiliser les acteurs des institutions de la dynamique sociale dans l’atteinte des objectifs fixés à travers ce programme.
Dans son exposé, Mohamed Abdou, directeur général de la Réforme de l’Etat (DGRE), a indiqué que les responsables des chefferies traditionnelles ont un rôle important à jouer dans le processus visant à faire du Bénin «un pays phare, un pays bien gouverné, uni et de paix, à économie prospère et compétitive, de rayonnement culturel et de bien-être social» à l’horizon 2025. Car, «ils constituent en effet les garants de la culture et de la tradition qui représentent le socle sur lequel doit être basée toute action de développement», selon le préfet du Borgou-Alibori, Salamatou Kora Ponou.
Pour Mohamed Abdou, la vision Alafia doit être comprise comme «une image réaliste, crédible et attrayante du futur du pays, une image articulée de la destination vers laquelle les efforts du Bénin doivent tendre, l’image d’un futur plus réussi et plus désirable que la situation présente». Les responsables des chefferies traditionnelles sont donc appelés, entre autres, à œuvrer à la promotion d’une culture de développement qui implique la mise en exergue des valeurs identitaires, la valorisation des richesses culturelles nationales, la promotion d’un système de formation qui ne pérennise pas la culture d’inertie, de mimétisme et de messianisme tel que généré par l’école coloniale, signale-t-il.
Tout en prenant l’engagement de jouer leur partition pour la consolidation de la paix et le rayonnement culturel national, les responsables des chefferies traditionnelles ont déploré le peu d’attention que leur accorde le pouvoir politique, eux dont l’existence juridique n’est d’ailleurs pas clairement reconnue dans la Constitution en vigueur.
Société 28 janv. 2015

L’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor a procédé, hier mardi 27 janvier, au lancement de l’outil de plaidoyer pour la planification familiale. Entièrement financé par l’USAID, le projet dénommé « Le Bénin sur le point de décoller : investir maintenant dans l’avenir» est initié pour ralentir la croissance démographique et satisfaire les besoins des populations en matière de planification familiale. La cérémonie a connu la présence des ministres de la Santé et du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective.
Selon la dernière enquête démographique sur la santé réalisée par l’USAID, le Bénin se retrouve encore à 7,9% comme taux de prévalence contraceptive. Ainsi, il fait partie des pays de la sous-région dont le taux d’utilisation de méthode moderne de planning familial reste faible. La planification familiale a été, des années durant, considérée par les pouvoirs publics comme un problème de santé et non une préoccupation majeure de développement. Et si le rythme de croissance démographique du Bénin est maintenu à 3,5% par an, il devrait compter 16,6 millions d’habitants à l’orée de l’année 2030, soit presqu’un doublement de sa population en 18 ans. Ce qui entraînera à coup sûr des conséquences sur tous les secteurs de développement socio-économique.
Apportant sa pierre à l’édifice, la mission américaine à travers l’USAID a instauré, grâce à la collaboration des membres de la Société civile, des experts locaux et des décideurs venus de divers horizons, le projet dénommé «le Bénin sur le point de décoller: investir maintenant dans l’avenir». Un outil de plaidoyer qui met à l’évidence l’importance de ralentir la croissance démographique et de satisfaire les besoins des populations en matière de planification familiale afin de réduire la pauvreté et d’atteindre les objectifs de Développement durable.
Pour l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique près le Bénin, Michael Raynor, le projet fournit des messages clairs sur les avantages sanitaires économiques des familles ayant des naissances bien espacées. «La planification familiale peut améliorer la vie des personnes, par exemple avec l’augmentation du revenu personnel, la réduction de la mortalité maternelle et l’augmentation de l’investissement dans l’éducation des enfants», souligne l’ambassadeur. Il a, par ailleurs, réaffirmé l’engagement des Etats-Unis d’Amérique à poursuivre ses actions en faveur du bien-être de la population béninoise.
Dorothée Kindé Gazard, ministre de la Santé, très heureuse des différentes actions accomplies dans le cadre de la mise en œuvre dudit projet, a décerné un satisfecit à tous les acteurs impliqués. Elle reste plus que jamais persuadée que l’outil de plaidoyer contribuera à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement 1 et 3.
Saisissant l’occasion qui lui est donnée, le ministre du Développement, de l’Analyse économique et de la Prospective, Marcel de-Souza a apprécié à sa juste valeur le projet de développement mis à la disposition du peuple béninois. Pour lui, l’importance du planning familial n’est plus à démontrer aujourd’hui. « C’est une stratégie-clé pour favoriser la santé et la survie des femmes et des enfants, la réduction de la pauvreté et la croissance économique tant au niveau national qu’au niveau de la famille», a t-il fait remarquer.
Au cours de la cérémonie, la genèse du projet a été présentée à l’assistance. Une présentation qui a mis l’accent sur l’importance de l’outil et les différents enjeux. Un manuel contenant des messages clés est aussi mis à la disposition des facilitateurs pour leur permettre de mieux atteindre les différents objectifs.

Les cadres du ministère en charge de la Décentralisation sont en conclave depuis hier mardi 27 janvier à l’INFOSEC de Cotonou, pour échanger sur les résultats de l’étude relative au diagnostic et à la prise en compte du genre dans la décentralisation, déconcentration et l’aménagement du territoire. C’est à travers un atelier de restitution dont la cérémonie d’ouverture a été présidée par le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, Isidore Gnonlonfoun.
La question du genre au Bénin, est devenue une préoccupation majeure à tous les niveaux de la vie et surtout au sein des administrations.
Dans le cadre de l’assistance technique au Programme d’appui au développement local, une étude sur l’analyse de la prise en compte du genre au niveau de la décentralisation et de la déconcentration. Elle a été menée afin d’identifier des solutions pour améliorer l’intégration de l’approche genre et la promotion de l’égalité des chances entre femmes et hommes dans les politiques et programmes de développement local.
L’étude avait pour objectif de faire le diagnostic de l’approche genre dans les plans de développement communaux et dans les programmes d’assistance conseils aux communes. Elle devra analyser le degré de prise en compte de genre dans les priorités des communes.
Les participants à cet atelier sont venus des administrations centrales, des préfectures, des communes, de la Société civile. Aux côtés des partenaires techniques et financiers, ils vont se pencher sur les résultats de l’étude et feront surtout des propositions dans le cadre de l’amélioration de la participation des femmes au sein des différentes instances du ministère de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire.
L’étude a révélé que la prise en compte du genre dans les programmes et budgets communaux est d’intensité variable et de manière générale assez faible.
Le ministre de la Décentralisation, de la Gouvernance locale, de l’Administration et de l’Aménagement du territoire, Isidore Gnonlonfoun, a affirmé que la question de l’intégration du genre n’est plus nouvelle au Bénin, car elle est désormais reconnue comme un outil indispensable au développement.
Aussi, a-t-il fait remarquer que dans le domaine, des efforts ont été faits par le gouvernement. Toutefois, il a reconnu que les questions du genre ne sont pas encore suffisamment prises en compte dans son département ministériel. C’est pour cela qu’une étude a été commanditée pour faire le point.
Isidore Gnonlonfoun a invité les participants à l’atelier, à analyser les principaux goulots d’étranglement dans la prise en compte de la question du genre dans la décentralisation et l’aménagement du territoire au Bénin et surtout à faire un examen approfondi des différents documents qui leur seront soumis.

Le personnel non magistrat et non greffier du ministère de la Justice, de la Législation et des Droits de l’Homme est mécontent. Réuni au sein du Syndicat national des travailleurs de la Justice (SYNTRA-Justice), ils ont fait hier un sit-in pour exprimer leur ras-le-bol face à la non satisfaction de certaines de leurs revendications comme les primes d’audience et de carburant.
Hier à 8 heures, la protestation des travailleurs du SYNTRA-Justice a pris la forme d’un sit-in. Tee-shirts rouges et bandeaux rouges au front, ils ont investi la devanture du ministère de la Justice. Les riverains ont été accueillis par le vacarme des vuvuzela et des gongs. On pouvait entendre des chants hostiles à l’autorité de tutelle, le ministre Valentin Djènontin et au gouvernement de Boni Yayi. Au fur et à mesure que leur nombre grossissait, le bruit prenait de l’ampleur. Aux environs de 9 heures le secrétaire général de la Confédération syndicale des travailleurs du Bénin (CSTB) Paul Essè Iko, centrale à laquelle le SYNTRA-justice est affilié, fit son apparition. Sa venue a galvanisé davantage les manifestants. Les chants hostiles au gouvernement ont repris de plus belle. Peu de temps après, le ministre Valentin Djènontin est arrivé accompagné d’un impressionnant dispositif sécuritaire. Paul Essè Iko prendra ensuite la parole pour demander aux travailleurs de continuer l’animation jusqu’à ce qu’il descende pour écouter ce qu’ils ont à dire.
9h 30mn, le ministre Djénontin et son cabinet entourés des forces de l’ordre descendent et prennent position. Pour Paul Essè Iko, c’est déjà une victoire que d’arriver à faire descendre le ministre. Il ne comprend pas pourquoi le ministre de la Justice n’écoute pas ses travailleurs. « La Justice réclame justice. C’est le peuple qui parle. Vous êtes bien placé dans le gouvernement pour répondre aux doléances de vos agents. Pourquoi est-ce que vous ne le faites pas ? Est-ce que Dieu sera content si vous faites souffrir vos frères ? », s’est-il demandé connaissant le côté religieux du ministre. C’est alors que le secrétaire général du SYNTRA-Justice, Kuassi Cakpo Bessé a lu la motion. Il a fustigé les comportements dégradants et provocateurs dont sont victimes chaque jour les travailleurs. Ils sont tout particulièrement remontés contre le secrétaire général du ministère Olivier Luc Fortuné Ghézo qui a refusé unilatéralement de parapher l’arrêté concernant la prime d’audience sous le prétexte que ces travailleurs ne font pas d’audience à la chancellerie. Ils reprochent au ministre de n’avoir rien fait pour décanter la situation, ni pour les primes d’audience, ni pour la carburation. Pis, a estimé le secrétaire général, le ministre les fait tourner en rond dans des discussions à n’en point finir et des promesses jamais tenues. « Par ce sit-in, nous venons de signer la fin de la récréation. En conséquence nous déclarons tous les lundis morts et une grève de 72 heures à compter du mardi 3 février», a-t-il annoncé.
Le ministre Valentin Djènontin prendra ensuite la parole pour reprocher aux travailleurs de n’avoir pas tenu leur parole, en prenant d’assaut la devanture du ministère au lieu de rester dans l’enceinte du ministère comme cela a été précisé dans leur lettre. Il a évoqué un passage de la Bible qui évoque que les travailleurs doivent se soumettre à leur autorité car toute autorité vient de Dieu. Remerciant le SG/CSTB pour sa médiation, il a promis d'œuvrer pour calmer la tension afin que la Justice, en tant que pilier de la démocratie, soit une maison forte.
«J’ai fait référence à Dieu pour toucher votre cœur car je sais que la religion est votre second métier. Mais vous devez aussi savoir que nous sommes dans un Etat républicain et non dans un Etat théocratique. Dès lors toute autorité vient du peuple», a laissé entendre Paul Essè Iko avant de demander aux manifestants de rentrer chez eux dans le calme et la discipline.

Prévue pour démarrer hier lundi 26 janvier sur toute l’étendue du territoire national, l’opération d’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) a été effective à Porto-Novo. Les chefs quartiers de la ville capitale du Bénin ont reçu chacun leurs enveloppes sous plis fermés et contenant la liste des personnes en âge de voter et des bureaux de vote installés sur leur territoire de compétence.
Conformément à l’article 299 de la loi n° 2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin, l’affichage de la Liste électorale informatisée provisoire (LEIP) a démarré sous les chapeaux de roue à Porto-Novo. Déjà à notre passage aux environs de 10 heures au siège de la Coordination communale d’actualisation (CCA) de Porto-Novo, il a été remarqué que toutes les enveloppes destinées à aller sur le terrain pour l’affichage sont parties. Le président de cette CCA, Jude Houétognankou a informé que toutes les enveloppes contenant la liste des votants en âge de voter ont été remises aux chefs d’arrondissements conformément aux instructions du Conseil d’orientation et de supervision de la LEPI. «Je viens de servir le chef du deuxième arrondissement de Porto-Novo, le dernier que j’attendais. Elle vient de partir avec les listes de son arrondissement», explique le président de la CCA/Porto-Novo pour montrer que l’opération se déroule sans anicroche au niveau de sa municipalité.
Un tour effectué au siège du deuxième arrondissement nous a permis de surprendre l’opération de remise des enveloppes par le chef de l’arrondissement, Gisèle Houénou Houanvoègbè, à chacun des chefs de quartiers sous sa tutelle. Elle a expliqué les diligences qu’elle a prises pour contacter chacun des chefs quartiers des 16 quartiers de son arrondissement à venir retirer les listes de leurs localités avec les pots de colle devant servir à l’affichage. Lesquelles listes doivent être affichées automatiquement dans les centres de vote retenus par la loi. Ce qui devra permettre aux populations concernées d’aller les consulter et ensuite faire des éventuelles réclamations aux agents d’affichage en présence des élus locaux. La phase des réclamations démarre du 5 au 14 février prochain, de manière ininterrompue. Le chef du 2e arrondissement de Porto-Novo compte mettre les crieurs publics à contribution pour la mobilisation des populations concernées autour de l’opération. Il faut qu’elles sortent massivement pour aller vérifier par elles-mêmes leur présence sur la liste et la prise en compte de leurs réclamations éventuelles formulées aux phases précédentes, relever sur la liste les erreurs matérielles qui affectent encore leurs données à caractère personnel et s’assurer enfin de leur arrimage au centre de vote choisi. Gisèle Houénou Houanvoègbè souhaite qu’il y ait moins de plaintes et de réclamations des citoyens en âge de voter pour permettre au processus de correction de la liste électorale, qui a déjà connu un retard criard jusqu’ici, d’aller vite à son terme.
Signalons que la LEIP est l’ensemble des citoyens âgés de 18 ans et plus au 31 décembre 2014 répartis dans tous les postes d’affichages qui ne sont rien d’autre que les centres de vote définis par la loi. Cette opération d’affichage est la dernière étape des travaux de terrain devant aboutir à la LEPI à utiliser pour les élections législatives et communales prochaines.

Plusieurs agents recrutés par le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS-LEPI) manifestent leur mécontentement. Ils s’étaient rassemblés, hier lundi 26 janvier, au siège du Conseil à Agblangandan, pour exiger le paiement de leurs émoluments. Alors qu’au même moment, le COS-LEPI a prévu le démarrage de la phase d’affichage de la liste électorale provisoire.
Ça grogne dans le rang de certains Agents locaux d’actualisation (ALA) et Délégués d’arrondissement à l’actualisation (DAA) recrutés dans le cadre de la LEPI. Dans la matinée d’hier devant les locaux du COS-LEPI, ils étaient environ une cinquantaine à manifester. Leur principale revendication reste et demeure le paiement des primes liées à leurs prestations dans le cadre de la récente phase d’enregistrement complémentaire. «Nous avons travaillé tout ce temps et servi le COS-LEPI; mais personne n’a été payé», a confié Jean Djossou, le porte-parole des agents mécontents, coordonnateur du 3ème arrondissement de Cotonou pour le compte du processus d’actualisation du fichier électoral national.
Il fustige le fait que «les responsables du COS-LEPI ont récemment déclaré lors d’une conférence de presse, qu’ils ne doivent plus un seul kopeck aux agents». Alors qu’en réalité, fait-il savoir, que l’on soit membre de Commission communale d’actualisation (CCA), DAA ou ALA, personne n’a été payé pour la phase d’enregistrements complémentaires.
«Les gens du COS-LEPI, en son temps, vu qu’ils étaient acculés par l’opinion publique, voulaient coûte que coûte lancer les opérations (la phase d’enregistrements complémentaires) sur le terrain. On fonctionnait sur la base de contrats. Mais acculés, ils nous avaient demandé d’aller d’abord sur le terrain et que les contrats nous seront apportés pour être signés», a expliqué Jean Djossou qui regrette qu’il n’y ait pas eu de contrats jusqu’à ce jour.
Les agents auraient souhaité qu’on les appelle tout au moins afin de savoir les démarches à faire pour être payé, même s’il y a du retard, indique-t-il.
A l’en croire, le contrat étant mensuel depuis le démarrage des opérations, le COS-LEPI doit deux mois d’impayés aux DAA, et un mois aux ALA.
Par ailleurs, ils disent ne pas comprendre le fait que le COS-LEPI n’ait pas voulu les impliquer dans cette dernière phase d’affichage de la liste électorale provisoire. Selon eux, les responsables du COS-LEPI ont décidé de les contourner et d’aller solliciter les élus locaux pour cette phase d’affichage.
Face à cet état de choses, ils menacent de durcir leur mouvement si leurs primes ne sont pas payées.
Il importe de préciser que notre équipe de reportage n’a pu rencontrer les premiers responsables du COS-LEPI pour avoir leur version. Aucun d’eux n’était présent hier matin sur les lieux pendant que nous y étions.
Aux dernières nouvelles, le porte-parole Jean Djossou dit avoir refusé une proposition du COS-LEPI invitant les agents à retourner sur le terrain pour la phase d’affichage de la liste provisoire.
Processus de correction de la liste électorale permanente informatisée LEPI
La phase d’affichage de la Liste électorale informatisé provisoire (LEIP) devait démarrer, hier lundi 26 janvier. Selon l’annonce faite par les responsables du COS-LEPI, vendredi dernier, ceci conformément à l’article 299 de la loi n°2013-06 du 25 novembre 2013 portant Code électoral en République du Bénin. Dans quelques centres parcourus hier aux premières heures de la matinée à Cotonou, aucune liste n’est encore soumise à l’appréciation des Béninois pour d’éventuelles corrections. Du Complexe scolaire Gbégamey au Collège d’enseignement général (CEG) l’Océan, en passant par les complexes scolaires Sikè Sud et Cadjèhoun, aucune nouvelle liste n’était affichée au passage de notre équipe de reportage. En lieu et place de la LEIP, il n’y avait que les listes déjà déchirées et chiffonnées lors de la phase précédente d’enregistrement complémentaire.
En tous cas, la décision de la Cour constitutionnelle en date du 9 janvier dernier a fixé le délai de la fin de l’actualisation de la LEPI. Si le COS-LEPI ne veut pas faire courir au peuple béninois le risque d’aller aux élections sur la base de la «LEPI de 2011», il se doit de faire diligence pour rendre disponible la liste actualisée au plus tard le 25 février prochain. Le temps s’écoule, alors que conformément au code électoral, l’affichage de la liste provisoire doit durer 21 jours.
F. S. (Stag)

Un accord de siège a été signé entre le gouvernement béninois et Research Triangle Institute, une ONG américaine, représentée par Aboudou Dare. C’était, hier lundi 26 janvier au ministère des Affaires étrangères, en présence des cadres dudit ministère et des invités.
«La cérémonie de signature traduit toute l’importance que le gouvernement béninois accorde aux diverses actions de coopération que mène l’ONG Research Triangle Institute (RTI) en faveur des populations béninoises, notamment dans le domaine de la santé qui constitue l’un des secteurs prioritaires de la politique du gouvernement en matière de développement national», a confié Robert Zantan, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Et de poursuivre que le programme de traitement gratuit des maladies tropicales négligées par RTI, dont entre autres, l’onchocercose ou cécité des rivières, la filariose lymphatique ou éléphantiasis, les vers intestinaux, les schistosomiases ou bilharzioses et le trachome, constituent la preuve tangible. Ces maladies, a-t-il fait remarquer, font beaucoup de ravages dans l’ombre. C’est pourquoi Robert Zantan a salué les efforts et consenti qu’il faille appuyer RTI dans ses activités dont l’impact socio-économique n’est plus à démontrer. Cela a justifié, conçoit-il, que le gouvernement béninois ait mis à la disposition de l’ONG, des locaux qui abritent le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles pour les besoins d’administration et de stockage.
Robert Zantan a également relevé à l’actif de RTI, d’autres programmes orientés vers la recherche suivant une approche multidisciplinaire en matière de santé et la promotion de l’application des innovations scientifiques et technologiques dans le développement.
Tout cela justifie qu’à travers l’accord de siège, le gouvernement octroie à RTI de multiples avantages notamment en matière d’exonérations fiscales et douanières, a retenu le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères. Toutes facilités pouvant lui permettre d’amplifier ses interventions sur le terrain, pour l’amélioration du bien-être des populations béninoises.
Robert Zantan n’a pas manqué de témoigner sa gratitude à l’agence américaine d’aide au développement (USAID) pour son accompagnement financier à la mise en œuvre du projet «ENVISION» au Bénin.
Un accompagnement financier et un accord de siège dont s’est réjoui Aboudou Dare, conseiller résident de RTI. D’autant qu’il est convaincu que cet accord facilitera davantage les conditions de travail de l’ONG et profitera aux bénéficiaires que sont les populations des différentes zones endémiques. Ainsi, RTI avec son projet "ENVISION" sous financement USAID, est toujours disponible à accompagner le gouvernement dans la lutte contre les maladies tropicales négligées.
RTI depuis ces deux dernières années, appuie le ministère de la Santé à travers le Programme national de lutte contre les maladies transmissibles (PNLMT). Il s’agit, a-t-il rappelé, d’un appui qui concerne la lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). Certaines activités importantes sont également à mettre à l’actif de RTI, notamment l’établissement de la cartographie complète du trachome, celles des géo helminthiases et des schistosomiases en cours dont déjà 38 communes cartographiées. Le déparasitage des enfants en âge scolaire (05-14 ans) scolarisés ou non et le financement des revues annuelles des activités de lutte contre les maladies tropicales négligées figurent également en bonne place des réalisations de RTI. Aboudou Dare a saisi l’occasion pour témoigner sa gratitude aux ministères partenaires qui ont tous œuvré à la signature de cet accord, car pour lui, «la nuit a été longue mais le jour est arrivé».

Les acteurs du système sanitaire béninois se réunissent depuis hier lundi 26 janvier à Bohicon dans le cadre de la revue annuelle du Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (MTN). L’objectif principal de cette rencontre est de faire le point des activités de la lutte en 2014 et envisager les perspectives pour 2015.
Pour les présentes assises, les médecins de zones ainsi que les divers acteurs intervenants comme relais communautaires du Programme national de lutte contre les maladies transmissibles sont mobilisés durant les quatre jours que dureront les travaux de cette revue annuelle. Les affections les plus fréquentes au niveau de la population béninoise sont le paludisme, les infections respiratoires aiguës, les affections gastro-intestinales, les lésions traumatiques, les diarrhées, les anémies, les affections dermatologiques, l’hypertension artérielle, les affections urogénitales, les affections respiratoires, sans oublier des affections oculaires. S’agissant des maladies tropicales négligées dites MTN, elles sont un groupe de maladies transmissibles qui sévissent dans les pays pauvres comme le Bénin et pourrissent la vie aux personnes vulnérables en mettant en péril leur santé. On dénombre dans le monde, plus d'un milliard de personnes dont des milliers au Bénin, souffrant d'une ou plusieurs maladies tropicales négligées. La plupart de ces maladies sont des maladies parasitaires dues à des protozoaires ou des helminthes. Au Bénin, c’est le Projet de lutte contre les maladies tropicales négligées (PNLMT) dirigé par Dr Wilfrid Batcho qui travaille à l’éradication de ces maladies dites des pauvres.
A l’ouverture des travaux de ces assises, Dr Jean-Jacques Tougoué, conseiller technique en charge du Bénin pour le RTI / Washington aux USA, a indiqué qu’il n’est un secret pour personne aujourd’hui que ces maladies dites MTN impactent disproportionnellement les populations pauvres et rurales qui n'ont pas accès à l'eau potable, à l'assainissement, et aux médicaments essentiels. Il a saisi l’occasion de cette revue annuelle pour saluer la volonté du Bénin à venir à bout de ces maladies en se dotant d’un plan national de lutte intégrée contre les maladies tropicales négligées pour les prochaines années. Il s’agira au cours de cette rencontre, poursuit-il, non seulement de faire le bilan de l’année 2014 mais aussi de tracer les perspectives pour la nouvelle année. Cependant, ceci interviendra après la mise en échelle des activités dans ce secteur. Une mise à l’échelle qui aura permis de partir de zéro cartographie à huit cartographies avec l’espoir de voir tout le Bénin être cartographié au cours de cette année 2015 sans occulter les traitements de masse.
Toutefois, pour Dr Jean-Jacques Tougoué, le véritable défi, c’est la qualité des résultats. Il convie donc les participants à beaucoup insister sur la qualité des résultats.
Invité à prendre la parole pour procéder à l’ouverture de cette rencontre en lieu et place du ministre de la Santé empêché, le directeur départemental de la Santé (DDS) du Zou-Collines, François Kossouoh devait rappeler l’importance de cette rencontre qui vise à faire le bilan des actions menées sur le terrain en 2014 par le Projet de lutte contre les maladies tropicales. Il a précisé que les données recueillies lors des différents traitements de masse de 2014 seront mises à jour. Aussi, faut-il faire le point de l’expérience de la collaboration avec le réseau MTN dans le cadre de la motivation des relais communautaires et du personnel de santé.
Outre les communications qui seront présentées par des spécialistes sur des activités exécutées, les participants auront également droit à des présentations par zones sanitaires des actions de lutte contre les MTN. Des maladies qui rôdent dans notre environnement où elles détruisent silencieusement et sûrement des vies innocentes étant donné que les conditions de vie et d'hygiène ne sont pas encore celles désirées.

Les acteurs à divers niveaux de la santé publique ont procédé, vendredi 23 janvier dernier, à la validation du document de base sur l’implication des structures sanitaires du privé libéral dans le Financement basé sur les résultats (FBR). Les travaux se sont déroulés dans la salle de conférence du ministère de la Santé, en présence des partenaires techniques et financiers intervenant dans le domaine.
Les formations sanitaires privées libérales seront désormais impliquées dans le dispositif du Financement basé sur les résultats (FBR) pour le compte du Programme de renforcement de la performance du système de santé (PRPSS). En effet, le document de base sur l’implication de ces établissements sanitaires a été validé, vendredi 23 janvier dernier, au cours d’un atelier qui a réuni les acteurs du secteur béninois de la santé publique et ceux des structures sanitaires du privé libéral ainsi que les partenaires techniques et financiers. Selon Aphonse Akpamoli, coordonnateur du PRPSS, la réforme vise à impliquer les formations sanitaires privées libérales dans l’offre des soins de qualité abordables et accessibles par les populations à la base, en leur apportant des appuis financiers. «Cette innovation basée sur les relais communautaires, s’explique par le fait que les formations sanitaires privées sont majoritaires en milieu rural et prennent à leur compte 54% de l’offre de soins sanitaires au Bénin», détaille Aphonse Akpamoli. Le secrétaire général adjoint du ministère de la Santé, Justin Sossou expliquera que l’exclusion naguère des établissements sanitaires du privé libéral du dispositif FBR, pose certains problèmes sur le terrain. Ces problèmes sont liés au non respect des standards en matière de prise en charge. «Et c’est pourquoi le ministère de la Santé organise depuis mai 2014, une série de démarches consensuelles avec les principaux acteurs pour élaborer les documents de base d’une implication du privé libéral dans le dispositif. C’est pour appuyer l’atteinte des Objectifs du Millénaire pour le développement N°4 et 5 par une contribution à la réduction de la mortalité maternelle, infantile et néonatale», poursuit-il. Convaincu que cette réforme pourrait constituer pour le gouvernement, un outil majeur de régulation du secteur privé, dont le développement n’a pas été planifié jusqu’à ce jour, Justin Sossou a sollicité l’adhésion des acteurs afin que l’innovation entre en vigueur au plus tard fin mars 2015.
Le FBR est la principale composante du PRPSS, un projet financé par la Banque mondiale et mis en œuvre au Bénin depuis trois ans dans huit zones sanitaires pilotes où des structures de santé publiques et privées confessionnelles et privées reçoivent trimestriellement des financements selon la quantité et la qualité de leurs prestations.