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Le Bénin a commémoré samedi 10 janvier dernier la fête des religions endogènes dont les manifestations officielles se sont déroulées à Kétou. A l’instar de plusieurs autres localités du Bénin, le site sacré de Malanhoui dans la commune d’Adjarra était encore à l’honneur dans l’Ouémé. Il a vibré au son et aux couleurs de cette fête sous les regards admiratifs des maires d’Ajarra et de Porto-Novo, ainsi que des autorités politico-administratives de l’Ouémé qui ont invité les vaudouisans à prier les mânes de nos ancêtres afin que se déroulent dans la paix les prochaines élections au Bénin.
Le Vodoun était une fois encore sous les feux de la rampe samedi 10 janvier dernier, à l’occasion de la fête des religions endogènes au Bénin. Le site sacré de Malanhoui dans la commune d’Adjarra, comme tous les ans, a vibré au son et aux couleurs de la célébration. Dignitaires et adeptes du culte vodoun des communes du département de l’Ouémé n’ont pas lésiné sur les moyens pour rendre hommage aux divinités et mânes de nos ancestres. Il y a eu des adeptes des cultes Vodoun Mami, Thron Kpéto Déka Alafia, Mènou, Mamiwata, Zè-kpon, Gambada et autres. Ils se sont à l’occasion parés de leurs plus beaux accoutrements sans oublier leurs fétiches.
Dans son mot de bienvenue, le président départemental de l’Ouémé du culte vodoun, Bienvenu Assogba Agossou, a invité les adeptes et dignitaires du culte vodoun à continuer d’œuvrer dans l’amitié et la fraternité à la promotion de la richesse culturelle et cultuelle du Bénin. Bienvenue Assogba Agossou a appellé à l’aménagement du site de Malanhoui. Selon lui, les adeptes ont réalisé à ce jour sur fonds propres, la construction d’une case ronde pour le culte vodoun et l’installation de l’énergie solaire est prévue au cours de l'année 2015.
Elections apaisées
Comme pour dire que cet appel n’est pas tombé dans des oreilles de sourd, le maire d’Adjarra, Yaya Saka a pris l’engagement, au nom de son Conseil communal, de constuire au cours de cette année 2015, une latrine à double cabine. Car, selon lui, le pélerinage annuel du culte vodoun est une fierté nationale et participe à la valorisation des valeurs endogènes au Bénin. Le maire Yaya Saka a souhaité que se renforce la tolérance inter-religieuse dont fait preuve depuis plusieurs années les différentes confessions religieuses au Bénin pour la pérennisation de la paix et que se déroulent dans des conditions apaisées, les élections législatives ainsi que les municipales, communales, et locales.
Le maire de Porto-Novo, Moukaram Océni, a trouvé pour sa part que le président Nicéphore Soglo a vu juste en créant en 1992 cette fête des religions endogènes célébrée chaque 10 janvier. Selon lui, cette fête est devenue un rendez-vous culturel, cultuel et touristique du Bénin. Emboitant le pas à son collègue d’Adjarra, il a aussi pris l’engagement d’installer sur le site de Malanhoui 10 lampadaires solaires avant la célébration de la prochaine édition de cette fête. Aussi, Moukaram Océni a-t-il demandé aux dignitaires et adeptes du culte vodoun d’intercéder auprès des mânes de nos ancestres pour que le Bénin traverse la période électorale en cours sans anicroche. Les appels à des élections apaisées ont été également appuyés par le représentant du préfet des départements de l’Ouémé-Plateau, Félix Agbayahoun. Il a exhorté à l’unité des dignitaires et adeptes des différentes religions endogènes.
Le clou de la célébration à Malanhoui a été la consultation devant tout le public, de l’oracle par des prêtres du Fâ pour voir ce que sera l’année 2015. La consultation a révélé le signe «Sa Médji ». Selon les interprétations des consultants, à travers ce signe, les mânes des ancestres demandent aux populations de respecter les autorités politico-administratives et aux jeunes d’avoir du respect à l’égard de leurs âinés.
Pour marquer l’édition 2015 de cette fête, le ministre du culte vodoun, Guin Agboto-Zounmè Akplogan, a distingué cinq dignitaires pour leurs efforts dans le cadre de la promotion des valeurs ancestrales au Bénin.
Les manifestations à Malanhoui se sont achevées par le défilé des différents dignitaires et adeptes présents.

Demain samedi 10 janvier, les adeptes du culte vodoun du Bénin comme à leurs habitudes, célèbreront la fête des religions endogènes. Seulement, rien ne présage encore de l’unité tant souhaitée. Ainsi, comme à l’accoutumée, c’est en rangs dispersés que adeptes et dignitaires de cultes vont vivre cette fête qui se veut pourtant un grand moment de prières et d’adorations.
Depuis que les dieux de la division se sont invités au milieu de la communauté vodoun, l’unité a déserté le forum. Cette religion que l’on dit éprise de paix et source de quiétude, n’a de cesse de s’illustrer à travers des clans et groupes antagonistes. La célébration de la journée du 10 janvier, considérée comme un grand moment de réjouissances et de célébration des nombreux dieux du panthéon vodoun n’a pas suffi à attiser la flamme de la paix. Bien au contraire ! Au fil des années, le mal s’est enraciné et la gangrène a eu le temps de prendre de l’ampleur. Chaque 10 janvier, et ce sera encore le cas demain, les dignitaires d’abord et les adeptes ensuite, vont en rangs dispersés et chacun à sa manière, créer leur ambiance autour de la fête.
Dans la commune de Ouidah par exemple, le bicéphalisme est flagrant et rien, ni personne, n’a réussi à ce jour à le conjurer. Officiellement, deux grandes célébrations y sont organisées. La première se tient sur la place du non-retour autour de Daagbo Hounon Tomadjrèhoukpon Towamènou II et la seconde délocalisée à un autre endroit de la même ville, fait également office de fête du vodoun. Ce qui est déplorable ici, c’est que le Conseil communal de la ville et bien souvent les membres du gouvernement, des cadres et natifs de la localité, prêtent main forte à cette option séparatiste. Mais Ouidah n’est pas la seule terre fertile de la division. La communauté vodoun en général n’a pas réussi à fédérer ses forces autour de sa fête qui reste pourtant pour de nombreux touristes, un grand moment d’attractions. Pour preuve, en dehors du lieu retenu pour les manifestations officielles, certaines villes comme Abomey-Calavi, Porto-Novo, Grand-Popo, Abomey, Adjarra éclopent l’éclat des manifestations officielles à travers l’organisation de micro-manifestations.
La caution tacite des acteurs politiques
«La division a ses racines au niveau de la politique. C’est vrai que dans toutes les localités du Bénin, il y a des dignitaires vodoun et des responsables religieux. Mais s’ils ne tenaient qu’à eux, tout le monde se retrouverait en un même lieu pour fêter. Mais les leaders politiques de chaque localité, les élus à mandat politique et autres cadres tiennent à ce qu’on organise la fête dans chaque localité. Donc les politiciens nous entourent et n’ont pour objectif que de nous diviser. Observez un peu les religions étrangères et vous verrez que leurs pèlerinages ne se passent pas dans la division comme c’est le cas avec nous». C’est avec beaucoup de déception que Daagbo Hounon Tomadjrèhoukpon Towamènou II s’est confessé, il y a quelques semaines à l’occasion d’un entretien qu’il a accordé sur l’état des lieux de la religion vodoun au Bénin. Selon ses propos, ce culte se porterait mieux s’il n’y avait pas une forte pression politique exercée sur certains de ses dignitaires.
Malheureusement, ceux-ci se laissent prendre à l’hameçon de ces acteurs qui ne ratent la moindre occasion pour soigner leur image et faire croître leur cote de popularité. Pendant ce temps, les cultes endogènes eux reçoivent de grands coups de division qui les fragilisent. Inutile de préciser que l’argent est utilisé à cet effet comme une arme de destruction massive. Daagbo Hounon Tomadjrèhoukpon Towamènou II ne le nie d’ailleurs pas. «Le pouvoir de l’argent sévit et n’importe qui se fait appeler dignitaire ou chef traditionnel. Un fonctionnaire à la retraite en manque de préoccupation par exemple, pour subvenir à ses besoins et contourner la misère, peut décider de devenir dignitaire, ainsi de suite. Ce sont ces personnes-là, qui s’illustrent souvent dans la prostitution, parcourent les bureaux et les ministères et se font passer pour des dignitaires du culte vodoun», dénonce-t-il.
Les religions révélées, l’autre opium du vodoun !
«Nos religions traditionnelles sont aujourd’hui malmenées et bousculées par de nouvelles religions dites révélées qui travaillent à sa disparition. Pourtant, lorsque le christianisme doit s’installer chez nous, il a fallu que nos ancêtres leur fassent de la place et optent pour la cohabitation. Aujourd’hui, ces religions sont devenues si nombreuses et si nous devons nous inscrire dans la même logique qu’elles, nous allons éprouver la paix. Or, il se fait que la paix est un principe très cher aux religions endogènes et à leurs dignitaires. Tous ceux qui s’emploient à travailler contre le vodoun ne doivent pas perdre de vue ce qu’il représente. Ils doivent aussi se rappeler qu’il est la toute première des religions chez nous». Ces propos émanent de sa majesté Daagbo Hounon Tomadjrèhoukpon Towamènou II, grand dignitaire de la communauté vodoun à Ouidah. C’est d’ailleurs lui qui préside l’une des cérémonies de la fête du vodoun organisée chaque année le 10 janvier dans cette ville. Depuis bientôt neuf ans qu’il occupe cette fonction, ce dignitaire ne rate la moindre occasion pour déplorer la guerre froide que les nouvelles religions livrent à la sienne. Comme lui, de nombreux dignitaires voient le mal venir et tirent déjà la sonnette d’alarme pour que leur héritage ne soit pas galvaudé. «Le vodoun n’est ni le diable, encore moins une force de mal ou Lucifer», se défendent-ils bien souvent.
Selon les dignitaires vodoun, chaque culte a sa spécificité. «Pendant que d’autres utilisent le vin, le pain, l’eau, la bougie, le parfum, l’encens et autres, nous autres optons pour l’huile rouge, les libations, les sacrifices d’animaux…», soutient Hounnon Mitohouendo pour illustrer l’égalité entre les cultes. Pour lui, «la guerre des religions ne doit pas avoir lieu». Par ailleurs, bien que les adeptes de vodoun aient aussi la possibilité de faire des chants et animations pour vilipender les religions révélées, elles ne s’aventurent pas sur cette piste se rejouit-il, en estimant que cette pratique «est préjudiciable à la cohésion nationale». De quoi donner raison à sa majesté Daagbo Hounon Tomadjrèhoukpon Towamènou II qui soutient que les siens et lui sont des apôtres de paix et le demeureront.

Par 60 pour, 0 contre et 1abstention du député Candide Azanaï, les députés ont modifié et complété la loi N°2013-05 du 27 mai 2013 portant création, organisation, attribution et fonctionnement des unités administratives locales en République du Bénin. Cette correction vient calmer les récriminations des populations contre cette loi.
Prendre en compte certaines fautes d’orthographe et autres réclamations pertinentes des populations au lendemain de l’adoption de la loi N°2013-05 du 28 mai 2013 portant création, organisation, attribution et fonctionnement des unités administratives en République du Bénin. C’est le but visé par les députés en revisitant cette loi. Il s’agit d’une correction et non de l’adoption d’une nouvelle loi, a précisé le président de l’Assemblée nationale à l’entame de l’examen de ce dossier. Mathurin Nago a expliqué qu’il n’est pas question de créer une nouvelle unité administrative c'est-à-dire de villages et de quartiers de ville. Car, à l’en croire, il a enregistré plusieurs réclamations des élus locaux et des populations au lendemain de l’adoption de cette loi. Qui pour relever des fautes d’orthographe au niveau de certains noms de villages ou de quartiers de ville, qui pour réclamer le changement de dénomination de certains d’unités administratives locales, qui enfin pour relever l’omission de certains villages ou quartiers de villes. Selon le président de l’Assemblée nationale, à l’étape actuelle de la procédure législative, il n’est plus question pour le Parlement de rallonger le nombre de ces quartiers de villes ou de villages. Mathurin Nago a jugé utile de rafraichir la mémoire à ces collègues députés par rapport aux différentes péripéties qui ont précédé l’adoption de cette loi. Il a rappelé les missions parlementaires organisées par les députés pour avoir une liste exhaustive des villages et quartiers de villes sans dénomination. Une première s’est déroulée en avril 2012 et une seconde en octobre de la même année. L’ensemble des résultats ont concouru à la création de 1518 nouveaux villages ou quartiers de villes, rappelle le président de l’Assemblée nationale. Ce qui a permis d'avoir désormais 5288 villages et quartiers de ville au Bénin. Mathurin Nago a salué l’avènement de cette loi par les députés qui se sont basés non seulement sur les données techniques mais aussi sociales issues des missions parlementaires. C’est pourquoi, il a invité les députés à s’en tenir à ces 1518 nouveaux villages et quartiers de villes créés et ne pas chercher à en accroître le nombre. Ceci pour ne pas ouvrir la plaie, explique-t-il, avant de souligner que cette loi corrective est importante pour le processus de correction de la LEPI.
Inviter les députés
Ces balises du président de l’Assemblée nationale ont pour but d'inviter les députés à ne pas ouvrir la boite de pandore et créer de nouveaux villages et quartiers de villes, ont été mises à rude épreuve. Plusieurs députés ont plaidé avec insistance pour la nécessité d’accroître les 5288 villages et quartiers de villes existants aujourd’hui au Bénin. Au cours de la séance, certains députés ont demandé d’éviter des dénominations qui pourraient créer des litiges sur le terrain. C’est le cas de l’honorable Edmond Agoua qui a recommandé le changement de dénomination des villages Yémanlin et Ayétoutou dans la commune de Glazoué qui seraient des noms provocateurs. Cette préoccupation du député ressortissant de Glazoué a été soutenue par certains de ses collègues tels que André Okounlola et Félicien Zacharie Chabi. Aucune création de village n’a été acceptée malgré la demande pressante de certains députés. Ils ont demandé à la plénière d’accéder à l’amendement du député Edmond Agoua pour renforcer l’harmonie entre les populations de ces deux localités d’ethnies Mahi et Idaacha. Le débat a été très houleux autour de la question. Mais la présidente de la Commission des Lois n’a pas accédé à cette demande de changement de nom. Celle-ci n’a pas trouvé les arguments évoqués pertinents. Hélène Kèkè Aholou sera appuyée par le président de l’Assemblée nationale qui fait comprendre que le changement d’une dénomination ne fait pas le développement d’une localité.
Le ministre en charge de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun a plaidé pour que les différentes préoccupations évoquées par les députés puissent être prises en compte plus tard dans une démarche législative.

Discipline, transparence et efficacité budgétaires, réduction du train de vie de l’Etat, fiscalité appropriée aux petites et moyennes entreprises (PME), promotion des produits locaux et de la petite affaire…. Le budget général de l’Etat exercice 2015 dont l'exécution a été officiellement lancée jeudi 8 janvier hier au palais des Congrès de Cotonou, est plein d’innovations. A première vue contraignant, il offre néanmoins assez de souplesses et vise surtout la sécurisation des dépenses publiques.
Le budget général de l’Etat exercice 2015 est équilibré en ressources et en charges à la somme de 1506,638 milliards de francs CFA. Il sera exécuté conformément au décret 2014-25 du 23 décembre 2014 portant Loi de Finances, gestion 2015. Une loi de Finances rénovée et porteuse d’importantes innovations, a rappelé hier le directeur général du budget, Célestin Hossou, à l’occasion du lancement officiel de l’exécution dudit budget.
Une première
«Ce budget est une première par rapport au contexte», a indiqué le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché.
En effet, rappelle-t-il, un budget est la traduction chiffrée annuelle de la déclinaison d’une politique qui soutend une vision. Et cette vision qui n’est autre que celle du président Boni Yayi a été soutenue et appréciée par les députés à travers un vote massif. C’est donc un défi que les honorables députés ont lancé à ceux qui sont chargés de son exécution, a-t-il fait savoir à ses collaborateurs, aux gestionnaires de crédits et autres acteurs de la chaîne de dépenses publiques mobilisés hier. En dehors des défis lancés par les parlementaires, le budget 2015 constitue en lui-même un autre défi. C’est en effet la toute première année de mise en œuvre de la nouvelle loi organique relative à la Loi des Finances. Il est alors opportun selon le ministre en charge des finances, de tirer profit des dispositions de cette loi et d’essayer de tirer les éléments les plus pertinents du diagnostic budgétaire à travers les différentes évaluations faites du fonctionnement de la chaîne des dépenses publiques dans le pays.
«En réalité, notre pays ne devrait pas avoir de problèmes de ressources. Nous avons plutôt des difficultés de qualité de dépenses et c’est ce que nous avons essayé d’encadrer à travers les différentes mesures», souligne par ailleurs le ministre en charge des finances. Il y a donc matière à agir et parer au plus pressé pour plus d’efficacité et de célérité dans les finances publiques.
Les grandes innovations
Le directeur général du budget Célestin Hossou s’est engagé et promet que les modalités définies par le ministre pour accélérer le rythme de recouvrement des recettes et améliorer la qualité de la dépense publique seront suivies à la lettre. Pour ce faire, il invite chacun des acteurs concernés à s’approprier les nouvelles directives et s’engager au respect des procédures telles que prescrit par les lois et règlements en vigueur au Bénin.
En dehors de la mise en application de la nouvelle loi organique relative à la Loi des Finances, deux autres éléments vont impacter le contexte du budget général de l’Etat exercice 2015. Il s’agit de l’entrée en vigueur depuis le 1er janvier dernier du Tarif extérieur commun (TEC) et de l’organisation au cours du premier semestre de l’année de deux différentes élections. Le premier induira la capacité de chaque pays à apporter quelque chose sur le marché commun et le second aura pour effets, une série de turbulences dans le fonctionnement de l’appareil étatique en général. Mais cela devrait être sans conséquence sur les innovations à apporter, si l’on s’en tient aux explications données hier par le ministre Komi Koutché. C’est encore lui qui s’est fait le devoir de rappeler les axes nouveaux de ce budget qu’il a qualifié de «budget de réformes».
Au niveau de la discipline budgétaire, une priorité est accordée aux payements des dettes antérieures au cours du premier trimestre de la gestion budgétaire, de sorte à consacrer 10% du premier chargement de crédits à l’apurement desdites dettes et 15% pour les nouveaux engagements jusqu’à l’apurement total des anciennes dettes.
Komi Koutché a insisté sur une chaîne de dépenses à très court terme et souhaite que chaque pas qui est posé soit sécurisé avant de poser un autre.
L’autre pagaille qui n’aura que trop duré et dont la fin sera bientôt sifflée à travers cette nouvelle Loi de Finances, c’est la réglementation des arrêtés à incidence financière et l’encadrement et la régulation de certains postes de dépenses à grande consommation de ressources tels que ceux de la location et des voyages à l’extérieur. L’ensemble de ces dispositions, apaise le ministre en charge des finances, ne bloquera en rien le fonctionnement des administrations. «Tout ce que nous prenons comme mesure vise à encadrer les dépenses publiques et n’a pas pour objectif d’empêcher des intérêts, en tout cas pas des intérêts légitimes», a-t-il souligné.
Promotion
Les nouvelles dispositions budgétaires ont également prévu de protéger les petites et moyennes entreprises (PME) du diktat des grands groupes. Ainsi, il est prévu une réservation de 60% des commandes de mobiliers de bureaux à la consommation locale et une réservation de 80% des commandes de vivres au profit des cantines, restaurants universitaires et des prisons civiles à la production agricole nationale. 50% des commandes de la fourchette de zéro à cinq millions de francs Cfa doit revenir à ces PME conformément aux standard du Small Business Promotion.
En somme, ce budget, s’il était bien exécuté, doit permettre au pays de tirer des gains substantiels comme par exemple, un taux de croissance de 6% contre 5,7% en 2014, un taux d’inflation d’environ 2% contre une norme de 3%, un taux de pression fiscale de 16,1%, un taux d’investissement public de 8,5% du Produit intérieur brut (PIB) contre 6,7% en 2014.
La réalisation de ces prévisions passera également par une bonne utilisation de deux nouveaux outils de gestion que sont le guide d’exécution des dépenses publiques et le passeport du contrôle financier.

Le ministre de la Santé, Dorothée Kindé Akoko Gazard a planché hier jeudi 8 janvier, devant la Représentation nationale. Il a présenté aux députés une communication sur le point des chantiers du gouvernement en souffrance dans le secteur de la santé. Le sujet a été objet de question orale avec débat que certains députés ont posé à l’Exécutif et pour lequel le ministre a décidé de présenter une communication aux députés en lieu et place d’une réponse classique.
La question orale des députés initiateurs de l’interpellation du gouvernement touche onze points. Le ministre de la Santé était donc invité à faire le point des chantiers en souffrance dans le secteur sanitaire, le bilan et l’impact des programmes de santé publique et de protection sociale des populations tels que la césarienne gratuite, les soins aux enfants de 0 à 5 ans, la prise en charge des indigents, les évacuations sanitaires et le programme élargi de vaccination. Dorothée Kindé Gazard devrait également donner des éléments de réponse sur les mesures ou dispositions prises par le gouvernement pour prévenir les grèves en milieu sanitaire, de faire le point exhaustif des reversements d’agents contractuels dans le secteur de la santé par commune et par département, l’évolution des projets de construction et de réhabilitation de certains hôpitaux de zone.
Selon les explications du ministre hier, il ressort qu’à ce jour le ministère de la Santé a 36 chantiers d’infrastructures en construction dont 16 achevés, 8 à évolution normale ou lente; 10 sont en arrêt et nécessitent une résiliation du contrat avec l’entrepreneur et deux autres chantiers qui n’ont pas encore démarré pour nécessité d’une révision des prix avant le paiement d’avance de démarrage. Ces derniers concernent la construction des centres de santé de Kérou et de Kpokissa dans la commune de Zogbodomey.
S’agissant du point financier des évacuations sanitaires au Bénin comme à l’extérieur de 2006 à 2008, Dorothée Kindé Akoko Gazard a expliqué qu’il s’élève à plus de 8 milliards FCFA. Ces différentes évacuations sanitaires effectuées de même que la prise en charge sur place de la dialyse des malades souffrant d’insuffisances rénales ont eu un impact très positif, la réduction de la souffrance et l’amélioration de l’état de santé des patients de toutes catégories confondues.
Abordant le programme de la gratuité de la césarienne, le ministre de la Santé a annoncé que 48 centres de santé sont agréés sur l’ensemble des 77 communes de notre pays pour mettre en œuvre cette mesure. De 2009 à 2014, poursuit Dorothée Kindé Akoko Gazard, 120 255 césariennes ont été réalisées, le tout pour un montant de 12 milliards FCFA.
Le ministre est ensuite revenu sur le point des reversements d’agents contractuels dans le secteur de la santé et la question de la gestion de la pénurie que va entraîner le départ massif à la retraite cette année du personnel médecin-chirurgien actuellement en fonction.
Appréciant la communication du ministre, les députés pour la plupart ont salué les efforts du gouvernement pour garantir la santé aux populations. Ils ont surtout salué le programme de la gratuité de la césarienne qui serait très bénéfique pour les populations démunies.
Mais les députés ont déploré le manque de personnel dans les centres de santé, la floraison des cabinets de soins privés ouverts par des personnes non qualifiées et l’indisponibilité de l’ambulance dans certains hôpitaux et centres de santé publics. Ils ont condamné avec la dernière rigueur les chantiers de construction d’hôpitaux abandonnés dans plusieurs communes du Bénin exhortant le ministre à sanctionner les entrepreneurs mis en cause.

Le ministre en charge des Relations avec les Institutions Gustave Sonon a rencontré, hier jeudi 8 janvier, certains acteurs de la Société civile pour les informer du déroulement des travaux du Comité préparatoire du dialogue politique et des points d’achoppement d’une part et recueillir leurs suggestions d’autre part.
Les travaux préparatoires du dialogue politique suspendus n’entament en rien la poursuite du processus électoral qui suit toujours son cours. Le gouvernement est disposé à accompagner le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI). Voilà les informations que le ministre Gustave Dépo Sonon a tenu à fournir à certains acteurs de la Société civile qu’il a rencontrés hier.
La rencontre, a-t-il expliqué, visait à leur faire part des points de divergence qui ont bloqué ou arrêté les travaux du Comité qui avait été mis en place pour préparer le dialogue politique tant souhaité et voulu par les ténors de la classe politique toutes tendances confondues. Elle était également organisée, a-t-il souligné, pour les consulter et recueillir leurs suggestions.
S’il est constant que l’une des questions préoccupantes pour chacune des tendances est l’organisation des élections, il n’en demeure pas moins que bien d’autres questions figurent au menu des interrogations des acteurs du jeu politique.
Concernant les informations qu’il a partagées, Gustave Dépo Sonon a rappelé que le cadre légal du dialogue politique n’est prévu nulle part ; qu’aucun gouvernement ne l’a institué, mais qu’il participe du souci de maintien ou d’instauration d’une démocratie apaisée. Les initiateurs de cette entreprise, selon lui, s’interrogent sur son format et sa portée.
Le cadre dudit dialogue est souhaitable à trois niveaux : politique (dialogue mouvance-opposition), social (gouvernement-centrales syndicales, s’il est entendu que lorsqu’il y a trouble, ce sont les travailleurs qui paient un lourd tribut) et enfin, dialogue avec la Société civile qui sert de force tampon ou d’équilibre.
Le ministre a également rappelé comment un code de conduite avait été retenu, à savoir des propositions tenant compte de la Constitution et du respect des institutions constitutionnelles. Pour le ministre Gustave Dépo Sonon, il était perceptible que l’intérêt national a prévalu. Mais les points d’achoppement ont porté, entre autres, sur le retrait du projet de révision de la Constitution, la convocation du corps électoral même si la LEPI n’est pas prête et la composition du présidium devant conduire les travaux proprement dits du dialogue, étant également entendu que les communales et locales devaient précéder la tenue des législatives, ce qui suppose la prise d’une loi dérogatoire.
Appelés à apprécier la situation de suspension des travaux du comité préparatoire, les hôtes du ministre ont tous salué l’esprit qui entoure l’initiative. Ils ont déploré que les acteurs politiques poursuivent plutôt leurs intérêts et les ont appelés à la poursuite des travaux en vue du dénouement de la situation.

La non-organisation à ce jour des élections municipales, communales et locales et celles législatives n’est pas imputable au chef de l’Etat, encore moins à son alliance politique les Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Cette clarification, les maires et députés se réclamant de cette obédience politique l’ont faite hier, mercredi 7 janvier, au cours d’un conclave qu’ils ont organisé à l’Infosec à Cotonou.
«Nous voulons faire comprendre à l’opinion publique que le chef de l’Etat a encore le soutien de son peuple et de ses élus. C’est comme si tout s’écroulait autour de lui, mais nous sommes encore là, résolument engagés». Cette déclaration du député André Okounlola en guise d’introduction hier en disait suffisamment long sur l’ordre du jour même du conclave qui a réuni les députés et maires de l’alliance Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE). Lequel visait, selon lui, «à échanger pour trouver des mécanismes à mettre en place afin de travailler ensemble et gagner les combats futurs». Depuis huit ans, soutient André Okounlola, Boni Yayi a fait ce qu’il peut et à moins de deux ans de la fin de son mandat, ses élus, toutes catégories confondues, s’activent pour pérenniser les acquis. Et pour ce qui est des accusations faisant état de la volonté du gouvernement et singulièrement de son chef, de ne pas vouloir des élections, le député Rachidi Gbadamassi martèle que ce sont les opposants qui ont peur d’aller aux élections et pour ce faire, les mouvanciers leur donnent rendez-vous sur le terrain pour les affronter par le biais des urnes. «Boni Yayi a rempli ses conditions», clame-t-il. Seules la convocation du corps électoral, la sécurisation des opérations de vote et le financement sont du ressort du gouvernement, explique-t-il. Sur chacun de ces trois points, il dégage la responsabilité du chef de l’Etat et dénonce ceux qui, selon lui, «veulent prendre le pouvoir par la rue».
Le député Grégoire Akoffodji partage cet avis. Selon lui, l’exemple burkinabè que certaines chapelles politiques brandissent pour tenter «de prendre le pouvoir par la force», est un bouleversement de l’ordre constitutionnel contre lequel les maires et députés FCBE s’insurgent. Dans la même veine que ces deux députés, certains maires présents à ce conclave soutiennent qu’ils veulent autant des élections que les leaders et militants FCBE. Pour Dominique Sambieni, maire de Cobly, les marches successives de certaines Organisations de la Société civile et de l’Opposition pour réclamer la tenue des élections, impliquent de la part des élus FCBE, une riposte.
Ils sont tout autant friands des élections, et face aux menaces répétées de leurs contradicteurs, l'élu FCBE martèle que les 55 maires et 33 députés FCBE formeront «un bloc offensif pour montrer à l’opinion publique que Boni Yayi est encore solide et toujours en place». Mais non seulement, il est en place, il travaille comme s’il n’allait jamais partir, fait observer le maire de la commune d’Abomey-Calavi, Patrice Comlan Hounsou-Guèdè. C’est cela qui, selon lui, inquiéterait ses adversaires politiques qu’il invite alors à ne pas s’en faire. C’est pour défendre son bilan à la fin de ses deux mandats que le président Boni Yayi s’échine autant, détaille-t-il.
S’agissant du soutien des élus FCBE, il est total et entier, ont rassuré les participants au conclave d’hier. Ils comptent même serrer les coudes, réfléchir sur de nouvelles orientations et travailler à soutenir davantage leur leader politique qui, disent-ils, même après son mandat, a besoin de leur accompagnement.
Yacoubou Malehossou, désormais député FCBE ?
Le conclave des élus (maires et députés) de l’alliance FCBE organisé hier à Cotonou, avait un invité spécial, si non un député spécial. Il s’agit de l'élu de la Renaissance du Bénin (RB), Yacoubou Malehossou. Comme on pouvait l’imaginer, la présence de cet «intrus» a tôt fait de susciter certaines inquiétudes. Lesquelles, ce parlementaire de l’Opposition s’est vu dans l’obligation de dissiper avant même que les initiateurs de cette rencontre ne commencent leurs travaux. Son argumentaire repose sur le fait que la formation politique à laquelle il appartient, en l’occurrence la Renaissance du Bénin (RB) s’était engagée aux lendemains de l’élection présidentielle de 2011 remportée par le président Boni Yayi, de le soutenir jusqu’à terme dans ses actions et initiatives.
Yacoubou Malehossou qui dit être «un bon musulman» aurait donc fait l’option de la fidélité à cette ligne politique et c’est la raison pour laquelle, explique-t-il, il s’est invité à cette rencontre à huis-clos destinée aux députés et maires FCBE. Face à une telle explication, il y a eu des murmures, du silence et même de l’indifférence par endroits. La supposée fidélité du député RB aurait-elle d’autres relents surtout par ces temps de veille des élections législatives où les combats pour les positionnements sur les listes, se font déjà rudes ?
J. F. M

L’Ong «Action Bénin pluriel» avec pour devise «Agir autrement pour l’avenir» était face à la presse dans l’après-midi d’hier mercredi 7 janvier, à son siège à Wadon dans la commune d’Adjarra. Occasion pour son président, Aurélien Agbénonci qui était entouré de certains de ses membres, de se prononcer sur les sujets d’actualité qui défraient la chronique au Bénin.
La situation d‘impasse électorale que traverse le Bénin inquiète l’Ong «Action Bénin Pluriel» qui s’est assignée pour mission d’avoir une approche non partisane sur les problèmes nationaux. C’est en cela que l’Organisation non gouvernementale a décidé d’apporter, à travers une conférence de presse, sa contribution pour le dénouement de l’impasse électorale au Bénin avec en toile de fond l’incompétence du COS-LEPI à livrer la liste électorale permanente informatisée (LEPI). Face à la situation, le président de l’Ong «Action Bénin Pluriel», Aurélien Agbénonci propose que le COS-LEPI soit dessaisi de la réalisation de la correction de la LEPI. Il souhaite que le fichier soit transféré à la CENA qui achèvera les autres étapes du processus de finalisation du fichier électoral avec l’aide des techniciens avérés. Ce qui permettra au Bénin d’organiser enfin les élections communales, municipales et locales puis ensuite les législatives. Car, selon le conférencier, l’indice de santé d’une démocratie se mesure à l’aune de l’organisation à bonne date des élections crédibles et transparentes. C’est pourquoi, il a condamné l’interruption du dialogue politique entre les forces politiques la semaine dernière. «Le dialogue politique Mouvance et Opposition doit reprendre pour permettre au pays de sortir de l’impasse», insiste le président de l’Ong «Action Bénin Pluriel». Il n’a pas manqué par ailleurs de trouver trop onéreux le coût de réalisation de la LEPI évaluée à ce jour à 53 milliards FCFA contre 18 milliards au Mali. La LEPI qui a servi à la présidentielle et aux législatives de 2011 a coûté 40 milliards FCFA équitablement financés par le budget national et les partenaires techniques financiers. Et la correction de cette LEPI est en train de coûter plus de 13 milliards FCFA. Ce qui fait la faramineuse somme de 53 milliards FCFA, détaille le conférencier alors que la même LEPI et mieux étoffée a coûté 18 milliards FCFA au Mali.
Aurélien Agbénonci invite la classe politique, toutes tendances confondues, à se ressaisir dans l’intérêt supérieur de la nation pour la tenue dans des conditions apaisées des différentes élections au Bénin.
Plusieurs autres questions telles que celles relatives à la lutte contre la corruption, le régionalisme et la sécurité au Bénin et dans la sous-région, ont meublé cette sortie médiatique de l’Ong «Action Bénin Pluriel».

Les malfrats ont encore frappé hier mercredi 7 janvier sur l’axe Ouinhi-Kpédékpo. Un nouveau cas de braquage qui a été perpétré à la hauteur du village Oké-Ola. Bilan, une forte somme d'argent a été emportée et on déplore plusieurs blessés graves.
Quatre véhicules circulant hier sur l’axe Ouinhi-Kpédékpo ont été la cible d'un braquage spectaculaire. A en croire les témoignages recueillis sur place, le groupe constitué d’environ dix malfrats armés jusqu’aux dents semblait bien savoir ce qu’il cherchait sans doute, pour avoir planifié cette opération. Les malfrats ont réussi à s'enfuir avec le butin qui s'élèverait à plusieurs millions de francs CFA avant de s’évaporer dans la nature.
Le nommé R. A. qui est l’une des victimes du braquage a déclaré « avoir vécu des heures chaudes ». Malgré le choc subi, il raconte que les auteurs du braquage s’exprimaient en langue française mélangée à la langue Foula parlée par la communauté peulh environnante. Ils ont immobilisé quatre véhicules avant de tenir en respect les occupants des véhicules qui se sont heurtés contre les barrières de fortune érigées sur la voie. Un guet-apens en quelque sorte. Tombés ainsi dans leur piège, les passagers sont devenus leur proie facile. Ces hors-la-loi ont alors dépossédé leurs victimes de tous leurs biens, faisant des blessés graves par balles et à coups de machette.
La réaction des gendarmes territorialement compétents a été prompte, mais les malfrats ayant opéré avec minutie ont pris la clé des champs, peu avant leur arrivée. Toutefois, aucune perte en vie humaine n’a été déplorée au cours de ce braquage même si on dénombre trois blessés dont une femme parmi les passagers des véhicules braqués. Ils ont été pris en charge au centre de santé de Zangnanado.
Les éléments de la brigade de gendarmerie sont à pied d’œuvre pour rattraper les malfrats qui, de par leur mode opératoire, ne seraient pas inconnus des Forces de l’ordre.

Encore une marche pacifique pour dénoncer le système de gouvernance en cours au Bénin depuis 1960. C'est une initiative du Forum des travailleurs et des peuples pour une nouvelle gouvernance. Il était dans la rue, hier mercredi 7 janvier à Cotonou, pour réclamer un nouveau système de gestion des affaires publiques.
«Un système de révolution». C’est ce qu'exige le Forum des travailleurs et des peuples pour une nouvelle gouvernance, en renvoyant dos-à-dos la Majorité présidentielle et l’Opposition face au contexte socio-politique actuel. Mis en place depuis le 16 décembre 2014, le Forum prône surtout une rupture d’avec la gouvernance héritée de l’indépendance nominale.
Il désapprouve la recomposition actuelle du paysage politique béninois, dans la perspective des prochaines échéances électorales. A l’en croire, c’est une manière de «sauver et maintenir l’actuel système de gestion». Et c’est pour partager avec le peuple, «la nécessité d’un changement, non pas d’hommes, mais de système» que la marche pacifique d’hier a été organisée dans la ville de Cotonou.
De la Bourse du Travail à la place de l’Etoile rouge, en passant par le quartier Saint-Michel, la marche a connu la participation de plusieurs citoyens issus de différentes couches socio-professionnelles: syndicalistes, commerçants, paysans et étudiants.
Des messages véhiculés par les banderoles et pancartes exhibées pour la circonstance, on retient que les acteurs du Forum demandent «la fin du contrôle systématique des nominations dans l’administration centrale par l’Exécutif».
Le message depuis la place de l’Etoile rouge
A la place de l’Etoile rouge, point de chute de la marche, la motion des participants a été lue par le coordonnateur du Forum, Laurent Mètongnon. Celui-ci a insisté sur la nécessité «d’un nouveau système de gouvernance qui érige le patriotisme et la probité de bon aloi en système de gestion». L’actuel système de gestion est, selon ses propos, entretenu et aggravé par des ''Béninois valets locaux'' qui ne pensent pas à l’intérêt général du peuple.
«Le mensonge, les scandales financiers, le bradage des secteurs vitaux aux opérateurs économiques étrangers, l’impunité des crimes économiques, le régionalisme,… » sont, selon lui, quelques conséquences de ce système.
«Dans les administrations et entreprises publiques, les exigences d’un autre système de gestion avec le droit d’élire leurs directeurs généraux, directeurs, chefs de projets sont arrivées à maturité et font l’objet de débats», a indiqué Laurent Mètongnon. Il a par ailleurs, invité tout le peuple à rallier le Forum afin d’enrichir ces débats.
Le souhait des responsables du Forum est que le peuple parvienne à imposer aux gouvernants son propre projet de société.
Le syndicaliste Paul Essè Iko, membre du Forum, a, pour sa part, délivré le message de soutien, du Comité culturel pour la démocratie au Bénin (CCDB), une structure basée à Paris en France à la marche. L’initiative du Forum, dit ce message, est une bouffée d’oxygène pour tout le peuple.
Des secteurs d’activités décryptés
La gestion du secteur agricole et de l’élevage était aussi en cause. Le président de l’Association des amis du parc de Pendjari, Akpana Adamou, a saisi l’occasion pour fustiger la disparition de certaines espèces animales au niveau du parc. Ainsi a-t-il dénoncé l’extermination des éléphants dont les ivoires sont vendues aux étrangers.
Dans la même logique, le porte-parole de l’Association des revendeurs de friperie de Missèbo, Marius Kpodjèdo est intervenu pour décrier la situation à laquelle ils sont confrontés. Il déplore notamment leur expulsion du site de Missèbo. «Halte au bradage des domaines du marché de Missèbo», lit-on d’ailleurs sur l’une de leurs pancartes.
Les enseignants du ministère des Enseignements maternel et primaire (MEMP) ont également pris part à la marche. Ils exigent le passage des examens professionnels avec leur diplôme du Brevet d’études du premier cycle (BEPC).