La Nation Bénin...
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De nouvelles directives portant mesures de sécurisation de fin d’année ont été officiellement lancées, hier lundi 22 décembre, au ministère en charge de la sécurité publique. Elles visent surtout à maintenir et renforcer la sécurité des personnes et des biens, en cette période des fêtes marquée par d’intenses activités commerciales et d’affluence dans les marchés. C’est le ministre Simplice Dossou Codjo qui a procédé, lui-même, au lancement desdites directives, en présence des éléments de la police et de la gendarmerie nationales.
La sécurité des personnes et des biens est au centre des préoccupations en cette période de fin d’année. Laquelle période est caractérisée par d’intenses activités économiques et financières, avec une affluence dans les marchés et sur les voies publiques. D’où des risques d’atteinte à la sécurité publique. «C’est pourquoi, il convient que nous prenions des dispositions afin d’éviter la survenance d’actes attentatoires à la sécurité des personnes et des biens dans notre beau et béni pays, le Bénin», a indiqué le ministre en charge de la Sécurité publique, Simplice Dossou Codjo. Les dispositions en question sont contenues dans les directives sécuritaires qu’il a lancées hier.
Il s’agit en effet des opérations mixtes qui engagent la police et la gendarmerie nationales, et qui permettront de poser et d’entretenir les bases d’une sécurité publique durable dans le pays. Ce qui passe, dit le ministre, par un nettoyage systématique des villes et campagnes sur l’étendue du territoire national.
L’initiative tient aussi compte du monde des affaires. «Au lendemain de la Table ronde de Paris et dans le cadre des efforts du chef de l’Etat pour l’amélioration du climat des affaires au Bénin, notre nation est devenue un pays attractif qui reçoit des milliards d’investissements étrangers», a expliqué le ministre Simplice Dossou Codjo. La sécurité publique doit, précise-t-il, accompagner et protéger tous ces investissements publics et privés.
Il constatera, par ailleurs, que le climat sous-régional n’est pas toujours favorable à la sécurité. «La dégradation de la situation sécuritaire sous-régionale favorise la migration vers le Bénin d’individus suspects qui constituent, une fois dans notre pays, des réseaux de malfaiteurs et de criminels, parfois en relation avec des nationaux», a-t-il noté.
C’est donc dans une vision globale que les présentes directives, élaborées depuis octobre dernier, ont fait l’objet d’une relecture avant leur adoption en Conseil des ministres. Après avoir reçu lesdites directives, la police et la gendarmerie sont désormais fixées sur la mission qui est la leur.
A en croire Simplice Dossou Codjo, elles devront renforcer le contrôle des engins et des personnes le long du cordon sécuritaire frontalier, la surveillance des zones commerciales, les patrouilles croisées sur les différents axes routiers, etc.

L’édition de décembre du classement FIFA-Coca-Cola ne comporte pas de grands changements notables. Trônant toujours au sommet du top 10, l’Allemagne compte toujours une avance confortable sur l’Argentine et la Colombie et au niveau du continent africain, l’Algérie mène le bal devant la Tunisie et la Côte d’Ivoire qui a perdu quatre places au niveau mondial. Pendant ce temps et contrairement au Cap Vert qui, il y a encore 5 ans, était inconnu au bataillon en matière de football, le Bénin termine 2014 sans avoir réussi l’exploit d’accéder dans le Top 50.
La FIFA a procédé, hier jeudi 18 décembre, à la dernière mise à jour de son Classement mondial FIFA/Coca-Cola. Il s’agit de la dernière édition au titre de cette année 2014. L'Allemagne, championne du monde, est restée toujours en tête. Elle devance l'Argentine et la Colombie, lesquels sont suivis de la Belgique, des Pays-Bas et du Brésil. Force est de constater que depuis l’édition de novembre, 17 matches internationaux "A" ont été pris en compte. Ainsi, le total de matches internationaux pris en compte dans le classement en 2014 est de 834. Plus de la moitié (468) étaient des matches amicaux, près d’un tiers (302) étaient des matches de qualification pour des compétitions continentales et 64 étaient les matches de la Coupe du Monde de la FIFA, Brésil 2014.S’agissant du Bénin, 91è qu’il était dans le précédent classement établit le 27 novembre dernier, il a pris le 89ème rang, soit une progression de deux places. Il a gardé la 25è place qu’il occupait sur le plan continental. Y a-t-il des raisons de se réjouir par rapport à ce positionnement? Difficile de le dire, puisque c’est sans avoir livré le moindre match amical, que le Bénin a gagné les deux places. Quel paradoxe, si l’on sait que les sorties qu’il a effectuées face à la Tanzanie, et le Maroc, à l’occasion des journées FIFA, lui avaient été préjudiciables. A défaut de soigner son rang, le Bénin a l’obligation de garder cette 89ème place à l’occasion de la prochaine publication prévue pour le 8 janvier 2015. Mais encore faudrait-il que ses championnats tels que la Ligue 1 et la Ligue 2 dont les démarrages ont été annoncés puis reportés, ne soient plus dans l’impasse et que les membres du Comité exécutif de la Fédération béninoise de football cessent d’exposer leurs divergences dans la rue.
Sports 22 déc. 2014

Face à la presse dans la matinée d’hier jeudi 18 décembre, l’Unité de Coordination de la formulation du 2è programme et du suivi des réformes de MCA-Bénin (UCF/ MCA-Bénin) a confirmé l’éligibilité du Bénin au 2è compact. Le contenu du programme pour les cinq années à venir ainsi que les avantages que le Bénin peut en tirer ont été présentés.
Le coordonateur national de l’UCF/MCA, Samuel Batcho, le directeur du Bénin au MCC, Christopher Broughton ainsi que le vice- président adjoint de MCC, Jonathan Bloom étaient face à la presse nationale dans la matinée d’hier jeudi 18 décembre.
Visiblement content de voir le Bénin à nouveau élu au compact de MCC, le coordonnateur Samuel Batcho a d’abord dit la gratitude du gouvernement béninois au peuple américain ainsi qu'à son gouvernement. Il a ensuite salué l’entregent de l’ambassadeur des Etats-Unis près le Bénin dans l’aboutissement de ce dossier. Confirmant l’éligibilité du Bénin, le coordonnateur national de l’UCF/MCA a rappelé que c’est l’indicateur corruption qui était au rouge pour que le pays soit recalé. Il précise que c’est unanimement que la décision a été prise l’année dernière. Mais cette année, grâce aux progrès accomplis par chacun et surtout le Plan de lutte contre la corruption mis en place par le gouvernement, le pays a abouti à ce résultat positif qui donne le sourire à tous aujourd’hui.
Pour Samuel Batcho, le Bénin n’a jamais passé auparavant plus de 11 indicateurs. Voilà que cette année il a fait la prouesse d’en passer 12. Puis Samuel Batcho de préciser que «si chacun met un peu du sien, s’il y a davantage d’efforts, le Bénin peut passer 13 voire 14 indicateurs».
Les conférenciers se sont également appesantis sur le contenu du Programme dont ils disent qu’il sera exclusivement concentré sur le secteur énergétique au Bénin. Un secteur qu’il qualifie de stratégique pour son développement. «Si l’on peut fournir davantage d’électricité, cela peut libérer le moteur de croissance au Bénin», a laissé entendre le vice-président adjoint de MCC Jonathan Bloom qui souligne au passage la nécessité de monter un cadre attractif afin d’attirer les investissements de tout le monde. «Cela va exiger des efforts énormes de la part du MCC et des engagements de la part du gouvernement du Bénin», a dit le vice-président adjoint de MCC. Il ajoute espérer que cela aidera à pérenniser les rêves du peuple béninois.
Autres explications apportées par le coordonnateur national de l’UCF/ MCA-Bénin, Samuel Batcho, c’est le montant des fonds. «Une enveloppe de base de 250 millions de dollars américain», a-t-il souligné, avec la précision que le Ghana était à une enveloppe de base de 300 millions de dollars, mais avec la flexibilité des Américains, et le soutien de son secteur privé, l’enveloppe est allée à 500 millions de dollars américain. «Le Bénin aussi peut faire autant. Tout dépend de nous», a-t-il souligné.
Pour sa part le vice-président adjoint de MCC, Jonathan Bloom, a invité chacun à progresser et aller au-delà du progrès réalisé par le Ghana. Il souhaite que le secteur privé saisisse l’occasion pour faire comme les Ghanéens.
Pour ce qui est de la contrepartie du MCC dans la signature du compact avec le Bénin, Jonathan Bloom a précisé que c’est «juste pour qu’il y ait un monde plus juste, plus libre et plus prospère. C’est tout l’intérêt des USA», a-t-il conclu.
La presse a posé beaucoup de questions relatives à ce qui sera fait concrètement, lorsqu’on parle de secteur de l’énergie au Bénin. Les conférenciers ont été très précis en assurant que des études de faisabilité seront faites. «Il y a aujourd’hui de nouvelles technologies pouvant aider à réduire la consommation électrique. Si le cadre institutionnel et stable est mis en place, cela peut attirer le secteur privé», a indiqué Jonathan Bloom

Fidèle à sa tradition, le directeur général de la société PEFACO Lydia Ludic, Marc Billeci a rendu visite, mercredi 17 décembre dernier, aux jeunes enfants aveugles du centre Siloé de Djanglanmè dans la commune de Grand-Popo et aux jeunes enfants déshérités de l’orphelinat Espoir d’enfant-Bénin de Ouidah. A chacune de ces étapes, il a fait d’importants dons de produits alimentaires, hygiéniques et pharmaceutiques aux responsables et pensionnaires desdits centres.
En marge de ses activités, la société PEFACO Lydia Ludic réalise, depuis plusieurs années, régulièrement des actions sociales dans les domaines de l’éducation et de la santé. Cette société apporte ainsi sa contribution aux efforts déployés par les pouvoirs publics au profit des populations défavorisées.
C’est dans ce cadre que le directeur général de la société PEFACO Lydia Ludic, Marc Billeci était au centre Siloé de Djanglanmè et à l’orphelinat Espoir d’enfant-Bénin de Ouidah. L’accueil était chaleureux dans les deux centres. A Djanglanmè comme à Ouidah, le directeur général de la société PEFACO Marc Billeci a rappelé que ses actions ne datent pas d’aujourd’hui. Depuis des années, dit-il, la société PEFACO Lydia Ludic s’est engagée à réaliser des œuvres sociales sous diverses formes apportant ainsi son aide et son soutien aux enfants démunis et déshérités tout son soutien en essayant de coller au plus près des besoins exprimés. Notre action s’inscrit donc dans la ligne de conduite que la société s’est fixée, et fait suite à l’engagement pris par Lydia Ludic vis-à-vis du centre SILOE de lui apporter son soutien dans la durée», souligne Marc Billeci.
D’importants dons
Les dons faits tant au centre Siloé de Djanglanmè qu’à l’orphelinat Espoir d’enfant-Bénin de Ouidah sont composés des produits de première nécessité tels que le riz, le maïs, le lait, des produits d’hygiène ainsi que des produits pharmaceutiques. Le souhait de Marc Billeci est que ces dons permettent aux enfants de passer de bonnes fêtes de fin d’année et permettent aussi aux responsables des centres d’apporter un bien-être supplémentaire aux enfants dont ils ont la charge. Il a demandé à la responsable du centre Siloé d’avoir toujours la même foi dans ce qu’elle fait afin qu’il soit toujours à ses côtés. Il n’a pas oublié de faire savoir aux enfants qu’ils sont des modèles et qu’ils doivent être des sources d’inspiration pour tous au quotidien sur de nombreux plans.
La responsable du centre Siloé des enfants aveugles de Djanglanmè, Sœur Marie Pascaline Kpinso a témoigné toute sa gratitude au directeur général pour toutes ses œuvres sociales depuis plusieurs années à l’endroit des couches défavorisées. Elle a prié Dieu de le bénir de même que sa société afin qu’il puisse continuer d’aller au secours des enfants malades et déshérités. Ces dons témoignent, dit-elle, de la charité du directeur général à l’endroit du centre Siloé.
Quant au représentant du responsable de l’orphelinat Espoir d’enfant-Bénin de Ouidah, Maurice Agbogbonon, il a aussi remercié la société PEFACO pour le souci du directeur général Marc Billeci d’apporter tous les ans des dons qui permettent de vivre et de jouir des mêmes droits que les autres enfants. Par ces gestes, ajoute-t-il, les enfants se sentent aimés et non abandonnés.
Il a souligné le relâchement qui s’observe désormais au niveau des différents donateurs qui affluaient les bras chargés vers le centre autrefois.
Ce même souci a été partagé par le représentant du chef de l’arrondissement de Djanglanmè, Bonaventure Codjo Gaffan qui a prié le directeur général de Lydia Ludic d'informer d’autres partenaires pour que ce centre soit développé par le fait de leurs appuis.

Le financement du développement local demeure un défi entier pour les acteurs. C’est dans ce cadre que s’inscrit «La campagne pour le transfert de 15% du budget général de l’Etat aux communes». Le lancement de ladite campagne a été faite hier jeudi 18 décembre à Cotonou, par l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB).
Plus d’une décennie déjà que le Bénin a opté pour la décentralisation. Pour la mise en œuvre de cette politique, les collectivités locales consentent d’importants efforts pour renforcer les initiatives de lutte contre la pauvreté au sein des populations à la base. Leurs efforts se concentrent notamment dans la construction d’infrastructures sociocommunautaires. A en croire le vice-président de l’Association nationale des communes du Bénin (ANCB), Moukaram Océni, les communes prennent de fortes «initiatives en faveur du développement local et contribuent ainsi à l’accroissement du revenu des populations». Seulement, les élus locaux travailleraient plus s’ils disposaient d’une cagnotte plus considérable. C’est leur cri de cœur à travers la campagne pour le transfert de 15% du budget général de l’Etat aux communes, dont le lancement a été fait hier à Cotonou. Leur doléance est d’autant plus pertinente en ce sens que les ressources subséquentes qui devraient être transférées aux communes par l’Etat à travers les ministères sectoriels tardent à être une réalité. Cette situation crée une équation à plusieurs inconnus et constitue malheureusement un frein aux actions de développement local. «Les communes étant pour la plupart dans une grande précarité se retrouvent dans une situation d’impuissance face à des défis énormes», se désole le vice-président de l’ANCB. Aussi le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC), qui devraient constituer un ouf de soulagement pour les communes représente-t-il moins de 4% du budget général de l’Etat. Un autre constat qui sous-tend le plaidoyer de l’ANCB est que des ministères gardent encore sur eux des « ressources qui devraient servir à la mise en œuvre des compétences dévolues aux communes». Pourtant, relève Moukaram Océni, aucun fait majeur n’a été imputé aux communes en ce qui concerne leur gestion du développement local, si ce n’est «des irrégularités mineures liées aux procédures internes et à la bonne tenue des documents administratifs». Or si les communes disposent des 15% du budget général de l’Etat, cela se ressentira sur les services offerts aux citoyens et donc sur la qualité du développement local. Selon lui, plusieurs pays de la sous-région, à savoir, le Ghana, le Nigeria et la Côte d’Ivoire ont déjà fait des progrès considérables en la matière. Le transfert des ressources aux communes de ces pays représente en moyenne respectivement 25%, 24% et 13%. Reste au Bénin à leur emboîter le pas pour booster le développement local. Cela répond à la logique de l’UEMOA qui encourage de plus en plus les efforts de ses Etats membres dans la mise en œuvre et la consolidation de la décentralisation, en fixant à 15% la part des dépenses publiques que l’Etat doit affecter aux communes.
Politique 22 déc. 2014

Sous le thème «La libre circulation des personnes et des biens et la facilitation des échanges», se déroule du 15 au 20 décembre à Parakou, la dixième édition de la Semaine nationale de l’intégration. La cérémonie officielle d’ouverture des manifestations a eu lieu hier jeudi 18 décembre.
Sensibiliser sur les dispositifs communautaires en matière de libre circulation des personnes et des biens, œuvrer à l’appropriation des objectifs et programmes mis en œuvre dans le cadre de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO)… Les activités de la dixième Semaine nationale de l’intégration battent leur plein à Parakou. Après avoir accueilli en juillet 2013, les assises de la libre circulation des personnes et des biens dans l’espace UEMOA, la ville carrefour des départements du Borgou et de l’Alibori vibre depuis mardi dernier aux rythmes des manifestations de cette semaine qui a démarré par une caravane. Hier, une séance d’information a été animée au profit des populations en marge de la cérémonie d’ouverture officielle sous l’égide du représentant du ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Ibrahim Bani Goro. «Le rayonnement de notre pays, le Bénin, dans le concert des nations ne peut se réaliser que dans un ensemble africain uni et solidaire dans la mutualisation des moyens pour assurer l’essor de nos économies », a-t-il souligné. Il fait remarquer que le Bénin, pays de tradition hospitalière où se côtoient en parfaite symbiose des communautés humaines venues de tous les horizons de la sous-région, a manifesté son attachement aux idéaux de l’intégration africaine, gage de progrès et de développement pour les Etats. A cet effet, Parakou est un symbole fort en ce sens qu’y vivent des Nigérians, Nigériens, Togolais, Burkinabé, Maliens aux côtés des nationaux, exerçant en toute tranquillité les activités économiques de leur choix, se réjouissent le représentant du maire, Mohamed Alidou Nonsou et celui du préfet du Borgou-Alibori, Mahamadou Imorou. Il convient de maintenir le cap en sensibilisant les acteurs économiques et les populations sur les sujets récurrents liés à la libre circulation des personnes et des biens ainsi qu’à la facilitation des échanges intra-communautaires, préconise le secrétaire général de la Préfecture, Mahamadou. Imorou. «Car, des populations informées sur leurs droits et devoirs ainsi que sur les réformes communautaires pourront s’impliquer davantage dans ce processus d’intégration par l’intensification de leur production et de leurs échanges», estime pour sa part Ibrahim Bani Goro. Les échanges se déroulent autour de l’évolution du processus d’intégration et des suggestions et doléances en vue de dégager les forces et les faiblesses du pays en matière de gestion des mouvements régionaux.En dehors des séances d’échanges avec les groupes cibles, les représentants du secteur privé et de la Société civile, il est prévu une nuit de l’intégration qui sera matérialisée ce vendredi par un concert géant à la place Bio Guéra, ainsi que des activités sportives dont un cross-country qui aura lieu très tôt demain matin.
Politique 22 déc. 2014

L’édition 2014 des trophées de la décentralisation a eu lieu mardi 16 décembre dernier au palais des Congrès de Cotonou. Au total, neuf différents prix ont été décernés aux communes les plus entreprenantes en matière de développement local.
Lentement, mais surement ! Le trophée de la décentralisation poursuit son chemin. La 5e édition a été célébrée mardi dernier avec faste. Cette initiative de la fondation "Le Municipal", en cours au Bénin depuis 2009, vise à reconnaître et à valoriser les mérites des élus locaux. Pour le président de ladite fondation, Franck Kinninvo, le trophée de la décentralisation représente tout un symbole.Le Bénin est la seule tribune dans l’espace UEMOA où l’on prône le développement à la base, vante-t-il. Le concept de la décentralisation revêt donc un enjeu capital pour son développement. De ce fait, il doit être compris par tous les acteurs à la base en vue d’un développement harmonieux et durable. D’où l’instauration de ce prix dédié aux différentes communes qui permet d’apprécier les efforts faits par les maires et les collectivités locales. L’Allemagne est le principal sponsor de l’évènement. C’est depuis une dizaine d’années qu'elle accompagne le Bénin dans la mise en œuvre de sa politique de décentralisation, a expliqué son ambassadeur, Hans Jörg Neumann. Le trophée de la décentralisation, selon lui, vise à inciter les collectivités territoriales à initier les approches novatrices au profit de leurs populations dans différents secteurs de développement. Il voit en cette initiative, un moyen idéal pour partager le savoir-faire entre communes et pour reproduire les expériences pertinentes de développement local et de bonne gouvernance. Pour cette édition 2014, trente huit dossiers ont été déposés dans dix catégories. A l’issue de la délibération, ce sont les communes de Kérou, de Klouékanmey, d’Akpro-Missérété, de Bohicon, de Bassila, de Dogbo et d’Adjarra, qui se sont démarquées du lot. Elles ont su prendre de grandes initiatives dans neuf domaines, comme la bonne gouvernance locale, la santé, l’éducation, l’agriculture, le sport, l’économie locale, l’eau et de l’assainissement. Chacune des mairies récipiendaires a reçu une moto, une attestation et un trophée. Cette cérémonie de reconnaissance aux maires ayant fait œuvre utile au service du développement à la base, est la preuve que la Décentralisation est en marche au Bénin, dira le ministre en charge de la Décentralisation, Isidore Gnonlonfoun. De ce mécanisme de récompenses à l’endroit des élus locaux, il tire la conclusion selon laquelle, les populations et les acteurs du développement ont cerné l’enjeu du développement local. Il a ensuite lancé un appel aux populations afin qu’elles soutiennent l’initiative, car selon lui, elle «contribue à la sanction positive». A leur tour, les récipiendaires, par la voix de leur porte-parole, le maire de Klouékanmey, Christophe Mègbédji, ont remercié les initiateurs pour cette marque de reconnaissance. Ils ont promis de s’investir davantage en faveur du développement local.
Politique 22 déc. 2014

Député FCBE élu dans la 13e circonscription électorale, Bida Nouhoum était dans l’après-midi d’hier mercredi 17 décembre à Cotonou, à cœur ouvert avec les «jeunes leaders» du département de la Donga. Il a échangé avec eux sur les sujets qui défraient la chronique, notamment le retard dans l’organisation des communales, municipales et locales. L’élu FCBE trouve non fondées les accusations tendant à rendre responsables le chef de l’Etat et le gouvernement de l’impasse électorale dans laquelle se trouve le Bénin depuis 2013.
Qui sont les responsables de la non organisation des élections communales, communales et locales ? C’est le plat de résistance de la causerie-débat que le député Bida Nouhoum a eue hier avec «les jeunes leaders» du département de la Donga au chant d’oiseau de Cotonou, à l’invitation de ces derniers. Il a expliqué à ses jeunes frères les vrais coupables de l’impasse électorale dans laquelle végète le Bénin depuis mars 2013 que sont attendues lesdites élections. Selon lui, les responsables de cette situation ne sont pas à rechercher loin. Ce sont d’abord le Conseil d’orientation et de supervision de la Liste électorale permanente informatisée (COS/LEPI) et ensuite l’Assemblée nationale, martèle-t-il. Ces deux organes sont coupables de cette situation. Selon lui, le COS-LEPI devrait rendre depuis disponible la LEPI pour permettre la tenue de ces élections. Mais à ce jour, il n’y a toujours rien. Pendant ce temps l’organe s’engouffre dans la fixation des dates mais jamais respectées. Une nouvelle date, celle du 15 janvier 2015 vient d’être annoncée pour rendre la liste électorale informatisée provisoire, souligne Bida Nouhoun qui espère que le COS-LEPI va cette fois-ci tenir parole et relever le défi pour sortir le pays de l’impasse électorale. La disponibilité de la LEPI conditionne la tenue de ces élections, souligne-t-il, rappelant au passage la jurisprudence de la Cour constitutionnelle en cette matière. Laquelle jurisprudence dit clairement que «pas de LEPI, pas d’élection». Nouhoum Bida a invité les membres du COS-LEPI à cesser de jouer aux prolongations et à redoubler d’ardeur pour doter le pays d’une liste électorale fiable. Quant à l’Assemblée nationale, elle est accusé d’avoir traîné les pas avant la désignation des membres du COS-LEPI devant corriger les insuffisances de la LEPI 2011. Cette lenteur,est surtout due, se rappelle l’élu FCBE de la 13e circonscription, à la recherche du consensus entre les députés toutes tendances confondues. Ce qui a d’ailleurs poussé les députés à proroger le mandat des conseils communaux élus en 2008 afin de permettre au COS-LEPI de disposer du temps nécessaire pour la correction de la LEPI de 2011. «Voilà la vérité», souligne Bida Nouhoum convaincu que le gouvernement encore moins le chef de l’Etat n’a aucune part de responsabilité dans la situation de l’impasse électorale que le pays vit depuis quelques mois. Selon lui, le gouvernement s’acquitte diligemment de sa triple mission constitutionnelle dans l’organisation des élections. Il a déjà libéré à ce jour plus de 11 milliards FCFA au COS-LEPI pour le processus de correction de la LEPI. Quant à la deuxième mission, la convocation du corps électoral, le gouvernement attend qu’il soit saisi d’une date par la CENA qui doit s’assurer d’abord de la disponibilité de la LEPI. La troisième mission du gouvernement est la sécurisation du processus électoral qui n’est pas encore à l’ordre du jour. «Où est alors la responsabilité du gouvernement», se demande l’élu FCBE qui insiste pour dire que la solution de l’impasse électorale se trouve à l’Assemblée nationale. Il propose aux différentes tendances politiques du Parlement de dialoguer pour voter expressément une loi dérogatoire pour réduire les délais légaux relatifs, notamment au temps d’affichage de la LEPI. Ce qui permettrait, selon lui, de favoriser l’organisation de ces communales avant fin février ou début mars 2015 au plus tard. «La solution n’est pas dans les marches», souligne le député de la 13e circonscription qui invite les «Jeunes leaders» de la Donga à aller propager la vérité partout où besoin sera pour mettre fin à l’intoxication politique sur le terrain.
Politique 22 déc. 2014

Le ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle (MTFPRAI), Aboubakar Yaya, a organisé, mardi 16 décembre dernier à Cotonou, un dîner de presse dans le cadre de ses 100 premiers jours à la tête de ce département. Au cours de cette rencontre, il a fait le point des réalisations et des perspectives.
Ayant pris fonction le 22 août dernier, Aboubakar Yaya, ministre du Travail, de la Fonction publique et de la Réforme administrative et institutionnelle (MTFPRAI), vient de boucler ses 100 premiers jours. Pour marquer l’événement, il était avec les professionnels des médias. Il a saisi l’occasion pour leur faire connaître ses actions. Dans son mot de bienvenue, Adamou Amidou, son directeur de cabinet a indiqué que cet exercice lui permet de se conformer à l’obligation de compte rendu. De même, il a estimé que sans la presse, il n’y aura pas de visibilité pour les actions réalisées par le ministre. Pour permettre aux hommes et femmes des médias d’avoir une idée des actions engagées, un exposé a été présenté par le directeur adjoint de la Programmation et de la Prospective, Armand Fortuné Agbo. Dans sa communication sur la «Stratégie globale des réformes de la Fonction publique», il a fait savoir qu’elle est élaborée à partir de trois études sur les constats effectués dans le secteur. La vision est de faire de la Fonction publique béninoise, une Fonction publique de développement à l’horizon 2016. Cette vision est déclinée en un objectif global qui consiste à accélérer la mise en œuvre des réformes de la Fonction publique. Avec l’équipe de pilotage, certaines réalisations ont été faites. Ainsi, des actions ont été engagées au niveau de 16 composantes en 2014 sur les 24 retenues. Entre autres, Armand Fortuné Agbo a mentionné le renforcement de la technocratisation de l’administration publique, la simplification des processus de gestion des actes, la lutte contre les pratiques prédatrices, la gestion prévisionnelle des ressources humaines, la mise en place d’un système intégré de gestion des ressources humaines et du système de gestion électronique des dossiers.Après avoir rappelé les missions et attributions de son ministère, Aboubakar Yaya a ajouté d’autres actions réalisées depuis son accession à ce poste. Au niveau du recrutement et de la gestion des carrières, 5324 agents contractuels de l’Etat ont été recrutés pour le compte de divers secteurs. Quant aux retraités, le ministre a dit que le dispositif mis en place a permis de traiter de façon accélérée le dossier de 821 agents permanents de l’Etat admis à faire valoir leur droit à une pension de retraite sur 1500 au titre du second semestre. Il a rassuré que des dispositions sont en cours pour réduire davantage le délai de traitement des dossiers au niveau du ministère. Dans le domaine de la formation continue, 12 plans de formation ont été validés et des agents de l’Etat ont bénéficié de la formation qualifiante. Il a aussi été procédé à l’identification des besoins de formation. Malgré ces réalisations, il a reconnu qu’il y a encore des défis à relever. Ils ont, entre autres, pour noms l’amélioration des carrières, du recrutement et des services aux citoyens. En termes de perspectives, il est prévu pour le premier trimestre 2015, l’organisation d’un débat national sur la fonction publique.A l’occasion, le président de l’Observatoire pour la Déontologie et l’Ethique dans les Médias, Guy Constant Ehoumi, a salué la démarche du ministre. Il l’invitera à ouvrir les portes de son ministère aux journalistes qui, selon lui, doivent sur la base des informations reçues au cours de la soirée, investiguer.
Politique 22 déc. 2014

Bientôt dix communes bénéficieront du projet de pavage de rues et d’assainissement au Bénin. La Banque ouest-africaine de développement (BOAD) vient d’accorder au gouvernement béninois à cet effet un prêt pour le financement dudit projet. C’est le ministre de l’Economie, des Finances et des Programmes de dénationalisation, Komi Koutché et le président de la Banque, Christian Adovèlandé qui ont procédé, hier mercredi 17 décembre audit ministère, à la signature de l’accord de prêt.
D’un montant total de 15 milliards de francs CFA, l’accord de prêt signé hier entre le gouvernement béninois et la Banque ouest-africaine de développement (BOAD) contribuera au financement du projet de pavage de rues et d’assainissement dans les communes de Bembéréké, Bonou, Bopa, Dogbo, d’Ifangni, de Kalalé, Karimama, Tanguiéta, Zakpota et de Zè.Au cours de la cérémonie de signature hier, le président de la BOAD, Christian Adovèlandé, a mis l’accent sur l’utilité de l’accord signé. Il signale qu’au Bénin, en dépit des efforts consentis, les infrastructures d’assainissement et d’hygiène de base restent insuffisantes, le taux de couverture étant estimé à 13%. Et c’est pour améliorer ce taux que le gouvernement a initié le présent projet. «La réalisation de ce projet permettra d’assurer une bonne desserte des quartiers et une meilleure gestion des eaux de ruissellement afin de réduire la prolifération des vecteurs de transmission de certaines maladies dans les localités bénéficiaires», a-t-il fait observer.A en croire le président de la BOAD, la réalisation du projet contribuera ainsi à l’amélioration de l’environnement urbain «en réduisant de 50% la prévalence des maladies liées à l’insalubrité». Il vise également, selon lui, à améliorer la circulation dans les dix communes bénéficiaires en réduisant le temps de parcours d’au moins 60%, et à renforcer les capacités des communes en matière de gestion des infrastructures urbaines. Environ 22,35 km de voies urbaines seront pavées et aménagées, sans oublier l’éclairage des principales voies.Christian Adovèlandé précise que le projet vient compléter le programme de la BOAD pour le développement et la modernisation des infrastructures urbaines dans les 77 communes que compte le Bénin. Il dénombre ainsi 28 communes bénéficiaires des financements de la BOAD dans le cadre du programme. Aussi s’est-il réjoui de la bonne exécution de tous les projets financés par son institution.Le président de la BOAD a, par ailleurs, noté que le gouvernement a mis en place des mécanismes spécifiques pour renforcer des ressources destinées à assurer l’entretien des infrastructures déjà réalisées, à travers le Fonds d’appui au développement des communes (FADeC). Il rassure alors de la détermination de la BOAD à accompagner les actions de développement initiées par le gouvernement béninois. Au regard des nombreuses interventions de la Banque au Bénin, le ministre en charge de l’Economie et des Finances, Komi Koutché n’a pas manqué de la remercier au nom du gouvernement. Pour lui, les différents accords se succèdent mais ne se ressemblent pas. Il a promis de veiller à l’exécution stricte des différents projets.L’accord de prêt qui vient d’être signé porte à 184 milliards de francs CFA la valeur globale des interventions de la Banque dans le développement des infrastructures de transport au Bénin.
Economie 22 déc. 2014