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Nouvelles

Communication antiterroriste: Renforcer la collaboration entre médias et armées

Le colloque international sur la gestion de l'information et de la communication des armées dans le cadre de la lutte antiterroriste en Afrique a pris fin ce mardi 18 avril à Cotonou. Venus d’horizons divers, les participants, experts civils et militaires, ont balisé le terrain pour une collaboration efficace entre médias et services de communication des armées.

Société 19 avr. 2023


Forum d’investissement sino-béninois: Les financements chinois en route

Un forum, deux pays, de nombreuses opportunités. Le Forum d’investissement Chine-Bénin qui se tiendra le 20 avril à la Salle bleue du Palais des Congrès sera une plateforme importante d’échanges, de commu-nication et de partenariat pour les opérateurs  économiques des deux pays. Une délégation de 73 personnes représentant quelque 43 entreprises chinoises est attendue à Cotonou. Les investissements chinois sont de retour, pour de vrai.

Actualités 19 avr. 2023


Végétarisme/végétalisme: Un mode d’alimentation pas forcément sain
Le végétalisme est un mode de vie alimentaire qui exclut la consommation de viandes, de poissons et de produits dérivés. Si les nutritionnistes reconnaissent les avantages d’un tel régime pour la santé et pour l'environnement, ils mettent en garde aussi contre les inconvénients d’une telle alimentation sur le long terme.Les Béninois ont la chance de pouvoir profiter d’une grande variété de légumes, fruits, céréales et légumineuses dans le pays. De quoi permettre à certaines personnes de se tourner vers le végétarisme ou le végétalisme pour améliorer leur santé ou pour des considérations éthiques ou religieuses. Plusieurs termes désignent les adeptes de ce type d’alimentation. Végétarien, végétalien, végan, comment s’y retrouver? Tous ces termes font référence à des régimes alimentaires différents qui impliquent des restrictions dans la consommation de produits d'origine animale. Cependant, il y a quelques nuances. Un régime végétarien exclut la viande et le poisson, mais peut inclure des produits laitiers, des œufs et du miel. Un régime végétalien, également appelé régime végan, exclut tous les produits d'origine animale, y compris les produits laitiers, les œufs et le miel. Les végétaliens peuvent avoir des raisons éthiques, environnementales, de santé ou religieuses pour adopter ce régime alimentaire. Etre végan va au-delà d'un simple régime alimentaire. Les végans adoptent un mode de vie strict, respectueux des animaux et par conséquent, évitent toute utilisation de produits d'origine animale dans leur vie quotidienne, y compris les vêtements, les cosmétiques et les produits ménagers. Le véganisme est souvent motivé par des raisons éthiques et environnementales, visant à minimiser l'exploitation et la cruauté envers les animaux.

Des avantages mais aussi des inconvénients

Qu’il soit végétarien, végétalien ou végan, ce type d’alimentation offre beaucoup d’avantages pour la santé. La réduction de la consommation ou la non-consommation de viande peut aider à réduire les risques de maladies cardiovasculaires et de certains types de cancer. Cette alimentation revient potentiellement moins cher que manger de la viande, selon le régime alimentaire choisi. En mettant de côté les produits d’origine animale, les adeptes du végétarisme se donnent la possibilité de consommer plus de légumes et de fruits, qui peuvent aider à réduire le risque de certaines maladies. Le végétarisme est également bénéfique pour l'environnement. En effet, l'industrie de la viande est l'une des principales sources de pollution de l'eau et de l'air. En choisissant de manger des aliments végétaux, on contribue à préserver l’environnement. Cependant, adopter ce type d’alimentation n’est pas sans inconvénient pour la santé. Les adeptes présentent des risques de carence en nutriments importants tels que la vitamine B12, le fer, le calcium et les acides gras oméga-3, qui sont présents en plus grande quantité dans les produits animaux. Ils courent aussi le risque de consommer des aliments transformés riches en glucides et en graisses, ce qui peut avoir des effets négatifs sur leur santé. L’autre difficulté à laquelle ils sont confrontés est celle de trouver des options de repas lors de sorties ou dans les restaurants, car la plupart des menus sont centrés sur la viande. Au Bénin, le nombre de restaurants spécialisés dans le végétarisme est assez faible et ne se concentre que dans quelques grandes villes du pays. Certains restaurants commencent à intégrer des plats végétariens dans leur menu, ce qui permet de faire découvrir de nouvelles saveurs aux clients. Dans un pays où s’offrir les trois repas quotidiens est parfois un challenge, de nombreuses personnes ont encore des préjugés sur le végétarisme, le considérant comme un régime alimentaire réservé aux riches et aux Occidentaux. Dans un article intitulé « Alimentation végétalienne : pourquoi non parfois ? », publié sur son site ayandjolé.com, la nutritionniste Pomme Cannelle affirme qu’« Il n’est pas nécessaire d’être végétalien pour avoir une bonne alimentation. Une alimentation optimale est une alimentation équilibrée à base de plantes avec les apports minimes en produits animaliers ». Elle précise que la consommation des produits d’origine animale a des effets bénéfiques pour la santé ; seuls les excès sont nocifs. Elle ajoute qu’une alimentation végétalienne peut être déséquilibrée: « On peut manger déséquilibré et carencé étant végétalien. Être végétalien signifie simplement que les produits animaliers sont absents de l’alimentation mais encore faut-il s’assurer d’inclure les aliments adéquats pour une alimentation équilibrée ». Étant végétalien, on peut consommer trop d’aliments raffinés comme le sucre, l’huile, etc. Il ne suffit donc pas d’exclure les produits animaliers mais aussi et surtout d’inclure les bons aliments dans son régime végétalien. Au Bénin et en Afrique en général, ce n’est pas facile d’être végétalien ; l’intégration sociale n’est pas fameuse et il y a très peu d’options concernant la restauration, souligne Pomme Cannelle. Le manque de soutien social et l’isolement lors des évènements sociaux peuvent être difficiles à supporter. En outre, recommande-t-elle, «Il faut faire attention à certains nutriments comme la B12. Il faut une consommation fréquente et journalière d’aliments fortifiés en B12 ou un complément alimentaire à acheter en pharmacie ». Il ne suffit donc pas de retirer les produits animaliers de son alimentation pour jouir d’une bonne santé en tant que végétalien. « Il est nécessaire d’inclure les aliments adéquats pour équilibrer son alimentation. Il faut une certaine discipline, tout au moins au début, pour s’assurer de bien s’alimenter », conclut-elle.
Société 14 avr. 2023


Sécurité et sûreté sur les eaux béninoises: Des douaniers et policiers à l’école des forces navales
Renforcement de la sécurité et de la sûreté sur les espaces maritimes, fleuves et lagunes. Dans cette perspective, Maxime Ahoyo, capitaine de vaisseau, Préfet maritime, a lancé, ce mercredi 12 avril à la base navale de Cotonou, une session de formation en navigation et en mécanique au profit des fonctionnaires de la Douane et de la Police républicaine. Une mutualisation des connaissances et savoir-faire pour renforcer la sécurité et la sûreté sur les espaces maritimes, fleuves et lagunes. C’est l’objectif de la session de formation initiée au profit de 13 agents des douanes dont 11 en navigation et 2 en mécanique, et de 5 fonctionnaires de la Police républicaine, dont 2 en navigation et 3 en mécanique. Les travaux démarrent, ce mercredi 12 avril, sous la houlette du Centre d’instruction naval, et s'étendent sur une durée de 6 semaines. « Je nourris l’espoir qu’à l’issue de cette formation, nos collègues de la police et des douanes auront un peu plus mis le pied dans l’eau, prélude à une belle aventure vers le large, avec des connaissances de base solides en navigation maritime, en conduite nautique et en mécanique », a souligné Maxime Ahoyo, capitaine de Vaisseau, Préfet maritime. A en croire le capitaine de Vaisseau Dossa Hounkpatin, représentant du chef d’état-major de la Marine nationale, la maîtrise de la sécurité dans les espaces maritimes, fleuves et lagunes, reste un défi incontournable pour tout pays côtier qui vise à avoir une économie prospère. Pour des pays comme le Bénin, insiste-t-il, la synergie d’actions et la mutualisation des moyens et des ressources s’imposent afin d’aller de l’avant face au challenge de la sécurité et de la bonne gouvernance. A juste titre, cette session de formation qui s’ouvre à Cotonou marque le début de la mutualisation des connaissances et savoir-faire entre la Marine nationale, la Police républicaine et la Douane pour une meilleure sécurisation des espaces liquides.

Les phases

Selon le Lieutenant de Vaisseau major François Hounkponou, directeur du Centre d’instruction naval (Cin), les participants passeront une semaine en tronc commun, au cours de laquelle les deux spécialités seront mises ensemble pour leur accoutumance au milieu marin. La phase théorique se déroulera au Cin, et la partie pratique à la base navale de Cotonou et la Brigade lagunaire de Ladji. Le Lieutenant de Vaisseau major François Hounkponou explique qu’à terme, les fonctionnaires de police et des douanes auraient acquis les rudiments nécessaires au déploiement des vecteurs ou moyens flottants mis à la disposition de leurs administrations, les connaissances sur la navigation côtière et hauturière et le code maritime, le balisage et les règles d’abordage en mer et surtout la maîtrise des manœuvres sur le plan d’eau. « Quant aux postulants en mécanique, cette formation leur donnera les compétences de pouvoir diagnostiquer les pannes et intervenir en vue de remédier à l’indisponibilité des moteurs hors-bords reçus en dotation », a fait savoir le directeur du Centre d’instruction naval (Cin). Le Préfet maritime a indiqué que cette formation est l’un des aspects de mise en œuvre concrète de la Convention de subside, elle-même induite par le projet d’appui au développement du secteur (para) portuaire (PasPort) exécuté par l’Agence belge de développement (Enabel), et qui ambitionne d’accompagner la Préfecture maritime dans le processus d’analyse, d’arbitrage, de planification et d’évaluation des actions de formation au profit des administrations en charge de l’action de l’Etat en mer. « Dans le cadre de son programme de coopération bilatérale 2019-2022, l’Agence belge de développement a initié le projet d’appui au développement du secteur portuaire, dénommé PasPort, qui a pour finalité d’améliorer la compétitivité du secteur portuaire au sens large et du Port autonome de Cotonou en particulier », a précisé Hervé Corbel, responsable projet PasPort, avant d’ajouter que ce projet se positionne sur toute la chaîne logistique portuaire dont le maillon sûreté maritime. « Ce segment de la chaîne est important, car c’est le premier facteur qui rassure les armateurs et les différents clients du Port d’un pays dans leur approche », a-t-il insisté.
Actualités 13 avr. 2023


Appui aux petites et moyennes entreprises: L’Usadf renforce son partenariat avec le Bénin
La Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf) et le gouvernement du Bénin ont renouvelé leur accord de partenariat stratégique, ce mercredi 12 avril. Ce nouvel accord qui court de janvier 2023 à décembre 2027 va impacter des milliers de petites et moyennes entreprises béninoises.Bonne nouvelle pour les femmes et les jeunes, promoteurs de petites et moyennes entreprises intervenant dans le domaine agroalimentaire ! Le partenariat stratégique entre la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf) et le gouvernement du Bénin vient d’être renouvelé avec en perspective un élargissement de la mobilisation financière et une meilleure prise en compte des secteurs prioritaires. Lors d’une cérémonie protocolaire qui s’est déroulée au ministère béninois des Affaires étrangères, Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi (Mpmepe), et Travis Adkins, président directeur général de la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf), ont procédé à la signature du nouvel accord et présenté ses spécificités. Couvrant la période allant de janvier 2023 à décembre 2027, cet accord de partenariat va permettre de mobiliser 5 milliards francs Cfa pour intensifier l'impact sur les populations ; renforcer les capacités des jeunes et femmes entrepreneurs ; améliorer l'offre et la qualité des produits ; accroitre les potentialités et ouvrir aux bénéficiaires de nouvelles opportunités sur le marché notamment américain… Pour Brian Shukan, ambassadeur des États-Unis d'Amérique près le Bénin, il s'agit d'un partenariat stratégique qui s’inscrit dans les ambitions du gouvernement béninois notamment le soutien à l’entreprenariat, à l’autonomisation des femmes et l’essor des Petites et moyennes entreprises (Pme). Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l'Emploi, y voit des perspectives heureuses au regard de l’évolution constante de ce partenariat. Il rappelle que pour l’accord intervenu en 2005 et qui a expiré en 2017, les parties béninoise et américaine avaient contribué à hauteur de 250 millions francs Cfa par partie. Mais avec le renouvellement qui a suivi et qui a couvert la période allant de 2018 à 2022, les deux parties ont contribué à hauteur de 500 millions francs Cfa chacune. Ce dernier partenariat a permis de mobiliser plus de 3 milliards francs Cfa pour soutenir des milliers de Pme sur toute l’étendue du territoire ; valoriser les filières phares telles que l'ananas, le manioc, le fonio, le maïs; avec à la clé la création de 11 900 emplois permanents. « Ce programme a également contribué à la sécurité alimentaire », atteste le ministre Modeste Kérékou qui met l’accent sur la contribution des petites et moyennes entreprises bénéficiaires du programme, dans l’approvisionnement des cantines scolaires.

Un partenariat fructueux

Travis Adkins, président directeur général de la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf), est sidéré au regard des résultats de ce partenariat stratégique que le Bénin et l’Usadf entretiennent si bien depuis plusieurs années. « J'ai eu le bonheur de rencontrer de nombreuses femmes, de nombreux jeunes et j'ai pu constater combien ce partenariat a eu un impact significatif sur leurs vies, sur leurs familles, sur leurs communautés. Ces investissements ont permis à des jeunes, des femmes, de pouvoir se projeter et de mieux contribuer à l’épanouissement de leurs communautés et au développement du pays », a-t-il confié. Travis Adkins rassure de l’engagement de la Fondation des États-Unis d'Amérique pour le Développement en Afrique (Usadf) à accroitre ce partenariat, conformément à la vision américaine portée par le président Joe Biden pour toute l'Afrique. « Le bilan de ce partenariat est fort appréciable. Quand on fait le point du passé, l'on se dit que le présent peut offrir davantage pour un futur radieux », va conclure le Pdg de l’Usadf.
Société 13 avr. 2023


Forces armées béninoises: Un recrutement de 5 000 jeunes annoncé
A titre exceptionnel, cinq mille (5 000) jeunes gens seront recrutés et formés pour constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024. C’est l’une des principales décisions du Conseil des ministres de ce mercredi 12 avril.5 000 jeunes gens seront recrutés et formés à titre exceptionnel pour constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises, au titre des années 2023 et 2024. Ces recrues, après la formation commune de base d’une durée de trois mois, seront déployées dans les structures des Forces armées béninoises pour une formation complémentaire qui durera neuf mois à l’issue de laquelle elles seront projetées sur le théâtre d’intervention. C’est l’autre décision prise, ce mercredi 12 avril, par le gouvernement en Conseil des ministres. Cette vague de recrues aura pour mission de contribuer à constituer un groupement de projection des Forces armées béninoises. Dans la pratique, on parle de projection lorsqu’il y a envoi de troupes au sol sur le théâtre d’opération. Cette projection de forces s’accompagne de la projection de puissance qui équivaut à l’envoi de ces troupes en corps expéditionnaire par le biais de moyens rapides et de puissance de feu. La projection, en matière de défense, est donc l’ensemble des interventions conduites hors des frontières d’un Etat. Ce groupement de projection mènera ainsi des opérations de sécurisation destinées à maintenir et entretenir durablement la quiétude des populations et l’attractivité du patrimoine touristique des localités de notre pays où s’enregistrent des tentatives d’incursions terroristes. Cette initiative du gouvernement intervient dans un contexte où le Bénin, en parfaite intelligence avec ses voisins, met en place le droit de poursuivre les terroristes sur les territoires étrangers notamment les pays limitrophes et tisse donc la toile pour les pousser dans leurs derniers retranchements mais aussi les couper de leur base-arrière. Actualités 13 avr. 2023


Validation des rapports d’audit des marchés publics au titre de 2020: Les forces et faiblesses des procédures de passation des commandes évaluées
L’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) regroupe, depuis hier mardi 11 avril à Bohicon, une cinquantaine d’acteurs du domaine des marchés publics dans le cadre d’un atelier de validation des rapports d’audit des marchés publics au titre de l’année 2020. Durant trois jours, les participants passeront au peigne fin les observations et recommandations des experts évaluateurs.Organisé par l’Autorité de régulation des marchés publics (Armp) avec l’appui de la Banque mondiale à titre de régularisation des audits techniques des marchés publics au titre des années 2018 et 2019, les travaux de l’atelier de validation visent à mettre en exergue les maux dont souffre le système de passation des marchés publics, en prenant comme repère l’année 2020. Durant trois jours, l’Armp, à travers les représentants du groupement des cabinets Belmag Sari et Everest expertises Associées, passera au peigne fin les observations et recommandations des experts évaluateurs. A l’ouverture des travaux hier, Séraphin Agbahoungbata, président de l’Armp, a fait observer que tout système qui se veut efficace a l’obligation de s’évaluer périodiquement pour consolider ses acquis et remédier aux insuffisances. Le système de passation des marchés publics, a-t-il poursuivi, est jugé efficace lorsqu’il permet à l’autorité contractante de réaliser d’une manière régulière et fluide des commandes publiques de qualité, économiquement avantageuses et respectant les délais prévus par les textes en vigueur. C’est donc à juste titre que l’une des missions assignées à l’organe de régulation est, entre autres, d’assurer annuellement, par le biais d’audits techniques indépendants, le contrôle périodique a posteriori de la passation et de l’exécution de la commande publique. Pour Séraphin Agbahoungbata, c’est bien consciente de l’importance de cette responsabilité historique que l’Armp s’est lancée dans la mobilisation des ressources indispensables à l’organisation des audits techniques indépendants des marchés publics dont les rapports sont aujourd’hui soumis à la validation en présence des acteurs principaux concernés. Il poursuit en promettant que d’ici la fin de l’année 2023, l’organe de régulation fera réaliser les audits des années 2021 et 2022. Aussi, se réjouit le président de l’Armp, que parallèlement à tous ces audits en cours de réalisation, le Bénin soit très avancé dans l’évaluation du système national de passation des marchés publics par la méthodologie «Maps-2»

grâce à l'appui financier de la Banque mondiale.

Face à ces défis, il est attendu que les principaux acteurs du système de passation des marchés publics puissent apporter leurs contributions afin que les résultats des travaux de l’atelier puissent déboucher effectivement sur des conclusions et recommandations objectives, pertinentes et réalistes dans l’intérêt aussi bien des acteurs ayant subi cette épreuve que de tout l’ensemble du système qui doit s’en trouver amélioré.
Actualités 12 avr. 2023


Accréditation à la norme Iso 15189 version 2012: Les efforts du laboratoire de parasitologie-mycologie du Cnhu reconnus
Le laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) est désormais accrédité à la norme Iso 15189 version 2012 pour avoir adopté la démarche qualité dans ses prestations de soins depuis une dizaine d’années. La cérémonie de remise du certificat d’accréditation par le Système ouest-africain d’accréditation (Soac) aux responsables dudit laboratoire s’est tenue, ce mardi 11 avril à Cotonou.La marche entamée par le laboratoire de parasitologie-mycologie du Centre national hospitalier universitaire (Cnhu) sur le chemin de la démarche qualité porte ses fruits. Depuis une dizaine d’années, ce service dispose d’une organisation technique, managériale et d’un personnel compétent pour assurer aux populations, des services de qualité. Ce qui lui a valu son accréditation à la norme Iso 15189 version 2012 par le Système ouest-africain d’accréditation (Soac), dont le certificat lui a été remis ce mardi. « La démarche qualité est devenue un outil incontournable pour une meilleure qualité des soins dans les structures sanitaires», a indiqué Aurore Hounto, chef de la Clinique universitaire de parasitologie-mycologie du Cnhu. Elle a rappelé le parcours qui a été celui du laboratoire de parasitologie-mycologie dans le processus de réception de l’accréditation. Selon elle, la démarche qualité a démarré dans le service de microbiologie du Cnhu composé alors du laboratoire de parasitologie-mycologie et de bactériologie-virologie, il y a plus de 10 ans. Elle souligne que les difficultés liées au parcours ont fait piétiner le processus jusqu’en 2022 où grâce à la détermination du professeur Dorothée Akoko Kindé Gazard et l’accompagnement sans faille de la direction du Cnhu, le laboratoire est entré dans la phase active. Cette phase a consisté à l’élaboration de plusieurs documents, la nomination de la cellule Qualité et des sous-comités de travail, la contractualisation des consultants accompagnateurs du processus d'accréditation du laboratoire. Il y a aussi l'élaboration d'un manuel qualité, l'élaboration d'un manuel de biosécurité, l'élaboration d'un manuel de prélèvement commun à tous les laboratoires, l'actualisation de 112 procédures opérationnelles standardisées en vigueur dans le laboratoire, l'organisation des audits interne et externe par les experts accompagnateurs assortis des plans de résolution des insuffisances et la revue de direction qui en fait est un creuset d'analyse avec la mise en place d'un plan d'amélioration continue. Une fois tous ces éléments mis en place, justifie-t-elle, le laboratoire a été soumis à un audit d'accréditation à blanc, avec correction des écarts relevés, avant la programmation et l'exécution de l'audit définitif d'accréditation. En outre, tous les techniciens du laboratoire ont été formés sur la norme Iso 15189 version 2012. Le dernier audit externe, réalisé les 3, 4 et 5 août 2022, qui a été conduit par un auditeur international a préparé définitivement le laboratoire à déposer son dossier d'accréditation auprès du Système ouest africain d'accréditation (Soac). Ce certificat n’étant pas éternel, au nom de tout le personnel du laboratoire, Aurore Hounto prend l’engagement de le garder précieusement. « Nous serons évalués à nouveau d’ici un an et demi et l’accréditation pourrait être retirée si des écarts majeurs venaient à être observés. Restons donc vigilants dans l’amélioration continue », a-t-elle invité.

Démarche qualité

Pour le professeur Dorothée Akoko Kindé-Gazard, ce résultat est le fruit d'une organisation sérieuse et rigoureuse. « C’est pour dire à tous les autres services, spécialement à tous les autres laboratoires, que l’espoir est permis. Nous devons tous nous inscrire dans la démarche qualité. Le Cnhu étant le centre de référence de notre système de santé », a-t-elle déclaré. Dieu Donné Gnonlonfoun, directeur du Cnhu, souligne pour sa part que la qualité existe, et peut être améliorée dans les hôpitaux. A l’en croire, la démarche qualité occupe une place de choix dans la vision de gouvernance de l’hôpital et son souhait est que cette avancée notable du laboratoire fasse école dans les autres services pour la satisfaction des clients. D’après lui, une meilleure organisation du travail avec des procédures bien élaborées et des responsabilités bien situées sont autant d’éléments qui pourraient aider les services à bien remplir leurs rôles de prestataires de soins de qualité. Autant de choses, précise-t-il, qui ne peuvent être mises en place et entretenues que lorsque l’on s’inscrit dans une démarche qualité.

L’Ars saluée

Les résultats d’accréditation en général et spécifiquement en biologie médicale, certes encourageants, restent fragiles. Pour les renforcer, Marcel Gbaguidi, représentant résident du Système ouest africain d’accréditation (Soac), note que son organisation a entamé la réflexion sur les contraintes de l’accréditation au cours de deux ateliers dont un spécifiquement dédié à la biologie médicale tenu à Abidjan le 4 avril dernier. Parmi les constats récurrents, il est relevé que la budgétisation de la qualité dont l’accréditation n’a pas été systématisée dans les différents ministères publics des Etats membres. « C’est pourquoi, nous nous réjouissons de la mise en place de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars) au Bénin. Elle démontre l’engagement des autorités béninoises à offrir à leurs concitoyens des services de santé de classe mondiale. Nous voulons saluer les actions menées par l’autorité notamment pour assurer le renforcement et le maintien des compétences du personnel de santé et celles prévues pour l’évaluation des établissements de santé », a-t-il déclare. Marcel Gbaguidi rappelle que le Soac totalise à ce jour, 46 organismes d’évaluation de la conformité accrédités dont six au Bénin. Avec ce résultat, selon lui, le Bénin se positionne à la 2e place avec le Sénégal après la Côte d’Ivoire.

Fruit des réformes

La remise de cette accréditation n’a été possible que grâce aux réformes engagées par le président Patrice Talon dans le secteur de la santé avec un accent particulier sur la nécessité de délivrer à tous, des soins de qualité. Lucien Dossou-Gbété, président de l’Autorité de régulation du secteur de la santé (Ars), s’en félicite et rappelle que c’est à l’Ars que revient la prérogative de conduire le processus de certification des établissements de santé et d’accréditation des professionnels de santé publics ou privés sur tout le territoire béninois. Mais, dit-il, la recherche d’une accréditation ou d’une certification en dehors de l’Ars est une belle preuve du besoin des requérants d’instaurer une amélioration continue de la qualité de leurs prestations. Elle contribue au développement de la culture de la qualité dans le secteur de la santé. « C’est pourquoi, il importe de saluer les efforts réalisés par le laboratoire de parasitologie-mycologie du Cnhu pour respecter le processus et se conformer à la réglementation. Vous devez être fiers de recevoir aujourd’hui ce certificat d’accréditation selon la norme Iso 15189 version 2012 », a-t-il lancé tout en ajoutant que cette accréditation ne doit pas être perçue comme une fin mais elle leur impose de persister dans l’amélioration continue de leurs pratiques.
Actualités 12 avr. 2023


Manuel de procédures de reddition de comptes publics: Alcrer renforce les compétences des acteurs communaux
Des responsables à charge des finances au niveau des communes prennent part, depuis hier mercredi 5 avril à Bohicon, à un atelier de renforcement des compétences sur le manuel de procédures de reddition de comptes publics à l’usage des acteurs publics communaux. Initiée par l’Ong Alcrer avec le soutien de la Coopération Suisse à travers le Projet d’appui à l’apurement juridictionnel des comptes de gestion des communes (Paajcog), cette session de formation s’étendra à plusieurs communes.L’un des principaux domaines d’intervention de l’Ong Alcrer est la gouvernance en vue de la promotion de la transparence, de la reddition de comptes et de la lutte contre la corruption à tous les niveaux de la vie publique. C’est dans cette perspective que l’Ong a fait la demande d’inscrire dans le cadre de la mise en œuvre de la phase 2 du Programme redevabilité financé par la Direction du développement et de la coopération (Ddc) de la Suisse au Bénin, le Projet d’appui à l’apurement juridictionnel des comptes de gestion des communes en vue de contribuer à l’amélioration de la redevabilité financière et la performance des institutions de régulation et de contrôle. La présente session de formation a pour objectif le renforcement des compétences sur le manuel de procédures de reddition de comptes publics à l’usage des acteurs communaux afin que les acteurs concernés s’imprègnent des exigences en matière de reddition de comptes. En effet, au regard des dispositions du Code de l’administration territoriale, deux acteurs sont visés par la reddition de comptes. Il s’agit du Trésorier communal qui produit en fin de gestion le compte de gestion et du Secrétaire exécutif qui produit le compte administratif. A l’ouverture des travaux, Martin Vihoutou Assogba, directeur exécutif d’Alcrer, fait observer que l’argent public est le bien de tous. C’est pourquoi, dit-il, il est important de s’engager dans la gestion participative et mettre la redevabilité financière au cœur de la bonne gouvernance. La direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique (Dgtcp) l’a si bien compris, se réjouit-il, pour avoir conduit le processus d’actualisation du manuel de procédures de reddition des comptes publics communaux en intégrant, dès le démarrage des travaux en juillet 2022 jusqu’à la validation en octobre 2022, les acteurs provenant des administrations nationales, communales et de la société civile avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers en coproduction avec un consultant. La loi ayant été votée et promulguée, le manuel ayant été élaboré pour servir de référence aux acteurs communaux (ordonnateurs et comptables), que reste-t-il pour l’application optimale des dispositions de la reddition de comptes, qui incombe aux différents acteurs au titre de leurs fonctions respectives si ce n’est la formation ? s’interroge Martin Vihoutou Assogba. C’est ce qui justifie l’organisation de cette série de formations pour le renforcement des capacités des acteurs en charge de mettre en œuvre les diligences essentielles, les outils et points de contrôle des comptables publics.

Axe majeur

Appuyant le directeur exécutif d’Alcrer, Edouard Dannoudo, représentant du directeur général du Trésor et de la Comptabilité, reconnait que la reddition de comptes est l’une des obligations qui incombent à tous ceux qui sont investis d'une autorité publique. Elle constitue un axe majeur sur lequel le Bénin met un point d’honneur, en vue d’assoir une bonne gouvernance et la transparence dans la gestion publique. Edouard Dannoudo explique que l’ordonnancement juridique national relatif à la mise en œuvre de la décentralisation au Bénin, dont le chantier est ouvert depuis 2003, a prévu l’obligation de reddition de comptes par les acteurs de la gestion publique à la base, à travers la production des comptes publics communaux, notamment le compte de gestion produit par le Trésorier communal et le compte administratif produit par l’ordonnateur de la commune. Il reconnait qu’en vue de renforcer le cadre règlementaire favorisant la transparence et répondant au devoir de redevabilité, les réformes structurelles intervenues dans le secteur de la décentralisation avec l’entrée en vigueur de la loi n°2021-14 du 20 décembre 2021 portant code de l'administration territoriale en République du Bénin ont rendu désuètes les dispositions du manuel de procédures de 2008. Ainsi, un nouveau manuel de procédures a été conçu et mis en œuvre. Dès lors, il est important de former les acteurs concernés. D’ailleurs, précise-t-il, afin de procéder à cette mise à jour, la direction générale du Trésor et de la Comptabilité publique, a bénéficié de l’appui du projet Paajcog mis en œuvre par l’Ong Alcrer. Il faut noter que les travaux de cette session prendront fin demain vendredi.
Actualités 06 avr. 2023


Samuel Atindogbé au sujet de la plateforme ‘’Bline Africa’’: « Nous simplifions et améliorons l'accès aux produits et services essentiels… »
La plateforme ‘’Bline Africa’’ offre des services dans tous les secteurs de l’économie et des solutions modernes pour répondre aux demandes des utilisateurs. Dans cette interview, Samuel Atindogbé, manager de la start-up ‘’Bline’’ ayant conçu ladite plateforme évoque les solutions de cette innovation à l’ère du digital.

Vous êtes le manager de la start-up ayant conçu la plateforme ‘’Bline Africa’’. Présentez-nous davantage cette innovation.

Cette plateforme est dénommée ‘’Bline Africa’’. En effet, nous sommes une start-up cofondée par trois jeunes africains, vivant en Allemagne. Il s’agit de Lucien Okouagbé de nationalité togolaise, Abdourahamane Salim de nationalité kényane et Renaud Martins de nationalité béninoise. Notre plateforme a été spécialement conçue pour le marché africain et se concentre sur l'aide aux personnes pour trouver et réserver des produits et services.

Quelles sont les solutions qu'apporte cette innovation ?

Nous simplifions et améliorons l'accès aux produits et services essentiels. Aujourd’hui, tout le monde ou presque a un smartphone. Nous avons voulu nous servir de cet outil pour permettre aux utilisateurs d’avoir un accès facile aux produits et aux professionnels qualifiés et ce, depuis le confort de leurs maisons ou lieux de travail. Vous avez la possibilité de choisir la date, l’heure, le lieu, le prestataire ou le vendeur pour chaque commande effectuée sur la plateforme. Cette flexibilité se traduit aussi par une multitude de moyens de paiements disponibles (Mobile money, Flooz, masters carte et autres). Nous priorisons aussi la transparence. Les clients et prestataires sont informés en temps réel de la progression de chaque commande du début jusqu’à la fin de celle-ci. Enfin, nous permettons aux petites, moyennes et grandes entreprises de proposer leurs services et produits sur notre plateforme, afin d’avoir une visibilité internationale, d’augmenter leurs ventes et par la même occasion leurs revenus.

Quels sont les domaines dans lesquels cette plateforme intervient ?

La particularité de notre application, c’est qu’elle est multisectorielle. Nos portes sont grandement ouvertes à toutes les personnes. Nous avons des catégories dans la restauration, le tourisme, l’électroménager, les salons de beauté et de coiffure, les artisans (électriciens, maçons, plombiers, menuisiers, etc.), les services juridiques, les locations de voitures et d’appartements meublés, les formations, l’agroalimentaire pour ne citer que celles-ci.

Quelle garantie offrez-vous en matière de fourniture de vos services ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec nos prestataires de services et fournisseurs de produits au niveau local afin de nous assurer que les produits et services que nous offrons sont fiables, sûrs et faciles à utiliser. De plus, avant de rendre visibles les produits d’un marchand ou d’un prestataire de services sur la plateforme, nous procédons à certaines vérifications pour nous rassurer de la compétence et de la qualité des produits et services.

Quels sont les impacts de cette innovation sur les consommateurs ?

L'impact de notre innovation sur les consommateurs est positif et immédiat. Vous avez la possibilité d’avoir accès à une multitude de produits et services en une même application, et donc vous gagnez énormément en temps lorsque vous utilisez notre solution. Le consommateur peut désormais comparer les prix de différentes offres et faire son choix en fonction de son budget pour le service ou le produit désiré. Le consommateur note le prestataire à la fin de chaque prestation et donc d’une certaine manière, fait entendre sa voix et son avis. Ce qui n’est pas possible lors d’une transaction physique. Il y a donc une transparence sans précédent dans le processus et qui encourage les prestataires à bien honorer les demandes des clients afin d’être mieux notés sur la plateforme. Mieux vous êtes noté par les utilisateurs et meilleure est votre visibilité sur l’application.

Qu'est-ce qui vous motive à être le solutionneur des défis liés aux Tic ?

Notre inspiration d'être la solution aux défis liés aux services quotidiens en Afrique provient de notre conviction que la technologie peut être une force de transformation pour l'Afrique. Nous sommes convaincus que la technologie peut contribuer à améliorer l'accès aux services quotidiens et à faciliter la vie des Africains. Nous nous efforçons d'exploiter les avantages de la technologie pour l'Afrique et de développer des solutions innovantes qui améliorent la qualité de vie des gens. Le gouvernement, depuis quelques années, investit énormément dans la transition numérique du Bénin et nous aimerions aussi apporter notre pierre à l'édifice. ■ Par Isidore A. GOZO
Numérique 05 avr. 2023


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