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Nouvelles

Réforme de la Police municipale: Les détails sur la carrière et les grades des agents
Les règles statutaires communes aux agents de Police municipale sont désormais fixées. Le décret régissant cette catégorie professionnelle a été pris, le 22 février dernier, et rendu public par le gouvernement. Ce dernier, récemment, offrait la possibilité à toutes les communes qui en expriment le besoin de créer leur Police municipale après autorisation.La réforme de la Police municipale garantit désormais une meilleure organisation à cette unité. Selon le décret 2023-062 du 22 février 2023 portant règles statutaires communes aux agents de Police municipale, le corps des agents de la Police municipale comprend quatre grades. Il s’agit des gardiens de Police municipale stagiaires, des gardiens de Police municipale de troisième classe, des gardiens de Police municipale de deuxième classe et des gardiens de Police municipale de première classe. En organisant les grades de cette manière, le décret précise que « les agents de la Police municipale obéissent à une organisation hiérarchique». Ainsi, seuls les agents du grade inférieur ayant subi avec succès une évaluation avec satisfaction de l’encadrement peuvent accéder au grade suivant. Conformément à la décision du conseil des ministres donnant les nouvelles orientations fondant la Police municipale, le dernier alinéa de l’article 3 dispose que « nul ne peut exercer comme agent de la Police municipale de première classe plus de trois ans ». Le nouveau décret régit également le processus de recrutement des agents de cette unité sous tutelle des mairies. Ainsi, la sélection pour le recrutement dans ce corps est organisée par la direction générale de la Police républicaine qui, au besoin, y associe d’autres structures compétentes. Et les candidats à cette profession, en dehors du fait qu’ils doivent avoir entre 20 et 25 ans, doivent entre autres, être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et subir une enquête de moralité. S’agissant des conditions générales, l’article 7 stipule que « les candidats déclarés définitivement admis, après la visite médicale et l’enquête de moralité, sont nommés, sur proposition du directeur général de la Police républicaine, élèves-gardiens de la Police municipale, par décision du maire contresignée par le secrétaire exécutif de la mairie». De plus, chaque élève-gardien de Police municipale nommé, signe un contrat de travail administratif dont la durée, incluant les périodes de formation, d’essai et de service au grade de troisième classe, est de quatre ans. Quant au contrat de l’agent de la Police municipale, le décret impose qu’il est renouvelable deux fois pour une durée de trois ans, chacune. « Dans tous les cas, le cumul des durées de contrat de travail de l’agent de Police municipale ne peut excéder dix ans », selon le même article 7 du décret en son dernier alinéa.

Avancée !

Contrairement au décret 2009-27 du 4 février 2009 portant modalités d’exercice des pouvoirs de Police administrative du maire dans les communes à statut particulier en République du Bénin, celui 2023-062 du 22 février 2023 permet aux communes à statuts intermédiaire et ordinaire de disposer également de cette institution de maintien de l’ordre et de mise en œuvre de la Police administrative. Cette décision prise par le gouvernement tient compte des nouvelles exigences de la décentralisation et apporte un élément nouveau dans l’attelage susceptible d’impulser le développement des communes qui n’avaient pas jusque-là les prérogatives pour se doter d’une Police municipale. Le nouveau décret offre également la possibilité aux agents de la Police municipale d’intégrer les corps de sécurité et de défense au plan national. « Placée sous l’autorité fonctionnelle du maire de commune, la Police municipale est animée par des agents dont les règles statutaires communes sont fixées par un autre décret pris à cet effet. Celui-ci prévoit entre autres que ceux qui auront exécuté avec satisfaction au moins un contrat en qualité de policier municipal, seront éligibles au recrutement sur titre dans les Forces de sécurité publique, militaires et paramilitaires », informe le Conseil des ministres qui indique aussi les limites des compétences de la Police municipale.

Constance !

Malgré cette réorganisation, les prérogatives des agents de la Police municipale restent inchangées. Sauf que ces agents sont mieux suivis et mieux évalués. Ils sont ainsi chargés d’assurer la Police de la circulation et du stationnement. Dans ce sens, ils peuvent interdire l’accès à certaines voies, si le besoin l’impose. Cette unité assure aussi la Police des funérailles et des lieux de sépulture. Faute pour le propriétaire ou ses ayants droit d’entretenir un terrain non bâti situé à l’intérieur d’une zone d’habitation ou à une distance maximum de 50 mètres des habitations, dépendances, chantiers, ateliers ou usines lui appartenant, la Police municipale peut, pour des motifs d’environnement, lui notifier par arrêté l’obligation d’exécuter, à ses frais, les travaux de remise en état de ce terrain après mise en demeure. Si, au jour indiqué par l’arrêté de mise en demeure, les travaux de remise en état du terrain prescrits n’ont pas été effectués, la Police municipale peut faire procéder d’office à leur exécution aux frais du propriétaire ou de ses ayants droit… De même, la Police municipale assure, entre autres, la Police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Elle règlemente aussi l’utilisation des aménagements réalisés pour ces activités et pourvoit d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours.
Actualités 28 mars 2023


Transformation de soja dans la commune de Kouandé: Une unité moderne aux femmes de Chabi Couma
Trois coopératives de femmes transformatrices de soja en fromage bénéficient depuis mercredi 22 mars dernier d'un complexe moderne de transformation à Chabi Couma dans la commune de Kouandé. Une réalisation du Projet promotion de l’Agriculture (ProAgri4) de la Coopération allemande au Bénin en collaboration avec la mairie de Kouandé et le Centre de formation Liweitari.Les transformatrices de soja en fromage des coopératives Isso Issinan, Lahinssiré 1 et 2 de l’arrondissement de Chabi Couma, membres de l’Agribusiness Cluster Soja de l’Atacora bénéficient de la première unité moderne de transformation du soja au Bénin. Cette réalisation, elles la doivent à l’équipe du ProAgri4 qui, de concert avec la mairie de la localité et le Centre de formation Liweitari, a voulu rendre ainsi leur activité moins pénible et plus lucrative. Installée sur un périmètre d’un demi-hectare offerte par la commune, l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma est un bloc subdivisé en trois compartiments. Chacun des compartiments dispose d’un magasin de matières premières, d’une salle de trempage avec robinet et bassines, d’une salle de moulin avec machine, d’une salle de travail, et d’un magasin de produit fini. Toutes les salles de travail comportent des tables et étagères en structure métallique avec des roulettes (qui facilitent le déplacement de la matière première et du matériel) et quatre foyers améliorés. Alimenté à l’énergie solaire, le site dispose d’un château d’eau à pompe immergée, de toilettes modernes et d’un local technique. Tout ceci en fait une unité autonome et unique en son genre au Bénin en ce sens qu’elle permet désormais aux femmes transformatrices de soja de respecter la règle d’or à savoir «?la marche en avant?», dans leur processus de fabrication du fromage. La cérémonie de mise en service officielle de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma a connu la présence de plusieurs autorités du ministère de l’Agriculture, du département de l’Atacora et de la commune de Kouandé, de l’équipe du ProAgri4 ainsi que des différents projets du Secteur Vert de la Giz au Bénin. Dans son discours d’inauguration, Françoise Comlan Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture a déclaré que la construction de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma témoigne de l’effectivité de l’émergence de la filière soja au Bénin. Elle ajoute que le ProAgri4 partenaire de longue date du secteur agricole béninois, fait bien de choisir le mois de mars pour manifester son soutien à la cause féminine, car dit-elle, il s’agit d’un « cas palpable de women empowerment?». «?Je suis convaincue que ce bâtiment augure d’un bel avenir pour la chaîne de valeur fromage de soja pour la commune de Kouandé et fera cas d’école pour d’autres localités du Bénin?», a-t-elle ajouté.

Le défi de la durabilité

Au-delà de l’euphorie générale, Joachim Becker, chef du Projet ProAgri4, pense à l’avenir en soulignant que les coopératives bénéficiaires ont un plus grand défi à relever. «?Nous devons être conscients qu’aussi fantastique et réussi que ce projet nous semble, il doit encore faire son baptême de mise en œuvre et les preuves de son fonctionnement qui permettra aux femmes de continuer leur production et de l’améliorer davantage en ce qui concerne la qualité du fromage et la quantité produite.?», précise-t-il. Pour les bénéficiaires, le joyau mis à leur disposition est déjà un grand soulagement. «?Quand on transformait le soja chez nous, on se fatiguait et la fumée nous gênait. Mais avec cette unité, nous sommes soulagées. Nous sommes contentes?», confie Micheline Akobassa, porte-parole des bénéficiaires. Elle promet qu’un usage rigoureux sera fait de l’unité. Sanni Didier Kouandé Sounon, maire de Kouandé, quant à lui, félicite les différents intervenants sur le projet et plus particulièrement le ProAgri4. À l’en croire, la mairie prend l’engagement d’équiper davantage le site en aire de séchage et en dispositif de sécurité afin d’en garantir une jouissance rentable et durable.
Région 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Eléonore Ladékan Yayi, Yao Ydo et Urbain Amégbédji édifient
A la faveur de la conférence en ligne, jeudi 23 mars, sur le thème :« Repenser les curricula de formation pour les emplois d’aujourd’hui et de demain », Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé le parcours du Bénin sur ce chantier, et levé un coin de voile sur les perspectives. Il a été appuyé par le directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi qui a partagé avec l’auditoire les réalités et dynamiques du terrain. La stratégie du gouvernement béninois visant à transformer les curricula de formation est en parfaite adéquation avec les recommandations du Bureau international d’éducation (Bie) qui est un centre de l’Unesco spécialisé dans le développement des contenus, méthodes et structures d’éducation. Du moins, c’est qui ressort des développements faits par Yao Ydo, directeur du Bie. Les trois intervenants de la conférence en ligne initiée par le journal La Nation, ont édifié sur les initiatives et approches mises en oeuvre pour changer de paradigmes, réformer les politiques et systèmes de formation standards. Le travail d’adaptation des curricula de formation que fait le gouvernement béninois est en parfaite cohérence avec les pistes retenues par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour bâtir un système éducatif plus pertinent en Afrique. L’intervention de Yao Ydo, directeur du Bureau international d’éducation (Bie) de l’institution, à l’occasion du webinaire organisé par le quotidien La Nation, ce jeudi, l’illustre à suffisance. Le Bie accompagne les Etats comme le Bénin, qui souhaitent bâtir un système éducatif plus résilient face aux catastrophes, aux pandémies/épidémies, etc. Pour y arriver, l’institution propose 16 leviers d’amélioration de la qualité de l’offre de formation. Yao Ydo cite quelques-uns qui, de son point de vue, pourraient aussi intéresser le Bénin au regard des défis actuels de son système éducatif. « Le premier levier, dit-il, est l’allègement des programmes scolaires ». Le directeur du Bie rappelle, en effet, que les programmes et les curricula sont trop chargés, lourds, avec des cours obsolètes qui sont dans les programmes de formation depuis plusieurs dizaines d’années. Il est ravi que le Bénin soit déjà engagé dans cette dynamique de suppression des cours qui alourdissent inutilement les programmes et curricula de formation. « Le deuxième axe que propose le Bie, c’est la promotion des pédagogies innovantes basées sur la créativité, ceci en lieu et place de la mémorisation qui sous-tend les pédagogies actuelles », informe Yao Ydo. Les meilleurs élèves à une époque donnée, détaille-t-il, sont ceux qui mémorisent les cours et les déversent intégralement lors des évaluations. Mais aujourd’hui, les apprenants, plus actifs, ingénieux et curieux ne veulent plus de la mémorisation. L’Unesco tient compte de cette tendance et suggère davantage la promotion de la créativité et de l’esprit critique des enfants. Autrement dit, il faut changer les vieilles pédagogies et promouvoir des pédagogies innovantes. [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] [caption id="attachment_94400" align="alignnone" width="450"] Urbain Amégbédji[/caption] Le troisième axe est la réduction du quantum horaire. Les apprenants ont du mal aujourd’hui à se concentrer pendant une heure de cours en classe. Pourtant, il y a des cours d’une heure et plus dans les écoles et universités. L’Unesco a engagé des réflexions pour qu’il y ait des matières de 30 ou 40 min. Le Bénin est aussi dans cette dynamique et fait un gros effort dans ce sens. A ce sujet, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, donne l’exemple des universités publiques qui ont réduit les quantums horaires de plusieurs cours.

Le numérique devenu incontournable

La promotion des Technologies de l’information et de la communication (Tic), de l’enseignement hybride et du numérique à l’école est le quatrième axe que propose l’Unesco. « C’est heureux de savoir que le Bénin a mené beaucoup d’actions en 2020 lorsque les écoles étaient fermées en raison de la Covid-19, pour la continuité de l’éducation par l’utilisation des Tic. Vous êtes un des pays qui ont réussi le mieux à faire quelque chose…», a reconnu le directeur du Bie. Mais en Afrique, moins de 5 % des enfants ont bénéficié de la continuité de l’éducation au cours de la pandémie, regrette-t-il. En misant donc sur les Tic, son institution souhaite maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle et des smartphones au profit de la pédagogie et de l’éducation. « Nous voulons lutter contre l’interdiction des smartphones en classe… », fait-il savoir. A l’en croire, si l’on veut que les enfants et les jeunes s’intéressent à une thématique, il faut la mettre dans les tablettes et les smartphones afin d’accompagner les enseignants. De plus, à travers cet axe, l’Unesco veut accélérer la promotion des compétences digitales dès le primaire, car en Afrique, des millions d’apprenants font de la classe de Ci en Terminale sans toucher à un ordinateur. « Selon des études de la Banque mondiale, d’ici 20 à 30 ans, 70 % des emplois actuels vont disparaitre au profit d’emplois basés sur les compétences numériques. Donc, nous devons préparer les enfants, les occuper et leur permettre de créer leur propre emploi… », a souligné Yao Ydo. Sur ce point, le Bénin œuvre inlassablement avec ses partenaires en initiant beaucoup d’actions comme les classes numériques et la formation des jeunes aux métiers du numérique. Un autre axe sur lequel le Bie travaille et qui pourrait aussi intéresser le Bénin, c’est la promotion des curricula endogènes. « Nous voulons travailler à ce que l’école cesse d’être le lieu où les cultures africaines se meurent… L’objectif, c’est comment faire pour que les cultures africaines et l’éducation multilingue soient valorisées à l’école… », précise le directeur du Bureau international d’éducation de l’Unesco. Une fois encore, le webinaire du quotidien La Nation a été un moment riche en échanges et partage d’expériences. Tous les points de vue s’accordent sur l’adaptation des curricula aux emplois d’aujourd’hui et de demain, et la formation des apprenants à l’auto-emploi, même si les approches pour y arriver peuvent varier. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Les grands chantiers et perspectives au Bénin
L’adéquation entre la formation et l’emploi est devenue l’un des défis urgents, auquel font face les Etats africains, pour assurer l’avenir d’une population majoritairement jeune. C’est à dessein que le journal La Nation s’est penché sur la problématique, au cours de sa conférence thématique de ce 23 mars. Prenant part aux discussions, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé un bref bilan de ce qui se fait au Bénin, pour répondre à ce rendez-vous africain de changement de cap en matière d’enseignement. A l’en croire, depuis 2010, le pays s’est engagé dans cette dynamique qui consiste à repenser les curricula de formation pour offrir de meilleures chances aux apprenants. Ce processus s’est davantage renforcé depuis 2018, a-t-elle indiqué. « En 2018, le gouvernement a pris la décision d’adopter une grande stratégie de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle. A partir de ce moment, il y a eu une révision de tout ce que nous avons comme offre de formation, de sorte à réduire la dose théorique au profit de la dose pratique », fait-elle savoir. Les volets technique et professionnel ont été séparés du volet enseignement général habituellement déroulé. Des professionnels associés Au niveau des universités également, ajoute la ministre Ladékan, ce continuum est mis en place à travers de nouvelles initiatives notamment celles des instituts universitaires pour l’enseignement professionnel. « C’est une initiative qui prend son envol cette année avec une première promotion. Depuis 2010, avec le système Lmd, au niveau de toutes les universités, il y a eu une révision des offres de formation, en lien avec les besoins du marché », explique-t-elle. Urbain Amégbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), atteste que cette réorientation du système éducatif béninois part d’un certain nombre de constats. Il relève que le marché de l’emploi est dans une dynamique d’évolution telle qu’il donne l’impression que la formation va moins vite. « Le marché et les métiers se transforment, les besoins des entreprises évoluent tandis que les curricula et le système de formation changent à un rythme beaucoup plus lent. Les jeunes livrés sur ce marché par les universités et les centres de formation ne répondent pas toujours aux aptitudes et compétences demandées », a-t-il expliqué. Pour corriger un tant soit peu le tir, avec l’avènement du système Lmd, les offres de formation ont été revisitées. [caption id="attachment_94399" align="alignnone" width="450"] Eléonore Yayi Ladékan[/caption] [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] « On ne peut pas dire que toute la révision est à 100 % mais la plupart des offres de formation ont été revues de sorte à les adapter aux besoins du marché qui deviennent de plus en plus accessibles », précise la ministre Ladékan. A l’en croire, cette dynamique est en bonne marche au niveau des quatre universités fonctionnelles avec une implication des professionnels dans l’élaboration des offres de formation. « Cela permet aux apprenants de pouvoir régler un tant soit peu leur problème de mise en stage et les problèmes de leur insertion professionnelle. Au niveau du Bénin donc, que ce soit l’enseignement secondaire, technique, professionnel, général, ou que ce soit au niveau des universités, il y a une bonne révision des curricula parce que nous ne pouvons plus continuer de former les apprenants et qu’il leur soit difficile de pouvoir s’insérer dans la société », a insisté Eléonore Yayi Ladékan.

Des organes mis en place

La ministre souligne également que dans cette vision de transformer l’éducation de sorte à la mettre au service du développement, certains organes ont été mis en place. Il s’agit, entres autres, de l’Agence de développement de l’enseignement technique qui est une agence qui révolutionne les pratiques et contribue à cette ambition de mettre plus de dose pratique dans les éventails de formation. Il y a aussi, au niveau de l’enseignement supérieur, le Conseil national de l’éducation qui régule et revisite les offres de formation. « Il a été suspendu la plupart des offres de formation nouvelles parce qu’il faut faire le point de l’existant, les revisiter, et les allier aux nouveaux besoins, afin de s’assurer de ce qui manque… », souligne la ministre. Dans cette perspective, le gouvernement a mis en place, la Délégation générale au contrôle et à l’éthique qui devra s’assurer que cette marche entamée en ce qui concerne la révision des curricula se poursuive avec une bonne dose d’engagement des différents acteurs. « Nous avons confiance et espoir que d’ici quelques années, nous allons inverser la tendance. Il y a déjà des entités qui forment en matière de formation professionnelle dans les universités, il y a des entités qui donnent des formations continues pour renforcer les acquis de connaissances pour de courte durée. Et l’expérience des instituts universitaires d’enseignement professionnel, qui constituent le continuum de la stratégie enseignement et formation techniques et professionnelles au niveau du supérieur, est une expérience révolutionnaire qui permettra aux apprenants de s’offrir un maximum de connaissances pour pouvoir s’insérer dans la vie», a conclu la ministre. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


Réforme de la bivalence dans l’Enseignement secondaire: Les acteurs harmonisent leurs points de vue
Dans l’optique de mettre en œuvre la bivalence dans l’Enseignement secondaire général, les acteurs de la réforme harmonisent leurs points de vue à la faveur d’un atelier de deux jours ouvert, ce jeudi 23 mars, à Cotonou. Ces assises déboucheront sur des résolutions devant permettre d’améliorer la qualité du système éducatif béninois.Pour garantir aux apprenants un système éducatif inclusif et de qualité, les acteurs de la réforme de la bivalence entendent harmoniser leurs points de vue sur la question. Ainsi, l’atelier d’harmonisation des points de vue sur la réforme de la bivalence dans l’Enseignement secondaire général, ouvert ce jeudi, à Cotonou, permettra aux participants d’appréhender et d’analyser de façon holistique et harmoniser les points de vue sur le mécanisme de la bivalence dans tous ses aspects. Ils devront également retenir, au cours des travaux, ce qui est utile pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement et des résultats scolaires. A l’ouverture des travaux, Kouaro Yves Chabi, représentant son collègue en charge des Enseignements maternel et primaire et chef de file des ministres en charge de l’Education, sollicite une fois encore la disponibilité de l’ensemble des acteurs impliqués en vue de l’achèvement du processus de mise en œuvre de la réforme sur la bivalence dans l’Enseignement secondaire général. « Je dois pouvoir compter sur l’expérience et le savoir-faire de chacun des experts conviés aux travaux du présent atelier afin qu’au bout des deux jours de conclave, nous disposions de conclusions et recommandations fortes à mettre en application pour la poursuite sans faille de la réforme sur la bivalence », a déclaré Kouaro Yves Chabi, ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Il invite les participants à plus d’abnégation et d’assiduité tout au long des travaux de l’atelier. La bivalence, au premier cycle de l’enseignement secondaire général, est l’une des réponses aux préoccupations actuelles du système éducatif béninois, notamment en ce qui concerne le développement des filières et compétences scientifiques et techniques ■ Société 24 mars 2023


11e Conférence des directeurs des Systèmes d’information: Les acteurs du numérique mobilisés autour des chantiers et défis futurs
Marc-André Loko, directeur général de l’Agence des Systèmes d’Information et du Numérique (Asin) a procédé, jeudi 23 mars, au lancement de la 11e conférence des directeurs des Systèmes d’information (Dsi) au palais des Congrès à Cotonou. Au cours de ces assises, les participants ont été entretenus sur les projets et programmes du gouvernement en 2023 ainsi que sur les défis à relever en vue d’une utilisation sécurisée des services digitaux.Réunis autour du thème « Des services digitaux sécurisés pour les citoyens », les directeurs des systèmes d’information (Dsi) des ministères et structures de l’Etat ont pris part, jeudi 23 mars, à la 11e conférence des Dsi à Cotonou. A la cérémonie de lancement des travaux, Marc-André Loko, directeur général de l'Agence nationale des Systèmes d'information et du numérique s'est réjoui de la mobilisation des directeurs des systèmes d'information à cette première rencontre de l'année 2023. Selon lui, ce rendez-vous périodique s'inscrit dans la vision du gouvernement de positionner le Bénin comme une référence en matière de services numériques sur le continent et de faire des technologies de l'information et de la communication un levier majeur du développement socio-économique du pays. A l’en croire, c’est pour ne pas laisser l'administration en marge de cette impulsion qu’elle est engagée depuis 2016 dans un vaste programme de réforme qui vise à optimiser son organisation, améliorer ses procédures et rationaliser ses ressources afin de doper son efficacité dans l'accomplissement de ses missions. Convaincu que les Dsi restent la cheville ouvrière de cette mutation, Marc-André Loko les a invités à jouer leur partition dans le cadre de la mise en œuvre des projets et programmes inscrits dans le Programme d'action du gouvernement 2021-2026. Il s'agit notamment de la mise en œuvre de l'administration intelligente, le développement des usages numériques dans tous les secteurs, le renforcement de la confiance numérique et la transformation numérique des collectivités locales. « C’est dans cette logique que les grands projets numériques à envergure nationale ont déjà vu le jour notamment les infrastructures socles dont l'écosystème est de plus en plus familier », a-t-il déclaré.

Un secteur en pleine mutation

Le directeur général de l’Asin salue les réalisations comme la data center nationale exploitée depuis 2022 par la Sbin avec des offres Cloud désormais disponibles ainsi que la plateforme nationale d'interopérabilité Xroad.bj qui ne cesse de s’enrichir en accueillant chaque mois de nouveaux membres, de nouveaux systèmes d'information et de nouveaux référentiels de bases de données. « Nous avons l'ambition, sous la supervision du Comité national d'interopérabilité, de faire en sorte que cette plateforme devienne également attractive pour les entreprises privées dès cette année », a-t-il poursuivi, en rappelant les mérites du portail national des services publics dont le succès n'est plus à démontrer. « Nous avons le défi de renforcer son framework avec d'autres partenaires estoniens et d'accompagner les bénéficiaires dans leurs besoins et demandes d'évolution des e-services pour favoriser plus leur adoption», a-t-il indiqué. Marc-André Loko, directeur général de l’Asin, annonce que plusieurs projets ambitieux seront livrés cette année 2023. Entre autres, il s’agit de la plateforme nationale des paiements électroniques, du projet de renforcement des structures centrales de gouvernance dont la convention certifiée a été signée en décembre 2022 et le recrutement technique de l'assistance technique engagé. « Cette phase se focalisera sur les structures décentralisées notamment dans les 77 communes et les 12 préfectures », a-t-il confié.

2023 : l’année des grands chantiers

Avec la Société béninoise des Infrastructures numériques (Sbin) et sous la supervision du ministère du Numérique et de la Digitalisation, cette année sera marquée, selon le directeur de l’Asin, par le lancement de la phase 2 du Projet de Développement des Infrastructures des Télécommunications et des Tic (Pdi2t) qui avait permis de déployer plus de 2 000 Km d'infrastructures en fibre optique sut toute l'étendue du territoire national. « Les travaux préparatoires sont achevés et dès le mois prochain démarre l'exécution de cette phase 2 appelée projet de développement des réseaux haut débit », a-t-il poursuivi. A l’en croire, les 18 prochains mois s’annoncent acharnés avec la mise en place de points de présence dans près d'une vingtaine de nouvelles communes et le déploiement de 7 000 km d'infrastructures de fibre optique. Engagés à œuvrer pour la réussite des projets avec l'appui et le support des directeurs des systèmes d'information sectoriels, les trois pôles de l'Asin à savoir les pôles infrastructures numériques, systèmes d'information et digitalisation ainsi que celui de la sécurité numérique seront actifs tout au long de cette année. « L'Asin s'est engagée à mettre les métiers au cœur des activités que nous menons, à renforcer et à élargir la gouvernance des projets afin d'impliquer davantage chaque partenaire, chaque ministère et chaque structure administrative pour favoriser ainsi une meilleure conduite du changement », a-t-il promis. C'est le lieu pour lui de rappeler l’importance de l’Intelligence artificielle et des mégadonnées à l’assistance. Pour lui, l'administration publique gère un certain nombre de données qui sont collectées auprès de différentes sources. Se félicitant de l’adoption par le gouvernement de la Stratégie nationale de l’Intelligence artificielle et des Mégadonnées en janvier dernier, il a rappelé l’importance du projet open data qui confirme la nécessité de faire de la data un enjeu important. A noter qu’avant la première communication de cette 11e rencontre des Dsi, Franscica Dossou Adikpéto, responsable de la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, a informé l’assistance de la tenue en mai prochain de la 2e édition du Salon de l’Entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle (Senia) qui se déroulera sur le thème : « Contenus locaux, nouveaux métiers et données ouvertes » ■
Société 24 mars 2023


Campagne sur la promotion du civisme fiscal: Une forte mobilisation des ressources intérieures envisagée
Les recettes fiscales et parafiscales représentent pour l’administration fiscale béninoise, un enjeu très important au regard de leur contribution dans le financement des actions publiques. A juste titre, la Direction générale des Impôts a lancé une campagne de sensibilisation, de trois mois, sur la promotion du civisme fiscal, ce mardi 21 mars à Cotonou.Qui paie ses impôts, bâtit son pays. C’est pour susciter davantage la contribution de tous à l’œuvre de construction de l’édifice Bénin, que la Direction générale des Impôts s’engage à promouvoir et renforcer le niveau de civisme fiscal au Bénin. « Sur une période de trois mois, il s’agira précisément de déployer toute une battérie d’actions de communication et de sensibilisation permettant d’entrer en contact avec les différentes catégories de contribuables, de leur expliquer le rôle de la fiscalité dans une société comme la nôtre et de leur montrer l’importance de s’acquitter volontairement de leurs obligations fiscales», a déclaré Nicolas Yenoussi, directeur général des Impôts (Dgi). A l’en croire, la tendance est de créer toutes les conditions adéquates favorisant la conformité volontaire. Car, l’époque des administrations fiscales gendarmes est révolue. S’il est vrai que chacun a des obligations fiscales, souligne le Dgi, il est aussi crucial que l’administration joue convenablement son rôle en veillant à faciliter l’accomplissement de ces obligations, ce à quoi s’attèle sa direction en simplifiant et en facilitant les procédures aux citoyens. « Nous travaillons au respect des droits de tous les contribuables notamment le droit à l’information fiscale. L’administration se doit de vous informer non seulement des démarches à suivre pour accomplir vos obligations fiscales mais aussi des facilités qui vous sont offertes dans ce sens », a expliqué Nicolas Yenoussi. A cette cause de promotion et de renforcement du niveau de civisme fiscal au Bénin, toutes les couches sont associées, à savoir politiques, religieuses, économiques et sociales. «C’est un devoir de sensibiliser, d’informer les gens afin qu’ils payent leurs impôts. Que les citoyens comprennent que si l’on est exigeant par rapport aux services essentiels de base, qu’il faut aussi contribuer à renflouer les caisses de l’Etat. Nous profiterons des occasions qui s’offrent à nous, d’être en contact avec nos militants pour les exhorter, chacun, à payer…». Tel est l’engagement pris par Paul Hounkpè, secrétaire exécutif du parti Forces cauris pour un Bénin émergent (Fcbe).

Transition fiscale

En effet, le Bénin est un pays à ressources essentiellement fiscales et face aux différentes charges régaliennes, l’importance de payer les impôts et taxes n’est plus à démontrer, selon Nicolas Yenoussi, surtout à l’heure où l’on parle de la transition fiscale, le mouvement économique qui fait que les recettes de porte de fiscalité à savoir de la douane, vont baisser au profit des recettes de fiscalité intérieure. Un mouvement irréversible et les administrations fiscales sont tenus à ce rendez-vous. Et c’est également l’un des enjeux de cette campagne de sensibilisation. Au dire de Martin Pericard, directeur adjoint de l’Agence française de développement qui appuie la Dgi dans cette initiative, la mobilisation des ressources intérieures dans les pays en développement comme le Bénin, représente la première source publique de financement du développement, estimée à environ 80 % des ressources des Etats, bien avant l’aide publique au développement. Martin Pericard indique que le projet Mobilisation de ressources intérieures de la Direction générale des impôts vise à doter le Bénin d’une capacité additionnelle, à dégager suffisamment de recettes publiques afin de poursuivre la fourniture de biens publics indispensable à une croissance forte et durable. Car, à l’en croire, le gouvernement du Bénin met en œuvre un programme ambitieux avec des orientations hautement sociales et une accélération des investissements publics, induisant de fait, une augmentation des dépenses publiques. « Face à cette augmentation attendue des dépenses, la mobilisation des ressources intérieures est devenue la priorité première et la pierre angulaire du programme économique, financier que le Bénin a conclu avec le Fmi l’année dernière. Mais l’une des causes principales qui rendent difficile l’atteinte de cet objectif reste l’incivisme fiscal, qui se manifeste à travers l’ignorance de l’importance de l’impôt par une frange de la population, la démotivation des assujettis et le manque de redevabilité », fait savoir le directeur adjoint de l’Afd. Le déficit d’informations sera comblé au cours de la campagne de sensibilisation en vue de la poursuite de l’œuvre de transformation structurelle de l’économie et de l’accélération du développement économique et social du Bénin. « Le citoyen, c’est celui qui participe de son plein gré à la vie de la cité. Il partage avec les concitoyens le pouvoir de faire la loi. Le pouvoir d’élire et le cas échéant d’être élu. Si tu fais la loi, il est normal que tu lui obéisses. Ça s’appelle le civisme. Et si tout le monde s’arrangeait pour ne plus payer d’impôts, il n’y aurait plus de gendarmes. Il n’y aurait plus de policiers, ni d’hôpitaux, ni d’éboueurs, ni d’éclairage public, parce qu’il faut de l’argent à l’Etat ou à la ville pour entretenir tous ces services ». C’est par cet extrait de l’ouvrage ‘’La République expliquée à ma fille’’ du Français Régis Debray, que le directeur général des Impôts en appelle à une prise de conscience sur l’importance des impôts.
Economie 22 mars 2023


Visite de Sagbohan Danialou à la Sobebra: Le musicien, impressionné, recommande les produits
L’artiste musicien Sagbohan Danialou a eu droit à une immersion dans les différents ateliers de l’usine de production de la Société béninoise de brasseries, vendredi 17 mars dernier. Une occasion pour lui de s’informer des conditions de fabrication des divers produits du label. Ils s’en sort impressionné par leur qualité ainsi que le niveau des investissements de la société. Une entreprise éco-citoyenne qui ne finit par d’impressionner ses visiteurs. La Sobebra une fois encore, s’est permis de faire visiter ses usines à ses potentiels consommateurs. Dans le lot, un invité de luxe. Sagbohan Danialou, artiste musicien réputé, a été l’attraction de cette visite que la Société béninoise de brasseries organise de temps à temps pour ses consommateurs, clients et autres partenaires. Ce vendredi, l’homme-orchestre, comme il est surnommé, a fait le tour du complexe industriel, sous la conduite de Carole Maguy Midahuen, responsable Réponse consommateurs. [caption id="attachment_94218" align="alignnone" width="450"] La bière sortie des cuves de ...[/caption] [caption id="attachment_94219" align="alignnone" width="450"] ... à la pointe de la technologie[/caption] [caption id="attachment_94220" align="alignnone" width="450"] ... promues par cette société écocitoyenne ...[/caption] [caption id="attachment_94222" align="alignnone" width="450"] La bière sortie des cuves de ...[/caption] [caption id="attachment_94223" align="alignnone" width="450"] ... tout autant impressionnée par les valeurs ...[/caption] [caption id="attachment_94224" align="alignnone" width="450"] ... sont appréciés des consommateurs[/caption] [caption id="attachment_94221" align="alignnone" width="450"] ... fermentation savourée par la vedette ...[/caption] Arborant des équipements de protection, en compagnie de journalistes tout aussi curieux, il s’est vu ouvrir les portes de la société de fabrication de boissons. Une visite guidée à travers laquelle il s’est imprégné des conditions de production des boissons notamment de la bière. Des machines à brasser le moût aux cuves de fermentation de la bière en passant par les machines pour mettre la bière dans des bouteilles et des fûts, l’artiste est allé à la découverte d’une super usine dont les équipements témoignent de l’ambition de ses responsables de mettre à la disposition des consommateurs des produits de qualité irréprochable et par conséquent de satisfaire sa clientèle. Sous les bruits des machines et du branle-bas des équipes mobilisées par la société pour la production des boissons, la visite s’est révélée édifiante par le fait que peu en savent sur le mode de fabrication ainsi que sur les conditions. Une véritable immersion dans l’usine qui laisse l’artiste satisfait et fier des équipements qui garantissent aux populations des produits sains. Sans manquer de relever qu’il est un grand consommateur des produits de la Sobebra et surtout de la bière, il indique toutefois qu’il n’a pas eu l’opportunité de se familiariser avec l’outil industriel. L’occasion faisant le larron, la visite qu’il a effectuée lui permet désormais d’apprécier davantage les efforts qui se font au niveau de l’usine pour garantir la sécurité aux consommateurs. Ne s’attendant pas à cette visite avant son invitation surprise, il recommande tous les produits de la Sobebra aux consommateurs. « J’ai souvent travaillé avec la Sobebra mais je n’ai jamais eu ce privilège de visiter l’usine de production. La Béninoise reste pour moi une bonne boisson. C’est vrai qu’il faut la consommer avec modération mais il faut aussi se satisfaire. J’ai toujours bu cette bière mais je n’ai jamais su comment elle est fabriquée et dans quelles conditions; aujourd’hui c’est chose faite. Je loue la qualité des équipements et des produits qui en sont issus », confie-t-il, au terme de la visite. Il convient de rappeler qu’un million de bouteilles de boissons toutes catégories confondues sont produites par jour dans cette usine. La visite s’inscrit dans le cadre des programmes Académie de la Sobebra à travers lesquels des consommateurs, clients et autres partenaires vont à la découverte de l’usine et de ses procédés pour davantage les rassurer de la qualité des produits et les fidéliser ■ Société 20 mars 2023


Renforcement de la coopération Sud-Sud: Aurélien Agbénonci échange avec Kwati Candith Mashego-Dlamini
La coopération entre le Bénin et l’Afrique du Sud se renforce davantage. Ce mercredi 15 mars, Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a reçu en audience, Kwati Candith Mashego-Dlamini, vice-ministre des Relations internationales et de la Coopération de la République d’Afrique du Sud. Les échanges entre les deux personnalités ont notamment porté sur des sujets diplomatiques, économiques et politiques. « Nous avons été reçus par le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération pour approfondir les discussions et faire asseoir les bonnes relations diplomatiques, économiques et politiques qui existent entre le Bénin et l’Afrique du Sud, surtout concernant la mise en œuvre de certains projets », a affirmé Kwati Candith Mashego-Dlamini à sa sortie d’audience. Elle informe qu’actuellement, son pays procède à la formation de 662 aspirants dans les lycées agricoles du Bénin et soutient aussi le pays dans un projet de production de sel à Djêgbadji. « Nous sommes aussi arrivés avec des banques de développement pour accompagner les jeunes dans le financement des projets et la construction des infrastructures », a-t-elle souligné tout en rappelant que l’Afrique du Sud est aussi présente au Bénin aux fins de mieux explorer des opportunités qui s’offrent pour son peuple. La relation entre le Bénin et l’Afrique du Sud est vieille d’une trentaine d’années et les deux pays ont démontré leur volonté d’aller plus loin dans cette coopération ■ Actualités 16 mars 2023


« Ma formation, mon métier, mon avenir »: Une initiative en appui aux actions contre le chômage
Mis en œuvre dans cinq départements du Bénin, le projet « Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) », financé par le Canada, vient renforcer les nombreuses actions du gouvernement béninois en matière de promotion de la formation technique et professionnelle et de réduction du taux de chômage des jeunes diplômés.Renforcer le pouvoir économique de jeunes hommes et femmes vulnérables à travers une formation professionnelle de qualité et en adéquation avec le marché de l’emploi. C’est ce qu’ambitionne le projet « Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) » dont les plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023 ont été validés par son comité directeur, lundi dernier. « 3M existe pour aider le gouvernement dans la mise en œuvre de sa stratégie nationale de l’enseignement et de la formation technique et professionnelle, notamment en améliorant l’accès des jeunes filles à la formation professionnelle et à l’emploi; la fourniture des services d’insertion socioprofessionnelle et la qualité de l’offre de formation au niveau des centres de formation professionnelle et d’apprentissage », a précisé le directeur du projet, Théodore Hounkpatin. A terme, l’initiative contribuera à réduire les multiples obstacles auxquels les jeunes, en particulier les femmes et les filles, sont confrontés avant, pendant et après leur formation professionnelle et qui réduisent leurs possibilités d’emploi. Le projet facilitera également leur intégration sur le marché du travail, en particulier dans les emplois non traditionnels et les emplois verts. L’initiative sera mise en œuvre dans les départements de l’Atlantique, du Mono, du Zou, des Collines, et du Couffo pour une durée de six ans et demi. Au total, neuf centres de formation professionnelle et d’apprentissage sont retenus pour accueillir les apprenants. Au moins 6 000 jeunes seront impactés à terme. « A l’étape où nous sommes, nous n’avons pas encore identifié les métiers dans lesquels nous allons former les jeunes. Nous comptons réaliser, d’ici peu, des études d’opportunités économiques dans chaque région afin d’élaborer de projets pertinents pour les jeunes », a fait savoir le directeur du projet. A en croire Théodore Hounkpatin, cela ne vaut pas la peine de former des jeunes dans des secteurs sans opportunité économique, au risque de reproduire le mécanisme de chômage. 3M est financé par Affaires mondiales Canada pour un montant de 16,95 millions de dollars canadiens.

Trois composantes

« Ma formation, mon métier, mon avenir » repose sur trois piliers. Le premier est intitulé « Droits à l’insertion et à l’emploi décent ». Cette composante vise la réduction des obstacles à l’accès et la rétention des filles et des femmes en Fpa et en emploi, notamment dans les métiers non traditionnels et les métiers verts. Le deuxième pilier est la « Formation professionnelle de qualité répondant aux besoins du secteur de l’emploi sensible au genre et à l’environnement». Il entend améliorer la qualité de la formation alignée sur les opportunités économiques des départements ciblés. Le dernier pilier se focalise sur les « Services d’insertion socioprofessionnelle de qualité, sensible au genre et à l’environnement ». Il améliorera les services d’insertion pour les jeunes vulnérables, en particulier les filles et les femmes. Ces trois composantes déclinées en actions à mener sur le terrain, seront mises en œuvre par trois principaux partenaires: Education internationale, Forum africain des Femmes éducatrices du Bénin (Fawe-Bénin) et Réseau national de la société civile pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes du Bénin (Renej), en lien avec d’autres partenaires tels que Adet, Anpe, Fodefca, Mpmepe, etc. Les acteurs impliqués dans le projet tiennent aussi à sa pérennisation. Des mécanismes de suivi seront mis en œuvre ou proposés dans ce sens.

En harmonie avec la stratégie nationale

« Comme nous le savons tous, après avoir élaboré le diagnostic de l’Estp, le gouvernement a décidé de mettre le développement de la formation professionnelle au cœur du développement économique et social du Bénin…», a rappelé le directeur général de l’Agence de développement de l’enseignement technique (Adet), Fructueux Sylvain Aho, à l’ouverture du premier comité directeur du projet. Cet aspect n’échappe pas également à l’attention de Myriam Pierre-Louis, cheffe de Coopération à Affaires mondiales Canada. « La formation professionnelle a été identifiée comme une priorité du gouvernement. Donc, ce projet répond à la vision du gouvernement… », a-t-elle apprécié. Le directeur général de l’Adet est convaincu que ce projet impactera l’avenir de la jeunesse béninoise. Un avis approuvé par Théodore Hounkpatin et les autres membres du comité directeur. « Une fois que tout cela sera fait, nous sommes persuadés que cela va agir in fine sur l’insertion des jeunes dans le tissu économique », a assuré le directeur du projet. Lors de sa première réunion, le comité directeur a formulé des recommandations qui y seront intégrées. Après validation du document final par Affaires mondiales Canada, le projet démarrera ses activités sur le terrain ■
Actualités 16 mars 2023


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