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Nouvelles

Formation au métier du numérique : plus de 100 community managers mis sur le marché de l’emploi
Bénéficiaires du projet Ntf V #FastTrackTech, plus d’une centaine de jeunes béninois formés aux compétences du community management (Cm) ont reçu leurs certificats, vendredi 29 avril dernier à Cotonou. Après cette cérémonie de remise, 30 d’entre eux ont été matchés à des potentiels employeurs intéressés par leurs profils au cours d’un spécial Job fair. Plus d’une centaine de jeunes béninois formés aux compétences du community management (Cm) ont reçu leurs certificats vendredi 29 avril dernier à Cotonou. A cette occasion, Fleur Auréole Sessinou, directrice générale de Tiar Média Group, a salué le partenariat entre le gouvernement néerlandais et le Centre du Commerce international qui a permis la mise en œuvre de ce programme. Selon elle, ce programme de formation s’est articulée autour du ‘’Community Management’’ avec un focus sur quatre médias sociaux : Facebook, Instagram, LinkedIn, Twitter pour tous les participants d’une part; et 06 sessions avancées en présentiel à l’endroit de 30 meilleurs participants d’autre part. "Ces derniers ont acquis entre autres des notions autour de la vente, du référencement, de la création de contenus visuels ainsi qu’une session spéciale sur la gestion des finances", a-t-elle déclaré. Avant le spécial Job fair au cours duquel 30 de ces community managers ont été mis à la disposition de potentiels employeurs intéressés par les services du Cm, Haifa Ben Salem s’est félicitée de la collaboration avec Tiar Média Group qui a favorisé le bon déroulement de cette formation. Pour elle, cette cérémonie de remise de certificats aux nouveaux Cm est l’aboutissement du projet Ntf V #FastTrackTech né de la volonté du Centre de commerce international de renforcer les compétences numériques. «Nous pensons qu’on ne peut pas renforcer le secteur des technologies sans renforcer les compétences digitales dans un monde qui se digitalise », a-t-elle déclaré. A l’en croire, parmi les nouveaux Cm, 30 ont bénéficié d’un suivi approfondi. « On les a aidés à avoir des comptes professionnels Linkedin pour mieux les préparer au marché de l’emploi », a-t-elle indiqué. Elle a rassuré que ces jeunes seront non seulement connectés à des demandeurs d’emploi mais aussi suivis. Marius Ibikounlé, représentant les récipiendaires, se dit prêt à offrir ses compétences aux entreprises béninoises et étrangères. Il s’engage à mettre son savoir-faire en Community management au service de ces dernières. « Je prie que nos cœurs nous guident dans nos compétences pour que nous soyons capables de donner le meilleur de nous-mêmes », a-t-il confié. Société 03 mai 2022


Journée internationale des jeunes filles dans les Tic : Des apprenantes formées et sensibilisées
Initiée par l’Union internationale des Télécommunications pour encourager les jeunes filles et femmes à embrasser les métiers du numérique, la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des Tic a été célébrée les 27 et 28 avril derniers à Cotonou. Dans ce cadre, des apprenantes des établissements primaires et secondaires ainsi que des étudiantes ont bénéficié de séances de sensibilisation à la sextorsion en ligne et les règles d’hygiène de base pour une sécurité numérique personnelle améliorée, puis d’une série de formations à l’outil informatique et au codage. A l’instar de la communauté internationale, le Bénin a célébré, jeudi 28 avril dernier, la Journée internationale des jeunes filles dans le secteur des Technologies de l’Information et de la Communication (Tic). A cette occasion, le ministère du Numérique et de la Digitalisation a organisé une série de formations au codage informatique au profit d’une centaine d’élèves des établissements d’enseignement secondaire. Aussi, pour encourager les jeunes filles et femmes du Bénin à embrasser les métiers du numérique, près de 150 étudiantes de l’Ecole nationale d’économie appliquée et de management (Eneam) ont été sensibilisées à la sextorsion en ligne et les règles d’hygiène de base pour une sécurité numérique personnelle améliorée. « Le numérique est porteuse de belles opportunités, perspectives professionnelles et entrepreneuriales pour tous y compris les jeunes filles et femmes », a écrit Aurelie Adam Soulé Zoumarou sur la page Facebook du ministère avant d’encourager les jeunes filles à fortement s’intéresser à cette filière du présent et de l’avenir. Avant les élèves du secondaire et les étudiantes, les écolières de l’École primaire publique Sikè-Nord de Cotonou ont participé, mercredi 27 avril, veille de cette célébration, à une séance d’initiation à l’outil informatique. Au total, 110 filles des classes du Cours moyen des quatre groupes pédagogiques de cette école ont bénéficié de cette formation. Cette activité s’est déroulée dans la salle numérique de l’école en présence de François Agoua, directeur général de l’Agence béninoise du Service Universel des Communications électroniques et de la Poste (Absu-Cep), représentant la ministre du Numérique et de la Digitalisation. Convaincu que l’accès et la sécurité sont des éléments clés pour faire participer la prochaine génération de filles aux Technologies de l’Information et de la Communication (Tic), le gouvernement béninois entend emboîter le pas à l’Union internationale des télécommunications (Uit) qui insiste sur la nécessité pour les filles et femmes des pays les moins avancés de bénéficier des opportunités d’apprentissage numérique. « Si les femmes ne peuvent pas accéder à l’Internet et se sentir en sécurité en ligne, elles sont par conséquent incapables de développer les compétences numériques nécessaires et de s’engager dans les espaces numériques », indique l’Uit dans un communiqué. A noter que, selon les dernières données de l’Uit, 57 % des femmes utilisent l’Internet dans le monde, contre 62 % des hommes. Et dans le monde, seuls 30 % des professionnels du secteur de la science et de la technologie sont des femmes. Société 03 mai 2022


15e journée du Championnat féminin de football : Naja Fc contraint de se relancer
Le championnat d’élite du Football féminin va aborder, ce week-end, sa 15e journée, dans le groupe B. Battues (1-2) par Gazelles lors de la journée précédente à domicile, les joueuses de Naja Fc effectueront, dimanche 1er mai prochain, le déplacement de Djeffa où elles sont attendues par l’Umsa. 5e au classement avec 14 points-7, elles ont besoin d’une victoire pour se relancer. Dauphin du leader provisoire, Sam Nelly, 33 pts +29 va en découdre avec Black stones à Missérété tandis que les Tigresses vont affronter Aïnonvi au stade René Pleven de Cotonou. Avant ces confrontations, vainqueur de Tigresses Fc par le score de 3-1, Dynamique Football Club, leader avec 34 pts +37, sera aux prises avec la lanterne rouge, Flèche Noire, demain samedi 30 avril, sur le terrain de l’Université d’Abomey-Calavi. Ch.H. ----------------------------------------------------------------------------------------------------- Programme des matchs Samedi 30 avril 2022 14H Flèche noire # Dynamique Fc à Calavi Dimanche 1er mai 2022 14 H Tigresses # Ainonvi à Cotonou 2 16H Usma # Naja à Cifas 14 H Sam Nelly # Black Stones à Missérété Classements provisoires Poule B 1er Dynamique Fc 34 pts +37 2e Sam Nelly 33 pts +29 3e Aïnonvi Fc 27 pts +20 4e Tigresse Fc 17 pts -08 5e Naja Fc 14 pts -07 6e Gazelles Fc 13 pts -05 7e As Umsa 11 pts -20 8e Black Stones 10 pts -15 9e Flèche Noire 02 pts -27 pts Sports 29 avr. 2022


Célébration de la fête nationale de l’Afrique du Sud : Renforcer davantage les liens de coopération avec le Bénin
La République d’Afrique du Sud a célébré, mercredi 27 avril dernier, sa fête nationale. Partenaire stratégique, elle entretient d’excellentes relations avec le Bénin dans de nombreux secteurs de développement. « La consolidation de nos acquis démocratiques », c’est autour de ce thème que la République d’Afrique du Sud a célébré, mercredi 27 avril dernier, sa fête nationale. En présence de diverses personnalités et d’invités, la nation arc-en-ciel a marqué d’un sceau spécial ce qui représente pour elle le Freedom Day (le jour de la liberté). Le Freedom Day célèbre en effet les premières élections libres qui ont eu lieu après la fin de l’apartheid, le 27 avril 1994. Cette fête aujourd’hui, plus qu’une simple célébration de la liberté est la célébration d’une Afrique du Sud libre, non raciale, démocratique et unie. «Aujourd’hui, l’Afrique du Sud et le peuple sud-africain se portent mieux que sous le régime de l’apartheid il y a de cela 28 ans», a déclaré Robina Marks, ambassadeur de la République d’Afrique du Sud près le Bénin. Tout en évoquant les nombreux efforts consentis par l’Afrique du Sud dans presque tous les domaines pour se hisser parmi les grandes nations, elle dit être fière de représenter un pays dont l’essence de la démocratie est non seulement intacte mais s’exerce avec rigueur, enthousiasme, dans le calme et avec équité. L’Afrique du Sud entretient d’excellentes relations avec le Bénin. Robina Marks souligne que lors des récentes discussions entre les deux pays, l’Afrique du Sud a réaffirmé son intention de renforcer les relations économiques, tout en identifiant de nouvelles opportunités dans les domaines des énergies renouvelables et de l’agro-industrie. Elle se réjouit d’avoir pu décrocher de financement à travers le fonds Ibas pour soutenir le projet de production du sel local qui permettra à 4 000 salicultrices de produire du bon sel iodé pour la consommation locale. «Grâce à notre partenariat avec le Programme des Nations Unies pour le développement (Pnud) nous espérons voir bientôt un produit fièrement fabriqué au Bénin sur le marché local et régional », a-t-elle fait savoir. L’arrivée à Cotonou de l’ambassadeur Robina Marks a ouvert une nouvelle ère de la coopération entre le Bénin et l’Afrique du Sud. Éric Zinsou, secrétaire général du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, n’a pas manqué de saluer ce dynamisme. Il a aussi adressé les félicitations du président Patrice Talon au gouvernement sud-africain et à son peuple tout en confirmant que les deux pays entretiennent d’excellentes relations de coopération dans divers domaines. Le souhait du gouvernement du Bénin, à l’en croire, est que les deux pays élargissent leur coopération à plusieurs autres secteurs. « Le gouvernement du Bénin est disposé à renforcer la coopération avec l’Afrique du Sud et à favoriser un dialogue constant entre les Exécutifs des deux pays », a-t-il ajouté. Éric Zinsou a tenu à remercier l’ambassadeur pour sa contribution en faveur de la production du sel iodé de Djègbadji, symbole du renouveau de la coopération bénino-sud-africaine. Actualités 29 avr. 2022


Enseignement technique et formation professionnelle : Le gouvernement amorce une nouvelle phase
Entre construction et rénovation de lycées agricoles et d’écoles de métiers, le gouvernement s’engage dans une phase d’extension de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Toutes choses qui permettront la mise sur le marché de l’emploi d’acteurs économiques de type nouveau. Faire de l’enseignement technique et de la formation professionnelle les piliers du système éducatif constitue une priorité pour le gouvernement. Il s’y est penché hier au cours du conseil des ministres. Il a été décidé une mission de conduite d’opérations dans le cadre du programme de construction et de réhabilitation de 30 lycées agricoles et de sept écoles de métiers. A travers cette décision, le gouvernement amorce une autre phase de la réforme dans le secteur de l’éducation. Un secteur qui, selon les constats, forme plus de diplômés que de personnes aptes à travailler. La veille déjà, mardi 26 avril, Eustache Kotingan, président du Conseil national du patronat, le principal regroupement des patrons d’entreprises, déplorait cette situation. Selon lui, il serait bien de prioriser la formation professionnelle afin de mettre sur le marché un personnel qualifié pouvant être utilisé par les entreprises qui ont besoin de main-d’œuvre. Il est évident que l’enseignement général est un pourvoyeur de sans emploi. Et puisqu’il n’existe que peu de lycées agricoles et d’écoles de métiers, la situation ne fait que s’aggraver d’année en année. Mais depuis 2016, la démarche pour renverser la tendance est enclenchée. En 2020, le gouvernement a reçu un financement de 300 millions de dollars de la Banque mondiale pour des investissements dans ce sous-secteur de l’éducation connu pour sa capacité à former des apprenants prêts à être utilisés par les entreprises. Cette ambition du gouvernement se manifeste aussi par l’augmentation sensible et de façon continuelle du budget alloué à l’enseignement technique et à la formation professionnelle. C’est ainsi que dans la loi de finances en cours d’exécution, ce département ministériel a bénéficié de 143 milliards Fcfa. Ce qui correspond à une augmentation de 33 % de son budget par rapport à 2021. Dans une approche globale et méthodique porteuse d’une réforme structurelle, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement technique et la formation professionnelle en République du Bénin a été votée en janvier dernier. Cet outil législatif de 56 articles encadre mieux le sous-secteur et innove avec la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique, le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels avec la participation du secteur privé, la régulation des flux en vue d’une dominance du choix de ce sous-secteur par les apprenants, etc. Le volet gouvernance n’a pas été occulté. Il a été réorganisé pour s’assurer de l’obtention des résultats escomptés. C’est ainsi que la loi-cadre précise le mode de gouvernance pédagogique et administrative et prévoit l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Côté adéquation formation-emploi, la loi-cadre induit une grande avancée. Selon l’article 48, « tout curriculum de formation en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels est élaboré suivant une méthodologie consensuelle, avec une implication effective et active des acteurs du monde professionnel ». Quant à l’article 50, il insiste sur cette obligation. « Tout programme de formation à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels est élaboré de concert avec les structures organisées ou les branches professionnelles du secteur public concerné », stipule cet article. Promesse tenue C’était d’abord une promesse de campagne du candidat Patrice Talon, alors en quête de renouvellement de son mandat à la tête de l’Etat. Ce 26 mars 2021, il annonçait la construction de 30 lycées agricoles qui, à terme, devront accueillir 48 000 élèves. Il promettait aussi la création de 7 écoles des métiers de référence dans les domaines de l’énergie, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, de l’eau et de l’assainissement, des industries du bois et de l’aluminium, du tourisme-hôtellerie-restauration qui auront une capacité d’accueil de 8 400 apprenants. Le délai de mise en œuvre assez court étonnait bien des citoyens. Le candidat voulait, en effet, réaliser ces infrastructures pour l’année 2023. Ensuite, cette ambition pour ce sous-secteur est devenue une priorité du gouvernement inscrite dans l’axe stratégique 5 intitulé « promotion d’une éducation de qualité et de l’enseignement technique et professionnel » du Programme d’action du gouvernement 2021 - 2026. Actualités 28 avr. 2022


Christophe Chodaton à propos du Souvenir de la traite négrière et son abolition : « Susciter l’envie de visiter Ouidah et son patrimoine… »
Le 23 août prochain, sera célébrée à Ouidah la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et son abolition (Jistna) édition 2022. Christophe Chodaton, président du comité en charge de l’organisation, explique ici la particularité de la présente édition labélisée Unesco, les enjeux autour de la célébration et ses retombées pour Ouidah. La Nation : Quelles sont les particularités de la Jistna 2022 ? Christophe Chodaton : Sur l’initiative du Bénin et d’Haïti, la conférence générale de l’Unesco a approuvé la mise en place du projet « Route de l’esclave » en 1993. Ce projet a été lancé en 1994 à Ouidah au Bénin. Selon l’Unesco, il vise principalement à briser le silence sur la tragédie de l’esclavage et de la traite négrière, à faire la lumière sur la période esclavagiste, à faire connaitre les interactions générées par les rencontres entre des peuples et des cultures de différents continents. L’une des actions stratégiques du projet « Route de l’esclave » est d’avoir convaincu les Nations Unies à proclamer des dates de commémoration de cette tragédie. Ainsi, la Communauté internationale a choisi le 23 août comme Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna) en hommage à la première victoire d’esclaves sur leurs oppresseurs dans l’histoire humaine qui a conduit à l’indépendance d’Haïti en 1804 ». La portée de cette journée : se souvenir et honorer les 13 millions d’Africains déportés et mis en esclavage, se rappeler leurs luttes quotidiennes dans les différents lieux, célébrer leur courage, leur rendre hommage. Quelles sont les retombées d’une telle initiative pour Ouidah ? L’attribution du Label Unesco, Route de l’esclave : Résistance, Liberté, Héritage à la commémoration de la Jistna 2022 est une reconnaissance de la qualité de cette manifestation ambitieuse organisée par la commune de Ouidah, les personnalités et les associations à travers le Comité de commémoration du 23 août (Ccom23). Elle vient renforcer le label Unesco Sites associés à la Route de l’esclave obtenu par la ville de Ouidah en 2020 pour trois sites : le Fort portugais, le Temple des pythons et la Route de l’esclave. La Jistna 2022 labellisée Unesco suscitera davantage l’envie des Béninois, de la diaspora et des autres touristes à visiter Ouidah et son patrimoine matériel et immatériel. A cette occasion, l’Etat béninois et la commune pourraient renforcer la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel. Enfin, la retombée la plus connue pour la ville est d’ordre économique. Comme en 2019, avant la crise sanitaire, plus d’une centaine d’invités de 22 pays ont séjourné à Ouidah pour assister à la Jistna. J’ai encore en mémoire, le groupe Mir de 41 personnes venues des Antilles « se reconnecter à l’Afrique » selon leurs propres termes. Ils ont passé 15 jours dans un hôtel de la plage de Ouidah. Les mets locaux étaient leurs préférences ainsi que les objets artisanaux d’art et de souvenirs. Un autre groupe de pèlerins antillais était dans un autre hôtel pour un séjour plus court. Le label Unesco devrait amplifier ce mouvement. Après la présidence de la République, les trésors royaux seront exposés à Ouidah. Quelle incidence sur la Jistna ? Les Béninois de l’intérieur et de l’extérieur, ainsi que les Africains en général ont exprimé leur sentiment de fierté suite à la restitution de 26 trésors royaux au Bénin. L’exposition à la présidence de la République a créé un engouement et révélé un patriotisme certain. L’intérêt de la population ayant visité ou non ces œuvres culturelles montre son attachement à l’histoire de notre pays et en particulier, celle de la colonisation et de l’esclavage. En s’appropriant les 26 trésors royaux, le Béninois aura une meilleure compréhension de l’histoire, du patrimoine culturel et de sa conservation. Et comme nous le savons, on ne peut comprendre l’histoire de la colonisation sans remonter à la période précédente de l’esclavage. C’est là que la Jistna et les autres activités de Ccom23 impacteront davantage la jeunesse dans les collèges et lycées, les étudiants, les chercheurs et le reste de la population. Le Ccom23 et la Jistna seront plus visibles dans le paysage de la lutte contre l’oubli collectif de la tragédie de la traite négrière et de l’esclavage. Que faites-vous pour ancrer cette histoire dans les consciences et restaurer la confiance en soi surtout chez les jeunes ? La vague mémorielle des Afro-descendants en Europe et en Amérique du Nord n’a pas été précédée ou suivie par celle des Africains. Aujourd’hui, la prise de conscience que ce sont les Africains qui doivent rendre hommage à leurs déportés, fait son chemin. Le Sénégal avait donné l’impulsion en 1999. Badagry au Nigeria organise la commémoration du 23 Août depuis une quinzaine d’années, le Bénin depuis 2014. Il y a vraisemblablement d’autres pays dont j’ignore les activités mémorielles. La Côte d’Ivoire et le Cameroun sont devenus très actifs dans ce domaine. Une rencontre des anciens chefs d’Etat africains préconise une journée africaine de commémoration. En octobre 2018, à Cotonou, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, a déclaré : « ……pour avancer, nous devons faire en sorte qu’une journée soit retenue pour commémorer la traite négrière dans toute l’Afrique...Si nous les oublions, les âmes des millions de déportés africains ne nous laisseront pas tranquilles. » Cette prise de conscience est suscitée auprès de la jeunesse par le Ccom23 à travers plusieurs activités. Les ateliers de sensibilisation et de conscientisation, la projection de films sur l’esclavage dans les collèges et lycées, suivie d’échanges, la visite des sites historiques de la ville sont nos instruments de transmission de la mémoire à la jeunesse. Culture 27 avr. 2022


Renforcement de l’accès à l’énergie électrique : La révolution industrielle amorcée
Le développement du secteur énergétique prend son envol. A travers le Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) lancé, hier mardi 26 avril, dans la zone industrielle de Sèmè- Podji, le gouvernement en partenariat avec l’entreprise ‘’Vinci Energie’’ amorce la révolution industrielle tant souhaitée. « Le développement industriel, ça y est ! ». L’engagement et la détermination du gouvernement de faire de l’énergie une priorité nationale pour l’émergence de l’industrie se sont matérialisés, hier mardi 26 avril, à travers le lancement du Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee). Confié au groupe ‘’Vinci Energie’’ pour un coût global de 200 milliards F Cfa, le projet s’étend sur huit départements à savoir l’Atlantique, le Littoral, l’Ouémé, le Plateau, le Mono, le Couffo, le Zou et les Collines et consiste à doter le pays d’infrastructures appropriées pour un accès durable à l’électricité de qualité à l’horizon 2025. « Le Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) est un programme exceptionnel d’investissement », fait savoir Abderrahim Gherra, directeur du projet Vinci. Cet important projet comprend la construction de 300 km de ligne souterraine haute tension, la réalisation de sept postes de transformation très haute tension, l’extension de capacité de quatre postes haute tension, la réalisation de 1 000 km de réseaux de distribution en moyenne et basse tension et le raccordement des milliers de foyers. Abderrahim Gherra note que l’énergie est une denrée stratégique et il est important pour un pays de disposer de ses propres ressources et infrastructures énergétiques. « C’est le choix que fait aujourd’hui le Bénin sur la route de son autonomie énergétique »,se félicite-t-il. Il rappelle que l’engagement de l’entreprise‘’ Vinci Energie’’ est de construire des ouvrages aux standards internationaux et de former tout au long de ce projet, environ 300 jeunes techniciens ingénieurs opérationnels capables de prendre en charge de nouvelles installations électriques. « Plus qu’un prestataire, Vinci Energie sera aux côtés du Bénin comme un partenaire au développement »,affirme-t-il. Francis Perani, représentant du directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) n’a pas manqué de remercier le gouvernement pour ce projet de grande envergure. Ce projet, selon lui, illustre parfaitement la stratégie de la Sbee qui est aussi celle du pays pour le secteur énergétique en vue d’une croissance durable. « La croissance, pour nous, c’est quelque chose de très important, car ce projet contient 30 mille branchements qu’on attend avec impatience », indique Francis Perani qui dit compter sur ‘’Vinci Energie’’ pour la bonne exécution du projet. Nouvelle dynamique Le secteur de l’énergie connaît une nouvelle dynamique à travers les Programmes d’action du gouvernement I et II. Pour Jean-Claude Dona Houssou, ministre de l’Energie, le gouvernement travaille à atteindre et à renforcer l’autonomie énergétique et aucun pan du système énergétique n’est oublié. Dans le secteur du transport et de la distribution, l’autorité ministérielle révèle que la longueur du réseau électrique haute tension est passée de 1 073 km en 2016 à 1 800 km aujourd’hui, soit plus de 63 % d’augmentation en l’espace de cinq ans. A l’en croire, le projet Padsbee va porter ce niveau de 1 800 à 2200 km. « C’est extraordinaire, ce que nous vivons et nous devons remercier le président Patrice Talon pour son engagement et sa volonté constante de faire en sorte que les fondamentaux qu’il faut pour le développement de notre pays soient au rendez-vous. Nous avons suffisamment aujourd’hui de l’énergie électrique à la fois en production propre mais aussi en importation puisque les gens courent derrière nous pour nous vendre de l’électricité », se réjouit Jean-Claude Dona Houssou. Les 200 milliards F Cfa du projet Padsbee pour trois ans sont supérieurs à l’investissement de la Communauté électrique du Bénin depuis sa création en 1968, soutient-il. « C’est un travail de mise à niveau que le gouvernement s’attelle à faire à travers la réhabilitation, la restructuration et le renforcement de ces réseaux, qui sont engagés avec méthode, discernement et surtout détermination », insiste-t-il. Ainsi, le développement harmonieux des réseaux à travers des projets emblématiques permettra d’assurer à toute la population béninoise un accès équitable à un service moderne d’une part et de contribuer efficacement à l’industrialisation du pays d’autre part n Actualités 27 avr. 2022


Réforme du secteur de la culture : Le théâtre en quête d’une renaissance
Le théâtre béninois connaît diverses fortunes depuis quelques années. Après la suspension de la direction du Fitheb et du Centre national dédié au théâtre, les initiatives privées fleurissent en attendant le grand réveil. Le secteur théâtral n’est pas épargné par le vent de réforme qui souffle depuis 2016, et qui appelle à plus de responsabilité de la part des acteurs, à une nouvelle structuration, pour une renaissance au bénéfice de tous. Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ? Une seule certitude, les acteurs n’ont pas tari d’initiatives. Les salles de diffusion n’ont pas mis la clé sous le paillasson. « Le théâtre béninois renaît de ses cendres. Depuis la fin de l’année 2021, il y a eu un florilège de créations. On ne peut parler du monde du théâtre sans la base que constitue le produit à savoir la pièce de théâtre. Et sur le plan du produit théâtral en lui-même, je suis convaincu qu’il y a un gros effort qui est fait par le gouvernement à travers le ministère de la Culture », a déclaré la comédienne Carole Lokossou. Bien que le vent des réformes ait induit la suspension de la direction du Festival international de théâtre (Fitheb), donc provisoirement de la biennale qui rassemble les amoureux de l’art de la planche de par le monde, les compagnies de théâtre, de même que les acteurs pris individuellement sont restés accrochés à leur passion. « Le théâtre béninois se porte bien sur le plan de la créativité parce que les acteurs continuent de créer et de diffuser des spectacles de bonne qualité », confie le comédien Humbert Boko. Le défi de la diffusion Jean-Louis Kédagni, directeur du Festival scolaire et universitaire de théâtre et de chorégraphie (Festhec), rassure de la survie du creuset d’expression artistique, culturelle et touristique internationale qui favorise non seulement la détection des talents mais aussi promeut ceux existants. « Il y a beaucoup de créations et d’ébauches de création et c’est une bonne base pour parler de la dynamisation du secteur. Mais après la création, il faut pouvoir vendre le spectacle », a indiqué Carole Lokossou. Elle explique que de nombreuses difficultés se posent au niveau de l’économie marchande. Il faudra travailler davantage à organiser des réseaux de distribution des spectacles. C’est à ce prix que les objectifs seront atteints, affirme-t-elle, pour une véritable renaissance, car les acteurs sont appelés à vivre de leur art, et le public devra satisfaire non seulement sa soif de spectacle mais aussi d’apprentissage et d’éducation. Dans ce sens, l’Institut français de Cotonou serait entré en partenariat avec plusieurs salles de diffusion pour tourner des spectacles. « Aujourd’hui, on pense le théâtre du point de vue d’une économie marchande qui permet de faire tourner le théâtre par le théâtre. Vu que les subventions tombent de moins en moins, il faut permettre au théâtre de s’autofinancer même si ce n’est pas à 100 %. D’où l’importance de trouver des mécanismes de diffusion… », fait savoir Carole Lokossou. Le salut dans la structuration Pour Jean-Louis Kédagni, la politique gouvernementale devrait aboutir à une bonne structuration pour permettre aux acteurs de vivre de leur art. C’est une évidence qu’il n’existe pas à l’heure actuelle, au plan national, un festival de théâtre aussi grand que le Fitheb. Certes, les organisations privées prospèrent mais elles sont confrontées au problème de financement. Le système de mécénat et de sponsoring n’est pas très huilé dans les autres domaines artistiques en dehors de la musique. C’est dire que les festivals, issus d’initiatives privées, souffrent d’un manque criant de soutien qui ne favorise pas leur décollage. « Ils font leur bout de chemin mais on ne peut pas dire qu’ils sont déjà de grandes vitrines du rayonnement du théâtre béninois. Ma prière est que l’Etat s’implique beaucoup plus, soit en organisant des festivals de théâtre avec et pour nous, soit en dynamisant les festivals qui existent déjà et régler le souci de la diffusion », préconise Carole Lokossou. Seule la structuration peut rassurer les investisseurs du secteur privé, soutient pour sa part Humbert Boko. Culture 27 avr. 2022


Mise en œuvre de la réforme de la décentralisation : le secrétaire exécutif de Parakou prend fonction
Tiré au sort pour occuper le poste de secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la décentralisation au Bénin, Hyacinthe Elégbédé a été installé dans ses fonctions ce mardi 26 avril. C’est le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé qui a présidé la cérémonie qui a eu pour cadre la salle des fêtes de l’hôtel de ville. La ville de Parakou a rejoint, ce mardi 26 avril, le lot des communes et autres municipalités du Bénin dont les secrétaires exécutifs ont déjà été installés dans leurs fonctions. C’est au cours d’une cérémonie présidée par le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé. En effet, tiré au sort pour être le secrétaire exécutif de la municipalité de Parakou, Hyacinthe Elégbédé a désormais une idée des défis qui l’attendent dans l’accomplissement de sa mission. Pour les relever, il aura besoin de la franche collaboration avec le maire Inoussa Zimé Chabi, puis du soutien du personnel. Telle est la conviction du préfet, Djibril Mama Cissé, qui a procédé à son installation. Selon lui, la commune de Parakou s’illustre depuis quelques années comme un bon élève de la décentralisation et doit rester dans la même dynamique. Se réjouissant de la réforme du secteur de la décentralisation, le maire de Parakou a, quant à lui, fait observer que c’est l’heure de la séparation du pouvoir politique de celui administratif et technique. Il a alors souhaité la bienvenue au secrétaire exécutif, avant de l’inviter à se mettre à la tâche pour relever les nombreux défis qui vont se présenter à lui. A sa suite, le secrétaire exécutif s’est montré très imprégné des défis qui l’attendent, puis a exhorté les cadres de l’administration municipale à œuvrer pour l’atteinte des objectifs. Il compte sur le personnel pour faire de Parakou l’une des grandes villes du Bénin. Dans ce cadre, un état des lieux de l’administration municipale et du budget sera fait afin d’identifier les difficultés qui entravent le développement de la ville et travailler à apporter les solutions idoines à travers la mobilisation des ressources externes. Le respect strict des textes qui régissent la décentralisation, a également rassuré Hyacinthe Elégbédé, sera de mise. Par ailleurs, un vibrant hommage a été rendu au secrétaire général sortant, Félix N’potcha. « Vous avez bien rempli votre devoir et vous pouvez partir la tête bien haute», a laissé entendre à son égard le préfet. « Plus qu’un collaborateur, Félix N’potcha a été un conseiller qui a mis toute sa connaissance et son savoir-faire à notre service », a soutenu le maire. Actualités 27 avr. 2022


Port de galons dans l’administration forestière : De nouveaux promus pour un Bénin davantage vert
L’administration forestière béninoise enregistre de nouvelles promotions au sein du personnel. A la faveur d’une cérémonie de port de galons, présidée ce vendredi 23 avril dernier, par José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, les récipiendaires sont appelés à relever les défis de la conservation de la biodiversité et de la lutte contre les changements climatiques. L’administration forestière béninoise dispose désormais de nouvelles compétences. En témoigne la cérémonie de port de galons, vendredi dernier, de soixante agents, dont dix promus au grade de conservateurs adjoints des Eaux forêts et chasses, de première classe (équivalent capitaine-major), trente contrôleurs principaux des Eaux forêts et chasse (équivalent sergent-major), vingt contrôleurs adjoints des Eaux forêts et chasse de première classe (équivalent sergent-chef). Cette cérémonie marque un tournant décisif dans le processus de réforme de l’administration forestière au Bénin. « Les nominations et promotions au grade supérieur des fonctionnaires des Eaux, forêts et chasse doivent constituer pour les récipiendaires et pour le peuple, une raison supplémentaire pour plus de mobilisation autour des directives présidentielles en vue de faire du Bénin un pays consolidé de carbone, un pays vert, un havre de paix et de tranquillité pour la faune, un modèle continental en matière de conservation de la biodiversité», exhorte José Didier Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable. La nomination des fonctionnaires des Eaux, forêts et chasse dans les nouveaux grades définis par les statuts de l’administration forestière est une première dans notre pays. Elle leur confère davantage de responsabilités et les positionne dans la chaîne de commandement à divers niveaux. Le conservateur principal, Rémi Hèfoumè, directeur général des Eaux, forêts et chasse, souhaite que les bénéficiaires soient dignes de leurs galons. « Vous devez être exemplaires tant dans votre comportement profane que dans la gestion des ressources forestières du Bénin. Soyez dignes de cet honneur en contribuant sans relâche à la gestion durable des ressources forestières, à la lutte contre les changements climatiques et la criminalité faunique », dit-il pour renvoyer les nouveaux promus à l’exercice de leurs fonctions. José Didier Tonato est porteur du même message : « Vous qui avez l’honneur d’être les tout premiers à porter ces nouveaux galons, je voudrais vous inviter à vous sentir en mission, à vous comporter en modèles de bravoure, de discipline, d’engagement, d’intégrité tel que le chef de l’Etat voit le corps des Eaux, forêts et chasse ». Selon Rémi Hèfoumè, la promotion des récipiendaires fait partie des actes pris au terme des travaux d’avancement pour le compte des années 2021 et 2022 au profit de certains fonctionnaires de l’Etat. C’est le décret n°2022-045 du 21 janvier 2022 portant nomination, promotion de certains conservateurs des Eaux forêts et chasse au titre de l’année 2021 qui les promeut au grade supérieur. Les récipiendaires en savent gré au président de la République, Patrice Talon. « L’administration forestière est reconnaissante au chef de l’Etat, chef suprême des Armées, pour les efforts qu’il ne cesse de consentir en sa faveur. Cette cérémonie est l’aboutissement d’un long processus », apprécie-t-il. Dans un contexte de terrorisme et d’extrémisme violent, la partition des récipiendaires à la lutte est primordiale. « Avant le tourisme, il y a d’abord la conservation (ndlr: de la biodiversité) et aujourd’hui les parcs Pendjari et W. Nous avons le devoir de conserver et de développer le plus grand espace de conservation de la biodiversité (Wap), dont le Bénin s’enorgueillit», soutient José Didier Tonato. Les mois à venir permettront de mieux jauger les efforts des récipiendaires relativement aux défis de la conservation de la biodiversité sur l’ensemble du territoire national. Société 26 avr. 2022


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