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Nouvelles

Single «Participation citoyenne» : un chant d’éveil de l’artiste Dieudonné Adjaho
La participation citoyenne au Bénin n’est pas encore ancrée dans les habitudes des populations, surtout au niveau local. Les communautés à la base se contentent de prendre part aux consultations électorales et du reste, agissent en observateurs passifs de la gestion des affaires publiques. C’est pour sensibiliser à la veille citoyenne que l’artiste Dieudonné Adjaho a composé le single «Participation citoyenne». Lancé le 16 mars dernier, le morceau «Participation citoyenne» de l’artiste compositeur Dieudonné Adjaho est une exhortation à l’endroit des populations afin qu’elles s’intéressent davantage à la gestion des affaires publiques ; un appel au suivi des politiques publiques et à la responsabilité citoyenne. Dans ce titre de 4 minutes 32 secondes, exécuté en langues française, fon et dendi, l’artiste invite chaque citoyen à prendre une part active au développement du pays en cultivant les valeurs patriotiques, en adoptant des comportements civiques, en s’acquittant de ses devoirs envers l’Etat et en bâtissant aux côtés des autorités. En écoutant ce morceau, l’on retient inéluctablement certains messages forts tels : «Le développement commence par chacun de nous… Toi citoyen, respecte et fais respecter les lois de la cité ! Conjointement avec les autorités, lutte contre la corruption, l’incivisme, la fraude, la destruction de l’environnement… Toi citoyen, participe à la mobilisation des ressources financières… ». A la source de ce titre, un constat : « Une fois que nous allons aux urnes et nous désignons les élus, les citoyens les abandonnent et les laissent seuls face aux enjeux de développement. C’est ce constat qui m’a amené à composer cette chanson pour inviter à la veille citoyenne et à la mobilisation financière aux côtés des élus », explique Dieudonné Adjaho. A l’en croire, deux raisons expliquent le faible taux de participation citoyenne dans les communautés. « Parmi les citoyens, il y en a qui savent qu’ils doivent accompagner les élus dans leurs missions. Mais il y a la mauvaise volonté qui est souvent liée à la tête ou au bord politique de l’élu. L’autre raison, c’est qu’il y a des citoyens analphabètes qui ne comprennent pas vraiment qu’après les élections, ils doivent s’intéresser à la gestion de la chose publique et continuer à accompagner les autorités », soutient l’éveilleur. Le prochain défi de l’artiste, c’est la réalisation du clip vidéo de ce premier single. « Cette chanson invite à un changement de comportement et elle s’adresse à toutes les populations. Nous avons compris que si nous ne réalisons pas le clip vidéo, nous n’aurons pas l’effet escompté ; le message ne va pas vite se répandre », relève l’artiste. Natif de la commune de Kpomassè, Dieudonné Adjaho est artiste compositeur. Le morceau «Participation citoyenne», sorti le 16 mars dernier, est son premier single ; le premier jet d’un album qui va comporter six titres. Il entend déboucher à la longue sur le gospel. Culture 06 mai 2022


Football : Le maillot de "la main de Dieu" vendu à 9,3 millions de dollars
La vente aux enchères du maillot que portait Diego Maradona avec l'Argentine face à l'Angleterre en quarts de finale de la Coupe du monde 1986 a pulvérisé tous les records. Le maillot porté pour marquer le but légendaire de « la main de Dieu » a trouvé preneur.
Selon le New York Times, la tunique a remporté le prix le plus élevé jamais payé pour un article de sport. Le maillot a été vendu à près de 9,3 millions de dollars lors d'une vente aux enchères organisée par Sotheby's. Dans un communiqué de presse, Sotheby's a souligné que « Le maillot Hand of God a une signification culturelle profonde pour le monde du football, le peuple argentin et le peuple anglais et je suis certain que le nouveau propriétaire sera extrêmement fier de posséder le maillot de football le plus emblématique du monde ». Le précédent record était détenu par un maillot porté par la légende américaine du base-ball, Babe Ruth, à la fin des années 1920, vendu en 2019 à 5,6 millions de dollars. Sports 05 mai 2022


Association des agences de communication du Bénin : Didier Akplogan réélu président
L’Association des agences de communication du Bénin a renouvelé sa confiance à Didier Akplogan pour présider à ses destinées les trois prochaines années. Son élection s’est faite, vendredi 29 avril dernier, à l’issue des travaux de l’assemblée générale élective au cours desquels des textes de l’organisation ont été modifiés pour un nouveau bureau exécutif de 11 membres en lieu et place des neuf que comptait l’ancien. « Pour moi, c’est un nouvel engagement. Je mérite à nouveau la confiance de mes collègues, membres de la corporation qui ont bien voulu mettre en place cette association. Mon engagement, c’est de conduire pendant les trois prochaines années cette association vers une modernisation et une meilleure organisation ». Ainsi s’est exprimé Didier Akplogan reconduit président de l’Association des agences de communication du Bénin, à l’issue des travaux de l’assemblée générale élective de cette organisation. Les membres de l’association ont, avant l’élection du bureau, procédé à la relecture des textes de l’organisation notamment l’article 12 des statuts. Ceci au regard des difficultés auxquelles l’association a été confrontée dans son exercice. Ainsi donc, des modifications ont été apportées à la configuration du bureau exécutif de l’association et à la durée de son mandat. Le bureau exécutif compte désormais 11 membres en lieu et place des neuf de l’ancien. Aussi, son mandat est désormais d’une durée de trois ans renouvelable une fois au lieu d’une année. Dans une ambiance bon enfant, l’assemblée générale a été l’occasion pour les participants de s’engager résolument à sortir leur métier de l’informel pour une meilleure reconnaissance et une meilleure considération de ce qu’ils font. « Mon mandat est d’amener à réguler ce secteur et faire en sorte que les professionnels de la communication et de la publicité puissent vivre de leur métier, que les annonceurs sachent qu’ils sont en face des professionnels conscients et la profession évolue dans notre pays », a souligné Didier Akplogan. A travers ce regroupement qu’ils ont souhaité de tous leurs vœux, les membres entendent rassurer les annonceurs qu’ils ont des entreprises sérieuses et responsables. « Nous sommes des techniciens et des ouvriers au service du développement de marque. Et pour cela, nous avons décidé de nous inscrire dans la démarche officielle et d’accompagner les écoles dans la structuration du métier qui est le nôtre », précise le président réélu, tout dévoué à servir les intérêts de ses pairs. Comme actions à l’actif du bureau sortant dont la plupart des membres ont été reconduits, il faut noter les démarches en direction des autorités administratives « pour que notre pays puisse se doter des outils qui permettent de réguler la profession de communication et de publicité dans l’intérêt de nos annonceurs et de nos entreprises ». Le nouveau mandat s’affiche comme un engagement à aller plus loin pour un véritable essor de la profession. ------------------ Bureau exécutif de l’association --------------- Président : Didier Akplogan Djibodé (AG Partners) -Vp1 : Alexis Gnanguènon (BG Com) -Vp2 : Gilles Gbaguidi (Athenais Mediacom) -Vp3 : Luc Vodouhè (Jahuntaa) -Sg : Alix Bello (Citikom) -Sga : Anique Djimadja (Oracle Communication) -Trésorier général : Sam Chidiac (Maxafrica) -Trésorier général adjoint : Polycarpe Agonglo (Heraus) -Responsable à l’organisation : Frank Mégnanssan (Atl et Co Sa) -Commissaire aux comptes 1 : Séraphin Gandaho (Corivision) -Commissaire aux comptes 2 : Léonce Adilèou (Waccs) Société 03 mai 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Claudine Prudencio prend conseil de Joseph Djogbénou
Claudine Afiavi Prudencio, présidente de l’Institut national de la femme, a été reçue en audience, lundi 25 avril dernier, par le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou. Elle était venue recevoir de son hôte des conseils afin de mener à bien la mission à elle assignée. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Lundi 25 avril dernier, Joseph Djogbénou, président de la Cour constitutionnelle, a reçu en audience Claudine Afiavi Prudencio, présidente de l’Institut national de la femme (Inf). Nommée à la tête de l’institut, en septembre dernier, elle était venue recueillir auprès du président de la haute juridiction des conseils pour mieux accomplir la mission qui lui a été confiée. « Le président de la Cour constitutionnelle étant un activiste des droits de la femme, on ne peut réussir notre mission sans le consulter. Il nous a prodigué énormément de conseils », a-t-elle déclaré à la presse au sortir de l’audience. A l’en croire, c’est une chance pour les femmes du Bénin d’avoir comme président de la Cour constitutionnelle un activiste inconditionnel de leurs droits. Elle a également fait savoir que le président Joseph Djogbénou et son institution sont deux partenaires très importants pour l’Institut national de la femme. « Nous ne pouvons pas réussir notre mission sans ce soutien », a-t-elle martelé. Une mission de taille Revenant sur la mission de son institut, Claudine Afiavi Prudencio a précisé qu’elle consiste à œuvrer pour la promotion de la femme aux plans économique, juridique, culturel et social. L’Inf lutte également contre toutes les formes de discriminations et de violences à l’égard de la femme aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé. A l’en croire, l’Institut national de la femme est très rigoureux aujourd’hui sur la répression des cas de violence. Elle en a profité pour faire des mises en garde aux auteurs de violences basées sur le genre. « Je lance un appel à partir d’ici pour dire à ceux qui violentent les femmes et les filles en République du Bénin de faire attention, car l’Institut national de la femme sera plus que la Criet dans notre pays », a-t-elle averti. Actualités 28 avr. 2022


Attaque djihadiste à Monsey : un policier abattu et le commissariat incendié
Le poste de police de Monsey, un arrondissement de la commune de Karimama, a été attaqué, ce mardi 26 avril aux environs de 3 heures, par plus d’une demi-douzaine de djihadistes à moto. A l’arrivée, le bilan fait état d’un sous-brigadier de police tué et de l’incendie dudit poste. Dans certaines localités au Nord du Bénin, des positions militaires et autres forces de défense et de sécurité sont, depuis quelques mois, la cible d’attaques de groupes armés. En témoigne celle qui a eu lieu, au petit matin de ce mardi 26 avril aux environs de 3 heures à Monsey, à près de 50 km de Karimama centre, non loin du parc W, à la frontière avec le Niger et le Burkina Faso. Outre le décès d’un agent du côté des forces de l’ordre, le policier de garde, les assaillants ont incendié le commissariat de la localité. Selon les informations recueillies, c’est en se remorquant sur quatre motos que les assaillants estimés à plus d’une demi-douzaine, ont mené leur raid contre le commissariat de police de cet arrondissement de Karimama. Ils ont procédé à des tirs de sommation. Avant de reprendre leur route, pour disparaître dans le Parc W, ils auraient, toujours à en croire les mêmes sources, échangé pendant quelques minutes des tirs avec une unité spéciale de surveillance des frontières présente dans la zone. Sur les lieux, les munitions qu’ils ont utilisées étaient visibles, sans oublier les impacts de leurs tirs nourris. Réveillées par des coups de feu, les populations paniquées ont dû, au premier abord, fuir pour se réfugier. C’est avant qu’un important détachement des forces de sécurité ne soit déployé, quelques instants après l’incident. Pour le moment, le maire de la commune n’a pas voulu se prononcer par rapport à la situation. Actualités 27 avr. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : Charles Coovi et son bureau chez Djogbénou
Le bureau national de la Chambre des huissiers conduit par Charles Coovi était, hier mercredi 20 avril, à la Cour constitutionnelle. Il est allé recevoir des conseils et orientations de Joseph Djogbénou, président de la haute juridiction afin de réussir le colloque prévu dans le cadre de la 6e rencontre Afrique-Europe des huissiers de justice. Par Estelle VODOUNNOU (Stag.) En prélude à la 6e rencontre Afrique-Europe des huissiers de justice qui se tiendra du 22 au 25 mai prochain, Charles Coovi, président national des huissiers de justice au Bénin, et son bureau ont rendu visite au président de la Cour constitutionnelle. Ils y sont allés recevoir des conseils et orientations auprès de leur hôte pour la réussite de ce colloque. « Il nous a donc donné des pistes de réflexion par rapport au thème qui sera développé à cette occasion. Cette rencontre qui rassemblera chaque délégation des pays africains et de l’Europe s’articulera autour du thème : ‘’Le rôle d’huissier de justice à l’ère de la digitalisation’’ », déclare le porte-parole des huissiers de justice au terme de l’audience. Il promet avec son équipe de prendre en compte les points importants évoqués par le président de la Cour constitutionnelle pour la suite des préparatifs de ce colloque. «Nous sommes sortis satisfaits au terme des échanges. Le président de la Cour constitutionnelle a échangé avec nous sur tous les contours de l’organisation et nous avons reçu de bons conseils et orientations que nous pensons pouvoir appliquer pour la réussite de l’évènement », s’est-il réjoui. Actualités 21 avr. 2022


Stade de l’Amitié Général Mathieu Kérékou : Adieu les bars, des squatteurs s’invitent
Les occupants de la ceinture du stade Général Mathieu Kérékou ont plié bagage, en espérant des mesures d’accompagnement. Mais d’aucuns redoutent déjà l’installation des squatteurs et l’insécurité. Sur l’esplanade du stade de l’Amitié de Cotonou, règne désormais un calme plat. Ils sont partis ceux-là qui tenaient en haleine, de jour comme de nuit, ce coin chaud de la capitale économique. Sous la pression de l’opération de démolition de la ceinture de ce complexe sportif vieux de quatre décennies, les tenanciers de bars et boutiques ont quitté les lieux. Derrière eux, il n’y a que des bâtiments éventrés ou clos selon le cas. Difficile de trouver sur place, ce mercredi 20 avril 2022, un interlocuteur, en dehors des ouvriers occupés à mettre en pièces des murs ou à charger des véhicules de déménagement. « Nous sommes partis puisque le délai est passé », répond à l’autre bout du fil Simon Todédjrapou, président des tenanciers. Dans ce climat de ruine, quelques rares bars restent encore ouverts, sans « Dj »,ni musique. Les gérants, tout en continuant de vider le local, offrent un service minimum à ceux qui viennent se désaltérer. « Il n’y a plus ici que quelques casiers. Tout est déjà emporté à la maison », répond sèchement une gérante qui a requis l’anonymat. Les visages laissent entrevoir de l’anxiété et la pression de «reprendre à zéro». « Nous ne pouvons rien », confie Jacqueline Attindogbé, tenancière de boutique. Celle-ci n’a qu’un seul vœu : bénéficier d’une assistance de l’Etat. « J’ai emporté pour le moment mes effets à la maison. Si l’Etat peut nous aider, on sera soulagés. J’ai des enfants à charge. Je ne pourrai pas payer un loyer de 300 000 Francs Cfa. On n’est pas vraiment organisés pour plaider. On ne se connaît pas vraiment. Chacun est dans sa boutique », ajoute-t-elle. Certains occupants disent s’en tenir aux messages divulgués dans quelques groupes Whatsapp. Cependant, des tractations sont en cours pour des « mesures d’accompagnement ». Les leaders le reconnaissent, même s’ils portent tous des gants. « Les négociations se poursuivent, mais nous n’avons encore rien sous la main », confie Simon Todédjrapou joint au téléphone. Connu pour sa discrétion, le président du Collectif des promoteurs, Bonaventure Bonou, ne lâche pas non plus le morceau. Néanmoins, il reconnaît que des discussions sont en cours. « L’Etat est engagé dans le sens d’accompagner les promoteurs », confie-t-il. Un expert est commis par le Collectif des promoteurs pour évaluer les besoins. Le rapport attendu devra être déposé par ce collectif à l’Office de gestion des stades du Bénin (Ogsb) « pour exploitation ». De nouveaux maîtres des lieux ! Les regards sont désormais tournés vers l’Ogsb pour les travaux. Le nettoyage par des bulldozers est attendu. Entre autres, l’installation de la base de l’entreprise et le démarrage de la construction du pôle commercial et de l’aménagement du parking devront suivre. Mais avant, ce sont de nouveaux maitres qui prennent le contrôle des lieux. Ils sont pour la plupart invisibles et ne se dévoilent qu’à l’abri des regards. Ceux-ci sont soupçonnés de dérober portes, grilles et fenêtres. Les carreaux, cuvettes de Wc, lavabos, voire les ampoules ne leur résistent pas non plus. « Nous sommes confrontés à une insécurité totale. Ce matin, j’ai constaté que les portes ont été enlevées. Le temps que j’aille discuter avec la voisine, je viens de surprendre un jeune qui partait avec une ampoule. On n’a plus le courage de laisser quoi que ce soit ici. Je dois tout vider aujourd’hui », déplore Jacqueline Attindogbé. Cette nouvelle forme d’insécurité est une réalité à laquelle les agents de sécurité font désormais face. Jean N’tcha confesse avoir été agressé, mardi 19 avril 2022, en tentant d’interpeller les «voleurs». « Ils étaient venus enlever les installations électriques. Quand je les ai apostrophés, ils m’ont frappé avec un bâton, me demandant si c’est moi la propriétaire ‘’Adé’’ pour les interpeller. J’ai été blessé au coude », raconte le cinquantenaire. Cette scène est loin d’être isolée. « Comme on le dit, ils viennent finir le job. Ils emportent les matériaux comme les carreaux pour les revendre. Notre travail devient difficile dans ce contexte puisqu’il qu’il n’y a plus de portes, ni de fenêtres. Si vous tenez à les empêcher, c’est la bagarre », ajoute François Sodohadji, un agent de sécurité. D’autres, notamment les conducteurs de taxi-moto et les belles de nuit squattent les boutiques vides. « Des conducteurs de taxi-moto viennent dormir dans les boutiques vides. Venez la nuit et vous les verrez. Les prostituées font de même la ronde vers minuit, avant de trouver des clients », indique Jean N’tcha. La situation préoccupe. A son passage sur les lieux, Bonaventure Bonou a dû joindre certains promoteurs pour s’assurer qu’ils sont demandeurs du démantèlement en cours des matériaux dans leurs boutiques. Son souhait est que l’Ogsb prenne les choses en main, pour éviter que l’esplanade s’offre une mauvaise réputation avant le démarrage des travaux. Environnement 21 avr. 2022


Volet assurance maladie du projet Arch : Tchaourou, Ouèssè, Kandi et Banikoara connectées
Les communes de Tchaourou et Kandi, respectivement dans le Borgou et l’Alibori, ont servi de cadre, vendredi 15 avril dernier, aux cérémonies de remise de cartes biométriques aux bénéficiaires du volet assurance maladie du Projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Il en va ainsi de l’extension dudit volet, gage d’une amélioration de la qualité des soins dans les hôpitaux au Bénin. Le volet assurance maladie du projet Arch suit son extension dans les communes du Bénin, notamment Tchaourou, Ouèssè, Kandi et Banikoara. Vendredi 15 avril dernier, à Tchaourou où les bénéficiaires de la commune de Ouèssè ont également été conviés, ils sont au total 15 272 personnes à officiellement entrer en possession de leurs cartes biométriques. Ce qui leur accorde la possibilité de se faire consulter et soigner gratuitement dans les hôpitaux partenaires de l’Agence nationale de protection sociale (Anps). Le panier des prestations de soins de santé qui leur est proposé, comprend la majorité des pathologies courantes objets de fréquentation des centres de santé ou formations sanitaires au Bénin. Dans sa conception actuelle, a rappelé la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, l’assurance maladie repose sur les valeurs d’équité et de solidarité nationale. Elle vise à lever les obstacles financiers, notamment le paiement direct par les patients eux-mêmes. Il s’agit, a-t-elle insisté, de prendre en charge, sur fonds publics, les frais de santé des personnes qui ne sont pas en mesure de le faire. Présent également à la cérémonie, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, a donné l’assurance que les soins de santé dans le cadre du projet Arch respecteront les normes et standards de qualité. « Ces soins vont soulager les peines de nos populations et réduire leur vulnérabilité », a insisté le ministre. Avec sa collègue, il a donc invité les bénéficiaires à recourir à cette assurance maladie que leur accorde gratuitement le gouvernement du président Patrice Talon. Dans l’Alibori, ce sont les communes de Kandi et Banikoara qui, 24 heures plus tôt, sont également entrées dans la phase d’opérationnalisation du volet assurance maladie du projet Arch. C’est au cours d’une cérémonie au Centre de promotion sociale de Kandi. Le directeur général de l’Anps, Venant Quenum, a expliqué que les bénéficiaires ont été identifiés parmi les pauvres extrêmes. Ils constituent des privilégiés et pourront, à ce titre, jouir d’une prise en charge réelle en matière de soins au niveau des centres de santé publics et confessionnels, sur toute l’étendue du territoire national. Le projet Arch, selon le secrétaire général de la préfecture de Kandi, Razack Bako, est salutaire. Il a souhaité que, dans une synergie d’actions, l’on travaille pour sa pérennité. Actualités 19 avr. 2022


«Memory of today, Memory of the future » : L’œuvre créée au Bénin en route pour l’espace
Fruit de l’imagination de trois artistes africains, « Memory of today, Memory of the future » sera bientôt dans l’espace. Cette œuvre réalisée au Bénin, a été dévoilée, vendredi 8 avril dernier, à l’issue d’une table ronde inédite organisée à cet effet par African Artists for Development (Aad-Fund). Une femme qui se redresse et des signes mythologiques, comme un lien entre le passé et le futur. L’arrière-plan de la toile rectangulaire présente une vue satellitaire de l’Afrique, des astronautes et une constellation d’étoiles, de signes, de symboles… Bienvenue dans le monde Dogon ! Le chef-d’œuvre est dénommé « Memory of today, Memory of the future ». C’est la toute première œuvre d’art africain qui s’envolera dans l’espace. Elle a été dévoilée, vendredi 8 avril dernier, à Paris, au terme d’une table ronde inédite organisée à cet effet par les responsables d’African Artists for Development (Aad-Fund). Il s’agit d’une initiative historique, une première dans l’histoire africaine, spatiale et artistique et imaginée par l’Aad-Fund en partenariat avec Eumetsat et Arianespace. « Memory of today, Memory of the future » sera positionnée sur la coiffe d’Ariane V dans le cadre du lancement, en décembre prochain, du premier satellite d’observation météorologique de nouvelle génération d’Eumetsat. Le but de ce projet d’œuvre d’art à envoyer dans l’espace, c’est d’alerter le monde entier sur un constat qui impacte directement la vie de centaines de millions de femmes et d’hommes sur le continent africain. L’œuvre a été réalisée par Géraldine Tobé et Michel Ekéba de la République démocratique du Congo et Jean-David Nkot du Cameroun, lors d’une résidence artistique à Ouidah. Acteur majeur du processus, le Bénin s’est positionné comme une plateforme des synergies d’actions et des partenariats culturels avec les structures régionales et internationales intervenant dans ce sous-secteur. Ainsi, après avoir coprésidé le jury de sélection des trois artistes ayant réalisé l’œuvre, le gouvernement béninois a organisé en janvier/février 2022, une résidence artistique au cours de laquelle l’œuvre a été créée. Pour le ministre béninois du Tourisme, de la Culture et des Arts, Jean-Michel Abimbola, cette représentation artistique est un symbole de la puissance collective du continent africain. « A la compétition entre les puissances et les industriels pour le contrôle de l’espace, l’Afrique répond par l’union et la solidarité autour d’un satellite qui a vocation à alerter sur le risque environnemental. Si les artistes d’inspirations différentes, venus concourir ont pu produire une œuvre commune, c’est que la puissance de l’Afrique face aux enjeux mondiaux réside dans une synergie d’actions. », ajoute-t-il à l’occasion de la table ronde. Gervanne Léridon, co-présidente du fonds African artists for development, pense également que cette œuvre symbolise beaucoup de choses pour le continent. « Ça symbolise l’avenir, ça symbolise surtout la place que l’Afrique occupe dans le monde du XXIe siècle, c’est-à-dire un geste symbolique, un geste de paix. L’idée, c’était de rappeler aussi, dans l’œuvre de ces artistes, tout le passé, même un passé historique de la création en Afrique », a-t-elle affirmé. Que l’alerte portée par l’œuvre soit vivement entendue. C’est tout le vœu du ministre béninois. Et Jean-Michel Abimbola a bon espoir, car il pense que le langage artistique peut s’avérer plus efficace et produire de l’espoir, que le langage politique. Culture 14 avr. 2022


Audience à la Cour constitutionnelle : une délégation du Cccr chez Joseph Djogbénou
Une délégation du Cadre de concertation des Confessions religieuses s’est rendue au cabinet du professeur Joseph Djogbénou, ce jeudi 7 avril. Il était question pour les membres de faire connaître au président de la Cour constitutionnelle l’existence de leur association. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Le président de la Cour constitutionnelle, le professeur Joseph Djogbénou a reçu à son cabinet une délégation du Cadre de concertation des Confessions religieuses (Cccr). Cette association qui regroupe en son sein trois confessions religieuses à savoir la communauté musulmane, celles chrétienne et endogène est allée se faire connaître de la première autorité de la Cour constitutionnelle. « Nous sommes venus rencontrer le président de la Cour constitutionnelle pour présenter notre cadre et lui dire que nous existons depuis plusieurs années», a souligné Michel Alokpo, porte-parole du Cccr. Il a rappelé que le Cccr n’est pas une nouvelle association mais qu’il existait et depuis un moment. Il est revenu sur les actions menées. « Nous avons œuvré pour la paix pendant des années et organisé des conférences de presse pour apaiser les tensions dans notre pays. Nous avons également organisé un colloque sur la laïcité pour régler la question de la séparation de l’Etat et les confessions religieuses », a-t-il rappelé. Par ailleurs, Michel Alokpo a fait savoir que la question de la laïcité au Bénin a également fait l’objet de leurs échanges avec le professeur Joseph Djogbénou. Une préoccupation qui avait suscité chez eux maintes réflexions après l’événement de Monkpa. «L’événement de Monkpa qui a suscité d’une vive polémique pose le problème de la laïcité dans notre pays et nous sommes venus demander au président de la Cour constitutionnelle de nous éclairer sur le contenu de la laïcité vue par le constitutionnaliste béninois », a-t-il déclaré. Selon les propos du porte-parole du Cccr, le professeur Djogbénou leur a expliqué que c’est un processus et qu’il ne pourrait y avoir actuellement une loi sur la laïcité. La laïcité doit être construite. La loi de 1901 qui régit les associations et les cultes a aussi été au centre des débats. Le Cccr préconise une révision de cette loi au Bénin. La délégation s’est dite satisfaite de ce moment d’échanges avec le président de la haute juridiction béninoise. Actualités 08 avr. 2022


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