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Nouvelles

« L’absence » de Sarah Thiriet: Une création qui peint les tourments de la migration
L’incertitude et l’espoir, le danger et le courage…, la création de Sara Thiriet dénommée "L’absence" est un rouleau de dualités. En résidence à l'espace culturel "Le Centre" au Bénin, l’artiste plasticienne française s’inspire des éléments caractéristiques de la culture et de l’environnement béninois pour aborder la question de la migration.Dans le dédale de la nature et de ses courbes, il affiche un courage inspirant. Mais en dépit de toute l’énergie qu’il déploie, le résultat reste incertain. Puis dans le tourment des vagues de la mer, il est entre espoir et désespoir, hésitation et assurance, foi et incertitude ; tel un homme qui va en aventure sans en connaître l’issue ! Tel un candidat à l’émigration qui est conscient de l’incertitude de l’aventure ! Dans le déroulé des images de la création visuelle de Sarah Thiriet intitulée "L’absence", la dualité est présente à plusieurs niveaux. Après une visualisation assidue, l’on saisit bien pourquoi la dénomination de la pièce symbolise cette même dualité : "L’absence" mais traduit en fon par : "Nukun nido mè" qui signifie : "confiance". Lors d’un atelier d’échanges dans le cadre du programme Work in progress à l’espace Le Centre, la conceptrice partage son expérience. « J’ai voulu réaliser un travail de vidéaste parce que cela me permettait de sortir un maximum et d’aller à la rencontre du pays. L’imaginaire béninois me nourrit pour tout y compris pour ma pratique de volume, de dessins… Mais là l’enjeu, c’était vraiment de saisir l’essentiel. J’étais venue au départ au Bénin avec l’ambition de me nourrir au niveau d’une culture animiste depuis la nuit des temps. Mais suite à la visualisation d’un spectacle de théâtre qui s’appelle "Zone franche" et que j’ai beaucoup apprécié, j’ai compris que la question migratoire était très importante au Bénin. Pourquoi on part et pourquoi on reste ? Du coup, j’ai voulu réunir toutes ces idées dans un travail de vidéaste. Et comme la question migratoire est un phénomène qui prend assez vite une allure dramatique, je propose dans ma création une forme de rituel païen, selon ma conception et avec l’apport d’acteurs béninois qui sont plus ou moins moulés dans la pratique». Pour l’artiste, il s’agit d’une création picturale faite d’images évocatrices. « Ce n’est pas une histoire, c’est un tableau. Nous avons construit un tableau ».

Immersion dans l’environnement béninois

Résidant elle-même au Sud de la France, notamment à Sète au bord de la mer, Sarah Thiriet se retrouve sur les bords de l’Océan Atlantique à Cotonou, comme chez elle. C’est tout à fait normal que ce cadre familier l’inspire et occupe une fonction importante dans sa création. « La mer, dans mon travail, c’est le côté animiste que j’ai nourri. La mer est l’élément de la nature que je relie à l’homme et c’est peut-être par prédisposition naturelle. En général dans mon travail, il est question d’équilibre, de déséquilibre… La mer renvoie à une idée de dangerosité, de fragilité mais aussi de beauté et de transparence. C’est une fenêtre sur le reste du monde. Et c’est pour cela que je l’incarne souvent par des objets en verre; parce que le verre, c’est fragile, c’est dangereux et c’est beau », explique l’artiste. Elle se dit heureuse de l’accueil, en l’occurrence de la bonne collaboration avec les pêcheurs d’Adounko et Avlékété lors du tournage. Et c’est avec plaisir qu’elle réalise la présence d’un pêcheur à l’atelier d’exposition de la création. « J’ai été très flattée de voir un des pêcheurs, visualiser cette création en entièreté. C’était sur son site que nous avons travaillé. Il a très tôt compris qu’il était question d’aller à la rencontre de leur réalité et non de piétiner les habitudes. Il a compris qu’on était respectueux de la difficulté de la pêche, de l’effort physique remarquable. Il est arrivé alors que ce n’est pas forcément son habitude d’aller à des expositions », s’est réjouie l’artiste plasticienne Sarah Thiriet ■
Culture 11 avr. 2023


Bénin : Voici les nouvelles dénominations des ministères après le remaniement technique (album photo)
Le président Patrice Talon a effectué un remaniement technique le 5 avril 2023. Un jeu de chaise musicale ayant permis au ministère de l' Économie et des Finances de récupérer le volet Coopération du ministère des Affaires étrangères. Toutefois, l'appellation Coopération ne transparaît pas dans la dénomination du ministère de l'Economie et des Finances.Voici l'album photo du gouvernement conformément aux nouvelles dénominations des deux ministères concernés par le remaniement technique.   Actualités 08 avr. 2023


Bénin : Consultez la liste des admissibles au concours de recrutement des 700 élèves agents de Police
Le concours de recrutement de 700 élèves agents de Police au titre de l'année 2022, a livré son verdict. Les candidats admissibles sont invités à prendre part à la visite médicale d'aptitude qui va se dérouler en trois phases, du 12 au 26 avril 2023, en fonction du département d'origine des candidats. Lire ci-dessous le communiqué pour plus de détails : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/04/CRT_-Resultats-concours-700-EAP-2022.pdf" title="CRT_ Résultats concours 700 EAP 2022"] Actualités 08 avr. 2023


Promotion de leadership féminin: Le caucus des femmes parlementaires du Bénin en gestation
Les femmes députées de la 9e législature engagées pour la mise en place d’un caucus devant leur permettre d'affiner leur leadership et de mieux défendre leurs intérêts en tant qu’élues du peuple. Un atelier a été organisé à cet effet, en leur faveur les 5 et 6 avril derniers.« Le caucus des femmes parlementaires du Bénin a pour vocation de permettre aux élues béninoises et à l’Assemblée nationale, d’agir ensemble et en solidarité en faveur de la promotion des droits des femmes, de l’égalité des sexes et de la prise en compte du genre par le travail parlementaire». C’est en ces termes que Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale, a expliqué le rôle et la mission du creuset de ses collègues députées femmes. Ainsi, ouvrant les travaux, le numéro 1 de la 9e législature a rappelé aussi les initiatives prises par l'Assemblée nationale, à travers notamment, le vote d’une batterie de lois en faveur des femmes et les actions du gouvernement pour une meilleure implication de la gent féminine dans les organes de prise de décisions. Louis Vlavonou a mis un accent particulier sur le caractère apolitique de ce caucus des femmes parlementaires. Il a exhorté les 29 femmes du Parlement actuel qui vont constituer ce creuset à adopter le consensus dans la mise en place des structures dirigeantes et à s'éloigner des clivages politiques habituels. Il a plaidé pour la formalisation du cadre de collaboration tout en invitant les autres organisations internationales à soutenir les activités de l’institution, notamment du caucus des femmes parlementaires du Bénin. Le président Louis Vlavonou a remercié l'Institut international républicain (Iri) et le Wrop-Bénin pour leurs soutiens technique et financier sans lesquels l’atelier ne pouvait se tenir. Pour sa part, le représentant résident de l'Iri, David Thiriby, s'est dit heureux de soutenir l'initiative devant conduire à la mise en place du caucus des femmes parlementaires du Bénin qui, selon lui, constitue un excellent creuset de renforcement des capacités des femmes parlementaires. Il a émis le vœu que l'impact des actions de ces femmes membres du réseau qui sera mis en place soit reconnu et salué de tous à la fin de la 9e législature en 2026. Impacter le Parlement En tant que défenseure des droits des femmes, la présidente de Wrop-Bénin, Venise Falola Djogbénou, s'est réjouie de ce qu'un nouveau jour s'est levé pour les femmes béninoises en général et celles parlementaires en particulier. Elle leur a réitéré le soutien de son organisme afin que leurs actions s'inscrivent dans la dynamique d'un défi majeur : celui de jouer un rôle déterminant dans l'élaboration et la mise en œuvre des lois et politiques importantes relatives à l'équité, voire à l'égalité du genre, à l'autonomisation de la femme et sa représentativité dans toutes les instances de prise de décisions, à la promotion des droits et du leadership de la femme béninoise. Pour Djima Fatahou, directeur de l'Institut parlementaire du Bénin (Ipab), initiateur de l’atelier, ce séminaire est le couronnement d'un certain nombre d'actions engagées par la 8e législature avec plusieurs partenaires stratégiques. L’objectif, souligne-t-il, est notamment de renforcer la capacité des femmes parlementaires du Bénin dans le cadre de la mise en œuvre de leur mission constitutionnelle avec pour finalité la mise en place d'un caucus devant leur permettre d'affiner leur leadership et de mieux défendre leurs intérêts. Les travaux ont été meublés par une série de communications. Celles-ci portent entre autres, sur : la nécessité et l'utilité de la création du caucus des femmes parlementaires du Bénin; le partage d'expériences sur le fonctionnement des caucus des femmes parlementaires de la sous-région, l'examen du projet de texte du caucus des femmes parlementaires du Bénin sans oublier le développement du leadership et du management féminin en milieu politique ■ Actualités 07 avr. 2023


Lotissement au Bénin : Tonato fait une sommation aux cabinets de géomètre et d’urbaniste
Des cabinets de géomètre et d'urbaniste ont jusqu'au vendredi 14 avril 2023 pour déposer leurs documents techniques actualisés des opérations de lotissement/remembrement urbain dans les communes. Malgré les multiples relances de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, certains cabinets ne se sont pas exécutés obligeant l'autorité à leur « lancer un dernier appel ». Lire le communiqué signé du ministre José Tonato : [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/04/Communique-n°272-MCVDD.pdf" title="Communiqué n°272-MCVDD"] [embed]https://twitter.com/gouvbenin/status/1643916498581221377?s=20[/embed] Actualités 06 avr. 2023


Tourisme en Chine: Le « Great wall » vaut toujours le détour
Ceux qui ont déjà visité la Grande muraille de Chine ne rechignent jamais à la parcourir à nouveau. L’effort physique imposé par le trajet trouve sa consolation dans la contemplation de l'architecture des lieux et la vue panoramique sur le paysage voisin et la ville.« Celui qui a gravi la grande muraille de Chine, est un homme brave. » Les guides de tourisme chinois aiment rappeler ces mots de Mao Zedong avant l’entame de la visite à la grande muraille de Chine. Une manière sans doute de leur doper le moral pour les engager à finir ce parcours du combattant entre les marches et l’énorme étendue de pierre, jadis érigée comme une muraille défensive contre les ennemis et les envahisseurs. L’étonnante construction avec ses marches et ses pierres se laisse franchir, mais à pas difficiles. A mesure que le visiteur franchit les hauteurs, son souffle le lâche mais l’envie d’aller au bout du parcours, de découvrir les temples qui jouxtent la muraille motive à poser un pas, à s’adosser au massif de pierres pour reprendre de l’énergie, puis à poser un autre. Toujours aussi solide qu’à ses premiers jours, le « Great wall » comme on l’appelle voit s’entremêler en son sein, visiteurs chinois et étrangers qui s’échangent regards, sourires et amitié. Frais comme à l'accoutumée, le vent de Pékin s’invite aussi à la fête et se fait plus imposant à mesure que la vue verdoyante qui ceinture la muraille se laisse apprécier. « C’est l’une des merveilles de l’Empire du Milieu. J’aime particulièrement la vue magnifique, verdoyante surtout au printemps, en automne et en hiver ». Zou Luin, 25 ans, en est à sa troisième visite mais il ne boude pas son plaisir et c’est en courant avec ses amis et en prenant des images en souvenir qu’il franchit les marches. Pour ce troisième passage, son centre d’intérêt, c’est le paysage. A la précédente visite, il avait été fasciné par les pandas.

Fascination et challenge

Pour d’autres, franchir cette géante architecture et parvenir à son sommet relève parfois d’un challenge. « Je n’ai jamais vraiment rencontré de défi important pendant le Ramadan. Peut-être parce que je ne l’ai jamais passé ailleurs que dans le confort de ma famille. C’était la première fois et ce fut difficile. Mon pouls battait. Ma gorge séchait. Mon estomac se soulevait. Mais je ne pouvais pas abandonner et boire de l’eau n'était pas une option. Si vous escaladez la Grande muraille, vous êtes un héros, a déclaré le président Mao. Je suis donc un héros, surtout que je l’ai franchie en temps de jeûne », expose bras en l’air, Talibeh Hydara, journaliste gambien au bout de l’exercice. La Grande muraille est la plus grande et la plus vieille structure de par sa taille à travers le monde. Elle laisse voir des balises, des barrières, des garnisons, des temples… Elle allie aussi art et décoration. Des dieux et des écritures symboliques apparaissent sur plusieurs portes et même aux murs. Une ingénierie haut de gamme que la Chine s’emploie à préserver et qu’elle prend du plaisir à présenter à ses visiteurs. Visiter la grande muraille tend à devenir une tradition, si non un passage obligé pour tous ceux qui visitent la capitale du pays. Forteresse imprenable et défensive des siècles antérieurs, elle est devenue un lieu de haut tourisme et figure sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité classé par l’Unesco depuis 1987 sous le N° 438. « Tout le long de la Muraille, des tours se succèdent. Elles servaient à transmettre les informations (par des signaux de fumée pendant la journée et des feux pendant la nuit). Ces moyens de communication étaient sans doute les plus performants avant l’usage de l’électricité. Un message pouvait être transmis à plus de 500 km en quelques heures, explique Hu Jiliang, guide pour les journalistes étrangers en séjour à Beijing et en visite ce jour-là. On doit la construction de l’édifice à plusieurs dynasties, indique-t-elle ■
Culture 06 avr. 2023


Dr Fifamè Houssou Gandonou, pasteure et spécialiste en féminisme: « La protection de la femme est urgente parce qu’elle est une personne vulnérable … »
Auteure des ouvrages « Les fondements éthiques du féminisme: réflexion à partir du contexte africain » et « La violence sexuelle parmi les adolescents : une réflexion théologique et éthique », Dr Fifamè Fidèle Houssou Gandonou est pasteure de l’Église protestante méthodiste du Bénin, depuis 1998. Cette militante des droits humains, présidente d’Ong et directrice de complexe scolaire à Porto-Novo, apprécie positivement les nouvelles lois protectrices de la gent féminine et propose des compléments d’actions. La Nation : Pasteure et féministe, n'est-ce pas deux professions incompatibles puisque a priori, le pasteur est pour tous les chrétiens, hommes et femmes ? Dr Fifamè Houssou Gandonou: Comme vous le dites si bien, beaucoup pensent que les deux professions sont opposées, incompatibles. En réalité, en tant que pasteure féministe, nous pensons qu'elles se complètent et ont bien plus en commun qu'on ne l'imagine, surtout par rapport à la justice sociale. La Bible rend compte du salut pour tous en Jésus Christ. Et lorsque nous la lisons, les thèmes de justice et de dignité pour l'humanité nous interpellent. L’attitude de Jésus vis-à-vis de la femme participe à cette mission de libération. C’est vrai que le féminisme porte plusieurs définitions et traîne également plusieurs connotations négatives. Or, le féminisme développe une approche qui n’est plus isolée et individuelle. Geneviève Fraisse précise clairement la vision du féminisme quand elle déclare, l’égalité entre les sexes est l’utopie nécessaire du féminisme. En tant que chrétienne, pasteure, notre féminisme est préoccupé par la dignité et les droits de tout être humain, femme ou homme. Quels que soient notre sexe, notre nationalité, notre religion, nos compétences ou toute autre chose, nous sommes tous et toutes dignes de contrôler nos vies, d'être rétribués de manière égale pour le travail que nous accomplissons et d'avoir les mêmes chances de connaître le bonheur et le succès dans la société qui est la nôtre. C’est pourquoi au-delà du discours, le féminisme doit se traduire dans les actions concrètes. Au-delà du discours revendicatif, il s’oriente vers le vécu des femmes elles-mêmes en vue d’un changement. Dans ce sens, nous faisons nôtre la pensée du Cercle des Théologiennes africaines engagées : passer progressivement d’une théologie de la revendication et de la protestation à une théologie de la créativité et de la vitalité inventive qui prône l’avènement d’une femme capable de construire une nouvelle société, d’imaginer un avenir radicalement différent de notre présent.

Vous menez depuis quelques années une campagne contre les violences. Qu’en est-il concrètement ?

L’inégalité des sexes dans la société est l’une des principales variables auxquelles l’on peut relier les violences faites aux femmes. Ces violences constituent un problème crucial de développement et affectent la femme dans sa dignité. Un certain nombre de violences dont sont victimes les femmes et les filles à travers le monde et principalement en Afrique subsaharienne sont souvent banalisés au sein des églises. Parfois, une certaine lecture de la Bible est faite pour stimuler et renforcer ces violences. Les femmes, aujourd’hui, sont encore limitées à une vie de dépendance; certaines vivent au quotidien des violences multiformes (viols, harcèlements, bastonnades, brimades, enlèvements, mutilations sexuelles…) ; des petites filles sont livrées au commerce sexuel. Des questions qui se posent sont celles de savoir : qui sont les véritables acteurs des violences faites aux femmes ? Est-ce les hommes ou les femmes elles-mêmes ? Est-ce la culture ou l’éducation ou encore la religion ? Quelles en sont les séquelles sur les femmes et les conséquences sur la société entière ? Que font l’Etat et l’Église pour remédier à ces violences ? Quelles sont les lois qui protègent contre ces violences ? Voilà pourquoi, écrire et nous engager pour un monde sans viol ni violence en collaboration avec l’Ong Déborah a été le plus grand geste que nous puissions accomplir pour unir notre engagement pastoral au féminisme. Il y a toutes sortes de manières d'être pasteure et féministe : la nôtre, c’est en écrivant, en soutenant la « campagne de jeudi en noir, du Conseil œcuménique des églises (Coe) ». La campagne « Thursdays in Black » ou « Jeudis en Noir » est simple mais profonde. Elle consiste à porter des vêtements noirs, tous les jeudis, porter un badge et montrer ainsi que vous faites partie du mouvement mondial qui s'érige contre les attitudes et les pratiques autorisant le viol et la violence, rendre hommage aux femmes qui résistent à la culture de l'injustice et de la violence et encourager d’autres à rejoindre la campagne. Le noir a souvent été utilisé avec des connotations diverses et de façon négative. Dans le cadre de cette campagne, le noir représente la couleur de la résistance et de la résilience. En dehors de cette campagne de Jeudis en noir, nous organisons aussi des Echanges et Apprentissage avec et pour les adolescents (es) et jeunes : Rien pour nous sans nous. Nous organisons aussi des activités de sensibilisation, d’information et de communication pendant les 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre. Cette campagne annuelle internationale démarre le 25 novembre, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes, et prend fin le 10 décembre, qui marque la Journée des droits humains.

Votre lutte reçoit un soutien de taille avec les dernières lois votées et l'élan du gouvernement à protéger davantage la femme. Quelles observations faites-vous sur ce nouveau cadre légal ?

Comme vous le dites bien, le vote de ces lois constitue un nouveau cadre légal pour réduire les violences faites aux filles et aux femmes et leur vulnérabilité. C’est un exploit qui est fait mais il reste encore à faire à savoir: sensibiliser les femmes et la société béninoise à la portée de ces lois, veiller à la maitrise de ces lois et à leur mise en application, identifier et maitriser les diverses lois qui préviennent et réprimandent ces violences, échanger sur les impacts de ces lois sur la communauté et réduire les écarts entre ces lois et les réalités sur le terrain.

Insistez-vous sur l’importance de la protection de la femme ?

La protection de la femme est urgente parce qu’elle est une personne vulnérable. Elle est celle qui porte la vie. Il n’y a pas de développement sans la femme. C’est en étant vis-à-vis et des collaborateurs que l’homme et la femme pourront accomplir leur mission sur terre et dans la société. C’est en allant à l’école de Jésus qui n’a fait acception de personne que la promotion des droits de la femme et sa protection seront une réalité. C’est par les principes de l’éthique qui voudraient que les êtres humains (femme et homme) soient égaux. C’est donc une motivation éthique qui donne sa force au respect et à la promotion de la femme. Elle veut que lui soit reconnue la dignité inaliénable de l’être humain. Les comportements immoraux vis-à-vis de la femme sont en grande partie le fruit d’une absence d’éducation à l’éthique; une telle éducation, en effet, permet de prendre en compte la différence et de l'utiliser pour l'épanouissement de tous et de toutes. C’est-à-dire que la femme doit être utile à la société et dans son rapport avec l'homme, la reconnaissance de son existence et de ses droits n’est pas à négocier mais doit être une réalité. Elle ne peut pas être dans un rapport où elle se sent absente. Si la femme est vue comme le sujet dont la société a besoin pour son développement aux côtés de l'homme, elle ne doit plus être considérée comme citoyenne de seconde zone appelée à satisfaire ses propres besoins et ceux des hommes, mais comme une personne avec laquelle entretenir une relation de communication, de coopération et de partage. Dans le discours du féminisme, nous relevons une éthique de l'égalité, une éthique de la liberté, une éthique de la dignité et une éthique de la responsabilité. Ces notions d'égalité, de liberté, de dignité et de responsabilité traversent toute la Bible, de la Genèse à l'Apocalypse. Et donc, le féminisme n'est qu'un mouvement qui rappelle que ces notions doivent être le partage de tous, et particulièrement il veut que la femme, tout comme l'homme, soit un sujet actif de la société.
Société 06 avr. 2023


Exécution budgétaire: 934,28 milliards consacrés aux investissements en 2022
L’Etat a dépensé un montant de 2 242,56 milliards F Cfa en 2022 dont 934,283 milliards pour les investissements (41,7 %), d’après le Rapport d’exécution au 31 décembre du budget de l’Etat, gestion 2022.Les crédits consommés au cours de l’année 2022 ressortent, en engagement et en ordonnancement, respectivement à 2242,560 milliards F Cfa et 2 200,519 milliards, d’après le Rapport d’exécution au 31 décembre du budget de l’Etat, gestion 2022 (Rapex, mars 2023). En termes de pourcentage, ces dépenses représentent respectivement 98,3 % et 96,6 % de la prévision annuelle actualisée de 2 278,093 milliards F Cfa. Les dépenses de l’Etat exécutées sont dédiées aux travaux d’investissements productifs et à l’amélioration des conditions de vie de tous les citoyens, notamment les appuis aux commerçants et aux citoyens qui font face aux effets négatifs des crises actuelles (guerre russo-ukrainienne et inflation) et les populations les plus démunies, indique le document du ministère de l’Economie et des Finances. Ressortant à 934,283 milliards F Cfa, les dépenses d’investissement portent essentiellement sur la construction de routes et de pistes rurales, l’aménagement du cadre de vie, la construction ou la réhabilitation de salles de classe, des hôpitaux et centres de santé, l’encadrement des agriculteurs et des éleveurs pour accroître leur rendement, les travaux de construction de points d’eau, l’achat des machines pour produire plus d’électricité et diminuer son coût, etc. Ainsi, l’argent de l’Etat a été consacré aux investissements à hauteur de 41,7 %, aux salaires de ses employés à 19,8 %, aux transferts aux ménages ainsi qu’aux services autonomes à 19,6 %, au paiement des pensions aux retraités à 3,9 %.

Charges ordinaires

Les dépenses ordinaires sont exécutées à hauteur de 1172,770 milliards F Cfa, en ordonnancement, soit une hausse de 144,178 milliards par rapport à leur niveau de 2021. Les dépenses en capital s’établissent à 937,049 milliards F Cfa contre 718 350,6 milliards F Cfa de titres ordonnancés à fin 2021. Les charges de fonctionnement de l’administration publique (achat de fournitures, matériels de bureau, équipements et entretien des appareils et véhicules de l’Etat…) ont coûté 153,612 milliards F Cfa, les salaires des employés de l’Etat atteignent 440 milliards F Cfa, les pensions des agents de l’Etat admis à la retraite sont prises en charge à hauteur de 87,492 milliards F Cfa, détaille le rapport. Les intérêts sur la dette publique (intérieure et extérieure) sont payés pour 178,665 milliards F Cfa, correspondant à 85,3 % de la prévision annuelle de 209,439 milliards. Quant aux dépenses de transfert, elles sont chiffrées à 438,92 milliards F Cfa et concernent la prise en charge des personnes âgées, des handicapés et hémodialysés, des bourses, de la gratuité de la césarienne, des cantines scolaires, des repas dans les prisons civiles, des subventions aux entreprises publiques, aux agences et autres. A fin décembre 2022, les recettes mobilisées par les services publics se sont établies à 1 694,261 milliards F Cfa. Pour continuer à réaliser les projets d’investissement et pouvoir rendre les services aux citoyens, l’Etat a dû contracter de nouvelles dettes qui s’élèvent à 1 356,787 milliards F Cfa. A cette date, les remboursements des prêts contractés par l’Etat ont atteint 420,959 milliards F Cfa. Répartition des dépenses du budget de l’Etat, par nature économique Source : MFE (Version citoyenne du Rapex, mars 2023) Les secteurs qui concentrent les dépenses en capital sont notamment les infrastructures, le cadre de vie, I’eau et assainissement, enseignement technique, la santé, I’agriculture, l'énergie et le numérique, etc.
Economie 06 avr. 2023


Samuel Atindogbé au sujet de la plateforme ‘’Bline Africa’’: « Nous simplifions et améliorons l'accès aux produits et services essentiels… »
La plateforme ‘’Bline Africa’’ offre des services dans tous les secteurs de l’économie et des solutions modernes pour répondre aux demandes des utilisateurs. Dans cette interview, Samuel Atindogbé, manager de la start-up ‘’Bline’’ ayant conçu ladite plateforme évoque les solutions de cette innovation à l’ère du digital.

Vous êtes le manager de la start-up ayant conçu la plateforme ‘’Bline Africa’’. Présentez-nous davantage cette innovation.

Cette plateforme est dénommée ‘’Bline Africa’’. En effet, nous sommes une start-up cofondée par trois jeunes africains, vivant en Allemagne. Il s’agit de Lucien Okouagbé de nationalité togolaise, Abdourahamane Salim de nationalité kényane et Renaud Martins de nationalité béninoise. Notre plateforme a été spécialement conçue pour le marché africain et se concentre sur l'aide aux personnes pour trouver et réserver des produits et services.

Quelles sont les solutions qu'apporte cette innovation ?

Nous simplifions et améliorons l'accès aux produits et services essentiels. Aujourd’hui, tout le monde ou presque a un smartphone. Nous avons voulu nous servir de cet outil pour permettre aux utilisateurs d’avoir un accès facile aux produits et aux professionnels qualifiés et ce, depuis le confort de leurs maisons ou lieux de travail. Vous avez la possibilité de choisir la date, l’heure, le lieu, le prestataire ou le vendeur pour chaque commande effectuée sur la plateforme. Cette flexibilité se traduit aussi par une multitude de moyens de paiements disponibles (Mobile money, Flooz, masters carte et autres). Nous priorisons aussi la transparence. Les clients et prestataires sont informés en temps réel de la progression de chaque commande du début jusqu’à la fin de celle-ci. Enfin, nous permettons aux petites, moyennes et grandes entreprises de proposer leurs services et produits sur notre plateforme, afin d’avoir une visibilité internationale, d’augmenter leurs ventes et par la même occasion leurs revenus.

Quels sont les domaines dans lesquels cette plateforme intervient ?

La particularité de notre application, c’est qu’elle est multisectorielle. Nos portes sont grandement ouvertes à toutes les personnes. Nous avons des catégories dans la restauration, le tourisme, l’électroménager, les salons de beauté et de coiffure, les artisans (électriciens, maçons, plombiers, menuisiers, etc.), les services juridiques, les locations de voitures et d’appartements meublés, les formations, l’agroalimentaire pour ne citer que celles-ci.

Quelle garantie offrez-vous en matière de fourniture de vos services ?

Nous travaillons en étroite collaboration avec nos prestataires de services et fournisseurs de produits au niveau local afin de nous assurer que les produits et services que nous offrons sont fiables, sûrs et faciles à utiliser. De plus, avant de rendre visibles les produits d’un marchand ou d’un prestataire de services sur la plateforme, nous procédons à certaines vérifications pour nous rassurer de la compétence et de la qualité des produits et services.

Quels sont les impacts de cette innovation sur les consommateurs ?

L'impact de notre innovation sur les consommateurs est positif et immédiat. Vous avez la possibilité d’avoir accès à une multitude de produits et services en une même application, et donc vous gagnez énormément en temps lorsque vous utilisez notre solution. Le consommateur peut désormais comparer les prix de différentes offres et faire son choix en fonction de son budget pour le service ou le produit désiré. Le consommateur note le prestataire à la fin de chaque prestation et donc d’une certaine manière, fait entendre sa voix et son avis. Ce qui n’est pas possible lors d’une transaction physique. Il y a donc une transparence sans précédent dans le processus et qui encourage les prestataires à bien honorer les demandes des clients afin d’être mieux notés sur la plateforme. Mieux vous êtes noté par les utilisateurs et meilleure est votre visibilité sur l’application.

Qu'est-ce qui vous motive à être le solutionneur des défis liés aux Tic ?

Notre inspiration d'être la solution aux défis liés aux services quotidiens en Afrique provient de notre conviction que la technologie peut être une force de transformation pour l'Afrique. Nous sommes convaincus que la technologie peut contribuer à améliorer l'accès aux services quotidiens et à faciliter la vie des Africains. Nous nous efforçons d'exploiter les avantages de la technologie pour l'Afrique et de développer des solutions innovantes qui améliorent la qualité de vie des gens. Le gouvernement, depuis quelques années, investit énormément dans la transition numérique du Bénin et nous aimerions aussi apporter notre pierre à l'édifice. ■ Par Isidore A. GOZO
Numérique 05 avr. 2023


Marché des titres publics dans l’Uemoa: Les Etats mobilisent 2 022,9 milliards au premier trimestre 2023
Les Etats de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont mobilisé 2 022,9 milliards au premier trimestre 2023 sur le marché des titres publics, après un total de 8 476,9 milliards F Cfa en 2022 au titre du financement des budgets, d’après le Conseil des ministres de l’Umoa du 31 mars 2023. Au regard de l’évolution récente, le Conseil a échangé sur les actions en vue de dynamiser le marché des titres publics dans l’Union, précise le communiqué de presse rendu public au terme de la session ordinaire tenue au titre de l’année 2023, dans les locaux de la Bceao à Dakar au Sénégal. En effet, le marché régional des titres publics est caractérisé par des conditions de financement des Etats devenues « moins accommodantes, à la fois sur les compartiments des bons et des obligations du Trésor, avec des taux d’intérêt et de rendement moyens pondérés en hausse », selon le Rapport sur la politique monétaire dans l’Umoa (Bceao, décembre 2022). La gestion des finances publiques des Etats membres serait caractérisée par une expansion budgétaire en 2022. Il est noté une dégradation du déficit budgétaire, base engagements, dons compris, qui se situe à 6,8 % du produit intérieur brut (Pib) à fin décembre 2022 contre 5,4 % un an plus tôt. Cette évolution résulte notamment d’une augmentation des dépenses des Etats, en liaison avec les mesures de lutte contre la vie chère et la poursuite des programmes d’investissement, justifie le Conseil des ministres. Une consolidation progressive dans les finances est projetée à partir de cette année, grâce aux efforts attendus des Etats pour une réduction progressive du déficit budgétaire qui ressortirait à 4,1 % du Pib en 2023 et à 3,0 % du Pib en 2024, afin de préserver la stabilité extérieure de l’Union. C. U. P. Economie 05 avr. 2023


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