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Nouvelles

Agriculture dans la Cedeao: Le mécanisme de lutte contre les mouches des fruits présenté
Il sera présenté aux participants de l’atelier qui s’est ouvert, ce mardi 28 mars à Cotonou, le mécanisme de surveillance et de veille phytosanitaire du Système régional innovant de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’ouest (SyRimao). Ce système se veut un instrument de suivi des productions de mangue dans les bassins de production, de veille et d’évaluation des taux d’infestation.D’un coût global de 13,9 millions d’euros et prévu pour une durée de quatre ans, le projet Système régional innovant de contrôle des mouches des fruits en Afrique de l’ouest (SyRimao) sera présenté au cours de la rencontre qui s’est ouverte, ce mardi 28 mars à Cotonou. Il permet de finaliser tous les protocoles de recherche et diffuser les résultats des techniques utilisées à grande échelle, de renforcer les capacités des acteurs aussi bien du public que du privé sur la nouvelle règlementation phytosanitaire de l’Union européenne. En cours de mise en œuvre depuis deux ans, le SyRimao a déjà obtenu des résultats concrets. Selon Alain-Sy Traoré, directeur de l’Agriculture et du Développement rural de la Cedeao, au 31 décembre dernier, il a déjà enregistré la formulation de deux technologies en produits finis de lutte, qui ont été testées en plein dans cinq pays, la formation de 236 techniciens et de plus de 463 inspecteurs phytosanitaires, l’appui à la mise en place de quatre mécanismes de financement de la filière, l’acquisition et l’installation de matériels de surveillance dans 34 zones de production, etc. Au regard de ces premiers résultats, Dossa Aguèmon, directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, tout en exprimant sa fierté, a reprécisé les finalités du SyRimao. « Ce système se veut un instrument de suivi des productions de la mangue dans les bassins de production, de veille, d’évaluation des taux d’infestation, de lancement d’alerte auprès des différentes catégories d’acteurs de la filière. Cette perspective de gestion globale de la protection des végétaux contre les mouches des fruits devra permettre à terme de réduire les interceptions des exportations vers l’Union européenne et ailleurs, d’améliorer les revenus des producteurs de fruits et légumes, de renforcer la sécurité alimentaire et de réduire la pauvreté dans l’espace Cedeao», a-t-il indiqué. Le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche profite pour faire l’historique de ce projet salvateur. En effet, de manière concrète, les pertes de production dues aux mouches de fruits varient de 60 à 80 % selon les bassins de production, soit un manque à gagner d’environ cinq milliards F Cfa pour les producteurs déjà confrontés à des conditions de vie relativement difficiles. C’est ce qui a motivé la Cedeao à initier avec l’Union économique et monétaire ouest-africaine le projet de soutien au plan régional de lutte contre des mouches de fruits en Afrique de l’ouest (Pmlf). Selon Dossa Aguèmon, ce projet, cofinancé avec le concours de l’Union européenne et de l’Agence française de développement, a été mis en œuvre par la Cedeao pour gérer le problème des mouches des fruits aux niveaux régional et national, pour mutualiser les approches stratégiques, les méthodes de monitoring et d’intervention et la diffusion des résultats de la recherche de façon uniforme dans l’ensemble des pays affectés par ce fléau ■ Actualités 29 mars 2023


Dispositif minimum d’urgence pour les besoins de Ssr: L’état de préparation du Bénin évalué
Le Bénin veut se doter du Dispositif minimum d’urgence (Dmu) pour les services et soins de Santé sexuelle et reproductive pour mieux répondre aux besoins des couches les plus vulnérables en situation d’urgence. Pour s’assurer que tous les paramètres sont pris en compte, les acteurs impliqués dans le processus évaluent, avec l’appui de l’Unfpa, l’état de préparation du pays, à la faveur d’un atelier qui se tient du 28 au 30 mars, à Grand-Popo.L’intégration des soins de Santé sexuelle et reproductive (Ssr) dans le Dispositif minimum d’urgence (Dmu) est essentielle pour répondre aux besoins des populations les plus vulnérables, en situation d’urgence, surtout les filles et les femmes exposées à un fort risque de violence sexuelle, de grossesse non désirée et de complications obstétricales. Le Bénin veut se doter de ce dispositif et s’y attelle depuis plusieurs mois. Mais quelles sont les capacités du pays à disposer d’un tel outil ? C’est à cette interrogation que les parties prenantes du processus tentent de répondre, en évaluant l’état de préparation du pays au Dmu, à travers un atelier de deux jours ouvert, ce mardi 28 mars, à Grand-Popo. L’évaluation de l’état de préparation qui donne un aperçu de la capacité du pays à maintenir l’accès aux services essentiels de Ssr est la première étape du processus de mise en place du Dmu qui est un ensemble d’actions minimales à mettre en œuvre en début de crise dans les 48 heures, dans le but de contribuer à réduire la mortalité et la morbidité liées à la Ssr. « L’atelier a pour but de contribuer au renforcement des capacités nationales de gestion des risques de vulnérabilité aux catastrophes naturelles et anthropiques. Il vise à consolider la mise en place d’un Dmu pour assurer la continuité des soins de Santé sexuelle et reproductive en situation de développement comme en situation d’urgence au Bénin », explique Richmond Tiemoko, représentant résident du Fonds des Nations Unies pour la population (Unfpa). Au cours de cette évaluation, la trentaine de participants est appelée à identifier les domaines clés nécessitant des améliorations et des actions à mettre en œuvre pour faire durablement face aux situations d’urgence et créer des mécanismes de résilience. « C’est notre obligation, à travers cet outil, de garantir l’accès à des soins de Ssr de qualité à toutes et à tous en le rendant disponible même dans les situations d’urgence. Notre mission au cours de cet atelier consistera à remplir le questionnaire d’évaluation, convenir d’un Plan national de préparation du Dmu pour les soins de Ssr, identifier les sources de financement possibles pour la mise en œuvre du Plan d’actions national, et planifier le suivi de l’exécution du Plan d’actions de préparation à la mise en œuvre du Dmu », détaille le représentant résident.

Outil attendu par le gouvernement

Casimir Etchicha, directeur adjoint de l’Agence nationale de la protection civile (Anpc), rappelle que la mise en place de ce dispositif est en adéquation avec la vision du gouvernement. « Cet atelier permettra d’effectuer une évaluation des risques à tous les niveaux (national, départemental, communal et local) afin d’identifier les risques d’événements dangereux dans le pays ; d’évaluer l’état actuel de préparation en matière de Santé sexuelle et reproductive et la capacité de mettre en œuvre le Dispositif minimum d’urgence ; ce qui permettra d’identifier les points forts et les domaines à développer pour la prestation des services du Dmu ; de prioriser les actions nécessaires en élaborant et en mettant en œuvre des stratégies et des plans d’actions multisectoriels comportant des actions prioritaires permettant d'améliorer la préparation à la mise en œuvre du Dmu », poursuit Casimir Etchicha. « Ainsi, dit-il, le gouvernement et les autres parties prenantes nationales, surtout les acteurs de la gestion des risques de catastrophe ont besoin de plans bien précis, de personnel formé, des équipements et de responsabilités spécifiques sur les voies et moyens de fournir des soins aux personnes les plus exposées aux risques ». Les acteurs espèrent que cet atelier sera un espace d’échanges et de partage des expériences et meilleures pratiques afin de renforcer la réponse en matière de Ssr dans les situations d’urgence au Bénin. Outre Richmond Tiemoko et Casimir Etchicha, les participants ont bénéficié du soutien de Borry Jatta, conseiller régional de l’Unfpa pour les questions humanitaires en Afrique de l’Ouest, et de l’Agence nationale des Soins de santé primaires (Anssp).
Société 29 mars 2023


Occupation des zones humides: Deux mois pour libérer les berges du Lac Nokoué
Face aux constats d'occupation anarchique, illégale et contraire à la nature des berges et rives des plans d'eau au Bénin, le gouvernement a décidé d'agir. Les occupants de ces milieux sont appelés à quitter les lieux au plus tard le 31 mai 2023.Le compte à rebours a commencé pour la libération des zones humides du Grand Nokoué. Un communiqué en date du 22 mars 2023, signé par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, et le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a martelé que "les espaces publics naturels, occupés par des habitations et/ou des activités économiques quelconques, doivent être entièrement libérés au plus tard le 31 mai 2023". « Les maires des communes du Grand Nokoué, les chefs d'arrondissement et les chefs de quartier de ville et de village concernés sont dès lors invités à relayer les présentes instructions auprès de leurs administrés, par tous les moyens dont ils disposent et d'en assurer le strict respect », ajoute ledit communiqué. [caption id="attachment_94547" align="alignnone" width="452"] Malgré les investissements en cours pour la gestion
des eaux pluviales à Cotonou...[/caption] En effet, selon les constats faits par les ministres concernés, une prolifération préoccupante de l'occupation anarchique, illégale et contraire à la nature des berges et des rives de nos plans d'eau a été observée. Les plans d'eau concernés sont notamment le chenal de Cotonou, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo. Les ministres José Tonato et Gaston Dossouhoui ont souligné que des activités économiques polluantes de diverses natures, des déversements d'eaux usées et de déchets solides ainsi que des constructions se développent, dégradant ainsi l'environnement biophysique, polluant ces différents plans d'eau et mettant en danger la vie et la sécurité de nos paisibles populations. « Des cessions frauduleuses de ces espaces relevant du domaine public de l'Etat sont organisées au mépris de la législation et de la réglementation en vigueur », insistent-ils. Ces pratiques sont pourtant contraires au code foncier domanial, à la loi-cadre sur l'environnement et la loi n° 2018-10 du 2 juillet 2018 portant protection, aménagement et mise en valeur de la zone du littoral. Ainsi, en plus de l’annonce de la libération de ces espaces d’ici deux mois, le gouvernement a aussi averti: « les contrevenants de déversements de déchets solides et d'eaux usées sur les rives et les berges de nos plans d'eau sont passibles de sanctions pénales et les auteurs des cessions frauduleuses de tout domaine public. Les sanctions vont suivre désormais, pour que force reste à la loi ».
Environnement 29 mars 2023


Enlevé par ses ravisseurs : Le directeur du Ceg Effèhouté à Kétou libéré
Enlevé par des individus armés non identifiés, Salomon Adimi, directeur du Collège d’enseignement général (Ceg) d’Effèhouté dans la commune de Kétou, a été libéré. Ses ravisseurs ont fini par le relâcher après environ une semaine de garde. L’information de la libération de l’enseignant des Sciences de la vie et de la Terre (Svt) est confirmée par plusieurs sources du département du Plateau. Seulement, pour l’instant, personne ne sait encore s’il a payé une rançon à ses ravisseurs qui réclameraient 20 millions F Cfa avant de le laisser libre. Rappelons que Salomon Adimi a été enlevé dans la nuit du mardi 21 mars dernier à Kétou. Il a été kidnappé, selon certaines indiscrétions, alors qu’il était en train de dîner avec son épouse dans une cafétéria. Les deux ont été brusquement encerclés par un groupe d’hommes armés non identifiés. Les ravisseurs ont laissé la dame et ont pris la fuite avec le directeur du Ceg Effèhouté en direction de la frontière Bénin-Nigeria. Salomon Adimi a été nommé à ce poste à Kétou en 2022. Les diverses actions des uns et des autres pour la libération, sain et sauf, de l’enseignant ont porté leurs fruits. Actualités 28 mars 2023


Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle: Cap sur la deuxième édition prévue pour mai prochain
Le ministère du Numérique et de la Digitalisation organise, les 11 et 12 mai prochains à Cotonou, la deuxième édition du Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l'Intelligence artificielle (Senia). L’objectif de cet évènement est de promouvoir l'entrepreneuriat numérique avec un accent particulier sur les enjeux stratégiques, socio-économiques, politiques et éthiques de l'Intelligence artificielle (Ia) en Afrique et au Bénin. Rencontre d’échanges et promotion de l'entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle, la deuxième édition du Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l'Intelligence artificielle (Senia) aura lieu, les 11 et 12 mai prochains à Cotonou. L’édition 2023 du Senia est placée sous le thème « Contenus locaux, nouveaux métiers et données ouvertes ». Le choix de ce thème s’explique par le fait que le traitement des big data a contribué à la naissance de nouveaux métiers et permis une analyse plus fine du monde en vue d’une réutilisation intelligente des informations collectées. Selon Franscica Dossou Adikpéto, responsable de la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, le Senia apparait comme une opportunité pour exposer, expliquer et démontrer en quoi consistent l'Intelligence artificielle et le numérique d’une part et comment la quatrième révolution industrielle peut transformer notre quotidien et faire progresser le Bénin et l'Afrique d’autre part. Au cours du Senia 2023, les principaux acteurs et partenaires de l’écosystème du numérique seront réunis pour échanger sur des sujets en rapport avec le thème, présenter les innovations, solutions et idées prometteuses dans le secteur, faire connaitre au public les métiers d’avenir et mettre l’accent sur ceux à développer au Bénin pour accompagner le développement numérique en marche. C’est le cas du panel sur « Comment préparer la jeunesse béninoise aux nouveaux métiers du numérique et de l'Ia (Data analyst, Data scientist, Data steward, etc.)? Quelles approches spécifiques pour l'intégration des femmes? ». L’édition 2023 du Senia constitue également un cadre d’affaires et de réseautage entre professionnels du secteur en vue de l’établissement d’accords de partenariats techniques, financiers et commerciaux. Il y aura aussi des sessions de démonstrations sur l'utilisation de l'Ia dans différents domaines comme le Traitement naturel du langage (Tal), l’Ia dans les domaines de l'agriculture et de la santé. La participation aux diverses activités d’échanges du Senia (panels, ateliers et conférences) est libre et gratuite pour l’auditoire, sous réserve d’inscription ou d’enregistrement à l’adresse senia.info@gouv.bj ou sur la plateforme Senia. A noter que les meilleures innovations du secteur numérique seront récompensées à l’issue de cette deuxième édition du Senia qui s’annonce comme une aubaine pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique et de l’Ia. Numérique 28 mars 2023


Etat du système bancaire national: Le total bilan des établissements de crédit consolidé de 12,56 %
Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Cotonou a abrité, vendredi 24 mars dernier, la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de l’institution et les directeurs généraux d’établissements de crédit, au titre de l’année 2023. Un point de presse a permis aux journalistes, au terme de la rencontre, d’être situés sur les principaux points de la rencontre.L’état du système bancaire national à fin décembre 2022, la situation du rapatriement des recettes d’exportations et les mesures initiées par les établissements de crédit à l’endroit des sociétés exportatrices, la mise en œuvre par les établissements de crédit, des mesures de vigilance et de déclaration à la Cellule nationale de traitement des informatiques financières (Centif), des opérations suspectes en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Lcb/Ft). Tels sont les points principaux abordés lors de la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de la Bceao et les directeurs généraux d’établissements de crédit, au titre de l’année 2023. Et dont la teneur a fait l’objet d’un point de presse tenu par Emmanuel Assilaméhoo, directeur national de la Bceao et Lazare Noulékou, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin (Apbef-Bénin), à son terme. S’agissant du premier point relatif à l’état du système bancaire, le directeur national de la Bceao a souligné que l’activité des établissements de crédit a globalement progressé au cours de l’exercice 2022. Les indicateurs font état d’un total bilan qui s’est consolidé de 12,56 % : 5 924,5 milliards de francs Cfa contre 5 263,3 milliards à fin décembre 2021. Il convient de relever à travers ces indicateurs que les crédits bancaires ont crû de 33,04 % pour s’établir à 2 627,4 milliards contre 1974,8 milliards en 2021. La qualité du portefeuille de la place a poursuivi sa dynamique d’amélioration, s’est satisfait Emmanuel Assilaméhoo tout en relevant que le taux brut de dégradation de ce portefeuille au Bénin est ressorti à 7,18 % à fin décembre 2022 contre 16,7 % un an plus tôt. Ce taux est inférieur à la moyenne de 8,4 % enregistrée dans l’Union à la même période. La place, en outre, est ressortie globalement solvable avec un ratio de solvabilité de 14,65 % pour une norme requise de 11,250 % minimum. En somme, il notera que le système bancaire s’est révélé performant et résilient avec des banques qui ont réussi à assainir le portefeuille clients. Des résultats globalement positifs qui appellent toutefois à la vigilance des établissements de crédit quant à l’évolution de leur déficit de trésorerie et du taux débiteur appliqué à la clientèle.

Obligation de rapatriement de recettes

Concernant le deuxième point, l’Apbef-Bénin a présenté, au cours de la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de la Bceao et les directeurs généraux d’établissements de crédit, les résultats du rapatriement des recettes d’exportations sur la place à fin décembre 2022. Il a été fait cas en particulier du taux d’encaissement des recettes par les entreprises, ressorti à 89,4 % au lieu des 100 % requis par les textes en vigueur. Selon le point présenté par le directeur national de la Bceao, les établissements de crédit ont été sensibilisés en vue d’amener les entreprises à atteindre cette cible. Il est à retenir que les transferts pour les paiements extérieurs en devises des entreprises en défaut de rapatriement de recettes d’exportations ne seront plus exécutés par les banques et la Bceao, dans l’intervalle. En outre, les sanctions prévues en la matière par la loi en vigueur seront prises à l’encontre des entreprises en infraction. Ainsi, n’auront-elles plus le droit d’utiliser les devises rapatriées par les autres sociétés pour leur couverture. Le troisième point a donné l’occasion à l’institution financière régionale d’écouter les directeurs généraux d’établissements de crédit sur les dispositions prises en leur sein pour se conformer à leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, notamment en ce qui concerne la régularité et l’exhaustivité des déclarations des opérations suspectes à la Centif. Les directeurs généraux, au cours de la rencontre, ont été également sensibilisés à l’effet d’éviter toute spéculation sur les nouvelles orientations de la politique monétaire dans l’Union et sur les décisions de normalisation de la régularisation de la liquidité par la banque centrale à ses guichets. A la suite de la présentation des principaux points abordés au cours de la réunion de concertation, diverses questions relatives à l’état réel du système bancaire national, à l’obligation faite aux entreprises de rapatrier à la Bceao les recettes d’exportations, aux sanctions encourues par les fautifs, à la lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme ont été évoquées par les journalistes.
Economie 27 mars 2023


Mois de la Francophonie au Bénin: Un riche programme d’activités à découvrir
Les pays francophones ont célébré, le 20 mars dernier, la Journée internationale de la Francophonie. Dans ce cadre, le mois de la Francophonie a été lancé au Bénin, vendredi 24 mars dernier, en présence de hauts responsables de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et du chef de la diplomatie béninoise.« 321 millions de francophones, des milliards de contenus culturels ». C’est autour de ce thème que les pays ayant la langue française en partage, commémorent la Journée internationale de la Francophonie, édition 2023. Ce thème met l’accent sur la création francophone, sa diversité et son accès en ligne. Au Bénin, la célébration s’étend sur tout le mois de mars et sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs activités culturelles, scientifiques, artistiques, de promotion de la langue française, et de la diversité culturelle sont au menu. Un programme riche et varié lancé, vendredi dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, en présence de Mai Hoang Thi Tran, représentante de l’Organisation internationale de la Francophonie pour l’Afrique de l’Ouest, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin et président du groupe des ambassadeurs francophones, et bien d’autres personnalités. Les « activités sont program-mées et coordonnées par la Commission nationale permanente de la Francophonie, en relation avec plusieurs partenaires internationaux et structures internes. Je vous convie à ces activités, notamment la Nuit de la Francophonie à Natitingou, les résidences d’écritures, le jeu-concours Promotion de la langue française (Prolaf), etc. (…) Je pense que nous avons un faisceau d’activités qui prouvent que notre pays est résolument un membre majeur de l’Oif… », se réjouit le chef de la diplomatie béninoise. Ces activités ont été initiées afin de marquer de façon significative la célébration de cette année, a laissé entendre Paulin Agbetokpanhoun, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie. Pour Mai Hoang Thi Tran, le lancement du mois de la Francophonie au Bénin témoigne de la vitalité du projet francophone et du dynamisme des acteurs publics diplomatiques, du secteur privé et de la société civile du pays. La diversité de ces acteurs et le travail collégial qu’ils réalisent pour le rayonnement de la Francophonie, de ses valeurs et de ses actions symbolisent l’esprit de la solidarité active et agissante qui, dès le départ, caractérisait la francophonie des solutions, et qui depuis 2019 nourrit la Francophonie de l’avenir voulue par Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’Organisation. «Malgré les défis d’un espace en évolution, nous avons pu garder constant cet esprit de solidarité et notre volonté de co-construire des actions afin d’être plus présents auprès des populations de l’espace », a apprécié Mai Hoang Thi Tran, avant de rappeler les priorités stratégiques et les réformes mises en œuvre pour rendre l’Oif « plus agile et plus moderne ». « Dans un monde marqué par beaucoup d’irrationalités, dans un monde qui a l’air d’avoir choisi le chaos plutôt que l’ordre, je pense que l’espace francophone peut être porteur d’espoir, peut faire la différence, peut entonner une symphonie différente : celle de la paix. », a soutenu Aurélien Agbénonci. Au cours de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et la représentante régionale ont fait un bilan sommaire de la contribution du Bénin à l’Oif et des actions de l’Organisation dans le pays. L’assistance a également suivi le message de Louise Mushikiwabo à l’occasion de la Journée. Actualités 27 mars 2023


Dualité Criet et tribunal pour enfants et âge de discernement: Les femmes avocates provoquent le débat
A l’occasion de la célébration de ses 10 ans, samedi 25 mars dernier, l’Association des femmes avocates du Bénin (Afa-B), a organisé deux panels de discussion sur deux sujets inspirés de constats faits dans les jugements des mineurs. Ensemble, avocats, magistrats, acteurs étatiques et membres de la société civile ont exploré des pistes de solutions afin de pallier les problèmes soulevés.En 2021, la loi n°2021-11 du 20 décembre de la même année autorise la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet) à juger les faits impliquant des enfants, dans son champ de compétences, et les violences à raison du sexe. Depuis, des avocats béninois disent avoir constaté une dualité des juridictions de la Cour et le tribunal pour enfants. A la faveur de la célébration de ses 10 ans d’existence, samedi dernier, l’Association des femmes avocates du Bénin (Afa-B) a soulevé, à travers un panel de discussion entre sachants, la question de la modification ou non de cette loi. En effet, l’Association des femmes avocates du Bénin se demande si vraiment la Criet maitrise la battérie de lois protectrices des enfants pour juger ceux en conflit avec la loi. Elle se pose aussi la question de savoir s’il ne faudrait pas permettre à la Cour d’être suffisamment fixée sur sa compétente en raison des jurisprudences contradictoires observées devant le tribunal pour enfants. « Quand l’enfant est victime, nous avons constaté que l’Etat convoie toutes les parties en cause lorsque nous nous retrouvons au défèrement. Mais (…) à la prochaine audience, la partie civile ne comparait pas parce qu’on n’a plus les moyens de faire la route… », ajoute Me Clarice Hounzali, paneliste. Dans d’autres cas, des victimes font le déplacement de la Criet, y passent toute la journée alors qu’elles sont dépourvues de frais d’hébergement et de restauration. Pour l’Afa-B, cette difficulté non juridique peut aussi jouer dans les procès. Répondant à la question principale soulevée, les magistrats du panel estiment qu’il n’y a aucune dualité. «La loi a prévu une chambre qui se charge de la répression de ces faits, et cette chambre est animée par une aînée qui fut juge des mineurs… », a déclaré Blanche Adonon Kpakpo, juge des enfants au Tribunal d’Abomey-Calavi. Mais en réalité, poursuit-elle, la dualité dont parle l’Afa-B est une option du législateur qui a voulu décourager certaines pratiques. « Moi je préfère voir la question sous cet angle », souligne-t-elle. Le problème est ailleurs, a laissé entendre Regan Hounguè, substitut du procureur spécial de la Criet, qui, avant Blanche Adonon Kpakpo, a balayé du revers de la main cette dualité. Il fait noter que c’est en partie parce que des hommes de droit sont absents au Parlement que des difficultés se posent dans l’application de plusieurs lois. «Est-ce que nous sommes souvent présents aux travaux préparatoires des lois?», lance-t-il, en rappelant que le magistrat n’est que la bouche qui prononce les paroles de la loi. S’agissant des victimes de violences basées sur le genre, Huguette Bokpè Gnacadja, présidente de l’Institut national de la femme, rappelle que sa structure prend en charge toutes les victimes avant, pendant et après le procès.

Faut-il réduire l’âge de discernement ?

Le second panel porte sur le thème : « Le Code pénal à l’épreuve de l’irresponsabilité du mineur de moins de 13 ans en cas d’infractions graves». D’après Nadine Dossou Sakponou, présidente de l’Afa-B, ce thème a été inspiré du cas de trois mineurs impliqués dans le viol d’une fille mineure. Mais en raison de l’âge de discernement fixé à 13 ans, seul un des trois adolescents, âgé de 14 ans au moment des faits, a été jugé. L’Afa-B se demande alors s’il faut diminuer l’âge de discernement des mineurs ? Lors du débat, la majorité des intervenants penchent pour le maintien des 13 ans, car disent-ils, une modification tient compte de beaucoup de facteurs dont l’âge de l’enfant, son environnement social et le progrès du monde (allusion faite aux Tic notamment le numérique et les réseaux sociaux). La plupart ont affirmé que l’approche de la médiation pénale est mieux indiquée pour gérer le problème posé. Outre la présidente de l’Afa-B, le panel de discussion était composé de Claire Houngan Ayémona, magistrate à la retraite, Dr Bernice Adéossi, pédopsychiatre, et Fernande Houssou, assistante sociale près le tribunal de première instance de Cotonou.
Actualités 27 mars 2023


Numérique et digitalisation: Les membres du Ces édifiés sur les acquis
Alors que leur session s’achemine vers sa fin, les membres du Conseil économique et social (Ces) ont sollicité le ministère du Numérique et de la Digitalisation pour leur présenter les actions du gouvernement dans ces domaines. Ce qui a été effectivement fait, ce mardi 21 mars, au siège de l’institution. Au constat, des réformes pertinentes ont été menées, des projets structurants déployés et des résultats concrets obtenus.A la faveur d’une séance initiée, ce mardi 21 mars, au siège de leur institution sur le thème « Le secteur du numérique : les enjeux, défis et perspectives », les membres du Conseil économique et social (Ces) comprennent mieux les projets du gouvernement dans le secteur du numérique et de la digitalisation. Ils en savent davantage sur ce qui est prévu, ce qui est déjà fait et ce qui sera fait dans les prochains mois. Ces échanges qui se sont déroulés en marge de la première session ordinaire de l’année vont permettre aux conseillers de mieux jouer leur rôle constitutionnel, notamment celui de « donner des avis et de formuler des orientations à l’endroit du gouvernement et de l’Assemblée nationale sur des questions d’ordre économique et social ». « A cette fin et en vue d’être bien aguerris pour accomplir cette mission républicaine, il nous revient de nous informer et de nous imprégner suffisamment des actions entreprises par les pouvoirs publics dans le cadre de la consolidation de notre tissu économique et de la promotion d’un développement inclusif », faisait savoir Tabé Gbian, président du Conseil économique et social à l’ouverture des échanges. Ce besoin de cerner davantage ce secteur du Programme d’action du gouvernement (Pag) s’est surtout fait sentir après la présentation de ce précieux document, principale référence des réalisations du gouvernement, par Johannes Dagnon, conseiller spécial du président de la République, en octobre dernier. Il était question donc pour Tabé Gbian et ses pairs de savoir le niveau de réalisation de cette ambition du gouvernement qui s’appuie sur le développement massif des infrastructures et la généralisation de l’accès au haut débit, les proportions dans lesquelles les programmes développés dans le secteur impactent réellement l’économie béninoise et le quotidien des citoyens, les différentes implications surtout sociétales de l’utilisation des technologies du digital, l’encadrement juridique, règlementaire et législatif pour une bonne utilisation des outils numériques, etc.

Résultats édifiants

C’est Ahmed Sacca Yarou, directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation, qui a étanché la soif de connaissance des conseillers. Dans son développement, il a présenté les faits marquants du premier quinquennat, les impacts majeurs du secteur du Numérique, les priorités dans le secteur du Numérique au cours du second mandat, les opportunités du Numérique pour le Ces, les contributions de l’institution au développement du Numérique ainsi que les enjeux, défis et perspectives. «Dans le secteur du Numérique, le Pag 2016-2021 a permis de conduire six réformes majeures et de mettre en œuvre six projets phares. Quant au Pag 2021-2026 qui vise à capitaliser et renforcer les acquis du premier programme, quatre réformes sont en cours de conduite avec six projets structurants dans le secteur du numérique », a indiqué le présentateur. S’agissant des réformes dans le secteur du Numérique lors du premier mandat, Ahmed Sacca Yarou parle d’abord de la mise en mouvement des investissements dans le secteur. Cela se traduit par l’élaboration de nouveaux cahiers des charges pour les Opérateurs mobiles et Fournisseurs d’Accès Internet, la revue des indicateurs de qualité de service des réseaux, l’adoption de nouvelles modalités d'attribution et d'exploitation des codes Ussd et la mise en place de la portabilité des numéros mobiles et de nouvelles conditions d’identification des abonnés. Il y a également l’émergence d’acteurs efficaces avec la transformation du paysage des Opérateurs mobiles qui sont passés de cinq acteurs à deux et la restructuration des opérateurs publics du secteur des télécommunications qui a consacré la création de la Société béninoise d’infrastructures numériques (Sbin), de la Société béninoise des infrastructures de radiodiffusion (Sbir) et de Bénin diffusion. La réforme de la règlementation a été aussi faite. Ainsi, il y a eu l’élaboration et la promulgation de la loi 2017-20 du 20 avril 2018 portant Code du numérique en République du Bénin, telle que modifiée par la loi 2020-35 du 06 janvier 2021 et la prise de décrets et arrêtés d’application structurants du Code puis la tenue de séances de sensibilisation pour vulgariser le Code. Au nombre des projets structurants, il énumère avec les résultats obtenus, le déploiement de l’internet Haut et Très Haut débit sur toute l’étendue du territoire, la transition vers la Télévision numérique terrestre (Tnt) avec entre autres la construction de l’infrastructure technique de collecte et de diffusion sur 29 sites et couverture de plus de 95 % de la population du Bénin par la Tnt, la mise en œuvre de l’administration intelligente (Smart Gouv), la généralisation de l’usage du eCommerce, la généralisation et l’usage du Numérique par l’éducation et la formation puis la promotion et le développement de contenus numériques. De manière concrète, ces réformes et projets structurants ont permis d’impacter le quotidien des citoyens et l’activité économique. Cela se laisse clairement constater par la mise en place des fondamentaux de l’économie numérique, l’amélioration de l’accès à l’internet et l’administration électronique et développement des eServices et le renforcement de la confiance numérique du pays et une plus grande attractivité pour les investissements. « Les citoyens développent une nouvelle expérience de consommation du service public dans un environnement plus sécurisé », explique le directeur de cabinet avec des exemples concrets à l'appui. En ce qui concerne le second quinquennat, les principaux projets structurants sont la phase 2 du déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l'ensemble du territoire national, la phase 2 de la mise en œuvre de l’Administration Intelligente ou Smart Gouv, le développement des usages et de la confiance numériques, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public et l’accès des citoyens aux médias et à l'information de qualité. Du côté des réformes, il y a la règlementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usages professionnel ou collectif, la création d'un observatoire du numérique, la modernisation des cadres règlementaire et institutionnel de l'audiovisuel et de la communication y compris le code de l’information et la réforme sur les compétences numériques exigibles lors des recrutements de personnel de l’Etat et dans le système éducatif.
Société 24 mars 2023


1re session ordinaire du Ces: Les travaux clos sur une note de satisfaction
Plusieurs sujets ont été examinés et vidés au cours de la 1re session ordinaire du Conseil économique et social (Ces) dont les travaux ont pris fin ce jeudi 23 mars. La cérémonie de clôture a été marquée par la présence d’Adrien Labaune, secrétaire général de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires francophones (Ucesif).Démarrée le mercredi 22 février dernier, la 1re session ordinaire du Conseil économique et social (Ces) a pris fin ce jeudi 23 mars à Cotonou. Au cours des travaux, les conseillers se sont penchés sur un certain nombre de préoccupations dont notamment : la poursuite de l’étude des sujets d’autosaisine portant sur la contribution du transport routier à l’économie béninoise, la promotion de l’intercommunalité au Bénin et les enjeux de la sécurité routière. L’examen et l’adoption aussi bien du rapport d’activités au titre de l’année 2022 de Tabé Gbian, président du Ces, que du procès-verbal de la 1re session extraordinaire de l’institution pour le compte de l’année sans oublier l’atelier sur les enjeux, les défis et les perspectives du secteur du numérique au Bénin, étaient aussi au menu de cette session. Au terme de la session, Tabé Gbian, président de l’institution, s’est réjoui de la performance des conseillers puisque à l’en croire, l’essentiel des travaux prévus a été réalisé. En ce qui concerne l’étude des sujets d’autosaisine, le président du Ces souligne que la phase intellectuelle en prélude aux visites de terrain et à l’audition des personnes ressources a été bouclée. En ce qui concerne l’examen et l’adoption de son rapport d’activités, Tabé Gbian s’est félicité du fait que cet exercice s’est déroulé conformément à la lettre et à l’esprit de l’article 17 du règlement intérieur du Ces. Au cours de cette même session, les conseillers ont eu aussi l’occasion d’échanger avec le directeur de cabinet du ministre du Numérique et de la Digitalisation sur le thème : « Le secteur du numérique au Bénin: Enjeux, défis et perspectives ». Le président du Ces affirme qu’à l’issue de leurs échanges, ils ont été édifiés sur certaines préoccupations notamment le cadre juridique du secteur du numérique au Bénin, le bilan des réformes engagées, les infrastructures mises en place, la place du Bénin dans le secteur, les goulots d’étranglement et les perspectives envisageables. La session a aussi permis aux conseillers de procéder à l’élection du nouveau vice-président de l’institution en la personne de Laïssi Radji, en remplacement de feu Nestor Wadagni, pour le reste de la mandature. « Comme vous pouvez le constater, au terme de quatre semaines de travaux, nous avons allié dévouement et qualité du travail. Il me plaît de vous témoigner toute ma gratitude pour cette dynamique d’ensemble qui augure d’une bonne ambiance de travail », a-t-il lâché, tout en renouvelant ses remerciements aux conseillers pour leur disponibilité habituelle. Assemblée générale de l’Ucesif La clôture de cette première session ordinaire du Ces a été marquée par la présence d’Adrien Labaune, secrétaire général de l’Union des conseils économiques et sociaux et institutions similaires fran-cophones (Ucesif). Sa visite intervient dans le cadre de la tenue, les 1er et 2 juin prochains, à Cotonou, de l’Assemblée générale de l’Union. « Je suis à Cotonou pour préparer l’Assemblée générale de l’Ucesif et m’entendre avec le Ces qui est membre fondateur de l’Union sur l’organisation de cet évènement et sur son importance à Cotonou», a-t-il fait savoir. Il informe que l’enjeu de cette assemblée générale est de valoriser les travaux de l’ensemble des Conseils économiques et sociaux membres et de permettre à l’ensemble des décideurs politiques de pouvoir les inclure dans leurs réflexions quant à la manière dont ils élaborent les politiques publiques sur la base des besoins des populations. Actualités 24 mars 2023


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