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Nouvelles

Douanes béninoises: 548 milliards F Cfa de recettes réalisées en 2022
A la célébration de la Journée internationale de la Douane, vendredi 10 mars à Cotonou, Alain Hinkati, directeur général des Douanes béninoises, a annoncé que son institution a réalisé des recettes de l’ordre de 548 milliards F Cfa en 2022. Des performances qui dépassent les prévisions. l’Etat. Au lieu de 440 milliards F Cfa émis comme prévisions de recettes pour l’année 2022 à la base puis revues à la hausse à 539 milliards F Cfa, 548 milliards F Cfa ont été mobilisés par les agents à travers leurs différentes unités. Ceci laisse constater un taux de réalisation de 102%. En comparant ce résultat à celui de l’année précédente qui s’élevait à 440 milliards F Cfa, on note une augmentation de 108 milliards F Cfa, correspondant à une embellie de 24,35 %. Ceci en dépit des mesures sociales prises par le gouvernement pour répondre efficacement aux conséquences de la crise économique née de la guerre en Ukraine. C’est le point présenté par le directeur général de la Douane, ce vendredi 10 mars, lors de la célébration en différé de la Journée internationale de la Douane dont le thème était « Nourrir la prochaine génération: promouvoir une culture de partage des connaissances et de fierté professionnelle dans la Douane ». Mais ces recettes auraient été bien meilleures s’il n’y avait pas eu les mesures sociales du gouvernement. Selon Alain Hinkati, si ce n’était le renoncement à la perception des droits et taxes de douane sur certains produits de grande consommation en l’occurrence les hydrocarbures qui s’évaluent à 102 milliards F Cfa, le niveau des recettes douanières aurait été de 649 milliards F Cfa, soit un taux de réalisation de 120,41% et une augmentation de 200 milliards F Cfa par rapport à 2021. Au niveau des autres activités qui relèvent des prérogatives des Douanes, la moisson n’est pas moins abondante. Ainsi, des actions remarquables ont été menées dans les domaines de la protection de l’économie nationale et la sécurisation de la chaîne logistique. Entre autres, on peut citer la saisie de près de 30 000 kg de produits pharmaceutiques, 4 500 kg de chanvre indien et 59 000 kg d’intrants agricoles de contrebande.

Au nom des réformes

Si des performances aussi reluisantes ont été enregistrées, c’est grâce aux réformes menées par le gouvernement. Ces réformes ont d’ailleurs généré bien d’autres résultats. Entre autres, le directeur général de la Douane cite la mise en œuvre du Programme national des Opérateurs économiques agréés (Oea), la mise en ligne de Sydonia World qui permet aujourd’hui aux commissionnaires en douane agréés d’avoir accès sans contrainte à l’outil de dédouanement sans se déplacer, le démarrage de la digitalisation de la gestion des demandes d’exonérations, l’élaboration d’un nouveau projet de décret définissant les conditions d’agrément des Commissionnaires en douane agréés (Cad) et la poursuite de l’interconnexion. Alain Hinkati n’oublie pas le renforcement de la surveillance maritime et du contrôle des frontières terrestres avec le démarrage du projet d’installation des équipements de vidéo surveillance au niveau des recettes des Douanes de Kraké-plage et Hillacondji, le maintien de la certification aux normes internationales Iso 9001, version 2015 ; etc. Revenant au thème de la Journée internationale de la Douane, le numéro 1 des disciples de Saint Mathieu indique que le « thème choisi s’inscrit dans l’approche qui consiste à placer le capital humain, et en particulier la nouvelle génération, au cœur des réformes mises en œuvre pour moderniser les administrations douanières ». Il a alors exhorté ses éléments à des comportements exemplaires. Le directeur central de supervision des régies financières ira dans le même sens. Peter Ruyumbu Rukera, représentant le ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, appellera les douaniers à la probité. « C’est le seul moyen pour vous rendre fiers de votre travail », a-t-il indiqué ■
Actualités 13 mars 2023


Célébration de la femme à la Fececam-Bénin: Des engagements pour la promotion du genre grâce à la digitalisation
La commémoration de la Journée internationale des droits de la femme, a été, samedi 11 mars dernier à Parakou, des moments de grandes retrouvailles pour le personnel féminin du Réseau Fececam-Bénin. « Le digital à la Fececam-Bénin : une réalité et un excellent moyen d’intégration de l’approche égalité femme-homme », tel est le sujet de réflexion du panel animé à cette occasion.Créé depuis 1977, que de chemin parcouru et de résultats obtenus par le Réseau Fececam-Bénin, grâce également à l’approche genre ! D’où l’organisation, samedi 11 mars dernier à Parakou, de ces grandes retrouvailles au profit de son personnel féminin, dans le cadre de la commémoration de la Journée internationale des droits de la femme. Au-delà de son caractère festif, cette rencontre a été celle d’une retraite et de remise en cause avec comme point d’honneur, un engagement réaffirmé de continuer à accorder une grande attention à la promotion des droits de la femme au sein du réseau. A cela s’ajoute celui pris par les femmes présentes de se rendre disponibles pour accompagner le processus de la digitalisation complète en cours au niveau de leur structure considérée comme la reine de la microfinance au Bénin. « Cet événement intervient dans un contexte mondial marqué par l’imposition spectaculaire des technologies de l’information et la communication, avec un écart considérable entre les sexes en matière d’accès au numérique, empêchant la grande majorité des femmes et des filles de jouir pleinement des avantages des innovations technologiques », a précisé le préfet du Borgou, Djibril Mama Cissé, procédant à l’ouverture des festivités. Cet écart dénommé fracture numérique a pour conséquence, a-t-il déploré, l’augmentation des inégalités socio-économiques au détriment de la gent féminine, une entrave au développement d’un pays. « La commémoration de cette journée nous donne de plus en plus l’occasion de dresser un bilan des progrès réalisés, d’appeler à plus de changements, puis de célébrer les actes de courage et d’abnégation accomplis par certaines femmes dans l’histoire de leur pays, de leurs communautés et de leurs entreprises comme la Fececam », fait observer le directeur général du réseau, Clément N’Koupin Yadonta. « Le thème de cette année vise à souligner combien les nouvelles technologies sont aujourd’hui essentielles pour l’égalité des sexes, l’émancipation des femmes, la pleine jouissance de leurs droits humains et l’éradication de la pauvreté », poursuit-il. Il met, selon lui, également l’accent sur les moyens modernes et digitaux, pour accélérer les programmes de développement durable à l’horizon 2030. A travers le sujet de réflexion retenu pour le panel animé par Christian Gnancadja, le directeur général du réseau a perçu trois points de responsabilité. Le premier, c’est la transformation digitale de la Fececam comme vecteur essentiel de la facilitation de l’accès aux services financiers surtout pour les femmes en milieu rural. Quant au deuxième point, il concerne les politiques et pratiques vertueuses dans le domaine du numérique et qui favorisent l’éducation, la formation et la promotion des femmes à des postes de décisions. Enfin, le troisième point porte sur le rôle d’inducteur de la croissance pour toutes et pour tous.

Un moyen d’intégration

Cette commémoration, a rappelé la présidente du comité d’organisation, Mouibatou Aboudou Gado, vise à créer un creuset puis à favoriser une unité d’actions entre les femmes du réseau. Il s’agit également de promouvoir le leadership au sein de ces femmes et de faire le bilan des progrès réalisés grâce à leur implication. Selon elle, la présente commémoration offre également l’occasion aux femmes d’exprimer leur reconnaissance au directeur général du réseau qui s’apprête à faire valoir ses droits à la retraite. Ce dernier les aura agréablement marquées, en les manageant afin qu’elles puissent donner le meilleur d’elles-mêmes. En témoignent, insiste-t-elle, la nomination de deux de leurs collègues au Codir, et celle de plus d’une dizaine d’autres comme chefs d’agence et gestionnaires de budget. Les femmes ont eu droit aux mots d’exhortation des responsables du Fonds national de la micro-finance et du Consortium Alafia, l’Association professionnelle des services financiers décentralisés. A leurs côtés, elles avaient également leurs collègues hommes venus les soutenir. En marge de cette célébration, la ville de Parakou a vibré, vendredi 10 mars, au rythme de la caravane organisée dans le cadre de la promotion du nouveau produit de la Fececam-Bénin, Danaya cash.
Société 13 mars 2023


Assemblée nationale : La Cour ordonne la reprise des élections des bureaux de commissions permanentes
La Cour constitutionnelle a ordonné à l'Assemblée nationale de reprendre les élections des bureaux des commissions permanentes afin d'inclure un député de la minorité parlementaire dans chacun d'entre eux. Cette décision a été prise le 9 mars 2023, après que la Haute juridiction ait jugé que l'absence de la minorité parlementaire de ces bureaux était contraire à la Constitution. Toutefois, la reprise des élections ne concerne pas les postes de président, comme stipulé dans la DCC 23-054 en date du 9 mars 2023. [pdf-embedder url="https://info.lanation.bj/wp-content/uploads/2023/03/DCC23-054-du-09-mars-2023.pdf" title="DCC23-054 du 09 mars 2023"]IONELLE   Actualités 11 mars 2023


« Humeurs d’artistes »: Plongée au cœur des mots et lettres
Les soirées poétiques jadis organisées et qui avaient disparu de la scène artistique signent leur retour à travers « Humeurs d’artistes » que porte Laboratorio arts contemporains. Un premier numéro est déjà passé et le deuxième s’annonce plus dense et tout en poésie. Jasmin Guézo et Myrtille Akofa pour leurs voix, sinon leurs plumes. Valdo Idaël et sa bande pour l’accompagnement sur scène. Casting parfait d’un soir pour une plongée dans les lettres poétiques que l’on n’entend plus depuis un moment. « La soirée m’a rendu amoureux de qui ou de quoi je ne sais pas. Tout compte fait, je sais que je suis amoureux. Je n’avais plus envie de rentrer chez moi, surtout quand le pianiste jouait en fond sonore alors que les poètes avec leurs voix fines et imposantes nous hypnotisaient avec des mots séduisants, envoûtants et excitants ». Elogieux témoignage d’un spectateur dont les mots suffisent à décrire l’état d’âme de ces dizaines de personnes qui ont effectué, il y a quelques jours, le déplacement du Bamboo Numerik pour être les témoins de « Humeurs d’artistes ». Conçue et pensée par Laboratorio arts contemporains, cette plateforme d’expression artistique reprend ses droits pour célébrer cette fois-ci la poésie. « La poésie reste et demeure silencieuse dans les livres. Une nouvelle génération de poètes nait, continue de porter le souffle poétique, mais n’a pas de répondant, pas de lecteur, pas d’écoute », déplore Jérôme-Michel Tossavi qui, il y a quelques années, rêvait d’un Bénin, capitale de la poésie mondiale. Il faut définir une tribune à la poésie pour que les artistes s’expriment autrement, suggère-t-il. « Humeurs d’artistes» sera désormais la tribune expérimentale exclusivement dédiée à la poésie et aux arts connexes. A peine le projet a-t-il déroulé sa première soirée que le public s’est annoncé et en demande encore. Conséquence, les organisateurs veulent le fidéliser et l’agrandir. Après ce premier rendez-vous, date est prise pour le 24 mars prochain. Il sera question de poésie, mais aussi de femme, mois de la femme oblige. Le projet est appelé à un meilleur avenir pour porter haut la poésie qui se meurt. Plus qu’un vœu, c’est un engagement que prend la directrice exécutive de Laboratorio, Noudeou Noëlie Houngnihin. Elle veut conjuguer au passé le manque d’espaces de dialogue pour les artistes qui, pour elle, semblent isolés, hors de la société. « On a besoin de les écouter », insiste-t-elle. Et comme Laboratorio a inscrit « l’humain au cœur de la question artistique », elle engage son équipe et son expertise pour aider les artistes, les poètes surtout à travers des tribunes aux formats légers, à dire « ce qui les tourmente et ce qui les réjouit pour extirper de la société les maux qui la minent». Après le 24 mars, le prochain rendez-vous de cette initiative qui se veut mensuelle est pour le 9 avril. A cette occasion, les artistes béninois invités seront rejoints par des artistes cubains en résidence pour dire et chanter les lettres, la beauté du verbe et le son du langage poétique■ Culture 10 mars 2023


Dynamisation des chaînes de valeur du textile au Bénin: La Bad explore les alternatives avec les acteurs
Le bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad) a organisé un atelier de réflexion sur les défis de l’industrie du textile au Bénin et la manière de renforcer les capacités des acteurs pour mieux développer les chaînes de valeur du secteur. Les échanges ont mobilisé les différents maillons de la chaîne, ce jeudi 9 mars à Cotonou. Identifier les défis et mieux appréhender les besoins et attentes de l’écosystème de la confection textile, dans la perspective de la mise en œuvre d’une solution mutualisée pour la confection textile en série, au sein d’une chaîne de mise en valeur inclusive pour les acteurs locaux. Tel est l’objectif visé par le bureau pays du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), en initiant, ce 9 mars à Cotonou, un atelier sectoriel pour la collecte des données. Plusieurs acteurs ont pris part aux échanges. Outre les producteurs de tissus, les teinturiers, les stylistes, les modélistes, les brodeurs, les couturières et couturiers, les consommateurs, les professionnels des fonctions support, et de la chaîne de valeur de la confection textile, les représentants des organisations faîtières ainsi que ceux de l’État directement concernés par le secteur ont salué cet engagement de la Bad, et exprimé leur vision. « Cet atelier s’insère parfaitement dans la dynamique de renforcement structurel de l’industrie textile au Bénin et dans la logique du consommons local », a déclaré Dario G. Ebo Sacramento, directeur adjoint de cabinet du ministre de l’Industrie et du Commerce. Au cours de cet atelier, les participants ont été édifiés sur l’intérêt des Béninois pour le prêt-à-porter de confection locale, donc sur l’existence d’un marché potentiel non satisfait à l’étape actuelle de la production. « Le nombre de prêts-à-porter de consommation locale ne cesse d’augmenter. C’est dire qu’il y a une très forte demande. Mais les prix de nos articles ne sont accessibles qu’à la couche supérieure de la classe moyenne, qui ne représente qu’à peine 10% de la population », a souligné Eric Huannou, créateur de mode. Il va expliquer que faute de moyens, les acteurs sont limités dans la production, et estimer que l’appui de la Bad pourrait changer la donne. « Il s’agit d’un secteur qui offre de nombreuses opportunités à toutes les étapes de la chaîne de valeur. Ce projet d’industrialisation de l’habillement en petite série au Bénin proposé par la Banque africaine de développement s’imbrique dans ce mouvement d’innovation à forte valeur ajoutée pour le consommateur béninois, que le gouvernement s’efforce d’impulser au sein de l’industrie béninoise », a indiqué Dario G. Ebo Sacramento. En effet, le développement du secteur privé fait partie des domaines prioritaires de la stratégie de développement du Groupe de la Bad au Bénin pour la période 2022-2026, qui vise à soutenir la transformation de l’agriculture et le développement industriel du pays. Outre la mobilisation des parties prenantes pour collecter des données qualitatives sur les besoins réels des opérateurs privés et publics, l’atelier de Cotonou a également permis de proposer un modèle industriel local alternatif face à des solutions traditionnelles de niche ou des produits importés de moindre qualité. « Nous sommes dans une société où nous travaillons prioritairement de façon traditionnelle et cette approche ne permet pas une production d’échelle. Si nous voulons effectivement percer des marchés sur le plan régional, voire international, nous nous devons de nous ajuster », a déclaré Mondukpè Faridatou Yekini, promotrice du pagne Kanvo, un patrimoine culturel du Bénin. L’industrie du textile au Bénin a le potentiel de devenir un des principaux employeurs du pays. Le marché local devrait connaître une croissance remarquable dans les prochaines années, si de meilleures politiques sont adoptées, selon les participants à l’atelier de Cotonou. L’enjeu de cette initiative de la Bad est qu’à côté de la production massive de produits textiles, d’aboutir à la mise en place d’un modèle de production mutualisé, accessible et rentable financièrement pour le consommateur local mais également pour satisfaire la demande extérieure. « Il est de l’intérêt de toutes les parties prenantes de cette industrie béninoise du vêtement, que le secteur du textile soit régi par des normes et standards internationaux de sorte que la production soit attractive et réponde aux besoins des consommateurs locaux ainsi qu’à la demande de plus en plus pressante qui vient non seulement de l’extérieur du pays mais aussi en dehors du continent», a déclaré Nadia Adanlé, membre de la Chambre des métiers du Bénin et fondatrice de Couleur Indigo - une entreprise de teinture à l’indigo selon le procédé traditionnel, dont le personnel est à 25 % composé de personnes handicapées ■ Actualités 10 mars 2023


A cœur ouvert avec Alimatou Badarou sur la femme et la politique: « La femme ne doit jamais se laisser aller aux pressions »
Plaidoyers pour les droits de la femme, discrimination positive en faveur de la femme ; lois de promotion et protection des femmes… Il n’y a dans tout cela aucun cadeau, aucune facilité. Il s’agit plutôt d’un noble combat en vue de combler le gap longtemps entretenu entre les hommes et les femmes ; alors que sur le terrain politique, les femmes reçoivent les mêmes coups. Femme et politique, Alimatou Badarou, coordonnatrice de l’Organisation des Femmes républicaines au sein du parti Bloc républicain, en parle sans ambages.

La Nation : Il n'est pas rare d'entendre que femme et politique ne font pas bon ménage, que c'est un chantier trop risqué et que leur vie privée est souvent sacrifiée... Qu'en dites-vous ?

Alimatou Badarou : Je ne dirai pas que c’est totalement faux mais il faut relativiser. Car la politique en soi n’empêche pas une femme de s’épanouir dans son foyer. Tout dépend d’abord de la femme et de ses convictions et ensuite de sa vie de couple. Je voudrais dire que ce n’est pas parce que nous allons sur le terrain politique, que nous n’allons pas être des femmes soumises. Quand on parle de soumission, on ne demande pas à la femme de se coucher pour que l’homme passe sur elle. C’est simplement de cette hiérarchie naturelle dans le foyer qu’il s’agit. C’est ainsi que Dieu l’a voulu. Et je crois que c’est dans cette soumission que le foyer marche bien. Au foyer, quel que soit son rang, la femme doit rester sensuelle. Elle doit rester la mère, l’éducatrice, l’épouse responsable. Mais sur le terrain politique, la femme doit s’imposer et s’affirmer. Les hommes ne peuvent pas demander la soumission aux femmes sur ce terrain parce que les femmes politiques ne sont pas leurs épouses et la politique n’est pas un terrain de jeu. C’est un terrain de leadership, de challenge, de conviction, de combat. Il y a malheureusement des hommes qui pensent que parce que nous sommes des femmes, nous sommes supposées être soumises comme si nous étions leurs épouses et ils cherchent à nous brimer. Il arrive même que l’on porte des jugements moraux sur des femmes qui ne sont peut-être pas au foyer. Et ce n’est pas normal, je dirais même que c’est injuste. C’est de la stigmatisation ! C’est une forme de violence que subissent ces femmes. Dans l’armée, ce sont les mêmes exercices que les hommes font, qui sont donnés aux femmes et c’est ainsi qu’elles arrivent à mériter leur rang. Pourquoi sur le terrain politique, les femmes vont subir les mêmes réalités que les hommes et on estime encore qu’il faille se soumettre autrement. C’est méchant et inhumain ! Je pense que nous femmes, nous avons un devoir: c’est de rester fortes et de savoir faire la part des choses. Dans la vie privée, au foyer, nous devons bien jouer notre rôle et sur le chantier politique, nous devons aussi agir comme cela se doit et faire preuve de combativité. La preuve, Angela Merkel qui est une femme politique très respectée, a dit qu’elle était une femme au foyer et qu’elle préparait pour son mari. Ce n’est pas parce qu’on est en politique qu’on ne va plus respecter son mari. Les femmes qui sont en politique et qui tiennent tête à leurs maris parce que leurs fonctions leur montent la tête ; moi je le leur déconseille vivement. Il y a aussi des hommes qui font des misères à leurs épouses parce qu’elles rentrent tard ou doivent participer à telle ou telle réunion. Si ces hommes n’ont pas assez confiance et veulent voir par eux-mêmes ce qui se passe, qu’ils accompagnent leurs femmes et restent en retrait, peut-être dans la voiture et quand la femme aura fini la réunion politique, ils vont rentrer ensemble. Mais à vrai dire, tout cela se passe parce que ce sont les hommes eux-mêmes qui font la cour aux femmes au foyer et du coup eux-mêmes ne sont plus tranquilles et veulent protéger leurs femmes d’autres hommes. Je pense que hommes et femmes ont des efforts à faire pour construire la confiance et se soutenir. Sans cette confiance, le terrain politique est difficile pour les femmes au foyer.

Et quelles sont les difficultés que rencontrent généralement les femmes sur le terrain politique ?

Je voudrais d’abord saluer le courage de toutes ces femmes qui sont sur le terrain politique parce que ce n’est pas facile. La politique est un terrain très rude. Nous recevons les coups à la dose normale comme si nous étions des hommes. Il faut avoir le mental fort. C’est pourquoi il faut encourager toutes celles qui ont le courage d’aller au front. Les plus grandes difficultés de la femme politique, ce sont les préjugés et l’instrumentalisation. Parfois, les hommes politiques s’attendent à ce que les femmes restent soumises en politique et ont tendance à les harceler, surtout celles qui ne portent pas le nom d’un mari. La dignité de la femme doit être respectée. C’est vrai que pendant longtemps, quand une femme émerge, la société la juge et on colporte que ce serait à cause des facilités obtenues d’un homme. Et il faut reconnaître aussi que des femmes aient pu faire pareille chose. Mais ce n’est pas à généraliser. En plus, aujourd’hui l’environnement est favorable à la promotion de la femme. Je voudrais profondément penser à ces femmes qui subissent des pressions et qui sont souvent harcelées. Elles se retrouvent dans des situations pénibles parce qu’elles portent tout leur foyer et sans leur travail, le foyer n’aurait plus rien. Elles souffrent en silence. Je ne les juge pas. Mais il faut qu’elles sachent que l’on a toujours le choix et qu’aujourd’hui, l’environnement a changé et est favorable à la protection de la femme. Les femmes doivent rester fortes et courageuses. Elles doivent se battre et sortir de la mentalité selon laquelle la femme doit être entretenue par l’homme. Une femme qui travaille apporte un plus à son foyer et se fait davantage respecter. Et si elles sont harcelées, elles n’ont plus à avoir peur. Il y a l’Institut national de la femme qu’on peut saisir en cas de violences ; il y a plusieurs mécanismes juridiques mis en place pour protéger les femmes contre tout harcèlement.

Que diriez-vous aux femmes qui ont des aspirations politiques et qui hésitent encore à faire le pas ?

Si elles sont mariées, je leur dirai d’abord de rassurer leurs époux car elles auront besoin de leur soutien et pour cela il faut construire la confiance, la transparence. Ensuite, elles peuvent entrer en politique avec des convictions fortes, quand elles recevront des coups, parce que ça arrive, elles pourront compter sur le soutien de leurs maris. Si elles ne sont pas mariées, elles doivent quand même être fortes et avoir des convictions. Car on n’entre pas en politique pour s’amuser. Il faut avoir des idéaux, de la passion, du courage. Elles doivent avoir tous ces préalables avant de se lancer sur le terrain politique. Et si l’environnement ne leur est pas favorable et qu’elles découvrent que ce n’est pas leur voie, il faut avoir le courage d’en ressortir. Mais elles ne doivent jamais se laisser aller aux pressions pour dire ensuite qu’elles n’avaient pas le choix. C’est faux ! Il faut avoir un mental fort, il y a toujours un choix à faire.

Comment appréciez-vous la place de la femme dans les instances de prise de décisions aujourd'hui ?

Je voudrais avant tout, avoir une mémorable pensée pour les femmes pionnières, celles qui se sont battues pour les droits de la femme et qui grâce à leurs sacrifices d’hier, nous permettent aujourd’hui de tenir le flambeau pour le porter plus haut. Aujourd’hui, nous continuons de porter la cause, de mener des réflexions et de faire des lobbyings afin d’amener les gouvernants au vote de lois qui favorisent l’épanouissement de la femme et son implication dans les affaires de la République. Je voudrais également saluer les gouvernants en l’occurrence la huitième législature qui a adopté les nouvelles lois ayant favorisé cette représentativité de la femme au Parlement. C’est aussi le mérite du chef de l’Etat Patrice Talon, qui joint l’acte à la parole et qui se montre très actif dans la promotion de la femme. Déjà en faisant le choix d’une femme pour être vice-présidente de la République puis en œuvrant pour une meilleure représentativité des femmes au Parlement à travers la discrimination positive notamment l’attribution d’office de 24 sièges aux femmes à raison d’une femme par circonscription électorale. C’est ce qui a permis aujourd’hui que nous ayons 29 femmes à l’Assemblée nationale. C’est une première, c’est du jamais-vu au Bénin et c’est à saluer. Même dans les institutions, le président de la République a essayé de faire parler cet engagement pour la promotion de la femme. Il a renforcé l’Institut national de la femme et nommé une femme à la tête ; une femme a été nommée présidente de la Cour des comptes ; et quand il a été question de choisir les Secrétaires exécutifs des communes, il a insisté pour que le tiers des postes soit accordé aux femmes. J’espère que la dynamique va vraiment se poursuivre et que ce ne sera pas seulement les sièges réservés qui vont justifier la présence des femmes au Parlement. Cette dynamique doit se renforcer. Il faudra mettre les femmes sur des positions éligibles, faire des listes alternées pour qu’on passe à 50 % de représentativité de la femme comme c’est le cas dans certains pays dont l’Afrique du Sud et le Sénégal. C’est notre rêve.

Quels sont, selon vous, les efforts à faire pour améliorer cette dynamique de promotion de la femme ?

Nous attendons une certaine flexibilité des hommes et des responsables à tous les niveaux. Nous ne voulons pas de la faveur Non ! Nous estimons que nous avons les mêmes droits devant la Constitution. Mais les femmes sont souvent considérées comme si elles devraient rester derrière le rideau. Il faudrait que les responsables des entreprises, des institutions et organisations, suivent la dynamique en cours; en essayant à chaque fois qu’il y a nomination, élection ou désignation de donner une marge aux femmes. Il ne s’agit pas d’exclure les hommes mais de penser à la femme tant qu’il y a la possibilité d’alterner. Je pense que ce faisant, les choses vont évoluer dans notre société. Je répète que nous ne demandons pas une faveur. Nous estimons que c’est un droit. Les présidents d’institutions, les directeurs d’entreprises, les responsables politiques ont aussi des enfants filles sur lesquelles ils investissent pour leur éducation. Ils voudraient bien voir leurs filles travailler demain et faire leur fierté. Donc offrir des opportunités aux femmes aujourd’hui, c’est préparer le chemin et l’environnement à leurs filles, à leurs héritières parce qu’il y a des hauts responsables qui n’ont que des filles comme enfants. Seront-ils heureux de savoir qu’un patron de société demande des faveurs à leurs filles avant de leur donner un emploi qu’elles méritent ? Nous avons tous la responsabilité commune de contribuer à la promotion de nos filles et des femmes pour que la société se porte mieux.

Quelle est alors votre réponse à ceux qui pensent que la discrimination positive en faveur des femmes est un aveu de faiblesse de la gent féminine ?

Je dirai qu’ils ont tort. C’est un écart que la société a entretenu pendant des siècles et qui est corrigé. La société a toujours été consciente des mérites de la femme sans lui accorder cette place parce qu’on préfère avoir la femme sous son contrôle. On ne leur donne pas ce qu’elles méritent pour qu’elles viennent concéder des faveurs. Normalement, je pense que tout le monde devrait œuvrer pour accorder plus de places aux femmes. Nous avons de plus en plus des filles qui vont à l’école et qui obtiennent des diplômes. Il est normal qu’on fasse aussi de la place à ces filles de demain, en créant des conditions favorables à l’épanouissement des femmes aujourd’hui. Va-t-on continuer à donner juste des postes de secrétaire aux femmes alors qu’elles émergent de plus en plus dans tous les domaines ? A tout point de vue, cette discrimination positive s’imposait.
Actualités 10 mars 2023


Sensibilisation à la lutte contre la sextorsion par la Bsic: Des apprenants entretenus sur les précautions à prendre
Des apprenants du Collège Notre Dame des Apôtres et de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) de Cotonou ont été entretenus, ce jeudi 9 mars, sur le phénomène de la sextorsion. Cette campagne de sensibilisation initiée par la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (Bsic) en collaboration avec l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin) entre dans le cadre de la célébration de la Journée internationale de la femme, édition 2023.A l’ère du numérique, la sextorsion est la nouvelle forme de chantage qui se développe au Bénin et plusieurs personnes dont les jeunes en sont victimes. La campagne de sensibilisation organisée, ce jeudi, a permis aux apprenants du Collège Notre Dame des Apôtres et de l’Université catholique de l’Afrique de l’Ouest (Ucao) de mieux cerner le phénomène, ses conséquences, les dispositions que doit prendre une victime en cas de chantage ainsi que les sanctions que prévoit la loi contre les cybercriminels qui menacent de rendre publiques des images ou des vidéos d’une personne. Cette campagne de sensi-bilisation à la lutte contre la sextorsion est initiée par la Banque sahélo-saharienne pour l’investissement et le commerce (Bsic) en collaboration avec l’Agence des systèmes d’information et du numérique (Asin) pour commémorer la Journée internationale de la femme placée sous le thème: « Pour un monde inclusif: innovation et technologies pour l’égalité des sexes ». Barbara Akplogan, chargée de communication de la Bsic, affirme que le but de cette sensibilisation est d’éveiller la conscience des jeunes sur le phénomène de la sextorsion. Elle indique que les cybercriminels se montrent de plus en plus créatifs en matière d’extorsion. En effet, explique-t-elle, l’une des techniques utilisées consiste à convaincre la victime d’entamer un rapport sexuel à distance via webcam mais en enregistrant uniquement les actes posés par celle-ci. Ce phénomène d'escroquerie en ligne prend de l’ampleur et concerne aussi bien des adolescents que des adultes. [caption id="attachment_93869" align="alignnone" width="314"] La Bsic en croisade contre le phénomène de la sextorsion...[/caption] Institution bancaire créée en 2003, la Bsic profite chaque année de la célébration de la Journée internationale de la femme pour mener des activités de sensibilisation en lien avec une thématique donnée. « A travers cette séance de sensibilisation sur la sextorsion, nous avons demandé aux jeunes de savoir quoi publier sur les réseaux sociaux pour ne pas tomber dans les formes de chantages qui les exposent à vie. Une fois leurs photos ou vidéos publiées, il est difficile de les supprimer parce que les gens ont eu le temps de les copier et de les partager », a fait savoir Barbara Akplogan tout en invitant l’ensemble des populations à faire attention aux relations virtuelles. « Cette séance de sensibilisation m’a été utile pour moi parce que j’étais ignorante de ces réalités. Maintenant, je sais ce que c’est que la sextorsion et ses conséquences sur la vie d’un individu », a confié Dona Botoh, élève en classe de 5e au Collège Notre Dame des Apôtres. Elle dit aussi savoir quelle attitude adopter désormais pour ne pas être victime de cette forme d’anarque via les réseaux sociaux. Société 10 mars 2023


Vision numérique au profit de l’égalité des sexes: Le Bénin fait de l’inclusion digitale une réalité
Les femmes béninoises ont communié avec les membres du gouvernement, partenaires au développement et autorités à divers niveaux, ce mercredi 8 mars à Cotonou, à l’occasion de la Journée internationale du droit des femmes. Discours, communications sur la thématique du numérique et remise de dons ont meublé la séance. La mobilisation était grande à la mesure du défi qui a réuni les femmes venues d’horizons divers, ce mercredi, à l’occasion du 8 mars. Membres du gouvernement, élus du peuple, partenaires techniques et financiers, groupements féminins…, tous se sont donné rendez-vous pour célébrer de la plus belle manière les efforts des femmes autour du thème « Pour un monde digital inclusif: innovation et technologies pour l’égalité des sexes ». Cette thématique révèle que le digital est un outil d’inclusion pour réaliser une société égalitaire. Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, en donne la teneur : « Ce thème souligne le vrai potentiel que peut avoir le secteur du numérique pour favoriser l’égalité entre les hommes et les femmes, mais aussi mettre en lumière les défis à relever pour assurer une inclusion numérique équitable pour les femmes. Il encourage la promotion de la diversité et de l’inclusion dans le secteur des technologies de l’information et de la communication en éliminant les stéréotypes de genre et en garantissant une meilleure implication des femmes à tous les niveaux », explique-t-elle. Le monde se dématérialise et il faudra intégrer les femmes dans cette dynamique afin de ne pas rester en marge des progrès. « Moins de 37% des femmes utilisent internet, bien qu'elles constituent près de la moitié de notre population, prouvant ainsi que l'écart technologique est toujours en leur défaveur par rapport à la population masculine», relève Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Richemond Tiémoko, représentant résident de l’Unfpa, chef de file du groupe genre et protection sociale, se veut plus illustratif sur le sujet en faisant ressortir les disparités numériques entre les régions. « Au Bénin, la couverture de l’internet a beaucoup évolué ces derniers temps, de 36 % en 2019 vers 55 % en 2022. Mais il reste encore un écart important entre le monde rural et le monde urbain. 45% n’ont pas encore accès à l’internet. Ce pourcentage est plus élevé en milieu rural», analyse-t-il. Pourtant, la prise en compte de ces facteurs est bénéfique à tous les coups : « L'intégration des femmes dans les domaines technologiques se traduit par des solutions plus créatives et offre un plus grand potentiel d'innovations qui répondent aux besoins des femmes et favorisent l'égalité des sexes. Le manque d'inclusion, en revanche, s'accompagne de coûts énormes », souligne Véronique Tognifodé.

Efforts du gouvernement

La réalisation d’un tel objectif ne saurait être un cadeau tombé du ciel. « Nous avons tous un rôle à jouer pour créer un environnement où les femmes peuvent bénéficier équitablement des services numériques et être des productrices dans le secteur du numérique», préconise Aurélie Adam Soulé Zoumarou. Là-dessus, l’Institut national de la femme indique la voie à suivre. Il propose un sursaut collectif afin de faire du digital un levier de lutte contre les violences faites aux femmes et aux filles et contre les violences en ligne. Pour cela, Huguette Bokpè Gnacadja, secrétaire exécutive de l’Inf, exhorte les journalistes, les web activistes, les jeunes, les communautés virtuelles ou non, à jouer efficacement leur partition. [caption id="attachment_93834" align="alignnone" width="450"] Mettre en lumière les défis à relever pour assurer une inclusion
numérique équitable pour les femmes[/caption] Le gouvernement est actif sur la question. En premier, le ministère du Numérique et de la Digitalisation qui s’évertue à rendre le cyberespace plus sûr à travers les lois, les sensibilisations, les programmes d’éducation numérique dans les établissements scolaires…. Les autres ministères ne sont pas du reste. Ces efforts du gouvernement ne passent pas inaperçus aux yeux de l’Inf. « Notre pays le Bénin a opté depuis 2016 pour la transformation numérique de l’administration en mettant au cœur de celle-ci, les Technologies de l’information et de la communication (Tic). Ainsi, notre administration publique béninoise s’est modernisée avec la digitalisation des services publics, et la création du portail national de E-services dont l’objectif est de faciliter l’accès des citoyens et citoyennes aux services publics », apprécie la secrétaire exécutive de l'Institut. Deux communications ont meublé la célébration officielle de la Jif à Cotonou: « Hygiène numérique et arnaques en ligne», et « E.commerce, avantages pour les femmes». Et pour joindre l’utile à l’agréable, le gouvernement a procédé à la remise d’un important lot de matériels de travail et d’ustensiles de cuisine à huit groupements féminins ■
Actualités 09 mars 2023


Ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale: Le budget 2022 exécuté à plus de 85 %
Les performances réalisées par les différents programmes et services du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale au cours de l’année 2022 sont appréciables. En moyenne, un taux de réalisation d’au moins 85 % est enregistré.Selon la direction de la Planification, de l’Administration et des Finances du ministère de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, pour la gestion 2022, le budget du ministère est exécuté au 31 décembre à 87,33 % pour la base engagement et 86,78 % pour la base ordonnancement, hors dépenses du personnel, contre une cible de 100 %. En ce qui concerne le taux d’exécution physique, il est estimé à 84,35 %, sur la base des pondérations des activités au Plan de travail annuel. Plus spécifiquement, le programme d’investissement du ministère a été exécuté à 81,28 % base engagement et 80,82 % base ordonnancement pour un taux d’exécution physique de 78,40 %. Quant au Fonds d’appui au développement des communes (Fadec), aussi bien investissement que fonctionnement, les 100 % des prévisions ont été transférées. Selon le ministre Raphaël (Akotègnon, « ces indicateurs, tous au vert, surtout ceux relatifs aux collectivités territoriales) confirment à suffisance la volonté du gouvernement d’impulser le développement de notre pays en partant de celui de nos communes ». Au constat, cette volonté est réaffirmée par une augmentation croissante du budget du secteur passant de 42,17 milliards F Cfa en 2021 à 48,89 milliards F Cfa, en 2022 puis à 65,58 milliards F Cfa en 2023, soit un taux d’accroissement de 22,78 % entre 2022 et 2023. Plusieurs facteurs expliquent ces croissances successives en matière de dotation budgétaire. Entre autres, il y a la consolidation des ressources Fadec investissement qui sont passées de 28,121 milliards F Cfa en 2022 à 40,055 milliards F Cfa, soit une augmentation 42,44 % pour donner aux communes les moyens nécessaires à la mise en œuvre de leur Plan de développement communal, la couverture complète des charges induites par la réforme structurelle du secteur de la Décentralisation, en faisant passer le Fadec fonctionnement du simple au double, soit 14,95 milliards F Cfa et l’amélioration des crédits délégués aux préfectures avec un accroissement global de 26,62 % et plus particulièrement, de 62,72 % pour la mise en œuvre du Programme d’Assistance-Conseil aux Communes. On peut aussi citer le renforcement de la subvention de l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), surtout pour l’opérationnalisation du Bulletin de performance communale et lui permettre de mieux jouer sa partition dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation conformément aux clauses de la convention signée avec le gouvernement à cet effet et le raffermissement de l’audit et du contrôle. « Ces chiffres renseignent avec beaucoup d’éloquence, sur la partition de l’Etat dans l’accompagnement des communes dans la mise en œuvre de la réforme structurelle du secteur de la décentralisation, dans le but de permettre d’exercer convenablement leurs compétences et à terme, de faire de nos communes des espaces de vie agréable et de plein épanouissement inclusif de nos populations », se réjouit le ministre. Et pour mieux atteindre les objectifs assignés à son ministère au cours de cette année, Raphaël Akotègnon a remis des lettres de mission à ses collaborateurs. Actualités 07 mars 2023


Autorisations d’enseigner ou de diriger: Enseignants et directeurs d’écoles privées rappelés à l’ordre
Les enseignants des écoles maternelles et primaires privées sans autorisation d’enseigner sont invités à se conformer aux dispositions légales en la matière. Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) les met en garde ainsi que les chefs d’établissements également dépourvus de l’autorisation de diriger. Le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp) tient au respect scrupuleux du décret n° 279 du 16 juin 2007 fixant les conditions générales de création ou d’ouverture, d’extension, de scission, de transfert, de fermeture, de changement de dénomination et de fonctionnement des établissements privés des enseignements maternel, primaire et secondaire général en République du Bénin. Le ministre Salimane Karimou en charge du secteur vient de lever le ton contre les enseignants ou directeurs d’écoles privées non détenteurs de l’autorisation d’enseigner ou de diriger. Il l’a fait savoir à travers une note circulaire en date du 3 mars dernier. « Il m’est revenu avec insistance que bon nombre d’enseignants ou chefs d’établissements exercent allègrement dans les écoles privées sans être autorisés », a indiqué l’autorité ministérielle. Selon lui, ceci est une violation des textes préjudiciable au bon fonctionnement desdits établissements, au développement intégral des compétences dévolues aux apprenants. Car, Salimane Karimou souligne qu’en la matière les dispositions de l’article 42 du décret évoqué supra sont claires. « Nul ne peut dispenser un enseignement dans l’une des disciplines ou matière des programmes d’études en vigueur en République du Bénin, dans un établissement privé des enseignements maternel, primaire et secondaire général, s’il n’est un enseignant de formation ou n’a été autorisé à enseigner». L’autorisation d’enseigner, pour un établissement maternel ou primaire, est accordée à toute personne remplissant certains critères : il faut être âgé de 18 ans au moins ; être titulaire de l’un des diplômes de Certificat élémentaire d’aptitude pédagogique (Ceap), option enseignement maternel ou primaire ; Certificat d’aptitude pédagogique (Cap) option enseignement maternel ou primaire ou le Baccalauréat. Il en est de même pour tout enseignant désireux de diriger un établissement privé des enseignements maternel et primaire. Il doit être titulaire d’une autorisation de diriger.

Chance à saisir

Pour cela, en plus d’avoir une autorisation d’enseigner, le postulant doit avoir enseigné pendant cinq ans au moins et être âgé de 23 ans au moins. Il doit être titulaire du Cap option enseignement maternel ou primaire. Dans tous les cas, les autorisations d’enseigner ou de diriger sont accordées par le ministre en charge du sous-secteur de l’éducation. L’autorisation d’enseigner et celle de diriger sont strictement personnelles et révocables en cas de déviance du bénéficiaire. A cet effet, Salimane Karimou invite « ces enseignants et directeurs, ainsi que toute autre personne remplissant les conditions et désireuse d’enseigner ou de diriger une école privée, à déposer leurs dossiers de demande d’autorisation d’enseigner ou de diriger dans les Régions pédagogiques des Enseignements maternel et primaire au plus tard le 31 mai prochain. Les dossiers reçus au niveau des Régions pédagogiques doivent être convoyés dans les directions départementales des Enseignements maternel et primaire (Ddemp) dans la troisième décade du mois de juin 2023. La liste des pièces à fournir est consultable au niveau des Rp, des Ddemp et à la direction de l’Enseignement primaire à Porto-Novo. Toute demande déposée hors délai sera purement et simplement rejetée, précise la note circulaire du Memp ■
Société 07 mars 2023


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