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Nouvelles

Exposition collective Perspectives #2: Les jeunes artistes à l’honneur
  Le monde et ses réalités, la nature, la femme, les divinités, les traditions..., sont à l'honneur dans l'exposition collective Perspectives #2 qui se tient à l'espace culturel Le Centre du 24 février au 6 mars. A l'image de la première édition organisée en 2021, cette exposition se révèle tout aussi variée et met en lumière le potentiel artistique de la jeunesse. Elle est imposante et forte dans son décor rouge vermeil. La femme peinte par Emerick Boby, a tout l'air d'une amazone. L'œuvre intitulée "Princesse Fassie", entendu la femme du Fâ (en langue fon), réalisée à l'acrylique sur toile, peut s'assimiler au prototype de la femme battante. Elle est la reproduction d'une photographie qui fait partie de la collection privée du photographe autrichien Clemens Radauer. « Je souhaite à travers cette œuvre que nous reconnaissions le mérite des femmes. C'est aussi une œuvre qui doit inspirer les réflexions scientifiques pour amener à approfondir les recherches sur le rôle de la femme dans notre histoire », confie Emerick Boby dont les œuvres portent généralement sur la femme et la société. L'espace dédié à l'exposition collective Perspectives #2 offre à découvrir les œuvres de Philippe Hachémè, Syl Loko, Ardhy Massamba, Patricorel, Joannes Mawuna, Marius Tchiakpè et Darios Tossou. Avec de la pointe, du fil de fer, de l'acrylique et du métal sur contreplaqué, l'artiste Syl Loko présente au public son œuvre intitulée "Inconnus - connus - Inconnus". Assemblage artistique d’adjectifs ou réalité artistiquement peinte ? L’artiste répond : « Dans ce monde, tout le monde semble se connaître mais à vrai dire personne ne connaît entièrement l’autre ». Sur les traces de l'exposition, Phillipe Hachémé présente le tableau Azanfon (le jour se lève). C'est une représentation des divinités, notamment quatre divinités que sont Sakpata (la terre); Dan (l'air) ; Gou (le feu); Tohossou (l'eau). « Le tableau Azanfon est une manière pour moi de dire : « Rassemblons ces quatre éléments et le jour se lèvera pour tous ». Ce sont quatre éléments sans lesquels l'homme ne peut exister », a expliqué l'artiste qui entend travailler sur la superposition des divinités d’ici et d’ailleurs. Comment ne pas être saisi par l’intérêt de la jeunesse sur un sujet généralement redouté ! Présent au vernissage de l’exposition, Jean-Michel Abimbola, ministre en charge de la Culture, a exprimé sa fierté au regard de l’inspiration de plus en plus courageuse et ingénieuse de la jeune génération d’artistes. Aussi, les a-t-il encouragés à continuer et à relever les défis de la valorisation de la culture à travers l’art. L’artiste Marius Tchiakpè s’est bien inscrit dans cette logique. A l’exposition collective, il présente deux sculptures dénommées "Les représentants des rois". Il représente, primo, le premier roi du Danxomè, Gangnihessou, sur son trône avec en dessous, un oiseau, symbole royal. La deuxième sculpture représente le roi de Hogbonou, Tôfa. Les deux sculptures sont réalisées en fils plastiques et en métal sur du bois. « Toutes mes installations et tableaux d'art sont à base de fils. J'utilise des fils en plastique par analogie aux araignées, aux liens invisibles que je crée », indique l'artiste. D'autres œuvres telles que les photographies numériques de Darios Tossou "Le monde" ; "Vitreux" sont à découvrir dans l’exposition collective Perspectives #2 ■ Culture 02 mars 2023


Aux sinistrés de l’incendie de Sô-Ava: Le gouvernement apporte son assistance
  Dans les flammes, elles ont perdu maisons et vivres, outils de travail et argent… Les populations sinistrées de l’incendie du 17 février dernier dans la commune de Sô-Ava ne sont pas laissées pour compte. Le gouvernement entend leur manifester la sollicitude de la nation à travers des soutiens de diverses formes dont une assistance en vivres et en matériaux de construction. Très attendue, l’assistance humanitaire du gouver-nement aux populations sinistrées de l’incendie du 17 février 2023 qui a ravagé plusieurs habitations dans le village de Béssétonou, arrondissement d’Ahomey-Lokpo, commune de Sô-Ava, va prendre plusieurs formes. «Les sinistrés ayant tout perdu, le besoin d’assistance à leur profit est pressant. Aussi, le gouvernement a-t-il décidé de les soutenir de diverses manières, notamment par une prise en charge psychologique et la mise à disposition de produits alimentaires et de matériaux de construction », a annoncé l’Exécutif au terme du Conseil des ministres de ce mercredi 1er mars. C’est une nouvelle qui va consoler quelque peu les centaines de personnes affectées par ce drame. En effet, le bilan officiel de cet incendie, fait état de 86 habitations totalement consumées ; 110 ménages sinistrés avec un effectif total de 645 personnes ; de divers biens personnels consumés à savoir : effets vestimentaires, outils agricoles et de pêche, numéraires, vivres, documents administratifs et autres. Quand en un instant, on se retrouve sans abri et sans subsistance, l’existence devient pénible ! Heureusement, les populations ont pu compter sur la promptitude de leurs concitoyens. « … le curé de la paroisse catholique, puisque l’église n’est pas loin du lieu du sinistre, a mis les locaux de la paroisse à disposition des populations pour leur permettre d’être à l’abri, en attendant qu’on trouve des solutions pérennes. Il y a aussi les voisins de ceux qui ont été frappés par le drame qui ont accepté de partager leurs chambres avec les sinistrés, le temps qu’on arrive à résoudre le problème d’habitation », avait confié Honoré Gohoungo, chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo, au quotidien de service public La Nation. A l’en croire, la proximité de l’Exécutif a été aussitôt ressentie grâce à la visite du préfet de l’Atlantique qui a conduit une délégation sur les lieux de l’incendie pour assister les sinistrés et leur exprimer la compassion du chef de l’État et de son gouvernement. A l’occasion, le préfet de l’Atlantique avait laissé entendre que le gouvernement manifesterait dans les prochains jours sa sollicitude aux populations sinistrées pour soulager leurs peines. C’est chose désormais officielle avec l’assistance annoncée par le Conseil des ministres pour rehausser le moral des personnes affectées et les soutenir en vivres et en matériaux pour la reconstruction des habitations. Prompte réaction locale Quand un drame survient, la réaction locale instantanée est bien souvent déterminante. «Une fois la mauvaise nouvelle annoncée, le maire de la commune de Sô-Ava nous a instruit pour aller sur le terrain, et nous avons recensé tous les ménages et les habitations touchés. Suite à notre compte rendu détaillé, les conseillers et autres responsables de l’administration locale ainsi que le maire se sont déplacés pour assister les populations victimes à travers des dons de diverses natures », a indiqué Honoré Gohoungo, chef de l’arrondissement d’Ahomey-Lokpo. Outre l’apport financier du maire, le chef d’arrondissement évoque au titre des soutiens venus de particuliers et d’organismes : 99 kits scolaires, 100 nattes, 400 tee-shirts et 200 moustiquaires ; 100 pièces de tissus ; des kits de cuisine, et autres équipements de première nécessité… C’est dire combien les populations sinistrées ont bénéficié de l’attention des autorités locales, des organismes d’assistance humanitaire et de leurs concitoyens. Situant sur la cause du sinistre survenu dans l’après-midi du 17 février à Béssétonou, le Conseil des ministres parle plutôt d’un incendie, occasionné par une imprudence humaine. Actualités 02 mars 2023


Bénin : Acquisition de 500 caméras-piétons au profit de la police et la douane
Des policiers et douaniers béninois porteront bientôt des caméras-piétons dans le cadre de certaines de leurs opérations sur le terrain. L'acquisition des appareils a été annoncée, ce mercredi 1 mars 2023, par le
Conseil des ministres. La mesure vise, entre autres, à renforcer la sécurité des personnes et des biens et la lutte contre la corruption. Le Conseil des ministres s'est réuni en sa séance de ce mercredi 1 mars 2023. Parmi les décisions et mesures prises, il y a l'acquisition de 500 caméras-piétons et accessoires ainsi que du dispositif logiciel et matériel permettant l'exploitation des données produites, au profit des forces de Police et de Douane. « Ces équipements sont destinés au renforcement de la sécurité des personnes et des biens ainsi qu’à la prévention des incidents au cours des interventions des agents de Police ou de Douane », a précisé le Conseil. En outre, souligne-t-il, ces appareils favoriseront le constat des infractions et la poursuite de leurs auteurs grâce à la collecte de preuves tangibles, aideront à la lutte contre la corruption et à un meilleur respect de la déontologie au sein la Police et la Douane. Actualités 01 mars 2023


Projet ma formation, mon métier, mon avenir: Deux documents de mise en œuvre validés
Les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont approuvé les plans de sa mise en œuvre et de travail annuel 2023. Les documents ont été validés à la faveur d’une réunion du comité tenue, ce mardi 28 février, à Cotonou. C’est par acclamation que les membres du comité directeur du projet Ma formation, mon métier, mon avenir (3M) ont validé les plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023 dudit projet. Les documents ont été approuvés à l’issue de la première réunion du comité directeur tenue, ce mardi à Cotonou. Pour les acteurs impliqués, il s’agit d’un pas de plus vers l’exécution du projet. 3M est une initiative visant à renforcer le pouvoir économique des jeunes hommes et femmes vulnérables, incluant filles et garçons. Le projet est financé par le Canada et sera mis en œuvre dans les départements de l’Atlantique, du Mono, du Zou, des Collines et du Couffo. A terme, il contribuera à réduire les multiples obstacles auxquels les jeunes, en particulier les femmes et les filles, sont confrontés avant, pendant et après leur formation professionnelle et qui réduisent leurs possibilités d’emploi. Le projet facilitera également leur intégration sur le marché du travail, en particulier dans les emplois non traditionnels et les emplois verts. Lors de la réunion du comité directeur, les membres ont suivi des présentations du projet ainsi que de ses plans de mise en œuvre et de travail annuel 2023. Après plus de quatre heures d’échanges , ils ont validé les deux documents, à la grande satisfaction de tous les acteurs impliqués. Dans son mot de clôture, Myriam Pierre-Louis, cheffe de Coopération à Affaires mondiales Canada, représentant la partie canadienne a, entre autres, insisté sur la prise en compte des recommandations formulées dans le document final. Un aspect que le directeur du projet 3M, Théodore Hounkpatin, ne perd pas de vue. « Nous allons intégrer les différentes observations et recommandations, puis renvoyer les documents à Affaires mondiales Canada pour avis final. C’est suite à cela qu’on sera vraiment autorisé à déployer notre intervention dans les départements ciblés…», a-t-il indiqué, ajoutant que l’équipe du projet travaille déjà sur certains points qui ont fait l’objet de recommandations. « …Ce sont des recommandations qui vont nous aider à bonifier le document et à pouvoir déployer nos interventions sur le terrain avec aisance et efficacité », a précisé Théodore Hounkpatin. Le projet 3M a une durée de vie de six ans. Il est constitué de trois composantes, à savoir Droits à l’éducation et à l’emploi décent; Formation professionnelle de qualité répondant aux besoins du secteur de l’emploi sensible au genre et à l’environnement et Services d’insertion socioprofessionnelle de qualité, sensible au genre et à l’environnement. Ces trois composantes seront mises en œuvre par trois organisations que sont : Education internationale, le Forum africain des Femmes éducatrices du Bénin (Fawe-Bénin) et le Réseau national de la société civile pour la promotion de l’entrepreneuriat et l’emploi des jeunes du Bénin (Renej). « Le projet 3M est en cohérence avec la vision globale du gouvernement notamment dans le sous-secteur de la formation technique et professionnelle...», s’est réjoui Denga Sagui, directeur adjoint de cabinet du ministre en charge des Enseignements secondaire, Technique et de la Formation professionnelle. Il a également insisté sur la nécessité pour chacune des parties prenantes de respecter les clauses contractuelles, de veiller à la répartition efficace et efficiente des ressources et d’éviter d’éventuels chevauchements des différents bailleurs. Des points qui font aussi partie des recommandations formulées par les membres du comité directeur■ Actualités 01 mars 2023


Sécurisation des espaces frontaliers dans le golfe de Guinée: Le renforcement de la coopération comme principal outil
A travers le séminaire régional qui se déroule, depuis ce mardi à Cotonou, les participants vont renforcer leurs mécanismes de coopération pour mieux assurer la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée. « Quelles formes de coopération pour la sécurisation des espaces frontaliers et la gestion de la mobilité pastorale dans le nord des États du golfe de Guinée ?». C’est le thème au centre de la rencontre régionale qui se tient du 28 février au 1er mars 2023. Durant ce séminaire, les experts passeront en revue les grands enjeux liés à la sécurité transfrontalière et à la mobilité pastorale, afin de déboucher sur des pistes de solutions pouvant aider à la prise de décisions concrètes et applicables par les gouvernants. Ces assises se veulent être un cadre d’échanges et de concertation entre des pays partageant certaines réalités. « Le présent séminaire se veut être un cadre d’échanges et de concertation entre pays partageant en commun certaines réalités sociales et culturelles en vue de faire efficacement face aux enjeux sécuritaires transversaux, lesquels constituent des défis majeurs dans nos espaces frontaliers. La transhumance y prend bien évidemment une place prépondérante », a déclaré Alassane Séidou, ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, hier en lançant les travaux. Il n’a pas manqué de souligner que la rencontre s’ouvre dans un contexte particulier marqué par des incursions régulières de groupes armés terroristes dans plusieurs pays du golfe de Guinée avec une volonté affichée de conquête de leurs côtes. « Les configurations géographiques complexes de nos patrimoines frontaliers, les discontinuités qui s’y observent en termes de développement, de construction d’infrastructures et d’attractivité, les inégalités en matière d’opportunités pour les jeunes et les femmes, le manque et lorsqu’ils existent, le non-respect des couloirs érigés pour assurer la mobilité pastorale sont autant de facteurs de perturbation de la quiétude indispensable au développement harmonieux de nos communautés », explique le ministre. Il invite les participants à faire preuve d’innovation, d’ingéniosité et de productivité afin d’aboutir à des propositions novatrices et bénéfiques pour toute la sous-région. C’est le même appel qu’a lancé l’ambassadrice de l’Union européenne au Bénin. Selon Sylvia Hartleif, il est important de favoriser le partage d’analyses et d’expériences sur les stratégies et de soutenir l’émergence d’une position commune entre les Etats. « C’est en travaillant que nous pouvons faire la différence », a fait savoir l’ambassadrice. Le chef de coopération et chef de mission adjoint de l’ambassade des Pays-Bas ne dira pas le contraire. « Si le terrorisme au Sahel nous a appris quelque chose, c’est que nous avons souvent réagi trop peu et trop tard », a fait observer Antonie de Kemp. Pour ce faire, il invite à investir pour prévenir et éviter d’avoir des problèmes plus grands et à renforcer la coopération ■ Actualités 01 mars 2023


Centres d’éducation communautaires: Une alternative pour l’instruction des enfants déscolarisés
Dans le département de l’Atacora, une nouvelle approche se développe pour l’instruction des enfants déscolarisés. Les Centres d’éducation communautaires (Cec) renforcent le niveau des enfants et leur facilitent l’instruction dans le système éducatif formel.Les Centres d’éducation communautaire sont créés et encouragés par divers partenaires du secteur de l’éducation. Ils ouvrent leurs portes un mois après la rentrée scolaire. Les enfants qui trainent encore à la maison y sont envoyés. Les parents sont sensibilisés et viennent inscrire au niveau des Cec, leurs enfants qui n’ont pas commencé les classes. Cette approche qui vise à faciliter l’instruction des enfants non scolarisés constitue un privilège pour les communautés bénéficiaires. Dans la commune de Kouandé, Tikou bénéficie d’un Centre d’éducation communautaire grâce au financement de Plan international Bénin, selon les explications de Benoît Djangni, un des coordonnateurs de programme à Plan. Tobré dans la commune de Ouassa-Péhunco dispose d’un Cec qui accueille aussi des enfants. À l’occasion d’une visite des partenaires du secteur de l’éducation, Benoît Djangni a réaffirmé l’engagement de son institution à soutenir cette initiative afin de scolariser tous les enfants en âge de fréquenter l'école. « Le Centre d’éducation communautaire (Cec) fait aujourd’hui partie intégrante du système éducatif », a assuré Dieudonné Tindédjrohoun, chef de la Région pédagogique 8. Il explique que les chefs de région pédagogique et les conseillers pédagogiques sont impliqués dans la formation pour assurer le recyclage des enseignants. Les cahiers de ces derniers sont visés par le directeur le plus proche du centre. Le chef de la Région pédagogique 8 informe aussi que les conseillers pédagogiques passent contrôler tout ce qui se fait au niveau desdits centres. «Tout ça pour assurer la qualité de l’enseignement qui se délivre dans ces lieux. Si nous prenons l’exemple de l’année écoulée, huit apprenants ont pu intégrer le Ce2, 11 sont inscrits au Ce1 et 11 au Cp. C’est bien une école de deuxième chance qui permet de ratisser large pour que tous les enfants scolarisables soient quand même dans un système d’éducation formelle », se réjouit Dieudonné Tindédjrohoun. La maîtresse en charge de l’encadrement des enfants à Tikou note avec satisfaction que les autorités ont vu juste en donnant cette occasion aux communautés. « Les enfants ont vraiment besoin de cette chance pour intégrer le cursus scolaire. Chaque mois, on évalue le niveau des enfants. Après ça, il y a l’évaluation sommative qui se passe avec les autres écoles », a ajouté Sabine Séké. Les parents, précise la maîtresse, connaissent l’existence des Centres. De temps en temps, ils échangent avec les animatrices du Projet de développement des repères positifs pour les filles (Pdrp-Filles), qui pilote l’initiative. « Nous ferons de notre mieux pour aider les enfants à relever leur niveau avant d’intégrer le cursus scolaire normal», explique Sabine Séké, enseignante au Cec Tikou. Elle invite les partenaires à aider à implémenter l’initiative dans d’autres localités et à la rendre pérenne. Car, ajoute-t-elle, les enfants déscolarisés et non scolarisés ont vraiment besoin de ces centres pour poursuivre les études. Actualités 01 mars 2023


Climat du Bénin: Les raisons de la persistance de l’harmattan
Au Bénin, l’harmattan est revenu à la charge ces derniers jours, avec une température glaciale, une faible visibilité et des vents chargés de poussières. C’est un phénomène naturel, expliquent les experts.  L’harmattan de cette saison sévit toujours. Ceux qui ont tôt fait de mettre de côté les vêtements de protection devront les porter à nouveau. « Les vents d’harmattan continuent de transporter la poussière désertique sur l'ensemble du pays. On observera des dépôts de poussières sur les objets, une baisse significative de la visibilité et une détérioration de la qualité de l'air. Par conséquent, l’ensemble du pays est placé en vigilance orange face à cet épisode de poussière », alerte Météo Bénin, dans la journée du samedi 18 février 2023. La veille, c’est-à-dire le vendredi, la situation était pareille, ou presque. Une épaisse brume de poussière s’est étendue sur l’ensemble du pays ces dernières 24 heures. Les visibilités étaient mauvaises dans toutes les localités. Aux environs de Kandi et de Bohicon, elles pouvaient être moins d’un kilomètre par moments. Les températures étaient de 20 °C à Kandi, 22 °C à Savè, 19 °C à Natitingou, 23 °C à Bohicon, 21 °C à Parakou et 23 °C à Cotonou.

En provenance du Tchad

Ce phénomène n’est pas enregistré qu’au Bénin. La visibilité est aussi réduite à Accra, Abidjan, Dakar et Guinée, avec une chute des températures minimales. Selon Diane Laourou, prévisionniste à Météo-Benin, c'est lié à une tempête de poussière enregistrée dans l'après-midi du 15 février au niveau du Tchad, dans la dépression de Bodélé, réputée comme une des principales sources de poussières atmosphériques. « La situation a été favorisée par un fort gradient de pression. Suite à cela, les vents se sont renforcés en surface. Cela contribue à soulever d’importantes quantités de poussières dans l’atmosphère. Les vents de Nord-Est ont aidé à les transporter dans tout le Sahel et vers les pays du golfe de Guinée, dont le Bénin », explique Diane Laourou. Ces poussières sont alors rentrées sur le territoire béninois par le nord, déjà le 16 février et se sont étendues sur le territoire national le 17 février. « Nous avons observé une baisse sensible de la visibilité ; un temps peu ensoleillé, et une baisse sensible des températures dans certaines localités, surtout celles du nord», ajoute la prévisionniste de Météo Bénin.

Changement climatique ?

D’aucuns y voient les effets du changement climatique. Mais pour les spécialistes, c’est un phénomène tout à fait naturel. « Ne mélangeons pas tout», avertit Professeur Michel Boko, climatologue. En effet, le renforcement de l'anticyclone d'Ennedi (sur le Tchad) est une condition nécessaire pour le déclenchement de l'harmattan. Mais ce renforcement se fait par glissement du jet subtropical vers le Tropique sous la poussée du front polaire boréal. En février 2020, une situation pareille avait été constatée. Le phénomène pourrait se poursuivre les prochains jours, selon les conditions météorologiques. « Actuellement, nous avons des vents d’harmattan qui continuent de souffler sur notre pays. Ne soyons pas surpris dans les prochains jours d’être encore sous cette nappe de poussières. Les visibilités vont évoluer s’améliorant, mais elle ne pourra passer que lorsque l’atmosphère va être nettoyée par une petite pluie », fait remarquer Diane Laourou qui appelle les populations à prendre des mesures conséquentes. « Cela représente un risque pour la santé humaine, surtout pour les personnes sensibles aux affections respiratoires ». Météo Bénin suit de près la situation ■
Environnement 28 févr. 2023


Produits de grande consommation: Les dernières variations de prix enregistrées
L’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad) a publié l’évolution hebdomadaire des prix des produits de grande consommation et leurs variations dans certaines villes principales, ce lundi 27 février 2023.Les prix des denrées de grande consommation ont varié dans les principaux marchés, sur l’ensemble du territoire national, au cours de la semaine du 13 au 19 février. C’est ce que révèle la publication de l’Institut national de la statistique et de la démographie (Instad) sur l’évolution hebdomadaire des prix et leurs variations ce lundi 27 février. Les marchés dans lesquels se réalisent les observations sont notamment ceux de Dantokpa à Cotonou, Ouando à Porto-Novo, Arzéké à Parakou, St-Kouagou à Natitingou, Bohicon à Bohicon, Nesto d’Almeida à Lokossa. Selon la publication de l’Instad, les prix du sorgho et du mil ont enregistré une baisse dans les marchés des villes de Parakou et de Natitingou, tandis qu’ils sont presque stables dans ceux des villes de Cotonou, Porto-Novo, Bohicon et Lokossa. Les variations des prix observées sont dues à la disponibilité des produits sur le marché. Les prix du gari 2e qualité ont connu une augmentation dans les marchés des villes de Porto-Novo, Parakou et Lokossa, alors qu’ils sont plus ou moins constants dans ceux des villes de Cotonou, Natitingou et Bohicon. Les évolutions des prix observées s’expliquent par la baisse de l’offre du manioc. Au niveau du haricot blanc (1kg), les prix sont en baisse dans les marchés des villes de Cotonou, Parakou, Bohicon et Lokossa, tandis qu’ils sont presque stables à Porto-Novo et Natitingou. A en croire l’Instad, les évolutions des prix observées s’expliquent par la disponibilité de la denrée sur les marchés. Quant à l’igname, à l’exception des marchés de la ville de Porto-Novo où les prix de l’igname sont stables, ils sont en hausse dans ceux des villes de Cotonou, Parakou, Natitingou et Lokossa. L’accroissement des prix observé s’explique par la baisse de l’offre du produit, marquée par une nouvelle saison de production, renseigne l’institut. Les prix de la tomate fraîche ont enregistré une hausse dans les marchés de toutes les villes échantillonnées. Les variations des prix observées sont dues à la baisse de l’offre de la denrée liée au cycle de production. Les prix du piment frais ont connu une augmentation dans les marchés des villes de Cotonou, Parakou et Natitingou, tandis qu’ils sont presque stables dans ceux des villes de Porto-Novo, Bohicon et Lokossa. La hausse des prix est liée à la rareté de la denrée sur les marchés. Les prix de l’oignon frais rond continuent d’enregistrer de baisse dans les marchés de toutes les villes visitées. Le repli des prix observé est lié à la période d’abondance du produit sur les marchés. Au niveau de l’Essence ‘’kpayo’’, les prix sont en hausse dans les villes de Cotonou, Natitingou et Lokossa, alors qu’ils sont stables dans celles de Porto-Novo, Parakou et Bohicon. Les variations des prix observées s’expliquent par les fermetures momentanées des frontières, conséquence de l’organisation des élections au Nigeria et le dynamisme des circuits d’approvisionnement du produit. Il faut noter que pour éviter la grande spéculation du marché autour du prix du ciment, le gouvernement a fixé, par arrêté interministériel N°2022_Mic/Mdc/Mef/Dc/Sgm/Dci/Sa/033SGG22 du vendredi 17 juin 2022, le prix de la tonne de ciment par commune jusqu’à la présente date. Aussi, selon la note n°0371/Mic/Dcic/SA du 12 octobre 2022, de la direction du Commerce intérieur et de la Concurrence du ministère de l’Industrie et du Commerce, les prix à la pompe, au titre du mois d’octobre 2022 et valable jusqu’à la présente date, se présentent ainsi qu’il suit: 650 F le litre d’essence, 700 F le gasoil, 929 F le pétrole, 795 F/Kg le gaz domestique, 4 770 F le gaz domestique (bouteille de 6kg), 9 938 F le gaz domestique (bouteille de 12,5 kg). Economie 28 févr. 2023


Mise en œuvre du Programme élargi de vaccination: La marche du Bénin
Le Bénin a fait du chemin en matière de vaccination. Les acquis enregistrés ces dernières décennies dans ce domaine sont révélateurs de sa détermination et son expérience au fil des ans. Quelques dysfonctionnements restent cependant à corriger pour renforcer les performances. Reconnue aujourd’hui comme efficace au plan mondial, la vaccination contribue à l’amélioration des conditions de vie des populations et au développement des communautés. De ce fait, le Programme élargi de vaccination (Pev) constitue un pilier fondamental de la mise en œuvre des soins de santé primaires et de l’atteinte de la couverture sanitaire universelle. Le Bénin a bien tracé son canevas afin de faire de son programme de vaccination un succès. Les soixante-dix-sept communes administratives du pays sont organisées en quatre-vingt-six communes Pev. Le pays dénombre neuf cent quatorze centres de santé publics et privés offrant les services de vaccination. Actuellement, le Pev couvre quatorze antigènes et cible treize maladies. Les enfants semblent les mieux lotis. Orienté vers les enfants de zéro à onze mois, ce programme commence par les protéger depuis le ventre de leur mère. Mais pour être complètement vacciné, les spécialistes expliquent qu’un nourrisson doit recevoir tous les quatorze antigènes du Pev depuis sa naissance et suivant cinq rendez-vous avant de fêter son premier anniversaire. Le vaccin Bilié de Calmette et Guérin communément appelé Bcg est retenu comme le tout premier antigène que reçoivent les enfants dès leur naissance et qui les protège contre la tuberculose. Cette composition a été renforcée récemment par l’introduction du vaccin contre l’hépatite B.

Ce qu’il faut savoir des antigènes

En marge de l’Assemblée générale statutaire de la Fondation Pev Bénin, vendredi 10 février dernier, Euripide Avokpaho, médecin appui au service de vaccination à l’Agence nationale des soins de santé primaires, a levé un coin de voile sur les différents antigènes et les maladies contre lesquelles ils protègent notamment dans les rangs des enfants. On retient de sa présentation que dans le domaine de la vaccination, rien n’est fait dans l’à-peu-près. Selon lui, le pentavalent comporte cinq antigènes et protège contre l’hépatite B, l’Haemophilus influenzae type b, la diphtérie, la coqueluche, le tétanos. La méningite et la fièvre jaune sont respectivement prévenues par les vaccins Men A et le vaccin anti-amiral (Vaa) contre la fièvre jaune. Le vaccin Rr comporte deux antigènes et est dirigé contre la rougeole et la rubéole tandis que les vaccins Pcv-13 et le rotavac sont respectivement utilisés dans la prévention de l’infection à pneumocoque et les diarrhées à rotavirus. Toutefois, l’efficacité des vaccins est liée au respect d'un calendrier. « Après six semaines, le nourrisson reçoit sa dose de pentavalent avec le vaccin polio oral, le vaccin rotavirus et le vaccin Pcv-13. Ces doses se répètent pendant les trois mois suivant sa naissance. Au dernier rendez-vous, plus précisément neuf mois après sa naissance, l’enfant reçoit quatre antigènes contre la rougeole/rubéole, fièvre jaune et méningite », précise le médecin. [caption id="attachment_93368" align="alignnone" width="450"] L'administration du vaccin salvateur est aujourd'hui
admise par tous et partout[/caption] La protection vaccinale de l’enfant dépend également de la dose vaccinale de sa mère. Une femme enceinte ou une femme en âge de procréer doit recevoir cinq doses du vaccin antitétanique-antidiphtérique (Td). Cette précaution vis-à-vis de la femme enceinte vise à protéger le nouveau-né contre le tétanos néo-natal et à donner une immunité complète à sa mère. Le calendrier vaccinal chez la femme enceinte exige aussi l’administration de deux doses de vaccin antitétanique au cours de la première grossesse. La première doit être administrée le plus tôt possible pendant la grossesse et la deuxième un mois après la première injection. Il faut préciser que ces dernières années, le Programme élargi de vaccination a enregistré des avancées majeures. Si auparavant le vaccin contre la fièvre jaune avait une validité de dix ans, aujourd’hui, ce vaccin octroie une immunité à vie. Mieux, depuis 2022, le Pev a enregistré le vaccin contre la Covid-19 au profit des enfants.

Du chemin avec le Pev

Selon la fondation Pev, le déclic pour le Programme élargi de vaccination remonte à environ quatre décennies. « De 1987 à 1992, la mise en œuvre de l’initiative de Bamako (une réforme de la gestion des systèmes de santé) au Bénin s’est soldée par de bonnes performances, notamment en matière de couverture vaccinale des enfants. Ces efforts ont été appréciés au plan international, à travers le prix Comlan Quenum pour la santé publique en Afrique. Depuis, le Bénin ne s’est plus arrêté. Les initiatives du gouvernement et d’autres structures ont permis depuis plusieurs décennies d’asseoir un programme efficace au service des enfants, des femmes enceintes, des mères et des communautés. Lancé en 1995 par Véronique Lawson, alors ministre de la Santé, le Pev vise à pérenniser les acquis des interventions vaccinales au Bénin. A cet effet, les partenaires au développement et des structures telles que la fondation Pev s’illustrent sur le terrain pour accompagner le gouvernement.

Le sens des efforts

Il faut souligner que le chemin parcouru par le Bénin avant d’arriver à ces performances n’a pas été un long fleuve tranquille. Des sources sanitaires renseignent que la dernière décennie du XXe siècle a été assez difficile pour les acteurs de la santé. Vers la fin des années 1990, les progrès accomplis par les programmes internationaux d’immunisation stagnaient. Plus de trente millions d’enfants dans les pays en développement n’étaient pas totalement immunisés contre les maladies mortelles et beaucoup d’autres n’avaient pas reçu un seul vaccin. Aussi préoccupée par la question, la fondation Pev Bénin note des disparités dans la couverture vaccinale aux niveaux régional et local, allant de l’insuffisance des ressources à la mauvaise gestion des systèmes de santé en passant par le déficit de suivi et de supervision. Pour relever ces défis, il faut une mobilisation des acteurs pour des initiatives plus soutenues contre les maladies, ce qui passe par la réduction de la fracture vaccinale entre les pays, les régions et les communautés. Au regard de ces défis, cette fondation se positionne comme une association citoyenne au Bénin. Elle est le précurseur des grandes fondations intervenant aujourd’hui dans la vaccination comme la Fondation Bill et Melinda Gates. Sur le plan international, l’Alliance globale pour les vaccins et l’immunisation (Gavi) constitue également un engagement citoyen majeur en faveur de la vaccination. Cette alliance est fondée pour remédier à une défaillance du marché et garantir un approvisionnement sûr en vaccins à des prix abordables pour les pays en développement. L’engagement de ces différentes structures en faveur du vaccin permet d’enregistrer des avancées majeures dans le monde. Selon Cathérine Fiankan-Bokonga, correspondante accréditée auprès de l’Office des Nations Unies à Genève, « la croissance du taux d’immunisation a contribué à réduire de moitié la mortalité infantile en évitant environ 16,2 millions de décès et a fait chuter de façon spectaculaire l’incidence des maladies infectieuses mortelles et débilitantes ».

Défis

Si les efforts du Bénin en matière de qualité et de couverture sont palpables, des actions restent à mener pour parfaire certains indicateurs. Les défis ne sont pas moindres. A ce jour, le Bénin note encore l’existence des enfants (ndlr : avec zéro dose de vaccin) ainsi que des enfants sous vaccinés, relève l’Agence nationale des soins de santé primaires. L’agence met l’accent sur la bonne collaboration entre le ministère de la Santé et les plateformes des Organisations de la société civile afin d’améliorer les données. Au nombre des défis au Bénin, Euripide Avokpaho, médecin appui au service de vaccination à ladite agence évoque « les foyers d’épidémie repérés par le système de surveillance du ministère de la Santé, la faible qualité des données du fait de l’estimation du dénominateur des cibles à vacciner ». Le Bénin sait que pour demeurer parmi les bons exemples en matière de couverture vaccinale, il lui faudra retrousser ses manches et agir sur ses faiblesses. Partant de cette logique, le gouvernement envisage l’introduction de la 2e dose du vaccin Rr (vaccin associant la rougeole et la rubéole) et du Vpi (Vaccin polio inactivé dans le Pev), l’élargissement des cibles du Pev avec la vaccination au-delà de la première année de vie. Pour les acteurs sanitaires, il est nécessaire d’actualiser les plans normatifs du Pev et d’étendre le processus d’équité en vaccination « avec réduction des zéro doses ». Aussi, le Bénin penche-t-il pour des campagnes de suivi de l’introduction de nouveaux vaccins contre le paludisme, le choléra, la fièvre jaune, le cancer du col de l’utérus. Le renforcement du partenariat public-privé et de la communication pour renforcer le Pev à travers le plaidoyer et la mobilisation sociale sont des pistes à explorer. Pour relever ces défis, améliorer ses indicateurs et renforcer ses acquis, le pays compte sur l’existence de ses partenaires techniques et financiers et des plateformes comme la Fondation Pev ■
Santé 27 févr. 2023


Agence nationale d'identification des personnes: Des éclaircissements sur la nomination de Pascal Nyamulinda
C'est pour des raisons d'efficacité que Pascal Nyamulinda a été préféré à d'autres candidats à la direction générale de l'Agence nationale d'identification des personnes. C'est ce que le porte-parole du gouvernement a expliqué, ce dimanche 26 février, au cours d'une sortie médiatique.« Le souci premier du gouvernement a été de retrouver le profil pointu pour répondre aux exigences technologiques». Wilfried Léandre Houngbédji justifie ainsi le choix de Pascal Nyamulinda comme directeur général de l'Agence nationale d'identification des personnes. La nomination de ce Rwandais à la tête de l'institution est actuellement source de polémique et l'intervention du secrétaire général adjoint et porte-parole du gouvernement vise à éclairer la lanterne de ceux qui brandissent la fibre patriotique pour fustiger ce choix. Selon lui, plusieurs personnalités étaient promises à ce poste qui est revenu à Pascal Nyamulinda. Ce qui fera la différence entre ce dernier et les autres prétendants, ce sera son expérience. Car par le passé, l'homme avait occupé cette position administrative dans son pays. En fait, en 1996, Pascal Nyamulinda avait été nommé à l'Agence nationale d'identification du Rwanda. Ce qui lui a permis d'être au carrefour de plusieurs décisions stratégiques dans le domaine au plan continental voire mondial. C'est donc pour obtenir des résultats probants au niveau de l'Anip que le Rwandais a été nommé à ce poste. « Le gouvernement assume les choix qu'il fait parce qu'il recherche l'efficacité au profit des Béninois », insiste Wilfried Léandre Houngbédji. S'agissant des inquiétudes légitimes des populations au sujet de la fuite des données, il rassure qu'il n'y a pas de quoi fouetter un chat. Autant il n'y avait pas eu une situation pareille lors de la gestion de la structure par l'ancien gestionnaire mandataire, de la même manière cela ne saurait prévaloir avec le nouveau directeur général. Mieux, poursuit le porte-parole du gouvernement, il n'y a aucune crainte à avoir par rapport aux données personnelles. « Je voudrais rassurer nos concitoyens que la gestion des données à caractère personnel est réglementée par la loi », rassure-t-il. Actualités 27 févr. 2023


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