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Nouvelles

Commercialisation du coton graine dans l’Alibori: Des nouvelles plus que rassurantes
Dans le département de l’Alibori, la commercialisation du coton graine se déroule à un rythme encourageant. Plus de 75 % de la production qui attendait dans les champs a déjà été réceptionnée au niveau des usines et plus de 29 milliards francs Cfa payés aux producteurs, au titre des décades.Contrairement à la situation dans d’autres pays producteurs comme lui du coton, au niveau de la sous-région ouest-africaine, le Bénin peut se réjouir des conditions dans lesquelles s’effectuent les opérations d’évacuation de cette culture vers ses usines d’égrenage. Les nouvelles sont bonnes. C’est le cas dans l’Alibori. En témoignent les propos du délégué de l’Association interprofessionnelle du coton dans l’Alibori et les communes de Kouandé, Kérou et Péhunco, Zoulkaneiri Noma. « La commercialisation du coton graine se passe bien », se réjouit-il. « Globalement, après deux mois et demi, les six communes de l’Alibori et celles de Kouandé, Kérou et Péhunco ont convoyé vers les usines d’égrenage, autour de 76 % de leurs productions », confie-t-il. « Sur la prévision de 419 000 tonnes que nous attendons à la date du 31 janvier dernier, 317 852 tonnes ont été réceptionnées au niveau des usines », précise-t-il. « Ainsi, la commercialisation du coton se déroule normalement. Les évacuations vers les usines de l’Alibori et des 2KP suivent également sans grandes difficultés. A ce rythme, nous sommes même un peu plus en avance à la même période, par rapport à la campagne dernière», avoue-t-il. Concernant les paiements des décades, Zoulkaneiri Noma a indiqué qu’ils évoluent également. « A la date du samedi 4 février, aucun retard n’est observé au niveau de notre région », poursuit-il. « Globalement, 29 138 182 298 F Cfa ont déjà été payés aux producteurs de la région Alibori et des 2KP. Par rapport au reste, décade par décade, la délégation s’attellera à les satisfaire », rassure-t-il. Par ailleurs, la préparation de la prochaine campagne agricole a déjà commencé. A ce titre, les producteurs ont commencé par recevoir les semences et les engrais pour le compte de ladite campagne. Du moins, ceux qui ont fini les opérations d’achat et de paiement des fonds coton procèdent déjà au nettoyage de leurs champs. Actualités 08 févr. 2023


9e législature du Parlement: Les premiers mots du doyen d’âge
Homme d’affaires âgé de 75 ans, Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni est le doyen d’âge du bureau de l’Assemblée nationale, 9e législature. L’élu de l’Union progressiste (Up) le Renouveau dans la 5e circonscription électorale livre ici ses premières impressions sur ce choix qu’il accueille comme une surprise.La Nation : Comment avez-vous accueilli l’information selon laquelle vous êtes le doyen d’âge de la 9e législature ? Barthélémy Cossi Mellon Vidjinnangni : J’ai accueilli l’information comme une surprise. Une surprise parce que pour un villageois comme moi, je n’ai jamais imaginé que je serai le doyen d’âge de la 9e législature. C’est l’œuvre de Dieu. Et tout est grâce. Nous prions encore Dieu de nous aider à relever le défi de doyen d’âge et de parlementaire. En tant que doyen d’âge, il vous revient d’installer, dimanche 12 février prochain, vos collègues députés de la 9e législature et de diriger l’élection des sept membres du bureau du Parlement. Avez-vous vous-même des ambitions pour un poste au sein du bureau ? L’ambition, ça ne manque pas. Mais nous sommes issus d’un parti politique. Cela dépendra de la décision de notre formation politique. On ne peut pas dépasser le parti pour déposer sa candidature. C’est au parti de le décider. Un citoyen est serviable partout où besoin sera.

Vous venez de recevoir vos attributs de fonction en tant que député…

Oui. Nous allons prier Dieu pour que les responsabilités que nous a confiées le peuple béninois, nous puissions les accomplir pour le bien-être de tout le monde. Nous sommes venus au Parlement pour défendre une cause, celle d’aider le gouvernement à réaliser ses projets de développement, sa promesse faite aux populations. [caption id="attachment_92602" align="alignnone" width="200"] Barthélémy Cossi Mellon
Vidjinnangni[/caption]
Actualités 07 févr. 2023


Marché volontaire de carbone au Bénin: Modalités d’enregistrement de projets
Au Bénin, les porteurs de projets ou de programmes générant des crédits carbone échangeables sur le marché volontaire du carbone doivent les enregistrer auprès de l'Autorité créée par le gouvernement. Les nouveaux projets carbone ainsi que les anciens sont tenus d'être enregistrés conformément au décret 2022-698 du 7 décembre 2022, qui fixe les modalités d'enregistrement. L'obligation d'enregistrement incombe aux promoteurs de projets, selon l'article 3 du décret. En effet, les marchés du carbone sont considérés comme une partie essentielle de la lutte contre le changement climatique, avec une prédominance du secteur privé mais une tendance à évoluer. Des pays tels que le Chili, le Ghana, la Jordanie, Singapour ou Vanuatu, d’après la Banque mondiale, se dotent déjà d'une infrastructure numérique pour intégrer les marchés internationaux du carbone. Le Bénin, qui a créé l'Autorité d'enregistrement des projets carbone en décembre 2022, établit de son côté des règles pour garantir la transparence et la qualité des crédits carbone générés dans le pays. La fixation des modalités d'enregistrement permettra de recenser tous les projets carbone développés au Bénin et de définir le droit carbone au niveau national pour les promoteurs publics et privés, souligne le Conseil des ministres du 7 décembre 2022.

Procédures 

La demande d'enregistrement de projet est adressée au secrétaire permanent de l'Autorité d'enregistrement. Elle doit être envoyée au plus tard trois semaines avant la date de soumission du rapport de validation pour le programme de certification des gaz à effet de serre ou le standard carbone approprié. L'article 5 du décret 2022-698 du 7 décembre 2022 précise que « la demande d'enregistrement peut être effectuée dès que le promoteur du projet peut fournir une demande complète selon les dispositions du présent décret, incluant la documentation requise à l'article 5.2 permettant une évaluation effective par l'Autorité d'enregistrement ». Au nombre des documents à fournir, figurent la preuve de paiement des frais d'étude de dossier d'enregistrement, une copie certifiée d'un document démontrant le statut juridique des terres ou forêts concernées par le projet, et éventuellement, une copie des contrats signés avec les communautés locales. Le promoteur doit également inclure une description détaillée du projet. L'Autorité a un délai de 30 jours pour examiner la demande et donner son avis. Pour les projets qui sont déjà certifiés ou en cours de certification, ils ont normalement un délai de deux mois à partir de la date d'adoption du décret, soit jusqu'au 7 février 2023.

Transparence

Le certificat d'enregistrement peut être annulé par l'Autorité d'enregistrement. Cette sanction intervient en cas de violation du droit national et des conventions internationales, de non-respect des obligations prévues par le décret, de falsification des informations fournies ou de non-respect du plan de partage des bénéfices. Il est donc important pour les promoteurs de faire preuve de précision en utilisant des données fiables et scientifiquement étayées. Ils doivent également tenir compte de toutes les sources d'émission ou d'élimination des gaz à effet de serre lors de leur analyse pour éviter les surestimations et sous-estimations. Les promoteurs doivent également rendre publiques les informations nécessaires pour comprendre le champ d'application, la portée et les limites de leur analyse, ainsi que les détails sur la méthodologie utilisée pour calculer les émissions, réductions et absorptions de gaz à effet de serre. Il est crucial que les données soient correctement comptabilisées et vérifiées pour que les marchés du carbone puissent réduire les émissions de gaz à effet de serre de manière efficace. Ce que certains considèrent comme "complexe et contraignant"
Environnement 06 févr. 2023


Installation de la 9e législature: L’hémicycle réaménagé pour accueillir les 109 députés
L’hémicycle à Porto-Novo a subi des travaux de réaménagement technique pour faire passer désormais le nombre de places de 83 à 109 de sorte à permettre à tous les députés de la 9e législature de trouver de siège.Les préparatifs en vue de l’installation, dimanche 12 février prochain, des 109 députés de la 9e législature vont bon train au palais des Gouverneurs à Porto-Novo. L’administration parlementaire s’affaire pour que tout se passe bien. L’assurance a été donnée par le porte-parole de l’Assemblée nationale, James William Gbaguidi, vendredi 3 février dernier, lors d’une conférence de presse. « L’administration parlementaire est à pied d’œuvre pour accueillir les nouveaux députés le 12 février prochain. Toutes les dispositions sont en train d’être prises, sous le contrôle du président Louis Gbèhounou Vlavonou, afin que les 109 élus de la 9e législature trouvent rapidement leurs marques et se mettent au service du peuple qui les a mandatés pour le représenter », a informé le conférencier. Selon lui, il n’y aura aucun souci à se faire par rapport à la capacité de l’hémicycle disposant jusqu’ici de 83 places. Le bureau de l’Assemblée nationale, 8e législature, a pris le taureau par les cornes. Il a décidé d’engager des travaux de réaménagement technique à l’intérieur de l’hémicycle. Le bâtiment n’a pas été agrandi mais le nombre de sièges a été augmenté de sorte à permettre à tous les membres de la 9e législature de trouver de place. Les 109 députés non seulement auront leurs sièges mais aussi les ministres qui viennent représenter le gouvernement lors des travaux parlementaires à l’hémicycle ont toujours leurs places garanties, assure James William Gbaguidi. Il précise qu’il s’agit des travaux provisoires en attendant l’achèvement du chantier de construction du nouveau siège de l’Assemblée nationale en cours sur le site de l’ex-direction générale de la Gendarmerie nationale à Porto-Novo. Le porte-parole de l’Assemblée nationale rassure que l’administration parlementaire est prête pour accueillir les nouveaux députés. « Les travaux de réaménagement de l’hémicycle sont quasiment achevés, les membres du bureau d’âge sont identifiés et contactés», fait savoir James William Gbaguidi. Les élus ont été saisis par l’administration parlementaire des dispositions à prendre à partir de ce lundi 6 février pour se faire enregistrer ici même à l’Assemblée nationale et pour entrer en possession de leurs attributs, en prélude à leur installation officielle, le 12 février prochain, ajoute le conférencier. Actualités 06 févr. 2023


Production de l’huile de palme et du gari dans le Mono: Agamè met fin à la pénibilité du travail
Un cadre de travail convivial avec des équipements modernes, le tout d’un coût avoisinant 39 millions francs Cfa, est mis en service, mercredi 1er février, au profit des groupements féminins de transformation des produits agricoles à Agamè, un arrondissement de Lokossa, dans le Mono. La construction de l’infrastructure a été sollicitée par la communauté et a reçu l’avis favorable du gouvernement à travers le projet Waca-Recip. Erigée sur une superficie de cinq hectares dans le village de Ganwotinsa, une Unité moderne de transformation des noix de palme et dérivés fait, depuis mercredi dernier, le bonheur des femmes réunies au sein de la Coopérative des transformateurs de produits agricoles de l’arrondissement d’Agamè, à Lokossa. Outre ses ateliers dotés des technologies de pointe alimentées par un dispositif de production d’énergie photovoltaïque, l’infrastructure composée d’un bâtiment administratif et de magasin a été mise en service dans la liesse populaire, au nom du gouvernement, par Jeanne Adanbiokou Akakpo, directrice de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable. Ceci en présence d’une délégation du Projet d’investissement de résilience des zones côtières en Afrique de l’Ouest (Waca-ResIP-Bénin), partenaire qui a déboursé 37 millions pour la réalisation du joyau dont le coût global avoisine 39 millions francs Cfa. Ont également rehaussé l’inauguration de leur présence, le secrétaire général du département du Mono, Arnaud Agon, le premier adjoint au maire de Lokossa, Norbert Gangbedji et les responsables de l’Association de développement d’Agamè. Aux 720 femmes et 15 hommes réunis en coopérative, bénéficiaires du cadre de travail convivial et moderne, les officiels n’ont pas manqué d’en appeler, à tour de rôle, à un usage responsable en vue de l’atteinte des objectifs visés. Lesquels sont, entre autres, le relèvement de la capacité de transformation sur place des noix de palme dont Agamè est l’une des terres fertiles à Lokossa. L’arrondissement d’Agamè abrite l’une des trois Coopératives d’aménagement rural de la commune impactées par les récentes réformes introduites dans la gestion des Car et Urcar pour permettre aux coopérateurs de jouir effectivement des retombées de leurs palmeraies.

Des technologies de pointe

  Relativement aux caractéristiques des équipements acquis la presse à huile a une capacité de transformation de 800kg de noix de palme par heure. A cela s’ajoute une valleuse trieuse. Egalement pour sa seconde branche d’activité phare, la transformation du manioc en gari et autres dérivés, la Coopérative des transformateurs de produits agricoles de l’arrondissement d’Agamè a reçu un complément de machines performantes. Il s’agit, entre autres, d’une presse manioc capable de presser simultanément 12 sacs de 100 kg chacun et d’une râpeuse de 800 à 1 000 kg de manioc par heure. L’ensemble de ces technologies devant faciliter la vie aux groupements féminins est installé, au dire du premier adjoint au maire, Norbert Gangbedji, sur un espace large de 20 m avec un grand magasin attenant aux ateliers de production. En se mobilisant comme un seul homme pour la mise en place de leur Unité de transformation, les ressortissants d’Agamè entendent non seulement tirer meilleur parti de la réforme de la filière palmier à huile mais reconquérir leur position de leader en matière de production de l’huile de palme de l’ex-Grand Mono découpé en départements du Mono et du Couffo ■
Société 06 févr. 2023


Construction de lycées agricoles et écoles de métiers: L’autre pas vers la concrétisation
A travers l’autorisation de la contractualisation pour la réalisation d’études d’impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures, le gouvernement marque un autre pas vers la réalisation de ces infrastructures très attendues par le secteur éducatif.Au cours du Conseil des ministres de ce mercredi 1er février, le gouvernement a autorisé la contractualisation avec divers cabinets et groupements d’entreprises spécialisés pour la réalisation d’études d'impact environnemental et d’études architecturales dans le cadre de la construction et/ou de la réhabilitation de lycées techniques agricoles, d’écoles des métiers, de lycées scientifiques et d’écoles normales supérieures. Cette décision marque un nouveau tournant dans le processus de construction et d’ouverture de ces centres de formation qui entendent révolutionner le système éducatif dans son ensemble. Par le passé, plusieurs étapes de cette transformation de l’Ecole béninoise ont déjà été franchies. Entre autres, il y a la manifestation de la volonté politique marquée par l’engagement du chef de l’Etat, l’élaboration et l’adoption en décembre 2019 de la stratégie nationale de l’Enseignement technique et la Formation professionnelle, la table ronde et la mobilisation des ressources pour financer la stratégie, et l’envoi d’une première cohorte d’enseignants en formation, la transmission, lors du Conseil des ministres du 20 janvier 2021 à l’Assemblée nationale pour examen et vote du projet de loi-cadre sur l’Enseignement et la Formation techniques et professionnels (Etfp) et la création de l’Agence de développement de l’Enseignement technique (Adet). L’objectif de cette stratégie gouver-nementale est de favoriser, à l’horizon 2030, la renaissance de ce sous-secteur pour sa meilleure contribution au développement du Bénin. Dans cette même dynamique, le gouvernement avait déjà autorisé la contractualisation avec des cabinets internationaux pour construire, en collaboration avec les compétences nationales, six des sept écoles des métiers prévues à son Programme d’action 2021-2026. Il s’agit précisément des écoles des métiers de l’énergie et du développement durable, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, des industries du bois et de l’aluminium, de l’eau et de l’assainissement. Actualités 02 févr. 2023


Transactions commerciales: La rareté de la petite monnaie affecte l’activité économique
La mauvaise foi des commerçants et leur envie de se protéger contre les malfaiteurs déterminent la rareté de la monnaie divisionnaire, selon une étude menée par Dr Abdou Kadiri Imorou du Larem-Bec/Uac. Face à cela, la proximité du client avec le vendeur influence les transactions.La rareté de la petite monnaie affecte négativement les attitudes cognitives, affectives et conatives des consommateurs à l’égard des magasins de commerce ; la proximité perçue du client avec le vendeur modère négativement l’influence de la rareté de la monnaie divisionnaire sur les attitudes des consommateurs à l’égard des magasins de commerce. Telles sont les conclusions auxquelles est parvenu Dr Abdou Kadiri Imorou du Laboratoire de recherche en marketing et bien-être du consommateur de l’université d’Abomey-Calavi (Larem-Bec/Uac), au terme d’une étude sur le thème « Attitudes des consommateurs à l’égard des magasins de commerce face à la rareté de la monnaie divisionnaire : rôle modérateur de la proximité perçue du client avec le vendeur ». Présentant les fruits de ses recherches lors des Journées scientifiques de l’économie béninoise (Jseb) mi-décembre 2022 à Cotonou, il relève que le problème de la rareté de la monnaie divisionnaire se pose dans les échanges commerciaux des principaux centres urbains en Afrique subsaharienne au point qu’elle est source de nombreux désagréments dans les transactions commerciales entre les agents économiques. Le Bénin n’échappe pas à cette triste réalité, le pays étant également marqué par la pénurie des pièces de monnaie que ce soit dans les stations-service, les boulangeries, les pharmacies, les transports en commun, les magasins, les supermarchés ou les marchés de vivres. Les agents économiques éprouvent d’énormes difficultés à s’en procurer, ce qui a engendré deux graves conséquences à savoir le ralentissement de l’activité économique et le développement du faux-monnayage, explique Dr Abdou Kadiri Imorou. Il pointe du doigt la mauvaise foi des commerçants et le comportement de protection contre les malfaiteurs comme les principaux déterminants de la rareté de la monnaie divisionnaire. Une telle situation est aussi causée par un manque de stock de monnaie dans les institutions bancaires béninoises, selon Jean-Baptiste Abeni cité par l’auteur.

Face à la pénurie

Plus il y a la rareté de la monnaie divisionnaire, plus les clients développent une attitude non favorable à l’égard des magasins de commerce, souligne-t-il. Les résultats de ses recherches montrent aussi que plus le client est proche du vendeur, moins il développe une attitude non favorable à l’égard de son magasin de commerce face à la rareté de la monnaie divisionnaire. La détention de la monnaie par les différents agents, pour le motif de la transaction, est plus forte en billets de banque qu’en pièces métalliques, fait remarquer l’auteur. Et un petit nombre de vendeurs, ajoute-t-il, acceptent le règlement des achats par billets dès lors que le remboursement nécessiterait des pièces de monnaie. Si la monnaie divisionnaire est émise en quantités suffisantes par la banque centrale, sa rareté amène les agents économiques à faire des transactions avec des personnes qui leur sont familières afin de se protéger contre les malfaiteurs et les détenteurs de faux billets, estime le chercheur. Ce qui a l’avantage, selon lui, de freiner le phénomène et de permettre la poursuite normale des activités économiques. Pour remédier à la rareté de la monnaie divisionnaire, préconise l’auteur de la recherche, il importe d’intensifier les sensibilisations à l’égard des vendeurs en vue de l’acceptation des transactions commerciales à la fois avec des clients qui leur sont familiers ou non et les détenteurs de gros billets de banque en utilisant des détecteurs de faux billets afin de se protéger contre les clients malveillants. De même, poursuit-il, la banque centrale doit inciter les pays à orienter leurs politiques monétaires vers la bancarisation de l’économie, en l’occurrence vers la généralisation de l’usage des cartes bancaires et surtout vers l’adoption du Mobile banking lors des transactions économiques.
Economie 01 févr. 2023


Recherche sur l'administration et les finances: Le Ceraf ouvre sa salle de documentation au public
Le Centre d'études et de recherche sur l'administration et les finances (Ceraf) sis à l'Ecole nationale d'administration (Ena) a ouvert au public sa salle de documentation hier mardi 31 janvier. D'une capacité de 25 mille livres, cette salle a vocation à être une référence, un véritable vivier d'ouvrages sur les finances publiques et un carrefour scientifique.Dédié à la recherche et à la production scientifiques, le Centre d'études et de recherche sur l'administration et les finances dispose désormais d'une salle de lecture et d'une bibliothèque d'une capacité de 250 mille livres... », a annoncé Dr Wehelmine Aguemon, directrice adjointe du Ceraf, à l’entame de la cérémonie officielle d’ouverture de ladite bibliothèque au public, en présence de plusieurs autorités, doyens de facultés et membres du corps enseignant. La matière première de cette nouvelle bibliothèque dénommée "Salle de lecture Professeur Michel Bouvier", ce sont les finances publiques dans toutes leurs dimensions. « Nous avons actuellement dans nos rayons environ 3 mille livres pour une capacité d'accueil de 25 mille ouvrages soit 12 %. Il y a encore de la place », précise la directrice adjointe du Céraf. A l’en croire, inaugurer cette salle de lecture et cette bibliothèque, c'est rappeler l'importance des productions universitaires pour la prise de décisions rationnelles par les pouvoirs publics. La salle de lecture du Ceraf est consacrée exclusivement aux finances publiques. Tous les ouvrages, manuels et autres documents sont rattachés à cette thématique. Les ouvrages sont consultés sur place et il n'est pas possible d'effectuer des prêts de livres. En outre, la salle offre la possibilité d’accéder aux revues numériques auxquelles le centre s’est abonné. C'est un lieu de rencontre entre universitaires et chercheurs, un carrefour scientifique. Présent à l’ouverture de la salle au public, Yaovi Batchassi, représentant résident de l'Uemoa à Cotonou, a salué cette initiative du Ceraf. « L'Uemoa produit beaucoup de textes en matière de finances publiques et un centre comme le Ceraf est très utile pour nous », a-t-il soutenu avant d’exprimer le souhait de voir cette bibliothèque se positionner comme une référence en matière de finances publiques. Mais le Ceraf est conscient du défi à relever pour être une référence. « Nous savons bien qu'il ne suffit pas d'ouvrir les portes d'une bibliothèque pour voir les choses changer. Cela nécessite une mobilisation collective admirable, une fréquentation active et un renforcement constant des équipements... », fait observer Dr Wehelmine Aguemon. Elle a d’ailleurs exprimé la gratitude du Ceraf à l’égard de tous les donateurs qui ont contribué à la concrétisation de ce projet. Elle évoque le ministère de l'Economie et des Finances, les éditions L'Harmattan de Dakar et la Fondation internationale pour le développement des finances publiques, qui ont équipé la bibliothèque. Professeur Nicaise Mèdé, directeur du Ceraf, assure que d'ici un an, avec les négociations en cours, les rayons de la "Salle de lecture Professeur Michel Bouvier" seront remplis d'ouvrages neufs et d'actualité. Economie 01 févr. 2023


Raynald Ballo, spécialiste de mobilité durable: «Il faut mettre fin au désordre»
La tragédie survenue à Dassa-Zoumè a relancé le débat sur la nécessité de réformer le secteur des transports au Bénin. En tant que spécialiste de mobilité durable et concepteur de R-Mobility, Raynald Ballo identifie des faiblesses et fait des suggestions. La Nation : Comment avez-vous accueilli la nouvelle de la tragédie en tant que spécialiste de mobilité durable ? Raynald Ballo : J'ai accueilli la nouvelle avec un cœur meurtri, ce lundi matin. Cette situation catastrophique déchire les cœurs. Je tiens à présenter mes sincères condoléances aux personnes touchées. Il est important de noter que le Centre national de sécurité routière a constaté depuis 2016 que, selon les bulletins annuels des accidents, les accidents de la route causent officiellement la mort de 700 personnes chaque année au Bénin, soit en moyenne deux personnes par jour. La situation peut être justifiée par plusieurs raisons, telles que l'imprudence pendant la conduite, le non-respect du code de la route et l'état des véhicules. Il faut également noter que cette problématique est assez systémique et que chaque problème en entraîne un autre. C'est un peu comme le serpent qui se mord la queue. Nous avons connu une situation similaire au Sénégal l'année dernière, impliquant encore les autocars de transport en commun sur de longues distances.

Quelle analyse faites-vous de ces drames récurrents ?

En premier lieu, il faudrait s'inquiéter de l'état des véhicules utilisés pour le transport en commun. Ceux-ci sont souvent des véhicules d’occasion importés et, même quand certains sont neufs, l’état de nos routes ne permet pas de les maintenir en bon état. Il est aussi important de vérifier l'état des véhicules via un contrôle technique adéquat. Le système actuel semble défaillant, avec le constat que j’ai fait lors d’une visite technique à Ouidah. Des contrôles plus rigoureux révéleraient sans doute que beaucoup de véhicules ne sont pas aptes à circuler car ils représentent un danger public. La condition d’archivage des documents de contrôle technique, avec ce que j'ai constaté récemment, doit également être examinée. Il ne faut pas oublier que nous sommes quand même à l’ère de la digitalisation. Ensuite, interrogeons-nous sur les vraies questions de sécurité routière. Les issues de secours servent dans de pareilles situations à s’échapper. Mais le drame montre à quel point quand les passagers sont à bord des transports en commun au Bénin, on ne leur explique pas les consignes de sécurité, comme dans un avion. Dans les autocars, les gens ne portent même pas de ceinture de sécurité. On s’en fout. Enfin, je voudrais attirer l’attention de tous sur les temps de conduite imposés aux conducteurs, ils sont souvent trop longs, ce qui peut les fatiguer et compromettre leur capacité à contrôler leur véhicule. De Cotonou à Malanville, il faut compter 742 km. Avec l’état de la route, il faut prévoir tout au moins dix heures de conduite. Même sur l’axe Cotonou- Parakou faisant environ 450 km, il faut tout au moins deux conducteurs qui doivent se relayer pour assurer tout le trajet. Puisque les gens veulent optimiser le coût de l’exploitation, c’est généralement un seul conducteur qui fait tout l’axe, même de Cotonou à Malanville. Le conducteur peut être amené à faire l’aller le matin et le retour le soir. Imaginez son état, puisqu’il n’est pas un robot. Il faut un maximum de 4 heures 30 min de conduite, y compris les temps de repos pour se faire relayer par un autre conducteur.

Que suggérez-vous aux autorités ?

Honnêtement, je sais que le chef de l'État va prendre des mesures pour faire face à ce drame. Mais, il risque de se mettre à dos le peuple car ces mesures seront sévères. Par exemple, il y a la décision prise par un préfet à Cotonou de réorganiser la circulation urbaine. Malheureusement, les gens ne comprennent pas toujours que ces mesures sont prises pour leur sécurité collective. Et lorsqu'un tel drame se produit, le peuple se lamente. Alors, je voudrais faire des propositions un peu plus cartésiennes. Premièrement, les structures actuelles chargées de la surveillance routière sont défaillantes. Il est donc nécessaire de créer une structure spécialisée pour contrôler et veiller aux interdictions grâce à un outil spécialisé de pointage et de surveillance des heures de conduites. Nous pouvons proposer cet outil au gouvernement car c'est fondamental pour réduire les risques. Deuxièmement, en ce qui concerne l'état des véhicules, il faut limiter les années d'exploitation des autocars mis en circulation. Par exemple, un véhicule vieux de plus de dix ans ne sera plus autorisé à transporter des passagers. La sécurité humaine ne peut pas être mise en danger pour des raisons commerciales. Cette restriction peut être élargie aux véhicules de transport de marchandises et même aux véhicules de particulier concernant les importations. Ainsi, nous aurons des moyens de transport de qualité sur la route. Troisièmement, il est nécessaire de durcir le contrôle technique pour les compagnies de transport et, pourquoi pas, de le rendre gratuit. Il faut également veiller à ce qu'il y ait un réseau de services de contrôle bien équipés dans chaque département ou grande ville, de sorte qu'il n'y ait plus d'excuses et que les amendes soient élevées pour les compagnies qui ne respectent pas la réglementation. Quatrièmement, Il faut également interdire l'importation de pneus d'occasion pour les poids lourds, car le taux d'usure des pneus peut rendre un véhicule incapable de freiner correctement. En réduisant l'importation de pneus d'occasion, les gens pourront utiliser des pneus relativement neufs, que le service de contrôle routier pourra vérifier lors des contrôles inopinés. Enfin, il est important de réfléchir sérieusement à la limitation de la vitesse à 90 km/h en installant des radars, comme la Côte d'Ivoire l'expérimente dans le grand Abidjan. Nous devrions en tirer inspiration pour le Grand Nokoué afin de réduire les accidents de la route.

Le covoiturage peut-il limiter les dégâts dans de telles situations ?

Les véhicules particuliers sont généralement mieux entretenus que les véhicules commerciaux en circulation. Actuellement, les particuliers se déplacent souvent avec des places vides. Même si des passagers sont ajoutés, l'impact en cas d'accident sera moindre comparé aux récents accidents. Nous pouvons également encourager le covoiturage entre les passagers et les conducteurs comme une alternative sécurisée, économique, sociale et durable. De cette façon, les compagnies de transport pourraient également utiliser la même application de covoiturage pour leurs activités commerciales, ce qui permettrait une traçabilité des voyageurs inscrits. Les citoyens peuvent également faire leur part en encourageant le covoiturage et en privilégiant des alternatives aux autocars. Dans un véhicule personnel, ils bénéficient d'une assurance, contrairement aux autocars, qui généralement n’assurent que le matériel roulant. C’est ici également l’occasion d’interpeler les compagnies d’assurance sur cette problématique de couverture de passagers en cas d’accident en covoiturage ou en transport en commun classique. Imaginons un instant que les taxis populaires « Tokpa-Tokpa » soient à l’origine d’une situation similaire en centre urbain…
Actualités 31 janv. 2023


Le gouvernement prend en charge les blessés
Benjamin Hounkpatin, ministre de la Santé, a présenté un bilan du drame, et assuré des diligences du gouvernement pour la prise en charge gratuite des blessés évacués vers les hôpitaux. C’est à la faveur d’une rencontre d’échanges avec les familles des victimes, lundi 30 janvier à Cotonou. Pas d’ordonnances à adresser aux parents des victimes. Les survivants du grave accident de circulation ayant fait plusieurs morts à Dassa-Zoumè sont pris en charge par le gouvernement. « 23 personnes ont été d’abord transférées à l’hôpital de Zone de Dassa pour être conditionnées en fonction de l’état dans lequel ils étaient. Ensuite, aussi bien le Samu que les autres ambulances des départements des Collines, du Zou, de l’Atlantique, du Littoral et de l’Ouémé ont été aussitôt déployés pour assurer le transfert de tous les cas vers Cotonou », a déclaré Benjamin Hounkpatin. Il explique que c’est pour assurer une prise en charge optimale des concernés que cette mesure a été prise. A en croire le ministre de la Santé, les ressources humaines qu’il faut pour assurer ces cas sont assez spécifiques. Il s’agit des anesthésistes, des traumatologues, des chirurgiens, des panseurs. « C’est ce qui a justifié le transfert de tous les cas vers Cotonou, où nous avons mis en place toutes les dispositions, aussi bien à Cotonou qu’à Calavi pour les accueillir », a indiqué Benjamin Hounkpatin. Il va ajouter que le chef de l’Etat a instruit, afin que l’ensemble de la prise en charge soit effectué sans coût additionnel pour les parents. Cette décision a plusieurs avantages. « L’équipe soignante n’a pas à réfléchir avant de prodiguer les soins. Tous les médicaments, tout ce qu’il faut est mis à disposition sur place et on agit sans vous tendre des ordonnances. Ça permet également d’éviter les retards », a précisé le ministre de la Santé. Ainsi, dans la nuit du dimanche à lundi, jusqu’aux environs de 3h du matin, les survivants ont été accueillis, soit au Centre national hospitalier universitaire de Cotonou (Cnhu-Hkm) ou au Centre de traitement des épidémies à Abomey-Calavi, situé à côté de l’hôpital de zone. « Nous avons pu recevoir 23 personnes dans des états variables. Certains sont dans des états critiques, d’autres moins. En fonction de leurs états, nous les avons répartis dans les services de réanimation, des urgences, dans la salle des grands brûlés ou du Centre de traitement de Calavi », a fait savoir Benjamin Hounkpatin. C’est dire que les rescapés sont confiés à des spécialistes entièrement aux frais de l’Etat. En relevant que 20 corps sont récupérés au niveau de la morgue de Dassa-Zoumè, le ministre de la Santé a également présenté les vives condoléances du gouvernement aux familles éplorées. Au cours de la rencontre d’échanges de Cotonou, où certains parents ont été informés de la situation de leurs proches, ils ont été pris en charge par une cellule d’accompagnement, composée de médecins, de psychologues, de psychiatres, et renseignés sur la suite de la procédure. Le gouvernement reste disponible dans le cadre de cet accompagnement, a assuré le ministre Hounkpatin. En ce qui concerne l’identification des corps des personnes n’ayant pas survécu au drame, cela donnera lieu à une procédure judiciaire. Le procureur et le ministère de la Justice s’y emploient. Actualités 31 janv. 2023


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