La Nation Bénin...



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Nouvelles

Téléchargement de l’application mobile de La Nation Bénin: L’Onip lance sa campagne commerciale à l’Ens de Porto-Novo
L’Ecole normale supérieure de Porto-Novo a abrité, ce mercredi 28 décembre, la cérémonie de lancement de la campagne commerciale dénommée : ‘’Pour ne rien rater de l’actualité nationale et internationale, téléchargez l’application mobile La Nation Bénin’’. Après Porto-Novo, la campagne de promotion va s’étendre dans les autres villes du Bénin pour notamment mieux faire connaître les plates-formes digitales du journal La Nation. Faire connaître l’application mobile La Nation Bénin et augmenter le trafic des lecteurs potentiels du quotidien national de service public. Tels sont, entre autres, les objectifs de la campagne commerciale dénommée : ‘’Pour ne rien rater de l’actualité nationale et internationale, téléchargez l’application mobile La Nation Bénin’’, officiellement lancée, ce mercredi, à l’Ecole normale supérieure (Ens) de Porto-Novo par l’Office national d’Imprimerie et de Presse (Onip) qui édite le journal La Nation. Occasion pour les étudiants, le corps professoral et le personnel administratif de l’Ens de se familiariser avec les offres digitales de l’Office, surtout comment télécharger l’application mobile du quotidien de service public pour accéder facilement à des informations vraies et crédibles qu’il fournit en temps réel. Procédant au lancement officiel de cette campagne de promotion, le directeur général de l’Onip, Bertin Sowakoudé, a expliqué l’importance pour tout le monde, surtout les jeunes diplômés en quête d’emploi, de s’approprier le journal La Nation disponible sur son site web www.lanation.bj et le téléchargement de son application mobile sur leur téléphone Androïd sur playstore. Il a insisté également sur les avantages de cette plate-forme digitale à savoir la disponibilité de l’information 24H/24 et 7 J/7 à travers des alertes régulières; la lecture vocale des articles et l’accès gratuit aux informations du journal. [caption id="attachment_91376" align="alignnone" width="450"] Les hotesses en pleine séance d’installation de l’application
sur le portable androïd des étudiants[/caption] Pour le directeur général de l’Onip, l’accès à l’information vraie est un droit constitutionnel du citoyen. Ce dernier a besoin d’être édifié et éclairé pour participer activement et de façon responsable au développement du Bénin. C’est à juste titre que l’Etat a créé des organes de presse de service public dont La Nation pour assurer cette mission. « L’information qui vient du journal La Nation est une bonne information qui permet de prendre la bonne décision », a insisté Bertin Sowakoudé. Selon lui, il est du devoir de l’Office, après les personnes adultes, de multiplier les initiatives pour amener les jeunes notamment les étudiants, avenir du pays, à adopter le journal. Cela va de soi dans un monde où la digitalisation prend le pas sur tout et le journal papier tend à disparaître au profit du journal en ligne.

Utile pour une jeunesse Androïd

« La jeunesse d’aujourd’hui étant une jeunesse Android, il revient à l’Onip d’innover et d’anticiper dans sa manière d’apporter l’information », a souligné le Dg de l’Onip. C’est pourquoi, explique-t-il, le site web et l’application mobile du journal sont mis à la disposition des jeunes. Avec ces outils numériques, a indiqué Bertin Sowakoudé, les jeunes ne courront plus derrière l’information. Celle-ci va désormais les suivre, fait-il remarquer pour sensibiliser les étudiants de l’Ens à adopter les plates-formes digitales du journal, la meilleure audience au Bénin depuis 1969 et qui a le plus de lecteurs. Les jeunes ont intérêt à aimer le quotidien national d’information parce qu’il contribue non seulement à leur édification et à leur formation intellectuelle mais aussi leur permet de s’informer sur les avis de recrutement qui y sont publiés par des annonceurs des secteurs public et privé. « Vous gagnez en avance sur les autres jeunes de votre génération en adoptant le journal La Nation », sensibilise Bertin Sowakoudé avant d’inviter les étudiants à profiter de cette campagne commerciale pour bénéficier de ses nombreux avantages. Le directeur général de l’Onip a aussi mis l’accent sur les opportunités des autres sections de l’Office notamment l’imprimerie qui édite des livres et des textes de lois de la République pour permettre aux citoyens d’être des modèles dans la société sans oublier la section documentation du journal avec des archives bien riches sur l’histoire du Bénin notamment sur la vie politique, économique et sociale. Bertin Sowakoudé estime que la documentation de La Nation consultable aujourd’hui gratuitement peut être d’une grande utilité pour les étudiants et autres chercheurs notamment pour la rédaction des mémoires et thèses… [caption id="attachment_91377" align="alignnone" width="450"] L’équipe de La Nation toujours prompte à répondre à sa vocation
de fournir des informations vraies et fiables[/caption] Une initiative applaudie par tous Le directeur de publication du journal La Nation, Paul Amoussou, a mis l’accent aussi sur la qualité du quotidien La Nation qui a vocation à fournir des informations vraies et fiables sur toutes sortes de sujets au niveau national. Les informations du quotidien ne sont jamais démenties. Le journal a décidé depuis quelques années de prendre encore le leadership sur tout ce qu’il y a comme plate-forme digitale, après le journal en version papier vieux de plus de 50 ans, pour rendre disponible l’information partout sur l’ensemble du territoire national et même dans le monde. Paul Amoussou précise par ailleurs que la promotion des offres digitales du journal se veut un outil de lutte contre les fake news et les intoxications très présentes aujourd’hui à travers les réseaux sociaux. « Tout ce que le journal sert comme informations est considéré comme vrai, vérifiable comme parole d’évangile », rassure le directeur de publication. Le directeur adjoint de l’Ens, David Baloubi, représentant le directeur, a remercié l’Onip pour le choix porté sur l’école pour abriter le lancement officiel de cette campagne commerciale. Il a invité les étudiants à saisir l’opportunité de ce téléchargement de l’application mobile de La Nation Bénin. Parce que, selon lui, l’information vraie est capitale pour eux d’abord en tant que citoyens et ensuite en leur qualité de futurs enseignants et d’éducateurs. « Vous avez besoin de l’information pour exercer votre noble métier, l’enseignement. A défaut d’être une référence, vous devrez être des modèles pour vos élèves. Vous devrez donner alors à vos apprenants la bonne information. Et pour ce faire, il faut aller à la bonne source dont l’une est le journal La Nation au Bénin», a indiqué le directeur adjoint de l’Ens. [caption id="attachment_91378" align="alignnone" width="450"] Le chef service commercial de l’Onip expliquant le processus
de téléchargement aux étudiants normaliens en compagnie
du directeur de publication du journal La Nation[/caption] Le professeur Jean-Claude Hounmènou, recteur honoraire de l’ex-Université de Porto-Novo, reconnaît que le journal La Nation est un organe de presse sérieux et de référence. Il a exhorté les étudiants à répondre favorablement à l’appel de l’Onip parce que l’initiative est utile pour leur vie d’aujourd’hui et de demain. Le président du bureau de l’Union des entités de l’Ens, Younouss Ouélé, au nom des étudiants, a remercié l’Onip d’avoir mis le numérique, aujourd’hui incontournable, au cœur de ses activités. Il a invité l’Office à maintenir le cap pour d’autres innovations au profit de la jeunesse. L’autre temps fort de la cérémonie a été la phase d’installation de l’application mobile par les étudiants. Ceci, avec l’aide du chef service commercial de l’Onip Landry Adingni, assisté d’une équipe de dix hôtesses, toutes habillées en tee-shirt griffé aux couleurs de l’Office. Après l’Ens, les hôtesses ont été déployées dans les coins stratégiques et de grands regroupements de la ville pour convaincre et aider les autres citoyens à télécharger l’application mobile de la Nation mobile.
Société 29 déc. 2022


Mpl prône le « changement de cap » dans la 8e circonscription électorale
Le président d’honneur du Mouvement populaire de libération (Mpl), Sabi Sira Korogoné, était face aux électeurs, ce mardi 27 décembre à Parakou. Il a expliqué les enjeux des prochaines législatives ainsi que les raisons d’opter pour la liste du « balai citoyen ».« Changeons de cap ! ». C’est par ce slogan que le président d’honneur du Mouvement populaire de libération (Mpl) appelle les électeurs à faire le choix utile, le 8 janvier prochain. Pour Sabi Sira Korogoné, le parti symbolisé par une main tenant fermement un balai est la seule alternative crédible pour ces élections. Le meeting organisé hier à la place Idi de Guèma à Parakou se veut « une croisade de vérité », indique-t-il pour planter le décor. S’adressant en langue du terroir, le baatonou, le président d’honneur du Mpl, accompagné des candidats de la liste Mpl dans la huitième circonscription, clame que sa formation politique est le seul véritable parti de l’Opposition en lice. Il est appuyé par Isdine Chabi Baboni, candidat sur la liste Mpl, qui invite toutes les populations du Bénin à se mobiliser autour des candidats du parti afin d’engager un processus qui conduira inéluctablement vers l’alternance au sommet de l’Etat. « Car, les législatives prochaines ont un enjeu capital pour les élections à venir, en ce sens que les députés qui seront élus seront les prochains parrains pour une candidature crédible en 2026 », renchérit Sabi Sira Korogoné. Il insiste sur la nécessité de changer de mode de gouvernance pour assurer la prospérité pour tous. Les responsables du Mpl poursuivront leur campagne ce jour dans les communes de Parakou et de N’dali où ils ont programmé des rencontres avec les sages et notables, les jeunes et les femmes? Actualités 28 déc. 2022


Amélioration des services des élus locaux de Cotonou: Les chefs de quartiers formés et dotés de moyens roulants
En vue de permettre aux chefs de quartiers de Cotonou de mieux remplir leurs missions, les autorités municipales ont organisé, hier lundi 26 décembre, à leur intention un séminaire sur leurs rôles, suivi de la remise de moyens roulants. C’est Luc Atrokpo qui a ouvert la session.Une mission, des hommes et des moyens. Cette assertion guide les actions des autorités de la municipalité de Cotonou qui ont renforcé les capacités des 165 chefs de quartiers et les a dotés de motos tout-terrain pour mieux remplir leurs fonctions pour le bien-être des populations. Selon Luc Atrokpo, maire de Cotonou, le développement de la ville est tributaire de la qualité des femmes et hommes chargés d’animer les divers organes de sa gouvernance. La session de formation, a-t-il expliqué, vise à permettre aux élus locaux d’être en phase avec les nouvelles réalités pour la réussite de leurs missions. Aussi, les thématiques retenues portent-elles sur des questions relevant de leurs attributions et permettront aux bénéficiaires de mieux cerner leurs missions pour la réussite des réformes introduites au niveau de l’état civil au Bénin. Pour ce faire, a indiqué le maire, trois modules sont prévus pour meubler la session. Il s’agit de ‘’Rôle des élus locaux dans la réforme de l’état civil ‘’ ; ‘’Rôle des chefs de quartiers dans l’organisation d’une élection’’ et ‘’ La coproduction de la sécurité par chefs de quartiers’’. Après les avoir félicités pour leur disponibilité, il les a exhortés à faire preuve d’assiduité.

Des moyens roulants

Après la phase d’acquisition des notions sur leurs rôles et fonctions en matinée, les 165 chefs de quartiers de Cotonou ont été, dans l’après-midi, dotés de motos tout-terrain. Selon le maire Luc Atrokpo, toute mission nécessite des moyens. C’est dans cet esprit que ces motos ont été affectées aux chefs de quartiers pour faciliter leur mobilité. Car par le passé, ils sont empêchés par le défaut de moyens de déplacement dans l’accomplissement de leurs missions, a fait observer le maire. [caption id="attachment_91308" align="alignnone" width="450"] ...le conseil municipal les a dotés de moyens roulants[/caption] Au nom de ses collègues, Léonard Razack Dandjinou Délé, chef de quartier d'Abokicodji Lagune, a remercié le conseil municipal et en particulier le maire d’avoir pensé à améliorer leurs conditions de travail et à renforcer aussi leurs capacités pour plus de performance. En tant que personne handicapée, sa moto a été adaptée à sa condition physique. Il a reçu une moto tricycle. Quant à la formation, il a noté qu’elle leur permettra désormais d’éviter de poser des actes illégaux et de faire des erreurs dans l’accomplissement de leurs missions? Alain ALLABI
Société 27 déc. 2022


Digitalisation du ministère du Travail et de la Fonction publique: Le développement accéléré des usages numériques
  Depuis 2016, le ministère du Travail et de la Fonction publique s’est résolument engagé pour la modernisation de son système d’information en vue d’accompagner la mise en place d’une administration intelligente, l’un des projets phares des Programmes d’action du gouvernement I et II. Le vent de la digitalisation souffle depuis quelques années au niveau de la fonction publique. Le ministère s’est inscrit dans la logique de la modernisation de son système d’information, de prise de décision et d’amélioration de son offre de services digitalisés aux usagers-clients. Pour cela, il a procédé à l’élaboration de documents de stratégie et ou de plans d’action ou d’évolution en ce qui concerne notamment son système d’information, ses archives, la modernisation de l’Administration du travail ainsi que celle des ressources humaines de l’État. Wilfried Gandaho, directeur des Systèmes d’information dudit ministère, note que dans ce cadre, de nombreux chantiers ont été ouverts au nombre desquels des chantiers socles tels que le renforcement des infrastructures réseaux, énergétiques et de connectivité, le renforcement du parc informatique du ministère et celui des capacités des utilisateurs. « La ministre a mis le cap sur la simplification et la dématérialisation progressive des processus métier, le développement de l’offre de prestations digitalisées pour la réduction des tracasseries endurées par les usagers-clients du ministère. A cela s’ajoute l’accompagnement de la population à l’utilisation des services publics avec la construction de vingt-trois Centres communaux de services publics et guichets du service des relations avec les usagers, respectivement dans les communes du Bénin et dans les Directions départementales du Travail et de la Fonction publique », a-t-il souligné. Toutes ces initiatives, à l’en croire, ont impacté les principales fonctions du ministère. Wilfried Gandaho explique que le sous-secteur Fonction publique a ainsi pu réaliser d’importantes avancées au nombre desquelles on peut citer la modernisation du système de recrutement pour plus de célérité et de transparence dans l’organisation des concours de recrutement, la dématérialisation des procédures de prise des actes de carrière et de mise à la retraite à travers le système intégré de gestion des ressources humaines. Ce système étant désormais accessible à tous les gestionnaires des ressources humaines de l’État qui le renseignent depuis leurs bureaux respectifs à travers l’intranet gouvernemental, le suivi des procédures disciplinaires est renforcé avec l’effectivité de la digitalisation des processus de gestion des sanctions. Des efforts fournis Il est évident que tous ces chantiers ne sauraient avoir d’effets pérennes sans une amélioration de la gestion de la donnée carrière avec la réorganisation des archives des dossiers du personnel de l’État, la numérisation du passif et la mise en ligne systématique de tout nouvel acte pris. En ce qui concerne l’offre de prestations aux usagers-clients de la fonction publique, Wilfried Gandaho fait savoir que son ministère a mis dès 2017 à la disposition des agents de l’État, une plateforme de mise en ligne des actes de carrière et de retraite. Des services en ligne à l’endroit des agents de l’État ont été également développés par le biais du Portail national des services publics. Concernant les efforts fournis au niveau du sous-secteur Travail et Sécurité sociale, il est à noter l’organisation réussie de la quatrième édition des élections professionnelles en République du Bénin dont la première par vote électronique. La digitalisation des processus de sollicitation et de délivrance d’une dizaine de prestations quérables à travers le Portail national des services publics, au nombre desquelles la délivrance du permis de travail, la délivrance du visa de contrat de travail des expatriés, la déclaration d’établissement, la délivrance du visa de contrat d’apprentissage et la délivrance du visa de règlement intérieur. En ce qui concerne le volet Suivi des réformes administratives et institutionnelles, il a connu la mise en place d’une base de données informatisées sur les Réformes administratives et institutionnelles. Bénéficier de l’offre de services en ligne Enfin, dans le domaine des activités support et de la bonne gouvernance, le directeur des Systèmes d’information rappelle la mise en place du Portail des démarches administratives qui permet l’accès à toute l’information sur les prestations fournies par le ministère, leurs conditions de délivrance d’une part ainsi qu’à toute l’offre de services en ligne d’autre part. La mise à disposition de tous les usagers-clients du ministère tous métiers confondus, d’un espace usager personnalisé et sécurisé de conversation pour le dépôt et le suivi du traitement de leurs préoccupations et plaintes, la mise en place d’un centre de services incluant un centre d’appel et un dispositif omnicanal, notamment la voix et WhatsApp pour la collecte, la remontée en vue de la prise en charge des préoccupations, aussi bien des usagers-clients que des acteurs de productivité du ministère. On peut aussi citer la dématérialisation de la gestion du courrier administratif, le déploiement de points de contacts avec les usagers à la Tour administrative B, dans trois directions départementales du ministère du Travail et de la Fonction publique et dans 19 communes du Bénin pour contribuer à réduire la fracture numérique en rapprochant l’administration de l’administré et permettre à tous les citoyens, Wilfried Gandaho indique qu’en instituant la procédure de travail pour une synchronisation de ces deux bases de données, il a été constaté une amélioration de la collaboration, une accélération dans le traitement, mais aussi et surtout la suppression de la ressaisie des données sur la chaine de traitement de même que la fin des doublons pour toutes les nouvelles occurrences de données. « L’agent de l’Etat s’habitue à constater simplement à travers sa fiche de paie des avancements ou des améliorations le concernant sans qu’il n’ait besoin de mener quelque démarche que ce soit. Les usagers agents de l’État bénéficient depuis 2017 d’une plateforme en ligne de consultation et de téléchargement de toute l’information relative à leur carrière (Chronologie du parcours administratif, références des actes administratifs, copie pdf des documents disponibles en téléchargement ou par mail ). Ils auront également dans quelques jours la possibilité de solliciter en ligne, quelle que soit leur position géographique, l’élaboration d’actes administratifs tels que le certificat de non-radiation qui atteste de ce qu’un agent n’a pas été radié de la Fonction publique et l’attestation de validité des services qui est une pièce délivrée à tout agent de l’État à sa demande par l’administration en vue de la détermination de sa date réelle de départ à la retraite », a détaillé Wilfried Gandaho. Canal WhatsApp adopté Des efforts sont aussi fournis au niveau du sous-secteur travail et sécurité sociale. A ce jour, précise le directeur des Systèmes d’information, cinq cent dix permis de travail et deux cent trente contrats de travail pour les expatriés ont été sollicités et délivrés en ligne. En ce qui concerne le volet du Suivi des réformes administratives et institutionnelles, il note que la mise en place de la base de données informatisée sur les Réformes administratives et institutionnelles a permis au ministère de disposer d’une vue globale sur l’ensemble des réformes entreprises au Bénin pour un suivi efficace de leur mise en œuvre et une mise à disposition de l’information fiable au public, notamment les chercheurs et les partenaires au développement. L’approche omnicanale mise en place par le centre de services a permis de recueillir près de neuf mille sollicitations et ou préoccupations de février 2022 à ce jour par les différents canaux pour prise en compte par les différentes structures techniques compétentes. « Nous pouvons noter que le canal WhatsApp a particulièrement été adopté par les usagers-clients », a noté Wilfried Gandaho. De façon générale, affirme-t-il, la mise en œuvre de ces chantiers a permis d’accroitre la performance de l’administration, la célérité dans l’exécution des tâches qui peuvent être automatisées et la productivité des agents du fait notamment de l’amélioration de la collaboration et de la réduction des risques d’erreur. Tous ces outils et dispositifs mis en place ont eu des impacts forts sur le citoyen. Le contact physique étant en sensible réduction, Wilfried Gandaho souligne que les usages numériques se développent et avec eux la demande voire l’exigence d’un élargissement de l’offre de services en ligne. « Le citoyen béninois a ainsi compris le gain financier et celui en temps que les services en ligne lui confèrent. Il a compris qu’il lui suffit désormais d’un terminal connecté pour disposer de toute l’information dont il a besoin et remonter une plainte au besoin. Il a compris que la digitalisation des services constituait un rempart contre la corruption et qu’il est désormais un usager-client “roi” et que l’administration publique a l’obligation de faire chaque jour davantage de sa satisfaction sa raison d’être », a-t-il expliqué. Mais tout n’est pas encore parfait en ce qui concerne la satisfaction des clients. Le ministère entend poursuivre ses actions pour plus de résultats. Dans ce cadre, il s’agira pour les années à venir de poursuivre la modernisation de l’organisation des concours de recrutement avec la mise en place d’une plateforme web de gestion des inscriptions en ligne des candidats, l’optimisation du suivi et de la coordination des procédures disciplinaires au sein de l’administration publique pour une meilleure maîtrise de l’information sur les agents sanctionnés avec pour impact une réduction des pertes de ressources financières de l’État du fait de condamnations de l’administration lors des procès. Numérique 27 déc. 2022


Plage de Sèmè-Podji: Les chrétiens célestes renouent avec le pèlerinage de Noël
Venus des quatre coins du monde, les fidèles de L’Eglise du christianisme céleste ont célébré, les 24 et 25 décembre derniers la nativité de Jésus à la plage de Sèmè-Podji. Ils ont renoué avec le pèlerinage sur le site international, après les rendez-vous manqués de 2020 et 2021 pour cause de pandémie de Covid-19.Animations, chants, louanges, lectures liturgiques, prières intenses, annonces diverses et prédications ont été les temps forts du culte de réveillon de la Nativité au niveau de l’Eglise du christianisme céleste à la plage de Sémè-Podji. La messe a démarré à 00 h et a duré jusqu’à 4 h du matin de ce dimanche 25 décembre. Elle a été présidée par le révérend pasteur Bennett Adéogun, chef mondial de cette église. Les fidèles sont venus des quatre coins du monde pour commémorer la nativité de l'enfant Jésus-Christ. Ils ont loué la magnificence de l'Eternel Dieu qui a envoyé son fils pour apporter le salut à l’humanité. La prédication du chef mondial de l’église a d’ailleurs tourné autour de ce mystère de Noël. Le révérend pasteur Bennet Adéogun a exprimé sa gratitude à Dieu qui s’est révélé au père fondateur de l’église, Samuel Biléou Joseph Oschoffa, à travers cette alliance divine qui a vu le jour au Bénin en septembre 1947. Le révérend pasteur Bennett Adéogun exhorte ensuite les fidèles au respect des recommandations de la sainte Bible. Il invite les fidèles à suivre les enseignements de l’enfant sauveur, à lui obéir, et à craindre sa parole, ses enseignements puis à mettre en pratique ses commandements en tout temps et en tout lieu. Ce qui les oblige à s’éloigner des actes condamnables et du péché pour être des modèles partout où ils sont. Le chef suprême de l’Eglise du christianisme céleste implore le fils de Dieu de déverser sur les fidèles les grâces de sa venue ainsi que celles des deux rendez-vous manqués de 2020 et 2021.

Appel aux législatives apaisées

Le révérend pasteur Bennett Adeogun félicite le chef de l’Etat, Patrice Talon pour ses nombreuses œuvres de développement du Bénin. Il remercie également le président de la République pour ses nobles actions en faveur de l’Eglise du christianisme céleste notamment l’électrification de la voie menant sur le site du pèlerinage annuel, pavée par le même gouvernement. Le chef mondial de l’Eglise du christianisme céleste n’a pas oublié de dire sa gratitude au préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou et au conseil communal de Sèmè-Podji pour leur implication de diverses manières dans l’organisation et la réussite de ce pèlerinage annuel. Le révérend pasteur Bennett Adeogun a lancé un appel à ses fidèles qu’il invite à œuvrer pour des élections législatives apaisées le 8 janvier prochain. Les dirigeants de paroisses de l’église ont été sensibilisés à simplifier le culte hebdomadaire du dimanche 8 janvier pour permettre aux fidèles d’aller voter pour l’élection des députés de la prochaine législature. Le culte du réveillon de la Nativité a été suivi d’un autre qui a commencé à 9 heures, toujours ce dimanche. Cette messe a mis un terme à l’édition du pèlerinage de cette année. Les fidèles ont pris le chemin de retour, pleins de bénédictions et d'espérance pour la nouvelle année 2023 qui démarre dans quelques jours et dans l'espoir de se revoir à l’édition prochaine.
Société 26 déc. 2022


Changement climatique et insécurité alimentaire: Pourquoi adopter l’e-agriculture
Le Bénin, comme de nombreux pays africains, a besoin de miser sur des technologies innovantes pour faire face aux défis qui se posent au secteur agricole. Décideurs, scientifiques et start-up mettent les bouchées doubles. Pendant longtemps, l’agriculture a été un domaine de travail acharné, sur de grandes superficies avec des outils rudimentaires et des pressions énormes sur les producteurs. A ce rythme, il n’est plus évident de nourrir tout le monde et d’avoir des recettes. « Notre population est en train de croître pendant que nos rendements sont en train de diminuer. La maîtrise de l’eau est aussi un défi. Nous sommes le seul continent où l’irrigation continue d’être un luxe », déplore Prof. Achille Ephrem Assogbadjo, secrétaire permanent du Conseil scientifique des Sciences agronomiques de l’Université d’Abomey-Calavi, à l’occasion du séminaire sur IA et Agriculture organisé le 25 novembre 2022 par le Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations forestières (Labef) à l’Université d’Abomey-Calavi. En effet, au Bénin, selon les résultats du Recensement national de l’Agriculture (Rna) dévoilés en janvier 2022, les ménages agricoles regroupent plus de 6, 506 millions individus, soit 54,8 % de la population. Seulement 43,9% des superficies disponibles au niveau des ménages sont exploitées. 96,9 % des exploitations pratiquent les cultures annuelles pour 33,2 % de cultures permanentes. Le Rna montre aussi de faibles niveaux d’irrigation. L’irrigation compte pour 3,42 %. Pourtant, ailleurs, notamment dans les pays développés, c'est l’ère de l’automatisation de la production. Il est même possible d’arroser les plants à distance à partir d’un simple téléphone portable. Beaucoup d’acteurs du monde agricole et scientifique voient la nécessité d’améliorer les pratiques agricoles, surtout dans un contexte de réchauffement climatique et d’insécurité alimentaire. « Nous avons la pression démographique qui fait que la demande alimentaire augmente et nos sols sont davantage surexploités. Cela conduit à développer des paquets technologiques pour rendre notre agriculture durable », souligne Dr Emile Agbangba, enseignant-chercheur à l’École polytechnique d’Abomey-Calavi, membre du Labef.

Passer en mode intelligent

Les nouvelles technologies s’imposent alors dans les champs, à travers l’Agriculture de précision. « Il ne s’agira plus de faire l’agriculture à l’aveuglette. Si je prends l’Uac comme une exploitation, ce n’est pas évident que toutes les parcelles aient besoin nécessairement de dose optimale d’engrais à appliquer. Au sein de la zone, il y a des variations dont nous devons tenir compte pour encore plus faire une agriculture raisonnée», insiste Dr Emile Agbangba qui met régulièrement son expertise au profit du secteur privé national et international. Ainsi, l’Agriculture de précision tient compte des variabilités pour répondre au problème posé. Les technologies utilisées sont, entre autres, la surveillance et la cartographie du rendement, la télédétection, la robotique et les drones. « Nous aurons un système agricole plus durable. Nous avons tout à gagner dans notre contexte subsaharien », fait-il remarquer. Ces progrès permettent d’optimiser les rendements agricoles, mais aussi de rationaliser les coûts de production et d’avoir une meilleure empreinte écologique. Le conseiller agricole peut donner à l'agriculteur les meilleurs conseils en se basant sur des données réelles. Depuis plusieurs années, le secteur agricole prend conscience de la nécessité de l'utilisation des technologies dans son développement. « Aujourd’hui, l’agriculture n’est plus seulement une affaire de semis, d’engrais et d’irrigation. C’est aussi une question d’algorithmes et d’intelligence artificielle. L’Afrique n’y échappe pas. Le Bénin non plus », déclare Dr. Alex Gbêliho Zoffoun, directeur scientifique de l’Institut national des Recherches agricoles du Bénin (Inrab). Ainsi, le gouvernement s’est doté d’une Stratégie nationale pour l’e-Agriculture au Bénin sur la période 2020-2024. C’est un document sectoriel à portée nationale qui entend faire du secteur agricole, un secteur numériquement transformé d’ici 2025, compétitif, attractif, résistant aux changements climatiques et créateur de richesse, d'emplois, répondant équitablement aux besoins de sécurité alimentaire et nutritionnelle de la population et aux besoins de développement économique et social de tous les secteurs du pays. La stratégie met en relief plusieurs solutions, dont les systèmes d'information des marchés (Sim), l’Agriculture de précision, la finance numérique et la collecte mobile de données. Les actions envisagées devraient faciliter l'amélioration continue des pratiques et rendements agricoles. La qualité, la sécurité et l'efficacité de la production agricole pourront être améliorées par l'accès à un contenu précis et à des outils d'aide à la décision.

Entrer dans la dynamique

Le Bénin pourra entrer très vite dans la dynamique, voire avoir une longueur d’avance sur des pays de la sous-région. Professeur Romain Lucas Glèlè Kakaï, directeur du Laboratoire de Biomathématiques et d’Estimations forestières (Labef) de l’Uac, a dans le cadre de ses travaux fait l’état des lieux au Bénin, au Burkina Faso, en Côte d’Ivoire, au Ghana et au Nigeria. « Le Nigeria est le pays le plus avancé dans l’adoption de ces technologies numériques en agriculture parmi les cinq pays. Le Bénin et le Burkina Faso sont classés comme les pays ayant une utilisation mineure », fait-il remarquer. Membre de plusieurs sociétés savantes dont Artificial Intelligence for Development (Ai4d) Africa, ce scientifique pense que « La coordination des efforts et des actions permettra de stimuler la co-création et d’exploiter pleinement le potentiel des technologies numériques dans la transformation des systèmes agroalimentaires en Afrique de l’Ouest ». Les enjeux sont grands et les besoins consistants et pressants à la fois. Dans les centres de développement rural, il faudra des équipements pour collecter les données précises sur les exploitations (abri météo, kit de collecte et d'analyse de sol, pression des ravageurs, etc). «Le gouvernement a fait un effort extraordinaire pour diviser notre territoire en pôle de développement agricole et je pense que c’est déjà une marche vers l’Agriculture de précision. On ne peut pas faire tout, n’importe où. Il faut qu’on dote ces centres d’outils de collecte de données», souligne Dr Emile Agbangba. La création et la gestion de banque de données open acess, la recherche sur les méthodes et outils de collecte de données fiables, le développement des centres de calcul et de stockage de données sont aussi très importants. La science a un rôle à jouer en termes de développement de modèles mathématiques pour mieux analyser les données et en termes d’implémentation d’algorithmes. Il faut prendre par la suite les meilleures décisions et les automatiser, pour des meilleurs rendements?
Environnement 23 déc. 2022


Curricula révisés de français et de mathématiques au Ci: Les enseignants formés pour la période des apprentissages systématiques
Après la phase d’immersion, les enseignants du Cours d’initiation (Ci) et les nouveaux directeurs d’écoles primaires suivent, depuis lundi 19 décembre dernier, sur l’ensemble du territoire national, la seconde étape de formation sur les nouvelles techniques d’approche des curricula révisés de français et de mathématiques au Ci, celle des apprentissages systématiques.La mise en œuvre de la réforme curriculaire en français et en mathé-matiques au Cours d’initiation (Ci) et Cours préparatoire deuxième année (Cp) suit son cours normal sur le terrain. C’est dans ce cadre que le gouvernement organise, depuis lundi19 décembre dernier, sur l’ensemble du territoire national, la seconde phase de la formation au profit des enseignants de Ci et des nouveaux directeurs d’écoles primaires sur les nouvelles techniques d’approche des curricula révisés. Ce renforcement fait suite à la première consacrée à la phase d’immersion des participants où ils ont été entreténus sur les principes qui fondent l’élaboration des nouveaux documents pédagogiques à savoir manuels, guides, cahiers d’activités, et autres en français et en mathématique ; comment les appliquer convenablement en classe dont le livre décodable. Cette fois-ci, ils sont outillés pour la période des apprentissages systématiques qui commencent dès la reprise des classes en janvier prochain. Pendant six jours, les participants seront outillés sur les documents qu’ils auront à utiliser notamment les programmes, les guides et les cahiers d’activités dans les deux matières.

Améliorer la qualité de l’apprentissage

La formation est à la fois théorique et pratique avec des cas de simulation en présence des élèves. Elle se déroule dans toutes les circonscriptions scolaires du Bénin et regroupe des enseignants aussi bien du public que du privé. Au niveau de l’Ecole urbaine centre de Porto-Novo, 239 enseignants dont quatre directeurs d’écoles prennent part à cette formation pour le compte de la circonscription scolaire d’Oganla, a précisé André Ahissou Totin, le conseiller de la région pédagogique n°33. Ils sont répartis dans six salles. L’objectif de tout ceci, ajoute l’inspecteur pédagogique et chef de ce centre de formation, est l’amélioration de la qualité de l’apprentissage de sorte à amener l’apprenant à s’exprimer aussi bien à l’oral qu’à l’écrit de façon fluide et aisée en français et de réussir la mathématique depuis la classe de Ci jusqu’au cycle de sa vie. Les participants louent la pertinence de la seconde phase de formation qui leur permet de maîtriser davantage les nouvelles approches pédagogiques dans les deux matières à savoir le français et la mathématique, surtout au Ci afin de bien rendre le savoir aux apprenants en classe. La formation est initiée par le ministère des Enseignements maternel et primaire (Memp). Elle se déroule avec l'appui du projet Partenariat mondial pour l’éducation phase 3 (Pme3) financé par la Banque mondiale.
Education 22 déc. 2022


Pôle de développement agricole: 4 Un bilan positif et des perspectives ambitieuses
La deuxième revue semestrielle conjointe de l’Agence territoriale de développement agricole Borgou-Donga-Collines (Atda-Bdc) et des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du pôle de développement agricole 4 a eu lieu, vendredi 16 décembre dernier, à Parakou. Il est à constater que de meilleures performances ont été enregistrées.La deuxième revue semestrielle conjointe de l’Agence territoriale de développement agricole Borgou-Donga-Collines (Atda-Bdc) et des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche du pôle de développement agricole 4 a été effectuée, vendredi 16 décembre dernier, à Parakou. C’est à la faveur d’un atelier bilan et de concertation.Définissant les objectifs de la rencontre, le représentant du préfet du Borgou, Aboudourhamane Kora, a indiqué qu’elle va permettre de passer en revue les efforts consentis dans la mise en œuvre du plan de développement agricole pôle 4 (Pdap4). « Elle nous permettra également d’apprécier les performances enregistrées dans l’exécution du Pdap4 en termes de taux d’exécution physique et en termes de taux d’exécution financière. De faire un clin d’œil par rapport aux performances enregistrées au cours de l’année antérieure», a-t-il poursuivi. Il s’agit également de faire le point des activités qui n’ont pas été exécutées puis de dégager les écarts. L’occasion a ensuite permis de revenir sur les difficultés rencontrées au cours de leur mise en œuvre, puis de formuler des recommandations en lien avec les difficultés énumérées. Ensemble, les participants ont passé en revue ce qui a été fait au cours de ce dernier semestre en termes de promotion des filières et de respect des normes de qualité. Ils ont vu comment orienter et planifier les activités qui ne l’ont pas été afin de ne plus avoir à faire les mêmes constats l’année prochaine. « Pour le cas spécifique de l’Atda pôle 4 dont le territoire concerne quatre départements, nous avons à collaborer avec quatre directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche », a indiqué son directeur général, Issiaka Kassimou. « Il était donc nécessaire que, de temps en temps, nous nous retrouvions pour regarder dans la même direction et faire les réglages appropriés, puis le point de tout ce que nous réalisons ensemble. Cela, d’autant plus que nous avons les mêmes cibles qui sont les producteurs, les transformateurs et les commerçants des produits agricoles et halieutiques », a-t-il poursuivi, en précisant le contexte de la présente revue conjointe. « Après l’édition du premier semestre de 2022, nous voici à nouveau pour faire la reddition de comptes pour le second semestre de la même année. Par rapport à l’année 2021, il y a eu des progrès », précise-t-il un peu plus loin. Selon son directeur général, au titre de son plan de travail de 2022, l’Atda pôle 4 est aujourd’hui à un taux d’exécution physique de plus de 93 %. « Pour 2023, on espère être encore plus performant. Nous sommes en train de vouloir démarrer ce que le gouvernement a appelé le Programme national de développement des plantations et des grandes cultures », rassure-t-il. Au niveau de la Ddaep Borgou, à la date du vendredi 16 décembre, toutes les activités planifiées ont été réalisées à un taux de 100 %, que ce soit en termes de réalisation physique que financière. Il s’agit du contrôle des produits agricoles sur le marché et au niveau des producteurs, de la vaccination des animaux, même si le ratissage se poursuit actuellement sur le terrain, sans oublier les enquêtes statistiques par rapport aux prévisions et réalisations au niveau des cultures qui ont été produites? Société 21 déc. 2022


Sécurité alimentaire et nutritionnelle: Les priorités du secteur agricole en 10 points
L’Etat entend améliorer en 2023 les performances de l’agriculture béninoise, pour la rendre capable d’assurer de façon durable la souveraineté et la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Pour ce faire, dix priorités sont définies dans la politique sectorielle.Faire passer le taux d’accès aux financements adaptés des exploitants agricoles de 34,67 % en 2020 à 35,7 % en 2023 à travers le Fonds national de développement agricole (Fnda) et atteindre une couverture de 35 % au moins des besoins en semences améliorées contre 30 % en 2020. Ce sont des orientations de la politique de l’Etat dans le domaine agricole, contenues dans le Document de programmation budgétaire et économique pluriannuelle (Dpbep) 2023-2025. En 2023, un Programme national de développement des plantations et grandes cultures sera mis en route, avec la mise en place de l’Agence de gestion des grandes plantations, la poursuite de la conquête d’espaces à aménager et la mise en valeur des périmètres sélectionnés. Il est question d’améliorer la productivité et la production des filières agricoles prioritaires : anacarde, ananas, maraîchage, riz, maïs, manioc, palmier à huile, agrumes, karité, soja, viande, lait, œufs de table, poisson d’aquaculture, d’après le document du ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agira aussi de promouvoir les chaînes de valeur ajoutée des produits végétaux, animaux et halieutiques, notamment à travers le Projet intégré de développement des chaînes de valeur agricoles (Pdicdva) avec le soutien de la Banque africaine de développement. La transformation, le stockage, la conservation des produits agricoles et le développement des clusters ne seront pas du reste. Il est prévu le renforcement des infrastructures résilientes aux changements climatiques, l’installation des unités de transformation par les privés, la diffusion des nouvelles technologies de l’information. La mise en place des matériels et équipements respectueux des normes environnementales et sociales en vigueur et adaptés à toutes les catégories d’acteurs contribuera à la mécanisation agricole, tout comme le renforcement du dispositif technique de maintenance des machines agricoles et du Partenariat public-privé dans l’importation et la mise en place des équipements agricoles.

Facteurs de production

Plusieurs projets inscrits dans le programme d’action du gouvernement (Pag 2021-2026) feront l’objet d’études de faisabilité dès 2023. Des ressources financières et techniques nécessaires à leur réalisation seront mobilisées. L’accès équitable des producteurs aux facteurs de production pour le développement et la valorisation des aménagements hydroagricoles est aussi une priorité. Il est prévu le développement de la petite irrigation, l’exploitation durable des ressources naturelles : la gestion durable des terres, la gestion intégrée des ressources en eau, la gestion efficace des ressources fourragères et la stratégie de l’Agriculture intelligente face au climat. En termes d’infrastructures marchandes et de développement de services logistiques, la poursuite de l’opérationnalisation du quai fruitier, l’installation de chambres froides, de camions frigorifiques, la digitalisation des transactions commerciales et financières font partie des priorités. Un nouveau type d’élevage résilient sera promu, afin de garantir plus de sécurité et de rentabilité aux éleveurs. Pour ce faire, le projet de sédentarisation des troupeaux de ruminants (Proser) qui est à sa deuxième phase et le Projet de cohésion sociale des régions nord du golfe de Guinée (Coso) devraient connaître une accélération l’année prochaine, selon les projections du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep). En fait, le Proser met l’accent sur la valorisation des sous-produits agricoles et agro-industriels dans l’alimentation animale, avec la cession à coût réduit de 180 000 tonnes de graines de coton au profit de 5000 éleveurs bénéficiaires. Ce projet prévoit également l’acquisition de 200 géniteurs de race performante (Azawak) pour l’insémination de 1000 vaches de race locale ainsi que le renforcement du Centre national d’insémination artificielle bovine (Cniab) en matériel et équipements.

Combler les gaps

Le projet Coso qui sera déployé dans les départements de l’Atacora, de la Donga, du Borgou, de l’Alibori pour le compte du Bénin, vise à améliorer l’inclusion et la résilience socioéconomique et climatique des communautés des zones d’intervention. Le Projet d’appui au développement des filières lait et viande et à la promotion des entreprises d’élevage (Prodefilav-Pel 2022-2026) amorcera sa phase active. Il s’inscrit dans le cadre du Programme national de développement des filières lait et viande (Pndflv 2019-2024). Un programme « Pêche et aquaculture » sera mis en œuvre, avec pour défi majeur la couverture des besoins de la population en produits halieutiques. La production halieutique est évaluée à 76 925 tonnes tandis que l’importation des produits congelés est chiffrée à 105 817 tonnes en 2021, d’après les données de la direction de la Statistique agricole (Dsa/Maep). Il en ressort un taux d’autosuffisance en produits de pêche et d’aquaculture de seulement 41,4 % en 2021, qui traduit une forte dépendance du pays des importations. Les interventions prévues, notamment à travers le Projet de promotion de l’aquaculture durable et de compétitivité des chaines de valeur de la pêche (Promac 2021-2026), devront permettre d’accroître la production de poissons tilapia, clarias et autres poissons d’aquaculture dans le but d’augmenter la couverture des besoins de la population en ces produits?

Près de 100 milliards à investir

Le secteur agricole bénéficiera d’une enveloppe de 99,758 milliards F Cfa en 2023, soit une hausse de 13,5 % par rapport à 2022, suivant le budget défendu à l’Assemblée nationale par le ministre Gaston Cossi Dossouhoui. Outre les investissements directs, il importe d’améliorer la gouvernance et la gestion des filières. A ce propos, il est annoncé la prise des textes d’application de la loi d’orientation agricole de la sécurité alimentaire et nutritionnelle et de la loi portant conditions de création, missions, organisation et fonctionnement des organisations interprofessionnelles agricoles. A cela, s’ajoutera l’appui à la structuration des acteurs des filières à haute valeur ajoutée, des filières conventionnelles et les filières émergentes. Le gouvernement entend consolider les acquis de l’opérationnalisation des pôles de développement agricole. Sous la houlette du Maep, il s’agit d’œuvrer à un meilleur fonctionnement des Agences territoriales de développement agricole (Atda), des directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Ddaep), des services de recherche agricole restructurés. Il est également prévu le renforcement de l’autorité compétente de sécurité sanitaire des aliments, qui se traduira par la fusion du Laboratoire central de sécurité sanitaire des aliments (Lcssa) avec l’Agence béninoise pour la sécurité sanitaire des aliments (Abssa) et le renforcement des capacités du personnel? C. U. P.
Actualités 21 déc. 2022


Adaptation au changement climatique: Des réglages pour accélérer les travaux du Pavicc
Les travaux prévus dans le cadre du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc) pourront évoluer à un rythme plus accéléré en 2023. Le comité de pilotage a fait le point des difficultés, ce mardi 20 décembre à Cotonou. Des solutions ont été à l’occasion identifiées.L’année 2023 verra l’accélération des travaux du Programme d’adaptation des villes aux changements climatiques (Pavicc). Des solutions ont été trouvées par rapport aux difficultés enregistrées jusque-là et qui freinent la mise en œuvre des travaux, lors de la réunion du comité de pilotage. « Nous sommes à près de 50 % de délai d’exécution, avec un taux d’exécution physique de 23 %. Ce qui fait un retard important d’environ deux mois », a déploré Abraham Avakoudjo, coordonnateur du Pavicc. Les raisons, dit-il, sont liées aux études techniques, aux déplacements de réseaux qui demandent plus de moyens à mobiliser, et la mise en œuvre progressive du Plan d’action de Réinstallation (Par). Le Pavicc vise en effet à renforcer les capacités des communes en matière de planification du développement économique et social en milieu urbain, en intégrant les risques liés au changement climatique. Ce programme va doter les quatre villes bénéficiaires, Cotonou, Bohicon, Sèmè-Podji, Comè, d’ouvrages résilients susceptibles de protéger les populations contre les inondations et de faciliter la mobilité urbaine. À l’ouverture des travaux, Adam Pinto, directeur adjoint de cabinet du ministre du Cadre de vie et du Développement durable (Mcvdd), a rappelé l’importance de ces assises. « Il s’agit pour nous de nous assurer que les conditions de réussite sont en place. S’il faut remonter au niveau de la hiérarchie pour avoir des facilitations, il faudra le faire. La préoccupation du ministre José Tonato est que le Pavicc soit conduit à terme et que les attentes des bénéficiaires soient complètement satisfaites », a martelé Adam Pinto. Malgré les difficultés, des progrès sont notés. « Il y a eu quelques soucis au démarrage, mais les choses se mettent en place progressivement. Les travaux ont démarré partout, avec l’exécution de quelques ouvrages», a rassuré Abraham Avakoudjo. Comè est la ville la plus avancée dans le déploiement des travaux. Le point a été fait suivant chaque composante. En ce qui concerne la composante relative au renforcement de capacités, l’essentiel du matériel a été déjà livré au profit des communes. « Nous nous préparons à lancer les formations. Le Plan de renforcement de capacités est en cours de finalisation », a souligné Abraham Avakoudjo pour qui, globalement, tous les contrats ont été pratiquement signés. « Nous sommes à 87 % d’engagement », a déclaré le coordonnateur du Pavicc. En attendant, les bénéficiaires gardent espoir. « Le Pavicc impacte de manière fort intéressante les communes de Sèmè-Podji, Comè, Cotonou et Bohicon », a dit Rufino d’Almeida, maire de la commune de Bohicon. Le Pavicc est financé par l’Agence française de Développement (Afd). Il prend en compte quatre composantes sur la période de 2018-2023 et va soulager plus de 120 000 personnes. Environnement 21 déc. 2022


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