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Nouvelles

Appui à la pratique sportive féminine au Bénin : Le gouvernement signe une convention avec la France
Dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants : « Sport Au Féminin (Saf) », Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin et Oswald Homéky, ministre des Sports, ont procédé hier, mardi 31 mai, à la signature d’une convention à Cotonou. D'un montant de 869 462 € soit 570 329 750 F Cfa, ce projet vise à favoriser le développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme au Bénin. La France accompagne le gouvernement béninois dans sa vision de développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme. A travers la signature d’une convention hier, mardi 31 mai à Cotonou, Oswald Homéky, ministre des Sports et Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, ont matérialisé cet appui qui s’inscrit dans le cadre du projet Fonds de Solidarité pour les Projets Innovants (Fspi): « Sport Au Féminin (Saf) ». D'un montant de 869 462 € soit 570 329 750 F Cfa, ce projet, d’une durée de deux ans, vise à favoriser le développement de la pratique féminine du basketball, du handball et de l'athlétisme. C’est l’occasion pour Marc Vizy de saluer le gouvernement béninois pour son ambitieuse et dynamique politique sportive. A ce titre, il se dit heureux que le Bénin et la France partagent les mêmes valeurs d'inclusion et de solidarité. Selon lui, la France est particulièrement fière d'accompagner le Bénin à travers ce projet innovant dans son objet, son approche et la méthodologie qu'il propose. « Ce programme va aider les femmes à occuper plus massivement des postes d'encadreurs sportifs et contribuera à modifier durablement et sensiblement l'écosystème actuel de l'encadrement sportif au Bénin pour les trois disciplines prioritaires et le rendre plus favorable au développement de la pratique féminine », a-t-il fait savoir. A travers les trois composantes du projet, la France entend appuyer le gouvernement à développer une stratégie de féminisation de la pratique sportive, développer l'offre sportive pour les filles et les femmes et promouvoir la pratique du sport chez les filles et les femmes. Témoignant la reconnaissance du gouvernement à la France, Oswald Homéky, ministre des Sports, se dit fier de célébrer la belle amitié entre les deux pays. « C'est avec beaucoup de fierté que nous signons cette convention, fruit de la bonne relation entre nos deux pays », a-t-il déclaré. Il a réitéré la volonté du gouvernement béninois de continuer à promouvoir l’inclusion des filles et femmes et surtout la féminisation de la pratique sportive. « Nous veillerons à ce qu’en sport les femmes soient aussi bien traitées que les hommes », a-t-il confié. Il rassure de la bonne gestion des ressources tout au long de ce projet. « Nous allons nous assurer que les activités inscrites se déroulent afin que les sous aillent aux bénéficiaires », a-t-il conclu. Signalons que les fédérations béninoises d'athlétisme, handball et basketball, l’Association Enfants du Bénin Debout (Edb) et trois organes sous tutelle du ministère des Sports : le Centre Multimédia pour les Activités de Jeunesse du Bénin (Cmajb), l’Agence nationale des Événements culturels et sportifs et des Manifestations officielles (Anecsmo) et le Fonds national pour le Développement des Activités de Jeunesse, des Sports et des Loisirs (Fndajsl) sont les grands bénéficiaires de cet appui. Sports 01 juin 2022


Faux enlèvements et demande de rançon: les mises en garde du ministre Alassane Séidou
Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Alassane Séidou, a animé un point de presse, hier mardi 31 mai, pour mettre en garde les personnes malintentionnées qui procèdent à de faux enlèvements à des fins d’arnaque de leurs proches. Les personnes malintentionnées qui ont développé une autre forme de criminalité risquent de se retrouver très bientôt derrière les barreaux. Le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique l’a fait savoir, hier mardi 31 mai, au cours d’un point de presse dans la salle de conférence du ministère. Leur mode opératoire consiste à procéder à l’enlèvement de proches, de responsables politico-administratifs ou de personnes fortunées avec exigence de paiement de rançon avant leur libération. S’il est vrai que cette forme de criminalité n’est pas nouvelle, il est aussi vrai que, jusqu’à un passé récent, la tendance était à la baisse à cause des dispositions prises par le gouvernement et la Police républicaine pour l’endiguer. Seulement, un amer constat se fait depuis un certain temps. « Depuis quelques mois, la tendance baissière observée commence à laisser place à une résurgence du phénomène avec un indicateur majeur qui découle de l’étude des cas. Il s’agit de l’orchestration des enlèvements par la plupart des prétendues victimes pour en tirer un profit financier en partageant la rançon payée par leurs parents avec des ravisseurs factices », fait remarquer le ministre Alassane Séidou. Au regard des cas étudiés, souligne le ministre, les objectifs de ces vils individus se laissent entrevoir. « En définitive, il n’y a aucun doute que la recherche du gain facile amène une frange de nos concitoyens à se départir des règles morales pour adopter des comportements déviants du genre », conclut le ministre de l’Intérieur et de la Sécurité publique. Les hommes en uniforme ne se laisseront pas faire. Ils se mobilisent pour mettre hors d’état de nuire ces malfrats de type nouveau qui troublent la quiétude de leurs proches. Le ministre en donne les assurances avec fermeté. « Pour assurer le calme et la sérénité nécessaires au développement socioéconomique de notre pays, la Police républicaine en liaison avec les autorités judiciaires ne ménagera aucun effort pour débusquer les citoyens indélicats qui s’adonnent à de telles pratiques », a-t-il déclaré. Mais pour que cette mission connaisse un franc succès, il est nécessaire qu’elle soit participative. C’est pourquoi, le ministre lance un appel. « Je voudrais inviter toute la population à une franche collaboration avec les forces de sécurité publique en dénonçant tous comportements suspects dans ce domaine afin que leurs auteurs subissent la rigueur de la loi », indique Alassane Séidou. Actualités 01 juin 2022


Projet de promotion de la mécanisation agricole durable : le soutien de la Fao aux petits exploitants
Pour aider les petits exploitants à améliorer leur efficacité, accroître leurs revenus et développer une meilleure résilience aux aléas, l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) a initié un projet de mécanisation agricole durable. Ledit projet, officiellement présenté aux acteurs du secteur, hier lundi 30 mai à Cotonou, a été lancé par le secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
« Promotion de la mécanisation agricole durable pour améliorer l’efficacité, les revenus et la résilience des petits exploitants». C’est l’intitulé du projet initié par l’Organisation des Nations unies pour l’Alimentation et l’Agriculture (Fao) en partenariat avec le gouvernement du Bénin, avec le soutien de la Giz. L’objectif principal de ce projet est d’améliorer l’efficacité, les revenus et la résilience des petits exploitants agricoles, en particulier des femmes et des jeunes, par la promotion de la mécanisation agricole des micro, petites et moyennes entreprises.
A l’occasion de l’atelier de lancement du projet, Isaias Angue Obama Oyana, représentant résident de la Fao près le Bénin, rappelle que le ministre en charge de l’Agriculture, lors du lancement officiel de la campagne agricole 2022-2023, a évoqué la facilitation de l’accès des producteurs aux engins puis l’accélération de la mécanisation agricole à travers la formation sur place d’ouvriers spécialisés dans l’assemblage, comme étant des leviers majeurs du développement agricole.
C’est pour relever ces défis et poursuivre son appui dans la mise en œuvre des orientations contenues dans le Programme d’action du gouvernement que la Fao a initié le présent projet. « Ce projet constitue une opportunité permettant au gouvernement béninois de soutenir la transformation vers des systèmes agroalimentaires plus efficaces, inclusifs, résilients et durables pour une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie, sans laisser personne de côté », fait savoir Innocent Togla, secrétaire général adjoint du ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (Maep).
A cet effet, il est envisagé de renforcer les capacités des acteurs des secteurs public et privé et augmenter les investissements pour promouvoir les agro-entreprises inclusives et le développement de la chaîne de valeur agricole. Au terme de ce projet, il est attendu un accès et une utilisation accrus des technologies de mécanisation agricole durable par les petits exploitants, en particulier les femmes et les jeunes dans le but d’augmenter la productivité, l’efficacité et la rapidité des opérations.
«L’indicateur majeur de notre succès dans la mise en œuvre de ce projet sera l’amélioration des conditions de vie et de travail des petits exploitants agricoles, en particulier les femmes et les jeunes intervenant dans les chaînes de valeur des filières vivrières et de transformation agroalimentaire », précise Innocent Togla. Il a salué tous les acteurs pour leurs différents programmes qui contribuent au renforcement des performances du secteur agricole, notamment la Giz, partenaire du présent projet.
Relever le défi de la mécanisation agricole !
Depuis 2016, indique le secrétaire général adjoint du Maep, le gouvernement a fait du secteur agricole, le principal levier de développement économique pour la garantie de la sécurité alimentaire et de la nutrition. En dépit des nombreux efforts consentis et des niveaux de production en constante augmentation, ce secteur reste confronté à de nombreuses difficultés liées notamment à un taux encore faible de mécanisation des travaux de sols qui n’est que de 12,4 %...
C’est dans ce cadre que la Fao a appuyé le gouvernement dans l’élaboration et la validation de la Stratégie nationale de mécanisation agricole qui servira de boussole aux acteurs des filières agricoles à l’horizon 2030. Le présent projet vient donc en appui à l’opérationnalisation de cette stratégie. Pour atteindre les objectifs fixés, des axes prioritaires ont été définis pour les interventions notamment l’amélioration de la croissance économique dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.
« Ce projet se veut un contrat entre le gouvernement et tous les autres acteurs du secteur agricole, qui non seulement traduit la volonté politique et affichée du chef de l’Etat et de son gouvernement mais aussi voudrait conjuguer les efforts de tous les acteurs pour créer plus d’impact sur le développement économique et le niveau de vie des populations», précise le secrétaire général adjoint du Maep.
Société 31 mai 2022


Mise en service d’ouvrages d’assainissement à Sèmè-Kpodji, Cotonou, Kpomassè, Toffo et Savalou : Le Groupe Boa réaffirme son engagement social
Une tournée de mise en service de différents ouvrages construits ou réfectionnés a conduit les émissaires de la Fondation Boa Bénin dans plusieurs communes de notre pays du 17 au 20 mai dernier. La mission était conduite par M. Raimi Sagbohan, Coordonnateur national représentant Mme Edwige Ahouanmènou, Présidente de la Fondation Boa Bénin. Deux modules de classe complètement réfectionnés à l’Ecole primaire publique Kpakpakanmey (Sèmè-Kpodji). Un bâtiment R + 1 entièrement rénové au sein de l’Ecole urbaine centre Cotonou-Lagune (Cotonou). Enfin, le mur de la clôture du Complexe scolaire Agon (Toffo) reconstruit sur plus de cinquante mètres (50 m) de long. Ces ouvrages mis en service, les 17 et 18 mai 2022, ont coûté un total de 30 millions 105 mille francs Cfa au Groupe Boa. Lesdits travaux s’inscrivent dans la mise en œuvre du projet « Ma belle école » exercice 2021. L’esprit de ce projet est d’intervenir sur les infrastructures défraichies des anciennes écoles situées en zone urbaine. Le Complexe scolaire St Joseph de Copertino a été créé en 2008 par les frères mineurs capucins. Situé à Djeffa dans la commune de Sèmè-Kpodji, le complexe abrite également un orphelinat. Depuis ce 17 mai 2022, l’éclairage a pris le pas sur les longues périodes d’obscurité et de baisse de tension au Complexe scolaire St Joseph de Copertino. Ce, grâce à la générosité de la Bank Of Africa qui lui a offert un pack solaire d’une valeur de près de 22 millions de francs Cfa. A Gogotinkponmey dans la commune de Kpomassè, une prouesse de taille a été réalisée par la Boa. La banque a mis en service un champ solaire pour l’électricité et un mini château d’eau dans l’enceinte du Collège d’enseignement général d’Agbanto. Mercredi 18 mai 2022, la délégation de la Fondation Boa Bénin y a également inauguré quatre blocs de latrines publiques. En tout, des ouvrages d’assainissement d’une valeur de 50 millions de francs Cfa ont été réalisés au profit des populations. Des actions salvatrices qui ont amené la collectivité Agbogba à emboîter le pas à la Boa à travers l’exécution de travaux confortatifs des sites abritant les latrines publiques. Jeudi 19 mai 2022, les émissaires de la Fondation se sont rendus à Savalou. Le Ceg Tchogodo sis dans l’arrondissement de Ouèssè a bénéficié d’un champ solaire, d’un mini château d’eau et de deux blocs de huit latrines chacun, tous aux couleurs de la Bank Of Africa. Coût de l’investissement, 45 millions de francs Cfa. Du soulagement pour les usagers du collège, grâce à la vision du regretté Benoit Maffon, ancien Président de la Fondation Boa au Bénin. Partout, la satisfaction des bénéficiaires était palpable sur les visages. Ce qui confirme l’indéfectible désir du Groupe Bank Of Africa d’assumer sa tradition d’entreprise citoyenne. Société 31 mai 2022


Dassa – Zoumè – Glazoué – Savè et environs: un autre pas vers l’accès à l’eau pour tous
  Le gouvernement met les bouchées doubles pour que le Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs s’achève bien. Une mission de contrôle et de surveillance des travaux restants a été autorisée le mercredi dernier. Une mission de contrôle et de surveillance sera déployée sur le chantier du Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs. C’est la décision prise par le gouvernement lors de son dernier conclave hebdomadaire. Elle vise à mieux veiller à la qualité des travaux restants, même si le niveau d’exécution actuel est appréciable. En fait, dans son élaboration, le projet qui va permettre de mettre un terme aux difficultés d’accès à l’eau des populations du département des Collines intègre la construction de deux barrages. Il s’agit, en l’occurrence, d’un barrage d’une capacité de 12 millions de m3 sur la rivière Lifo située dans la commune de Glazoué et de celui d’Ayédjoko dans la commune de Savè dont la capacité est de deux millions de m3. Si le chantier d’Ayédjoko est déjà à terme, ce n’est pas le cas au niveau de celui de Lifo. C’est justement pour cela que cette mission s’impose. Car au cours des travaux, il est apparu des infiltrations et affouillements importants sur la digue du barrage de Lifo à la suite des pluies diluviennes intervenues dans la région au début du mois d’août dernier. Au regard de ce constat, des analyses et contre-expertise ont été faites par des professionnels aux compétences avérées. Ce sont ces études qui ont recommandé une méthode de reconstruction plus optimale et durable de l’ouvrage, assorti d’un déversoir additionnel destiné à en garantir la sécurité. Ce faisant, le gouvernement reste dans sa dynamique de conduite avec célérité des chantiers ouverts tout en gardant ses principes de respect des normes internationales, de protection des couches vulnérables et de gestion efficiente des ressources publiques. L’eau pour tous ! Lors de sa prestation de ser-ment, le 23 mai 2021, pour son second mandat, le président de la République promettait un quinquennat « hautement social ». Non pas un social conjoncturel mais structurant qui permet d’assurer un mieux-être au plus grand nombre et dans la durée. Le Projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable des villes de Savè, Dassa-Zoumè, Glazoué et environs entre dans cette logique. A travers cette réalisation en cours, ce sont des milliers de résidents de cette zone vulnérable qui sortent des difficultés quotidiennes d’accès à l’eau potable. Des difficultés dues surtout à la situation géographique de cette région faite de collines. Par ce projet, le Bénin fera aussi un grand pas vers l’atteinte de l’objectif de développement durable N° 6 qui ambitionne de «garantir l’accès de tous à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène». D’ailleurs, le pays n’est plus loin de relever ce défi et bien d’autres. Ceci, grâce aux acquis du premier quinquennat du président Patrice Talon, notamment la conduite de projets structurants dans toutes les communes, l’amélioration progressive des conditions de vie des populations, la mise en place d’infrastructures de base indispensables au développement socio-économique. Actualités 31 mai 2022


Bilan du gouvernement / Affaires sociales et microfinance: des bénéficiaires témoignent des acquis
Le mandat social tient ses promesses. Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, a présenté, hier, les résultats des douze premiers mois du second quinquennat. Elle a été appuyée dans son exercice par des bénéficiaires. « Le gouvernement en action ». C’est l’intitulé de l’émission qui connaîtra le passage de tous les membres du gouvernement pour la reddition de comptes sur les douze premiers mois du second quinquennat du président Patrice Talon. Et pour un mandat placé sous le sceau du social, il n’y a rien de plus normal que ce soit la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance qui ouvre le bal. Véronique Tognifodé l’a fait avec brio, donnant ainsi une meilleure visibilité aux actions sociales du gouvernement. Du projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch) détaillé dans tous ses volets à la prise en charge des malades mentaux en passant par la campagne « Agbazatché», le projet Faaba, les initiatives pour la protection des jeunes filles et leur maintien à l’école, la protection des personnes du troisième âge, l’assainissement du secteur des Centres d’accueil et de protection des enfants (Cape), aucun sujet n’a échappé à celle qui est chargée de déployer le volet social du Programme d’action du gouvernement. Elle a exposé, statistiques à l’appui, l’essentiel de ce qu’elle a pu réaliser de la vision du chef de l’Etat dans le secteur qui lui est confié en douze mois pour le compte du second mandat. Parlant de vision, elle avait déjà été clairement énoncée par le chantre de la Rupture lors de la cérémonie de prestation de serment le 23 mai 2021. «Notre autre devise ne devrait-elle pas être liberté, démocratie et bonne gouvernance ? Elle définit le credo qui sera le mien tout au long du mandat, c’est-à-dire le bien-être de chacun, en particulier celui des plus vulnérables d’entre nous. Ce mandat sera donc hautement social », avait décliné Patrice Talon. Cette vision se traduit donc par sa ferme volonté d’assurer le bien-être individuel et collectif en particulier des plus vulnérables. Il s’agit de permettre à ces couches marginalisées de sortir de leur situation à travers des programmes bien élaborés. Mieux que la ministre Véronique Tognifodé, ce sont les bénéficiaires qui louent les mérites de la croisade engagée contre la pauvreté à travers la mise en place de plusieurs mécanismes de protection sociale, à commencer par le plus célèbre, sinon le plus impactant: le projet Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch). Des heureux ! Odile, patiente enregistrée dans un centre de santé, témoigne de l’efficacité de l’Arch puisqu’elle en a bénéficié. « Quand nous venons, les agents de santé nous font gratuitement la consultation. De même, nous recevons sans payer aucuns frais les médicaments à la pharmacie du centre de santé», témoigne-t-elle, étendue sur son lit de malade et sous perfusion. Elle tire d’office sa conclusion : «C’est une initiative qui vient sauver les plus pauvres qui n’ont pas les moyens de se soigner». Elodie Gounou ne dira pas le contraire. Pour avoir bénéficié aussi du volet Assurance maladie de l’Arch, elle est bien placée pour en parler. « D’abord, c’est mon enfant qui a été soigné gratuitement alors qu’il avait une forte fièvre. Ensuite, moi-même, quand j’étais tombée malade, j’ai été prise en charge. Nous ne pouvons que bénir l’initiateur de ce produit », déclare-t-elle. Comme eux, plus de 7 000 Béninois ont déjà bénéficié de l’assurance maladie de l’Arch. Ils peuvent se faire traiter pour plus de 70 % des affections courantes qui touchent aussi bien les hommes, les femmes que les enfants. Entre autres, le paludisme, les maladies diarrhéiques, la hernie, les affections pédiatriques. Mais ce ne sont pas seulement 7 000 personnes qui peuvent bénéficier de ces prestations sociales. Au total, ce sont plus de 300 000 personnes vivant à Abomey-Calavi, Sô-Ava, Dassa-Zoumè, Glazoué, Djougou, Avrankou, Ifangni, Ouèssè, Cotonou et autres qui sont titulaires de la carte biométrique. Ce dont se réjouit la ministre, c’est que la phase la plus importante est déjà franchie. Il s’agit de l’identification de la cible concernée, en l’occurrence les pauvres extrêmes qui vont bénéficier des soins de santé primaires. Actuellement, c’est la phase de la généralisation qui se déroule progressivement. «Dans les quatre mois à venir, nous ambitionnons de pouvoir ouvrir l’assurance maladie dans toutes les communes du Bénin», promet la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. Alafia ! La mise en œuvre du microcrédit Alafia se déroule bien. Véronique Tognifodé rassure, avec des chiffres à l’appui. Les bénéficiaires le confirment en brandissant les bienfaits de ces financements qui passeront bientôt de 50 000 à 100 000 F Cfa, conformément à la décision du gouvernement. A Azovè où elle réside et développe ses activités, Léontine Agbossou fait une comparaison avec les anciens prêts qu’elle avait directement contractés auprès des systèmes financiers décentralisés. «Les autres institutions de microfinance nous conduisaient à la ruine avec des taux exagérés qu’il nous était difficile de supporter. Mais ce que le microcrédit Alafia nous offre est à notre portée », reconnait-elle. Pour sa part, Diane Atigli, résidant à Djougou, apprécie le mode de remboursement qui est plus flexible et qui tient compte des réalités de chaque activité. « Le microcrédit Alafia a fait de bien à nous tous », conclut-elle. Depuis Ouidah, Judith Agbannon, une autre bénéficiaire, le confirme. «C’est mieux que les autres prêts », martèle la jeune dame. Et ce ne sont pas les bénéficiaires directs seuls qui en parlent. « Depuis que ma femme a obtenu le microcrédit Alafia, malgré mes problèmes au service, nous parvenons à nous en sortir. Par le passé, nous étions à un repas quotidien mais actuellement, nous en sommes à deux», confie-t-il tout en louant le mérite de ce produit qui renforce l’harmonie familiale à travers l’autonomisation et l’épanouissement de la femme. Pour ce produit, plus de 11,8 milliards Fcfa sont déjà débloqués par le gouvernement pour impacter plus de 265 000 personnes. Mais l’ambition reste grande. Il est question de rendre économiquement actives toutes les personnes qui en ont les potentialités mais qui n’y parviennent pas encore. Formation et appui L’Arch, c’est aussi la mise en œuvre du volet « formation ». Le volet formation de ce projet vise à fournir aux artisans béninois des formations techniques de courte durée leur permettant d’améliorer leurs compétences et prestations afin d’accéder à de nouveaux marchés et d’améliorer ainsi leurs revenus ainsi que leur niveau de vie. Des centaines de jeunes et femmes bénéficient déjà de cette formation en menuiserie, aluminium, électricité-bâtiment, peinture-bâtiment, électricité photovoltaïque à relâche et plomberie. Ils s’adaptent aussi aux outils de nouvelle génération. « Jusque-là, j’entendais parler de certains outils. Mais c’est ici que je les découvre et j’en profite pour apprendre et affiner leur utilisation », a confié le plombier Modeste Dégbey, interrogé sur un chantier. Mais le processus ne se limite pas à la formation. Des appuis financiers sont aussi apportés aux artisans pour leur installation. Le social global C’est connu que le gouvernement tient particulièrement à la protection des femmes. En témoignent les nombreuses lois votées qui criminalisent les violences faites aux femmes. La ministre l’a aussi rappelé dans son bilan. Elle évoque également certaines initiatives qui ont permis de sensibiliser les populations aux phénomènes sociaux. En pole position, Véronique Tognifodé cite le projet « Agbazatché ». C’est une campagne qui a permis de parcourir des lycées et collèges pour sensibiliser les apprenants et enseignants par rapport au cadre légal qui réprime le harcèlement, le viol et autres abus sur la femme. « Il s’agit de déconstruire les stéréotypes et de déployer les potentialités que les filles ont en elles », fait savoir la ministre. L’élaboration du guide du dialogue parent-enfant est aussi un acte fort pour que l’éducation des filles soit complète. Aussi, les transferts de fonds aux filles constituent une autre action qui favorise leur maintien à l’école en toute quiétude. Par ailleurs, la ministre n’a pas manqué d’aborder la question de l’assainissement du secteur des Centres d’accueil et de protection des enfants (Cape) communément appelés orphelinats. L’autre acte fort sur le plan social, c’est la prise en charge des malades mentaux errants. A ce niveau, des dizaines de malades ont pu bénéficier de soins adéquats à la charge de l’Etat aussi bien dans des centres psychiatriques privés que publics. Certains ont d’ailleurs retrouvé leurs facultés et bénéficié d’une réinsertion. C’était le lieu de mettre l’accent sur le rôle des familles dans l’accompagnement de ces malades qui manquent souvent de l’affection de leur entourage. Au pas de charge, le gouvernement tient sa promesse de sortir les populations vulnérables de leur situation. Les premiers résultats sont concrets et édifiants. Actualités 31 mai 2022


John Médard Sèdokoun sur l’éclosion de la mode au Bénin : « Il faut que les hommes d’affaires s’associent aux créateurs »
La mode est un secteur qui semble secondaire alors même que c’est une véritable source de richesse. Pour John Médard Sèdokoun, promoteur de mode et directeur artistique de plusieurs événements panafricains, le secteur de la mode au Bénin est plein d’opportunités mais a besoin d’investisseurs. Il présente dans cette interview les défis à relever pour l’éclosion de la mode au Bénin. La Nation : La mode au Bénin, un secteur créateur de richesse ? John Médard : L’homme le plus riche de l’Europe est dans le secteur de la mode. C’est Bernard Arnault, le patron de Lvmh dont l’une des marques phares est Louis Vuitton. Il est, selon le dernier classement Forbes, le troisième homme le plus riche du monde derrière Elon Musk et Jeff Bezos. En réalité, le secteur de la mode fait deux fois le secteur de l’automobile. Si les hommes d’affaires africains et spécialement béninois saisissaient la réelle ampleur de ce secteur, ils allaient investir dans la mode. Le gouvernement béninois a sans doute compris cela et a déclaré tout un mois: « Le mois de la mode ». C’est honnêtement une grande vision, c’est même un privilège ! On peut dire que l’Etat a compris que c’est un secteur qu’il faut prendre au sérieux, et c’est déjà un bon début. La mode est un secteur pourvoyeur de richesse. C’est un secteur dans lequel vous avez plus de 300 acteurs. C’est dire que vous avez plus de 300 métiers dans le secteur de la mode. Beaucoup de personnes ne savent pas que la mode englobe même les coiffeurs, ceux qui sont dans la parfumerie, les soins esthétiques, pédicure, manucure… C’est un secteur gigantesque et nous sommes vraiment heureux qu’aujourd’hui, les gouvernants l’aient compris et accompagnent les acteurs. Je dirai donc pour répondre à votre question que la mode est réellement un secteur pourvoyeur de richesse. Même s’il faut reconnaître qu’actuellement en Afrique et plus particulièrement au Bénin, ce n’est pas encore le cas. On y arrive progressivement. Les filières comme le Kanvo, le Elouvo sont aujourd’hui promus au Bénin et c’est la preuve que notre Etat est en train de prendre le secteur au sérieux. Bientôt, nous en aurons les retombées. Qu’est-ce qui ralentit le rayonnement de ce secteur au Bénin ? Le gros problème depuis toujours, c’est la professionnalisation. Vous avez des gens qui sont autodidactes, c’est-à-dire des gens qui n’ont pas appris le métier mais qui sont pétris de talent; vous avez d’autres qui l’ont appris mais qui n’ont pas forcément les outils qu’il faut ni le talent. Or, la mode c’est la création, il faut avoir cette aptitude artistique pour créer. Et quand on a l’idée, il faut apprendre pour pouvoir mieux la mettre en pratique. En plus, il y a tellement de branches. Quand vous entrez dans le secteur des stylistes, vous avez les stylistes, les modélistes, des créateurs, des accessoiristes…, et tous ceux-là concourent à sortir un vêtement. Le défi, c’est donc comment réunir toutes ces catégories pour en faire de grands groupes, facteurs de développement, afin d’avoir des Louis Vuitton, des Dior… C’est le défi et il faut d’abord passer par la professionnalisation. Et je suis bien content de voir qu’il y a aujourd’hui des écoles, des instituts, des centres de formation technique… Par ailleurs, il y a encore beaucoup de créateurs de mode, de promoteurs d’agence de mannequins qui ont du mal à joindre les deux bouts. Un promoteur qui veut organiser un événement a souvent du mal à joindre les deux bouts. Déjà, le regard des concitoyens qui pensent que la mode est la chose des Blancs alors que tous les jours nous nous habillons, les femmes se maquillent… Tous les jours, nous vivons de la mode mais on oublie que c’est un secteur dans lequel des gens travaillent d’arrache-pied. Mais au-delà de tout, le secteur de la mode a besoin aujourd’hui des hommes d’affaires. Des hommes d’affaires dans la mode, pour quel intérêt ? Beaucoup n’ont pas compris qu’investir dans ce secteur, c’est s’enrichir. Lorsqu’il y a crise, partout, c’est le secteur qui résiste le mieux. Malgré tout ce qui peut arriver, personne ne sort nu, et quand nous nous habillons, c’est le secteur de la mode qui vit. C’est ce qui fait que pendant la crise sanitaire, alors que tout le monde était affolé, le secteur de la mode a su s’adapter et offrir des solutions. Qu’il nous souvienne que quand la crise sanitaire de Covid-19 a commencé par toucher les populations béninoises, ce sont les créateurs locaux qui sont venus à la rescousse avec la confection de masques pour protéger les populations et qui par la même occasion, se sont enrichis. Quand on investit dans la mode, c’est un investissement avec garantie. Il faut que les hommes d’affaires et les politiques puissent s’associer aux créateurs et acteurs de la mode pour créer une grosse industrie. Quand je prends par exemple le Kanvo, qui est en train d’être labélisé au Bénin, il va falloir des industries pour le porter, le soutenir. C’est déjà une bonne vision que le gouvernement a, et il reste l’accompagnement des hommes d’affaires. L’Etat va certainement ajouter le Elouvo ou l’Indigo pour que dans le secteur textile, nous ayons nos propres matières premières. Et ce sont déjà des facteurs de richesse. Car ce sera de la consommation locale et plusieurs acteurs locaux vont y travailler. Si nous arrivons à surmonter ces défis, c’est clair que nous avons de beaux jours devant nous. Mais il faudra d’abord relever un défi. Lequel ? La vie en association. Parce que la mode ne peut bien se porter que si nous unissons nos forces et fédérons nos énergies. C’est d’ailleurs pour cela que j’ai présidé à la création de différentes associations dont l’Association des créateurs de mode du Bénin (Acmb), l’Association des promoteurs de mode et agences de mode du Bénin, l’Association des personnels de mode du Bénin. L’idée, c’est de se mettre ensemble. C’est ce qui a permis aujourd’hui que nous puissions bénéficier d’une oreille attentive au niveau du gouvernement. On sait désormais qu’il y a des acteurs bien organisés qui existent et animent le secteur. Il y a eu plusieurs discussions initiées avec le ministre Oswald Homéky, autrefois en charge de la Culture. Ce sont d’ailleurs ces discussions qui ont abouti, entre autres, au mois de la mode. Nous mettre ensemble n’a pas été du tout facile. Je me rappelle que ça a été un long combat. Mais grâce à la bonne volonté des créateurs de mode, nous y sommes arrivés. Mais l’autre difficulté une fois que nous nous sommes mis ensemble, c’est de pouvoir collaborer effectivement. Parce que l’idée à la base, c’est d’arriver à créer la fédération des professionnels de la mode. Nous n’y sommes pas encore parvenus, mais nous sommes là-dessus. Culture 31 mai 2022


Après les cérémonies de «Ganmèvo Fifon» à Djimè : Dada Dèwènondo Gbêhanzin en route pour le palais central de Danxomè
Après cinq jours de rituels, les cérémonies dites "Ganmèvo Fifon" à Djimè à Abomey ont pris fin tard dans la nuit du vendredi 27 mai dernier. Le clou des cérémonies a été le "Houn gnigni" fait de rituels d’identification aux rythmes des divinités. Durant cinq jours, le palais de Djimè a vibré aux rythmes des diverses divinités du Danxomè. Les manifestations, aussi bien nocturnes que diurnes, ont drainé des foules impressionnantes de familles princières et de collectivités alliées aux Gbêhanzin. Les cérémonies dites "Ganmèvo Fifon" faites d’activités culturelles et cultuelles ont été clôturées par le nouveau roi Dèwènondo Gbêhanzin. Les divinités et les mânes des ancêtres de ce palais ont été implorés et célébrés pour la prospérité du règne du nouveau locataire du palais de Djimè. Une cérémonie qui a permis aussi de rendre hommage aux douze lignées de la dynastie royale de Danxomè, pour implorer la clémence et les bénédictions des mânes des ancêtres en vue de la paix, du bonheur, de l’abondance, de la santé, de la longévité en faveur de tous les Béninois, des dirigeants politiques et de tous les princes et princesses du royaume. Ainsi, tous les Assiata, Gbonougan, vodounon, vodounsi, et responsables de lignées royales ont été associés à cette communion fraternelle. La boucle étant désormais bouclée à Djimè, Dèwènondo Gbêhanzin prend la route du palais central Singbodji à Abomey pour y être investi roi du plateau d’Abomey dans les prochains jours. Après avoir exprimé sa satisfaction pour la réussite de ces cérémonies qui ne s’étaient plus tenues depuis 11 ans, Dada Dèwènondo Gbêhanzin suggère que celles-ci s’organisent deux fois l’an ou périodiquement selon la volonté des ancêtres qui sont les seuls à assurer l’organisation d’une telle manifestation. Et, précise-t-il, «Ce n’est pas une invention. C’est une tradition qui se perpétue de génération en génération ». Des prières exaucées Dada Dèwènondo Gbêhanzin poursuit en indiquant que les diverses prières, les souhaits émis à l’endroit des aïeux lors des présentes cérémonies ont été bel et bien exaucés. Et cela s’est traduit par la présence des Dada, c’est-à-dire les ancêtres incarnés qui ont manifesté leur gratitude à travers la cérémonie dite "Wéhon". Des adeptes de vodoun, représentant les ancêtres, ont fait leur apparition sur scène. Chants, danses et panégyriques claniques ont accompagné leur majestueuse sortie sur plusieurs jours. Selon les explications du prince Constant Agbidinoukoun-Glèlè, il a été noté la présence de plusieurs catégories de Dada. « Il y a les Dada elles-mêmes qui sont au nombre de trois. On les reconnait de par leurs accoutrements. Elles sont accompagnées de leurs assistants qui échangent avec elles. C’est un symbole, un rituel », insiste-t-il avant de faire remarquer que la compréhension ou le décryptage de cet acte n'est pas à la portée de tout le monde. Il précise que « ceux qui s’y connaissent, quand ils voient, savent de quoi il s’agit parce que tout le monde n’est pas initié et tout le monde ne peut pas être initié non plus ». Le rituel dit "Houn gnigni" a consacré la fin des cérémonies. C’est un moment solennel où on congédie les tam-tams invités à la manifestation. Les organisations ont témoigné leur gratitude à tous ceux qui les ont accompagnés de diverses manières pour la réussite de Ganmèvo Fifon. Au bilan, Constant Agbidinoukoun a estimé que le pari est gagné. Ce qui donne à sa Majesté la plénitude de son pouvoir royal. Après la clôture de ces cérémonies, cap est désormais mis sur Singbodji, le palais central de Danxomè. Culture 31 mai 2022


Concours Africa Wiki Challenge :La deuxième édition lancée en ligne
La deuxième édition du concours mondial d’écriture dénommé « Africa Wiki Challenge » a été lancée, vendredi 27 mai dernier, en ligne. Cette campagne virtuelle qui s’étend jusqu’au 30 juin prochain, vise à générer du contenu lié à l'Afrique sur Wikipédia et s’articulera autour du thème : « Projeter la culture africaine». Organisée autour du thème: «Projeter la Culture africaine», la deuxième édition du concours mondial d’écriture Africa Wiki Challenge a été lancée, vendredi 27 mai dernier, au cours d’une cérémonie virtuelle. A cette occasion, les conférenciers invités, à savoir Phiwokuhle Mnyandu, maître de conférences en études africaines à l'Université Howard, États-Unis, professeur Kodzo Gavua, maître de conférences à l'Université du Ghana, Alice KIbombo, bibliothécaire et membre de la communauté Wikipédia en Ouganda, Lein Tetteh, agent de projet à la Société de développement du tourisme du Ghana, ont échangé avec les participants sur divers éléments liés au thème de ce concours qui veut mettre en avant la diversité culturelle de l’Afrique. Pendant un mois, les individus et les communautés ou organisations du monde entier vont aider à combler le fossé de contenus portant sur l'Afrique sur le Web en général et Wikipédia en particulier. « Tout Africain, personne d'ascendance africaine ou individu intéressé par un contenu sur l'Afrique et disposant d’un compte Wikipédia, peut participer à la campagne», précisent les organisateurs. Cette campagne vise à apporter plus de contenus pour améliorer le nombre d'articles sur l'Afrique, deuxième plus grand continent de la planète. Faut-il le signaler, en 2016, le Guardian a publié qu'environ 2,6 % seulement du contenu de Wikipédia en anglais concernait l'Afrique. Depuis lors, des efforts ont été faits pour améliorer les statistiques et changer le narratif sur Internet. Reconnaissant le travail accompli par les éditeurs et les Wikipédiens du monde entier, Wikipédia pense que l’Afrique mérite d'être couverte substantiellement. Les Africains d'Afrique et de la diaspora ont jusqu’au 30 juin prochain pour produire du contenu sur les tribus en Afrique, les divers festivals célébrés comme le festival Homowo au Ghana, le festival Sango Fire au Nigeria et Umkhosi Mhlanga en Afrique du Sud, les divers aliments consommés par les Africains, les mariages coutumiers en Afrique ainsi que les rites de passage des peuples d'Afrique comme les rites de naissance, les rites de puberté, les rites funéraires et tout autre sujet qui montre la diversité culturelle du continent. Société 31 mai 2022


100 questions de recherche sur la sécurité alimentaire et la nutrition : un outil décisionnel pour mieux lutter contre la faim
La consultation nationale multi-acteurs, dans le cadre de l’initiative de formulation des 100 questions de recherche actuelles et critiques sur la Sécurité alimentaire et la Nutrition (San), a été lancée, vendredi 27 mai dernier à Cotonou. Durant cette phase, les acteurs impliqués vont formuler les problématiques majeures liées à la San au Bénin.
Les efforts des gouvernants pour l’atteinte de l’objectif  « faim zéro » à l’horizon 2030 sont de plus en plus fragilisés. A peine sorti de la pandémie de Covid-19, le monde fait face aux conséquences néfastes de la guerre russo-ukrainienne ; sans oublier les effets des changements climatiques qui se font ressentir depuis plusieurs années.
Pour les responsables du Centre d’actions pour l’Environnement et le Développement durable (Aced), la prise en main, au Bénin, de la problématique de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans un tel contexte requiert la production de données actuelles et fiables. Ceci permettra d’informer et d’orienter les interventions des décideurs politiques et les actions de la société civile et des partenaires au développement. C’est ce qui motive l’initiative de formulation des 100 questions de recherche actuelles et critiques sur la Sécurité alimentaire et la Nutrition (San) dont la phase de consultation multi-acteurs a été lancée, vendredi dernier.
La rencontre a mobilisé une centaine d’acteurs engagés dans ce domaine sur le  plan national. A la suite de Fréjus Thoto, directeur exécutif d’Aced, qui a situé le contexte mondial et national de l’initiative, Prof. Roch L. Mongbo, président du conseil scientifique de ladite initiative, a présenté le projet aux participants, y compris les champs thématiques couverts, le niveau d’avancement actuel et la suite du calendrier. A l’en croire, la phase de consultation fait suite au cadrage thématique. Elle sera suivie de la phase de formulation des 100 questions et celle de leur priorisation.
Au cours de la discussion générale, les participants ont salué l’initiative et mis un accent particulier sur le contexte local caractérisé, entre autres, par les conflits entre agriculteurs et éleveurs, qui mettent en péril le principal facteur de production qu’est la terre, et les récoltes. Ils ont aussi appelé à une synergie d’actions durant le processus, et soulevé la question du financement.
Issaka Youssao Abdou Karim, représentant la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, apprécie l’initiative à sa juste valeur. Il va rappeler la place qu’occupe la San dans le Programme d’action du gouvernement (Pag II), et les actions et moyens engagés par l’Exécutif béninois compte tenu de l’importance de ce domaine. Par la même occasion, le conseiller technique de la ministre rassure l’Aced et ses partenaires du soutien du ministère.
La phase de consultation nationale ainsi lancée va durer un peu plus d’un mois. Au cours de cette phase, il sera procédé à la collecte nationale des problématiques majeures auprès de tous les acteurs impliqués dans la San. Les travaux sont supervisés par la coordination de l’initiative de formulation des 100 questions de recherche actuelles et critiques (conseil scientifique) composée de huit professeurs émérites.
Société 31 mai 2022


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