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Nouvelles

Accident de la route à Zogbodomey : Une dizaine de morts et des blessés graves
Dix morts et plusieurs blessés, tel est le bilan de l’accident de la route qui s’est produit, vendredi 27 mai dernier, aux environs de 12 heures sur la route Cotonou-Bohicon, plus précisément dans l’arrondissement de Cana 1 (Zogbodomey). Le drame impliquait deux camions et deux taxis pleins de passagers. Le bilan immédiat de cet accident est de 9 morts et 5 blessés graves avec paralysie de la circulation durant plusieurs heures. A en croire les premiers témoins, le drame s’est produit aux environs de midi dans la localité de Houéhouédénou dans le village Gahousramè, commune de Zogbodomey. Alors qu’un camion lourdement chargé peinait à rouler sur la route en direction de Cotonou, le conducteur d’un autre camion derrière allant dans le même sens a tenté un dépassement sans prendre les précautions nécessaires. Alors, il s’est retrouvé nez à nez avec un taxi venant en sens inverse et rempli de passagers. Il le chevauche, l’écrasant avec tous les passagers à bord. Surpris, un second taxi vient s’incruster dans l’arrière du camion au milieu de la route. Les passagers de devant n’ont eu aucune chance contrairement à ceux qui sont à l’arrière et qui sont grièvement blessés. La vitesse de l’un et de l’autre justifie la violence du choc. Aucun des deux taxis n’est récupérable. Sur les lieux du drame, c’était l’émoi. Les commentaires et jérémiades allaient bon train. Bien que chanceux, les blessés garderont, sans nul doute, à vie les séquelles physiques et émotionnelles de cet accident. Des témoins mettent en cause la folie meurtrière des conducteurs de camions, bus et autres gros engins. Ils se prennent pour les rois de la route et font toujours des victimes. déplorent les usagers. Quelques instants après le drame, les premiers secours ont été portés aux blessés avant l’arrivée de la police qui s’est chargée par la suite de faire les constats d’usage et de rétablir la circulation paralysée par un embouteillage monstre. Région 30 mai 2022


Ouvrage de franchissement dans l’Atacora : Sos pont de Tchoumi-Tchoumi !
Le pont de Tchoumi-Tchoumi est défectueux. Les usagers inquets, appellent les autorités locales au secours.
L’ouvrage de franchissement qui donne accès à l’arrondissement de Tchoumi-
Tchoumi dans la commune de Natitingou est défectueux. Il s’agit d’un pont situé sur le tronçon Perma Tchoumi-Tchoumi. Cet ouvrage réalisé depuis des années pour faciliter la mobilité des usagers dans cette localité de l’Atacora ne tient plus et les populations expriment leurs inquiétudes.
Selon des organisations de la société civile de la commune, l’autorité communale a été informée de l’état dégradé du pont, mais n’aurait pas encore réagi. Les usagers du tronçon, long de plus de quinze kilomètres, reliant l’arrondissement de Tchoumi-Tchoumi à Taconta, une localité frontalière du Togo, s’inquiètent de l’état de l’infrastructure.
Selon les responsables de l’Ong Dynamique civique pour une veille citoyenne l’axe est devenu impraticable. Aussi, tous les regards sont-ils tournés vers la mairie pour un réaménagement de l’infrastructure. Notons qu’une délégation de la mairie a fait elle-même le constat lors d’une tournée d’explication aux populations de Tchoumi-Tchoumi sur la cherté de la vie.
Des actions sont envisagées, informe-t-on, pour une solution rapide afin de permettre aux populations de circuler sans inquiétudes sur le tronçon.
Région 30 mai 2022


Drame à Natitingou : Un enfant assasiné, l’auteur interpellé
L’homicide, ce samedi 28 mai, d’un enfant de six ans environ a attristé la population de Natitingou dans l’Atacora. L’auteur présumé de l’acte est un jeune qui s’adonne à des pratiques occultes. Un samedi dramatique pour les parents d’Ibrahim, un enfant de six ans environ égorgé par un jeune homme, la trentaine environ. Le drame s’est produit dans l’après-midi du samedi 28 mai au quartier Winkè à Natitingou et a mis toute la population en émoi. L’auteur de cet acte est un jeune homme détenteur d’un fétiche sis au domicile de son père, dans le voisinage de la victime. L’une des locataires de la maison a expliqué qu’il a appelé son enfant pour lui commander de la cigarette et elle s’y est opposée. Quelques minutes après, il appelle deux autres enfants à qui il propose de venir prendre de la mangue. Les deux l’ont suivi dans sa chambre. Le premier serait égorgé. Le second a pris peur, détale et informe ses parents de l’acte commis. Ces derniers, ne pouvant croire à ce petit qui a pu s’échapper ont pris du temps pour réagir, sur insistance du survivant. C’est ainsi que les dames, aidées d’un autre jeune, se sont portées sur les lieux pour demander à vérifier la pièce, mais le suspect s’y est opposé. Il a prévu, après le forfait, d’enterrer le corps dans la cour, sous un manguier en tentant de creuser une fosse, ont précisé les témoins. Il aurait dit à une locataire qu’il veut déterrer quelque chose sous ledit manguier. Dans cette tentative, le voisinage déjà mobilisé pour constater son forfait, a forcé d’entrer dans sa chambre. « On l’a vu en train de se laver les mains », souligne la locataire, toute meurtrie. Elle a précisé que le présumé auteur de l’assassinat du garçon a un comportement bizarre depuis la veille au retour de son voyage sur Parakou. Sur dénonciation d’un proche à lui, il a été interpellé par les éléments de la Police républicaine de Natitingou qui se sont portés promptement sur les lieux. Sur place, le jeune homme a déjà dissimulé le cadavre dans un tissu afin d’empêcher les agents de découvrir son crime, rapportent plusieurs témoins. Il a fallu la détermination des policiers pour retrouver le corps sans vie de l’enfant. Il a été conduit par la suite au poste de police pour la procédure judiciaire. La population alertée a voulu en découdre avec l’auteur présumé. Très tôt, ils ont pris d’assaut le poste de police pour exiger sa libération afin de se charger de lui. Avant le crime, il se faisait passer pour un homme de Dieu qui dispense l’enseignement biblique à ceux qui l’approchent. Le portail des lieux hermétiquement fermé, les manifestants ont tenté par diverses manières d’accéder à l’intérieur. La rue passant devant le commissariat a été bloquée de part et d’autre, alors que des pierres ont été jetées à l’intérieur. Mais c’est sans compter avec la réaction des forces de sécurité renforcées par des militaires pour disperser les manifestants et dégager la voie. Dans leur colère, ceux-ci ont mis le feu à deux pièces du suspect, une contenant un fétiche, l’autre servant de chambre à coucher. Région 30 mai 2022


Examen du Bepc 2022 : 119 746 candidats attendus dans 211 centres en juin prochain  
Plus de Bepc optionnel dès 2023. 119 746 candidats dont 57 708 filles répartis dans 211 centres de composition affrontent l’examen du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) session des 10, 11 et 12 juin prochains sur l’ensemble du territoire national.
Les inscrits des séries Modernes court et long sont respectivement de 73 412 et 46 334. Le plus jeune candidat a 11 ans et le plus âgé 59 ans.  A deux semaines environ du démarrage des épreuves écrites, le ministre chargé de l’Enseignement secondaire, Yves Kouaro Chabi, s’est rendu, samedi 28 mai dernier, à la direction des Examens et Concours (Dec) de son ministère à Porto-Novo pour s’enquérir du niveau des préparatifs.
A l’occasion, il a tenu une petite séance de travail avec les cadres techniques de la Dec et visité toutes les salles qui abritent le matériel sensible et autres.
Il se dit satisfait de l’avancement des travaux préparatoires. Selon lui, la feuille de route préalablement établie dans le cadre de l’organisation de l’examen se déroule correc-tement. Comme en 2021, Yves Kouaro Chabi annonce, au titre des innovations majeures, la poursuite de la dématéria-lisation du Bepc, notamment l’établissement automatisé des listes de surveillants et de correcteurs.
Ce qui a permis de gagner, note le ministre, l’année dernière,  en temps, en énergie et en argent et d’éviter tous les trafics qui s’opéraient par le passé autour de ces questions. Il annonce que le processus de dématérialisation va se poursuivre cette année.
L’effectif en baisse de 26 213 candidats
Le ministre révèle par ailleurs que le Bepc 2022 est le dernier du format classique avec le formulaire Moderne court (Mc) et Moderne long (Ml). Selon lui, à partir de 2023, il n’y aura plus de Bepc série Mc ni série Ml. Tout simplement parce que les apprenants des classes de 4e ont été obligés à faire la matière de Physique chimie et technologie (Pct) jusqu’ici optionnelle. Toutes les promotions, depuis la mise en œuvre de la réforme, seront en classe de 3e de sorte qu’il n’y aura plus de candidats option Mc ni de candidats option Ml en 2023.
Tous les candidats passeront le Bepc de l’année prochaine avec la discipline Allemand ou Espagnol seulement comme épreuve écrite facultative. Le ministre invite les enseignants qui, selon ses investigations, sont déjà à 100 % de l’exécution des programmes d’études, à ne pas baisser la garde. Il faut qu’ils intensifient les travaux dirigés et les exercices d’application avec les candidats. Quant aux apprenants, il les a invités  à persévérer dans les révisions sans exagérer. L’autorité ministérielle conseille aux parents d’élèves de soutenir et d’encourager les candidats en faisant attention à leur santé, en les aidant à apprêter leurs pièces d’identité et à s’assurer du centre de composition, déjà la veille.
 Le plus jeune a 11 ans et le plus âgé, 59 ans 
Le directeur des Examens et Concours du ministère en charge de l’Enseignement secondaire, Roger Koudoadinou, se réjouit de la visite du ministre. Car, elle lui a permis de montrer à l’autorité ministérielle que sa direction est fin prête dans l’organisation pratique de l’examen. Tout le matériel, sensible comme lourd, est déjà conditionné et il ne reste qu’à le faire déployer sur toute l’étendue du territoire national, rassure le Dec. Selon lui, la baisse de 26 213 au niveau de l’effectif des candidats par rapport au Bepc 2021 où l’on notait 145 959 inscrits répartis dans 234 centres, est due aux effets tangibles du discours pertinent du gouvernement incitant et réorientant la population à prendre en compte désormais la formation technique et professionnelle.
Ce qui contribue grandement, analyse-t-il, à effacer le mythe de l’« Akowé » qui doit faire de longues études d’ordre général jusqu’à obtenir tous les diplômes disponibles à l’université sans la garantie d’un emploi. Cette perception du gouvernement par rapport à la problématique de l’emploi a reçu un écho favorable au niveau des parents et apprenants de plus en plus disposés à voir les filières techniques de formation comme pertinentes, pour un meilleur profil d’emploi pour le futur, détaille le Dec du ministère en charge de l’Enseignement secondaire.
Actualités 30 mai 2022


Fédération béninoise de tennis de table: le processus du renouvellement du comité exécutif enclenché
Les membres de la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) seront en assemblée générale élective, samedi 9 juillet prochain à Cotonou. En prélude à ces assises, Anoumou Maximin Ayi, secrétaire général de l’institution, a lancé, mercredi 25 mai dernier, l’appel à candidatures pour le renouvellement du comité exécutif. L’assemblée générale élective de la Fédération béninoise de tennis de table (Fbtt) est prévue pour samedi 9 juillet prochain à Cotonou. Dans la perspective de ces assises, Anoumou Maximin Ayi, secrétaire général de l’institution, a lancé, mercredi 25 mai dernier, l’appel à candidatures pour le renouvellement du comité exécutif. Ainsi, conformément aux dispositions des articles 29, 30 et 31 des statuts, au règlement intérieur de l’institution, à la convention d’éthique et bonne gouvernance du Comité national olympique et sportif béninois (Cnos-Ben), les personnes désireuses de briguer un des neuf postes au sein du bureau exécutif ont jusqu’au 24 juin prochain pour déposer leurs candidatures au secrétariat du Cnos-Ben à Cotonou. En plus d’être de nationalité béninoise, ces personnes doivent avoir 25 ans révolus à la date des élections, jouir de leurs droits civiques et n’avoir jamais fait l’objet d’une condamnation à une peine infamante. Les candidats doivent être à jour de leurs cotisations et bénéficier du parrainage d’une ligue ou d’une association affiliée active. Toutefois, les candidats au poste de président ou de secrétaire général devront en plus des autres critères avoir été membres du Comité exécutif de la Fbtt ou assumer des responsabilités au sein de l’administration fédérale sur une olympiade complète au minimum. A noter qu’au terme de ce processus, les candidatures définitives seront communiquées par voie de presse avant la tenue de l’assemblée générale élective. Sports 30 mai 2022


Descente sur les chantiers des marchés de Cotonou: les bénéficiaires émerveillées !
Émotion, satisfaction et impatience, ce sont là les sentiments qui ont animé les responsables des vendeuses des marchés de Gbégamey, Cadjèhoun, et Sainte Trinité, après la découverte, ce vendredi 27 mai, des nouvelles infrastructures marchandes en construction. C’était des moments de joie. « Je suis agréablement surprise. Le cadre est magnifique », raconte Mihèmi Dossougouin, très émerveillée. De loin, la présidente des vendeuses du marché Gbégamey et les usagers se faisaient des illusions sur les commodités. « On se disait que les espaces sont restreints », avoue-t-elle. Le parcours minutieux de cette ossature métallique de 865 places, réparties sur deux sites, a vite dissipé les inquiétudes. «On n’y croyait pas. Les travaux ne sont pas encore terminés, mais j’en suis satisfaite. Les espaces ne sont pas restreints comme on le pensait. En plus, c’est tellement beau et tout y est organisé », détaille Mihèmi Dossougouin. Cette infrastructure marchande qui sera livrée dans les prochaines semaines s’inscrit dans le cadre du projet de construction de 35 marchés urbains et régionaux au Bénin. Cotonou en a bénéficié de neuf pour plusieurs dizaines de milliards de Fcfa. Et depuis 2020 que les travaux ont démarré, les bénéficiaires relogées ailleurs se posaient moult questions. Pour Fabrice Babatoundé, chef du projet, il était donc temps pour qu’elles s’approprient leur nouveau local. « Nous sommes à l’achèvement des travaux, à la finition. Les autorités ont demandé que ces marchés soient présentés aux acteurs de ces équipements marchands pour qu’elles s’approprient les nouveaux espaces de commercialisation », explique-t-il à l’entame de la visite. Émues et curieuses Les hangars en bois et en tôles usagées laissent place à des structures imposantes. La structuration est quasiment la même d’un marché à un autre. Au cœur du joyau se trouvent des étals réservés aux légumes. Juste à côté, on retrouve la poissonnerie et la boucherie. Le niveau supérieur est réservé aux produits manufacturés. A Gbégamey comme à Ste Trinité et Cadjèhoun, les usagers sont impressionnés de voir leurs marchés dotés d’une infirmerie, d’une salle polyvalente et d’un bureau pour le gestionnaire. Les marchés sont ceinturés par des boutiques ouvertes sur l’extérieur et qui peuvent continuer à être animées quand le marché aura fermé la nuit. «Le chef de l’État a promis du beau et il l’a fait. Les travaux sont fin prêts et les femmes seront relogées. Nous sommes satisfaites », martèle Anastasie Chodaton, représentante des femmes des marchés sous-tutelle de la Société de gestion des marchés autonomes (Sogema). Au passé faut-il conjuguer désormais l’insalubrité et l’insécurité, la congestion des marchés, l’inexistence de toilettes, la prolifération de dépotoirs sauvages au cœur des équipements marchands et les risques élevés d’incendie. Avant même de s’installer, les usagers commencent à conjuguer au passé ces tristes réalités. «Pendant plusieurs décennies, j’ai vendu dans la précarité ici. Quand il pleuvait, mes pieds étaient dans la boue, avec des risques de maladie. Le toit coulait un liquide puant. Nous en étions là quand ils étaient venus tout détruire avec la promesse de reconstruire, mais ça nous stressait. On se posait beaucoup de questions sur notre sort », se remémore Bernadette Fagnihoun, présidente des vendeuses du marché de Cadjèhoun. « Le chef de l’État nous a rendu notre dignité. Dieu et les mânes de nos ancêtres qui protègent nos marchés vont le bénir et le protéger », ajoute-t-elle. Mais au cours de la visite de ces marchés, il n’y a pas eu que des éloges et des prières à l’endroit du président Patrice Talon. Les usagers ont posé beaucoup de questions sur l’organisation des espaces. La Société des infrastructures routières et de l’aménagement du territoire (Sirat) a pris bonne note des préoccupations. «Ce sont essentiellement des questions de compréhension sur les commodités et les fonctionnalités. L’essentiel est que le mécanisme de gestion qui sera mis en place se prépare. Il y aura un gestionnaire qui sera leur interlocuteur pour que les préoccupations de fonctionnalités soient prises en compte. Le gestionnaire est à même de les accompagner au quotidien pour la satisfaction de leurs préoccupations », rassure Maxime Hongbété, expert à la Sirat. Les six autres marchés seront également visités les prochains jours pour que la bonne nouvelle puisse atteindre toutes les femmes des marchés de Cotonou, qui piaffent d’ailleurs d’impatience de s’installer dans «du beau». Actualités 30 mai 2022


Visite du corps diplomatique au Cpadd et « Prosel »: des résultats satisfaisants pour les projets
Une délégation du corps diplomatique accrédité au Bénin conduite par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a effectué vendredi 27 mai, une descente au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah (Cpadd) et sur le site du projet « Prosel » à Djègbadji en vue de toucher du doigt leurs fruits. La délégation du corps diplomatique, avec à sa tête Aurélien Agbénonci, chef de la diplomatie béninoise, est satisfaite des projets mis en œuvre dans la commune de Ouidah et de leur impact sur les populations. Elle l’a exprimé au cours de sa visite au Centre de perfectionnement aux actions post-conflictuelles de déminage et de dépollution à Ouidah (Cpadd) et sur le site du projet « Prosel » à Djègbadji, vendredi 27 mai dernier. Au Cpadd où la délégation s’est premièrement rendue, elle a eu des échanges avec les autorités afin de mieux cerner le rôle et les attributions du centre. «J’ai l’immense plaisir de vous recevoir au sein du Cpadd et je vous souhaite, au nom de tout le personnel, la bienvenue », a lancé le chef de bataillon Abdou Moudjibou Abdoulaye, directeur général dudit centre. Il a par la suite présenté à la délégation les différentes formations qui s’y déroulent et dont l’excellente qualité est reconnue par nombre d’institutions internationales. Selon lui, le Cpadd est un véritable outil de contribution à la paix en Afrique et dans le monde. Il précise que cette reconnaissance internationale est le fruit des efforts des autorités nationales et des partenaires internationaux. «Je puis vous dire que le Cpadd est un bel exemple de l’efficacité de la coopération internationale dans le domaine de la lutte contre les engins explosifs », a-t-il déclaré. Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Programme des Nations unies pour le développement (Pnud), renchérit que ce centre contribue au rayonnement du Bénin dans la sous-région et sur le continent et à l’atteinte des Objectifs de développement durable. C’est pour cela, ajoute-t-il, que le Pnud en coopération avec d’autres partenaires tels que le Japon, la France et la Belgique appuient, depuis plusieurs années, le Cpadd. Le représentant résident fait savoir que son institution aide actuellement plus d’une trentaine de pays à réduire le nombre d’armes en circulation et son intervention repose sur cinq piliers à savoir : le déminage, les initiatives de formation, de sensibilisation et d’éducation des populations pour la réduction de l’usage de mines, l’assistance aux survivants, la destruction des réserves et le plaidoyer pour l’élaboration et l’adoption d’instruments juridiques adéquats. Autonomisation des femmes Après la visite des locaux du Cpadd, cap a été mis sur le site du projet de Promotion du sel local iodé « Xwladjè » à Djègbadji. Là, la délégation a échangé avec les femmes salicultrices sur l’état d’avancement du projet et les perspectives. Christian Houétchénou, maire de la ville de Ouidah, a rappelé que le projet Prosel est une aubaine, car il rendra les femmes salicultrices plus professionnelles avec des produits très compétitifs sur le marché. « Nous rêvons comme d’autres pays d’exporter notre sel ‘’Xwladjè’’ afin de faire rentrer des devises au Bénin, surtout en cette période de cherté des produits de première nécessité dans le monde entier », ambitionne l’autorité communale. Se faisant le porte-parole des femmes, Christian Houétchénou sollicite l’appui des partenaires afin d’assurer une disponibilité pérenne du xwladjè sur les tables au Bénin, en Afrique et dans le monde entier. «Chaque fois que je suis au milieu des jeunes et des femmes, je suis très heureux parce que je sais que chaque dollar qu’on investit va apporter quelque chose non pas seulement aux femmes mais à toute la communauté», a déclaré Mohamed Abchir Aouale, représentant résident du Pnud. Il souligne aussi combien ce projet de promotion de sel local iodé tient à cœur au Pnud. Convergence d’intelligences Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, a exprimé sa fierté d’avoir effectué ce déplacement. Après avoir rappelé la pertinence de la démarche, il a salué le corps diplomatique pour cette combinaison du bilatéral et du multilatéral qui a permis de mettre en place les différents projets dont le projet Prosel. « Nous sommes dans un contexte de cherté de la vie et c’est important de venir voir la réalité sur le terrain. On ne doit pas seulement se contenter de la version théorique de la coopération mais plutôt de voir la coopération en action », a-t-il soutenu. Il a révelé que depuis des millénaires, le sel est produit de manière artisanale et il s’avère important d’en moderniser le processus tout en préservant le côté traditionnel. «Je suis très heureux d’être dans une activité comme celle-ci. C’est une première cette année de pouvoir aller voir le fruit d’une coopération », a-t-il reconnu. Il a noté que le plus important est de faire une convergence d’intelligences mais aussi une mutualisation des moyens pour répondre aux défis auxquels le Bénin est confronté. Actualités 30 mai 2022


Réorganisation de la chefferie traditionnelle : Patrice Talon installe les membres de la commission
Le paysage de la chefferie traditionnelle aura bientôt un nouveau visage. A la suite de leur désignation en Conseil des ministres le mercredi 11 mai dernier, les membres de la commission chargée d’élaborer les actes nécessaires pour réformer la chefferie traditionnelle et l’amener à jouer pleinement son rôle pour le développement et la stabilité du Bénin ont été installés ce vendredi 27 mai par le chef de l’Etat, au terme d’une séance de travail au palais de la Marina. A cette occasion, Patrice Talon leur a précisé l’importance de leur mission qui peut se répartir en deux volets. Tout en reconnaissant la délicatesse de la mission confiée à cette équipe présidée par le professeur Albert Bienvenu Akoha, le président de la République lui demande, en ce qui concerne le premier volet du travail, "d'essayer de rétablir la réalité de ce qu'étaient nos royaumes et la manière dont ils étaient administrés, les règles de succession...". En réalité, il n’est pas question, nuance-t-il, de moderniser mais plutôt de "réhabiliter ce qui se faisait pour rester conforme à nos traditions à l'exception de ce qui n'est plus compatible avec nos lois". Quant au second volet, il sera constitué des réflexions autour des prérogatives de la chefferie traditionnelle. Appuyée par des membres des institutions de la république, la commission va proposer, entre autres, comment la chefferie traditionnelle va contribuer à la cohésion sociale et aider dans les conciliations. Elle va aussi explorer ce qui peut être dévolu à la chefferie traditionnelle en matière de gestion de la cité et définir les moyens à mettre en place dans l'accomplissement de cette charge.     Société 29 mai 2022


Pollution sonore : Les salles de fête en bâche interdites, attention à l’aboiement des chiens !
Aboiements à outrance de chiens, installation de salles de fêtes en bâches, le nouveau décret réglementant le bruit au Bénin comporte de nouveaux interdits qui ont été dévoilés ce jeudi 26 mai 2022 sur la télévision nationale. « Il faut que dans les zones résidentielles on puisse vivre en paix ». Le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, est ferme sur le respect des nouvelles dispositions prévues par le nouveau décret réglementant le bruit en République du Bénin. Lequel décret cible en son article 6 de nouvelles sources de nuisances sonores, dont les salles des fêtes, les tentes non insonorisées et les animaux domestiques. « Quand vous avez des chiens qui aboient au-delà de 50 décibels la nuit et de 60 décibels le jour, selon la tranche horaire, vous devez répondre de cette infraction environnementale. C’est clair. Vous êtes responsables des chiens qui sont chez vous", a prévenu José Tonato. En ce qui concerne les salles de fête en bâche, elles sont désormais interdites. « Il y a un article qui interdit l’exploitation de salles de fêtes en bâche. C’est prohibé. Il n’y a même pas de négociation pour ça. Il faut que les promoteurs qui ont des salles de fête en bâche prennent des dispositions pour éviter d’en avoir », précise François-Corneille Kedowidé, directeur général de l’Agence béninoise pour l’Environnement. En réalité, la pollution sonore est la toute première des infractions environnementales au Bénin. La persistante du fléau et la récurrence des plaintes a conduit le gouvernement à regarder de plus près le cadre réglementaire. « Nous avons vérifié si toutes les sources de pollution sonore sont répertoriées. On sait rendu que non. Nous avons vérifié si les seuils de tolérance du niveau de bruit sont corrects. Tous ces aspects ont été examinés. Nous avons essayé de voir si aujourd’hui les institutions qui sont source de bruit et qui étaient sous le régime de déclaration ne devraient pas passer à un régime d’autorisation », a expliqué José Tonato. Ainsi, les sources ont été augmentées. Les seuils ont été revus. Certaines structures sont passées au régime d’autorisation, avec dans des cas l’obligation de disposer d’un certificat de conformité environnementale. Par exemple, l’article 7 de ce décret impose une distance d’au moins 200 mètres entre la source de bruits et les établissements sensibles, dont les écoles. Plus loin, il est exigé des promoteurs d’activité émettrice de bruit un avis technique ou un certificat de conformité environnementale selon le cas. Selon l’article 19, les promoteurs de débits de boissons dans lesquels le niveau de bruit est susceptible de dépasser le seuil prévu par l’article 17, c’est-à-dire 60 décibels, devront insonoriser les locaux. L’usage de haut-parleurs à l’extérieur des locaux est interdit. « Vous avez une buvette, vous vous débrouillez pour que ce que vous émettez ne dépasse pas 50 ou 70 décibels selon la plage. Vous n’avez plus l’autorisation de poser une enceinte acoustique dehors. Le voisinage est gêné, les gens ne peuvent pas dormir. Les enfants ne peuvent pas étudier. Il y a des gens qui perdent même leurs locataires. Il faut commencer à sanctionner et c’est ce que les populations attendent de nous », a martelé le ministre. Les propriétaires d’engins motorisés doivent prendre les précautions pour rester dans les normes avant d’ouvrir et de respecter aussi les nouvelles plages horaires. La répression sera corsée, après la phase de sensibilisation. « La pagaille est terminée », a averti Fréjus Hounsou, chef de la brigade de protection du littoral. « Les promoteurs n’ont qu’à savoir que c’est vraiment fini et que désormais, ils nous verront », ajoute Dr Rosaire Attolou, directeur départemental du cadre de Vie Atlantique-Littoral.     Santé 28 mai 2022


Election du Sg/Cames : Victoire de la Côte d’Ivoire, réaction de Professeur Ouinsavi
Le nouveau secrétaire général du Conseil africain et malgache pour l’Enseignement supérieur (Cames) est connu. Il s’agit du candidat de la Côte d’Ivoire, Prof. Souleymane Konaté. La candidate du Bénin a aussitôt réagi sur son compte Facebook. Le verdict est tombé. La 39e session du Conseil des ministres du Cames a pris fin à Kinshasa avec l’élection de Souleymane Konaté au poste de secrétaire général de l’institution. Professeur titulaire en écologie, Souleymane Konaté est
l’actuel directeur général de la recherche et de l’innovation au ministère de l’Enseignement supérieur de la Côte d’Ivoire. En face, la candidate du Bénin, Prof. Christine Ouinsavi n’a pas caché sa déception. « Le Cames : Tout a pour ça ? Il vaudra mieux juste établir un ordre d’accession des pays à la tête de l’institution et laisser les procédures tendant à faire croire à une quelconque quête d’excellence ! Nous y économiserons en temps et en Énergie ! », a-t-elle publié sur son compte Facebook. Les Béninois attendaient de voir élire à ce poste stratégique le professeur titulaire de Sylviculture et de Biologie forestière, enseignant-chercheur à l'Université de Parakou. Le gouvernement a mis les bouchées doubles à travers une offensive diplomatique. Une offensive diplomatique a été menée sous l’égide de Mariam Chabi Talata, Vice-présidente de la République du Bénin, pour garantir plus de chance à cette candidature. Prof. Christine Ouinsavi n’a pas manquer d’ailleurs, après cet échec, de témoigner sa gratitude à ses soutiens. « Tous mes remerciements au gouvernement béninois et particulièrement au Président de la République Patrice Talon qui a entièrement porté ce projet et y a consacré les moyens nécessaires. Spéciales gratitudes au ministre d’État Pascal Irénée Koupaki. Mes remerciements à la Vice-Présidente de la République et au ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Scientifique qui ont parcouru avec moi, monts et vallées », a-t-elle déclaré. Dans l’agenda de la 39e session du Conseil des ministres du Cames, il est aussi prévu l’élection des directeurs des programmes chargés des Comités consultatifs Inter-africains (Cci), des Concours d’Agrégation et de l’Ordre international des palmes académiques du Cames (Oipa/Cames), d’une part, et de l’Assurance Qualité, de la reconnaissance et de l’équivalence des diplômes (Pred), et des Programmes thématiques de recherche du Cames (Ptrc), d’autre part. Quant au nouveau secrétaire général, il prendra service le 3 janvier 2023. Actualités 28 mai 2022


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