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Nouvelles

Présentation de lettres de cabinet au Maec : les priorités du nouveau représentant résident de la Cedeao
L’ambassadeur Amadou Diongue, nouveau représentant résident de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), a présenté, le 5mai dernier, ses lettres de cabinet au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération (Maec), Aurélien Agbénonci. Insuffler un nouveau dynamisme à la coopération entre le Bénin et la Cedeao. L’ambassadeur Amadou Diongue s’y est engagé à l’occasion de la présentation de ses lettres de cabinet au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Le patron de la diplomatie béninoise et son hôte ont passé en revue les avancées ainsi que les défis à relever par l’institution régionale, dans l’intérêt des Etats membres. « L’un des chantiers les plus importants pour lesquels j’ai été accrédité est de veiller à ce que la coopération en matière de sécurité soit renforcée, notamment au regard du contexte dans lequel nous vivons. Les évènements qui se sont produits récemment nous amènent à penser qu’il faut encore de la vigilance. Cela fait partie des chantiers sur lesquels le président de la Commission nous attend », a confié l’ambassadeur Amadou Diongue à sa sortie d’audience. A l’en croire, il urge de passer les goulots d’étranglement à la paix et à la sécurité dans l’espace Cedeao afin de concentrer les énergies et ‘’les ressources à l’intégration économique pour le développement des pays et pour le grand bonheur de nos peuples en Afrique’’. Le nouveau représentant résident de la Cedeao, l’ambassadeur Amadou Diongue, n’a pas manqué de saluer la contribution du Bénin à l’atteinte de ces objectifs. Qui est Amadou Diongue ? De nationalité sénégalaise, Amadou Diongue est né le 4 mai 1961 à Dakar au Sénégal. Il est marié et père de deux enfants. Il est titulaire d’un Certificat d’Aptitude professionnelle à l’Enseignement secondaire ainsi que d’un Brevet de l’Ecole nationale d’Administration et de Magistrature (Enam), Section Diplomatie de l’Université de Dakar au Sénégal, obtenus respectivement en 1990 et 2000. En sa qualité de conseiller des Affaires étrangères, il a occupé, de 2000 à 2002, le poste de chef de la Division Afrique, puis de Directeur a.i. du Département Afrique-Asie au ministère des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur. De 2002 à 2006, il occupe le poste de conseiller à l’Ambassade du Sénégal à Addis-Abeba, Mission permanente auprès de l’Union africaine et de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique. En 2006, il fait son entrée au Secrétariat du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union africaine en tant que fonctionnaire principal. Il y occupa le poste de coordonnateur Afrique de l’Ouest et Sahel au sein du Département Paix-Sécurité de 2011 à 2017. Avant sa nomination en qualité de représentant résident de la Cedeao au Bénin, Amadou Diongue était secrétaire du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine. Il parle couramment le français, l’anglais et le Wolof, sa langue maternelle. Actualités 11 mai 2022


Statue en l’honneur des amazones du Danxômè : le joyau se dévoile au public
Trônant fièrement désormais au boulevard de la Marina, la statue en hommage aux amazones du Danxomè, se laisse voir peu à peu. Devenu un symbole identitaire fort du Bénin, le monument « Amazone » dont la construction est presque achevée, montre déjà sa belle architecture. Les travaux de désempaquettage semblent avoir démarré et, petit à petit, la statue se dévoile aux usagers du boulevard de la Marina; à commencer par sa tête et une partie du tronc. Réalisé par l’artiste sculpteur Li Xiangqun, l’ouvrage est en structure métallique avec une enveloppe en bronze d’une hauteur hors-tout de 30 mètres. Il est situé presque en face des anciens locaux de Sèmè-City, entre la clôture du Port autonome de Cotonou et celle du palais des Congrès. Guerrières à tout point de vue, les amazones de l’ancien royaume du Danxômè sont vénérées pour leur vaillance face à l’ennemi pendant la période pré-coloniale. A travers cette statue imposante, le Bénin leur rend un hommage mérité. A terme, le monument « Amazone» va, entre autres, contribuer à rehausser l’attractivité de la ville de Cotonou tout en valorisant l’identité historique de même que l’histoire culturelle et politique du Bénin, et promouvoir la destination Bénin. La statue devrait alors attirer des milliers de touristes nationaux et étrangers. Ce n’est pas Tassi Hangbè Depuis ce lundi 9 mai, l’image du monument est devenue virale sur les réseaux sociaux et des internautes ont tenté de distiller au sein de l’opinion que la statue serait celle de la reine Tassi Hangbé. Mais le démenti n’a pas tardé à venir. « Non, une altesse royale ne s’habille pas de cette manière dans le Danxômè », a fait savoir l’ancien journaliste Constant Agbidinoukou, sur les réseaux sociaux. Il indique qu’il s’agit plutôt de « la statue de la grande amazone Nanga, qui fait partie du corps d’élite des amazones du Danxômè. Un corps embryonnaire créé d’abord par son altesse royale Tassi Hangbé et qui a été réhabilité, amélioré et instauré par sa majesté le roi Guézo, en 1820, pour devenir le corps spécial des amazones, chargé de défendre, partout, sur l’ensemble du territoire du Danxômè, d’abord le royaume et ensuite le roi, lui-même ! ». Joint par téléphone, l’écrivain Florent Couao-Zotti, conseiller technique du ministre de la Culture, confirme le démenti de l’ancien journaliste. « C’est une amazone, ce n’est pas la statue de Tassi Hangbé… », insiste-t-il. A l’en croire, « physiquement, on ne sait rien de ce que cette femme (Tassi Hangbé) était. Donc, on ne peut pas, comme ça, se réveiller et vouloir lui donner une forme, un visage, etc. Non ! Ça (la statue), c’est une amazone qui incarne l’armée de résistance du roi Béhanzin contre l’envahisseur», conclut Florent Couao-Zotti. Notons que la construction du monument a été approuvée par le Conseil des ministres, en sa séance du 14 juillet 2019. Actualités 11 mai 2022


Indice des prix à la production vivrière : une hausse de 3,6 % au 1er trimestre 2022
L’indice des prix à la production vivrière affiche une hausse au 1er trimestre 2022 par rapport à la même période en 2021. L’indice des prix à la production vivrière s’est établi à 145,2 au 1er trimestre 2022, soit une hausse de 3,6 % par rapport à l’année dernière. C’est ce qu’indique l’Institut national de Statistique et de la Démographie (Instad) dans le bulletin trimestriel dévoilé le 4 mai 2022. Cette hausse s’explique par l’accroissement des indices des cultures maraichères (+23,4 %), des légumineuses (+18,3 %) et des céréales (+6 %). « En glissement annuel, cet indice (celui des céréales) a connu une hausse (+6,0 %) due principalement à l’accroissement de l’indice des prix du mil (+21,5) et du riz (+7,9). Cette situation traduit la forte demande de ces produits sur le marché au cours de la campagne céréalière », a souligné l’Instad. Cependant, comparé au dernier trimestre de l’année 2021, on enregistre plutôt une baisse de l’indice des prix à la production des céréales de 29,0 %. Il prend en compte le maïs, le Sorgho blanc, le mil, et le riz. « Ce relâchement est favorisé essentiellement par le repli des indices du maïs (-38,4 %) en rapport avec l’abondance observée dans la production de cette culture en période de récolte », précise le bulletin. En ce qui concerne les racines et tubercules qui regroupent le manioc, la patate douce, le taro et l’igname, l’indice des prix affiche 143,3 au premier trimestre 2022 contre 133,6 au quatrième trimestre 2021, soit un accroissement de 7,3 %. « La hausse de cet indice est imputable essentiellement au renchérissement des prix du manioc dont l’indice a connu une hausse de 69,1 %. Les évolutions de prix observées sont dues d’une part, à la rareté de ces produits du fait que le premier trimestre soit la période des dernières récoltes des racines et tubercules et d’autre part, à la présence des acheteurs des pays voisins sur nos marchés », font remarquer les statisticiens de l’Instad. Par contre, l’indice des prix à la production des légumineuses affiche une baisse de 7,4 % par rapport au quatrième trimestre 2021. Une situation qui s’explique par la baisse des indices des prix à la production de tous les produits de ce sous-groupe, notamment le haricot (-6,4 %), le pois d’angole (-30,2 %) et le voandzou (-14,6 %). Du côté des produits maraichers, une hausse de 56,6% a été notée par rapport au trimestre précédent. L’évolution des indices de la tomate (+60,5 %) et du piment (+76,1 %) a été à la base de cette augmentation. Ces indices sont basés sur l’’ensemble des marchés primaires qui correspondent à ceux situés très proches des lieux de production et sur lesquels les prix des produits sont collectés mensuellement par l’ex-Onasa. Au total, 16 produits vivriers sont suivis. Economie 11 mai 2022


Sciences : Cette étude dévoile comment les moustiques nous repèrent  
Le paludisme est la principale cause de consultation dans les centres de santé au Bénin. A l’origine, il y a les piqures de moustiques. Les scientifiques de l'université de Princeton ont prouvé que ces insectes  sont guidés par « l’odeur humaine ». Vous vous êtes sans doute posés la question de savoir comment les moustiques parviennent à vous repérer, pour vous agresser. C’est agissant, surtout en saison pluvieuse où ces insectes se développent encore plus.
Une étude publiée dans la revue Nature le 4 mai 2022 vient de dévoiler le secret. « Les cerveaux des moustiques codent les caractéristiques uniques de l'odeur humaine pour conduire à la recherche d'hôtes », révèle les auteurs. Le mécanisme Jusque-là, pour distinguer l'odeur humaine de celle des animaux, les scientifiques pensaient que les moustiques développent un mécanisme sophistiqué. Voilà pourquoi ils ont voulu fouiller dans leur cerveau. Le constat est que les moustiques femelles à la recherche d'un hôte préfèrent fortement l'odeur humaine à l'odeur des animaux, mais on ne sait pas exactement comment elles distinguent les deux. [embed]https://twitter.com/Princeton/status/1521972968578027522?t=XAZ9yy7TBOwU0VUnSqNSPw&s=19[/embed] Et pour résoudre l’énigme, les de ces chercheurs sont basés sur une espèce invasive du moustique, Aedes aegypti, qui est plus connue dans la piqûre des humains. Ces chercheurs ont réussi à démontrer que les odeurs humaines et animales évoquent l'activité dans des combinaisons distinctes de glomérules olfactifs. Un glomérule en particulier est fortement activé par l'odeur humaine mais répond faiblement, voire pas du tout, à l'odeur animale. À l'aide de mélanges synthétiques, il a été démontré que la signalisation dans le glomérule sensible à l'homme améliore considérablement le comportement de recherche d'hôte à longue distance dans une soufflerie, récapitulant la préférence pour les odeurs humaines par rapport aux odeurs animales. " "Malgré la complexité de l'odeur humaine et le fait qu'elle ne contient pas vraiment de composés spécifiques à l'homme, les moustiques ont développé un mécanisme étonnamment simple pour nous reconnaître. Pour moi, c'est une histoire d'évolution : si nous créions un test statistique pour différencier l'odeur humaine, ce serait très complexe, mais le moustique fait quelque chose de remarquablement simple", écrit la chercheuse Carolyn Lindy McBride, cité par le Centre Presse. Pas si compliqué ! Dans le cerveau des moustiques se trouvent 60 centres nerveux, aussi appelés glomérules. Deux de ces derniers réagissent aux odeurs. Il y a d’abord un lanceur d'alerte qui signale les odeurs à proximité, peu importe lesquelles. Puis un autre lanceur se charge de confirmer, s’il s’agit ou non d'une odeur humaine. Les résultats de recherche montrent que les cerveaux des animaux peuvent distiller des stimuli olfactifs complexes d'une pertinence biologique innée en codes neuronaux simples et révèlent des cibles pour la conception de stratégies de contrôle des moustiques de nouvelle génération. Environnement 11 mai 2022


Carte postale Trésor royal restitué : Le sac en cuir, œuvre étrangère à l’art du danxomè
Il serait une gibecière, ce sac en cuir. Mais à qui appartenait-il ? Difficile pour les experts de répondre à cette interrogation avec exactitude. Toujours est-il que le sac a été pillé par le général Alfred Dodds dans les palais royaux d’Abomey, et restitué au même titre que les 25 autres trésors royaux. Contrairement aux métaux, il est apparu que le cuir n’est pas une matière utilisée dans l’ancien royaume du Danxômè. Il s’agit probablement d’une importation sur la terre de Houégbadja. Ce sac en cuir n’a donc pas été fabriqué par les artisans connus au sein du royaume. L’hypothèse la plus plausible, selon les spécialistes, c’est que l’art du cuir aurait été introduit au Danxômè par les groupes socioculturels peuls, haoussa,... « Je me dis que c’est sûrement un don fait à l’un des rois du Danxômè puisque le royaume a connu assez de populations haoussa, yoruba, … originaire du nord-Bénin actuel, du sud-Niger actuel ou encore du nord-Nigeria, qui maîtrisaient le travail du cuir. Le travail du cuir n’était pas du tout maîtrisé dans le Danxômè. Donc, il s’agit d’un emprunt, d’un élément venu de l’extérieur pour enrichir l’art du Danxômè », explique Calixte C. B. Biah, conservateur du musée d’histoire de Ouidah, et l’un des acteurs clés du rapatriement des 26 trésors royaux à Cotonou et de leur exposition au palais de la Marina. Le sac pourrait-il être un butin de guerre ? Calixte C. B. Biah en doute fort. Mais il peut avoir appartenu, dit-il, à un captif de guerre. De l’analyse du conservateur, cette hypothèse n’est pas à exclure. « C’est possible. On ne peut pas balayer cette hypothèse d’un revers de la main puisque à l’époque, quand on vous prend, on vous embarque avec tout ce que vous avez sur vous », souligne-t-il. Le sac en cuir mesure 40 x 29,2 cm, d’après les estimations des organisateurs de l’exposition diptyque.     Culture 10 mai 2022


Dr Félix Kouelo Alladassi sur la production de maïs : « Il faut choisir des semences certifiées »
C’est déjà la grande saison pluvieuse et les producteurs misent gros sur le maïs, principale culture céréalière du Bénin. Dr Félix Kouelo Alladassi, enseignant-chercheur à la Faculté des sciences agronomiques de l’Uac et maître de conférences des Universités du Cames, donne des conseils pour améliorer le rendement. La Nation : Peut-on encore semer du maïs en ce début du mois de mai ? Dr Félix Kouelo Alladassi : Pour la grande saison de pluies de cette année, le semis du maïs a commencé. A la date d’aujourd’hui (3 mai, ndlr), on ne peut pas dire qu’on est en retard. Ça dépend de la variété. Au sud, si on doit encore semer, on doit préférer des semences de cycle court, des variétés de trois ou de deux mois et demi. En semant en avril, on privilégie les variétés de cycles moyen et long. Aujourd’hui, on peut toujours semer le maïs, mais des variétés de cycle court. Les producteurs peuvent s’approvisionner auprès des Agences territoriales de développement agricole (Atda) et des agriculteurs semenciers qui disposent des semences certifiées. Aux dernières nouvelles, les semences certifiées sont toujours disponibles à des prix abordables. Pourquoi faut-il recourir à des semences certifiées ? L’agriculteur qui utilise les semences certifiées obtient un taux de levée important, allant jusqu’à 99 %. Le minimum, c’est 95 %. Alors que celui qui prélève des semences dans la dernière récolte ou qui va en acheter au marché aura un taux de germination de 70 %, voire 50 %. Ensuite, celui qui utilise des semences certifiées a un taux de levée uniforme. Les plants auront une énergie germinative importante pour les semences certifiées. C’est dire qu’ils auront une grande vitesse de croissance au début. Alors que ce n’est pas le cas pour l’agriculteur qui a recours à des semences non certifiées. En plus, le potentiel de rendement des semences certifiées est plus élevé. Si je sème une variété de trois mois, tous les plants auront le même cycle. J’aurai l’avantage de faire une récolte groupée. Alors qu’au marché, j’aurai un mélange de variétés et dans mon champ, il y aura des plants qui seront déjà prêts à être récoltés pendant que d’autres seront encore à la floraison. La récolte devient dans ce cas difficile. Le rendement aussi est faible par rapport à celui qui a utilisé des semences certifiées. Les variétés de cycle court sont-elles adaptées au contexte de poches de sécheresse ? La saison a évolué déjà. Sinon, que ce soit les semences de cycle court ou de cycle long, ça ne pose pas de problème. La gestion des poches de sécheresse n’est pas uniquement liée aux cycles végétatifs. En début de saison des pluies, je peux utiliser des semences de cycle long. Mais là, à travers les pratiques agricoles, on peut gérer au mieux les poches de sécheresse en faisant par exemple des semis étalés dans le temps. Mais quand je suis déjà vers la fin de la période de semis, pour rattraper la saison, il faut des semences de cycle court. Comment faut-il alors gérer par la suite les poches de sécheresse ? Premièrement, il faut revoir la densité des semis. Des études sont en cours pour voir quelle densité il faut pour augmenter la couverture des plants par rapport au sol. Cela va permettre de diminuer l’évapotranspiration du sol et augmenter sa capacité à retenir l’eau. Là, même en période de poche de sécheresse, il y aura l’humidité dans le sol. Des études sont en cours pour des recommandations dans ce sens. L’autre astuce, c’est le paillage. Lorsque l’agriculteur fait le défrichement de sa parcelle, il ne ramasse pas et ne les brûle pas. L’agriculteur laisse les résidus sur place et fait le semis. Ces résidus permettront au sol de garder l’humidité et de ne pas perdre assez d’eau sous l’effet du soleil. Pour gérer aussi les poches de sécheresse, il y a le semis étalé dans le temps. Après un premier semis, si les pluies se font rares après et que les plants risquent d’être affectés, je reprends le semis. Une autre option, ce sont des variétés développées par des généticiens qui tolèrent la sécheresse. Au nord du pays où l’agriculture est plus intégrée à l’élevage, on peut utiliser du fumier au pied des plants pour leur permettre de garder l’humidité du sol. D’aucuns misent sur des plantes qui couvrent le sol, comme le mucuna. Qu’en est-il ? Par rapport au mucuna, c’est un système qui se fait en deux temps. Soit vous mettez le mucuna pendant la grande saison. Puis, vous laissez cette plante de couverture s’installer complétement sur la parcelle et on met le maïs sur les résidus la saison suivante. Ce qui permet de garder l’eau. L’autre technique est de semer le maïs et quelques semaines après, mettre le mucuna. Au moment où le maïs tend vers la floraison, le mucuna commence par s’installer et permet au sol de garder l’humidité. Il donne des éléments nutritifs comme l’azote aux plants de maïs. Après la récolte, vous laissez continuer pour semer du maïs à nouveau sur les résidus l’année suivante. Il y a d’autres plantes comme le pois d’Angole. Comment faire pour avoir un bon rendement ? Celui qui veut dépasser le rendement paysan doit acheter des semences certifiées. Le choix de la variété doit dépendre de la zone agroécologique et de la période de semis. Si le producteur choisit une variété de cycle long, il doit le faire vite en début de saison. Si c’est une variété de cycle court, il va accuser un peu de retard par rapport au démarrage de la saison des pluies. Ensuite, il faut respecter la densité de semis, mettre en place un système de gestion des poches de sécheresse. Il n’est pas interdit d’apporter des engrais minéraux. Mais, pour ce qui concerne ces engrais, l’apport se fait lorsque la plante en a besoin. Il faut l’apporter en quantité recommandée avec un mode d’épandage recommandé. Le désherbage doit être au rendez-vous. Il faut utiliser des biopesticides pour lutter contre les ravageurs et les maladies. Et je crois que, dans ces conditions, le producteur fera une bonne récolte. Il faut respecter les itinéraires techniques et choisir de bonnes semences. Environnement 10 mai 2022


Production de maïs : les jeunes s’y mettent avec tact
Alors que beaucoup de jeunes sont désespérément à la quête d’emplois, certains choisissent de s’investir dans la terre, mais en misant sur des technologies avancées pour produire du maïs. Un dernier regard sur les jeunes pousses de maïs. Des chuchotements qui laissent entrevoir, de loin, une matinée accomplie. Paula Gnancadja et Léon Soudé tracent ici, sur ce site de l’Institut international d’agriculture tropicale (Iita), leur destin dans la terre. L’une diplômée en agronomie et l’autre juriste, les deux rivalisent d’ardeur pour avoir, à l’issue de la saison, une bonne moisson. «C’est notre troisième campagne de production. De jour en jour, nous acquérons d’expériences. Et ça se remarque sur le rendement», dit fièrement Léon Soudé. Puis il continue : «Beaucoup de jeunes n’aiment pas se sacrifier pour attendre des résultats. Or, c’est cela travailler la terre. Depuis le bas âge, j’ai pris goût à la production agricole. J’ai même une exploitation à Glo-Domingbo. Et c’est d’ailleurs cette passion et cet engagement qui m’ont permis de me retrouver ici ». En effet, enrôlés dans le cadre du Youth in Agribusiness Compact du programme Technologies pour la transformation de l’Agriculture en Afrique (Enable-Taat), ils produisent désormais autrement le maïs. Leurs capacités ont été renforcées de concert avec l'Institut national des recherches agronomiques du Bénin (Inrab), la Direction de la production végétale (Dpv) et les Agences Territoriales de Développement Agricole (Atda). « Ils sont 90 jeunes sélectionnés dans six zones productrices de maïs du Bénin, à savoir Kandi, Kétou, Banikoara, N'Dali, Allada et Abomey-Calavi. La formation a consisté à développer leurs capacités sur les normes et techniques de production de semences de maïs au Bénin. La récolte moyenne obtenue sur les six sites de production de semences est de 3 tonnes. Si la moitié des jeunes formés produit chacun un hectare de semences de maïs et que le rendement minimum est de 2 tonnes par hectare, le marché béninois des semences est donc dopé de 90 000 kg », fait remarquer Rodrigue Obognon, ingénieur agronome, membre de l’équipe d’encadrement. Contournes les aléas Au Bénin, malgré le potentiel de la culture du maïs, plusieurs facteurs entravent l'optimisation de sa production.Il s’agit, entre autres, du problème de fertilité des sols, des effets du dérèglement climatique et le manque de bonnes semences et de variétés adaptées. Mais ces jeunes commencent déjà à conjuguer au passé certaines contraintes liées à la production de cette céréale. « J’ai appris ici à faire les semences certifiées. Ce sont des semences qui résistent parfaitement à la sécheresse et aux mauvaises herbes qui dérangent le maïs. On produit nous-mêmes les semences et on en vend aux producteurs. C’est une variété à très haut rendement, et ça varie de 3,5 à 5 tonnes à l’hectare. J’attends de dupliquer cela sur mes exploitations, en plus de former d’autres jeunes », soutient Paula Gnancadja. Les jeunes sont outillés sur la multiplication de semences composites, notamment les variétés « Evdt », « Tzl » et «Tze». « La Evdt est une variété de 90 jours. Sur un pied, vous pouvez avoir jusqu’à trois ou quatre épis. Ce sont de gros épis. Avec trois pieds, nous pouvons avoir un kilogramme de maïs. Nous pouvons avoir jusqu’à six tonnes à l’hectare si les conditions sont remplies. Nous l’avons eu avec un des jeunes de Kandi. C’est aussi une variété un peu plus résistante et elle a une capacité à chasser les oiseaux du fait des gros grains. La Tzl accepte des semis serrés et donc la densité. Vous pouvez aller jusqu’à 4 tonnes à l’hectare», explique Rodrigue Obognon. La récolte moyenne sur les six sites de production de semences est de 3 tonnes. Cette intervention permettra de couvrir une superficie de 4 500 ha. Considérant qu'il faut en moyenne 20 kg de semences pour 1 ha, ces jeunes augmenteront la capacité de production du Bénin de 18 000 tonnes de maïs par saison. Un appel de pied à d’autres jeunes qui croient encore que le trésor se trouve dans quelque eldorado ou dans les bureaux. Environnement 10 mai 2022


WhatsApp : une nouvelle fonctionnalité en cours de déploiement
Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, a annoncé, le 6 mai dernier, via son compte officiel Facebook, l’avènement de la fonctionnalité de réactions aux messages WhatsApp. Quelques jours après cette information, certains utilisateurs découvrent déjà les nouveautés dont l’augmentation de la capacité d’un groupe WhatsApp qui passe de 256 à 512 participants. Comme annoncé par Mark Zuckerberg, fondateur de Facebook, le 6 mai dernier via son compte officiel Facebook, WhatsApp est en train de déployer la fonctionnalité de réactions rapides. « Vous avez reçu une réaction. Mettez votre version Whatsapp à jour pour voir les réactions », indique une alerte qui invite les utilisateurs à faire une mise à jour afin de bénéficier de cette nouvelle fonctionnalité. Alors que les récepteurs peuvent répondre précédemment à un message à l’aide de six émoticônes, la nouvelle version pourra leur offrir plus d’emojis, de tons de peau et d’autres fonctionnalités dans les futures mises à jour. Les réactions rapides sont similaires à Facebook, Messenger ou Instagram. « Après trois ans d’essai, la fonctionnalité permettra aux utilisateurs de répondre aux messages avec six emojis différents. À l'avenir, on espère que la plateforme ajoutera d'autres émoticônes et d’autres couleurs de peau, comme le proposent déjà les emojis d’Android et d’iOS », confie William Zimmer, rédacteur à PhonAndroid. Selon lui, la fonctionnalité de réactions aux messages est assez intuitive à utiliser, puisqu’elle fonctionne comme sur les autres applications. Les utilisateurs doivent simplement appuyer sur n'importe quel message et l'application affichera une boîte d'emojis, explique-t-il. « Vous pouvez alors choisir l'un des six emojis différents, après quoi WhatsApp collera votre emoji sous le message », poursuit-il. A l’en croire, lorsqu’on supprime un message, l’emoji disparaîtra aussi. En plus des réactions, la plateforme de messagerie instantanée étend également la taille maximale par défaut des discussions de groupe, le plafond passe de 256 à 512. La plateforme déploie également la possibilité de partager des fichiers d’une taille maximale de 2 Go, une amélioration significative par rapport à la limite précédente de 100 Mo. En dehors de tous ces nouveaux ajouts, WhatsApp permet désormais d’ajouter 32 participants à un seul appel. A signaler que cette mise à jour est publiée progressivement et il faudra quelques jours pour qu’elle soit disponible sur l’App Store ou le Google Play Store pour tous les utilisateurs. Société 10 mai 2022


Université de Parakou : intérêt réaffirmé de l’Ue pour la formation et la recherche
Dans le cadre de la « Semaine de l’Europe », une délégation de l’Union européenne au Bénin composée de son ambassadrice, Sylvia Hartleif, ainsi que des ambassadeurs de certains de ses pays membres, est allée, mercredi 4 mai dernier, à la rencontre des enseignants et étudiants de l’Université de Parakou. C’est pour une séance d’échanges. Les enseignants et étudiants de l’Université de Parakou (Up) n’oublieront pas de sitôt l’après-midi du mercredi 4 mai dernier. Pour mieux comprendre le processus de l’Union européenne ainsi que l’ensemble des valeurs qu’elle partage et ses actions de réussite, ils avaient en face d’eux son ambassadrice au Bénin, Sylvia Hartleif, les ambassadeurs de la France, de l’Allemagne, des Pays-Bas et de la Suède. C’est une première dans l’histoire de cette université. Plantant le décor, l’ambassadeur de la France, Marc Vizy, au nom de ses collègues, a indiqué combien il était important de construire des communautés pour éviter des guerres et situations regrettables. L’accent a ensuite été mis sur les retombées de la coopération et des partenariats entre les universités européennes et béninoises dont celle de Parakou. L’occasion a permis aux enseignants et étudiants de l’Up d’exprimer leurs attentes. Leur souhait est de voir la coopération entre leur université et celles de la France, des Pays-Bas, de la Suède et des autres pays européens renforcée. Tour à tour, Sylvia Hartleif, To Tjoelker, Michael Derus, Mia Rimby et Marc Vizy, respectivement ambassadeurs de l’Union européenne, des Pays-Bas, de l’Allemagne, de la Suède et de la France vont se succéder pour évoquer les nombreux aspects de cette coopération dans divers domaines liés à la formation ou à la recherche. Ils ont rappelé la contribution de chacun de leur pays dans sa mise en œuvre. Plus qu’un état des lieux, ils se sont également attardés sur ses acquis et les perspectives. Ainsi, l’Allemagne a promis de mettre, dans les prochains jours, un important lot de livres à la disposition de la bibliothèque de l’université. Actualités 10 mai 2022


Candidature au poste de Sg/Cames : Une mission de haut niveau pour augmenter les chances du Bénin
En vue d’accroître les chances de sa candidate au poste de Secrétaire Général du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES), le Bénin mène  une offensive diplomatique. Une mission conduite par la vice-présidente du Bénin, Mariam Chabi Talata, est en cours dans certains pays africains dans ce sens. Le Bénin se donne toutes les chances pour que le poste de Secrétaire Général du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (Cames) lui revienne, à travers la personne du Professeur Christine A. I. Ouinsavi. Une offensive diplomatique a été donc enclenchée conduisant la Vice-présidente du Bénin, dans certains pays. « La Vice-présidente de la République du Bénin a entamé depuis quelques jours, une mission de prise de contact de haut niveau dans un certain nombre de pays africains en compagnie de la candidate et des cadres du ministère des Affaires étrangères »,
annonce la présidence de la République du Bénin. Déjà, la délégation béninoise a posé ses valises en Centrafrique du 1er au 5 mai 2022 où Mariam Chabi Talata a échangé avec le Président Faustin Archange Touadera et les ministres des Affaires étrangères et de l'Enseignement supérieur de la Centrafrique. « A l'occasion, la Vice-présidente du Bénin a plaidé la cause de la candidature béninoise et sollicité le soutien de la partie centrafricaine. Au sortir de ces rencontres, la délégation a jugé les échanges conviviaux laissant entrevoir plein d'espoir pour la suite », renseigne la présidence de la République. Cette mission de prise de contact de haut niveau dans un certain nombre de pays africains en compagnie de la candidate et des cadres du ministère des Affaires étrangères se poursuit dans d’autres pays jusqu’au 12 mai 2022, plus précisément au Sénégal, au Niger et au Cameroun. Christine Ouinsavi est Professeur Titulaire de Sylviculture et de Biologie Forestière, Enseignant-Chercheur à la Faculté d'Agronomie à l'Université de Parakou. Le poste de Secrétaire Général sera vacant , à compter du 1er août 2022. Le candidat désigné prendra service le 3 janvier 2023 conformément au statut en vigueur du Cames. Par ailleurs, en marge des discussions avec les autorités centrafricaines, la Vice-présidente a rencontré les membres de l'Association des Béninois de l'extérieur résidant à Bangui pour s'enquérir des conditions de vie et de travail de ses compatriotes dans ce pays et recueillir leurs doléances à transmettre au Président de la République. Education 10 mai 2022


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