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Nouvelles

Assemblée nationale : Le gouvernement rassure sur la cherté de la vie
Trois membres du gouvernement dont Romuald Wadagni en charge de l’Economie et des Finances ont planché, jeudi 28 avril, devant l’Assemblée nationale sur la cherté de la vie, notamment les raisons de cette crise et surtout les mesures prises pour l’atténuer et soulager les populations. L’espoir est permis par rapport à la cherté de la vie qui n’épargne aucun pays au monde. Le gouvernement a donné l’assurance, ce jeudi, à l’Assemblée nationale. Le sujet était au cœur des débats à l’hémicycle dans le cadre du contrôle de l’action gouvernementale. Il s’agit d’une question d’actualité transformée en question orale avec débat au regard de son importance, conformément aux dispositions du Règlement intérieur du Parlement. La question a été posée par les députés Barthélémy Kassa, Orden Alladatin et Gérard Gbénonchi. Les éléments de réponse ont été fournis par le gouvernement représenté par le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni, la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouma et le garde des Sceaux, Séverin Quenum. Il ressort de leurs explications que la flambée des prix observée aujourd’hui sur le marché n’est pas du fait d’une quelconque mauvaise gestion du gouvernement. Elle est plutôt la conséquence des chocs exogènes dont le Bénin n’est malheureusement pas responsable. Il s’agit notamment de la crise liée à la pandémie de la Covid-19 et surtout de la guerre qui oppose depuis février 2022 la Russie et l’Ukraine, deux pays qui sont respectivement de gros exportateurs d’hydrocarbures et producteurs et exportateurs au monde des céréales et intrants agricoles. Face à cette situation qui est loin d’être apocalyptique même si elle est assez difficile avec des incertitudes pour tous les Etats au monde, le gouvernement béninois n’est pas resté sans réaction, a insisté le ministre d’Etat. Il a très tôt anticipé avec de nombreuses mesures urgentes. Entre autres, l’argentier national cite la subvention de plus de 50 milliards F Cfa allouée au secteur agricole pour soutenir l’achat d’intrants agricoles notamment pour le coton ; le plafonnement des prix des produits pétroliers; l’exonération de la Taxe sur la valeur ajoutée (Tva) notamment sur des produits comme le riz, le lait, le blé et l’huile. Il y a aussi l’abattement de 50 % sur les frais des transports des marchandises qui passent par le Port de Cotonou... Bien d’autres mesures ont été prises par l’Exécutif sur le plan structurel avec par exemple l’arrêt à court terme de l’importation de la volaille et des produits du bois; la poursuite de la diversification de l’économie, la création des conditions attractives pour les investisseurs et le renforcement de l’initiative du « consommons local ». La ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Assouma, s’est surtout inquiétée de la disponibilité en grande quantité et en qualité des produits locaux pour faciliter leur consommation par les populations. L’espoir est permis Sinon, explique-t-elle, le gouvernement a fait de son mieux pour contenir la crise qui n’épargne malheureusement aucun pays au monde. Le ministre en charge de la Justice a abondé dans le même sens que ses collègues pour appeler tous les acteurs intervenant dans la chaîne de distribution des produits de première nécessité à faire preuve de responsabilité. Ceci, pour ne pas saboter les efforts faits par le gouvernement pour maîtriser cette crise. Séverin Quenum avertit que tous ceux qui outrepasseraient les recommandations du gouvernement s’exposent à la rigueur de la loi. D’ailleurs, il est prévu bientôt une tournée des ministres sur le terrain pour sensibiliser les populations à tout ce qui est fait. Plusieurs députés dont les auteurs de la question d’actualité muée en question orale avec débat sont intervenus, après les explications du gouvernement. Ils ont tous salué les différentes actions visant à soulager les citoyens face à la flambée des prix. Ils ont trouvé pertinente l’initiative de la tournée nationale de sensibilisation qu’envisage le gouvernement. Les parlementaires ont souhaité être associés à cette mission pour plus d’efficacité. Ils n’ont pas manqué de faire quelques recommandations dont la nécessité pour le gouvernement d’utiliser le langage de vérité en ce qui concerne le coût des produits comme le riz et autres afin que cela n’alimente pas le commerce illicite ; de renforcer le contrôle des prix sur les marchés et la limitation des mesures d’exonération de la Tva et autres sur certains produits qui risquent d’handicaper la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026. Actualités 29 avr. 2022


Approvisionnement en eau potable au Bénin : le taux de desserte en milieu rural ressort à 73,3 %
A fin décembre 2021, le taux de desserte d’eau potable en milieu rural au plan national est estimé à 73,3 %, prenant en compte les efforts d’extension et de densification des systèmes d’approvisionnement existants. Le Bénin poursuit sa dynamique de concrétisation progressive de l’accès universel aux services d’approvisionnement en eau potable. Le taux de desserte en milieu rural au plan national est ressorti à 73,3 % à fin décembre 2021 contre 70,16 % à fin 2020 (42 % en 2017), selon le septième rapport semestriel de Suivi du patrimoine et de performance du service public de l’eau potable qui met en lumière les grandes avancées de la période de juillet à décembre 2021. Cette performance traduit le renforcement et la densification des réseaux de distribution des Systèmes d’approvisionnement en eau potable multi-villages (Saepmv). Entre autres, il faut signaler l’achèvement du Saepmv de l’arrondissement d’Alafiarou dans la commune de Tchaourou. Parmi les 654 adductions d’eau villageoises (Aev) comptabilisées jusqu’au sixième rapport semestriel dans le patrimoine hydraulique rural, 53 sont soit absorbées par la réalisation en cours des travaux de certains Saepmv couvrant les arrondissements concernés, ou ont exagérément dépassé leurs horizons conceptuels de service ou encore n’ont jamais fonctionné par défaut conceptuel. Ainsi, on compte désormais 601 Aev fonctionnelles dans le patrimoine hydraulique rural, en attendant de prendre en compte les Saep en cours de réalisation sur le portefeuille de programmes d’investissements de l’Agence nationale d’approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr). En termes de capacités de stockage des Aev, on dénombre 634 réservoirs à fin décembre 2021, dont 564 réservoirs de volume compris entre 0 et 50 m3, 56 réservoirs entre 50 et 90 m3, 9 réservoirs de 90 à 150 m3 et 5 réservoirs de volume supérieur à 150 m3. Un patrimoine de 3 961 km Si certaines Aev disposent de plus d’une station de pompage, d’autres n’en disposent pas et sont raccordées sur des extensions de réseaux Soneb (Société nationale des eaux du Bénin (Soneb). Au total, le patrimoine hydraulique rural dispose à fin décembre 2021, d’un total de 688 stations de pompage alimentées par 404 groupes électrogènes, 172 branchements au réseau de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee), 112 champs solaires. La longueur totale des réseaux de l’ensemble des 601 Aev du patrimoine rural à fin décembre 2021, est de 3 961 kilomètres linéaires. On compte 14 283 abonnés des systèmes d’Aep en milieu rural, soit une augmentation de 892 points d’accès améliorés d’eau potable installés dans les concessions et les lieux publics. Pour l’amélioration de la gouvernance du service de l’eau potable en milieu rural en général, le processus d’identification des formateurs potentiels au Centre de formation des métiers de l’eau (Cfme) a démarré. Le rapport d’études d’avant-projet détaillées de la mise aux normes des plateformes et des outils pédagogiques dudit centre est en cours de finalisation. A cela s’ajoute l’appropriation par les décideurs de la plateforme digitale de maîtrise et du suivi de l’exploitation et de la gestion du service public d’eau potable en milieu rural. En ce qui concerne la durabilité de la fourniture du service de l’eau potable en milieu rural, une étude conceptuelle détaillée a démarré en vue de l’estimation des coûts des travaux d’amélioration du réseau des piézomètres et d’installation des pluviomètres. L’Agence béninoise pour l’environnement (Abe) a procédé à la délivrance de 38 certificats de conformité environnementale (Cce) en vue de la réalisation des travaux de construction de 37 Saepmv et d’un Laboratoire national pour le contrôle de la qualité de l’eau et des produits de santé (Lncqes). L’Anaepmr a poursuivi les actions de sécurisation des sites devant abriter 13 Saepmv en cours de construction, notamment avec l’indemnisation des présumés propriétaires en dépit des actes de donation librement délivrés par ces derniers et la signature des protocoles d’accord par des personnes affectées par le projet. Actualités 29 avr. 2022


Recensement complémentaire à l’Anip : le Ravip en mode continu dès ce 28 avril
Les personnes désireuses de s’inscrire au Registre national des personnes physiques peuvent encore le faire à compter de ce jeudi 28 avril. Telle est l’annonce faite par Dr Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), ce mercredi 27 avril à Cotonou. « A partir du 28 avril, sur toute l’étendue du territoire national, dans tous les arrondissements, l’opération de Recensement administratif à vocation d’identification des personnes se poursuivra ». C’est la précision apportée par Dr Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip), à l’occasion de sa sortie médiatique de ce mercredi 27 avril à Cotonou. Il explique que cette prorogation est rendue possible grâce à l’appui de la Banque mondiale à travers le projet Identification unique et inclusion des personnes en Afrique de l’Ouest. L’opération qui démarre ce jour concerne les Béninois n’ayant pas pris part au Ravip en 2017 et 2018, et aux différentes actions menées par l’Anip pour leur prise en compte. Elle concerne également les étrangers résidant au Bénin. « Sont aussi concernés les ressortissants d’autres Etats qui résident au Bénin, parce que ces personnes devront détenir des cartes de résident. Et pour obtenir la carte de résident, il faut avoir son numéro personnel d’identification », a indiqué le gestionnaire mandataire de l’Anip. L’opération concerne également les enfants qui n’avaient pas pris part au Ravip et qui devront le faire. Bientôt les vacances, et la constitution des dossiers de candidature aux différents examens exige l’obtention de plusieurs actes délivrés par l’Anip. D’où l’urgence pour les retardataires de se mettre au pas. « Il en est de même pour les personnes qui n’avaient pu avoir les moyens de se faire établir un acte de naissance, ou d’effectuer le déplacement en vue de se faire prendre en compte, et se sentent de fait exclus. L’objectif de la Banque mondiale est d’assurer l’inclusion des personnes dans l’accès aux services sociaux de base, quelle que soit leur situation. Et le Ravip demeure le mécanisme par lequel ces personnes pourront garantir qu’à l’avenir ils ne seront pas des exclus de la République », souligne Dr Cyrille Gougbédji. Le recensement complémentaire qui démarre ce jour, sur toute l’étendue du territoire national, est une opération d’identification des personnes au Registre national des personnes physiques, qui est cette base de données qui alimente différents services du pays en matière d’identification irrévocable des personnes. « L’opération est bien encadrée. Des contrôleurs passeront au niveau des arrondissements pour constater comment les agents de collecte accueillent et rendent service aux usagers », rassure le gestionnaire mandataire de l’Anip. Cette opération va durer jusqu’au 27 mai, et pourra être encore évaluée, car l’objectif visé est d’avoir le grand nombre de personnes dans la base de données du Ravip. Dr Cyrille Gougbédji rappelle que le Ravip est gratuit et met en garde tout agent qui passera outre ses consignes. « Le Ravip est gratuit. Nul ne doit exiger de quelqu’un le payement d’une somme d’argent pour se faire enrôler. Lorsque de pareils cas seraient avérés dans un poste de recensement, les personnes dont les droits sont lésés par ce comportement sont invitées à en faire la dénonciation », a indiqué le gestionnaire mandataire de l’Anip. Actualités 28 avr. 2022


Dr Jean-Roitinos Aïssi au sujet du scoutisme : « C’est un chemin de développement durable »
Le scoutisme est une organisation mondiale qui prône un monde meilleur. Il est appelé à œuvrer pour un monde durable. Environnementaliste et commissaire général de l’Association des Scouts catholiques du Bénin, Dr Jean-Roitinos Aïssi en dévoile les enjeux. La Nation : Dr Jean-Roitinos Aïssi, la communauté internationale célèbre, chaque 22 avril, la journée internationale de la Terre. Comment se porte, selon vous, notre planète ? Dr Jean-Roitinos Aïssi : La Terre, notre maison commune n’est pas au mieux de sa forme. Nous nous dirigeons vers des tendances critiques, surtout avec le changement climatique et ses effets catastrophiques. Nous sommes à un stade où la pression monte. Les catastrophes deviennent récurrentes. Selon les experts climat de l’organisation des Nations unies (Onu), sans un renforcement des politiques actuelles, le monde se dirige vers un réchauffement de +3,2 °C d’ici la fin du siècle. Alors que chaque dixième de degré ne fait que nous plonger dans des catastrophes climatiques. L’Afrique du Sud continue de compter ses morts du fait des inondations. Mais nous avons encore une chance d’éviter le pire, en œuvrant pour la transition énergétique, en renforçant les capacités d’adaptation, en mettant surtout les jeunes au cœur des engagements. C’est connu que nous laissons à nos enfants une terre souffrante. Mais il faut commencer aussi à penser à quels enfants nous laisserons la Terre et qui soient capables de la protéger et de la défendre. On le sait, le scoutisme est assez proche de la nature. Pourquoi mettez-vous les jeunes au cœur de l’écologie ? D’abord, le scoutisme a pour but de contribuer au développement des jeunes en leur permettant d’atteindre leur plein potentiel physique, intellectuel, émotionnel, social et spirituel en tant qu’individus, citoyens responsables et membres de leurs communautés. Pour revenir à votre question, l’une des choses les plus importantes dans cette organisation, c’est le vivre-ensemble et la découverte de la nature. La méthode scoute nous amène à être confrontés aux réalités de la nature et à œuvrer à sa protection. Vous ne pouvez pas imaginer combien c’est passionnant et pédagogique de vous retrouver dans les bois pour relever ensemble des défis. Vous apprenez du monde qui vous entoure, de vos coéquipiers, de la biodiversité, de la vie tout simplement. Ces aventures aident les jeunes à retrouver l’équilibre de vie. On prend conscience de soi, des autres et de la nature, créature divine. Alors, oui, l’écologie est au cœur de nos actions. C’est dans notre mission de sensibiliser les jeunes à la protection de l’environnement. Le scoutisme forme dans l’espoir que les jeunes deviennent des ambassadeurs de l’écocitoyenneté auprès de leurs familles et amis, dans leurs écoles et partout où ils se retrouvent. C’est, pourquoi pas, une manière de susciter des vocations dans le domaine de la défense de l’environnement. Le monde durable ne dépend pas que de l’écologie. Comment travaillez-vous à contribuer à l’atteinte de l’agenda 2030 ? Pour que les Objectifs de développement durable soient atteints, vous convenez avec moi que chacun doit jouer sa partition : les gouvernements, la société civile, les entreprises, la jeunesse, etc. Et en œuvrant, dans leurs communautés, selon l’idée du fondateur Baden-Powell de « laisser ce monde un peu meilleur que vous ne l’avez trouvé», les scouts sont engagés pour l’atteinte des Odd. Ils donnent la preuve que la jeunesse a un rôle déterminant à jouer dans l’Agenda 2030. Plusieurs expériences nous en donnent raison, puisque dans plusieurs de nos localités, ils ont su faire en sorte que les communautés locales acceptent le changement dans les domaines de l’éducation, de la santé, de la gestion des ressources naturelles. Nous savons que tous les objectifs sont liés les uns aux autres. Raison de plus pour ne pas mettre les jeunes de côté dans la construction d’un monde durable. Au-delà du scoutisme, les organisations de jeunes doivent se mobiliser pour susciter une prise de conscience autour des Odd. C’est une bataille commune pour un monde meilleur, un monde durable. Environnement 28 avr. 2022


Crise alimentaire mondiale : Les pays africains à l’épreuve de la conjoncture
Déjà en proie aux conflits persistants, à la crise climatique et aux affres de la pandémie de Covid-19, l’Afrique doit faire face inévitablement à une crise alimentaire mondiale. Dans un contexte d’inflation généralisée des denrées et engrais, il est urgent de transformer les systèmes agroalimentaires et de protéger les populations vulnérables. Mais avec quels moyens ? « L’Afrique doit se préparer à l’inéluctabilité d’une crise alimentaire mondiale », selon Dr Akinwumi Adesina, président du Groupe de la Banque africaine de développement (Bad), parlant des priorités de l’Afrique. A l’en croire, les pays les plus vulnérables du continent ont été durement touchés par les conflits, le changement climatique et la pandémie de Covid-19, qui ont bouleversé les progrès économiques enregistrés ces deux dernières décennies. Quelque 30 millions d’emplois ont été perdus à cause de la pandémie, rappelle-t-il. Si nombre d’économies font montre de résilience, le plus dur reste à craindre avec la cherté de la vie et surtout la crise alimentaire qui se profile à l’horizon. En effet, la guerre russo-ukrainienne a comme répercussions une flambée des prix de certaines denrées, notamment des céréales, la Russie et l’Ukraine fournissant une grande partie des exportations mondiales de blé, d’engrais azotés et d’engrais potassiques et phosphorés. Les prix des engrais avaient triplé avec les perturbations des chaînes d’approvisionnement engendrées par les restrictions et fermetures des frontières liées à la lutte contre la pandémie. Les prix de l’énergie ont également augmenté, avec les sanctions prises contre la Russie, premier producteur et premier exportateur mondial de gaz naturel. Comme si cela ne suffisait pas, une grave sécheresse sévit en Afrique de l’Est. Quelque 282 millions de personnes sur le continent, soit plus d’un cinquième de la population, n’ont pas assez à manger. C’est dans ce contexte que s’est tenue la trente-deuxième session de la Conférence régionale de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) pour l’Afrique, du 11 au 14 avril dernier à Malabo en Guinée équatoriale. Elle a mis l’accent sur le Cadre stratégique de la Fao et sur les « quatre bétons » à savoir une meilleure production, une meilleure nutrition, un meilleur environnement et une meilleure vie pour tous, en ne laissant personne de côté. Relever les multiples défis de l’Afrique et réaliser son énorme potentiel exigent des efforts extraordinaires et de nouvelles façons de travailler ensemble, soulignait Qu Dongyu, directeur général de la Fao, à cette occasion. « L’objectif du continent d’éliminer la faim d’ici à 2025, et les efforts de la Fao aidant les membres à atteindre les objectifs de développement durable d’ici à 2030, rencontrent un écheveau d’obstacles sans précédent», a-t-il déclaré. Casse-tête ! Dans un contexte où le niveau d’endettement a bondi avec les affres de la crise économique et sanitaire, l’équation s’avère difficile à résoudre pour les pays du continent qui disposent d’une marge de manœuvre budgétaire très réduite face aux défis. Il apparaît urgent et opportun de reconstituer le Fonds africain de développement - le bras de prêt concessionnel du Groupe de la Banque qui soutient les pays africains à faible revenu, préconise Dr Adesina, tout en précisant qu’il n’est pas question pour l’Afrique de «mendier». Auparavant, rappelle-t-il, ce Fonds avait connecté 15,5 millions de personnes à l’électricité et soutenu 74 millions de personnes grâce à une agriculture améliorée. Aussi, a-t-il permis à 50 millions de personnes d’accéder aux transports, de construire 8 700 kilomètres de routes et de fournir à 42 millions de personnes des installations d’eau et d’assainissement améliorées. Pour sa part, la Fao mise sur ses initiatives phares telles que «Main dans la main» qui implique déjà 27 pays africains, «Un pays – un produit prioritaire» qui aide chaque pays à développer la chaîne de valeur d’un produit agricole particulier au regard de l’environnement et le projet «1 000 Digital villages » engagé dans sept pays africains (phase expérimentale) et qui met le numérique au cœur de la transformation rurale et de la prospérité. En attendant, le Fonds monétaire international (Fmi) recommande des « politiques budgétaires souples » favorisant la protection des plus vulnérables, notamment les femmes et les enfants. Il est question d’éviter une crise alimentaire mondiale et ses corollaires de malnutrition et de maladies, tout en préservant la cohésion sociale. Les regards sont tournés vers le colloque sur l’état de l’Afrique, un événement phare de la Banque mondiale consacré au développement du continent lors des Assemblées de printemps et des Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fmi, qui se tient ce mercredi 27 avril. David R. Malpass, président du Groupe de la Banque mondiale, Samia Suluhu Hassan, présidente de la République unie de Tanzanie, Malala Yousafzai, cofondatrice de Malala Fund et autres experts se pencheront sur la conjoncture macroéconomique, l’impact des récentes fluctuations des prix des matières premières et des denrées alimentaires ainsi que sur le rôle des systèmes de protection sociale pour atténuer ces chocs économiques, maintenir ou créer des emplois et renforcer la résilience des ménages. Il s’agira d’identifier les difficultés rencontrées actuellement par les pays africains pour déployer des mécanismes efficaces et durables de protection sociale et de proposer des solutions pour y remédier afin de développer le capital humain et créer davantage d’emplois. Economie 28 avr. 2022


Enseignement technique et formation professionnelle : Le gouvernement amorce une nouvelle phase
Entre construction et rénovation de lycées agricoles et d’écoles de métiers, le gouvernement s’engage dans une phase d’extension de l’enseignement technique et de la formation professionnelle. Toutes choses qui permettront la mise sur le marché de l’emploi d’acteurs économiques de type nouveau. Faire de l’enseignement technique et de la formation professionnelle les piliers du système éducatif constitue une priorité pour le gouvernement. Il s’y est penché hier au cours du conseil des ministres. Il a été décidé une mission de conduite d’opérations dans le cadre du programme de construction et de réhabilitation de 30 lycées agricoles et de sept écoles de métiers. A travers cette décision, le gouvernement amorce une autre phase de la réforme dans le secteur de l’éducation. Un secteur qui, selon les constats, forme plus de diplômés que de personnes aptes à travailler. La veille déjà, mardi 26 avril, Eustache Kotingan, président du Conseil national du patronat, le principal regroupement des patrons d’entreprises, déplorait cette situation. Selon lui, il serait bien de prioriser la formation professionnelle afin de mettre sur le marché un personnel qualifié pouvant être utilisé par les entreprises qui ont besoin de main-d’œuvre. Il est évident que l’enseignement général est un pourvoyeur de sans emploi. Et puisqu’il n’existe que peu de lycées agricoles et d’écoles de métiers, la situation ne fait que s’aggraver d’année en année. Mais depuis 2016, la démarche pour renverser la tendance est enclenchée. En 2020, le gouvernement a reçu un financement de 300 millions de dollars de la Banque mondiale pour des investissements dans ce sous-secteur de l’éducation connu pour sa capacité à former des apprenants prêts à être utilisés par les entreprises. Cette ambition du gouvernement se manifeste aussi par l’augmentation sensible et de façon continuelle du budget alloué à l’enseignement technique et à la formation professionnelle. C’est ainsi que dans la loi de finances en cours d’exécution, ce département ministériel a bénéficié de 143 milliards Fcfa. Ce qui correspond à une augmentation de 33 % de son budget par rapport à 2021. Dans une approche globale et méthodique porteuse d’une réforme structurelle, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement technique et la formation professionnelle en République du Bénin a été votée en janvier dernier. Cet outil législatif de 56 articles encadre mieux le sous-secteur et innove avec la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique, le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels avec la participation du secteur privé, la régulation des flux en vue d’une dominance du choix de ce sous-secteur par les apprenants, etc. Le volet gouvernance n’a pas été occulté. Il a été réorganisé pour s’assurer de l’obtention des résultats escomptés. C’est ainsi que la loi-cadre précise le mode de gouvernance pédagogique et administrative et prévoit l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Côté adéquation formation-emploi, la loi-cadre induit une grande avancée. Selon l’article 48, « tout curriculum de formation en matière d’enseignement et de formation techniques et professionnels est élaboré suivant une méthodologie consensuelle, avec une implication effective et active des acteurs du monde professionnel ». Quant à l’article 50, il insiste sur cette obligation. « Tout programme de formation à l’enseignement et à la formation techniques et professionnels est élaboré de concert avec les structures organisées ou les branches professionnelles du secteur public concerné », stipule cet article. Promesse tenue C’était d’abord une promesse de campagne du candidat Patrice Talon, alors en quête de renouvellement de son mandat à la tête de l’Etat. Ce 26 mars 2021, il annonçait la construction de 30 lycées agricoles qui, à terme, devront accueillir 48 000 élèves. Il promettait aussi la création de 7 écoles des métiers de référence dans les domaines de l’énergie, du numérique, des bâtiments et des travaux publics, de l’automobile et des équipements industriels, de l’eau et de l’assainissement, des industries du bois et de l’aluminium, du tourisme-hôtellerie-restauration qui auront une capacité d’accueil de 8 400 apprenants. Le délai de mise en œuvre assez court étonnait bien des citoyens. Le candidat voulait, en effet, réaliser ces infrastructures pour l’année 2023. Ensuite, cette ambition pour ce sous-secteur est devenue une priorité du gouvernement inscrite dans l’axe stratégique 5 intitulé « promotion d’une éducation de qualité et de l’enseignement technique et professionnel » du Programme d’action du gouvernement 2021 - 2026. Actualités 28 avr. 2022


Développement des médias au Bénin : Aurelie Adam Soulé Zoumarou échange avec les faîtières de la presse
Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, a tenu, mardi 26 avril, une séance de travail avec les présidents des associations professionnelles des médias. L’opérationnalisation du Fonds d’appui au développement des médias (Fadem) et le bon Fonctionnement des associations étaient au menu de la rencontre. L’opérationnalisation du Fonds d’appui au développe-ment des médias (Fadem) et le bon fonctionnement des faîtières de la presse béninoise sont les grands sujets au cœur de la séance de travail entre Aurelie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, Evariste Hodonou, président du Conseil national du patronat de la presse et de l’audiovisuel (Cnpa) et Zakiath Latoundji, présidente de l’Union des professionnels des médias du Bénin (Upmb), mardi 26 avril à Cotonou. Au sortir de cette première rencontre avec leur autorité de tutelle depuis sa prise de fonction, Zakiath Latoundji s’est réjouie de l’intérêt que la ministre accorde aux différentes préoccupations évoquées. « C’était important pour nous d’échanger avec notre ministre dans un contexte où les associations professionnelles traversent actuellement des difficultés à tous les niveaux », a-t-elle confié. Pour elle, le soutien du ministre de tutelle est nécessaire pour la mise en œuvre des réformes envisagées pour insuffler un nouveau dynamisme au secteur des médias. A l’en croire, la ministre du Numérique et de la Digitalisation reste disponible à accompagner les instances faîtières de la presse dans leur volonté de moderniser le secteur et les encourage à aller de l’avant. « Elle est prête à nous accompagner dans le sens de réformes constructives qui garantiront un meilleur avenir pour notre secteur », a-t-elle conclu. Actualités 28 avr. 2022


Christophe Chodaton à propos du Souvenir de la traite négrière et son abolition : « Susciter l’envie de visiter Ouidah et son patrimoine… »
Le 23 août prochain, sera célébrée à Ouidah la Journée internationale du souvenir de la traite négrière et son abolition (Jistna) édition 2022. Christophe Chodaton, président du comité en charge de l’organisation, explique ici la particularité de la présente édition labélisée Unesco, les enjeux autour de la célébration et ses retombées pour Ouidah. La Nation : Quelles sont les particularités de la Jistna 2022 ? Christophe Chodaton : Sur l’initiative du Bénin et d’Haïti, la conférence générale de l’Unesco a approuvé la mise en place du projet « Route de l’esclave » en 1993. Ce projet a été lancé en 1994 à Ouidah au Bénin. Selon l’Unesco, il vise principalement à briser le silence sur la tragédie de l’esclavage et de la traite négrière, à faire la lumière sur la période esclavagiste, à faire connaitre les interactions générées par les rencontres entre des peuples et des cultures de différents continents. L’une des actions stratégiques du projet « Route de l’esclave » est d’avoir convaincu les Nations Unies à proclamer des dates de commémoration de cette tragédie. Ainsi, la Communauté internationale a choisi le 23 août comme Journée internationale du souvenir de la traite négrière et de son abolition (Jistna) en hommage à la première victoire d’esclaves sur leurs oppresseurs dans l’histoire humaine qui a conduit à l’indépendance d’Haïti en 1804 ». La portée de cette journée : se souvenir et honorer les 13 millions d’Africains déportés et mis en esclavage, se rappeler leurs luttes quotidiennes dans les différents lieux, célébrer leur courage, leur rendre hommage. Quelles sont les retombées d’une telle initiative pour Ouidah ? L’attribution du Label Unesco, Route de l’esclave : Résistance, Liberté, Héritage à la commémoration de la Jistna 2022 est une reconnaissance de la qualité de cette manifestation ambitieuse organisée par la commune de Ouidah, les personnalités et les associations à travers le Comité de commémoration du 23 août (Ccom23). Elle vient renforcer le label Unesco Sites associés à la Route de l’esclave obtenu par la ville de Ouidah en 2020 pour trois sites : le Fort portugais, le Temple des pythons et la Route de l’esclave. La Jistna 2022 labellisée Unesco suscitera davantage l’envie des Béninois, de la diaspora et des autres touristes à visiter Ouidah et son patrimoine matériel et immatériel. A cette occasion, l’Etat béninois et la commune pourraient renforcer la conservation et la sauvegarde du patrimoine culturel matériel et immatériel. Enfin, la retombée la plus connue pour la ville est d’ordre économique. Comme en 2019, avant la crise sanitaire, plus d’une centaine d’invités de 22 pays ont séjourné à Ouidah pour assister à la Jistna. J’ai encore en mémoire, le groupe Mir de 41 personnes venues des Antilles « se reconnecter à l’Afrique » selon leurs propres termes. Ils ont passé 15 jours dans un hôtel de la plage de Ouidah. Les mets locaux étaient leurs préférences ainsi que les objets artisanaux d’art et de souvenirs. Un autre groupe de pèlerins antillais était dans un autre hôtel pour un séjour plus court. Le label Unesco devrait amplifier ce mouvement. Après la présidence de la République, les trésors royaux seront exposés à Ouidah. Quelle incidence sur la Jistna ? Les Béninois de l’intérieur et de l’extérieur, ainsi que les Africains en général ont exprimé leur sentiment de fierté suite à la restitution de 26 trésors royaux au Bénin. L’exposition à la présidence de la République a créé un engouement et révélé un patriotisme certain. L’intérêt de la population ayant visité ou non ces œuvres culturelles montre son attachement à l’histoire de notre pays et en particulier, celle de la colonisation et de l’esclavage. En s’appropriant les 26 trésors royaux, le Béninois aura une meilleure compréhension de l’histoire, du patrimoine culturel et de sa conservation. Et comme nous le savons, on ne peut comprendre l’histoire de la colonisation sans remonter à la période précédente de l’esclavage. C’est là que la Jistna et les autres activités de Ccom23 impacteront davantage la jeunesse dans les collèges et lycées, les étudiants, les chercheurs et le reste de la population. Le Ccom23 et la Jistna seront plus visibles dans le paysage de la lutte contre l’oubli collectif de la tragédie de la traite négrière et de l’esclavage. Que faites-vous pour ancrer cette histoire dans les consciences et restaurer la confiance en soi surtout chez les jeunes ? La vague mémorielle des Afro-descendants en Europe et en Amérique du Nord n’a pas été précédée ou suivie par celle des Africains. Aujourd’hui, la prise de conscience que ce sont les Africains qui doivent rendre hommage à leurs déportés, fait son chemin. Le Sénégal avait donné l’impulsion en 1999. Badagry au Nigeria organise la commémoration du 23 Août depuis une quinzaine d’années, le Bénin depuis 2014. Il y a vraisemblablement d’autres pays dont j’ignore les activités mémorielles. La Côte d’Ivoire et le Cameroun sont devenus très actifs dans ce domaine. Une rencontre des anciens chefs d’Etat africains préconise une journée africaine de commémoration. En octobre 2018, à Cotonou, Olusegun Obasanjo, ancien président du Nigeria, a déclaré : « ……pour avancer, nous devons faire en sorte qu’une journée soit retenue pour commémorer la traite négrière dans toute l’Afrique...Si nous les oublions, les âmes des millions de déportés africains ne nous laisseront pas tranquilles. » Cette prise de conscience est suscitée auprès de la jeunesse par le Ccom23 à travers plusieurs activités. Les ateliers de sensibilisation et de conscientisation, la projection de films sur l’esclavage dans les collèges et lycées, suivie d’échanges, la visite des sites historiques de la ville sont nos instruments de transmission de la mémoire à la jeunesse. Culture 27 avr. 2022


Renforcement de l’accès à l’énergie électrique : La révolution industrielle amorcée
Le développement du secteur énergétique prend son envol. A travers le Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) lancé, hier mardi 26 avril, dans la zone industrielle de Sèmè- Podji, le gouvernement en partenariat avec l’entreprise ‘’Vinci Energie’’ amorce la révolution industrielle tant souhaitée. « Le développement industriel, ça y est ! ». L’engagement et la détermination du gouvernement de faire de l’énergie une priorité nationale pour l’émergence de l’industrie se sont matérialisés, hier mardi 26 avril, à travers le lancement du Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee). Confié au groupe ‘’Vinci Energie’’ pour un coût global de 200 milliards F Cfa, le projet s’étend sur huit départements à savoir l’Atlantique, le Littoral, l’Ouémé, le Plateau, le Mono, le Couffo, le Zou et les Collines et consiste à doter le pays d’infrastructures appropriées pour un accès durable à l’électricité de qualité à l’horizon 2025. « Le Programme d’accès durable et sécurisé du Bénin à l’énergie électrique (Padsbee) est un programme exceptionnel d’investissement », fait savoir Abderrahim Gherra, directeur du projet Vinci. Cet important projet comprend la construction de 300 km de ligne souterraine haute tension, la réalisation de sept postes de transformation très haute tension, l’extension de capacité de quatre postes haute tension, la réalisation de 1 000 km de réseaux de distribution en moyenne et basse tension et le raccordement des milliers de foyers. Abderrahim Gherra note que l’énergie est une denrée stratégique et il est important pour un pays de disposer de ses propres ressources et infrastructures énergétiques. « C’est le choix que fait aujourd’hui le Bénin sur la route de son autonomie énergétique »,se félicite-t-il. Il rappelle que l’engagement de l’entreprise‘’ Vinci Energie’’ est de construire des ouvrages aux standards internationaux et de former tout au long de ce projet, environ 300 jeunes techniciens ingénieurs opérationnels capables de prendre en charge de nouvelles installations électriques. « Plus qu’un prestataire, Vinci Energie sera aux côtés du Bénin comme un partenaire au développement »,affirme-t-il. Francis Perani, représentant du directeur général de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) n’a pas manqué de remercier le gouvernement pour ce projet de grande envergure. Ce projet, selon lui, illustre parfaitement la stratégie de la Sbee qui est aussi celle du pays pour le secteur énergétique en vue d’une croissance durable. « La croissance, pour nous, c’est quelque chose de très important, car ce projet contient 30 mille branchements qu’on attend avec impatience », indique Francis Perani qui dit compter sur ‘’Vinci Energie’’ pour la bonne exécution du projet. Nouvelle dynamique Le secteur de l’énergie connaît une nouvelle dynamique à travers les Programmes d’action du gouvernement I et II. Pour Jean-Claude Dona Houssou, ministre de l’Energie, le gouvernement travaille à atteindre et à renforcer l’autonomie énergétique et aucun pan du système énergétique n’est oublié. Dans le secteur du transport et de la distribution, l’autorité ministérielle révèle que la longueur du réseau électrique haute tension est passée de 1 073 km en 2016 à 1 800 km aujourd’hui, soit plus de 63 % d’augmentation en l’espace de cinq ans. A l’en croire, le projet Padsbee va porter ce niveau de 1 800 à 2200 km. « C’est extraordinaire, ce que nous vivons et nous devons remercier le président Patrice Talon pour son engagement et sa volonté constante de faire en sorte que les fondamentaux qu’il faut pour le développement de notre pays soient au rendez-vous. Nous avons suffisamment aujourd’hui de l’énergie électrique à la fois en production propre mais aussi en importation puisque les gens courent derrière nous pour nous vendre de l’électricité », se réjouit Jean-Claude Dona Houssou. Les 200 milliards F Cfa du projet Padsbee pour trois ans sont supérieurs à l’investissement de la Communauté électrique du Bénin depuis sa création en 1968, soutient-il. « C’est un travail de mise à niveau que le gouvernement s’attelle à faire à travers la réhabilitation, la restructuration et le renforcement de ces réseaux, qui sont engagés avec méthode, discernement et surtout détermination », insiste-t-il. Ainsi, le développement harmonieux des réseaux à travers des projets emblématiques permettra d’assurer à toute la population béninoise un accès équitable à un service moderne d’une part et de contribuer efficacement à l’industrialisation du pays d’autre part n Actualités 27 avr. 2022


Fridole Tobossou, karatéka ceinture noire 2e dan : « Je ne me préoccupe pas des stéréotypes qui empêchent d’évoluer »
Tout le monde peut pratiquer le karaté et bénéficier de ses vertus physiques et mentales. Karatéka, ceinture noire 2e dan, Fridole Tobossou, consciente de l’importance de cette discipline, s’y adonne depuis son enfance. A 22 ans, cette jeune béninoise ne se préoccupe pas des stéréotypes et fait la fierté de son pays sur les scènes continentale et internationale. La Nation : Qu’est-ce qui vous a poussée en tant que jeune fille à choisir le karaté, un sport de combat ? Je pense qu’il n’y a pas que les hommes qui savent se battre dans la vie. Toute la vie est un combat et j’estime que j’ai quelque chose à vendre aussi en karaté. Pour moi, le karaté est un sport destiné à tout le monde et chacun à son niveau doit essayer d’en tirer le meilleur. Quel regard la société porte-t-elle sur vous ? Il est dit souvent que la femme est un être faible incapable d’exercer certaines fonctions destinées aux hommes, qu’elle est faite pour des tâches précises et patati et patata. Ayant débuté toute petite cette discipline, je ne me préoccupe pas des stéréotypes et critiques qui empêchent d’évoluer. Ma carrière est tout pour moi. Je me bats au même titre que les hommes. Je ne me laisse pas battre ni par les hommes ni par mes semblables femmes. Quand je suis face à un homme, je donne le maximum de moi-même pour remporter. Depuis que vous pratiquez cet art martial, avez-vous été victime des préjugés et comment les avez-vous surmontés ? Bien sûr. Avec le temps, mon physique paraissait de plus en plus comme celui d’un homme. Certains amis sont allés jusqu’à me conseiller d’abandonner le sport. Ils disent que je finirai par devenir comme un garçon, qu’aucun homme n’accepterait de m’épouser. Bref, j’ai vécu beaucoup de choses. De la même manière, j’ai eu des gens qui m’ont soutenue et encouragée. Et mon amour pour cette discipline a surpassé tout cela. Ma mère reste mon plus grand soutien. Elle me motive à aller de l’avant. Et là, je souris et je continue mon chemin. Beaucoup de filles ont quitté le milieu sportif à cause du harcèlement sexuel. Comment avez-vous pu résister à ce phénomène? Il n’y a pas de formule magique mais je pense qu’il faut être sur ses gardes afin de ne pas se laisser avoir facilement. Il faut éviter les harceleurs ou les dénoncer quand vous sentez qu’ils influent sur votre carrière. J’invite les filles au courage et au travail afin de défier les prédateurs. Selon vous, quels sont les défis auxquels sont confrontées les femmes dans le milieu sportif? Elles doivent se dire que leur expérience n’est pas unique et faire comme les hommes. Il est important que les athlètes de sexe féminin travaillent à impacter le monde. Les jeunes femmes et filles doivent changer de vision en mettant le travail et le don de soi au cœur de leur carrière pour réussir. Y a-t-il des femmes béninoises ou étrangères qui ont impacté durablement votre carrière ? Oui, il y a eu des femmes étrangères comme Leila Heurtault, Gwendoline Philippe, Alexandra Recchia et Emily Thouy qui ont impacté positivement ma carrière sportive. A ce beau monde, j’ajoute la Béninoise Océanne Ganiero qui a activé encore plus la flamme et m’a donné envie de toujours bien faire. Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui commencent une carrière sportive? Je dirai simplement que toute femme est brillante. Il faut seulement qu’elle décide à être objective et qu’elle ne tienne pas compte des mauvaises langues. La femme peut tout quand elle est déterminée. Sports 27 avr. 2022


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