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Nouvelles

Institut national de l’éducation physique et sportive : Oswald Homéky annonce l’érection d’infrastructures adéquates
L’Institut national de l’éducation physique et sportive (Ineps) ex-Injeps, bénéficiera bientôt d’infrastructures dignes du nom pour améliorer la formation de ses étudiants. Le ministre des Sports, Oswald Homéky, en visite sur les différents sites de l’institut à Porto-Novo et à Adjarra, vendredi 1er avril dernier, a pris cet engagement, devant la communauté universitaire. Les difficultés de l’Institut national de l’éducation physique et sportive (Ineps) ex-Injeps dues à l’absence ou à l’insuffisance ou encore à l’obsolescence des matériels et infrastructures de travail seront bientôt solutionnées. Une lueur d’espoir se dégage avec la visite du ministre des Sports, Oswald Homéky, vendredi 1er avril dernier, sur les différents sites du campus à Porto-Novo et à Adjarra. L’autorité ministérielle, au nom du gouvernement, annonce que le maximum sera fait pour améliorer les conditions de travail. « Déjà cette année 2022, nous allons entamer ces travaux pour arriver progressivement à pourvoir à tous les besoins enregistrés », promet Oswald Homéky qui a fait le constat d’un état des lieux déplorable. Selon lui, l’institut sera doté de terrains d’application dignes pour les différentes disciplines sportives notamment le football, le basket-ball, le handball, le volley-ball, la piste d’athlétisme, de gymnase; des piscines pour la natation, des rings pour la boxe et autres. «Le plus long voyage commence par un premier pas. Ça va commencer avant le 31 décembre 2022. C’est parce que je suis prêt que je suis venu », a insisté le ministre. «Vous verrez nos traces. Lorsque nous allons commencer, nous n’arrêterons plus », a poursuivi Oswald Homéky face à toute la communauté universitaire de l’Ineps. Selon le ministre, il est nécessaire que cet institut à vocation régionale qui livre sur le marché des enseignants d’éducation physique et sportive (Eps), des professionnels de loisirs, des administrateurs et agents de développement communautaire de haut niveau, lesquels sont appelés souvent à former d’autres acteurs sur le terrain, dispose d'infrastructures d’application adéquates. « Vous êtes l’avenir du Bénin. Le rêve sera réalisé », a indiqué le ministre, invitant les étudiants de l’Ineps à continuer d'avoir conscience de leur rôle dans la construction du Bénin qui se veut une nation sportive. Un institut à vocation régionale Oswald Homéky a félicité l’administration de l’institut pour la qualité du travail abattu pendant ces longues années avec pour résultats, la formation de nombreux cadres de jeunesse et des sports pour le compte de tout le continent africain. Le préfet de l’Ouémé, Marie Akpotrossou, dit avoir la ferme conviction que le passage du ministre des Sports qui a touché du doigt les réalités de l’institut laissera bientôt des empreintes positives sur le terrain. Le recteur de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), Félicien Avlessi, dont dépend l’Ineps a insisté sur la mission de cet institut qui fait son petit bonhomme de chemin depuis sa création en 1974 avec diverses appellations suivant les besoins de l’Etat. Il souhaite que cette visite d’Oswald Homéky soit le début d’une aube nouvelle. Tout comme le recteur, le directeur de l’Ineps, Basile Agbodjogbé dit attendre aussi beaucoup de l’autorité ministérielle pour la concrétisation de la vision du gouvernement, celle de faire de l’Ineps d’ici l’horizon 2026, un institut de sport de référence dans la formation des cadres de l’éducation physique et de sport. Le directeur Basile Agbodjogbé veut que le ministère des Sports soit la mère de l’institut aux côtés du père qu’est le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs). Les différentes doléances de l’institut ont été surtout portées par la porte-parole des étudiants, Rachidath Marcos. Le maire d’Adjarra, Germain Wanvoègbè, a saisi l’occasion pour rappeler au ministre le projet de construction d’un complexe sportif communal pour lequel le conseil communal a déjà affecté un domaine? Sports 04 avr. 2022


Programme des cantines scolaires au Bénin : Une nouvelle approche pour l’extension
D’ici à juin prochain, trois écoles sur quatre vont disposer d’une cantine scolaire sous l’approche intégrée. C’est l’assurance donnée, vendredi 25 mars dernier à Parakou, par le représentant résident du Programme alimentaire mondial (Pam) au Bénin, Guy Adoua. Au Bénin, de 29 % en 2017, le taux de couverture en cantines scolaires est passé à 51 % en 2021, puis à 75 % en 2022. C’est dans le cadre de l’extension du Programme national d’alimentation scolaire intégré (Pnasi) qui vise la rétention des enfants à l’école et l’amélioration de la mobilisation communautaire autour de la cantine scolaire. Jusqu’à la fin de l’année 2021, informe le représentant résident du Pam au Bénin, Guy Adoua, le taux de couverture en cantines scolaires sur le plan national était de 51 %. Pour le faire passer à 75 %, un travail a été fait. Ainsi, des équipes avaient été déployées sur le terrain pour identifier de nouvelles écoles, travailler avec les communautés, mettre en place les comités de gestion de cantines scolaires, construire les infrastructures, puis gérer les statistiques. Ce travail, soutient-il, a commencé depuis le début de l’année. « Nous sommes déjà en train de préparer les plans d’allocation des vivres. Notre objectif, c’est de démarrer avec les nouvelles écoles avant la fin de cette année scolaire. Ce qui va nous amener à 75 %, un taux qui est déjà presque une réalité. Les écoles sont connues tout comme les communautés. De même, la sensibilisation a déjà eu lieu », indique le représentant résident. « Pour la suite, il est prévu que nous passions au taux de 100 % entre 2023-2024, c’est-à-dire que chaque école devrait avoir sa cantine. Ce qui demande également un travail de préparation, car les 25 % des écoles qui restent sont pour la plupart installées en milieu urbain. Vous conviendrez avec moi que le fonctionnement des cantines en milieu urbain n’est pas le même qu’en milieu rural », explique-t-il. A cet effet, une étude a été lancée et des équipes sont actuellement déployées sur le terrain pour faire des constats. C’est pour envisager avec les écoles les modalités qui seront les mieux adaptées aux programmes en milieu urbain. « Une fois ces modalités déterminées, nous passerons alors à 100 %. C’est un grand défi, mais je suis certain que nous allons y arriver. D’ici juin, nous aurons au moins 3 écoles sur 4 qui bénéficieraient du programme des cantines scolaires », assure-t-il. Selon lui, par rapport au programme des cantines scolaires, le premier défi à relever est relatif à la disponibilité de l’eau. « Dans le contexte sanitaire actuel, nous avons besoin d’avoir de l’eau, d’abord pour la cuisson, mais également pour le lavage des mains, des ustensiles, y compris pour le jardin scolaire. Et là, il y a un grand programme qui exigera l’installation des forages là où il n’y en a pas encore. De même, des priorités seront définies et accordées aux écoles à cantine, parce que c’est là où le besoin est pressant. Aussi, il y a des partenaires que nous sommes en train d’orienter là où il y a des écoles. Ça prendra du temps, mais il y a déjà des actions qui ont été menées », insiste Guy Adoua. Une approche intégrée « Un autre défi, c’est que l’idéal pour ce programme est de tout acheter localement. Qu’il s’agisse de l’huile, du sel, des céréales et autres. En réalité, le programme a un double objectif. Outre l’éducation des enfants, il s’agit également d’améliorer leur statut nutritionnel », souligne-t-il. « Nous avons commencé par acheter les produits sur le plan local. Mais nous nous sommes aperçus qu’il y a un problème réel de qualité qui se pose. Ce qui nous amène à encore renforcer les capacités des petits producteurs. C’est pour leur permettre d’avoir des produits de bonne qualité. Bientôt, nous allons arriver à un million d’enfants. Nous devons veiller sur la qualité pour leur bien-être », détaille-t-il. En effet, le Pam a décidé de réorganiser sa chaine d’approvisionnement, en y intégrant les producteurs de vivriers locaux notamment du maïs. Organisés en coopératives et accompagnés depuis le début de la campagne agricole, ces derniers deviennent ses potentielles sources d’approvisionnement. L’initiative qui est à sa phase pilote a été lancée, mardi 29 mars dernier à Bembèrèkè. C’était avec les membres de la coopérative villageoise des producteurs de maïs de Pédarou, à travers l’achat de 40 tonnes. Après la phase pilote qui ne prend en compte que Nikki, Bembèrèkè, Gogounou et Kandi pour un total de 100 tonnes de maïs certifié de bonne qualité acheté auprès des producteurs locaux, l’objectif est de toucher un plus grand nombre de coopératives. Ensuite, on verra comment introduire le sorgho et le fonio, d’autres aliments qui font partie des habitudes alimentaires locales. L’approche du Pam s’inscrit dans une vision globale très large. Il s’agit, selon son représentant résident, de renforcer l’alimentation scolaire au Bénin en développant une approche multisectorielle et en privilégiant les achats locaux, la diversité alimentaire et la nutrition des enfants dans les écoles à cantine. Outre les enfants, le Pam travaille également, conformément à son plan stratégique, à améliorer la nutrition des femmes et à aider les petits exploitants agricoles à améliorer leur productivité et à réduire leurs pertes post-récoltes. Un dernier défi reste l’appropriation de l’approche par les communautés, en commençant par les autorités. « Nous ne voulons pas qu’on la prenne comme celle du Pam seul, mais comme celle de la communauté dont chacun des membres aura un rôle à jouer. Il faut une synergie d’actions. Par ailleurs, les cantines scolaires ont un lien avec la santé, l’agriculture, les affaires sociales. Il va falloir qu’à tous les niveaux, les directeurs départementaux en charge de ces secteurs se mettent ensemble pour convenir de ce qu’ils doivent apporter pour que les cantines scolaires fonctionnent», conseille-t-il. En effet, son souhait est de voir cette synergie être davantage renforcée avec un peu plus de coordination, pour s’assurer que les indicateurs sont suivis de près. Que la cantine ne soit pas une affaire seulement de l’école, mais de toute la communauté, et de tous les secteurs au niveau des départements. Education 04 avr. 2022


Commercialisation de la noix d’anacarde : La campagne 2021-2022 lancée à Bassila
La campagne de commercialisation de la noix de cajou a été officiellement lancée à Bassila dans la Donga, vendredi 1er avril, en présence d’un parterre de personnalités. Les producteurs sont en effet fixés sur le prix au kilogramme de ce produit agricole. Les producteurs de la noix d’anacarde sont fixés sur le prix de ce produit. Le gouvernement, lors du lancement de la campagne 2021-2022 à Bassila, vendredi 1er avril, a fixé à 350 F Cfa le prix plancher d’achat. Pour un bon déroulement de la campagne, rappelle la ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman, le gouvernement a adopté, le 30 mars 2022, en conseil des ministres, le projet de décret portant conditions de déroulement de la campagne conformément aux propositions faites par les acteurs de la filière anacarde. « Le prix plancher d’achat aux producteurs est de 350 F Cfa par kilogramme et la campagne se déroule du 1er avril au 30 octobre 2022. Le gouvernement a pris les mesures nécessaires pour la réussite de la présente campagne, notamment le respect des dispositions du décret portant conditions de déroulement de la campagne de commercialisation », a souligné Shadiya Assouman. Il s’agit d’un grand jour pour les producteurs du Bénin en général et particulièrement pour ceux de la filière anacarde, fait savoir le ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche. Selon lui, l’engagement sans précédent du gouvernement témoigne du développement de la filière anacarde qui prend de l’envergure depuis 2017. Gaston Cossi Dossouhoui informe que c’est dans ce sillage que le bilan de la production pour la campagne en cours indique plus de 190 000 tonnes, affichant ainsi une augmentation de plus de 37 % par rapport à la campagne 2020-2021 pour laquelle la production obtenue était de 137 926 tonnes. Pour la campagne en cours, le gouvernement, à travers son département ministériel, a pris les dispositions pour faciliter l’installation de 20 000 ha de nouvelles plantations à partir des plants performants et accompagner la réhabilitation de 70 000 ha d’anciennes plantations pour en augmenter le potentiel de production. Le ministre de l’Agriculture informe qu’entre 2021 et 2026, il est prévu la mise en œuvre d’un Programme national de développement des plantations et des grandes cultures, qui ambitionne d’aménager, entre autres, 500 000 ha de plantations d’anacardier, puis de développer des entreprises agricoles de type nouveau en s’appuyant sur l’Etat comme propulseur de cette dynamique à travers des investissements structurants. A cela, il ajoute l’ambition de la transformation locale de la totalité des noix brutes et celle de la valorisation des sous-produits. Il faut signaler que ces stratégies du gouvernement, d’après Gaston Dossouhoui, visent à développer les filières agricoles afin qu’elles contribuent davantage au produit intérieur brut du Bénin. Actualités 04 avr. 2022


Expo Art du Bénin : des personnalités expriment leur fierté
De nombreuses personnalités de la vie sociopolitique béninoise ont visité l’exposition « Art du Bénin d’hier et d’aujourd’hui : de la restitution à la révélation», depuis le 20 février dernier jusqu’à ce jour. Un voyage dans l’histoire qui leur donne de quoi être heureuses et fières. Des sentiments qu’ils n’ont pas cachés au terme de leurs visites respectives. Louis Vlavonou, président de l’Assemblée nationale « J'en suis ressorti avec la ferme conviction que le Bénin révélé, ce n'est pas seulement au niveau économique, industriel ou agricole. C'est également et surtout culturel et cultuel. Indubitablement, le génie créateur qui a permis d'organiser tout ceci est à saluer. C'est pourquoi je voudrais réitérer mes sincères remerciements au chef de l'État, Patrice Talon, qui dans sa vision prospective, a estimé qu'on pouvait révéler le Bénin à l'international par nos œuvres d'art du passé, du présent et en nous projetant sur l'avenir. » Charlemagne Yankoty, maire de la ville de Porto-Novo « On a visité les trésors royaux et les magnifiques œuvres d’art contemporain qui témoignent aussi du talent que Dieu a donné à nos frères et sœurs artistes. C’est très beau et cela rehausse l’image de notre pays. Les bochio, quand on voit leurs images, on ne pouvait pas penser que ce sont des sculptures d’une taille aussi impressionnante. Nous avons vu les trônes des rois. Des trônes géants et qui pèsent des centaines de kilos. Toutes les œuvres sont magnifiques mais celle qui m’a particulièrement marqué dans le lot, c’est le trône du roi Guézo. Je n’arrive pas à comprendre comment est-ce qu’ils ont pu le fabriquer. C’est magnifique ! Il faut reconnaître le talent de nos artistes de l’époque, nos aïeux. On ne dirait même pas des œuvres qui datent des années 1800. Je pense que tous les Béninois doivent vraiment accompagner cette initiative du chef de l’Etat. C’est important que les gens fassent le déplacement pour venir voir. Lorsque vous ne venez pas, vous ne comprendrez pas tout ce qui se dit. Le conseil municipal de Porto-Novo a fait le déplacement et je m’en réjouis beaucoup. En tant que gouvernement local, au-delà d’une simple visite, ça doit constituer une prise de conscience pour chacun de nous pour que nous puissions vraiment voir comment accompagner nos artistes, promouvoir le tourisme pour le développement de l’économie locale. » Soumanou Toléba, enseignant à l’Uac, ancien ministre de la Culture et président du parti Force cauri pour le développement du Bénin (Fcdb) « C’est avec beaucoup d’émotions que nous sommes ici avec l’ensemble des enseignants des Universités nationales du Bénin. C’est beaucoup d’émotions, de bonnes émotions, de vibrations positives qui montrent que nous sommes en train d’avancer du point de vue culturel et sur d’autres plans aussi parce que le rayonnement d’un pays passe par le développement de sa culture. Je crois que les efforts qui ont été faits par le gouvernement sont à saluer. Vous allez voir, notre pays sera connu encore plus, et je suis sûr que si l’exposition continue, je crois que chaque année il y aura une attraction. Et qui dit attraction, dit investissements venant d’ailleurs. Je pense que c’est une très bonne chose. Je tiens aussi à saluer les négociations de nos autorités, ayant abouti au retour des 26 œuvres. Je tiens à les féliciter…» Valery Alapini, président de l’Union générale pour le développement de Ouidah (Ugdo) « C’est un sentiment de joie pour tout ce que nous avons vu ici au palais de la Marina. C’est une fierté de nous rendre compte, nous les enfants d’Afrique, que nous avons encore des aînés, des grands frères, des pères capables de défendre l’Afrique. Les trésors royaux que nous avons vus ici, c’est la preuve que l’Afrique regorge encore de fils dignes de pouvoir défendre ce continent. Je voudrais féliciter très chaleureusement le chef de l’Etat, Patrice Talon, qui s’est battu pour que ce que nous voyons aujourd’hui, soit une réalité aux yeux du monde. C’est un réel honneur pour les enfants de l’Afrique en particulier ceux du Bénin ». Christian Houétchénou, maire de Ouidah « Ce ne sont que des sentiments de joie et de bonheur qui m’animent après ce voyage dans l’histoire. A travers cette visite, nous avons voulu dire merci au chef de l’Etat pour sa bravoure, son engagement pour le développement, la révélation de notre pays. C’est un geste très fort qui, aujourd’hui, permet de positionner notre pays sur le toit du monde. On ne peut que le remercier et le féliciter pour ça… » Galiou Soglo, ancien ministre des Sports « C’est génial ! Ça met en lumière à la fois notre passé et notre présent. C’est une très belle exposition. L’image que j’ai, moi, quand je vois tout ça, ce sont les propos tenus par un ancien président d’un pays ami, qui nous avait dit qu’on n’était pas encore rentré dans l’histoire, et on se rend compte qu’on était en plein dans l’histoire. D’ailleurs, la plupart des plus grands artistes contemporains européens ont pioché un peu partout en Afrique qui est le berceau de l’humanité. Donc, il faut féliciter le gouvernement pour cette initiative. » Guy Mitokpè, ancien député « C’est un sentiment de joie qui m’anime. Je suis ému parce qu’on comprend que nous sommes d’un grand peuple. Quand on voit toutes ces œuvres, le temps qu’elles ont passé en Europe et comment elles ont été conservées, on comprend effectivement que nous sommes des descendants de grands hommes. C’est une fierté et je voudrais quand même profiter de l’occasion pour remercier le chef de l’Etat pour cette initiative qui d’une manière ou d’une autre replonge le Béninois, le patriote que nous sommes dans un sentiment de fierté… » Mathieu Adjovi, député à l’Assemblée nationale   « Nous apprécions énormément le génie créateur de tous ces anciens Dahoméens qui ont réalisé les œuvres que nous avons vues. Nous regrettons malheureusement l'histoire qui a transféré ces œuvres de chez nous. Aujourd'hui, nous avons retrouvé ces œuvres et nous ne pouvons que saluer celui qui a travaillé pour leur retour et organisé cette exposition. C'est une chose extraordinaire et je voudrais que ceux qui ne connaissent pas le Dahomey (actuel Bénin) viennent visiter cette exposition… » Sèdami Mèdégan Fagla, députée à l’Assemblée nationale « …Nous avons eu la chance de voir ces œuvres fabriquées et entretenues. C’est un moment de grâce et d’émotions pour nous. Cette exposition nous a permis de voyager, de voir ce que nos artistes faisaient et de découvrir ce que les artistes contemporains font aujourd’hui. C’est merveilleux. Plus que spirituelle, cette exposition est une reconnexion à soi, à l’histoire. Cela nourrit le patriotisme, la fierté d’être Béninois... » Actualités 04 avr. 2022


Bénin : Faux ! Pas de rafle ciblée contre les mendiants nigériens à Cotonou
Depuis le 26 mars, des publications partagées sur les réseaux sociaux font état d'une « rafle de tous les mendiants nigériens à Cotonou ». Les auteurs de ces posts ajoutent qu’il y aura « bientôt une deuxième vague de rapatriement ». De nos vérifications, il ressort que l’opération policière n’est pas orientée contre les mendiants nigériens et aucun rapatriement n’est programmé. Voici ce qu’il en est. Le 26 mars 2022 à 14h 19, un internaute écrit sur son compte
Facebook : « Ce matin le Bénin a procédé à une rafle de tous les mendiants nigériens à Cotonou. Bientôt une autre vague de rapatriement ». La publication a été partagée 29 fois et recueilli 284 commentaires au samedi 2 avril 2022. Un autre message de la même teneur a été relayé sur Twitter par plusieurs internautes. Cette publication est retweetée 17 fois et a enregistré 110 mentions ‘‘j’aime’’ à la même date. Rafle ciblée et rapatriement ? L’opération de la police dans la ville de Cotonou est bien réelle. Du 10 au 26 mars, les forces de sécurité ont interpellé plus de 400 personnes de différentes nationalités dans les feux de signalisation. Il s’agit de vendeurs ambulants, de mendiants et de sans-abris. Joint au téléphone le mercredi 30 mars, le secrétaire général de la préfecture du Littoral, Wilfrid Gbaguidi, a martelé que l’opération n’a pas ciblé les mendiants nigériens. « Ce sont les vendeurs à la sauvette et les mendiants en général. Il y a même des Béninois dans le lot », renseigne-t-il. L’intéressé ajoute que les opérations de « libération des feux de signalisation sont une tâche permanente depuis bien longtemps » pour la Police. « Ça ne date pas de maintenant. Mais à cause de la propagation de la Covid-19, la police a baissé un peu les bras à un moment donné », indique-t-il. [caption id="attachment_79208" align="alignnone" width="470"] Ce post ne relaye pas la bonne information[/caption]   Aussi, l'affirmation selon laquelle il y aura « bientôt une autre vague de rapatriement sur le Niger » n’est pas fondée. Toujours selon Wilfrid Gbaguidi, les personnes interpellées sont « parquées pendant un certain temps au commissariat » avant d’être libérées. Il assure que le Bénin n’a aucun projet de rapatriement des mendiants nigériens interpellés. Nos tentatives pour recueillir l’intervention du ministère béninois des Affaires étrangères et de la Coopération et de l’ambassade du Niger à ce sujet, n’ont pas abouti. Le 18 décembre 2017, le Bénin avait, dans le cadre de l’opération  « Zéro mendiant à Cotonou », expulsé au moins 128 mendiants vers le Niger et le Nigeria, leurs pays d’origine. Contexte sous-régional S'il n’y a pas eu de rapatriement de mendiants nigériens depuis le Bénin, leurs concitoyens des rues de Dakar, au Sénégal, ont été, par contre, rapatriés. Au total, 1063 personnes ont été ramenées à Niamey par deux vols, le samedi 26 mars 2022. L’opération fait suite à un reportage diffusée sur une chaîne de télévision sénégalaise montrant leur condition de vie précaire. La vidéo a fait le tour des réseaux sociaux et provoqué de vives réactions au sein de l’opinion publique des deux pays. Conclusion En définitive, il s’agit d’une fausse information. Le Bénin n’a pas procédé, de façon ciblée, à « une rafle de tous les mendiants nigériens à Cotonou ». De même, aucun dossier de rapatriement de ces personnes n’est programmé à l’heure actuelle. Actualités 03 avr. 2022


Département d’histoire à l’Uac : Pascal Zantou entre désormais dans le cercle des docteurs
Pascal Zantou est élevé au grade de Docteur au département d’histoire de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac). Devant un jury international présidé par Prof Romuald Tchibozo, il a soutenu sa thèse intitulée : « L’aide publique au développement à l’épreuve des stratégies des acteurs au Dahomey/Bénin : cas du Pnud (1974-2015) » par visioconférence et en présentiel, ce mercredi 30 mars à l’Uac. L’aide publique au développement (Apd) doit être repensée. Dr Pascal Assogba Zantou est arrivé à cette conclusion au terme de ses travaux de thèse sur le thème : « L’aide publique au développement à l’épreuve des stratégies des acteurs au Dahomey/Bénin : cas du Pnud (1974-2015) ». Sous la direction des professeurs Sébastien Sotindjo et Didier Houénoudé, il fait savoir dans un document de 352 pages, scindé en trois parties et huit chapitres que les orientations idéologiques, politiques et économiques influencent l’évolution de l’Apd au Bénin, que les stratégies des acteurs hypothèquent la pérennisation des acquis des projets, et que l’inefficacité des projets ainsi que d’autres facteurs plongent le pays dans des difficultés socioéconomiques. En se référant à l’année 1974, l’impétrant rappelle l’Accord-cadre intervenu entre le Pnud et le Dahomey, donc au lendemain de 1972 où le pays a fait l’option du marxisme-léninisme. Et également 2015 qui marque la fin des Objectifs du millénaire pour le développement, des Nations Unies, dont le Pnud a été une grande contribution. Mais, ces initiatives d'Apd n’ont pas permis au Bénin de sortir des sentiers battus. Globalement, selon l’impétrant, l’Aide n’a pas apporté le développement attendu, et la pauvreté est plutôt montée en flèche. Il relève à juste titre les stratégies des acteurs à savoir l’Etat, les collectivités décentralisées et la société civile, qui impactent négativement la conception, la mise en œuvre et les résultats de l’Apd. La solution de l’aide budgétaire Parlant des stratégies des acteurs intervenant dans l’Apd, l’impétrant fait observer que l’Etat fait recours à de la subversion pour contraindre le Pnud à ajuster ses stratégies et rester au cœur de l’action, pendant que les collectivités décentralisées font office de bons élèves auprès de l’institution onusienne pour faire face à la modicité de leurs ressources. La société civile choisit l’ancrage en vue de capter les ressources nécessaires à son fonctionnement. Le Pnud développe plusieurs stratégies en tant qu’acteur dominant, mais la stratégie la plus utilisée est la conservation. Nonobstant les cas de détournement de l’aide, l’Etat maintient sa tutelle vis-à-vis des acteurs de la société civile et des collectivités décentralisées pour voir transiter les ressources des partenaires par ses services. Et dans le cas d’espèce, le Pnud met en place une contre stratégie, installe ses propres services pour suivre de bout en bout les projets conçus pour les communautés mais qui ne sont pas forcément arrimés aux priorités nationales. Au finish, le coût de ces prestations se révèle plus onéreux, a relevé l’impétrant en soulignant que 30 % de l’aide au projet est attribué à l’assistance technique, dont 15 millions à l’expertise importée et 1 million aux experts nationaux. « La conséquence de ces stratégies, les projets mis en œuvre par le Pnud et les autres partenaires techniques ont été peu arrimés à l’arsenal de développement, et se sont montrés inefficaces à la fin. Nous avons également observé que les acquis desdits projets mis en œuvre sont peu ou non durables et les changements socio-économiques induits n’ont pas été structurels, ou l’ont été rarement. Ce qui ne règle donc pas les problèmes en profondeur… », a soutenu Dr Zantou. Face à un tel tableau, un État comme le Bénin devrait-il se passer de l’aide publique au développement. L’impétrant répond par la négative et indique que l’Apd doit être repensée, et ne doit surtout pas être un théâtre de démonstration de générosité. « Aucun pays au monde ne peut se passer de l’aide, mais sous sa forme actuelle qui consiste en ce que les partenaires viennent avec des projets prêts-à-porter, cela pose problème. Le projet, par nature, est une idée portée par des acteurs étrangers à une communauté, dans la perspective d’introduire des innovations dans cette communauté, afin de changer des modes de vie, des pensées… », a-t-il expliqué en plaidant pour l’aide budgétaire à travers laquelle le partenaire affecte les ressources au budget de l’Etat qui en use selon les priorités de l’année, quitte à faire plus tard une reddition de comptes. Le jury présidé par le professeur Romuald Tchibozo, a approuvé les fruits de recherches de Pascal Assogba Zantou, élevé ainsi au grade de docteur. Education 01 avr. 2022


Épargne sécurisée et à multiples avantages : Padme lance la tontine digitale Mivo
Bonne nouvelle pour les personnes physiques et morales désireuses de faire des épargnes fiables pour investir ou réaliser leurs projets. L'Association pour la promotion et l'appui au développement des micro-entreprises (Padme) a lancé, mercredi 30 mars dernier, un nouveau produit d'épargne. Il s'agit de la tontine digitale Mivo. C'est une solution numérique qui défie toute concurrence et qui accorde au souscripteur des avantages inédits. Un produit d'épargne sécurisé, facile d'accès et flexible; une solution digitale innovante; l'Association pour la promotion et l'appui au développement des micro entreprises (Padme) vient de lancer la tontine digitale Mivo. C'est un type d'épargne constitué journellement sous forme de mises collectées par les Agents collecteurs à l'aide d'un outil mobile appelé Terminal de paiement électronique sur une période préalablement définie, à des heures convenues avec le client ou le souscripteur. Cette épargne est ouverte à toutes les catégories de personnes notamment aux étudiants, aux paysans, aux éleveurs et pêcheurs, aux artisans et petits transformateurs, aux commerçants, aux prestataires de services, aux transporteurs, aux fonctionnaires et même aux entreprises individuelles de toutes formes juridiques et aux confessions religieuses de toute obédience. La tontine digitale Mivo favorise la sécurisation des économies, la réalisation des projets, la prévention des événements, l’accès à un crédit, le remboursement d’un crédit, la constitution d’un plan d’épargne ou d’un compte dépôt à terme. Littéralement traduite comme : "Soyez serein, soyez tranquille", la tontine digitale Mivo, selon Philippe Dahui, administrateur provisoire de Padme Bénin, vient garantir une tranquillité et une sérénité à tous les souscripteurs. C'est une initiative de grande portée, car non seulement elle marque la réponse de Padme aux défis modernes et aux besoins contemporains mais aussi elle vient acter la renaissance de Padme. « Dès ce jour, les agents de Padme vont descendre au marché Dantokpa et vers les populations et, progressivement, nous allons enrôler tous nos clients et toutes les personnes intéressées par cette tontine innovante », a déclaré le manager de Padme qui n’a pas manqué de saluer la précieuse collaboration avec les institutions bancaires. Une collaboration qui, selon Armand Ologoudou, conseiller technique chargé du suivi des projets structurants auprès du ministre d'Etat en charge de l'Economie et des Finances, devra se renforcer pour de meilleurs résultats. « L'association Padme a été créée en septembre 1993 avec pour mission d'amoindrir l'impact social des Programmes d'ajustement structurel (Pas) qui avaient cours à cette époque. Aujourd'hui, nous ne parlons pas de Pas mais le volet social de la mission de Padme demeure. Un volet social qui s'inscrit bien dans la vision du chef de l'Etat exprimée dans le Pag notamment celle d'accroître l'inclusion financière», a indiqué Armand Ologoudou. Avant de lancer officiellement le nouveau produit, il a salué la start-up Bft qui a su apporter une réponse pour la réalisation de cette inclusion financière, puis encouragé l'administrateur provisoire de Padme à poursuivre cette dynamique. Innovante et sûre La solution technologique qui sous-tend la tontine Mivo a été conçue par Bft, une start-up béninoise qui travaille avec plusieurs systèmes financiers décentralisés, et qui a bénéficié des fonds d'appui publics en vue de faciliter, à travers des solutions digitales, l'accès des ménages aux services financiers décentralisés. A en croire Amos Amour Avocè, directeur général de Bft, la sécurité est l'un des aspects sur lesquels Padme n'a pas lésiné. En outre, la société 2Snd a été mandatée pour une veille permanente des systèmes de sécurité. Edouard Sèhlin, directeur de cabinet du ministre en charge des Petites et moyennes entreprises, est heureux de constater que Padme retrouve ses lettres de noblesse en lançant un produit innovant dont la technologie a été mise en place par une structure privée béninoise soutenue par les fonds publics. La souscription à la tontine digitale Mivo peut se faire tous les jours et la tontine peut démarrer n’importe quel jour du 1er au 31 du mois. La tontine s’étale, en effet, sur 31 jours, quelle que soit la périodicité de cotisation choisie. La périodicité de retrait est donc mensuelle et il faut un dépôt minimum de 300 F Cfa par jour. Ce nouveau produit donne la possibilité de faire des avances sur tontine et des crédits sur tontine en l’occurrence des crédits agricoles individuels ou collectifs, des crédits de groupes de solidarité. Mieux, la tontine Mivo est sans frais d’adhésion et donne droit au support d’opérations qu’est la carte numérique NFC. Tous les livrets d'épargne sont en effet dématérialisés et remplacés par des cartes numériques ayant une validité de cinq ans. Société 01 avr. 2022


Nouvelles techniques d’arrimage des marchandises sur les camions : Des transporteurs et conducteurs formés à Bohicon
Des transporteurs, conducteurs de camion et apprentis du département du Zou ont pris part, les 29 et 30 mars à Bohicon, à une formation sur les techniques d’arrimage des marchandises sur les camions. L’objectif est de leur transmettre les nouvelles méthodes en la matière. Organisé par l’Agence nationale des transports terrestres (Anatt) en collaboration avec la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) avec l’appui de l’Agence belge de développement (Enabel) à travers son projet Pasport, cet atelier de formation a regroupé transporteurs, conducteurs et apprentis pour les renforcer en matière d’accessoires et de méthodes d’arrimage en cours dans le secteur. Cette série de formations vise à former les acteurs des transports routiers de marchandises, notamment les transporteurs, les conducteurs de véhicules lourds et leurs apprentis sur les principes, les techniques et méthodes d'arrimage des charges. Le résultat escompté est la sécurisation des personnes et des marchandises sur les corridors de transit des marchandises débarquées au Port de Cotonou et par ricochet de rassurer les clients du Port de Cotonou et ainsi contribuer à l'amélioration de sa compétitivité. Pour cette série de formations, il a été adopté une approche qui garantit une bonne internalisation et une bonne application des apports théoriques. Cette approche dénommée Parcours d'acquisition de compétences (Pac) prévoit après la formation une phase C qui permet de faire un suivi des bénéficiaires dans leurs milieux de travail pour l'application effective des notions théoriques acquises lors de la formation. C’est dire que le Bénin a fait désormais l’option du code de bonnes pratiques sur l’arrimage sécurisé des marchandises sur les camions pour remédier au manque de directives générales destinées aux professionnels du transport de marchandises par route. L’adoption des bonnes pratiques vise à limiter un tant soit peu les accidents lors du chargement, du déchargement et du transport des charges d’une ville à une autre. Sans oublier non plus les pertes liées aux marchandises et véhicules endommagés ou accidentés. Motivation Mercredi dernier, à la clôture des travaux de cette formation, Hervé Corbel, coordonnateur du projet Pasport de Enabel, a rappelé que, dans le cadre de la mise en application effective de ce Règlement, s'est tenue en juillet 2019 à Ouagadougou, la réunion des experts des Etats membres de l'Uemoa, du Ghana et de la Guinée. L'une des recommandations fortes formulées à l'endroit des Etats par les participants est la poursuite de la formation des acteurs des transports routiers de marchandises. Au nombre des problèmes en matière de transport terrestre de marchandises, figurent les nombreux accidents de travail, la dégradation des infrastructures routières, le retard dans la livraison des marchandises aux clients du Port de Cotonou et ayant pour origine un mauvais arrimage des marchandises sur les camions, impliquant le chauffeur et/ou ceux qui chargent ou déchargent la marchandise. Tenant compte de cette problématique qui renforce l'insécurité sur les corridors de transit des marchandises débarquées au Port de Cotonou, et qui entache sa compétitivité, le projet Pasport de Enabel a retenu au nombre des appuis au profit de l'Anatt, le renforcement des capacités des acteurs impliqués dans le transport des marchandises, sur les techniques de leur arrimage sur les camions. Dans ce cadre, il est organisé un parcours d'acquisition des compétences au profit desdits acteurs via la mobilisation d'une consultance. A cet effet, il est organisé une série de formations inscrites dans la phase B dudit Parcours d'acquisition de compétences (Pac) pour les bénéficiaires de Malanville, Parakou, Djougou, Bohicon et Cotonou. Quant aux autres responsables présents à cette formation, ils ont surtout réaffirmé leur reconnaissance à Enabel qui a appuyé cette formation. Ainsi, tour à tour, Albert Dégbey, directeur du cabinet d’études Cecam ayant formé les participants, Auguste Adjovi, représentant de l’Anatt, Razack Yessoufou, représentant la Ccib ont dit leur satisfaction face à cette démarche qualité qui permet aux différents acteurs du secteur de s’adapter aux nouvelles notions d’arrimage des marchandises. Il faut signaler qu’à l’issue des travaux, les participants ont effectué une descente sur le parking des gros porteurs de Bohicon pour des observations relatives aux nouvelles notions acquises au cours de cette formation. Société 01 avr. 2022


Sommet des sourds africains : Emmanuel Yorou Sounon élu secrétaire général
Emmanuel Yorou Sounon, conseiller politique du parti Moele-Bénin, est élu secrétaire général du Fonds africain pour les sourds. Sa désignation a été entérinée au cours du Sommet des sourds africains tenu à Brazzaville au Congo. Les participants à ce sommet ont suivi plusieurs communications. La première porte sur le thème : ‘’Vie associative et militantisme politique face aux défis de l'inclusion des sourds en Afrique : Cas de Moele-Bénin’’. La deuxième communication a trait à ‘’L’importance de la langue des signes pour l'éducation des enfants sourds’’ et la dernière communication parle de ‘’Surdité et emploi, une équation à mille inconnues’’. Ces trois thèmes ont été respectivement développés par Emmanuel Yorou Sounon, délégué du Bénin et conseiller politique de Moele-Bénin, Ane Kossi Ametepe, délégué du Togo et Dona Belibi, déléguée du Cameroun et ingénieur des mines. Notons que ces trois délégués sont tous des sourds. Ce sommet a aussi connu l'exposition des articles réalisés par des professionnels sourds. Le Bénin y a exposé les œuvres du virtuose Sogan T. Wenceslas qui est un militant du parti Moele-Bénin. Actualités 01 avr. 2022


Djamel Belayachi à propos des Infox : « Le fact-checking est un défi pour tout le monde »
Le monde entier commémore, ce 2 avril 2022, la Journée internationale du fact-checking, un ensemble de pratiques et d’outils de vérification de l’information. Djamel Belayachi, journaliste pour Les Observateurs de France 24, revient ici sur l’enjeu et le défi, aussi bien pour les médias que pour le citoyen. La Nation : Quel est l’enjeu autour du fact-checking ? Djamel Belayachi : A Les Observateurs de France 24 qui est un média participatif, nous menons des enquêtes à partir d’informations qui sont signalées par des citoyens de par le monde. Ils nous envoient des photos et des vidéos, sur lesquelles nous menons des enquêtes. Mais depuis quelques années, nous nous sommes rendu compte que dans le lot des images sur lesquelles ils nous demandaient d’enquêter, il y avait beaucoup d’images sorties de leur contexte et qui sont fausses. C’est ce qui nous a poussés à créer une nouvelle rubrique qui s’appelle « Info Intox », qui est une rubrique de fact-checking. Cette rubrique est devenue un volet important de notre travail. L’enjeu pour nous, c’est éducatif. On a senti la nécessité d’éduquer surtout les jeunes au média. Aujourd’hui, ce ne sont plus les médias classiques que nous avons connus il y a 20, 30 ans : les chaînes de télévision, les radios et la presse écrite, mais des médias (officieux) sur Internet et sur les réseaux sociaux. Il y a un nombre important de personnes qui postent sur Tweeter, Facebook, WhatsApp. Il y a des gens qui publient aussi sur Instagram et différentes plateformes. Un nombre très important d’images circulent sur les réseaux sociaux, et il arrive souvent que des citoyens consomment ces informations comme si elles étaient vraies. Donc, c’est là que le rôle du journaliste devient primordial pour dire attention, ces médias ne sont pas des organes de presse, des journalistes. Ce sont des informations qui ne sont pas vérifiées. D’où la nécessité d’insister auprès du public, par exemple auprès des lycéens qui utilisent beaucoup les réseaux sociaux, pour leur aspect ludique comme actuellement Tik Tok qui est un média très partagé par les lycéens et étudiants. Il faut donc les sensibiliser à la nécessité de vérifier les images qu’ils reçoivent et de ne pas systématiquement les partager. On sait que ce sont surtout les journalistes qui sont engagés dans la lutte, mais en quoi le citoyen peut aussi s’approprier les outils du fact-checking pour réduire la portée d’une fausse information qui circule ? Je vous donne un exemple concret. Quand nous faisons les sujets pour déconstruire une fausse information, que ça soit dans un article, dans le cadre de notre mission ou d’un sujet vidéo, au-delà du fait de dire attention cette vidéo est fausse, on explique toujours comment nous sommes parvenus à découvrir qu’une information est fausse. Donc, nous donnons toujours des outils. Par exemple, on peut dire : voilà, ici, nous avons utilisé la recherche d’image inversée, et voici comment on effectue une recherche d’image inversée. Parce qu’au final, ce sont des outils qui ne sont pas très compliqués à maîtriser et qui sont en accès libre. Tous les citoyens peuvent se les approprier et les utiliser pour vérifier. Donc, premièrement, on insiste sur le réflexe : ne jamais partager une information si elle n’est pas vérifiée et avérée, et deuxièmement nous montrons comment faire pour vérifier. Avec la menace des fausses informations, est-ce que le fact-checking sera à la fois un défi pour les journalistes et les citoyens ? Oui ! Moi, je dirai que c’est un défi pour tout le monde surtout pour l’avenir parce que malheureusement, les fausses informations qui circulent sur les réseaux sociaux peuvent avoir des répercussions dans la vie réelle. Il faut faire attention surtout aux discours de haine, aux fausses informations qui peuvent inciter à la haine contre une communauté religieuse, ethnique, etc. Donc, pour tout ce qu’on sent derrière qu’il y a un discours de haine, il faut faire très attention et vérifier, et ne pas partager. Société 01 avr. 2022


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