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Nouvelles

Artisanat/Analyse des résultats du recensement : Des chiffres qui donnent raison à l’Exécutif
Le secteur de l’artisanat s’est résolument engagé dans la voie de la modernisation. Le recensement complémentaire des artisans béninois a permis d’enrôler 211 217 nouveaux acteurs, portant l’effectif total d’artisans inscrits dans la base à 452 246 personnes. En Conseil des ministres, mercredi 9 février dernier, des instructions ont été données pour la poursuite du processus jusqu’à son aboutissement. De beaux jours s’annoncent à l’horizon pour les artisans du Bénin. Le recensement national des artisans initié par le ministère des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’emploi le présage. A la suite d’une première opération de recensement qui s’est déroulée du 27 février au 17 mars 2019 sur toute l’étendue du territoire national et qui a généré un effectif global de 241 029 artisans, la décision d’un recensement complémentaire a été prise au cours du Conseil des ministres du 14 juillet 2021. Ce recensement complémentaire s’est déroulé sur toute l’étendue du territoire national du 23 août au 16 septembre 2021 et a permis d’enrôler 211 217 nouveaux acteurs. Cette décision est intervenue suite au plaidoyer des artisans qui entendent bénéficier des avantages inhérents à cette réforme, notamment les formations à délivrer dans le cadre de l’Assurance pour le renforcement du capital humain (Arch), à l’ensemble des acteurs du secteur. Tout comme le premier, le recensement complémentaire des artisans vise à les identifier de façon exhaustive en collectant les informations professionnelles nécessaires à leur inscription au registre biométrique des métiers. Et ceux d’entre eux qui remplissent les conditions, bénéficieront de la carte professionnelle biométrique. Dans son message aux artisans, la veille du démarrage de l’opération, le ministre des Petites et moyennes entreprises et de la promotion de l’Emploi, Modeste Kérékou, leur rappelle que cette seconde chance qui leur est accordée, est exceptionnelle. Parmi les quatre réformes prévues pour le secteur des Petites et moyennes entreprises, de l’artisanat et de l’emploi des jeunes, dans le Programme d’action du gouvernement 2021 2026, l’Exécutif poursuivra le développement de la deuxième phase du secteur de l’artisanat. A l’issue de ces deux opérations, il y a 452 246 personnes provenant des huit branches d’activités répertoriées dans le secteur qui, progressivement, tend à se structurer pour faire face à ses défis. Conformément à la feuille de route, la suite conduira à la mise en place de la Chambre des métiers de l’artisanat du Bénin Actualités 11 févr. 2022


Visite à Glo-Djigbé – Zè : Le corps diplomatique impressionné par la zone industrielle
Les ambassadeurs et consuls accrédités au Bénin étaient, hier jeudi 10 février, sur le site de la Zone industrielle de Glo Djigbé – Zè pour découvrir cette infrastructure innovante. Au tour des membres du corps diplomatique de découvrir les réalités de la Zone industrielle de Glo-Djigbé – Zè, hier jeudi 10 février. Ambassadeurs et consuls honoraires ont été admiratifs des réalisations présentées à travers les exposés et la visite pratique sur les 400 hectares mis en valeur sur un total de 1640 hectares prévus pour le parc industriel. L’ambassadeur du royaume du Maroc au Bénin, comme bien d’autres, est tombé sous le charme de ce qui sera bientôt le cœur de l’économie du Bénin. « Nous sommes impressionnés par le travail colossal fait en si peu de temps. Nous constatons la concrétisation de la vision du président Patrice Talon concernant l’industrialisation du Bénin. C’est le meilleur choix qu’un gouvernement puisse faire», a déclaré Rachid Rguibi. Les ambassadeurs n’ont pas manqué de demander des précisions sur les différentes explications fournies par Laurent Gangbès, directeur général de l’Agence pour la promotion des investissements et Létondji Béhéton, directeur général de la Société des investissements et de la promotion de l’industrie. « Qu’en est-il de la définition d’un salaire minimum pour les travailleurs de la zone ?», « Quelle est la procédure administrative à suivre pour s’installer dans la zone ? », « la liste des secteurs d’activités présentée est-elle limitative», « quel est le niveau de production en carbone de la zone ? », … Une série de questions qui montre l’intérêt de ce public particulier pour le parc industriel naissant. Et ils ont eu les réponses adéquates de la part de leurs deux principaux interlocuteurs pour assouvir leur soif. Selon les développements, une centrale solaire sera installée sur 1200 autres hectares annexés à la superficie dédiée aux industries. Ce qui rendra la zone neutre en carbone. Aussi, des démarches sont en cours pour que la loi créant la zone économique spéciale soit modifiée afin de fixer un salaire minimum pour les travailleurs. Toutes choses qui permettront aux entreprises d’exporter sur les marchés les plus rentables notamment l’Union Européenne et les Etats-Unis. Autre réponse: les investisseurs intéressés par la zone peuvent s’adresser à l’Agence de promotion des investissements et des exportations (Apiex) ou se rendre sur le site de la Gdiz pour avoir toutes les informations sur les facilités et procédures administratives. D’ailleurs, précise Laurent Gangbès, la Caisse nationale de sécurité sociale et les services de l’immigration sont déjà installés. Les impôts, la douane, la direction du travail, la police et toutes les administrations pouvant être utiles aux investisseurs sont en cours d’installation. « C’est le projet de la vie du Bénin. Nous ferons tout pour qu’il réussisse car derrière lui, il y a la vie de milliers de femmes et hommes», conclut le directeur général de l’Apiex. Il le dit parce que la Gdiz, c’est 500 millions de dollars d’accords déjà conclus avec une vingtaine d’entreprises qui pourront s’installer en régime de promotion des échanges intracommunautaires ou en régime d’exportation, 20 000 emplois pour les premières années et 300 000 emplois à l’horizon 2030, l’augmentation de la production manufacturière de 500 %, des mesures fiscales et douanières aux entreprises, A Létondji Béhéton d’ajouter que ce projet est « l’illustration de ce qui est possible quand l’Etat et le secteur privé se mettent ensemble pour trouver des solutions aux problèmes ». Actualités 11 févr. 2022


Exposition publique à la présidence du Bénin : Le chronogramme et les informations pratiques dévoilés
L'exposition publique annoncée au lendemain du retour des biens culturels aura lieu à la présidence de la république du Bénin du 20 février au 22 mai. Organisée autour du thème : "Art du Bénin d'hier et d'aujourd'hui : de la restitution à la révélation", elle sera gratuite. En prélude à cet événement, le public est invité à faire sa réservation en ligne à partir du 15 février 2022. Chronogramme Ouverture au public : Du dimanche 20 février au dimanche 22 mai 2022 Horaires et jours de visite - Jeudi et vendredi de 15h30 à 18h30 - Samedi et dimanche de 10h à 18h30 - Une nocturne mensuelle événementielle chaque dernier samedi du mois de 19h00 à 22h00 Actualités 10 févr. 2022


Cour suprême : Sept nouveaux juges dans les chambres administrative et judiciaire
Sept magistrats ont été officiellement installés dans leurs nouvelles fonctions de conseillers à la Cour suprême. Le serment de chacun de ces juges nommés en Conseil des ministres du mercredi 8 décembre 2021, a été reçu, ce mercredi, par la cour suprême réunie en audience solennelle. Les magistrats Marie-Josée Nougbognon Pathinvoh; Edah Kendé-Dahouè ; Abdou-Moumouni S. Gomina ; Makponsè Gervais Déguénon; Badirou Olatoundji Lawani; Ismaël Anselme Sanoussi et Cossi Gbédolo Bertin Millefort Quenum sont désormais en plein dans leurs nouvelles charges de conseillers à la Cour suprême. Nommés par décret n°2021-662 du 8 décembre 2021, ils ont prêté serment, ce mercredi 9 février, devant la Cour suprême qui les a ensuite installés dans leurs fonctions conformément aux dispositions de l’article 10 de la loi n°2004-07 du 23 octobre 2007 portant composition, organisation, fonctionnement et attributions de la Cour suprême. Main droite levée, ils ont chacun juré de bien et fidèlement remplir leurs nouvelles fonctions, de les exercer en toute impartialité dans le respect de la Constitution et des lois, de garder le secret des délibérations et des votes, de ne donner aucune consultation à titre privé, de ne prendre aucune position publique sur les questions relevant de la compétence de la cour, et de se conduire en tout en digne et loyal magistrat. Le serment a été reçu par la Cour de céans présidée par Victor Adossou, président de la Cour suprême. Ce dernier a renvoyé les sept magistrats à l’exercice de leurs nouvelles fonctions. Sans dévoiler un secret, le président de la Cour suprême a informé que la majorité d’entre eux sera envoyée à la chambre judiciaire où il y a beaucoup de défis à relever avec un stock de 428 procédures, toutes natures confondues. Au regard de ce nombre important de dossiers en attente au niveau de cette chambre, Victor Adossou leur fait savoir qu’ils n’auront pas de temps d’observation. Ils doivent se mettre rapidement à la tâche aux côtés d’Innocent Avognon, président de la chambre judiciaire auprès de qui ils auront beaucoup à apprendre. Le président de la Cour suprême dit compter sur les nouveaux conseillers pour voir relevés les défis du temps de la chambre judiciaire où toutes les questions sociétales ne cessent de remplir les prétoires. Quant au reste des sept nouveaux conseillers, ils seront mis à la disposition de la seconde chambre de la Cour suprême, c’est-à-dire la chambre administrative. Ici, il y a aujourd’hui un stock de 107 dossiers, toutes phases de procédures considérées. Le président de la cour su-prême a invité ceux qui y seront envoyés à mettre leur technicité et leurs nombreuses années d’expériences dans l’œuvre de justice au service de cette chambre en pleine reconstruction. Selon Victor Adossou, la réalisation de sa vision pour une justice béninoise prévisible, lisible, visible, transparente et dont les décisions sont rendues dans un délai raisonnable dépend des réalités au niveau des deux chambres de son institution. Le président de la Cour suprême félicite le président de la République, Patrice Talon pour avoir décidé de solutionner un tant soit peu la question de déficit en conseillers à la cour suprême. Mais avant Victor Adossou, c’est d’abord le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé qui, dans ses réquisitions, a félicité les nouveaux conseillers pour leur promotion, le couronnement de leurs efforts au service du droit et de la justice à leurs différents postes antérieurs.   Rémy Yao Koko installé président de la chambre administrative Le magistrat Rémy Yao Koko est le nouveau président de la chambre administrative de la Cour suprême. Il a été officiellement installé dans ses fonctions ce mercredi. Rémy Yao Koko succède désormais à Victor Adossou qui aura passé cinq ans à ce poste avant d’être promu depuis mars 2021, président de la Cour suprême. Victor Adossou dit se réjouir de la brillante nomination du nouveau président de la chambre administrative qui connait bien la maison pour avoir été un de ses collaborateurs en tant que président de section. Il invite Rémy Yao Koko à donner le meilleur de lui-même pour relever les challenges liés à ce poste. Le président de la Cour suprême conseille le nouveau patron de la chambre administrative de faire preuve de doigté, de finesse, de perspicacité et d’être rassembleur pour la réussite de sa mission. Victor Adossou invite Rémy Yao Koko à prioriser une approche participative en associant à son œuvre tous les acteurs à divers niveaux de sa chambre. Il n’a pas manqué de féliciter Etienne Fifatin pour le travail titanesque qu’il a abattu dans l’assainissement du stock de dossiers en attente en si peu de temps où il a assuré son intérim à la tête de cette chambre. Le procureur général près la Cour suprême, Onésime Madodé a aussi salué le riche parcours du nouveau président de la chambre administrative de la Cour suprême avant de lui souhaiter un fructueux mandat. Dassoundo Pierre Ahiffon investi avocat général Le parquet général près la Cour suprême s’est étoffé d’un nouvel avocat général. Il s’agit de Dassoundo Pierre Ahiffon. Il a été officiellement installé ce mercredi, après sa prestation de serment devant la cour suprême réunie en audience solennelle. Cette installation fait suite à la nomination de ce dernier par décret n°2021-662 du 8 décembre 2021. Recevant son serment, le président de la cour de céans, Victor Adossou a loué la qualité du nouvel avocat dont il a vu lui-même les talents depuis 2012 où il a voulu le mettre dans son équipe lors de sa tentative manquée à l’élection du bureau de l’Union nationale des magistrats du Bénin (Unamab). Le président de la Cour suprême trouve que Dassoundo Pierre Ahiffon sera d’un grand appui pour le parquet général près la cour. Avant sa nomination, il a été notamment procureur général près la cour d’appel de Cotonou, procureur général près la cour d’appel d’Abomey-Calavi et procureur de la République près le tribunal de première instance de Porto-Novo. Victor Adossou présente Dassoundo Pierre Ahiffon comme un fin connaisseur du ministère public sur qui peut compter désormais le Parquet général près la cour suprême dirigé par Onésime Madodé. C’est d’ailleurs ce dernier qui a lu les réquisitions du ministre en charge de la Justice, Séverin Quenum sur les qualités du récipiendaire qui fait ses preuves à la magistrature depuis 2003.   Actualités 10 févr. 2022


Mounkaila Goumandakoye sur les changements climatiques : « L’Afrique doit s’engager dans une transition… »
Les changements climatiques, une des menaces majeures, interpellent toute l’Afrique. Mounkaila Goumandakoye, secrétaire exécutif de l’Organisation pour l’Environnement et le Développement durable (Oedd)en dévoile les enjeux. L’ancien directeur de Onu Environnement est intervenu lors d’une conférence organisée, le 8 février 2022, par le Réseau des médias africains pour la promotion de la santé et l’environnement (Remapsen). La Nation : Dans un contexte de changements climatiques, quels sont les défis pour l’Afrique ? Mounkaila Goumandakoye: Le dérèglement climatique pose des défis redoutables à l’Afrique dont la population est passée de 100 millions d’habitants environ en 1900 à 1, 4 milliard d’habitants de nos jours. Les changements climatiques associés à la dégradation des terres peuvent causer la perte de plus de la moitié des terres arables d’ici 2030, exacerbant l’insécurité alimentaire et la pauvreté. La bande sahélienne est particulièrement concernée, mais également la corne de l’Afrique. Toutes les régions, à un degré ou à un autre, seront affectées par les sècheresses ou les inondations. Dans son rapport sur l’état du climat en 2020, l'Organisation météorologique mondiale (Omm) indique que les changements climatiques peuvent entraîner jusqu’à 3% de baisse supplémentaire du Pib d’ici 2050. Ceci est d’autant plus alarmant que la pression démographique va croissante, avec une population qui atteindra 2,5 milliards d’habitants en 2050 et 4 milliards en 2100. En Afrique, la grande dépendance des populations à l’agriculture (plus de 90 % des activités agricoles reposent sur les précipitations.) et à la pêche, notamment, accroît la vulnérabilité des pays aux changements climatiques. Les conséquences du réchauffement climatique sont multiples. Les effets sur la santé sont dus aux chaleurs extrêmes, à l’accroissement des maladies à transmission hydrique ou celles véhiculées par les insectes notamment le paludisme et la dengue, à la malnutrition et à la sous-alimentation qu’engendre l’insécurité alimentaire. À ces effets, s’ajoutent aussi les pathologies respiratoires liées à la pollution atmosphérique (augmentation de la teneur en ozone en raison des hausses de températures ou augmentation des suspensions dans l’air due à la sècheresse et à la dégradation des terres). Par ailleurs, le niveau moyen des océans a augmenté de 20 cm entre 1901 et 2018 et une augmentation du niveau de la mer allant jusqu’à 5 mm/an est observée dans plusieurs pays africains à façade maritime avec de plus grandes menaces sur les Etats insulaires comme les Seychelles, Madagascar ou l’Île Maurice. Les changements climatiques entraînent des perturbations dans les grands équilibres écologiques, conduisant à la raréfaction des ressources. La compétition pour l’accès à ces ressources, notamment aux terres arables, à l’eau, aux pâturages, engendre ou accentue les conflits. Les déplacements de populations sont aussi induits par les inondations, les tempêtes ou les sècheresses. On estime que 12% de tous les nouveaux déplacements de populations dans le monde au cours des deux dernières années se sont produits dans la corne de l’Afrique et l’Est du continent avec plus de 1, 2 million dus aux catastrophes naturelles. En 2020, le continent a connu de graves inondations avec des pertes en vie humaine ou des déplacements de populations notamment au Soudan, au Soudan du Sud, en Éthiopie, en Somalie, au Kenya, en Ouganda, au Tchad, au Nigeria, au Niger, au Bénin, au Togo, au Sénégal, en Côte d’Ivoire, au Cameroun et au Burkina Faso. Quelles sont les potentialités dont dispose le continent ? L’Afrique recèle un potentiel énorme en ressources humaines et en ressources naturelles qui, valorisées, constituent des atouts majeurs pour faire face aux changements climatiques et engager une croissance économique et sociale selon une trajectoire vertueuse qui assiéra les bases réelles d’un développement durable effectif. Il importe pour l’Afrique de sortir des modèles de développement dits de « business as usual » pour s’engager résolument dans un processus de transition vers une économie verte qui repose sur des investissements qui assurent une production efficiente des biens et des services à travers une meilleure efficacité de l’utilisation des ressources naturelles à court, moyen ou long termes. L’exploitation de nos ressources ne doit pas engendrer d’impacts négatifs sur l’environnement comme les pollutions, la dégradation des terres ou la perte de biodiversité. Elle doit veiller au bien-être de tous les citoyens dans la durée et l’équité. Il s’agira pour l’Afrique de valoriser son gigantesque potentiel en énergies renouvelables (hydraulique, solaire, éolienne et géothermale) pour satisfaire ses besoins en électricité et participer aux efforts d’atténuation. À titre illustratif, le continent dispose d’une capacité de génération solaire pouvant atteindre plus de 10 000 GW. Il faudra valoriser les ressources forestières dont le Massif forestier du Congo qui constitue un des poumons de la planète et un puits de gaz à effet de serre de même que les grandes étendues de terres arables représentant 25% des terres fertiles mondiales. Selon la Banque africaine de Développement, en usant de pratiques agricoles intelligentes face au climat, le continent pourrait multiplier par 3 sa production agricole passant de 280 milliards de dollars américains à 880 milliards d’ici à 2030 ; son grand potentiel en eau de surface et en eaux souterraines ainsi que les autres diverses ressources naturelles dont regorge le continent. Que faire alors? La mise en œuvre de la Convention de lutte contre les changements climatiques et de l’Accord de Paris exige que les volontés nationales s’expriment à travers ce qu’il a été convenu d’appeler les Contributions déterminées au niveau national (Cdn). Ces Cdn indiquent les engagements volontaires de chaque pays à réduire les émissions de gaz à effet de serre et à engager des actions appropriées d’adaptation. Les pays développés avaient par ailleurs pris l’engagement de mobiliser des ressources financières à hauteur de 100 milliards de dollars américains qui tardent à être mis à la disposition des pays dans leur intégralité. Des mécanismes de financement comme le Fonds vert climat sont venus s’ajouter à des mécanismes existants comme le Fonds pour l’environnement mondial (Fem) et le Fonds d’adaptation entre autres. Des initiatives ont été en outre engagées pour aider au renforcement des capacités notamment à travers le Centre des Technologies sur le Climat. La réussite dans l’action de lutte contre les changements climatiques requiert des réponses politiques, techniques, scientifiques, financières et économiques que l’Afrique devra engager en mobilisant avant tout ses propres ressources et capacités aux niveaux local, national et régional. Bref : Fenêtre Verte Ecologie: Cinq plantes sauvages prioritaires à valoriser Les plantes oléagineuses sauvages sont des espèces utilisées pour l’alimentation, les cosmétiques, les nutraceutiques et la médecine. Au Bénin, leur importance est encore peu documentée. Une étude publiée le 5 février 2022 dans la revue SciencesDirect a identifié les espèces prioritaires à valoriser au Bénin. Un total de 36 espèces de plantes oléagineuses sauvages appartenant à 25 familles botaniques a été enregistré. Ces espèces ont été identifiées comme des ressources importantes pour atténuer la pauvreté et l’insécurité alimentaire dans les communautés et comme des facteurs potentiels pour le développement du secteur des oléagineux au Bénin. Les résultats ont montré que les huiles extraites des graines servent à des fins médicinales (49,25 %), alimentaires (29,85 %), cosmétiques 17,91 %) et combustibles (2,99 %), et que ni le sexe ni la profession principale ne définissent la connaissance de la diversité de ces espèces. Les cinq espèces d’huile sauvages prioritaires pour la valorisation au Bénin sont : Balanites aegyptiaca (L.) Delile, Ricinodendron heudelotii (Bail.), Lophira lanceolata Tiegh. ex Keay, Sesamum indicum L. et Cleome gynandra L. La publication scientifique porte la signature de plusieurs chercheurs dont les professeurs Achille Assogbadjo et Romain Glèlè Kakaï. Baobab : Opportunités et défis de conservation au Bénin Une étude publiée dans la revue Journal of Arid Environments, Volume 198 de mars 2022 s’est intéressée au baobab africain. On y retient trois leçons : la distribution de l’espèce a été influencée par des facteurs climatiques et pédologiques. Les modèles ont montré une grande stabilité des zones appropriées pour le baobab africain dans le futur. La conservation in situ et ex situ est cruciale pour les populations de baobabs africains. L’étude menée par des chercheurs béninois a permis d’évaluer la distribution actuelle du baobab et de prévoir l’impact probable du climat futur. Il est prévu que certaines zones protégées ne conservent pas efficacement l’espèce à l’avenir. Nous pensons que les mesures de conservation ex situ et in situ contribueront à maintenir la population de baobabs africains à l’avenir. Onu Environnement: La 5e session prévue pour le 28 février La cinquième session de l’Assemblée générale des Nations unies pour l’environnement aura lieu, en présentiel et en ligne, à Nairobi du 28 février au 2 mars 2022. Ce sera autour du thème : «Renforcer les actions en faveur de la nature pour atteindre les objectifs de développement durable». Ce thème souligne le rôle central que joue la nature dans nos vies et dans le développement durable social, économique et environnemental. Cette session sera l’occasion pour les États membres de partager les meilleures pratiques en matière de durabilité. Elle créera une dynamique pour que les gouvernements s’appuient sur les efforts environnementaux multilatéraux et en catalysent l’impact afin de protéger et de restaurer le monde naturel dont dépendent nos économies et nos sociétés. Environnement 10 févr. 2022


Lancement du Fiff Cotonou 2021 : Cinq jours pour promouvoir les femmes passionnées de cinéma
La deuxième édition du Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou a démarré, mardi 8 février dernier. Placée sous le thème « Regard du cinéma africain sur le pouvoir économique de la femme rurale », cette édition se veut un cadre idéal d’échanges, de réflexions, de découvertes et d’apprentissage à travers une série d’activités. Le rideau est levé depuis ce mardi 8 février sur la 2e édition du Festival international des films de femmes (Fiff) de Cotonou. Durant cinq jours, une série d’activités sera organisée. De la soirée des amazones à la cérémonie de clôture en passant par la conférence-débat et les projections, ce festival reste une opportunité pour promouvoir et faire avancer les droits des femmes, notamment celles rurales. Les festivités ont démarré par la projection d’un film documentaire dénommé « Quand les caméras s’éteignent » et qui présente les femmes actrices béninoises dans l’exercice de leur métier et dans leur vie privée. Cornélia Glèlè, directrice de l’Association ‘’EcranBénin’’ a plaidé d’une part, pour toutes les filles qui, au nom de la culture ou à cause de la précarité, n’ont pas la chance de développer leur plein potentiel ou de concrétiser leur rêve et d’autre part, pour toutes les femmes qui se heurtent quotidiennement à des obstacles en raison de la discrimination fondée sur le genre sans oublier celles qui, sous le poids de la tradition peinent encore à faire entendre leur voix pour opérer des choix personnels en matière de santé reproductive. Tout en reconnaissant la faible représentativité des femmes dans le sous-secteur du cinéma, Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, note qu’il s’avère important de changer la donne. Elle présente les résultats de plusieurs études réalisées en Amérique et en Europe. Ces résultats montrent, à l’en croire, que dans les films, les femmes sont globalement moins présentes et très moins représentées dans les positions de pouvoir. Elle ajoute qu’en Afrique, le constat est plus amer. L’autorité ministérielle déclare que l’initiative du Fiff s’inscrit dans le cadre de la vision du chef de l’Etat qui fait de l’art, un facteur essentiel de développement de l’économie. « Pour ma part, mettre en lumière les femmes rurales dans leur diversité, à travers une production cinématographique entre dans les perspectives de mon secteur qui mène actuellement des actions pour mettre en valeur, le travail des groupements de femmes rurales qui nourrissent l’économie rurale de notre pays », fait-elle savoir. Elle a tenu à féliciter les initiateurs du Fiff qui ont décidé de changer les choses en matière d’inégalité entre les hommes et les femmes. Culture 10 févr. 2022


Formation aux métiers du numérique : Des opportunités offertes aux jeunes
A l’ère de la digitalisation, des opportunités s’offrent aux jeunes en termes de renforcement de capacités pour une insertion dans le milieu de l’emploi. Le vent de la digitalisation n’épargne plus aucun secteur d’activité. Une maîtrise des outils du numérique devient donc un passage obligé, non seulement pour performer, mais aussi dans la perspective de s’installer à son propre compte. Telle a été la substance du message du directeur général de Vidéo Leader, Didier Toulassi, face à un parterre de personnalités, d’étudiants, et de parents. «Aujourd’hui, nous sommes face à trois grandes menaces à savoir, le chômage, la Covid-19, et la digitalisation. Ces menaces mettent l’homme à genoux. Plus que jamais, nous sommes confrontés aux licenciements, aux fermetures d’entreprises et autres. C’est pourquoi, nous affirmons que si quelqu’un ne se digitalise pas aujourd’hui, d’ici cinq ans, cette personne risque de disparaître », a indiqué Didier Toulassi. A l’en croire, il urge de se faire former dans cinq différentes branches pour répondre aux défis de l’heure. Il s’agit notamment d’acquérir des connaissances en matière de réalisation de visuels, de création de site web, de gestion des outils de réunion en ligne. D’où le concept de Dbm, qu’il a inventé comme un complément de compétences pour les acteurs de divers secteurs d’activités. « Que vous soyez agronome, médecin, technicien, journaliste, secrétaire de direction, cadre de l’administration, Dbm s’offre comme une opportunité, qui permet de conjurer les sorts de licenciement et de fermeture d’entreprise… », a-t-il fait savoir. Lors des échanges qui ont suivi la communication de Didier Toulassi, plusieurs participants ont exprimé leur intérêt pour le sujet. « Certes, nous avons des diplômes, mais certains atouts notamment dans le domaine du numérique, nous font défaut. J’ai fermé l’une de mes entreprises à cause de ces lacunes. Je ne connais pratiquement rien du monde digital. Je vais donc saisir cette opportunité de formation », a déclaré Gloria Allognikou. Société 10 févr. 2022


Numérique et digitalisation : La Poste du Bénin droit dans ses bottes
A l’opposé des scénarios pessimistes qui la voyaient disparaître, La Poste du Bénin reste active. L’engouement des populations à l’égard de cette entreprise est de plus en plus manifeste. C’est le fruit d’une vision perspicace et de réformes ambitieuses diligemment conduites. Au regard de l’essor technologique et de la révolution numérique, on la prédestinait à une asphyxie inexorable. Mais La Poste du Bénin reste compétitive. Pour rester performante, La Poste du Bénin n’a pas fait du numérique, un obstacle. Au contraire, elle s’est adaptée et en a fait une opportunité. La Poste est ainsi entrée dans la dynamique d’une profonde transformation digitale avec plusieurs services déjà en ligne. « Nous offrons à nos clients la possibilité de s’acquitter des redevances de leurs boîtes postales depuis chez eux en accédant à notre site web www.laposte.bj. Et il y a la tontine mobile Zédaga pour rapprocher les populations de nos services de collecte de l’épargne notamment dans les marchés à travers le pays », fait savoir Professeur Judith Glidja, directrice générale de La Poste du Bénin. Ce qui paraissait être la plus grande menace pour la survie de la poste en est aujourd’hui la plus grande source d’innovations. Professeur Judith Glidja entend d’ailleurs exploiter sans réserve cette opportunité que représente le numérique. « Aucun produit ou service n’échappera au vaste chantier de transformation digitale amorcé à La Poste du Bénin. Tous nos services seront progressivement disponibles en ligne et j’invite tous les Béninois à faire confiance en La Poste du Bénin qui, chaque jour, s’évertue à leur faciliter la vie », rassure professeur Judith Glidja. L’une des grandes innovations nées de la dynamique digitale, c’est la dématérialisation de la Caisse nationale d’épargne (Cne). En effet, depuis 1959, année de création de la Caisse nationale d’Epargne, les clients avaient des livrets dans lesquels étaient inscrites toutes les opérations effectuées sur leurs comptes. Et pour effectuer une opération, ils étaient non seulement obligés de trainer leurs livrets d’épargne, qui sont parfois encombrants et qui exposent l’avoir des comptes à la connaissance de tierces personnes ou sont l’objet de perte ou de vol ; mais aussi contraints de se rendre dans une agence de la Poste. Pour offrir aux clients la possibilité de profiter des outils modernes de la technologie, La Poste du Bénin a décidé de faire abandonner progressivement les livrets d’épargne, dans une logique de digitalisation des comptes. Avec la dématérialisation, ces livrets ont été échangés contre des cartes numériques. « A titre d’exemple, un client titulaire de plusieurs comptes Epargne ordinaire, tontine ou retraite, est invité à restituer tous ces livrets et carnets à la Poste. En contrepartie, nous lui remettons la carte numérique configurée en son nom et qui regroupe désormais tous ses comptes Epargne à La Poste du Bénin. Toutes les transactions qu’il aura à faire sur son compte lui seront notifiées instantanément par Sms sur le numéro de téléphone qu’il communique au guichet », a expliqué la directrice générale de La Poste. Au bénéfice de tous La dématérialisation des comptes de la Caisse nationale d’Epargne se révèle avantageuse aussi bien pour les clients que pour la Poste du Bénin. Pour ce qui concerne les clients, la dématérialisation des comptes Cne permet de faciliter les virements nationaux et internationaux sur leurs comptes Epargne. Avec la carte numérique, le compte Epargne du client devient son porte-monnaie électronique qui le suit partout. Ainsi, les virements deviennent possibles en tous lieux et à tout moment, les opérations de guichet sont plus flexibles, plus rapides et plus commodes. La directrice générale de la Poste ajoute : « La dématérialisation permet également au client de suivre minutieusement l’évolution de son compte Epargne via son téléphone portable et de profiter des nouveaux services digitaux qui en découlent tels que les crédits sur compte Epargne et le Push and Pull c’est-à-dire la possibilité de tirer de l’argent de son compte Epargne vers son compte Mobile Money à partir du téléphone portable ». S’agissant des avantages pour la Poste du Bénin, la dématérialisation des comptes de la Caisse nationale d’Epargne permet à l’entreprise de moderniser ses offres et de renforcer la confiance avec ses clients. Elle permet une gestion plus efficace des archives et facilite les recherches en cas de plainte ou de réclamation. « Vous comprenez donc que la dématérialisation des comptes Cne permet à la Poste du Bénin de réduire ses charges parce qu’elle ne va plus investir dans l’acquisition des livrets d’épargne qui reviennent plus cher que les cartes numériques», déduit Judith Glidja. Un management axé sur les résultats Au cœur des profondes réformes que connaît le secteur, une vision ; celle de faire de La Poste du Bénin, une entreprise performante, prospère et innovante. L’équipe managériale de La poste a pris la mesure de l’ambition et engagé l’entreprise sur les sentiers de la modernisation conformément aux instructions du président de la République. A en croire Judith Baï Glidja, directrice générale de la Poste, la détermination du gouvernement du président Patrice Talon à faire de La Poste une entreprise compétitive s’est traduite par des actes forts. Elle cite entre autres, la signature d’un contrat d’objectifs et de performance, la prise d’un décret portant modification de la raison sociale de l’entreprise... Toutes choses qui font de La Poste, un secteur privilégié dans la marche du Bénin vers son développement... Il était impérieux que La Poste sorte de sa léthargie. En effet, elle a été peu efficace pendant de nombreuses années, ce qui a permis l’éclosion d’entreprises concurrentes. Aujourd’hui le gap est comblé grâce aux innovations dans plusieurs services tels que poste-finances, poste-immo...; et aux actions à fort impact comme la mise en place d’un système de tracking des envois; la mise en service du mobile banking, du Sms banking et de la tontine mobile, la création d’un village numérique à Adido dans la commune de Bonou, l’aménagement de 14 centres de connexion, la réhabilitation d’édifices abritant des agences commerciales... La Poste du Bénin foisonne d’initiatives, diversifie ses offres et se rapproche davantage de ses clients. En dépit des innovations déjà engagées, deux ambitions retiennent l’attention : la mise sur le marché du porte-monnaie électronique Poste Cash dont les services vont permettre de faciliter la vie à tous les clients et le lancement de la boutique de vente en ligne à partir du site web de La Poste. Société 10 févr. 2022


Université d'Abomey-Calavi : Les inscriptions prorogées
Dans une note en date du 9 février 2022, le recteur de l'Université d'Abomey-Calavi a informé la communauté universitaire de la prorogation des inscriptions qui devraient prendre fin le 31 janvier 2022. Les étudiants ont encore jusqu'au 25 février 2022 pour s'inscrire. Lire ci-dessous la décision. Université d'Abomey-Calavi : Les inscriptions prorogées Actualités 09 févr. 2022


Can Cameroun 2021 : L’édition des révélations, des sensations et du coronavirus
La 33e édition de la grand- messe du football africain a connu son épilogue dimanche 6 février dernier au Cameroun avec le sacre historique du Sénégal face à l’Egypte (0-0, 4 tirs au but à 2) en finale. Cette compétition parachevée par l’avènement d’un nouveau champion, a été marquée par des sensations, des révélations et surtout la crise du coronavirus. Organisée dans un contexte marqué par le coronavirus et les menaces terroristes sur le continent africain, la 33e édition de la Coupe d’Afrique des Nations Cameroun 2021 s’est achevée dimanche 6 février dernier avec son lot de suspenses, de sensations et de grandes révélations. Le public sportif a vécu avec émotion les 52 matchs au cours desquels 100 buts ont été marqués, 195 cartons jaunes et 14 rouges distribués par les hommes en noir. Finaliste malheureux en 2002 et 2019, le Sénégal a confirmé son statut de favori en inscrivant pour la première fois son nom dans les annales des champions de la compétition. Après un premier tour difficile (une victoire et un but sur penalty), Sadio Mané et ses coéquipiers sont montés progressivement en puissance en éliminant successivement les trouble-fête que sont le Cap-Vert et la Guinée équatoriale et l’outsider burkinabé en demi-finale. Face aux septuples champions d’Afrique, les Pharaons d’Egypte en finale, le Sénégal a fini par remporter son premier titre au bout d’un match à suspense grâce à sa star de Liverpool, Sadio Mané qui a fini meilleur joueur du tournoi. Son coéquipier Edouard Mendy a terminé meilleur gardien au moment où le capitaine du Cameroun, Vincent Aboubakar, avec 8 buts, est meilleur buteur. Il inscrit du coup son nom parmi les grands buteurs de la Can en faisant mieux que le Sud-Africain Benny McCarthy et l’Égyptien Hossam Hassan, qui avaient marqué 7 buts lors de la Can 1998. Vincent Aboubakar devient donc le deuxième meilleur buteur de l’histoire sur une seule et même Can après le Congolais Ndaye Mulamba et ses 9 buts en 1974. Il égale l’Ivoirien Laurent Pokou, auteur de 8 buts lors de la Can 1970. Son nom figure en bonne place aux côtés des attaquants Mohamed Salah et Sadio Mané retenus dans l’équipe type de la compétition. Le gardien Édouard Mendy, les défenseurs Achraf Hakimi, Mohamed Abdelmonem, Edmond Tapsoba, Saliou Ciss ainsi que les milieux Nampalys Mendy, Mohamed Elneny et Blati Touré font partie du onze type dirigé par Aliou Cissé, meilleur sélectionneur du tournoi. Des surprises et révélations L’élimination des champions en titre, les Fennecs d’Algérie, au premier tour constitue l’une des surprises de cette Can 2021. Présentée comme l’un des favoris de la Can 2021, l’Algérie a été éliminée dès le premier tour. Incapables de gagner le moindre match, les Fennecs sont devenus le premier pays champion en titre à perdre deux matches de poule depuis l’édition qui a eu lieu au Cameroun en 1990. Les hommes de Djamel Belmadi repartent de Douala sans la moindre victoire avec un match nul face à la Sierre Leone (0-0) et deux défaites devant la Guinée équatoriale (0-1) et la Côte d’Ivoire (3-1). Cette contreperformance du tenant du titre reste l’un des faits majeurs du tournoi même si les Fennecs ont déjà connu le même sort en 1992. A cette surprise s’ajoute la désillusion du Ghana éliminé par une modeste équipe comorienne qui reste l’une des révélations de la compétition. Pour cette première participation, Les Comores se sont bien illustrées dans le groupe C avec le Maroc, le Ghana et le Gabon. Battus par les Lions de l’Atlas et les Panthères du Gabon, les Cœlacanthes ont réussi l’exploit en s’imposant aux Black Stars du Ghana avant d’arracher une place parmi les meilleurs troisièmes. Décimée par la Covid-19, la sélection comorienne a joué sans gardien de but face au pays hôte. Défenseur de métier, Chaker Alhadur a été aligné dans les buts et c’est là que les Comoriens ont été héroïques même s’ils ont été éliminés sur un score de 2-1. En dehors des Comores, les Scorpions de la Gambie ont fait également forte sensation dans ce tournoi avant d’être arrêtés en quarts de finale par le Cameroun (0-2). Avec son buteur Musa Barrow, son gaucher Ablie Jallow et son capitaine Pa Modou Jagne, la Gambie a marqué le tournoi en dominant la Mauritanie (1-0), la Tunisie et la Guinée (en huitièmes). Première femme à officier un match de Can, l’arbitre rwandaise Salima Rhadia Mukansanga a séduit également par sa prestation lors du match Guinée-Zimbabwe (2-1) à la faveur de la troisième journée du groupe B. Elle est également l’une des révélations de la Can camerounaise. Les polémiques sur les tests Covid-19 Objet du report de la compétition, la Covid-19 a été l’un des éléments perturbateurs de cette Coupe d’Afrique des Nations 2021. Entre restrictions et mesures barrières, elle a alimenté les suspicions jusqu’à la fin du tournoi. Plusieurs pays ont dû faire sans leurs stars à cause du coronavirus. C’est le cas du Sénégal privé de son gardien de but Edouard Mendy et de son défenseur Kalidou Koulibaly pour son premier match, du Burkina Faso qui s’est débrouillé sans son sélectionneur Kalou Malo et six joueurs contre le Cameroun en match inaugural. Testé positif, le capitaine gabonais Pierre-Emerick Aubameyang n’a joué la moindre minute dans le tournoi. Beaucoup de rumeurs sur les tests coronavirus. Et pour cause ! Les résultats des tests Covid-19 n’étaient pas fiables aux yeux de l’opinion qui soupçonnait le Cameroun de tricherie. De plus, le public n’a jamais digéré le fait que les Comores aient joué sans gardien de but en huitième. La polémique sur les joueurs camerounais, jamais positifs, a aussi alimenté les débats au point où le président de la Fédération camerounaise de football, Samuel Eto’o, a été obligé de réagir. « C’est malsain d’accuser le Cameroun de tricherie en manipulant les tests Covid, je ne pourrais pas défendre une telle pratique », avait rassuré la star camerounaise. Sports 09 févr. 2022


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