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Nouvelles

Cours et tribunaux du Bénin : Deux procureurs et trois greffiers nommés
De nouveaux procureurs généraux et greffiers sont nommés au niveau de plusieurs juridictions par le Conseil des ministres de ce mercredi 2 février. D’autres cadres sont également promus au ministère de la Justice et au ministère du Tourisme, de la Culture et des Arts. Voir les nominations prononcées (extrait du Conseil des ministres) Au ministère de la Justice et de la Législation, Après avis du Conseil supérieur de la Magistrature • Secrétaire général du ministère : Monsieur Henri FADONOUGBO • Procureur général près la Cour d’Appel de Cotonou : Monsieur Comlan Christian ADJAKAS • Procureur général près la Cour d’Appel d’Abomey : Monsieur Amaté Christian Cyprien Serge ATAYI • Directeur général adjoint de l’Ecole de Formation des Professions Judiciaires : Madame Codjovi Bernadette HOUNDEKANDJI Dans les autres juridictionsGreffier en chef au Tribunal de Commerce de Cotonou : Madame Victoire OLADIKPO • Greffier en Chef au Tribunal de première Instance de Savalou : Monsieur Yaté Richard NAMBIME • Greffier en Chef au Tribunal de première Instance de Kandi : Monsieur Hilaire SIANKOU A la chancellerieDirecteur de la Planification, de l’Administration et des Finances : Monsieur Akpaki Zoul-kifouly LAWANI • Directeur des Services et Professions Judiciaires : Monsieur Hilaire BADJAGOU • Directeur des Droits Humains : Madame Inès TOFFOUN HADONOU Au ministère du Tourisme, de la Culture et des ArtsDirecteur de la Planification, de l’Administration et des Finances : Monsieur Célestin G. ADANGO. Actualités 02 févr. 2022


Gestion des zones humides : Les menaces au cœur d’un café scientifique
En prélude à la Journée mondiale des zones humides, l’Agence béninoise pour l’Environnement (Abe) a regroupé hier mardi 1er février des chercheurs et experts pour des échanges sur les menaces qui pèsent sur ces écosystèmes fragiles. Les zones humides s’érodent. « Elles disparaissent trois fois plus vite que les forêts», alertent les chercheurs. Et lors du café scientifique organisé hier par l’Agence béninoise pour l’Environnement, de nombreux signaux ont été projetés pour attirer l’attention sur le danger qui guette l’humanité du fait de la dégradation de ces écosystèmes. « Les zones humides apportent une foule d’avantages à l’humanité dont la protection de la biodiversité et des littoraux, l’atténuation des changements climatiques, etc. Cependant, malgré tous ses services, elles sont soumises à diverses pressions et connaissent malheureusement au fil des ans, un recul drastique», a déploré François-Corneille Kedowidé, directeur général de l’Abe. En effet, chaque 2 février, la communauté internationale célèbre la signature en 1971 du traité international sur les zones humides, dénommé la convention de Ramsar. Cette année, la célébration revêt une importance particulière et porte sur le thème « Agir pour les zones humides, c’est agir pour l’humanité et la nature ». Selon le directeur général de l’Abe, le café scientifique est une occasion pour des réflexions profondes en vue d’obtenir des solutions efficaces. Les débats ont porté sur sept thèmes dont « les zones humides et la biodiversité », « la séquestration de carbone dans les écosystèmes humides», « le lien avec le changement climatique et la responsabilité des entreprises à la gestion des zones humides »… « Nous voulons, avec des thématiques précises, essayer de sensibiliser et réfléchir sur l’importance des zones humides », a expliqué François-Corneille Kedowidé. Le Bénin a une typologie variée de zones humides réparties sur toute l’étendue du territoire national. Mais comme ailleurs dans le monde, la croissance démographique et l’urbanisation resserrent l’étau sur ces milieux longtemps hostiles à l’homme, et qui sont de plus en plus exploités, drainés, et comblés. A l’ouverture des travaux, le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, a lui aussi attiré l’attention sur les fonctions des zones humides. « Vous le savez, une grande partie de notre programme touristique se développe dans les zones humides, dans les sites Ramsar au sud ou au nord. Nous devons avoir une démarche qui respecte l’environnement et qui promeut l’écotourisme durable », a-t-il déclaré. En dehors de ce café scientifique, l’Abe a prévu la mise à terre, ce jour, de plus de 2000 plants de palétuviers, sur la berge du Lac Nokoué. Société 02 févr. 2022


Demi-finale de la Can Cameroun 2021 Burkina Faso-Sénégal, choc de « finalistes malheureux »
Vainqueurs respectifs de la Tunisie et de la Guinée équatoriale en quart de finale, les Etalons du Burkina Faso seront aux prises avec les Lions de la Teranga du Sénégal ce mercredi 2 février à la faveur de la première demi-finale de la Can Cameroun 2021, au stade Japoma. Cette rencontre au cours de laquelle une place est en jeu pour la finale apparaît comme un duel entre deux anciens finalistes malheureux de la compétition. Une place en finale de la Coupe d’Afrique des Nations est en jeu lors de la confrontation entre le Burkina Faso et le Sénégal prévue pour ce mercredi 2 février au stade de Japoma à Douala. Vainqueurs de la Tunisie (1-0), les Etalons du Burkina Faso devront battre les Lions de la Teranga pour se qualifier pour la finale. Absent à l’édition 2019 en Egypte, le Burkina Faso disputera pour la 3e fois depuis 2013 une demi-finale de la Coupe d’Afrique des Nations. Finalistes malheureux contre le Nigeria en 2013, les coéquipiers de Bertrand Traoré se sont refait une carapace de favoris depuis leur qualification pour les huitièmes de finale où ils ont mis les bouchées doubles pour venir à bout du Gabon. En quart de finale, le Burkina Faso s’est défait de la Tunisie (1-0) qui avait fait forte impression en 8e de finale face au Nigeria. Absent contre la Tunisie, le capitaine Bertrand Traoré va retrouver ses coéquipiers ce mercredi. Touché, le joueur d’Aston Villa a été préservé et devrait pouvoir tenir sa place face au Sénégal comme face au Gabon où il avait ouvert le score. A l’opposé, le Sénégal, finaliste malheureux en 2019 face à l’Algérie, ambitionne également de se qualifier pour la finale de cette compétition. Annoncé comme l’un des grands favoris pour le titre, le Sénégal est resté sur une victoire et deux matchs nuls au premier tour. Il a réussi son entrée dans le tournoi en se débarrassant du Zimbabwe au bout du temps additionnel sur un penalty de Sadio Mané. Moins convaincants lors des deux autres rencontres de groupe où ils ont été tenus en échec par la Guinée (0-0) et le Malawi (0-0), les Sénégalais ont élevé leur niveau de jeu depuis le démarrage des matchs à élimination directe. Les Lions de la Teranga se sont imposés (2-0) face au Cap-Vert en 8e de finale, alors qu’ils étaient en supériorité numérique (11 contre 9). Premier buteur de cette rencontre, Mané a également été victime d’un choc très violent face au portier cap-verdien. Le joueur de Liverpool s’est vite remis sur pied et a été décisif en quart en offrant le 1er but de son équipe à Diedhiou. Les partenaires de Koulibaly ont ensuite fait la différence en seconde période avec des buts de Kouyaté et du revenant Ismaïla Sarr, qui a marqué pour ses premières minutes de la compétition. A l’occasion de ce quart de finale, la très solide défense du Sénégal articulée autour de Mendy et Koulibaly a concédé son premier but de la compétition. Les Lions de la Teranga devront donc faire preuve de plus de réalisme pour se défaire du piège burkinabé. A noter que les trois dernières confrontations entre les deux nations se sont soldées par trois résultats nuls. Sports 02 févr. 2022


Enseignement supérieur : Plusieurs établissements privés suspendus
Pose de scellés et de banderoles. Plusieurs établissements privés de l'enseignement supérieur au Bénin sont tenus de surseoir à leurs activités académiques. A Cotonou, Iscom et l'Institut universitaire africain du Bénin ont été épinglés. Poma University, Trumphant University et Edexel ont été fermés à Ifangni dans le département du Plateau. Il leur est reproché l'ouverture de section anglophone et de plusieurs autres filières sans l'autorisation du ministère de l'enseignement supérieur. Dans le lot, on retrouve aussi un établissement qui reçoit des bacheliers qu'il place dans des écoles au Togo, au Ghana et même au Bénin. L'opération qui a démarré le mardi 1er février 2022 à Cotonou et dans le Plateau va se poursuivre sur toute l'étendue du territoire national. Actualités 02 févr. 2022


Promotion des filles et des femmes / Projet Swedd : La cartographie des leaders religieux validée
L’appui des chefs religieux et traditionnels est nécessaire à la protection et la promotion de la fille et de la femme. C’est pourquoi la cartographie de ces acteurs a été réalisée sur l’initiative du projet Swedd et validée lors d’un atelier, ce mardi 1er février, à Cotonou. La religion ou la tradition est souvent évoquée pour justifier des faits de violence ou de discrimination contre la gent féminine. Œuvrant pour la pleine réalisation et la protection des droits des filles et des femmes, le Projet régional d’autonomisation des femmes et du dividende démographique au Sahel (Swedd) a jugé utile d’associer les leaders religieux et traditionnels à ses actions pour plus d’impact. Dans cette optique, le projet a décidé d’identifier tous les acteurs religieux et traditionnels sur l’ensemble du territoire. D’où la cartographie des chefs religieux et traditionnels, réalisée sur l’ensemble du territoire national, et dont le document a été validé par les acteurs et experts, ce mardi. A l’ouverture de l’atelier, Djaoudath Alidou Dramane, coordonnatrice du projet Swedd-Bénin a indiqué qu’il est question, au cours des travaux, de finaliser la cartographie réalisée en passant au peigne fin tout le document qui décrit le réseau des chefs religieux et traditionnels du Bénin. A l’en croire, ce document est un outil essentiel à l’atteinte des objectifs du projet qu’elle conduit; étant donné que l’implication des leaders religieux est nécessaire pour le maintien des filles à l’école, l’autonomisation des femmes et des filles et la pleine jouissance de leurs droits à la santé sexuelle et reproductive. « Il vous reviendra d’apprécier le contenu du document de cartographie tant sur la forme que sur le fond en apportant vos riches contributions pour son amélioration », a ajouté Véronique Tognifodé, ministre des Affaires sociales et de la Microfinance. L’autorité ministérielle s’est réjouie, par la suite, de la forte représentativité des acteurs et spécialistes réunis pour explorer et valider la cartographie. Toutes choses qui, dit-elle, rassurent de la qualité du document à l’issue des travaux. Associer tous les leaders au combat Les travaux de terrain ont conduit à deux résultats majeurs, a fait savoir le consultant en charge de l’enquête, Professeur Abou Bakari Imorou. Le premier résultat, note-t-il, est en lien avec les pratiques qui persistent dans différentes localités. Entre autres pratiques, il y a la faible adhésion à la planification familiale et les diverses formes de violences à l’égard des filles et des femmes. Ces phénomènes sont observés dans toutes les 77 communes du Bénin, mais pas avec la même acuité, souligne le consultant. Le deuxième résultat a trait aux leaders qui sont impliqués dans la lutte contre ces phénomènes. Trois types de leaders ont été identifiés par le socio anthropologue, à savoir, ceux qui mènent déjà des actions en faveur des droits des filles et des femmes, ceux qui sont réticents pour des considérations d’ordre religieux et enfin ceux qui ne veulent pas du tout en entendre parler. La stratégie à dérouler par la suite, explique-t-il, c’est de convaincre, par différentes approches, les réticents et ceux qui sont hostiles à rallier le combat pour la protection des droits des filles et des femmes ainsi que leur autonomisation. Société 02 févr. 2022


Projet d’appui au développement du secteur portuaire : Enabel offre trois véhicules à des partenaires
L’agence belge de développement Enabel a appuyé, le 31 janvier 2022, trois structures impliquées dans la mise en œuvre de la politique environnementale du secteur portuaire, par des véhicules et un lot d’environ 700 manuels. En vue d’un espace portuaire respectueux de l’environnement, trois partenaires du Projet d’appui au développement du secteur portuaire (Pasport) reçoivent des moyens. Il s’agit de la Brigade forestière spéciale du port, du Centre de quarantaine végétale et de fumigation (Cqvf) du port et du Laboratoire des sciences et techniques de l’Eau et de l’Environnement (Lstee) de l’Institut national de l’Eau. Chacune de ces structures a été dotée d’un véhicule Pick-up Toyota 4x4. La cérémonie de remise a eu lieu le 31 janvier 2022. En effet, par le biais du projet Pasport qui vise la compétitivité du port de Cotonou, Enabel accompagne les acteurs économiques portuaires à, entre autres, assumer leur responsabilité environnementale pour une mise en œuvre efficace de la politique environnementale du secteur. « L’un des éléments qui ont guidé Enabel au cours de la formulation de ce projet est la question de la responsabilité sociétale de l’entreprise. Les activités identifiées prennent en compte le suivi de l’impact des activités portuaires sur l’environnement, notamment les problèmes de pollution, de nuisances et de protection des ressources naturelles », a souligné Martin Deroover, chargé d’affaires à l’Ambassade du Royaume de Belgique. Très mobile dans l’espace portuaire, la Brigade forestière spéciale du port peut donc pousser un ouf de soulagement. Elle pourra faire preuve de plus de pragmatisme pour faire respecter, par exemple, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d’extinction (Cites). « L’une des exigences du contrôle des produits forestiers au niveau du port de Cotonou est la mobilité du personnel. Les différentes contraintes du contrôle nécessitent un véhicule de terrain en bon état. Ce véhicule donnera alors au personnel une mobilité pour assurer l’efficacité des actions de la brigade », a noté Emmanuel Gbédji, représentant du directeur général des Eaux, Forêts et Chasse. Il n’a pas manqué de saluer Enabel pour les autres appuis du projet Pasport, surtout pour la digitalisation des formalités et procédures. En dehors du véhicule reçu, le Cqvf du port a bénéficié d’un appui pour la révision du manuel de l’inspecteur phytosanitaire et l’élaboration de procédures spécifiques d’inspection pour les filières soja, karité, anacarde, riz, et mangue. Lequel manuel, imprimé en environ 700 exemplaires, a été remis au cours de la même cérémonie. « C’est avec une immense joie que nous recevons cet important lot de manuels et ce véhicule flambant neuf qui contribueront à coup sûr à l’amélioration des performances du service de la protection des végétaux en général et du Cqvf en particulier», a laissé entendre Justin Roland Zoglobossou, directeur de la production végétale. Comme les deux autres partenaires du projet, le Lstee a été aussi doté d’un véhicule Pick-up. Ce qui devra permettre à ses chercheurs d’assurer au mieux leurs missions de recherche-action dans le domaine de la lutte contre la pollution et la gestion des déchets en milieu portuaire. À l’occasion, Prof Mama Daouda, directeur de l’Institut national de l’Eau, a remercié le peuple belge pour cet appui important. « Le véhicule que nous venons de recevoir sera d’un précieux atout pour l’atteinte des objectifs », a-t-il martelé. Tous reconnaissants à la coopération belge, ces trois partenaires du projet Pasport ont promis de faire bon usage des véhicules, de même que des manuels reçus par le Cqvf pour sa part. D’autres actions sont annoncées, notamment la prise en charge des frais de formation au profit de ces trois structures, ainsi que des missions d’échanges vers les pays de la sous-région. Le secteur portuaire béninois pourra ainsi rayonner. Société 02 févr. 2022


Consultation prénatale de groupes : Une nouvelle expérience pour les femmes
Dans le département de l’Atlantique, la consultation prénatale de groupes est en expérimentation. Les femmes enceintes y apprennent à s’observer et à mieux se faire suivre. Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi. Dans un coin du centre de santé, huit femmes assises en « U » sous un arbre se taquinent. « Regarde, on dirait que tu n’as même pas mangé avant de revenir en consultation», lance l’une d’entre elles à sa voisine qu’elle essaie de peser. L’exercice va se poursuivre, ce 11 janvier 2022, à tour de rôle, dans une ambiance décontractée. Les plus timides finissent pas se lâcher. Elles se mesurent la tension artérielle par un brassard placé au-dessus du pli du coude ou au niveau du poignet. Le mécanisme leur paraît amusant : le brassard est gonflé jusqu'à un niveau de pression supérieur à la pression systolique puis il est lentement dégonflé. Rose D, la trentaine, profite pour poser un problème qui lui tient à cœur : « La fois dernière, ma pression artérielle est passée à 8. J’avais un peu la fatigue et c’est comme si on me tape dans le cou ». Et les conseils suivront pendant un quart d’heure. Ces scènes banales s’inscrivent dans le cadre de la consultation prénatale de groupes (Cpn-G). C’est un modèle en expérimentation dans une vingtaine de formations sanitaires dans le département de l’Atlantique, au sud du Bénin. Selon Dr Faustin Onikpo, coordonnateur de l’expérimentation, la Cpn-G constitue une évaluation périodique de l’évolution de la grossesse depuis la conception jusqu’à l’accouchement en vue de prévenir ou de dépister et corriger à temps toute anomalie. « Elle permet d’apprendre plus facilement aux femmes du groupe les choses essentielles qu’il faut connaître pour rester en bonne santé avec les bébés qu’elles portent. Elles peuvent évaluer entre elles leur état de santé avant d’être reçues individuellement de façon plus rapide par la sage-femme. Elle donne ainsi l’occasion aux femmes du groupe d’échanger entre elles pour rechercher des solutions à tout ce qui pourrait les empêcher de respecter les bonnes pratiques enseignées et conseillées», explique-t-il. La séance est organisée à la maternité tous les mois, sous forme de réunion d’apprentissage sur les bonnes pratiques pour le suivi de la grossesse, au profit d’un groupe de 8 à 15 femmes enceintes d’âge gestationnel similaire. « Il y a une confiance qui s’installe» Ici, à Ouèdo, on ne vient pas seulement en consultation, mais dans une école où l’on se redécouvre pour mieux se surveiller pendant la grossesse. Et c’est la première fois que Tranquiline Gnimagnon honore ce rendez-vous. « Je ne m’en revenais pas quand je mesurais la tension artérielle des autres femmes ou quand une autre me pesait. Il y a une confiance qui s’installe. Les échanges étaient ouverts. La sage-femme nous a bien accueillies. Moi, j’ai gagné beaucoup en peu de temps. C’est une sorte de partage d’expériences », confie-t-elle. Du côté de la maternité, on retrouve d’autres femmes enceintes, habituées à cette forme de consultation. C’est le cas de Chimène Boton qui est à sa deuxième participation. Elle témoigne de sa capacité à transmettre à d’autres personnes les bonnes pratiques apprises à l’aide du livret illustré qu’elle tient en main. « J'étais venue en consultation quand on m’en a parlé. Je n’ai pas hésité à intégrer le groupe. J’ai ressenti tout de suite le savoir-vivre. Nous faisons de nouvelles expriences. Je suis capable de mesurer la tension artérielle et comprendre les signes d’alerte auxquels une femme enceinte doit faire attention », dit-elle. A ses côtés, Diane Akidocho s’empresse de lui rappeler quelques autres acquis. « Nous avons des notions mêmes d’après-accouchement. Il y a beaucoup de choses que j’ignorais. Quand tu es une femme enceinte, tu dois prendre régulièrement les comprimés, avec des principes donnés. Par rapport aux signes de danger, je fais attention aux maux de tête, les saignements, la fatigue, la fièvre, etc. Même pour celle qui a déjà trois enfants, il y a de nouveaux réflexes qu’on développe avec cette forme de consultation prénatale », souligne Diane Akidocho. Faire de chaque grossesse, une expérience positive En réalité, selon l’Organisation mondiale de la Santé (Oms), les soins prénatals constituent une plateforme pour fournir d’importantes prestations de santé, dont la promotion de la santé, le dépistage, le diagnostic, et la prévention des maladies. Ces soins offrent l’opportunité de communiquer avec les femmes enceintes, les familles et les communautés, et de les soutenir, à un moment critique de la vie de ces femmes. C’est pourquoi l’Oms recommande à chaque femme enceinte de faire au moins quatre visites prénatales et d’effectuer la première dans le premier trimestre de la grossesse. Cependant, selon les résultats de l’Enquête démographique de la Santé (2017-2018), au Bénin, la proportion de femmes enceintes qui ont eu au moins quatre visites prénatales est de 52 %. Cette proportion varie selon le milieu de résidence. Elle est plus élevée en milieu urbain (59 %) qu’en milieu rural (48 %). De même, en milieu rural, le pourcentage de femmes qui n’ont effectué aucun suivi prénatal est plus de deux fois élevé qu’en milieu urbain (14 % contre 6 %). En outre, seulement une femme sur deux (51%) a effectué sa première visite prénatale au cours du premier trimestre de la grossesse. En milieu urbain, ce pourcentage s’établit à 57 % contre 46 % en milieu rural. Dans 10 % des cas, les femmes effectuent tardivement, c’est-à-dire à 6-7 mois de grossesse, leur première visite. Le modèle en expérimentation sous l’égide du ministère de la Santé, avec l’appui de l’Usaid, continue d’être approfondi. Pour Dr Faustin Onikpo, il y a des évidences que la Cpn-G améliore l’utilisation et la couverture des services offerts au cours de la consultation prénatale. Il s’agit en particulier de la couverture en traitement préventif intermittent préconisé dans la prévention du paludisme pendant la grossesse. Au début de la mise en œuvre, une enquête de base a été réalisée; une enquête finale sera faite après 18 mois de mise en œuvre. L’enquête finale va apprécier des paramètres liés à la mise en œuvre, aussi bien quantitativement que qualitativement. « L’enquête finale va fournir de la matière au ministère de la Santé qui décidera de l’opportunité de la mise à l’échelle de ce modèle de Cpn au Bénin », rassure Dr Faustin Onikpo. Cependant, ayant pris goût à ce modèle, certaines femmes souhaitent déjà la généralisation. «Ça va beaucoup aider les femmes. Ce n’est pas que je n’ai pas les moyens. Mais à force d’échanger entre femmes, ça m’a motivée. Avec cette ambiance, il n’y a pas de raisons de rater des consultations », défend Diane Akidocho, qui a les yeux rivés sur le prochain rendez-vous, en février 2022. Santé 02 févr. 2022


3e congrès extraordinaire du parti Moele-Bénin : Les bases du rayonnement politique consolidées
Le 3e congrès extraordinaire du «Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin» (Moele-Benin) tenu à Dassa les 29 et 30 janvier derniers, a été l’occasion pour les congressistes d’aborder plusieurs sujets et de prendre des décisions importantes en vue du rayonnement politique du parti. Pour le compte du 3e congrès extraordinaire du parti «Mouvement des élites engagées pour l’émancipation du Bénin» (Moele-Bénin), les congressistes se sont penchés sur le Programme d’action du gouvernement 2021-2026 et le compte-rendu des travaux du 3e Conseil national du parti tenu à Azovè le 24 juillet 2021. Ils ont également procédé à la relecture et à l’amendement des textes fondateurs du parti (statuts et règlement intérieur) ; et à l’examen des résultats des travaux de traduction des textes du parti en dix langues parlées au Bénin. Pour ce qui est du premier point, les congressistes ont eu l’honneur de recevoir Wilfried Léandre Houngbédji, secrétaire général adjoint du gouvernement qui leur a exposé le Programme d’action du gouvernement pour le quinquennat 2021-2026. Dans ses explications, le porte-parole du gouvernement a indiqué que le Pag 2 est articulé autour de trois piliers avec 342 projets dont 153 nouveaux et 189 en cours au titre du Pag 1. Globalement, il a mis l’accent sur l’effort exceptionnel accompli par le gouvernement pour concrétiser les projets inscrits au Pag 1 couvrant la période 2016-2021. Les congressistes ont noté avec satisfaction que la relance de l’économie béninoise a été vigoureuse avec des investissements massifs dont la résultante est la création de nombreux emplois. Le PagII contribuera à accélérer la croissance économique par la consolidation des acquis du quinquennat précédent. Le secrétaire général adjoint du gouvernement a insisté sur le caractère hautement social du Pag II tout en précisant qu’il s’agit d’un social structuré et structurel. L’amélioration des conditions de vie par le social sera faite en tenant compte d’une donnée fondamentale qu’est la durabilité. Le leadership de Ayadji salué Abordant le compte-rendu des travaux du 3e Conseil national du parti, Juste Agnoro, secrétaire général du parti, a présenté de façon chronologique, les activités de Moele-Bénin au cours de l’année 2021. Ainsi, depuis la rentrée politique du parti le 23 janvier 2021 au centre Songhaï à Porto-Novo, diverses activités ont été menées jusqu’au parrainage de la 6e édition des Olympiades Bountou par le président Jacques Ayadji, en passant par le troisième conseil national à Azovè et la réception des déclarations officielles de ralliement de plusieurs personnalités et mouvements politiques. À ce sujet, les congressistes ont félicité le président du parti pour sa clairvoyance et son leadership avérés qui ont permis à Moele-Bénin depuis sa création, d’enregistrer dans ses rangs beaucoup de personnalités et mouvements politiques. Les congressistes ont également entériné l’élection intervenue au Conseil national d’Azovè, pour pourvoir aux postes vacants dans le Bureau politique national. L’une des étapes cruciales de ce congrès a été l’examen et l’adoption des modifications apportées aux statuts et règlement intérieur du parti. Ces modifications ont été proposées par le comité ad hoc créé à cet effet. Elles portent entre autres sur la suppression des coordinations départementales. Cette mesure vise essentiellement l’efficacité du travail politique de mobilisation, d’élargissement des bases et d’enracinement du parti sur l’échiquier politique national. Il y a aussi l’érection des circonscriptions électorales en coordinations. Ainsi, vingt-quatre (24) coordinations de circonscriptions électorales ont été créées à la place des délégations de circonscriptions électorales existantes qui ont été supprimées. Les congressistes ont aussi interdit le cumul de postes de coordonnateur d’arrondissement. La même interdiction vaut pour le cumul de postes au niveau des échelons inférieurs. Puis les montants des cotisations des membres ont été fixés en tenant compte de la position du militant ou de la militante dans les instances du parti. Ainsi, les membres du Bureau politique national et du Bureau départemental ainsi que les responsables des organes techniques payeront mensuellement au minimum deux mille francs Cfa, les membres des coordinations de circonscriptions électorales au minimum mille francs Cfa, les membres des coordinations d’arrondissement au minimum cinq cents francs Cfa et ceux des coordinations de villages et quartiers de ville au minimum deux cents francs Cfa. Gratitude au président Talon Nonobstant la cotisation des membres, les cadres du parti occupant des postes de responsabilité au niveau de l’État ou du secteur privé, membres d’institutions internationales, les opérateurs économiques membres du parti et tous autres membres dont les capacités financières le permettent, devront apporter conséquemment leurs soutiens financiers au parti. À l’unanimité des congressistes, les statuts et règlement intérieur du parti ont été modifiés avec l’élection d’un nouveau Bureau politique national. Abordant le dernier point du Congrès, le président Jacques Ayadji a invité le Renopal à présenter aux congressistes, les résultats de la mission qui lui a été confiée et concernant la traduction des textes (statuts et règlement intérieur), de la devise et du slogan du parti dans dix (10) langues parlées au Bénin. Ces langues sont le fongbé, le yoruba, l’adjagbé, le gengbé, le sahouègbé, le baatonu, le dendi, le ditamari, le fulfuldé et le lokpa. Il ressort de la présentation que la traduction est achevée au niveau de toutes les langues sauf le bariba, le sahouègbé, le gingbé, le yoruba qui sont en cours de finalisation. Les modifications des statuts et règlement intérieur intervenues au cours du présent Congrès seront prises en compte pour parfaire la mission que s’est assignée Moele-Bénin, celle d’être un parti proche de ses militants et des populations à la base. La traduction des textes du parti est donc une plus-value qui permettra aux militants et militantes de s’impliquer davantage et de transmettre le message politique en réduisant considérablement le fossé entre les politiques et les populations à la base. Au terme des assises, au regard des nombreuses transformations positives touchant tous les domaines de la vie des Béninois, le Congrès a adopté une motion de soutien et d’encouragement au président de la République et à son gouvernement. Ce faisant, les militants et militantes de Moele-Bénin ont réaffirmé leur engagement indéfectible aux côtés du président Patrice Talon. Actualités 02 févr. 2022


Atteinte des objectifs du Pag II au Maec : Les nouvelles directives notifiées au cabinet ministériel
A la faveur de la réunion spéciale du Comité de direction du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération, vendredi 28 janvier dernier, le ministre Aurélien Agbénonci a fait part des nouvelles directives à l’équipe dirigeante de son cabinet pour l’atteinte des objectifs du Pag II. Qui va loin ménage sa monture, dit l’adage. Pas donc de temps à perdre. Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, retrousse ses manches pour des performances élogieuses dans son département ministériel au moment du bilan de la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026. Ainsi, après la nomination de nouveaux responsables au sein de son cabinet et à la tête du secrétariat général du ministère lors du Conseil des ministres du 26 janvier dernier, le chef de la diplomatie béninoise a présidé un Comité de direction (Codir) spécial, vendredi 28 janvier dernier. L’objectif de cette réunion est de présenter la nouvelle équipe aux membres dudit Comité. Ce fut alors un moment chaleureux et très convivial. Mais ce qui a capté l’attention de tout un chacun, c’est qu’au cours des échanges, Aurélien Agbénonci a exposé clairement les nouvelles directives à la jeune équipe dirigeante. A l’en croire, il s’agit de travailler efficacement pour l’atteinte des objectifs fixés par le Pag II, notamment les trois réformes et trois projets à mettre en œuvre. La nouvelle équipe a travaillé dans l’ombre de l’ancienne. Elle connaît déjà le contenu du Pag II et le chemin à emprunter pour l’atteinte des résultats escomptés. Néanmoins, la piqûre de rappel du ministre est importante d’autant qu’elle vient repositionner et galvaniser l’équipe. Palme au cabinet sortant L’engagement de l’équipe sortante a retenu l’attention du ministre Aurélien Agbénonci. Malgré les moments difficiles, ils ont donné le meilleur d’eux-mêmes pour l’atteinte des résultats du Pag I. L’autorité ministérielle leur sait gré des efforts et sacrifices qu’ils ont consentis. Ce vendredi, lors du Codir spécial, il a salué les mérites de l’équipe sortante pour l’avoir accompagné ces cinq dernières années. A l’en croire, cette équipe a abattu un travail formidable qui a permis au ministère de gagner en confiance et en crédibilité auprès des partenaires techniques et financiers du Bénin. Mais pourquoi changer une équipe qui gagne ? D’après les explications du chef de la diplomatie béninoise, le renouvellement du cabinet répond à la dynamique des organisations. Et contrairement à ce à quoi beaucoup s’attendaient, Aurélien Agbénonci n’a pas importé des compétences pour constituer son nouveau cabinet. Il les a puisées dans les ressources humaines disponibles au niveau du ministère. En effet, au sein de la nouvelle équipe dirigeante, le ministre des Affaires étrangères a fait confiance aux jeunes de la maison diplomatie. Des jeunes réputés dynamiques, résilients et dignes de confiance, qui ont forgé leurs expériences aux côtés des plus expérimentés. Des têtes bien faites qui donnent des raisons au patron de la diplomatie béninoise d’espérer que les fruits tiendront la promesse des fleurs à l’heure du bilan. Actualités 01 févr. 2022


Signature de partenariat Gouvernement - Ancb : Le symbole d’une réforme inclusive
La signature, vendredi 28 janvier dernier, d’un accord de partenariat entre le gouvernement et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) constitue une étape importante dans la réforme du processus de la décentralisation. Quoique sobre et brève, la cérémonie de signature d’accord de partenariat entre le gouvernement et l’Association nationale des communes du Bénin (Ancb) marque un pas important dans la réforme du processus de la décentralisation. A travers deux signatures apposées au bas d’un document par Luc Atrokpo et Abdoulaye Bio Tchané, l’Association nationale des communes du Bénin et le gouvernement s’engagent à conduire ensemble le processus. Une formalisation de ce qui était amorcé depuis mai dernier. En effet, depuis la conception de la réforme jusqu’au démarrage de sa mise en œuvre en passant par le vote de la loi portant code de l’administration territoriale, le gouvernement avait toujours associé la faîtière des communes. Le président de l’Ancb n’a d’ailleurs pas manqué de rappeler lors de la cérémonie de signature de cet accord de partenariat « la synergie d’actions instaurée par le gouvernement depuis le début du processus». Il a surtout insisté sur les impacts de la réforme engagée qui donne un nouveau visage à la gouvernance locale au Bénin. « La gouvernance locale dans notre pays connait des mutations profondes destinées à améliorer, aux populations, la qualité des services publics à la base et à renforcer la promotion du développement local », a fait savoir le premier des maires. La marche engagée est annonciatrice de bonheur pour les communes. Luc Atrokpo l’a confirmé. Le ministre d’Etat chargé du Plan et du Développement l’a martelé. Le numéro 2 du gouvernement s’est appliqué à énoncer les grandes lignes de l’accord qui consacre le caractère inclusif de la réforme de la décentralisation. Selon ses dires, l’accord porte sur la catégorisation des communes, la grille de rémunération des élus et agents communaux et les modalités de recrutement du personnel devant assumer les principales fonctions administratives et techniques. Le document porte également sur les principales règles de fonctionnement interne des communes, la date de prise d’effet du nouveau dispositif et les modalités de contrôle de la gestion des communes. Selon le Conseil des ministres ayant décidé de cet accord, il sera mis en place un cadre institutionnel qui veillera à identifier les goulots d’étranglement ou toute difficulté dans la mise en œuvre de la réforme, proposer des mesures correctives ou des dérogations et les mettre en application après validation et accomplir toutes autres tâches entrant dans ce cadre. Il faut préciser que la réforme de la décentralisation est à une étape assez avancée. Après la promulgation de la loi portant code de l’administration territoriale, le comité de mise en œuvre a lancé l’appel à candidatures pour les postes à pourvoir dans les secrétariats exécutifs des 77 communes. Actualités 01 févr. 2022


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