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Nouvelles

Supposée augmentation de taxes : Les clarifications de Nicolas Yénoussi
Dans la loi de finances gestion 2022, aucune taxe n’a augmenté. A l’occasion d’une sortie médiatique, Nicolas Yénoussi, directeur général des Impôts, le clame et donne des explications sur ce qui est source de polémique et d’inquiétudes depuis quelques semaines. « La plupart des taxes avaient toujours existé… Il n’y a pas eu d’augmentation ». Le directeur général des Impôts est formel. La loi n°2021-16 du 23 décembre 2021 portant loi de finances pour la gestion 2022 ne contient pas non plus toutes les taxes étalées sur les réseaux sociaux et qui semblent battre en brèche la logique sociale du gouvernement. Selon Nicolas Yénoussi, « les produits agricoles sont exonérés de tous impôts. La loi de finances a été claire que les entreprises qui exploitent des activités agricoles, d’élevage et de pêche ne payent pas d’impôts, ni les impôts sur le revenu ni la Tva ». Preuve que la taxation n’est pas à la base de la cherté des produits. De la taxation des marches syndicales, des funérailles et autres, le directeur général des Impôts soutient qu’il n’en est rien. Certes, nuance-t-il, « il y a des impôts qui existaient depuis plusieurs années et le gouvernement ne peut les supprimer au risque de porter un coup à la décentralisation ». Dans la dynamique du « hautement social », le gouvernement s’emploie plutôt à déployer des mesures susceptibles de renforcer la résilience des populations et des entreprises victimes des effets pervers de la pandémie du coronavirus qui sévit depuis deux ans. « Le gouvernement a fait l’effort de protéger les industries locales. Des mesures sont prises pour accompagner les entrepreneurs locaux », précise le directeur général des Impôts. On se rappelle la prise en charge par le gouvernement de certaines charges des entreprises et les transferts monétaires effectués en faveur de certains acteurs économiques. Au total, plus de 19 milliards F Cfa ont été décaissés au profit des micro et très petites entreprises des secteurs formel et informel. La cherté expliquée Mais qu’en est-il de la cherté des produits sur le marché ? Nicolas Yénoussi a une explication plus que pertinente. En fait, aux temps forts du Covid-19, développe-t-il, la plupart des usines avaient fermé leurs portes en attendant que la pandémie soit relativement maîtrisée. A présent qu’elles ont repris leurs activités de production, elles reçoivent une forte demande. Conséquence : les moyens de déplacement sont aussi fortement sollicités. La loi de l’offre et de la demande agissant, il est normal que les coûts des déplacements soient élevés. Ce qui ne peut manquer d’avoir des répercussions sur le transport des produits. « Le fret a pris de prix. Et lorsque le commerçant importe et détermine à la fin son coût de revient, il est bien obligé de répercuter cela sur le prix de vente. C’est simplement ce qui se passe et ce n’est pas une spécificité du Bénin. C’est ainsi dans tous les pays actuellement», ajoute le directeur. En dehors de cette situation, Nicolas Yénoussi met en garde les commerçants auteurs de spéculations et d’autres mauvaises pratiques. « Chacun veut profiter de la situation. Certains font la facture normalisée mais font un complément qui ne répond à rien», fait-il remarquer. Malgré ce tableau presque sombre, le directeur général des Impôts reste optimiste. Ce que vivent les consommateurs est passager. « Dans les mois à venir, la situation va s’améliorer», promet-il. Le bout du tunnel ne serait donc pas trop loin. Actualités 20 janv. 2022


Sécurité de l’état civil et accès aux services publics : Les usages du Numéro personnel d’identification
Tout en renforçant la sécurité de l’état civil et le contrôle de l’identité du citoyen, le Numéro personnel d’identification (Npi) favorisera l’accès des citoyens aux programmes sociaux à travers le justificatif d’identité. Cet identifiant unique confère à son titulaire divers usages. « Sans Npi, pas de délivrance de document d’identification (carte nationale d’identité, documents nationaux de voyage) », assure Abel Gougbédji, chef service prestations aux usagers à l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). A la faveur d’un atelier sur la contribution du Numéro personnel d’identification (Npi) à la mise en œuvre de la Politique sociale du gouvernement, tenu les 14 et 15 janvier derniers à Ouidah, il a présenté les divers usages de cet identifiant unique. Le communicateur souligne que l’acte de reconnaissance de paternité est établi avec mention du Npi. Code unique aléatoirement généré au moyen d’un algorithme de reconnaissance, le Numéro personnel d’identification permet d’identifier la personne physique de manière univoque, conformément à l’article 2 du décret 2020-099 du 26 février 2020 relatif au Numéro personnel d’identification. L’enfant acquiert dès son inscription au Registre national des personnes physiques (Rnpp) un numéro personnel d’identification. Cet identifiant a un caractère individuel, personnel, incessible et permanent, précise M. Gougbédji. Il suit la personne depuis son berceau et subsiste même à sa radiation du registre communal ou à son décès. A l’en croire, les Npi du père et de la mère sont utiles pour l’identification nominative et personnelle d’une personne. Le Npi peut être requis dans la succession de l’individu ou de l’attestation de filiation de sa progéniture. Conformément aux textes, il est obligatoire pour accéder à tous les services publics non seulement dans le but d’identifier les administrés, mais aussi pour échanger les données entre services publics et parapublics. Le Npi peut être utilisé par le titulaire comme clé d’authentification pour l’accès aux services publics en ligne ou pour la signature électronique. Ainsi, il vient renforcer la sécurité de l’état civil tout en facilitant le contrôle de l’identité du citoyen, conclut le chef service prestations aux usagers à l’Anip. Fondements et obligations Le Numéro personnel d’identification est géré et conserve´ par l’Anip qui administre le Rnpp, une base de données biométrique de plus de 11 millions de personnes (Béninois et étrangers résidents) constituée après l’opération de Recensement administratif à vocation d’identification de la population (Ravip) de 2017-2018. En application de la loi n° 2017-08 portant identification des personnes physiques en République du Bénin, plusieurs décrets ont été pris par le gouvernement dont certains spécifient les conditions d’exploitation du Npi, notamment le décret 2020-099 du 26 février 2020 relatif au Numéro personnel d’identification et le décret 2020-100 du 26 février 2020 portant mise en œuvre du Registre national des personnes physiques. Selon les textes, le Npi doit figurer sur les actes officiels qui requièrent une identification de la personne, les documents et fichiers établis par les services de l’Etat, les administrations, les communes, les organismes de la sécurité sociale ou des prestations familiales, ainsi que par les officiers publics et créateurs ou exécuteurs d’actes translatifs de propriété immobilière ou de constitution d’hypothèque qui ont accès au Registre national des personnes physiques, à condition que le Npi soit réservé à l’usage administratif interne ou aux relations avec le titulaire dudit numéro. Le Npi doit aussi figurer sur les actes, documents et fichiers établis par les établissements hospitaliers, scolaires, universitaires, par les médecins, les médecins-dentistes, les pharmaciens, à la même condition. Il doit être mentionné aussi sur les actes, documents et fichiers établis par les commerçants, par les personnes exerçant toute autre profession ou par des personnes morales de droit privé, dans le cadre de la gestion de leur personne ou pour l’accomplissement d’une prestation de service demandée par la personne dont le numéro est utilisé. Actualités 20 janv. 2022


Enlèvement du chef de l’arrondissement central de Nikki : Les ravisseurs réclament une rançon de quinze millions de francs
Le dossier relatif à l’enlèvement du chef de l’arrondissement central de Nikki, Moussa Bah Séro Kèssè, dans la nuit du dimanche au lundi 17 janvier dernier à 2 heures à Sakabansi, vient de connaître un rebondissement. Ses ravisseurs viennent d’exiger le paiement d’une rançon pour sa libération. Depuis hier, mardi 18 janvier, on en sait un peu plus sur les motivations des ravisseurs du chef d’arrondissement central de Nikki, Moussa Bah Séro Kèssè. Environ 24 heures après leur forfaiture, ils se sont enfin manifestés. Ainsi, du côté du village de Sakabansi, les informations ont beaucoup évolué. En effet, selon certaines sources proches de sa famille, le chef d’arrondissement enlevé est toujours en vie. Cette assurance, les membres de sa famille l’ont eue grâce à ses ravisseurs qui lui ont permis d’entrer en contact avec eux. Ils réclameraient une rançon de quinze millions de francs Cfa, avant de le libérer. Elle devait, selon les informations, être versée hier, mardi 18 janvier, avant 15 heures. Voilà donc une première réaction qui va redonner de l’espoir aux membres de sa famille et aux populations de l’arrondissement central de Nikki privés de sa présence. Même s’il n’est toujours pas possible de le repérer, il a pu les rassurer par rapport à son état de santé. Toujours est-il que, sur le terrain, la police républicaine poursuit ses enquêtes. Et dans le cadre de la coproduction de la sécurité, elle compte également sur la franche collaboration des populations. Actualités 19 janv. 2022


Projets de développement financés par l’Afd : L'ambassadeur Marc Vizy constate l’impact dans les localités
Marc Vizy, ambassadeur de la France près le Bénin, était en visite de travail, du 13 au 17 décembre 2021, dans les départements du Borgou, des Collines et de l’Atlantique. C'est pour constater de visu les impacts des différents projets financés par l’Agence française de développement (Afd) et le fonds ‘’Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d’acteurs (Piscca). Retour sur ce périple. A la tête d’une délégation, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin, a effectué une descente, du 13 au 17 décembre 2021, au niveau des acteurs des différents projets financés par l’Agence française de développement (Afd) et le fonds ‘’Projets innovants des sociétés civiles et coalitions d'acteurs (Piscca) dans les départements du Borgou, des Collines et de l’Atlantique. Le lundi 13 décembre 2021, en présence de Zachari Tassou, maire de Bassila et actuel président de l’autorité exécutive de la Communauté forestière du Moyen-Ouémé (Coformo) à Tchaourou, l’ambassadeur de la France au Bénin, Marc Vizy a visité le siège de la Coformo. Cette communauté est née en 2007 de la volonté de cinq communes de la région du Moyen-Ouémé de s’associer dans la gestion de leur patrimoine forestier. Le domaine géré par la communauté couvre désormais neuf communes et s’étend sur plus de 330 000 hectares dans une région considérée comme le principal bassin d’approvisionnement en bois du pays. Pour assurer une gestion durable des ressources forestières, la Coformo met en œuvre diverses actions dont des négociations foncières pour la mise à disposition de foncier, l’élaboration de plans d’aménagements forestiers, la mise en place de structures locales de gestion, la création de marchés ruraux de bois ainsi que le développement de nouvelles activités génératrices de revenus alternatives à l’exploitation du bois comme l’apiculture. Au lendemain de cette visite, l’ambassadeur de la France au Bénin a mis le cap sur l’Institut de formation aux soins infirmiers et obstétricaux (Ifsio) de Parakou. Soutenu dans le cadre du programme Equité, sur financement de l’Agence française de développement, l’Ifsio développe son offre de formation à travers la création de deux masters (niveau Bac +5) : un dédié à l’instrumentation chirurgicale et l’autre à la santé sexuelle et reproductive. Ces deux masters vont accueillir des promotions d’une vingtaine d’étudiants chacun. Dix bourses par an et par master seront également octroyées pour faire en sorte que les difficultés économiques ne soient pas un obstacle à la formation. A travers le programme Equité et sa composante Ifsio, la France accompagne le gouvernement béninois dans l’amélioration de la santé des populations. Toujours dans la journée du mardi 14 décembre, Marc Vizy a visité un des sites du projet ‘’Tazco’’. Il s’agit d’un projet financé par l’Afd et qui bénéficie de l’appui technique du Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad). Il améliore durablement les revenus des exploitations et les rendements agricoles dans les zones cotonnières du Bénin. En effet, il appuie la restauration et l’amélioration de la fertilité des sols, grâce à l’adoption de pratiques agro-écologiques et une mécanisation adaptée. Après une visite sur le site d’expérimentation basé à Okpara, en périphérie de Parakou, l’ambassadeur de la France a rencontré les cultivateurs de Kominguéa qui utilisent désormais ces nouvelles méthodes de culture. Réduire la pauvreté La délégation conduite par Marc Vizy s’est rendue, mercredi 15 décembre, chez un groupe de jeunes filles vulnérables qui bénéficient du projet ‘’Piscca’’ de maraîchage intégré et d’élevage avicole. Grâce au Piscca 2021, ces jeunes ont bénéficié d’une formation et d’un accompagnement qui leur ont permis de créer un périmètre maraîcher et de développer l'élevage de volaille. A travers cet appui, l’ambassade entend offrir des solutions concrètes d’activités économiques aux femmes en situation de vulnérabilité. Ensuite, l’ambassadeur a visité le Projet d’appui à la médicalisation des zones rurales défavorisées, dans le cadre d’un partenariat entre l’Organisation non gouvernementale française ‘’Santé Sud’’ et l’association béninoise ‘’Amis’’. Ce projet installe de jeunes médecins généralistes béninois dans les zones rurales défavorisées pour améliorer l’accessibilité à des soins de qualité tout en permettant aux jeunes médecins sans emploi de pratiquer leur métier. Les jeunes médecins reçoivent une aide matérielle à l’installation ainsi qu’une formation spécifique en santé communautaire. Ce projet est financé par l’Afd et contribue au bien-être des populations isolées. L’ambassadeur de la France près le Bénin a pu aussi échanger, le 15 décembre, avec l’empereur de Nikki. Dans la journée du jeudi 16 décembre, Marc Vizy a visité la retenue d’eau d’Odo Otchèrè réhabilitée par le Projet d’appui au développement agricole des Collines (Padac). Ce projet financé par l’Afd permet aux populations des alentours de subvenir à leurs besoins alimentaires. La retenue d’eau était fortement ensablée et envahie par des plantes aquatiques, ce qui réduisait les volumes d’eau mobilisables pour le maraîchage. D’importants travaux de réhabilitation sont donc en cours de réalisation à savoir le désensablement de la cuvette, le rehaussement de la digue, la reconstruction de l’évacuateur de crue et du chenal d’évacuation. Après cette étape, Marc Vizy a aussi visité la provenderie du ’’Groupe de production et de services agricoles’’ (Gpsa) de Glazoué. Accompagnement des jeunes filles Le vendredi 17 décembre, la délégation conduite par Marc Vizy s’est rendue à Allada pour visiter l’usine de production ‘’Les Fruits Tillou’’, spécialisée dans le jus et l’ananas séché. L’Union régionale des producteurs de l’Atlantique et du Littoral (Urp Al) a aussi accueilli l’ambassadeur de France au Bénin. Ce dernier a rencontré les membres d'une association qui permet à 45 jeunes filles en situation de grande vulnérabilité, de développer une activité génératrice de revenus. Bénéficiaires d’une formation en technique de culture de champignons comestibles, en élevage de poulets et en saponification, ces jeunes filles sont aujourd’hui constituées en coopérative paysanne grâce à l’appui de l’Urp Al. Un accompagnement social et médical est également fourni par l’association à ces jeunes filles, qui ne peuvent pas toutes compter sur un encadrement familial adéquat. Ce projet bénéficie aussi de l’appui du Comité français pour la Solidarité Internationale et est financé par la Fondation de France. Marc Vizy n’a pas manqué de rendre visite aux ‘’Eleveurs Sans Frontières Bénin’’ (Esfb). La délégation française a rencontré les acteurs de ce projet permettant à 33 jeunes filles de bénéficier d’une formation en cuniculiculture. Organisées en coopérative paysanne, ces jeunes filles sont aujourd’hui en contact avec des entreprises locales, ce qui leur permet d’avoir un accès direct aux marchés. La délégation a pu visiter plusieurs élevages qui comptent désormais chacun plus de 250 lapins. En échangeant avec des bénéficiaires du projet, elle a pu constater que ces jeunes filles sont souvent contraintes de quitter le système scolaire par manque de moyens. Sans emploi avant le lancement du projet, elles étaient désœuvrées et n’entrevoyaient pas de perspectives positives d’avenir. Ce projet bénéficie aussi de l’appui de l’association française Eleveurs sans Frontières. Société 19 janv. 2022


Magloire Dochamou au sujet de l’importance de l’assurance pour tous : « L’assurance préserve l’intégrité de l’individu et contribue au financement de l’économie »
Vice-président de l’Association des sociétés d’assurances (Asa) du Bénin, Magloire Dochamou déplore la faible souscription des contrats d’assurances par les populations. Tout en proposant, dans cette interview, des pistes de solutions pour améliorer la capacité d’intervention des assureurs auprès de celles-ci, il souligne l’importante de l’assurance dans la préservation de l’intégrité physique de l’individu, de sa famille ainsi que de son patrimoine et sa contribution au financement de l’économie. La Nation : En votre qualité de haut cadre du secteur de l’assurance, que peut-on comprendre par assurance? Magloire Dochamou : L’assurance est un mécanisme par lequel des personnes exposées à des risques de la vie quotidienne décident de s’en prémunir en souscrivant un contrat auprès d’une société appelée assureur avec la promesse qu’en cas de réalisation du risque, l’assureur assumera la prise en charge des conséquences financières pour soulager ces personnes. Pourquoi faut-il s’assurer ? Pour répondre à cette question, j’emprunterai une approche pédagogique basée sur des démonstrations par des exemples concrets tirés de notre quotidien. Je suis propriétaire d’une moto ou d’une voiture. Si à l’instant, je cause des dommages à autrui ou si je subis des dommages dans le cadre d’un accident de la route, suis-je capable de débourser 1, 2, 3, voire 5 millions pour réparer les dommages ? Si je décède brutalement des suites de maladies ou d’accidents, mes enfants pourront-ils poursuivre leur scolarité facilement ou devront-ils abandonner l’école, faute de moyens ? Je suis travailleur, j’irai à la retraite dans 5, voire 10 ans, aurai-je les moyens de vivre décemment ou de me soigner étant donné qu’à la retraite, les revenus du travailleur baissent et qu’il ne bénéficie plus de l’assurance santé souscrite par son employeur lorsqu’il était en activité ? Si à chacune de ces questions la réponse est ‘’Non’’ ou hésitante, vous devez vous assurer, car les assureurs ont des solutions pour vous permettre de répondre par oui à toutes ces questions et même au-delà. Sous nos cieux, il est constaté que beaucoup n’ont pas le réflexe de souscrire une police d’assurance. À quoi cela est-il dû ? Généralement, le défaut d’assurance des populations s’explique par les croyances. On pense que c’est Dieu ou ce en quoi chacun croit qui protège. Il y a aussi le manque de moyens et la perte de confiance aux assureurs. Ce sont les trois raisons régulièrement invoquées par les personnes pour ne pas s’assurer. Me concernant, je pense qu’il y a une asymétrie d’informations entre les assureurs d’une part et les autres acteurs tels que les populations, les Etats, les entreprises, les médias, les leaders d’opinion d’autre part, sur l’importance de l’assurance dans la vie des populations et de la nation et surtout son fonctionnement. J’ai la conviction que si ce problème de communication est réglé, le réflexe de la souscription viendra et tout le monde s’en réjouira. Que faire pour changer la donne ? C’est un impératif aujourd’hui de continuer par sensibiliser les populations sur le bien-fondé de l’assurance, sur le fonctionnement du secteur des assurances afin que chacun sache ce dont on parle afin d’éviter malheureusement et bien souvent les procès qui sont faits aux assureurs. En plus de cette sensibilisation qui doit se faire dans un langage accessible et porter également sur le contenu des produits d’assurances et comment se faire indemniser en cas de réalisation du risque, les assureurs doivent travailler à la mise à disposition des populations des produits d’assurance répondant à leurs préoccupations courantes à des prix accessibles au plus grand nombre. En outre, on ne parle pas souvent de cet aspect qui est pourtant le levier qui va à coup sûr booster le secteur de l’assurance dans nos pays, c’est ce rôle longtemps occulté de l’État qui se doit de créer le cadre institutionnel nécessaire qui rendrait obligatoires certains produits d’assurance, tout en contribuant de façon énergique à la sensibilisation des populations et en veillant à ce que les assureurs respectent leurs engagements vis-à-vis des assurés et bénéficiaires de contrats d’assurances. Enfin, les médias et les leaders d’opinion qui doivent s’approprier les notions d’assurance et mieux s’imprégner du fonctionnement des sociétés d’assurance pour éviter la désinformation et mieux sensibiliser les populations à la base avec l’assistance des assureurs bien sûr. Et je suis d’avis que ceci ne peut être réellement fait sans une action concertée et des objectifs clairement définis par les instances en charge du secteur de l’assurance dans les Etats. Je ne vais pas mettre la charrue avant les bœufs, mais une chose est certaine, les assureurs à l’avenir utiliseront les médias, mais autrement que dans le rôle dépassé de diffuseurs de visuels qui vantent les produits d’assurance. Il faut aller au-delà et nous en sommes conscients. Il y va de la vitalité de ce secteur à fortes potentialités de contribution au financement de l’économie et de création d’emplois pour les jeunes diplômés. Il y va surtout de l’amélioration progressive de la relation entre les assureurs et les populations. Vous conviendrez avec moi, dès lors que nous pouvons nous assurer, que les médias, les leaders d’opinion et les gouvernants contribuent davantage à la sensibilisation des populations à l’importance de la souscription massive aux produits d’assurance, tout en s’assurant que les assureurs eux-mêmes communiquent mieux sur le contenu de leurs produits qu’ils rendent accessibles à toutes les couches de la population, tout en travaillant à la bonne tenue de leurs engagements en cas de sinistre , il n’y a pas de raison que la donne ne change pas. Mieux, fort de l’effectif de la population africaine estimée à près de 1,4 milliard d’habitants, nous pouvons créer les conditions non seulement de l’amélioration significative des prestations des assureurs envers les populations mais surtout d’une contribution plus forte des assureurs à la mobilisation des ressources internes pour financer le développement de nos Etats. C’est pour cela que nous disons que souscrire à une assurance va au-delà d’une assurance de véhicule, de motocyclette, voire d’habitation, mais cela contribue au développement socio-économique de nos Etats. Si nous le comprenons comme tel, on aura fait un grand pas. Quelle place occupe l’assurance dans la vie d’un individu ? Au vu de ce que je viens d’expliquer, l’assurance devrait avoir une place de choix dans la vie de l’individu puisqu’elle permet à l’individu de se protéger lui-même, sa famille et surtout les biens acquis souvent au prix de beaucoup de sacrifices. En principe, chaque individu doit consacrer un budget minimum à l’assurance chaque année en fonction naturellement de ses revenus et de ses priorités en termes de risques à couvrir. Au Bénin par exemple, si le tiers de la population estimée à plus de 12 millions consacre ce budget annuel à la souscription de polices d’assurances, on aurait une mobilisation de ressources pour le secteur des assurances de 146 milliards F Cfa contre environ 65 milliards F Cfa actuellement, soit 2,5 fois les primes collectées actuellement par les entreprises d’assurances. Sur dix ans, c’est environ 1500 milliards F Cfa qui seront collectés par les assureurs. Vous conviendrez avec moi qu’avec ce niveau de collecte de primes, tout le monde y gagnerait, notamment les assurés (populations), car les assureurs auront plus de moyens pour faire face aux sinistres et dans de meilleurs délais, l’Etat qui va pouvoir emprunter auprès des assureurs pour financer ses projets notamment les routes, les hôpitaux, les écoles, les adductions d’eau... En direction des mêmes populations, les établissements financiers qui sont le réceptacle naturel des primes collectées par les assureurs utiliseront ces fonds pour financer les particuliers et les Pme ; bref toute la chaîne économique se renforcera. C’est ça la place qu’occupe l’assurance dans la vie de l’individu, une place de préservation de l’intégrité physique de l’individu et de sa famille ainsi que de son patrimoine d’une part, et de contribution importante au financement de l’économie d’autre part. C’est pour cela que nous invitons les Africains en général et les populations béninoises en particulier à s’assurer massivement. N’y-a t-il pas des failles à corriger au sein de cette corporation ? Il y a certainement des points à améliorer au niveau des assureurs, je n’en disconviens pas et croyez-moi, nous y travaillons. Peut-être faudrait-il qu’on communique mieux dessus pour rassurer les populations. Mais après, il faut prendre conscience du fait que seuls, les assureurs ne pourront pas changer la donne et redonner confiance aux populations. C’est une œuvre collective qui nécessite que chaque acteur de la chaîne joue sa partition. Il ne s’agit pas de pointer constamment du doigt les assureurs qui, rappelons-le, doivent faire des efforts pour améliorer leurs prestations vis-à-vis des assurés, mais de prendre conscience du rôle social et économique de l’assurance dans nos économies afin d’agir ensemble en toute responsabilité pour le développement du secteur qui impactera positivement la vie des populations. Le débat que nous menons, le financement des centres de santé, des écoles, des routes et autres œuvres sociales au profit des populations sur mobilisation de ressources propres, en recourant le moins possible aux marchés financiers internationaux en dépend. En quoi l’Etat peut-il aider les maisons d’assurance ? Je suggère qu’en sus de s’assurer par le biais de ses structures de contrôle que les assureurs tiennent leurs engagements à l’endroit des assurés, l’Etat se joigne aux assureurs pour inciter les populations à s’assurer massivement. Il ne s’agit pas pour lui de faire de la sensibilisation sur les produits mais d’attirer l’attention des populations sur le fait que s’assurer, c’est préserver sa famille, soi-même et ses biens. Ensuite, l’État, et je m’intéresse surtout au Bénin, dont le développement me tient surtout à cœur, doit envisager, comme c’est le cas en Europe, l’élargissement dans le cadre d’une étude du nombre d’assurances obligatoires, compte tenu de leurs caractères importants pour le bien-être des populations et des effets induits sur le financement de l’économie. Enfin, il est important que, pour les assurances obligatoires existantes et celles à venir, l’Etat s’assure de leur respect par les populations sinon, cela n’aurait servi à rien de les instaurer. Je voudrais inviter nos Etats à mieux s’approprier la question du développement de l’industrie des assurances en Afrique en général et au Bénin en particulier. Car avec une industrie des assurances forte, l’Etat dispose d’un partenaire solide financièrement pour mieux accompagner le développement économique et social du pays. Société 19 janv. 2022


Gestion du budget 2022 en mode programme : Martin Assogba salue une réforme majeure
Le directeur exécutif de l’Ong Alcrer, Martin Assogba et ses pairs ont salué le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats, à travers le vote d’une loi de finances en mode programme à exécuter en mode programme pour le compte de l’exercice 2022. « L’Ong Alcrer se réjouit de l’avènement de cette réforme majeure des finances publiques mise en œuvre par le gouvernement et qui vise l’amélioration de l’efficacité de l’action publique… », a indiqué, dans un communiqué, le directeur exécutif de l’Ong Alcrer, Martin Assogba. En effet, depuis le 1er janvier dernier, le Bénin a voté, pour la première fois, une loi de finances en mode programme qui sera également exécutée en mode programme. Une nouvelle approche de gestion budgétaire consacrant le passage d’un budget de moyens à un budget de résultats, précise l’Ong Alcrer, pour le bénéfice des citoyens, des usagers, des contribuables et des agents de l’Etat d’une part et l’instauration de la transparence dans la gestion publique, en rendant notamment plus lisibles les documents budgétaires à la fois pour le parlement et pour le citoyen d’autre part. Tout en félicitant le gouvernement pour la mise en œuvre de cette réforme qu’ils attendaient depuis 2017, Martin Assogba et ses pairs invitent les cadres à divers niveaux de responsabilité à une implémentation efficace et loyale de ladite réforme. L'Ong Alcrer exhorte le parlement à un contrôle accru de l’efficacité de la dépense publique, non seulement dans le cadre de l’examen des lois de finances à travers les rapports annuels de performance, mais aussi dans le cadre de son contrôle permanent. « Grâce à cette réforme, le programme constitue, dorénavant, l’unité´ de vote a` l’Assemblée nationale. Il regroupe les ressources destinées a` la mise en œuvre d’une action ou d’un ensemble d’actions représentatif d’un pan de la politique publique. Ce nouveau mode de gestion axe´ sur la performance permettra de démontrer des résultats souhaités par le citoyen, le contribuable et l’usager », souligne Martin Assogba. Pour lui, le passage à une gestion budgétaire axée sur les résultats impose aux Organisations de la société civile, une veille plus soutenue. Et l’Ong Alcrer est d’ores et déjà mobilisée pour jouer sa partition en vue de l’optimisation de la dépense publique et surtout veiller à ce que les responsables de programmes rendent effectivement compte à travers les rapports annuels de performance. « Alcrer travaillera à ce que ces rapports soient rendus accessibles pour permettre aux citoyens de s’informer de l’utilisation des fonds publics et surtout des résultats atteints par le gouvernement dans divers domaines du développement », fait observer Martin Assogba qui va conclure en invitant les responsables à divers niveaux à faciliter la tâche à la société civile pour que les résultats attendus de la réforme en termes de transparence, d’intégrité et d’efficacité des actions de développement soient effectivement atteints pour le bonheur des populations du Bénin. Actualités 19 janv. 2022


Can 2021/Groupe C Le dénouement attendu
Les stades Ahmadou Ahidjo de Yaoundé et Roumdé Adjia de Garoua vibreront ce soir, à partir de 20 heures, aux rythme des dernier matches de la phase de poules de la Can 2021, au niveau du Groupe C. Ils accueillent respectivement les confrontations entre les Panthères du Gabon et les Lions de l’Atlas du Maroc, puis les Black Stars du Ghana et les Cœlacanthes des Comores. Avec deux victoires en deux matches, les Lions de l’Atlas du Maroc sont déjà assurés de jouer le deuxième tour de la compétition. Quant aux Panthères du Gabon, actuellement deuxièmes avec quatre points sur six, ils devaient se méfier des Black Stars du Ghana, à l’affût avec un seul point dans leur escarcelle. Que dire alors des Cœlacanthes des Comores ? Pour espérer une éventuelle place de meilleur troisième, une victoire leur est impérative. Gabon # Maroc : Duel pour le commandement du groupe Avec respectivement quatre et six points engrangés, les Panthères du Gabon et les Lions de l’Atlas du Maroc ont rendez-vous ce soir à 20 heures au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. C’est pour une explication dont l’enjeu sera la première place de leur groupe. En effet, un match nul suffira à faire le bonheur de Achraf Hakimi, Sofiane Amrabat, Munir El Haddadi, Sofiane Boufal et de leurs coéquipiers pour prendre la tête de ce groupe C. Pendant ce temps, les Gabonais auront besoin d’une victoire. En cas de match nul, ils conserveront toujours leur deuxième place qualificative directement pour les huitièmes de finale, quel que soit le résultat de l’autre explication du groupe, à Garoua. Au risque de voir le Ghana prendre le dessus sur les Comores avec un score confortable et leur chiper la deuxième place, toute défaite leur est donc interdite. Si c’était le cas, ils devraient se contenter de l’une des quatre meilleures places de troisième. Au cours de ce match, le Gabon et le Maroc pourraient vouloir assurer. Ils devraient se neutraliser. S’agissant des faces-à-face entre les deux sélections, elles se sont affrontées à 18 reprises, toutes compétitions confondues. Les Lions de l’Atlas s’en sortent avec neuf victoires contre six pour les Panthères du Gabon et trois matches nuls. Jusqu’à présent, les deux nations ne se sont rencontrées qu’une seule fois en phase finale de la Can. C’était en 2012 où le Gabon enregistre une victoire (3-2) lors de la phase de groupes de l’édition. Ghana # Comores : Les Black Stars sous pression Après s’être fait piéger (1-0) par les Lions de l’Atlas du Maroc, puis surprendre (1-1) par les Panthères du Gabon, les Black Stars du Ghana affrontent les Cœlacanthes des Comores ce soir au stade Roumdé Adjia de Garoua. Les poulains de Milovan Rajevac pourraient bien sortir de la Can Cameroun 2021, par la petite porte, en cas de nouvelle contre-performance. Sur le papier et le terrain, le Ghana a un effectif pour lui permettre d’aller au bout. Ne comptant qu’un point sur six possibles à leur actif, une victoire est impérative pour André Ayew, Djiku, Partey et leurs coéquipiers, s’il ne veulent pas voir leur séjour raccourci au Cameroun. Mais privés qu’ils seront des services de l’attaquant de Yeni Malatyaspor, Benjamin Tetteh suspendu par la Caf et de Iddrisu Baba blessé, leur mission ne sera pas du tout aisée. Ils sont sous pression. Pendant ce temps, l’équipe des Comores se lancera dans le match avec un état d’esprit renouvelé et aucun souci de cas de suspension de joueurs dans ses rangs. Ainsi, l’entraîneur Amir Abdou aura son effectif au complet. Certes, avec les deux défaites qu’ils ont concédées face aux Panthères du Gabon (1-0) et aux Lions de l’Atlas du Maroc (2-0), les Cœlacanthes ont hypothéqué leurs chances de qualification pour les huitièmes. Seule une victoire conditionnée à un sacré concours de circonstances peut leur permettre d’envisager de terminer parmi les quatre meilleurs troisièmes. Ils ont également l’occasion de marquer l’histoire avec leur premier point, pour leur première participation à une phase finale de Can. Sports 18 janv. 2022


Ateliers Wikipédia : Contribuer à la plus grande encyclopédie numérique
L’association Wikimédia Bénin en collaboration avec l’association conseil des Activités éducatives du Bénin (Caeb) organise une série d’ateliers pour faire découvrir Wikipédia, la plus grosse révolution encyclopédique au monde et ses projets aux internautes. Les participants seront réunis à Porto-Novo autour du thème : « Viens contribuer à la plus grande encyclopédie numérique au monde pour le partage de la connaissance libre ». Pour Mermoz Adodo, membre de Wikimédia Bénin, au-delà des ateliers, les participants sont appelés à devenir des membres à part entière de la communauté Wikipédia. « Nous voulons faire d'eux de véritables contributeurs pour combler le gap informationnel sur l'Afrique en général et le Bénin en particulier, à travers un Wiki club que nous envisageons d’installer et d’entretenir dans un future proche », ont expliqué les organisateurs. Plusieurs thématiques seront abordées lors de cette série d’ateliers. Les participants pourront être aguerris sur le fonctionnement de l’encyclopédie Wikipédia, la fiabilité ou non des informations présentes et les règles éditoriales de Wikipédia. C’est le lieu pour Wikimédia Bénin d’aider les contributeurs à avoir les clefs pour être autonomes afin de modifier des articles, en créer, mais aussi interagir avec la communauté de Wikipédia. « Nous espérons que cette formation donnera envie aux participants de poursuivre leur découverte par eux-mêmes et leur donner soif d'aventure après notre passage pour cette première cohorte », a-conclu Mermoz Adodo. Société 18 janv. 2022


Marché du secteur du numérique : Une croissance de 7,1 % pour 2022
La progression du marché du numérique sera de l’ordre de 7,1 % en 2022 selon les chiffres de Numeum et Pac Technologies. Une infographie didactique annonce une forte dynamique et souligne de belles perspectives pour cette année. De bonnes perspectives sont annoncées sur le marché du secteur du numérique en 2022. Selon Numeum et Pac Technologies, la croissance devrait atteindre 7,1 %, toutes typologies d’entreprises confondues, cette année contrairement à 2021 où le marché a connu une progression de 6,3 %. Globalement, les budgets It seront en hausse pour une majorité des entreprises sondées par Numeum. Dans le détail, les éditeurs et plateformes cloud signent une progression de 8,3 %, les Esn de 4,4 %. Les sociétés de conseil et de technologies progressent de 5,9%, selon techtalks.fr. Dans le bilan semestriel de l’ensemble du secteur, dénommé « Perspectives économiques et marché de l’emploi du secteur numérique », on note la croissance du marché ainsi que l’essor des recrutements. Le numérique crée de l’emploi en continu et la tendance en 2022 devrait se poursuivre avec de nouveaux recrutements dans deux tiers des entreprises sondées. Concernant les approches sectorielles, Numeum indique que l’industrie lourde représente toujours 29 % du secteur de la transformation numérique. Suivent la Banque (16 %), le secteur public (11 %) ou le commerce (8,4 %). Les observateurs notent à ce titre une « forte accélération des projets, toutes industries confondues ». Les leviers de croissance sont donc naturellement la cloudification (+28 %) qui représente 12,2 milliards d’euros. Suivent le Big data avec une croissance de 23,4 % (pour 2 milliards en valeur). Ces éléments sont le signe que le secteur a su s’adapter aux conditions sanitaires et à la modification de certains modèles. La transformation des modes représente en effet un point clé pour chaque organisation. Les éditeurs de logiciels et les plateformes cloud ont ainsi été peu marqués par la crise entre 2019 et 2020. Selon Godefroy de Bentzmann, Co-président de Numeum, tous les secteurs ont été obligés de revoir à la hausse leurs prévisions de croissance. « Après avoir été prudents fin 2020, nous constatons que la croissance est de nouveau présente », a-t-il fait remarquer. Abondant dans le même sens, Benoît Darde, administrateur de l’organisation professionnelle, annonce l’amélioration de la sécurisation des Systèmes d’Information et des usages liés à la data. Société 18 janv. 2022


Numérique et digitalisation (quinquennat 2021-2026) : Un moteur de transformation de l’économie béninoise
Fidèle à sa vision de faire du numérique un moteur de la transformation structurelle de l’économie béninoise, le gouvernement du président Patrice Talon entend accroître les investissements au profit du secteur durant le quinquennat 2021-2026. Il prévoit d’investir 346 milliards F Cfa dans les infrastructures et services numériques. Le gouvernement a annoncé de gros investissements pour le secteur du numérique, les 7 et 13 janvier derniers, à l’occasion de la présentation des axes stratégiques du Programme d’action du gouvernement (Pag) 2021-2026 aux acteurs publics et institutionnels. Les ressources allouées aux projets vont accroitre en passant de moins de 100 milliards à 346 milliards de francs Cfa. Il va sans dire que le secteur du Numérique et de la Digitalisation restera prioritaire pour le gouvernement durant les cinq prochaines années. De nouveaux projets et réformes sont initiés dans le nouveau Pag, en vue de faire du numérique un moteur de la transformation structurelle de l’économie béninoise. De six projets et six réformes sur la période allant de 2016 à 2021, le secteur du Numérique et de la digitalisation sera marqué par la mise en œuvre de sept projets et quatre réformes au titre du Pag 2021-2026. Lorsqu’on sait que la mise en œuvre du Pag 2016-2021 dans le secteur du numérique et de la digitalisation a permis au Bénin d’accomplir d’importants progrès, en matière de réalisation d’infrastructures, de dématérialisation de l’administration et de développement de l’écosystème, il n’y a pas de doute que de nouvelles prouesses sont attendues les cinq prochaines années. Sous la houlette de la ministre du Numérique et de la Digitalisation, Aurélie Adam Soulé Zoumarou, le gouvernement va atteindre inexorablement son objectif de transformer le Bénin en la plateforme de services numériques de l’Afrique de l’Ouest, conformément à la vision du président Patrice Talon. Faut-il le signaler, certains projets entamés en 2016 seront poursuivis. Il s’agit notamment du déploiement de l’Internet haut et très haut débit sur l’ensemble du territoire national et de la mise en œuvre de l’administration intelligente ou Smart Gouv. Ces deux projets gardent leurs dénominations initiales, suivies de la mention « Phase 2 », dans le document qui a été approuvé en Conseil des ministres du 15 décembre 2021. A ces deux projets reconduits s’ajoutent cinq nouveaux projets : le développement des usages et de la confiance numériques, la transformation numérique des collectivités locales, la modernisation des médias de service public, l’accès des citoyens aux médias et à l’information de qualité et le projet de développement du numérique dans l’enseignement supérieur. Le secteur du numérique et de la digitalisation sera également rythmé par quatre réformes au cours des cinq prochaines années. Il s’agit de la règlementation du déploiement des réseaux locaux numériques pour toute construction à usage professionnel ou collectif, la création d’un observatoire du numérique, la modernisation des cadres règlementaire et institutionnel de l’audiovisuel et de la communication (y compris le code de l’information) et la réforme sur les compétences numériques exigibles lors des recrutements dans la fonction publique. Société 18 janv. 2022


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