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Nouvelles

Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés
Le ministère de la Santé a rendu publique la liste des candidats admis au test de sélection des médecins généralistes aspirants à la fonction de directeur d'hôpital. Sous réserve de vérifications, ils seront 22 à suivre la formation en administration hospitalière, dès le lundi 17 janvier prochain. Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés Formation en administration hospitalière : Voici la liste des 22 médecins sélectionnés Actualités 13 janv. 2022


Fête des religions endogènes : Abomey-Calavi aux couleurs du vodoun
A chaque commune sa célé-bration de la fête des religions endogènes. A Abomey-Calavi, c’est l’arrondissement de Togba qui a abrité les manifestations, lundi 10 janvier. La multiplicité des couleurs et des apparats des pratiquants des religions traditionnelles était le signe patent de la grandeur de la manifestation. Dans l’arrondissement de Togba dans la commune d’Abomey-Calavi, ce lundi 10 janvier, la fête du vodoun s’est déroulée avec faste. Sur les lieux, les adeptes de « mami », « atingali », « dan » et autres divinités, vêtus de leurs tenues des grands jours, ont rivalisé d’ingéniosité pour exprimer leur joie devant le public médusé. Chants, danses et démonstrations diverses se sont succédé sans se ressembler. L’ardent soleil de la mi-journée n’a pu émousser leur désir de célébrer au mieux cette fête instaurée par l’ancien président Nicéphore Soglo qui était d’ailleurs l’invité d’honneur à Togba. Evoquant l’importance accordée au 10 janvier depuis trente ans, sa majesté Edégboyinté, s’est réjoui de l’organisation des manifes-tations au niveau communal. Le premier responsable du culte vodoun dans la commune d’Abomey-Calavi a aussi rappelé les bienfaits du vodoun. « Si vous respectez les principes du vodoun, vous allez en bénéficier abondamment. Il ne fait du mal à personne », a-t-il insisté. C’était aussi l’occasion pour lui de formuler une doléance plutôt particulière. « Nous demandons aux autorités au sommet de l’Etat de penser à consacrer davantage de jours au vodoun comme c’est le cas pour les autres religions », a-t-il plaidé. En attendant que cette demande soit étudiée et trouve un écho favorable auprès des autorités concernées, le maire de la commune d’Abomey-Calavi a une autre idée. Evariste Ahouandjinou a annoncé que « dès l’année prochaine, la fête prendra l’allure d’un festival. Une série d’activités sera organisée pour mieux valoriser le vodoun et le 10 janvier 2023 sera l’apothéose ». Cette décision prise par le conseil communal découle du fait qu’il reconnaît que « le vodoun est un grand facteur de développement ». L’autorité communale a également exhorté les leaders des religions endogènes, les adeptes et toute la population à la paix et à l’unité pour que le développement de leur ville devienne réalité. Initiateur de la fête des religions endogènes au moment où il présidait aux destinées du pays, Nicéphore Soglo a développé sa perception de ces cultes. Selon lui, le vodoun est une richesse pour le peuple béninois. Il est donc nécessaire, a-t-il expliqué, de continuer à lui donner toute la valeur qu’il mérite. Culture 12 janv. 2022


Phase II du microcrédit Alafia : Un décaissement de 15 milliards FCFA annoncé pour 2022
Au nombre des mesures prises au cours du Conseil des ministres du 12 janvier 2022, il y a l'annonce de nouvelles conditions de mise en œuvre de la phase 2 du microcrédit Alafia et du financement des artisans cibles du projet Arch. Lire ci-dessous l'intégralité du compte rendu du Conseil des ministres. compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 compte rendu conseil des ministres du 12 janvier 2022 Actualités 12 janv. 2022


Enseignement et formation techniques et professionnels : Le Parlement adopte une loi-cadre
L’Assemblée nationale a adopté hier mardi 11 janvier, la loi n°2022-01 portant loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) en République du Bénin. L’adoption de ce texte s’inscrit dans le cadre de la réforme du système éducatif béninois devant permettre au pays d’avoir une masse critique de compétences en adéquation avec les besoins de l'économie et le marché du travail. Un nouveau jour se lève sur le système éducatif béninois. Les députés ont adopté en plénière, ce mardi 11 janvier, la loi-cadre sur l’enseignement et la formation techniques et professionnels (Etfp) dont le projet leur a été transmis par le gouvernement par décret n°2021-167 du 24 mars 2021. Elle vise à mettre en place des dispositifs adéquats et inclusifs pour une formation technique et professionnelle de qualité, accessible à tous et adaptée aux besoins du développement économique, et qui facilitera l’insertion des jeunes sur le marché du travail. Le texte abroge à cet effet certaines dispositions de la loi n°2003-17 du 11 novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale. Plusieurs innovations y ont été introduites dont la mise en place d’une approche éducative inclusive et holistique ; le pilotage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels par l’Etat en collaboration avec le secteur privé ; la régulation des flux en inversant la tendance en faveur de l’enseignement et la formation techniques et professionnels ; le mode de gouvernance pédagogique et administrative et l’arrimage de l’enseignement et la formation techniques et professionnels aux normes de la professionnalisation. Il s’agit d’une loi-cadre de 48 articles répartis en cinq chapitres traitant notamment de l’objet et du champ d’application du texte, l’organisation des enseignements et des formations ; des rôles des principaux acteurs et du cadre institutionnel de mise en œuvre de financement de l’enseignement et de la formation techniques et professionnels. Le texte a été approuvé à l’unanimité des députés. Le rapport de la commission en charge de l’Education de l’Assemblée nationale examiné par la plénière renseigne clairement sur les raisons de l’option du gouvernement. Laquelle option découle en réalité du constat que les statistiques récentes montrent que 97 % des élèves titulaires du Brevet d’études du premier cycle (Bepc) poursuivent leur cursus dans l’enseignement général contre 3% seulement dans l’enseignement technique et la formation professionnels. Un tel déséquilibre a pour conséquence de générer un grand nombre de titulaires de diplômes académiques au détriment de ceux justifiant de compétences techniques et professionnelles, toutes choses qui alimentent le chômage et le sous-emploi des jeunes. C’est donc pour corriger cette anomalie qui n’a que trop duré que le gouvernement béninois a élaboré la stratégie nationale pour promouvoir et développer l’Etfp. Cette stratégie sera désormais soutenue par une loi-cadre qui couvre non seulement l’éducation de base, la post-éducation de base et l’enseignement supérieur, mais aussi les formations techniques et professionnelles sous la tutelle d’autres départements ministériels, en dehors de ceux en charge de l’Education. Ce qui permettra au gouvernement de relever le défi en inversant la tendance actuelle de la pléthore des effectifs de l’enseignement secondaire général au profit d’une orientation pertinente des apprenants vers l’enseignement et la formation techniques et professionnels. Actualités 12 janv. 2022


Gestion du foncier à Abomey-Calavi : de l’engouement autour du cadastre
Abomey-Calavi entre, petit à petit, dans l’ère du cadastre. A Ouèdo, acquéreurs et autochtones affluent depuis quelques jours pour se faire enregistrer dans la base de données. Il est à peine six heures du matin, mais la place publique d’Adjocomey, à Ouèdo, dans la commune d’Abomey-Calavi, grouille de monde. Les premiers à s’inscrire sur la liste de présence qui ne cesse de s’allonger l’ont fait peu après 5 heures du matin. Pour Raphaël Guidi, en tête de liste, le jeu en vaut la chandelle. « C’est le cadastre qui m’a amené à venir ici très tôt. C’est un secret de Polichinelle que la zone de Ouèdo et Hêvié à Abomey-Calavi est confrontée à l'insécurité foncière. Je suis venu m’enregistrer parce qu’avec cette opération, on pourra savoir à qui appartiennent vraiment les parcelles dans le futur », martèle-t-il, très enthousiasmé. A tour de rôle, les présumés propriétaires de parcelle avancent avec la convention de vente ou le titre foncier, les pièces d’identité, et le numéro de l’état des lieux fait entre 2014 et 2019. Au bout du processus, l’usager est pris en photo. « C’est pour sécuriser nos terrains. Ce n’est pas la même chose que le lotissement. Beaucoup se plaignent que les parcelles ne sont pas à jour. Ceci permettra de voir clair », confie Akim Inoussa, membre du comité Cadastre à Ouèdo centre. Les opérations ont démarré depuis mardi 4 janvier 2022 et devront prendre fin le 13 janvier 2022. Mais l’affluence est telle qu’une discrimination positive a été instaurée par les agents techniques au profit des personnes du troisième âge et de celles en situation de handicap. Sous la paillote, les commentaires vont bon train. D’aucuns plaident pour la prorogation. « Compte tenu de l’affluence, on verra s’il y a lieu de proroger pour aider tout le monde à se faire enregistrer. Comme vous le constatez, il y a trop de monde dans les deux secteurs à Ouèdo centre. Beaucoup sont venus de Cotonou, de Godomey et autres », déclare Akim Inoussa. En dépit de l’impatience dans les rangs, les acquéreurs de parcelle n’hésitent pas à jeter des lauriers à l’endroit du gouvernement. « Le chef de l’Etat a bien fait de penser à cette stratégie. Nous aurons le cœur tranquille», souffle Raphaël Guidi. De son côté, le conseiller local, Lucien Zannou n’en finit pas de rassurer ses administrés qui l’assomment de questions. « C’est pour sécuriser nos parcelles, les domaines, pour qu’il n’y ait pas de conflits demain. On espère déjà quand on voit comment ça se déroule », assure-t-il. De la séance d’information qui a eu lieu le 12 octobre 2021, en prélude aux opérations, les populations n’ont saisi a priori que l’aspect sécurité. Sécurité, mais aussi développement En réalité, le Bénin a opté, depuis 2016, pour la réalisation du cadastre national. Par décret N° 2016-726 du 25 novembre 2016, un comité technique de supervision de la réalisation du cadastre national a été mis en place. Au-delà de la sécurité foncière, le cadastre est sollicité pour moderniser le marché immobilier. Fabrice Kossou, chef du département des opérations foncières et techniques à l’Agence nationale du domaine et du foncier (Andf), précise que c’est un outil d’aide à la décision. « Ce qui fait la priorité du gouvernement, c’est la sécurisation du foncier. Mais les autres avantages sont nombreux en ce qui concerne la disponibilité de l’information foncière, du fonds de carte cadastrale qui pourront servir de documents de base pour toute décision. C’est donc un outil d’aide à la décision. C’est également, un instrument aux mains des maires pour la planification urbaine, la gestion de l’Environnement, et beaucoup d’autres choses », renseigne-t-il. Dans cette dynamique, le Bénin est appuyé par les Pays-Bas, dans le cadre du Projet de modernisation de l’administration foncière. Bohicon et N’Dali ont déjà reçu des équipes pour les travaux de viabilisation, d’actualisation des données existantes et de collecte de nouvelles données. Cette deuxième vague concerne 10 communes dont Abomey-Calavi. Une fois les données collectées, elles seront traitées, numérisées. Quelques données sont déjà mises en ligne sur un certain nombre de communes. D’autres communes suivront selon l’évolution des opérations, pour que petit à petit tout le territoire soit couvert et sécurisé. Actualités 12 janv. 2022


Zone industrielle de Glo Djigbé : recrutement de 1000 personnes pour le textile
1000 POSTES À POURVOIR DANS LE TEXTILE AU SEIN DE GDIZ !
La Zone industrielle de GloDjigbé se veut être un vecteur principal du développement économique et social du Bénin. Cela passe également par l'employabilité et ça commence dès aujourd'hui : en collaboration avec l'APIEx BENIN et l'ANPE BENIN, 1000 emplois sont à pourvoir dans les unités industrielles textiles de la Gdiz !
Retrouvez ci-joint toutes les informations relatives à ces postes.
Vous avez entre 18 et 30 ans et savez lire et écrire le français ?
Inscrivez vous avant le 30 janvier 2022 via www.azoli.bj ou directement auprès des antennes départementale de l'ANPE dont vous retrouverez la liste ci-jointe.
Zone Industrielle de Glo Djigbé
Actualités 11 janv. 2022


Protection de la biodiversité : Le sacré repousse les menaces
A côté de la sensibilisation et de la répression conformément aux lois, les divinités apportent leurs contributions à la conservation de la biodiversité. Ala Bouche du Roy à GrandPopo, posé au cœur des mangroves, le Zangbéto veille au grain. La présence depuis 2015 de ces gardiens de la nuit, dans la réserve communautaire, a considérablement réduit les coupes sauvages de palétuviers. Dans ce milieu où les religions endogènes n’ont pas encore totalement perdu de leur caractère sacré, les populations riveraines ne peuvent pas enfreindre les règles et interdits. Ce qui permet le développement de l’écosystème. Celui qui s’y aventurerait à couper les palétuviers risque de s’attirer des ennuis spirituels. Selon certaines indiscrétions, à celui-ci, il peut être demandé un panier de moucherons (chose impossible) et beaucoup d’autres choses en guise de sanctions. « Avec l’implication active des communautés locales et des dignitaires traditionnels, le culte Zangbéto est utilisé pour sacraliser les zones de mangrove qui font partie des aires centrales et aires tampons de la réserve Bouche du Roy. Plus de 500 hectares de mangroves sont sacralisés pour mieux conserver l’écosystème contre les pressions des coupes sauvages et de la pêche afin de limiter la dégradation des mangroves et de permettre la régénération des ressources halieutiques ainsi que leur habitat de reproduction », confie Moïse Koumassa, assistant de projets à EcoBénin. En réalité, selon la Fao, de Djondji à Nikouécondji (commune de Grand-Popo), en 1995, la mangrove occupait  10 754 ha. Cette superficie de l’écosystème a diminué à hauteur de 5 808 ha en 2005 du fait de l’anthropisation. Cependant, une décennie après, il est constaté une forte augmentation de la superficie couverte, soit 7 882 ha. La gestion participative et la sacralité en sont pour beaucoup. L’île aux oiseaux située dans la localité d’Allongo accueille de nouveau les oiseaux migrateurs. « La sacralisation a permis de repeupler l’habitat de la faune présente (oiseaux, singes, varans, etc.) et de régénérer les ressources halieutiques (poissons, crabes, huitres, crevettes, etc.) pour le bien-être des communautés. Cela a permis également de restaurer les écosystèmes de mangroves en dégradation et de leur permettre de mieux jouer leur rôle important de puits à carbone et de lutte contre les effets des changements climatiques », explique Moïse Koumassa. Le vodoun, au cœur de la nature L’expérience de la sacralisation n’a pas été que bénéfique à la Bouche du Roy, qui devient désormais, après le conseil des ministres du 5 janvier 2022, une aire marine protégée. De nombreux écosystèmes sacrés permettent au Bénin de conserver la biodiversité et ses valeurs, en limitant les coupes et la dégradation. Raison pour laquelle, beaucoup d’études recommandent d'inclure les sites sacrés de forêt-galerie dans une stratégie de gestion durable des écosystèmes afin d'enrayer la destruction de la végétation et de préserver la biodiversité.     « Le caractère sacré de ces sites et points d'eau a un impact évident sur la conservation de la biodiversité, à travers la prohibition de l'utilisation des poisons pour la pêche, de la pollution des eaux, l'interdiction de l'élevage, les défrichements dans leur voisinage immédiat, etc. », renseignent les auteurs de l’étude sur l’importance des sites sacrés pour la conservation des forêts galeries au centre du Bénin. Même dans un contexte de changement climatique, les divinités sont parfois appelées à la rescousse pour réduire les poches de sècheresse. « Vous avez naturellement des pratiques magico-religieuses qui sont également utilisées comme stratégies d’adaptation aux phénomènes climatiques qui bouleversent la vie des paysans. A ce titre, vous avez des cérémonies qui sont organisées pour faire appel à la précipitation pendant qu’on l’attend et que ça ne vient pas », fait remarquer Dr Akibou Akindélé, ethno-climatologue. La dimension du vodoun, des religions endogènes va bien au-delà de la foi, de la spiritualité, de la culture. Le vodoun est ancré dans la nature A la Bouche du Roy, le Zangbéto veille sur la biodiversité et la protège. Environnement 11 janv. 2022


Sa Majesté Daagbo Hounon Houna II : «l’écosystème constitue le socle de la vie …»
Le vodoun, ce sont des règles et des principes qui protègent la nature et la vie. Sa majesté Daagbo Hounon Houna 2, chef suprême du vodoun Huendo, roi des mers et des océans, donne ici les raisons. La Nation : Quel est le lien entre le vodoun et la Nature ? Sa majesté Daagbo Hounon Houna II : Le vodoun a choisi comme terre de prédilection l’Afrique, plus précisément le Bénin en Afrique de l’Ouest. Quand vous prenez une personne, d’une aire culturelle donnée, son ancêtre mythique ou son «tohio » se trouve peut-être dans les eaux, dans la flore ou tout simplement dans l’écosystème. C’est pourquoi, il y a des enfants qu’on appelle des « kpovi », «dovi », des enfants de l’eau. Je suis par exemple de l’eau. Mon ancêtre mythique se trouve dans la mer, tout comme le « tohio » du peuple Houéda (Ouidah), qui est le « Houéda Dangbé », communément connu sous le nom de python. A Grand-Popo, le tohio, c’est le python géant connu sous le nom de boa. Il y a des gens qui ont comme tohio des arbres tels que le baobab, l’iroko. Vous avez aussi des caïmans, la rivière, des cours d’eau. Ainsi, l’écosystème, la nature tout entière constitue le pivot même, le socle de la vie de tout un chacun. Dans ces conditions, nous sommes tenus d’entretenir ce qui constitue notre ''tohio''. Est-ce pour cela que des communautés entretiennent un lien sacré avec une partie de leur écosystème ? Si j’ai mon ''tohio'' dans l’écosystème, pourquoi ne jouerai-je pas un rôle d’avant-gardiste et sécuritaire ? C’est dans ces conditions que, dans certaines zones, il est interdit par exemple de labourer certains jours. Le vodoun qui est là ne l’accepte pas pour diverses raisons. Labourer ce jour-là constitue un frein à la bonne production agricole. La pêche en haute mer par exemple répond à un rythme donné. Tous les huit jours francs, les gens ne doivent pas aller à la pêche en haute mer. C’est interdit. De même que sur certains marigots et rivières, il est interdit de pêcher dans des zones données. Ce sont des zones considérées comme sacrées. Le faire, c’est briser la structure sociale. Quelques-uns enfreignent au principe, mais c’est toute la communauté qui en subit les conséquences. Depuis un certain temps, quand nous avons fait le choix de la démocratie, il a été constaté que les gens, prenant cela comme une grande ouverture, ne respectent plus ce qui fait la vie de la localité, du pays, du continent. Parce que toute la population a adopté des religions données. Certains disent : « Je ne suis pas de votre religion. Je peux faire ce que je veux. » Ceux-là, de par leurs actions font que la production halieutique diminue, la production agricole chute. Les mangroves sont détruites. Les forêts sont considérées comme des refuges pour les sorciers et les sorcières. Malheureusement, on engloutit des milliards de francs pour des questions de réchauffement climatique. On se dit qu’il faut reboiser. Faut-il retrouver la voie du sacré avec la présence des Zangbéto ? Nous avons des aires cultuelles données. Suivant qu’on se trouve dans une zone ou dans une autre, il y a le système d’avant-garde sécuritaire. Si dans les zones lacustres et dans les zones aïzo, vous avez le Zangbéto comme police sociale, dans les aires culturelles Nago-Yorouba, vous avez le Oro et autres. Ce ne sont donc pas seulement les Zangbéto. Il y en a d’autres. La vie étant considérée comme le « soun » et le «Yesoun », il y a des règles, des principes. Mais étant donné que les religions sont multiples, avec un défaut d’harmonie, d’entente, chacun fait ce qu’il veut au point où toute la population en subit les conséquences. Le vodoun pour nous se révèle comme l’organisation de la vie sociale, tout entière, donc, comme une science qu’on se doit de protéger, de conserver. C’est pour cela que les garants de la tradition n’ont jamais aimé que l’on brise cette structure sociale. La révolution était arrivée dans ce pays pour demander qu’on bannisse le vodoun, le traitant de féodalité, de sorcellerie et tout. C’est fait jusqu’à un moment donné où, pour trouver quelques grains de maïs à acheter, vous ne pouvez plus l’appeler par son nom. C’était devenu si rare qu’il y a eu la disette. Aujourd’hui, le premier magistrat du pays a dit que l’Afrique est de culture vodoun. Quel que soit l’endroit où vous vous trouvez, au sud ou au nord du Bénin, il y a le vodoun. Quand il y a le vodoun, il y a le respect, le ''soun'' et le ''yesoun''. Ce sont des règles et principes à respecter. Et quand vous êtes dans une zone donnée, par rapport au vodoun que vous avez, il y a des interdits à respecter. Mais qu’on le veuille ou non, il y a un certain nombre d’indices qui font qu’on peut parler du vodoun. Nous avons les forêts, les rivières, les oiseaux, les animaux. Il faut respecter l’ordre normal des choses. Quand c’est le cas, tout va normalement. Il y a lieu de trouver cette harmonie entre les religions pour que chacun puisse respecter les directives. Environnement 11 janv. 2022


Wenceslas Adjognon-Monnon à propos des ambitions du gouvernement pour le vodoun : « Il y a un engagement fort pour en faire un produit touristique phare »
Le gouvernement béninois a opté pour la valorisation du patrimoine immatériel du pays à travers un vaste programme et de nombreux investissements. Le Vodoun se trouve en pole position de cette initiative qui veut proposer au reste du monde l’une des particularités du Bénin. Wenceslas Adjognon-Monnon, directeur du programme Tourisme de l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme, évoque à travers cet entretien, l’engagement et les actions du gouvernement, de même que la dimension culturelle et touristique du Vodoun. La Nation : Le Bénin a célébré ce 10 janvier, la fête des religions endogènes Selon vous, une telle célébration a-t-elle encore sa raison d’être ? Wenceslas AdjognonMonnon : C’est une fête qui nous honore parce qu’elle est appréciée de tous les Béninois, pas forcément à cause de la dimension touristique et culturelle qu’elle revêt. C’est une fierté et c’est quelque chose dont nous devrions savoir tirer les profits nécessaires pour en faire une journée de découverte sur le plan national afin que les gens puissent découvrir. les richesses culturelles et cultuelles de leur pays. Nous autres à l’Agence nationale de promotion des patrimoines et de développement du tourisme (Anpt), nous n’avons pas vocation à entrer dans le culte. Par contre, le volet culturel nous intéresse au plus haut point et c’est cela que nous nous évertuons à faire connaître d’abord à nos concitoyens puis après à la sous-région et sur le plan international. Depuis plus de cinq ans déjà que le gouvernement a entrepris des réformes dans les secteurs de la culture et du tourisme, quel bilan peut-on faire aujourd’hui ? Il faut savoir que nous sommes une destination en cours de programmation. Nous sommes structurés. Le chef de l’Etat a une vision claire et cette vision est de faire du Bénin un pays à haute valeur touristique, un pays où nous deviendrons incontournables dans le dispositif touristique de l’Afrique. Pour cela, nous avons plusieurs richesses. On peut faire toutes les activités touristiques qu’on veut au Bénin en dehors de la neige. Nous avons aussi quelque chose de particulier que personne n’a, qui est le Vodoun qui nous caractérise. Aujourd’hui, tout le monde en a peur parce que quand vous êtes au Cameroun ou ailleurs dans le monde et que vous dites ‘’Vodoun’’, on pense plutôt à la poupée sur laquelle on met des aiguilles pour faire du mal alors qu’il n’en est rien. Pour que l’individu lambda comprenne qu’il n’en est rien, il faut le promouvoir. Cette promotion passe par la culture du Vodoun et non le culte Vodoun. Dans cette culture, ce gouvernement est le seul à avoir mis sur la table les moyens pour faire du Vodoun un produit touristique. C’est depuis 2016 qu’il y a eu un engagement fort de faire du Vodoun un produit touristique phare. Ceci dit, on n’improvise pas parce qu’on va toucher à des clichés qu’il va falloir gommer, nettoyer et cela nécessite de la préparation. C’est dans cette préparation que nous sommes. Depuis cinq ans, nous avons élaboré une stratégie sous la vision du président Patrice Talon. Ensuite, nous avons conçu un produit qui s’appelle la ‘’Route des couvents vodoun’’ qui dans sa phase initiale va englober cinq couvents. Ces cinq couvents vont se compléter avec des divinités qui ne sont pas les mêmes. Il y a ‘‘Mami wata’’, ‘‘Hêbiosso’’, ‘’ Sakpata’’, ‘‘Akabaidéna’’ ‘‘Mawulissa’’. Les couvents sont en cours de réhabilitation et dans ses réhabilitations, on crée des espaces de préparation que nous appelons ‘‘La case patrimoniale’’ parce qu’on n’entre pas dans un couvent comme on entre dans une église. Nous préparons les guides qui vont permettre de faire la médiation entre les visiteurs et le couvent. On prépare aussi le produit qu’on va pouvoir présenter aux visiteurs. C’est cet ensemble que nous sommes en train de finaliser. Les constructions physiques sont en cours. Il y a deux couvents qui ont bien évolué dans leur phase préparatoire à savoir le couvent ‘’Sakpata’’ à Ouidah et le couvent ‘’Hêbiosso’’ à Sokè. Le gouvernement est dans la logique de la valorisation du vodoun au même titre que le tourisme. Quel peut être l’intérêt d’une telle option ? Le tourisme est global. Le tourisme, c’est une famille d’activités. Le vodoun est un produit dans cette activité. On a du balnéaire, du culturel. Nous avons aussi l’histoire de l’esclavage sans oublier le pèlerinage de Dassa-Zoumé qui est un produit touristique. Aujourd’hui, nous avons le vodoun qui est une religion mais de cette religion, nous pouvons tirer un intérêt touristique. Cela a un double sens pour nous, c’est-à-dire le sens de déconstruire tout ce que l’imaginaire a eu le temps de s’inventer sur le vodoun puis de faire découvrir ces lieux souvent magnifiques dans lesquels se pratique cette religion. Le vodoun est au profit du tourisme béninois. Quelle est la vision du gouvernement pour la dimension culturelle et touristique du Vodoun ? La vision du gouvernement, ce n’est pas de rechercher la conversion de quiconque. C’est pour ça que les couvents sont structurés. Il y a des cours extérieures et aussi des filtres. Nous nous arrêtons à la frontière de ce qu’on peut montrer à un visiteur. La vision du gouvernement est de dire que le côté non sacré de la chose peut être montré. Ensuite, on explique aux gens qu’il y a des interdits et c’est pour ça qu’on prépare le visiteur à s’imprégner de la chose pour pouvoir comprendre ce qu’on va lui expliquer pour qu’il soit en immersion. Quels sont les perspectives dans le secteur ? Parlant de perspectives, on a cinq couvents pilotes. Après, on va monter à quinze couvents et forêts sacrées dans le Bénin. Tout ceci génère des emplois, de l’économie dérivée et c’est aussi un produit d’appel. Il y a un label de sérieux qui se met en place pour tous ceux qui ont fait la divination du Fâ. Et ce sont des gens qui auront des engagements avec le gouvernement. Nous tendons à une certification du produit dérivé du vodoun dans le tourisme béninois. Pourquoi un comité spécial vodoun a été récemment mis en place ? Le comité a pour but de choisir des gens capables de réfléchir à une thématique précise. Le comité est constitué de gens de différents corps pouvant comprendre et expliquer ce que c’est que le Vodoun. Ce comité est aussi là pour éclairer le chef de l’Etat sur ce qu’ils ont récolté comme informations, quitte à ce dernier, de donner des instructions pour qu’on ait un musée le plus complet possible. Vous savez, nous sommes dans une tradition, hélas très orale. Il y a très peu d’écrits. L’aménagement d’une route des couvents est l’une des réalisations phares attendues. Le projet a-t-il enfin démarré ? Le projet de la route des couvents a démarré, il y a un moment déjà. En général, dans tous les projets, on ne voit que la partie réalisation. Pas forcément la partie conceptualisation ni préparation. Aujourd’hui, il y a deux couvents qui sont presque terminés. D’ici quelques semaines, les deux premiers projets vont être livrés par les entreprises. Qu’en est-il du projet de création du musée du Vodoun à Porto-Novo ? Ce projet avait été légèrement différé pendant un temps. Là aussi, cela fait partie de ce qu’on va mettre à l’actif du gouvernement qui est de dire que, même si nous avons prévu de faire quelque chose, nous allons poursuivre les analyses et affiner le sujet. Ce musée est maintenant dans une phase beaucoup plus concrète. Nous avons aujourd’hui, la capacité d’apprécier ces travaux et de proposer quelque chose de plus correct. Nous avons effectivement abandonné la forme qui était prévue sur le musée vodoun de PortoNovo, qui sera plus enrichie dans son contenu que son contenant. A partir de quand, la population et les touristes peuvent-ils enfin jouir de ces édifices ? Pour les couvents, c’est à partir de cette année 2022 et pour le musée du vodoun, nous allons dire fin 2023. Réalisé par Josué F MEHOUENOU & Isidore GOZO Culture 11 janv. 2022


Appel à quitter les zones cibles d'attaques : le démenti du maire de Materi
Une vidéo partagée des milliers de fois sur les réseaux sociaux fait croire que le maire de Matéri, Robert Kassa, a demandé aux populations des zones cibles d'attaques djihadistes de quitter les lieux. A travers un communiqué en date du 7 janvier 2021, l'autorité communale dément et apporte des clarifications. Lire ci dessous l'intégralité de son communiqué.   Appel à quitter les zones cibles d'attaques: le démenti du maire de Materi   Actualités 09 janv. 2022


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