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Nouvelles

Dr Horace Degnonvi, spécialiste en épidémiologie : « Omicron est tellement contagieux… »
Le coronavirus n’est pas prêt de disparaître avec les mutations qui ne cessent d’être enregistrées. Spécialiste en épidémiologie et en médecine préventive, Dr Horace Degnonvi, également chercheur au Centre hospitalier universitaire (Chu) d’Angers en France et au Centre inter facultaire de formation et de recherche en Environnement pour le Développement durable (Cifred) de l’Université d’Abomey-Calavi (Uac), analyse la menace et donne des conseils sur comment vivre avec la Covid-19 en 2022. Qu’est-ce qui pourrait justifier les multiples mutations du coronavirus ? Dr Horace Degnonvi : Tous les virus, y compris le Sars-CoV-2, le virus responsable de la Covid-19, mutent avec le temps. La mutation est un phénomène naturel. La plupart des mutations n’ont que peu ou pas d’incidence sur les propriétés du virus. Cependant, certaines mutations peuvent affecter les propriétés du virus et influer, par exemple, sur la facilité avec laquelle il se propage, la gravité de la maladie qu’il entraîne ou l’efficacité des vaccins, des médicaments, des outils de diagnostic ou des autres mesures sociales et de santé publique. Toutefois, en pleine pandémie, le terme « mutation » prend une tournure autrement plus inquiétante. Les virus mutent et évoluent lorsqu’ils infectent les cellules d’un hôte et se répliquent. Les transformations ainsi apportées au code génétique du virus peuvent l’aider à passer plus facilement d’un humain à l’autre ou à échapper aux défenses de notre système immunitaire. À ce jour, les mutations du Sars-CoV-2 ont donné naissance à des variants qui imposent, aux yeux de la communauté scientifique, de redoubler d’efforts pour freiner la propagation du coronavirus. Que sait-on aujourd’hui d’Omicron ? Le 26 novembre 2021, l’Oms a désigné le variant B.1.1.529 comme variant préoccupant, sous l’appellation Omicron, suivant ainsi l’avis de son Groupe consultatif technique sur l’évolution du virus Sars-CoV-2. Cette décision se fondait sur les éléments de preuve présentés au Groupe consultatif selon lesquels Omicron présente plusieurs mutations susceptibles d’avoir un impact sur son comportement, par exemple, sur la facilité avec laquelle il se propage ou sur la gravité de la maladie qu’il provoque. Des chercheurs en Afrique du Sud et dans le monde entier mènent des études pour mieux comprendre de nombreux aspects du variant Omicron et continueront à partager les résultats de ces études dès qu’ils seront disponibles. Toutefois, à l’heure actuelle, nous pouvons résumer ce que l’on sait actuellement sur Omicron en ces points. L’expérience sud-africaine et britannique, et les études conduites au Royaume-Uni permettent désormais à la communauté scientifique d’en savoir plus sur le variant Omicron. L’intrusion d’Omicron sur la scène mondiale bouleversée depuis deux ans par la pandémie de la Covid-19 a une nouvelle fois changé la donne. La circulation galopante du virus sur la planète, dopée par Omicron, n’incite pas exactement à un relatif optimisme. La dernière souche de la Covid-19 est ainsi devenue, à la veille du nouvel an, majoritaire parmi les infections. Et celles-ci s’emballent : chaque jour, le peloton des néo-contaminés dépasse les 200 000 personnes. Seulement, si la haute contagiosité d’Omicron et sa supériorité sur celle de Delta sont indéniables, sa moindre gravité l’est également. Les expériences sud-africaines et britanniques, où le variant s’est diffusé en premier lieu, ainsi que les études en provenance de ces pays permettent à la fois d’imaginer avec plus de netteté les courbes qu’il suivra partout ailleurs. Et de mieux connaître sa nature. Le suivi d’Omicron, identifié en novembre seulement, ne présente pas assez de recul pour offrir une lumière complète sur son objet. Toutefois, la communauté scientifique n’a plus peur de faire part de quelques certitudes le concernant. Nous pouvons dire ainsi que c’est un variant, moins virulent, avec moins de formes sévères du Covid-19 (que Delta). Les «données britanniques» arrêtées au 31 décembre se rapportant aux analyses conduites par l’Agence de sécurité sanitaire locale et le département de biostatistique de l’Université de Cambridge ayant porté sur plus d’un million de patients révèlent que 528 176 sont touchés par le variant le plus récent, et 573 012 souffrant de son prédécesseur. Leurs conclusions établissent en effet que le risque d’hospitalisation avec Omicron est le «tiers» de ce qu’il est avec Delta. L’agence de sécurité sanitaire britannique va plus loin : «Dans cette analyse, le risque d’hospitalisation est plus bas dans les cas Omicron pour les infections symptomatiques comme asymptomatiques après deux et trois doses de vaccin, avec une réduction de 81 % du risque d’hospitalisation après la troisième dose comparé aux cas d’Omicron chez les non-vaccinés.» On note aussi une diminution, selon une fourchette de 31 à 45 %, du risque d’admissions en réanimation dans le cas d’Omicron par rapport à Delta. En résumé, il est beaucoup plus contagieux que le variant Delta, mais avec une sévérité moindre. Cette contagiosité se traduit par le fait que le nombre de malades contaminés double tous les deux jours, alors que c’était 12 à 15 jours avec le variant Delta. Il a une capacité à recontaminer les personnes ayant déjà eu la Covid-19, même les personnes ayant une des formes sévères de la maladie. Quelles sont les bonnes nouvelles alors ? La première bonne nouvelle est qu’il y a une diminution de la sévérité du virus, estimée aujourd’hui de 50 à 80 % par rapport à Delta.» La seconde bonne nouvelle est paradoxalement nourrie par sa vaste et inquiétante diffusion, cette tendance se confirmera naturellement au fil des contaminations. Omicron est tellement contagieux qu’il va toucher toutes les populations du monde. Il pourrait entraîner une immunité renforcée et on sera tous plus armés après son passage. Mais l’abaissement de la virulence d’Omicron n’est pas seulement conjoncturel. Il a aussi des racines plus directement médicales. Plusieurs études menées par des équipes de chercheurs réputés viennent de montrer que le variant Omicron se multiplie moins bien dans les cellules pulmonaires. Mais les zones d’ombre commencent également à se dissiper autour de la question de la contagiosité d’Omicron. C’est vraisemblablement sa capacité d’échappement immunitaire davantage que sa contagiosité intrinsèque qui explique sa plus grande transmissibilité. Du fait des nombreuses mutations sur sa protéine de surface appelée spicule (c’est-à-dire la pointe par laquelle le virus pénètre l’organisme), Omicron contourne très efficacement la protection vaccinale ou celle conférée par une infection au Sars-CoV-2. Je terminerais par un dernier point encourageant à savoir que la durée d’incubation est plus courte, de l’ordre de trois jours au lieu de quatre à cinq avec Delta. En résumé, si les variantes précédentes provoquaient des vagues en forme de Kilimandjaro, celle d’Omicron en Afrique du Sud ressemble davantage à l’escalade de la face nord de l’Everest : elle retombe aussi vite qu’elle est montée. Et cela est une très bonne nouvelle pour la communauté scientifique, les autorités ainsi que la population. Toutefois, n’oubliez surtout pas que le virus est fortement transmissible et que le banal «écoulement nasal» est un concentré potentiel d’Omicron qui risque par exemple d’assaisonner vos plats à tout moment. Comment vivre donc avec la Covid-19 en 2022 ? Je pense qu’au prime abord, sans pour autant être dans le déni, il faudra cesser d’avoir peur. Mais attention, ne pas avoir peur ne signifierait guère banaliser le virus. Le virus qui a causé la pandémie n’est pas prêt de disparaître. Il faudra donc, notamment, surveiller l’arrivée de nouveaux variants, faire progresser les traitements, ajuster les mesures sanitaires, et peut-être instaurer des doses de rappel du vaccin. Voici ce à quoi on peut s’attendre. Pour finir, je dirai que notre arme à l’heure actuelle est la vaccination. Selon les données disponibles, la dose de rappel renforce le niveau de protection face au risque de forme grave, à hauteur de 90 %. Le variant Omicron étant très contagieux, il faudra continuer d’appliquer les gestes barrières pour limiter sa transmission. Je demanderais à toute la population béninoise de suivre à la lettre les recommandations du ministère de la Santé qui fait beaucoup dans la lutte contre cette pandémie sous le leadership du Pr Benjamin Hounkpatin, bien évidemment dans la vision de Son Excellence Patrice Talon, président de la République du Bénin. Santé 04 janv. 2022


Atténuation des effets de la crise sanitaire sur les Pme : la promesse d’une solidarité sonnante
Une vingtaine de milliards déjà en répartition pour amoindrir les effets de la pandémie de la Covid-19 sur les petites et moyennes entreprises aussi bien du secteur formel qu’informel. C’est une annonce du chef de l’Etat qui sonne et résonne à bien des égards. Le "hautement social" prend progressivement forme. En plus de la revalorisation des salaires et de la création d’emplois, une autre annonce fait jubiler tant de Béninois : la promesse d’une solidarité en espèces trébuchantes, suite aux désastres économiques engendrés par la pandémie de la Covid-19. « En 2022, l’Etat sera davantage solidaire à l’endroit de chacun et c’est déjà à ce titre que 20 milliards de francs Cfa environ sont en cours de répartition à un grand nombre de nos petites et moyennes entreprises, formelles et informelles, ainsi qu’à leurs personnels, pour atténuer les impacts économiques de la pandémie », a soutenu Patrice Talon dans son message de vœux qui sonne comme une réaffirmation de l’engagement à faire de ce quinquennat un mandat hautement social. Cette forte marque de solidarité à l’endroit des petites et moyennes entreprises touchées par la crise sanitaire n’est pas la première. Le gouvernement a déjà débloqué au cours de ces deux dernières années de fortes sommes pour soutenir les Pme qui ploient sous les affres de la Covid-19. Le chef de l’Etat est bien conscient des misères que la crise sanitaire et bien d’autres épreuves imposent aux entreprises fragiles. C’est d’ailleurs pourquoi il déclare : « Quant à nos peines au plan collectif, -je veux surtout citer l’insécurité à nos frontières, la pandémie de la Covid-19 et la cherté de la vie-, au-delà de nous avoir éprouvés, elles nous rappellent que le chemin de la prospérité est encore long et nous confortent dans notre volonté de nous améliorer pour y parvenir ». Mais pour que se réalise l’espérance d’une vie meilleure, chacun devra prendre sa part à la relance. Donner le meilleur de soi Dans son message de vœux du nouvel an, le chef de l’Etat invite tous les Béninois à se surpasser, à se montrer exigeants et à donner le meilleur d’eux-mêmes pour combler le gap des besoins individuels et collectifs, et pour permettre à chacun une vie meilleure. Pour Patrice Talon, chaque Béninois a sa partition à jouer au nom du lien républicain qui unit chaque individu au citoyen qu’il est et qui rattache chaque citoyen à la République. Les vœux de prospérité individuelle et collective exprimés par le chef de l’Etat ne pourraient se concrétiser qu’à la condition que chaque citoyen s’implique. « Notre espérance et nos vœux ne sauraient être vains si nous donnons le meilleur de nous-mêmes pour nous-mêmes et pour notre pays. Nos efforts nous exauceront immanquablement », se convainc-t-il. Patrice Talon assure par ailleurs que la mise en œuvre du Programme d’action du gouvernement 2021-2026 obéira au même sens de la méthode, de l’organisation et de la rigueur, de sorte qu’avec le travail mieux fait et le sérieux de chacun, 2022 soit meilleure que 2021. Actualités 04 janv. 2022


Nouvelle stratégie de financement des engrais en Afrique : 300 millions de dollars à mobiliser pour servir les agriculteurs
Le Mécanisme africain de financement du développement des engrais se dote d’une nouvelle stratégie sur la période 2022-2028 pour accroître la productivité agricole sur le continent. La stratégie 2022-2028 du Mécanisme africain de financement du développement des engrais (Mafde) vise à mobiliser 300 millions de dollars pour relever les défis tout au long de la chaîne de valeur des engrais. Approuvée en juin dernier, elle fait suite à la toute première stratégie déployée sur la période 2018-2020. La nouvelle feuille de route met l’accent sur l’approche intégrée de la chaîne de valeur des engrais pour relever les défis liés à l’approvisionnement des agriculteurs et des distributeurs en intrants agricoles. Elle est élaborée autour de trois piliers relatifs : Renforcement du secteur des engrais par l’accès au financement, Développement de réformes politiques viables pour améliorer la production, le commerce et l’utilisation des engrais et Accès des petits agriculteurs aux intrants et à l’assistance technique. Le nouveau mécanisme devrait bénéficier à 16 millions de petits exploitants agricoles dans quinze pays africains. Ce sera à travers des garanties de crédit, des subventions et d’autres solutions de financement mixte à l’endroit des petites et moyennes entreprises. Celles-ci faciliteront l’accès des agriculteurs à au moins 2 millions de tonnes métriques d’engrais et d’autres intrants agricoles. Sa mise en œuvre contribuera à répondre aux besoins des petits exploitants agricoles, en réduisant les obstacles qui entravent encore l’accès au financement des engrais, confie Marie Claire Kalihangabo, coordinatrice du Mafde, dans le 7e numéro de Fostering Fertilizer Future, le bulletin d’information du Mafde d’Aaoût 2021. Le marché international a été marqué ces derniers mois par une flambée des prix des engrais, faisant craindre une baisse de la productivité et une insécurité alimentaire sévère en Afrique de l’Ouest fortement dépendante des importations d’intrants. Les coûts de certains fertilisants ont quasiment doublé en six mois, atteignant un niveau jamais vu depuis la crise de 2008-2009 marquée par de brutales fluctuations. Cette situation est induite par les fermetures d’entreprises, des frontières et autres restrictions des transports imposées par la pandémie de Covid-19. Les dysfonctionnements dans la chaîne d’approvisionnement des engrais ont créé une pénurie de l’offre qui ferait grimper davantage les prix d’engrais et impacterait sérieusement la campagne agricole 2021-2022. A fin août dernier, jusqu’à 50 % de la demande d’engrais n’est pas encore disponible en Afrique de l’Ouest, selon le Centre international de développement des engrais (Ifdc). Les regards sont tournés vers le Mafde qui entend mobiliser des ressources pour des solutions à court et moyen termes. Créé par la Déclaration des États membres de l’Union africaine d’Abuja de 2006, ce mécanisme vise à améliorer la productivité agricole en fournissant le financement nécessaire pour accélérer l’approbation, la production et l’utilisation des engrais en Afrique, dans le but d’atteindre l’objectif de 50 kg de nutriments par hectare. Cette initiative est gérée par la Banque africaine de développement (Bad) pour dynamiser le développement de l’agriculture dans le cadre de sa stratégie « Nourrir l’Afrique », des objectifs de développement durable (Odd) des Nations Unies et de l’Agenda 2063 de l’Union africaine. Actualités 04 janv. 2022


Société immobilière et d’aménagement urbain : cinq chantiers d’édifices administratifs, marchands et sociaux
Une Cité ministérielle, une Cité administrative technique, 20 000 logements économiques, un marché de gros et un Centre des affaires maritimes… La Société immobilière et d’aménagement urbain concentre cinq grands chantiers à livrer en moins de deux ans, dont elle assure la maîtrise d’ouvrage déléguée pour le compte de l’Etat. La Cité ministérielle à Cotonou et le marché de gros à Abomey-Calavi seront une réalité d’ici deux ans. Sous la férule de la Société immobilière et d’aménagement urbain (Simau), maître d’ouvrage délégué, les entreprises attributaires des différents lots ont paraphé, mi-janvier 2021, les contrats pour le démarrage des travaux au mois de février. A l’instar des autres chantiers, Moïse Achille Houssou, directeur général de la Simau, entend veiller non seulement au respect des délais contractuels mais aussi à la qualité des ouvrages qui seront érigés. La Cité ministérielle sera implantée à l’emplacement de l’ex-hôtel Croix du Sud à Cotonou. Visant à optimiser le fonctionnement de l’Administration et à faire des économies d’échelle à l’Etat, elle concentrera sur un même site tous les cabinets ministériels qui seront répartis dans dix bâtiments de six niveaux (R+5), et les directions centrales des ministères dans un bâtiment de quatre niveaux (R+3). Un parking de 500 places au rez-de-chaussée, un restaurant de plus de 1000 places et autres commodités sont prévus à l’intérieur et autour de la cité qui s’étendra sur plus de 5 ha. Le coût des travaux est estimé à plus de 65 milliards. La Simau a aussi en charge la gestion du projet de construction de la Cité administrative technique qui abritera, sur un site de 34 ha, les directions techniques des ministères. Il est prévu dans ce cadre seize bâtiments administratifs de type R+3 de 44 000 m² au total, ainsi qu’un centre de santé, une salle de conférences, des restaurants et des parkings. Marchés modernes Pour le marché de gros qui sera construit sur une superficie de 168,18 ha au quartier Zopah à Abomey-Calavi, il est conçu des commodités logistiques modernes pour récupérer le marché de gros de Dantokpa en restructuration. Selon José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, maître d’ouvrage, ce marché se veut « une plateforme agroalimentaire régionale composée non seulement du marché mais aussi d’une chaîne de froid pour viandes. Ainsi, outre les six zones de produits vivriers, cette plateforme comprendra, entre autres, un abattoir, des bâtiments administratifs, deux entrepôts frigorifiques intégrant des locaux spécialisés (boucherie, poissonnerie) et des locaux techniques et sanitaires, une station de traitement et d’épuration de déchets, des restaurants. Les travaux sont confiés aux entreprises Sogea Satom Bénin Sa et le Groupement Sp Construction – Comtel Technologie – Dysjesck, pour être livrés dans dix-huit mois, suivant le contrat établi. Dans le cadre du projet de modernisation des marchés urbains et régionaux en cours, des infrastructures marchandes modernes sont en construction pour offrir plus d’emplois liés au fonctionnement des marchés. Il s’agit de 35 marchés modernes de type R+1 en zone urbaine et de type hangar amélioré en zone périurbaine ou semi-rurale. Au nombre de ces marchés, il y a 20 prioritaires en cours dont 9 à Cotonou, 2 à Porto-Novo et un dans chacune des localités que sont : Abomey-Calavi, Ouidah, Abomey, Parakou, Houègbo, Aplahoué-Azovè, Glazoué, Djougou et Natitingou. A Cotonou, les travaux lancés début février 2020 sur les sites de Pk3, Midombo, Aïdjèdo, Wologuèdè, Mènontin, Sainte Trinité à Hlazounto, Cadjèhoun Agonga et Gbégamey, connaissent un avancement satisfaisant, en dépit du retard constaté par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, lors de sa descente en juillet 2020. Centre des affaires et logements La Simau a également en charge la construction du Centre des affaires maritimes (Cam) de Cotonou qui permettra la modernisation et le réaménagement de l’espace portuaire. Cela implique le déplacement des bureaux et services administratifs en dehors de l’enceinte du Port autonome de Cotonou puis le rassemblement de toutes les activités connexes du domaine maritime dans le centre. L’autre projet non moins important du portefeuille de la Simau, c’est celui des 20 000 logements économiques de type F4 dans 14 villes dont 12 960 individuels et 7040 collectifs. La première phase en cours concerne la viabilisation des sites et la construction de 12 049 logements dont 10 849 à Ouèdo, 250 à Porto-Novo et 500 à Parakou. La deuxième phase, quant à elle, consiste à construire les logements restants répartis dans les onze autres villes du pays. La Banque ouest-africaine de développement (Boad), la Banque islamique de développement (Bid), la Caisse nationale de sécurité sociale et autres partenaires privés sont les bailleurs de fonds du projet de construction des logements. Des conventions sont signées dans ce cadre. Simau en bref Créée le 19 mai 2017 dans le cadre d’un partenariat entre l’Etat, les banques et établissements financiers, les sociétés d’assurance et un partenaire de référence, la Société immobilière et d’aménagement urbain (Simau) est en charge de grands travaux au Bénin pour le compte du gouvernement. Société anonyme avec Conseil d’administration au capital social de 5 milliards F Cfa, elle a pour objet, toutes activités se rapportant à la promotion immobilière, l’assistance à maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’ouvrage déléguée, la construction et l’aménagement urbain. Actualités 04 janv. 2022


Numérique et digitalisation en 2021 : un secteur dynamique malgré la pandémie
En dépit des perturbations dues au coronavirus, l’agenda 2021 du secteur du numérique et de la digitalisation n’est pas resté dans les tiroirs. Le gouvernement béninois n’a pas baissé les bras en ce qui concerne le développement des infrastructures numériques, l’accélération du déploiement de l’internet, l’appui aux start-up et autres. Sous l’égide d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation, le Bénin a accueilli également des rencontres internationales. Le secteur du numérique et de la digitalisation a été actif en 2021 malgré les coups d’arrêt imposés par la pandémie du coronavirus. Fidèle à sa vision pour ce secteur, le gouvernement béninois n’a ménagé aucun effort pour offrir des services d’accès à internet, aux ressources et aux contenus numériques aux populations tout au long de l’année. La plupart des projets inscrits dans l'agenda 2021 du numérique et de la digitalisation se sont déroulés malgré les perturbations. Ainsi, de l’extension du haut et du très haut débit au développement des usages numériques en passant par la poursuite et l’accélération de la dématérialisation des formalités d’obtention de certaines pièces administratives par le Portail national des services publics, le renforcement de la sécurité et de la confiance numérique ainsi que l’appui aux entreprises et aux jeunes, plusieurs projets ont connu leur aboutissement sous le leadership d’Aurélie Adam Soulé Zoumarou, ministre du Numérique et de la Digitalisation. À travers le Fonds d’Appui à l’Entrepreneuriat numérique, le Programme Levier d'Apprentissage pour la Reconversion dans le Numérique (Learn) a connu des avancées notables en 2021. Ainsi, lancé au mois de juin, le processus de sélection des premiers bénéficiaires du Learn a permis de retenir 50 jeunes. Cette première cohorte qui comporte 16 femmes a été lancée, jeudi 7 octobre, par le ministre du Numérique et de la Digitalisation à Cotonou. En plus de l’accélération du déploiement de l’internet, de l’appui aux start-up et de la mise en place des points numériques communautaires et autres, le Bénin a été le carrefour de plusieurs rencontres internationales en 2021. Cotonou, carrefour des rencontres internationales Le Bénin a abrité, vendredi 3 septembre 2021 à Cotonou, la deuxième réunion du Réseau francophone des ministres en charge de l’Economie numérique (Rfmen). Cette rencontre constitue non seulement une étape importante dans le positionnement du numérique au service des citoyens au sein de l’espace francophone mais aussi contribue au renforcement de la coopération numérique dans l’espace francophone. Invitée spéciale, Louise Mushikiwabo, secrétaire générale de la Francophonie, a salué la disponibilité du Bénin à accueillir cette rencontre. Pour elle, ces assises majeures sont la preuve que le Rfmen veut donner à partir du Bénin un vrai élan à la coopération numérique dans l’espace francophone en vue d’un développement numérique inclusif de l’espace francophone. Le Bénin ne s’est pas arrêté à cette seule rencontre. Le ministère du Numérique et de la Digitalisation, à travers ses cadres, a pris part à des webinaires avant d’accueillir les équipes de réponse aux incidents de sécurité informatique (Csirt) de l’espace de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) du 5 au 8 octobre 2021 à Cotonou. A travers la mise en place des « Computer Security Incident Response Team (Csirt)», les pays membres de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) souhaitent une coopération numérique dynamique pour apporter une réponse à la cybercriminalité. Trois jours plus tard, le public et les autorités béninoises ont été outillés pour développer au niveau des institutions, de l’administration, des entreprises et des ménages du Bénin, un état de veille contre toutes sortes de menaces dans le cyberespace. A ce rendez-vous international, Rabiyatou Bah, coordinatrice du projet Organised Crime West Response on Cybersecurity and fight against cybercrime (Ocwar-C), a salué l’engagement des autorités béninoises à combattre la cybercriminalité. L’année 2021 s’est achevée avec la 2e édition du Forum francophone de l’Intelligence artificielle (Ia) qui s’est déroulée, jeudi 16 décembre 2021, en présentiel et en ligne à la Chambre de Commerce et d’Industrie du Bénin (Ccib) à Cotonou. Placée sous l’égide du ministère du Numérique et de la Digitalisation (Mdn), cette rencontre a été l’occasion pour les participants d’échanger sur les défis à relever afin que l’Ia soit au service du développement urbain durable en Afrique. Lutte accrue contre la cybercriminalité Engagé pour la sécurisation du cyberespace béninois en vue de contribuer à l’essor de l’économie numérique, le gouvernement a approuvé, mercredi 27 octobre 2021, la politique de sécurité des systèmes d’information. L’adoption de ces nouvelles règles vise à contribuer à la promotion des bonnes pratiques de sécurité au sein des entités de l’Etat, à harmoniser la protection des infrastructures des systèmes d’information à l’échelle de l’Etat et à définir le cadre relationnel entre l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information et les entités de l’Etat. Ce faisant, le gouvernement du président Patrice Talon entend favoriser la consommation des services et produits de confiance numérique. Cette politique apparait comme le support de base pour la mise en œuvre des mesures techniques, organisationnelles et physiques par les structures de l’Etat afin de protéger leurs systèmes d’information respectifs. A travers cette politique qui intervient après l’adoption en Conseil des ministres, du 6 mai 2020, de la stratégie nationale de sécurité numérique et son plan d’action 2020-2021, le gouvernement entend créer un cyberespace sécurisé pour une économie numérique attrayante. Transformation numérique des communes Afin de promouvoir la dématérialisation des services publics et leur usage au niveau des 77 communes du Bénin, une série d’ateliers itinérants sur les enjeux de la transformation numérique dans les communes du Bénin a été organisée du 13 au 24 décembre 2021. Des équipes du ministère du Numérique et de la Digitalisation et des experts ont sillonné les anciens chefs-lieux de département pour entretenir les responsables et cadres des administrations communales sur les avantages liés à la digitalisation des services offerts aux populations à la base. Initiés par le ministère du Numérique et de la Digitalisation en collaboration avec l’Association nationale des Communes du Bénin (Ancb), ces ateliers de sensibilisation et de renforcement des capacités ont permis d’engager activement les communes et les élus locaux dans la transformation numérique de leurs territoires afin d’améliorer la couverture et la qualité des services numériques aux populations. Des capacités renforcées Les acteurs de l’écosystème du numérique ont bénéficié de plusieurs formations en 2021. Ces formations ont été assurées par des organisations internationales ou le learning Lab du ministère du Numérique et de la Digitalisation. Ainsi, les parties prenantes du projet Cloud Africa ont été formées en mars sur la conception et la mise en ligne de contenus éducatifs, à travers la plateforme numérique d’apprentissage Atingi lors d’un atelier de formation à Cotonou. En mai 2021, des cadreurs et journalistes reporters d’images (Jri) des télévisions béninoises ont été outillés lors d’un atelier de renforcement des capacités sur les diverses applications des drones et la règlementation en vigueur au Bénin. Lancée le 1er juillet, l’édition 2021 du projet « Africa Innovation Open Challenge » s’est achevée le 3 décembre dernier par l’évaluation et la remise d’attestation aux 24 meilleurs candidats ayant pris part à la formation en ligne dans le domaine de l’ingénierie web. A cette occasion, Marc-André Loko, directeur général de l’Agence pour le Développement du Numérique (Adn), a salué «l’attractivité et l’attrait des applications proposées par les 24 lauréats âgés de 18 à 40 ans sélectionnés sur un total de 1 700 candidats. Avant cette session, du 7 juin au 16 juillet 2021, une formation a été organisée au profit de 30 cadres de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). Du 2 au 13 août 2021, 105 enseignants points focaux des salles de classe numérique, des lycées d’excellence et d’amitié sino-béninoise d’Abomey et Grand-Popo ont bénéficié simultanément dans les villes de Ouidah, Comè, Pobè, Bohicon, Parakou et Natitingou d’une formation devant leur permettre d’obtenir la certification Icdl (International Computer Driving Licence). Ils ont été aguerris sur trois thématiques à savoir : Essentiel de l’ordinateur, de la communication et du web ; traitement de texte et Tableur. Acteurs de premier plan de la chaine des dépenses publiques, les directeurs d’administration et des finances (Daf) ainsi que les personnes responsables des marchés publics (Prmp) des structures de l’Etat bénéficient, depuis le 20 décembre de la formation « Certified Secure Compter User ». Ces cadres sont aguerris pour non seulement sécuriser les ressources de l’Etat mais aussi protéger efficacement leurs données personnelles sur internet et sur le web. Un écosystème de plus en plus dynamique Le secteur du numérique a été également animé en 2021 par des organisations de jeunes, des start-up et la société civile. Ainsi, le chapitre Bénin d’Internet society (Isoc) a relancé en juillet ses activités dans le contexte post-pandémique à travers l’organisation de la 1re édition des ateliers « Internet Community Meetup » à Cotonou. Engagé sur les questions liées à l’appropriation et au développement de l’internet et du numérique au Bénin, le chapitre du Bénin d’Isoc s’est appuyé sur sa communauté et ses partenaires pour la mise en œuvre de ses actions et projets. Toutes choses qui ont favorisé l’inclusion des filles et des femmes dans le numérique. De nombreuses plateformes sont créées dans plusieurs secteurs. C’est le cas de « Dis-moi Doc», une application mobile pour connaitre les prix des médicaments dans les pharmacies au Bénin ou les plateformes numériques acteur-agricole.bj et agrizonecna.com mises à la disposition des acteurs du secteur agricole dans le cadre du Projet d’Appui au Renforcement des Acteurs du Secteur Privé (Parasep). Société 04 janv. 2022


Etat civil et protection sociale en 2021 : des secteurs au rythme des réformes
Plusieurs réformes majeures sont intervenues dans le domaine de l’état civil et de la protection sociale en 2021. Au nombre de celles-ci, la déclaration de paternité, la loi sur l’avortement et les efforts en faveur de la généralisation du projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch). L’état civil et la protection sociale n’ont pas échappé au vent des réformes qui a soufflé en 2021 sur divers secteurs de la vie socio-politique nationale. Votée jeudi 21 octobre 2021, la loi N°2021-12 modifiant et complétant la loi 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin fait désormais partie de l’arsenal juridique dans le domaine de la santé. Selon le gouvernement, le mobile d’une telle décision est simple : « sécuriser et encadrer la pratique de l'interruption volontaire de grossesse ». En d’autres termes, il s’agit de permettre à la femme amenée à avoir recours à une Interruption volontaire de grossesse (Igv) pour des raisons précisées par la loi, de le faire dans des conditions qui préservent sa vie. C’est la loi sur l’avortement. Cela n’est pas du goût des milieux religieux dont l’Eglise catholique qui n’a pas hésité à exprimer sa farouche opposition. « La vie humaine est sacrée et seul Dieu en est le seul détenteur. Aucun autre homme n’a le droit de disposer de la vie de l’autre », soutient-elle. La loi sur l’avortement vient mettre fin au jeu de cache-cache jadis pratiqué par les femmes et pseudo-gynécologues et/ou sages-femmes. L’Interruption volontaire de grossesse est un sujet tabou au Bénin. Les statistiques sont alarmantes. Plus de deux cents femmes décèdent, chaque année, des suites d’avortements compliqués et non sécurisés. En 2003, le Bénin avait déjà perçu le danger en adoptant la loi N° 2003-04 du 3 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction en République du Bénin. Ce texte en son article 17 avait autorisé le recours à l’Ivg dans des conditions exceptionnelles notamment quand la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte, lorsque la grossesse est la conséquence d'un viol ou d'une relation incestueuse, ou lorsque l'enfant à naître est atteint d'une affection grave. Cette loi a fait son petit bonhomme de chemin, mais n’a pas pu régler la question des avortements clandestins et meurtriers réalisés dans le pays par des non professionnels de la santé. Cette pratique qui a pris une ampleur inquiétante, ces dernières années, va être cadrée par la nouvelle loi d’octobre 2021. L’objectif est de lutter contre ce fléau pour que l’avortement soit opéré chez nous désormais de façon sécurisée dans les conditions prévues par la loi afin d’éviter les pertes en vie humaine du fait des avortements clandestins. Toutefois, le souhait de l’Exécutif est que l’avortement ne soit que le dernier recours en cas de nécessité. Déclaration de paternité La naissance d’un enfant est avant tout un acte responsable de ses géniteurs. L’obligation faite par l’Exécutif béninois de déclarer les grossesses à travers la loi « 2020-34 du 6 janvier 2021 portant dispositions spéciales de simplification et de gestion dématérialisée de l’enregistrement des faits d’état civil au Bénin » a surpris plus d’un Béninois en 2021. Pourtant, ce dispositif n’est pas nouveau. L’article 148 du Code de l’enfant stipule qu’il « est prévu que la grossesse doit être reconnue par son père dès les premiers mois de la conception ». L’article 141 du même code précise que « Tout enfant conçu doit être reconnu par son géniteur dans les trois (03) premiers mois de la conception par les moyens d’une déclaration sur l’honneur faite devant l’autorité administrative la plus proche du lieu de sa résidence, faute de quoi l’enfant, à sa naissance, porte le nom de sa mère ». Actuellement, ce qui change fondamentalement dans le fond, ce sont les dispositions relatives à l’acquisition par le nouveau-né, d’un numéro personnel d’identification, son inscription au registre national des personnes physiques. Toutes choses qui valent au nouveau-né sa déclaration à l’état civil. Cette décision apparait donc comme un élément structurant de la vision de transformation du secteur de l’état civil. « Le gouvernement qui ambitionne de faire du Bénin une plateforme des services numériques ne peut s’empêcher d’opérer des transformations dans le domaine des services du numérique et de l’identification en général », argumente Cyrille Gougbédji, gestionnaire mandataire de l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). La déclaration de paternité organise le rapport à la sexualité, à la grossesse et à la naissance. Etre parent désormais au Bénin sera une affaire de grande responsabilité. Ce dispositif règle les problèmes d’état civil, de planification, de développement et met chaque acteur devant ses responsabilités. Selon Cyrille Gougbédji, le « système n’expose pas l’enfant ni la femme parce qu’il y a des garanties de protection sociale qui peuvent être activées ». Avec cet instrument, les mariages précoces seront mieux maitrisés. L’Arch se poursuit Le projet Assurance maladie pour le renforcement du capital humain (Arch) fait son petit bonhomme de chemin au Bénin. La phase pilote du volet Assurance-maladie qui avait démarré, le 29 juillet 2019, dans sept communes pilotes (Abomey-Calavi, Sô-Ava, Dassa-Zoumè, Glazoué, Djougou, Copargo et Ouaké) a permis d’amorcer d’autres étapes. Courant janvier 2021, la ministre des Affaires sociales et de la Microfinance, Véronique Tognifodé, a officiellement lancé la phase de généralisation du volet Assurance-maladie dudit projet dans les communes restantes. Selon Venant Célestin Quenum, directeur général de l'Agence nationale de protection sociale (Anps), le modèle béninois de l'assurance-maladie, tel qu'il prend corps aujourd'hui, repose sur les valeurs d'équité et de solidarité nationale, en ce sens qu'il vise à lever les obstacles financiers, notamment les paiements directs par les patients eux-mêmes, et à prendre en charge sur fonds publics des frais de santé des personnes qui se trouvent dans l'incapacité d'y faire face. Pour les personnes démunies, l'État supporte totalement les frais liés à la prise en charge sanitaire pour des prestations et affections.... Pour accéder aux soins dans le cadre de l'assurance maladie de l’Arch, il faudrait disposer de sa carte d'identité nationale biométrique délivrée par l'Agence nationale d’identification des personnes (Anip). L’assurance maladie du projet Arch couvre les consultations générales, vingt-deux affections et actes médicaux ainsi que les analyses biomédicales y afférentes. Les médicaments nécessaires pour la prise en charge efficace de toutes les affections contenues dans le panier de soins sont également administrés gratuitement aux malades bénéficiaires. Société 03 janv. 2022


Rétrospective 2021: retour sur les lois majeures adoptées au Parlement
Seize lois ont été au total adoptées par l’Assemblée nationale au cours de l’année écoulée dont des textes sur la décentralisation, les impôts, la protection de la santé des personnes, l’organisation des activités pharmaceutiques, la promotion du patrimoine culturel et le genre. La huitième législature a boosté le développement du Bénin en 2021 à travers l’adoption de seize lois. La dernière en date approuvée par la Représentation nationale est celle n°2021-016 portant loi de finances pour la gestion 2022. Elle s’équilibre en ressources et en charges à la somme de 2541, 203 milliards FCfa contre 2985,046 milliards FCfa pour la loi de finances rectificative 2021, soit une baisse de 14,87 %. Le texte a été adopté à la faveur de la séance plénière du 9 décembre 2021 des députés. Cette loi de finances gestion 2022 est déjà promulguée par le président de la République, Patrice Talon et mise en vigueur. En dehors de cette loi, le Parlement a adopté la loi n°2021-15 portant Code général des impôts en République du Bénin. Cette dernière est riche de 659 articles répartis en six livres portant sur les impôts directs ; les impôts indirects ; l’enregistrement et les timbres ; les dispositions générales ; les procédures fiscales et les dispositions finales. Le texte vient mettre fin au caractère disparate et à la multiplicité des sources des règles fiscales au Bénin avec comme base une ordonnance vieille de 56 ans. En réalité, ce code abroge, dès sa mise en vigueur, toutes dispositions antérieures contraires, notamment celles de la loi n°64-35 du 31 décembre 1964 portant codification des droits, impôts et taxes fiscales d’enregistrement et de timbre de publicité foncière et hypothécaire sur les revenus des capitaux mobiliers ; l’ordonnance n°2-Pr/Mfae du 10 janvier 1966 portant codification des impôts directs et indirects et le décret n°2005 -124 du 17 mars 2005 portant approbation de la codification générale des procédures fiscales en République du Bénin. D’un texte à un autre, l’Assemblée nationale a approuvé, jeudi 21 octobre 2021, la loi n°2021-14 portant Code de l’administration territoriale. Ce texte vient sonner le glas des tares de gouvernance et autres qui minent le développement des communes. Il a été adopté jeudi 21 octobre 2021 et est composé de 566 articles regroupés en neuf titres. Le texte vise surtout à réformer la gestion des collectivités locales en renforçant désormais la séparation des fonctions politique et technique. La réforme améliore la reddition de comptes et lutte plus efficacement contre l’impunité ; assure la mise en place d’un dispositif opérationnel de relais des services publics entre les niveaux central, communal et infra-communal ; l’amélioration des mécanismes de financement des investissements communaux et la synergie d’actions entre la commune et les arrondissements. Le maire perd des plumes Ainsi, au sens du code sur l’administration territoriale, le maire, première autorité politique et administrative de la commune, n’est plus ordonnateur du budget communal. Ces fonctions relèvent désormais des attributions du secrétaire exécutif de la mairie qui procède d’une mutation de la fonction de secrétaire général de la mairie. Cette nouvelle fonction de secrétaire exécutif de la mairie est déclinée dans les arrondissements en secrétaire administratif d’arrondissement avec des profils clairement définis. La réforme prévoit par ailleurs la création d’un nouvel organe de supervision qu’est le conseil de supervision procédant du souci d’efficacité et de bonne gouvernance. Cerise sur le gâteau, l’Assemblée nationale a adopté, le 14 octobre 2021, la loi n° 2021-09 portant protection du patrimoine culturel en République du Bénin. Ce texte abroge les dispositions de la loi n° 2007-20 du 23 août 2007 portant protection du patrimoine culturel et du patrimoine naturel en République du Bénin, intégrant des préoccupations nouvelles comme la circulation des données informatiques relatives au patrimoine culturel, la promotion du mécénat culturel, l’auto-assurance de l’Etat pour les biens culturels et le renforcement des sanctions pénales liées aux infractions touchant le patrimoine culturel. Cette loi a balisé le terrain à l’arrivée des 26 trésors royaux du Bénin restitués en novembre dernier par la France. Les députés ont plébiscité également la loi n° 2021-13 modifiant et complétant la loi n° 2003-04 du 03 mars 2003 relative à la santé sexuelle et à la reproduction. Cette loi élargit les cas légaux de la pratique de l’avortement au Bénin. Le texte prévoit qu’il peut y avoir interruption volontaire de grossesse notamment lorsque la poursuite de la grossesse met en danger la vie et la santé de la femme enceinte ; la grossesse est la conséquence d’un viol ou d’une relation incestueuse et que la demande est faite par la femme enceinte s’il s’agit d’une majeure, ou par ses représentants légaux s’il s’agit d’une mineure ; l’enfant à naître est atteint d’une affection d’une particulière gravité au moment du diagnostic. Aussi, à la demande de la femme enceinte, l’interruption volontaire de grossesse peut-elle être autorisée lorsque la grossesse est susceptible d’aggraver ou d’occasionner une situation de détresse matérielle, éducationnelle, professionnelle ou morale incompatible avec l’intérêt de la femme et/ou de l’enfant à naître. La loi précise par ailleurs que toute interruption volontaire de grossesse envisagée doit être précoce ; elle ne peut avoir lieu après 12 semaines d’aménorrhée. A tout ceci s’ajoute la loi n°2021-11 portant mesures spéciales de répression des infractions commises à raison du sexe et de protection de la femme en République du Bénin. Des lois pour la femme Ainsi, aux termes de la loi, constitue une infraction à raison du sexe d’une personne, les infractions pour la commission desquelles le sexe de la victime est la considération préalable. Il s’agit des faits de harcèlement sexuel, d’agressions sexuelles, de viol, de mariage précoce, de mariage forcé, des mutilations génitales féminines, des violences aggravées sur la femme ou la fille. La répression de ces différentes infractions est confiée à la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (Criet). La juridiction spéciale est compétente pour connaitre des cas de viol sur mineur de moins de 13 ans ; l’atteinte sexuelle sur mineur de moins de 13 ans ; le harcèlement commis par un enseignant sur son apprenant ; le mariage forcé et le mariage précoce. Il est prévu la création au niveau de la Criet, d’une chambre de jugement des infractions à raison du sexe des personnes et une chambre des appels des jugements rendus en matière d’infraction à raison du genre. L’Institut national de la Femme sera chargé d’assurer la promotion et la protection de la gent féminine. Ces deux dernières lois ont l’avantage d’organiser dorénavant la famille au Bénin. Toujours au cours de l’année 2021, l’Assemblée nationale a mis un accent particulier sur les lois à forte valeur ajoutée sociale, notamment par le vote de la loi portant protection de la santé des personnes et celle portant organisation des activités pharmaceutiques. La loi portant régime juridique du bail à usage d’habitation a été aussi modifiée afin d’y insérer des dispositions relatives à la location-accession, destinée à faciliter l’accès des Béninoises et des Béninois à la propriété immobilière. Le contrôle de l’action gouvernementale a aussi occupé le Parlement l’année dernière. Ici, en application de ses prérogatives de contrôle financier des entreprises publiques et semi-publiques prévu par l’article 29 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale et l’article 93 de la loi organique relative aux lois de finances (Lolf), la commission de Finances et des Echanges du Parlement a été mandatée par le président du Parlement, par décision n° 2021-79/An/Pt du 11 août 2021 aux fins de contrôler la gestion comptable et financière de l’ex-Conseil national des chargeurs du Bénin (Cncb) au titre de l’exercice 2020. Le rapport est déjà disponible et fera l’objet de débat en plénière les jours à venir. Ainsi, l’année 2021 n’aura pas été de tout repos pour les parlementaires. En dépit de l’organisation de la présidentielle du 11 avril 2021 pour laquelle ils ont battu campagne aux côtés du duo présidentiel Patrice Talon et Mariam Talata, ils se sont acquittés de leur mission régalienne en termes de vote de la loi et contrôle de l’action gouvernementale. Ils n’ont laissé aucun domaine pour compte. 2022 a déjà démarré avec de nouveaux défis pour eux. Actualités 03 janv. 2022


Gouvernance économique : résilience confirmée en 2021
Le Bénin poursuit sa marche vers une reprise de la croissance économique. Si en 2020 le pays a marqué de façon significative sa résilience face aux chocs combinés de la fermeture des frontières avec le Nigeria et la pandémie du coronavirus, 2021 a été la confirmation et 2022 s’annonce sous de bons auspices. « Une reprise économique robuste est en cours, tirée entre autres par la normalisation du trafic de marchandises au port de Cotonou, l’un des principaux moteurs de croissance du Bénin », a mentionné, le 23 novembre 2021, le Fmi au terme d’une mission à Cotonou. L’institution de Bretton Woods a indiqué, à l’occasion, que grâce à des fondamentaux économiques solides à l’aube de la pandémie de la Covid-19, le Bénin disposait d’un espace budgétaire nécessaire et d’un accès continu au financement, ce qui a favorisé l’expansion de l’activité économique de 3,8 % en 2020, l’un des taux de croissance les plus élevés parmi les pays en développement. Au cours de l’année 2021, le pays n’est pas moins auréolé par divers succès en matière de gouvernance économique. A juste titre, la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) a finalisé, le 29 novembre 2021, une opération inédite de remboursement d’une partie de la dette du pays sur le marché financier sous-régional, d’un montant total de deux cent dix-sept milliards huit cent cinquante millions quatre cent soixante-onze mille sept cent quatre-vingt-seize (217 850 471 796) F Cfa. « Ce remboursement anticipé permet notamment au Bénin de réaliser une économie sur les intérêts non courus de plus de 36 milliards de francs Cfa qui sera injectée dans divers projets à impact social du gouvernement, notamment dans les domaines de l’eau, de la santé, de l’énergie, de l’éducation », avait souligné un communiqué du ministère des Finances, qui précise que ce remboursement porte à près de mille milliards francs Cfa le montant total des remboursements de dettes pour 2021, preuve de la bonne santé économique et financière du pays. Une meilleure gestion des dettes Le pays a également fait un bond de quatre places, au classement de l’Indice de prospérité 2021. Selon le rapport Legatum Prosperity Index 2021, le pays est passé de la 123e place en 2020 à la 119e en 2021, soit dix places de gagnées en 10 ans. Dans ce rapport, le Bénin est réputé le plus performant en matière de sûreté et de sécurité et de gouvernance, mais le plus faible en capital social. D’où le cap désormais mis sur le social par le gouvernement de Patrice Talon pour le compte de son second mandat. Le Bénin a aussi décroché, en juin 2021, deux distinctions lors de la 14e édition du classement Global Capital Bonds Awards, du fait d’une bonne gestion des dettes menée par le pays. En effet, chaque année, les participants au marché financier à savoir les investisseurs, les banques d’affaires, les émetteurs et autres sont interrogés par Global Capital via un mécanisme de vote. Et le Bénin fait partie des pays qui ont été récompensés dans les catégories « Most impressive African funding official » et « Most impressive African issuer » (Meilleur émetteur des obligations à l’international en Afrique et Meilleur responsable du marché financier international dans la région Afrique), où il occupe respectivement la 2e place derrière le Maroc et la 3e place après l’Égypte et le Maroc. Ces distinctions témoignent donc de sa bonne gestion des dettes. La position B+ maintenue Toujours en 2021, en dépit du contexte de la pandémie de Covid-19, l’Agence internationale de notation financière ‘’Standard & Poor’s’’ a maintenu la note ‘’B+’’ attribuée au Bénin en juin et octobre 2020, ‘’avec perspective stable’’. A l’occasion, Standard & Poor’s” a salué les réformes mises en œuvre dans le cadre du Programme d’action du gouvernement ainsi que la qualité de la gestion de la crise de Covid-19. « Cette décision atteste une nouvelle fois la résilience des fondamentaux économiques du pays, qui avait conduit l’agence à maintenir la notation du Bénin en juin et en octobre 2020, malgré la crise de Covid-19 », avait souligné le ministre de l’Economie et des Finances dans son message en date du 27 avril 2021. Le Bénin demeure parmi les pays africains bénéficiant de la meilleure notation de crédit alors que plusieurs ont vu leur notation dégradée depuis le début de la crise de Covid-19. L’Agence de notation financière internationale Moody’s a aussi annoncé, en mars dernier, le rehaussement de la note de la République du Bénin de «B2 avec perspective positive » à « B1 avec perspective stable ». Selon le ministère chargé des Finances, cet ajustement constitue la première amélioration de notation par Moody’s pour un pays d’Afrique depuis le début de la crise de Covid-19. Cette décision atteste également de la qualité de la gestion de la crise de Covid-19 par les autorités. Le Bénin se maintient ainsi parmi les pays africains bénéficiant de la meilleure notation de crédit, se démarquant une fois de plus par sa résilience face aux chocs externes. Des perspectives heureuses Selon la Banque mondiale, les perspectives à court terme dépendent des incertitudes liées à la pandémie notamment avec la circulation de nouveaux variants, des difficultés à vacciner un seuil critique de la population qui compromettraient la reprise et nécessiteraient une augmentation des besoins de financement budgétaire et extérieur, accroissant la pression de la dette publique. Mais avec un taux d’inflation maîtrisé, la politique gouvernementale en cours pour élargir la couverture sanitaire vaccinale, le Bénin pourrait encore étonner positivement au cours de l’année. La mission du Fmi a relevé que le gouvernement a apporté une réponse rapide à la pandémie en mettant en œuvre une panoplie de mesures d’atténuation des effets sanitaires et économiques dont le coût est estimé à 4,5 % du Pib pour la période 2020-2022. Et que ceci conjugué avec une forte impulsion de l’investissement public a contribué à accroître l’activité économique de 3,8 % du Pib en 2020. Mais il faudra, à terme, résorber les vulnérabilités liées à son modèle de croissance, c’est-à-dire une économie dépendante de la réexportation de biens et produits de base importés (voitures d'occasion, riz, etc.) vers le Nigeria et la concentration des exportations officielles dans les produits agricoles (coton et noix de cajou). Economie 03 janv. 2022


Bénin : 47 agents reversés dans la fonction publique parlementaire (Voir la liste)
Bonne nouvelle pour une quarantaine d'agents contractuels en service à l'Assemblée nationale du Bénin. Le président de cette institution a décidé, le 29 décembre 2021, de les reverser dans la fonction publique parlementaire. Selon la décision signée de Louis Vlavonou, ces 47 agents sont dispensés de stage probatoire. Découvrez ci-dessous l'intégralité de la liste des concernés. Actualités 02 janv. 2022


Secteur de l’Energie : l’autosuffisance inexorablement amorcée
Diversification et consolidation des ressources énergétiques, amélioration de l’accès de tous à l’énergie et renforcement des réformes sectorielles et institutionnelles… Le secteur de l’Energie a fait un bond qualitatif historique en 2021. C’est la preuve que l’autonomie énergétique du Bénin est maintenant plus qu’à portée de main. L’autonomie énergétique tant souhaitée par le président Patrice Talon se concrétise progressivement. De zéro mégawatt en 2016, le pays affiche près de 70 % de suffisance énergétique, notamment grâce à la construction de la centrale de Maria-Gléta 1 et à la réhabilitation des centrales thermiques du parc de production de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee). En très peu de temps, beaucoup d’actes ont été posés. Et presque tous les domaines du système électrique ont été impactés. De la production de l’électricité à l’amélioration de la gouvernance du secteur, en passant par le transport et la distribution, l’adaptation aux impacts des changements climatiques et mesures d’atténuation, tous les domaines sont explorés. Même le cadre juridique et institutionnel du secteur n’a pas été occulté. Aujourd’hui, le Bénin dispose d’environ 180 Mw en capacité propre de production grâce, entre autres, à la réhabilitation des centrales thermiques Wartsila de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) pour 30 Mw à Porto-Novo, Parakou, Natitingou et à la construction de la centrale thermique dual fuel de 127 Mw de Maria Gléta 2. À cela, il faut ajouter la diversification des sources d’importation après avoir obtenu une dérogation historique au Code bénino-togolais de la Ceb (Communauté électrique du Bénin).Cela a permis une amélioration significative des performances de la Sbee. Les actions remarquables 66 pour cent ! C’est le taux qu’affichait le ministère de l’Energie au titre de l’exécution des projets du Programme d’action du gouvernement à fin août 2021. Les détails liés à cette performance ont été présentés aux acteurs, vendredi 10 septembre dernier, lors de la quatrième session du Comité sectoriel de suivi du Pag. Ainsi, dans le souci de poursuivre l’amélioration des conditions de vie des populations, il était prévu pour le compte de l’année 2021, un budget ambitieux de 59 milliards F Cfa pour 25 projets. Et pour atteindre ces objectifs, Dona Jean-Claude Houssou, ministre de l’Energie, avait remis, jeudi 25 février dernier, aux responsables des structures sous tutelle des lettres de mission. Mais avant, il a pris part à une importante rencontre par visioconférence avec les membres de la Coordination du Nouveau départ de la diaspora béninoise, dimanche 24 janvier 2021. Lors des échanges, il a présenté aux participants la vision du gouvernement pour assurer l’autonomie énergétique. « Des investissements massifs ont été faits dans le secteur de l'Energie et continuent de se faire grâce à la volonté manifeste du président Patrice Talon qui a compris très tôt le caractère stratégique de cet intrant majeur pour le développement socio-économique de notre pays. La dynamique doit se poursuivre avec la contribution de chacun pour que l'autonomie énergétique se concrétise », a-t-il souhaité. Le 6 mai 2021, le ministre a lancé officiellement le volet 2 du Programme régional de développement des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique (Prodere 2). Ce projet est le fruit d'une coopération réussie entre les États membres de l'Uemoa qui ont décidé d'harmoniser leurs réflexions et de mutualiser leurs moyens pour lever les financements nécessaires à l'acquisition et au déploiement de solutions durables pour l'électrification des localités rurales. Il consiste en la substitution de 4 500 lampadaires d'éclairage public par des lampadaires Led à basse consommation dont 2 500 dans les communes de Cotonou, Porto-Novo, Parakou, Abomey-Calavi, Abomey et Bohicon et 2 000 répartis dans les autres communes, en l'acquisition et l'installation de 500 lampadaires solaires de type ‘’All in one’’ dans les localités rurales frontalières et dans les abords de postes péage-pesage. Il prend aussi en compte la construction et l'exploitation de microcentrales solaires photovoltaïques dont le nombre à réaliser sera déterminé par les conclusions des études de faisabilité à conduire dans un ensemble de 22 localités rurales dans les départements de l'Alibori, de l'Atacora, du Borgou, des Collines, de la Donga, de l'Ouémé, du Plateau et du Zou. Contribuer à la croissance économique Le 30 novembre dernier, l’autorité ministérielle a effectué une descente sur le site de la construction de la centrale solaire d’Illoulofin dans la commune de Pobè. Au total, 60 % de taux d’avancement est noté, dont 20 % sur la ligne d’évacuation et 33 % sur les postes de la Ceb. Cette centrale solaire qui est une première est réalisée dans le cadre du projet Défissol dont l’objectif est de contribuer à la croissance économique du Bénin en aidant l’opérateur électrique à accroître ses performances et d’améliorer la qualité de service. Après cette étape, Jean Claude Houssou a également visité, 21 décembre dernier, les deux infrastructures majeures sorties des entrailles du Projet de restructuration et d'extension du réseau de la Sbee dans le département de l'Atlantique (Prera) et du Millennium challenge account. Il s’agit notamment du poste source de Cococodji dans la commune d’Abomey-Calavi et du poste de Fidjrossè. Ces installations sont destinées à éradiquer les problèmes de baisse de tension pour le bonheur des populations. L’autre projet qui a connu la visite de l’autorité de tutelle, mardi 22 décembre dernier, est la Zone économique spéciale de Glo-Djigbé. Ce pôle d’attraction industrielle, se concrétise assurément, notamment avec son raccordement très prochainement au réseau conventionnel de la Société béninoise d’énergie électrique. Renforcement du cadre juridique La vision d’une autonomie énergétique a permis au gouvernement de toucher tous les maillons du secteur. C’est dans le but d’assurer une bonne gouvernance, de garantir l’équilibre financier du secteur et la durabilité des investissements, ainsi que le développement des énergies renouvelables et celui de l’électrification hors réseau que le cadre juridique et institutionnel du secteur a été réformé. On note, en effet, l’adoption du Plan directeur du secteur de l’électricité à l’horizon 2035, l’adoption de la politique nationale pour l’électrification hors réseau, du Plan directeur pour l’électrification hors réseau, la prise d’un décret portant réglementation de l’électrification hors réseau en République du Bénin, l’adoption du Document de politique nationale de développement des énergies renouvelables (Ponader) et celle en cours du document de Politique nationale de maîtrise de l’énergie (Poname). De même, le pays s’est doté d’une nouvelle loi portant code de l’électricité en République du Bénin. En termes de réformes, on ne saurait passer sous silence la mise en œuvre d’une nouvelle révision de l’accord international portant code bénino-togolais de l’électricité, l’adoption d’un décret fixant les normes minimales de performance énergétique au Bénin dans le cadre de la maîtrise de l’énergie, l’approbation d’une étude et d’un plan tarifaire de l’électricité. Face à ces résultats obtenus, il est plus que jamais nécessaire que la dynamique continue, pour sortir définitivement le secteur de l’énergie de l’ornière et assurer durablement des lendemains meilleurs au pays. Actualités 31 déc. 2021


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