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Nouvelles

Tournée de la Cour suprême dans l’Ouémé-Plateau : des dysfonctionnements relevés dans l’œuvre de justice
L’insuffisance de moyens tant humains, matériels que financiers plombe l’œuvre de justice au niveau du Tribunal de première instance de première classe de Porto-Novo, du Tribunal de première instance de deuxième classe de Pobé et des Officiers de police judiciaire (Opj) opérant dans les commissariats. La Cour suprême a fait l’amer constat lors de sa tournée d’inspection, du 13 au 17 décembre dernier, dans les juridictions du fond, les centres de garde à vue et de détention des départements de l’Ouémé et du Plateau. Se rendre sur le terrain, échanger avec les acteurs de la justice et leur apporter un accompagnement pédagogique devant leur permettre de rendre mieux que par le passé les décisions de justice. Tel est l’objectif de la tournée d’inspection de la Cour suprême qui s’est rendue, du 13 au 17 décembre dernier, dans les juridictions du fond, les centres de garde à vue et de détention des départements de l’Ouémé et du Plateau. Pour le président de la Cour suprême, Victor Dassi Adossou, au terme de la mission, cette descente sur le terrain lui a permis de relever que tout ne tourne pas rond sur le terrain. Il y a des dysfonctionnements. La délégation de la haute juridiction a relevé notamment un manque criant de magistrats au niveau du Parquet du Tpi de Porto-Novo qui n’a que deux membres à savoir le procureur de la République et son substitut. Selon Victor Dassi Adossou, ce nombre est insuffisant par rapport au volume du travail à abattre. C’est carrément un déficit de juges qui a été noté au niveau du Tribunal de Pobé. Le ratio nombre de juges par rapport à la population est minable, relève le président de la Cour suprême. La situation est le même au niveau des Opj. Victor Dassi Adossou dit avoir constaté dans un commissariat de Police seulement deux Opj, le commissaire et un policier pour faire face au lourd travail de constat et de constatation des infractions qui se perpètrent tous les jours. Le président de la Cour suprême salue, tout de même, le professionnalisme, l’assiduité, la compétence et l’expertise avec lesquelles, ses collègues magistrats ou les Opj exécutent la mission sur le terrain en dépit de l’insuffisance des moyens. « Les Opj sont en amont de la chaîne pénale. Lorsqu’une enquête judiciaire est faussée, elle impacte négativement l’œuvre de justice », a fait remarquer le premier juge béninois. Victor Dassi Adossou fait observer que la justice n’intervient que lorsque les autres formes de l’organisation sociale ont échoué dans leur mission. Solutionner les problèmes Cette tournée d’inspection est placée sous le thème : « Le temps de la justice ». Laquelle justice est le pilier de l’édifice démocratique et le socle de l’Etat de droit. « Il y a quelque chose qui ne va pas lorsque le justiciable va attendre deux ans, cinq ans, 10 ans voire 20 ans pour trouver solution à un problème préoccupant qui l’aura amené devant le juge. Il faut mettre fin à cela », indique Victor Dassi Adossou. Sa mandature, à l’en croire, veut faire en sorte que la justice qui est un service public éminent soit rendue dans des délais raisonnables depuis le tribunal jusqu’à la Cour suprême. « Que celui qui va devant le juge n’attend pas de mourir avant que ce dernier ne se prononce sur l’affaire qu’il a porté devant la justice », ambitionne-t-il. Le président de la Cour suprême se dit rassuré d’avoir obtenu de ses collègues magistrats des engagements nécessaires pour qu’il en soit ainsi désormais. « Le temps de la justice doit être un temps bref, raisonnable, un temps qui permet de donner un sens et un contenu à la justice qui doit être réparatrice des contentieux et des torts causés à nos semblables », explique Victor Dassi Adossou qui a visité aussi les prisons civiles d’Akpro-Missérété et de Porto-Novo. Il promet de rendre compte au président de la République, Patrice Talon et au président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, conformément aux dispositions de la loi, de tous les dysfonctionnements relevés sur le terrain pour que des solutions y soient apportées. Actualités 21 déc. 2021


Femmes et enfants au Bénin : un état nutritionnel inquiétant
Au Bénin, les femmes et les enfants se nourrissent très mal. Les études le confirment et un appel est lancé pour un changement de comportement. Une nutrition peu organisée qui ne tient pas compte des besoins de chaque membre de la famille mais des possibilités du chef du ménage. C’est le quotidien dans les familles au Bénin. Menus non diversifiés, absence de fruits, alimentation non adaptée à l’âge ou aux activités professionnelles, … la liste des causes de la malnutrition chez les enfants et les femmes est longue. Charles Zèvounou, habitant à Porto-Novo, la quarantaine révolue et tenancier d’un bar l’illustre bien. « Nous donnons à nos femmes les moyens selon nos possibilités pour qu’elles fassent la cuisine. Nous ne sommes pas riches pour modifier indéfiniment les menus sur nos tables », indique-t-il. Hélène Djimassè, sa conjointe, ne dit pas le contraire. Pour s’adapter à la capacité financière du chef de ménage, elle s’abonne aux repas classiques tels que le riz, la pâte de maïs et le haricot. « Il nous arrive de consommer la pâte de maïs durant toute une semaine et parfois avec la même sauce. Pour les fruits, c’est un luxe pour nous », confie la jeune dame. Comme ce ménage, la plupart des familles béninoises voguent sur les vagues de la malnutrition. Selon l’Organisation mondiale de la santé, la malnutrition se définit par les carences, les excès ou les déséquilibres dans l’apport énergétique et/ou nutritionnel d’une personne. C’est un état nutritionnel qui est la conséquence d’une alimentation mal équilibrée en quantité et/ou en qualité. Les femmes et les enfants en sont les premières victimes avec à la clé de nombreuses conséquences. Alarmant ! Selon l’Enquête démographique et de santé 2017-2018, environ un tiers des enfants de moins de 5 ans (32 %) souffrent d’un retard de croissance, 5 % sont émaciés, 17 % présentent une insuffisance pondérale et 2 % un surpoids. Parmi les enfants de 6-23 mois non allaités, seulement 15 % ont un apport alimentaire minimum acceptable tel que défini par l’Oms. Environ sept enfants de 6-59 mois sur dix (72 %) et 58 % des femmes de 15-49 ans sont anémiés. Parmi les femmes de 15-49 ans, 11 % ont un indice de masse corporelle (Imc) inférieur à 18,5 et présentent donc un état de déficience énergétique chronique. A l’opposé, 26 % présentent une surcharge pondérale ou sont obèses. Les statistiques sur le plan mondial et les perspectives ne sont pas plus reluisantes. « La prévalence de la sous-alimentation, qui était restée à peu près stable pendant cinq ans, a progressé de 1,5 point de pourcentage en 2020, pour atteindre 9,9 pour cent environ – ce qui rend plus difficile la réalisation de l’objectif « Faim zéro » d’ici à 2030 », publie l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) et d’autres institutions dans le rapport 2021 sur la sécurité alimentaire et la nutrition dans le monde. Le même rapport souligne qu’« en 2020, près d’une personne sur trois dans le monde (2,37 milliards) n’avait pas accès à une nourriture adéquate, soit une augmentation de près de 320 millions de personnes en seulement un an. Près de 12 pour cent de la population mondiale était en situation d’insécurité alimentaire grave en 2020, ce qui représente 928 millions de personnes – soit 148 millions de plus qu’en 2019 ». Des causes aux actions Selon les spécialistes, plusieurs raisons expliquent la situation de la malnutrition infantile à laquelle peu d’attention semble être accordée. Le nutritionniste Fiacre Alladayè énumère comme causes immédiates l’inadéquation des apports alimentaires en qualité et en quantité des enfants, les maladies infectieuses, etc. La mauvaise alimentation de la mère, le non-respect des temps de vaccination, le manque d’accès à l’eau potable et bien d’autres sont des facteurs qui maintiennent particulièrement les enfants dans la malnutrition. Le rapport de la Fao ajoute, pour sa part, comme facteurs de la malnutrition les conflits, la variabilité du climat et les extrêmes climatiques, la pauvreté, les ralentissements et les fléchissements économiques. Face à ce tableau sombre, le nutritionniste Fiacre Alladayè ne manque pas de propositions. « Nous devons revoir les produits que nous consommons. Consommer local, c’est maîtriser ce que nous consommons. Ce serait déjà un premier pas », suggère-t-il. Egalement, il appelle à une meilleure sensibilisation pour l’allaitement maternel exclusif des enfants. La diversification des aliments est aussi recommandée, même dans la pauvreté. Société 20 déc. 2021


Coopération bénino-japonaise : un engagement en faveur de la formation des jeunes
L’ambassade du Japon près le Bénin a organisé une visite de terrain sur des sites des projets de la Jica, vendredi 17 décembre dernier. A Cotonou et Abomey-Calavi, les hommes des médias ont touché du doigt un pan des réalisations dans l’enseignement et la formation professionnelle. Un module de six classes en R+1 avec bureaux, magasins et latrines, construit à l’Epp Missessinto, commune d’Abomey-Calavi, fait la fierté d’écoliers, enseignants et parents d’élèves. Ce joyau a radicalement changé le quotidien des bénéficiaires. Ils étaient autrefois coincés dans les classes du fait des effectifs pléthoriques, obligés de faire les besoins dans la nature et en proie aux intempéries qui affectent les outils didactiques et fournitures scolaires et perturbent les activités pédagogiques. Ce temps est fini. Hanielle David-Ganhoui et Francis B. Amadjikpè, respectivement représentante des apprenants et directeur de l’école, ont exprimé leur joie face à la presse, vendredi 17 décembre dernier, à l’occasion de la visite de terrain sur des sites de réalisations de l’Agence japonaise de coopération internationale (Jica) dénommée « Press Tour », initiée par l’ambassade du Japon près le Bénin. A la délégation conduite par Manami Inaba, chargée de coopération à l’ambassade du Japon près le Bénin, ils ont témoigné leur reconnaissance et pris l’engagement de faire bon usage des ouvrages. Le directeur a saisi l’occasion pour exprimer d’autres doléances relatives à l’installation de jardins et surtout de panneaux et de lampes solaires pour l’électricité. L’érection des bâtiments s’inscrit dans le cadre du projet Japon VI de construction de salles de classe dans le département de l’Atlantique. Au total, 176 salles de classe, 28 bureaux-magasins et 146 latrines ont été érigés dans 33 écoles pour un coût total de 7,285 milliards F Cfa, indique Hermann Hounguèvou, assistant du superviseur général du projet. Il assure que les ouvrages respectent les normes et peuvent résister même en cas de catastrophe naturelle. Les travaux de construction ont été achevés en mars dernier et ainsi dans le délai, en dépit de la pandémie de Covid-19. Les ouvrages ont fait l’objet d’une cérémonie d’inauguration en juin dernier. A ce jour, le Japon a contribué à réaliser plus de 1200 salles de classe au Bénin. Mécaniciens outillés Grâce à la coopération nippone, 54 enseignants formateurs des lycées techniques du Bénin ont renforcé leurs capacités sur les outils pédagogiques de la mécanique automobile. C’est à travers trois sessions de deux semaines tenues dans le cadre d’une initiative démarrée le 2 mars 2020 en collaboration avec Cfao Motors Bénin, filiale du groupe japonais Toyota Tsusho Corporation. La dernière a eu lieu au Centre de formation professionnelle et technique (Cfpt) Sénégal-Japon. « Ces formations ont été pour nous de grandes opportunités d’apprentissage et nous ont permis d’acquérir de nouvelles notions techniques, afin non seulement de les restituer à nos apprenants mais aussi de transformer nos ateliers en unités de production, un point crucial de développement de l’enseignement technique», affirme William Adjovi, au nom des bénéficiaires. Devant Garba Ayouba, directeur de cabinet du ministre des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle, la délégation de l’ambassade du Japon et la presse, les mécaniciens formateurs du lycée technique et professionnel de Kpondéhou (Cotonou) affirment avoir approfondi leurs connaissances en mécatronique et acquis la notion des « 5 S japonais » (Seiri, Seiton, Seiso, Seiketsu et Shitsuke) pour réorganiser les ateliers. L’initiative mérite d’être pérennisée, plaident les bénéficiaires qui assurent qu’ils sont désormais mieux outillés sur les différentes méthodes de diagnostic et de remédiation de n’importe quelle panne sur les engins des travaux publics et les engins de manutention. Toutefois, ils souhaitent avoir plus de connaissances en hydraulique pour une intervention efficiente dans les lycées et centres de formation. Outre l’éducation et la formation professionnelle, la Jica intervient dans plusieurs autres secteurs au Bénin, notamment l’agriculture, l’aquaculture, la pisciculture, la santé, l’eau et l’assainissement, les infrastructures routières, l’énergie. Tradition renouée Après l’édition manquée de 2020 pour cause de Covid-19, l’ambassade du Japon près le Bénin renoue avec la visite de terrain des journalistes « Press Tour ». « Il était primordial pour nous de pouvoir relancer la visite de terrain, qui nous permet d’une part de renforcer nos liens avec les médias, et d’autre part de communiquer sur les projets financés par le Japon et mis en œuvre par l’équipe de la Jica ainsi que tous ses partenaires », laisse entendre Shigeru Kondo, chargé d’affaires par intérim de l’ambassade. « En raison des relations amicales exceptionnelles entre le Bénin et le Japon ainsi que l’adhésion des deux pays à la Déclaration de Yokohama de 2019, affirme-t-il, le Japon est fortement engagé dans la coopération au développement au Bénin, et fier de partager ces réalisations avec les populations béninoises. » A l’en croire, la visite du vendredi dernier ouvrira la porte à une dynamisation des initiatives culturelles japonaises. Education 20 déc. 2021


Autonomisation des femmes, accès à l’électricité et gestion budgétaire : la Banque mondiale octroie 58,3 milliards F Cfa au Bénin
Le Bénin vient de bénéficier d’un nouvel appui d’un montant d’environ 58,3 milliards F Cfa de la part de la Banque mondiale. Il aidera à renforcer l’autonomisation des femmes et des filles, élargir l’accès à une énergie fiable et durable et améliorer la gestion budgétaire et de la dette. La Banque mondiale a approuvé un nouveau financement de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (Ida), soit environ 58,3 milliards F Cfa en faveur du Bénin, selon un communiqué de presse en date du 16 décembre 2021 parvenu à notre rédaction. « Cet appui aidera le Bénin à renforcer l'autonomie des femmes et des filles en créant un cadre institutionnel pour promouvoir et protéger les droits des femmes et leur participation active, sûre et productive à la vie sociale, économique et politique », précise Atou Seck, responsable des opérations de la Banque pour le Bénin, cité dans le communiqué. « Il permettra également de mettre en place les réformes et les outils adéquats pour prévenir la violence sexiste et assurer la bonne santé sexuelle et reproductive », ajoute-t-il. Il s’agit de la première opération d’appui des politiques de développement destinée à financer des réformes pour améliorer de manière significative l'autonomisation des femmes et des filles à moyen terme, indique le document. Lesdites réformes permettront de renforcer les services d'orientation pour les femmes victimes de discrimination ou de violence, d’améliorer le traitement judiciaire des violences basées sur le genre et promouvoir un accès sécurisé aux services de santé sexuelle et reproductive. « La femme est au cœur de la vie économique et sociale et le renforcement des politiques publiques en direction des femmes et des filles constitue un levier important pour la croissance inclusive », justifie Romuald Wadagni, ministre d’Etat chargé de l’Economie et des Finances, dont les propos sont rapportés dans le même communiqué. Il réaffirme l’engagement du gouvernement à « promouvoir le droit de la femme et son autonomisation ». « Cet appui va également permettre de consolider les efforts du gouvernement du Bénin pour la fourniture d’une électricité de qualité et accessible à tous mais aussi de mobiliser davantage de ressources internes pour financer le développement du Bénin », indique le ministre. En effet, le programme soutiendra des actions visant la transition progressive du Bénin vers des sources d'énergie renouvelable et l'accès à l'électricité dans les zones rurales. Il permettra également de soutenir des mesures visant à accroître les recettes fiscales nationales et renforcer la capacité de gestion de la dette. Le nouveau financement s’aligne sur le Plan d’action du gouvernement, et surtout le plan national de développement (Pnd 2020-2025) dont l’un des piliers est la réduction de la fécondité pour tirer parti du dividende démographique. Il s’inscrit également dans le cadre du partenariat de la Banque avec le Bénin pour la transformation structurelle de l’économie, le renforcement du capital humain et le soutien pour la résilience et la réduction de la vulnérabilité face au changement climatique. Actualités 20 déc. 2021


Message sur l’état de la nation : Patrice Talon à l’hémicycle le 29 décembre prochain
Le président de la République, Patrice Talon sera face aux députés à l’Assemblée nationale, mercredi 29 décembre prochain, à Porto-Novo. Il y est attendu pour délivrer son traditionnel message sur l’état de la nation au titre de l’année 2021. Quel est l’état de santé actuel du Bénin? Quelles sont les perspectives du pays pour 2022 ? Le président de la République apporte des éléments de réponses à ces questions mercredi 29 décembre prochain. Patrice Talon est attendu en effet devant la Représentation nationale à l’occasion du traditionnel message sur l’état de la nation qu’il prononce à chaque fin d’année. C’est une exigence de l’article 72 de la Constitution béninoise qui stipule que : «Le président de la République adresse une fois par an un message à l’Assemblée nationale sur l’état de la nation. Il peut aussi à tout moment adresser des messages à l’Assemblée nationale. Ces messages ne donnent lieu à aucun débat ; ils peuvent toutefois inspirer les travaux de l’Assemblée ». C’est la toute première fois que Patrice Talon sacrifie à cette tradition de message sur l’état de la nation pour le compte de son second mandat qui a débuté le 6 avril dernier. Comme de coutume, le président Patrice Talon aura à faire le bilan des actions et réalisations de son gouvernement au cours de l’année 2021. Lesquelles actions impactent de façon significative tous les secteurs de développement tels que ceux de l’énergie, des infrastructures routières, de l’eau, de l’agriculture, de l’éducation, de l’emploi des jeunes, des Tic, de la politique, de la culture, du sport et de la promotion des femmes. Le chef de l’Etat ne manquera pas de passer au peigne fin les résultats atteints dans chacun de ces domaines et les défis à relever. Aussi, Patrice Talon aura-t-il à réaffirmer aux députés ses engagements et sa détermination à améliorer davantage les conditions de vie de la population. Il a d’ailleurs déjà donné le ton à travers l’adoption du Programme d’action du gouvernement (Pag) pour la période 2021-2026. Cette feuille de route pour le second quinquennat a été approuvée en Conseil des ministres du mercredi 15 décembre dernier. Le Pag 2 ambitionne de poursuivre, de consolider et d’amplifier les acquis du Pag 1 (2016-2021). Il est porté par trois piliers que sont : « Renforcer la démocratie, l’Etat de droit et la bonne gouvernance », « Poursuivre la transformation structurelle de l’économie » et « Poursuivre l’amélioration du bien-être social des populations ». Ce qui permettra d’accélérer de manière durable le développement économique et social du Bénin, précise le communiqué du Conseil des ministres. Patrice Talon reviendra certainement, dans son message à la nation, sur le volumineux document qui servira de boussole pour son gouvernement sur les cinq prochaines années. Ce sera un message d’espoir sur fond de bilan et de bonnes perspectives pour le Bénin. Mais comme le prévoit la loi fondamentale, ce discours du président de la République ne donnera lieu à aucun débat au Parlement.   Actualités 17 déc. 2021


Institut national de la femme : Koupaki nommé président du conseil d'administration
Pascal lrénée Koupaki dirige le conseil d'administration de l'Institut national de la femme (Inf). Il représente la présidence de la République au sein dudit conseil.Selon l'article 3 du décret n°2021-614 du 17 novembre 2021 portant nomination des membres et du président du conseil d'administration de I'lnstitut national de la femme, il conduit les rênes du conseil pour un mandat de trois ans. Durant ces 36 mois, Pascal lrénée Koupaki travaillera avec cinq autres personnes représentant cinq ministères, et la présidente de l'Inf également présente au sein du conseil. Liste des sept membres du conseil d'administration de l'Institut national de la femme (extrait du décret) : Monsieur Pascal lrénée KOUPAKI, représentant de la Présidence de la République ; Madame Claudine Afiavi PRUDENCIO, Présidente de l'lnstitut national de la Femme ; Madame Simone Kossiba HONVOU, représentante du Ministère des Affaires Sociales et de la Microfinance ; Madame Awaou BACO, représentante du Ministère de l'Économie et des Finances ; Monsieur Edgard DAHOUI, représentant du Ministère du Travail et de la Fonction Publique ; Madame Zalia BACOUDOGO ALASSAN, représentante du Ministère de la Justice et de la Législation ; et Madame Mathilde AGBODANDE épouse HOTEYI, représentante du ministère de la Santé. Actualités 16 déc. 2021


[Avis de recrutement] : Speak Up Africa recherche un(e) associé(e) de programmes (Bénin)
FICHE DE POSTE Basée à Dakar, au Sénégal, Speak Up Africa est une organisation à but non lucratif de communication stratégique et de plaidoyer dédiée à catalyser le leadership africain, favoriser les changements de politiques et renforcer la sensibilisation autour du développement durable en Afrique. À travers nos programmes, nos réseaux et avec l'aide de nos partenaires, nous nous assurons que les décideurs rencontrent les acteurs de terrain, que des solutions soient présentées et que chaque secteur – des citoyens et groupes de la société civile aux partenaires financiers et dirigeants d'entreprises – contribue de manière critique au dialogue et s’efforce d’agir de manière concrète pour la santé et le développement durable sur le continent. Speak Up Africa est à la recherche d’un Associé(e) de Programmes qui sera chargé de soutenir la mise en œuvre de ses programmes de plaidoyer pour la santé publique au Bénin. A travers ses programmes, Speak Up Africa vise à appuyer les efforts de la République du Bénin en matière de réalisation des Objectifs de développement durable. Responsabilités et tâches à accomplir L’Associé (e) de programmes est placé (e) sous la supervision du Coordonnateur national au Bénin. Il/Elle a pour principales tâches d’appuyer Speak Up Africa dans la conception et la mise en œuvre de tous les programmes mis en œuvre par Speak Up Africa au Bénin. Il est attendu de l’Associé(e) de programmes qu’il/elle travaille en étroite collaboration avec le Coordonnateur national de Speak Up Africa au Bénin, ainsi qu’avec ses partenaires externes. Plus précisément, l’Associé de programme devra :
  • Préparer la conduite des entretiens mensuels correspondants aux programmes en cours de mise en œuvre par Speak Up Africa (avec les représentants gouvernementaux et des décideurs politiques au niveau national, les partenaires techniques et fi nanciers de Speak Up Africa, le secteur privé y compris les membres de la société civile).
  • Consolider les données clés devant informer le rapport mensuel sur les domaines d’intérêt de Speak Up Africa au Bénin, notamment, les maladies tropicales négligées et le paludisme à remettre au Coordonnateur national à une date prédéterminée.
  • Collaborer avec le Coordonnateur national au Bénin pour la documentation de l’impact des différents programmes.
  • Contribuer à la conception des messages de plaidoyer, y compris pour les documents imprimés et supports audiovisuels.
  • Participer aux réunions des différents programmes.
  • Appuyer le Coordonnateur national dans la production de différents livrables selon les délais prévus. Veiller au traitement et la classification de l'exhaustivité des documents et pièces justificatives de l’ensemble des opérations.
  • Assurer un soutien administratif général au bureau de Speak Up Africa.
Descriptif du profil recherché
  • Une formation universitaire de niveau maitrise (BAC+4) en sciences sociales, santé publique ou équivalent est requise.
  • Un minimum de 3 ans d’expérience de travail avec des organisations non gouvernementales.
  • Avoir des aptitudes en communication et pour le travail en équipes multidisciplinaires et multilingues.
  • Avoir une grande capacité d'organisation, de synthèse et de rédaction de rapports.
  • Avoir un excellent niveau de langue parlée et écrite en français et une bonne pratique de l'anglais.
  • La pratique usuelle des outils et logiciels informatiques de bureau et de communication électronique
  Les dossiers de candidatures composés du CV et d’une lettre de motivation doivent être envoyés par email avant le 31 décembre 2021 à info@speakupafrica.org avec en titre « Associé de Programme- Bénin »   Speak Up Africa 18, Avenue Léopold Sédar Senghor, BP 3837 Dakar, Senegal + 221 33 822 49 22 Facebook: /Speakupafrica Twitter: @Speakupafrica1
Société 16 déc. 2021


Coopération sino-béninoise : don de matériel au Parlement et au médiateur de la République
Cinq ordinateurs de bureau, cinq imprimantes Laser, deux ordinateurs portatifs, cinq motos, deux caméras de haute définition et un écran de télévision plasma de grande taille. C’est le lot de matériel offert, ce mercredi 15 décembre, à l’Assemblée nationale, par la République populaire de Chine à travers son ambassadeur près le Bénin, Peng Jingtao. Ce don chinois intervient après celui dont a bénéficié, jeudi 9 décembre dernier, le médiateur de la République et constitué de quatre ordinateurs de bureau, six ordinateurs portatifs, trois imprimantes Canon, deux imprimantes Hp Laser et un grand poste téléviseur écran plasma. Ces appuis en faveur du Parlement et du médiateur de la République en moins d’une semaine témoignent de la bonne santé de la coopération sino-béninoise. Ils vont contribuer à l’amélioration des conditions de travail des personnels des deux institutions, surtout au renforcement des moyens techniques de la Télévision parlementaire en cours de mise en place pour rendre compte de manière efficace aux populations des activités du Parlement. Réceptionnant le don, le président de l’Assemblée nationale, Louis Vlavonou, a remercié le diplomate Peng Jingtao qui ne ménage aucun effort pour faire entendre la cause du Bénin auprès des autorités chinoises. Tout comme le médiateur de la République, Pascal Essou, jeudi dernier, le numéro 1 de l’institution parlementaire a aussi rassuré du bon usage qui sera fait de ce don, surtout les deux caméras de haute définition offertes prouvant l’attachement de l’ambassadeur de la Chine près le Bénin à la concrétisation du projet de création de la Télévision Hémicycle. Selon Louis Vlavonou, à maintes reprises, il avait sollicité l’expertise et l’appui matériel de la Chine dans le cadre de la création de cette chaine. Pour sa part, Peng Jingtao a aussi salué la qualité des relations diplomatiques entre son pays et le Bénin. L’ambassadeur de Chine près le Bénin a loué, par ailleurs, les grandes réformes engagées par le président Patrice Talon pour révéler le Bénin dans le monde et surtout le travail qu’abat la 8e législature. Actualités 16 déc. 2021


12e Revue annuelle des finances publiques : le passage intégral en mode programme dès 2022
Hier mercredi 15 décembre, s’est tenue à Cotonou la douzième revue sectorielle du système de gestion des finances publiques au Bénin. Les parties prenantes ont analysé les performances et les faiblesses dans la mise en œuvre des réformes, notamment le basculement intégral en mode programme dès 2022. Tous les ministères basculeront dès janvier prochain d’une gestion du budget en mode moyens à une gestion budgétaire et comptable en mode programme. Toutes les dispositions sont prises à cet effet, assure Hermann Orou Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Après deux ans d’expérimentation de la « double commande», des résultats « satisfaisants » sont obtenus et mis en exergue, ce mercredi à Cotonou, lors de la douzième revue sectorielle du système de gestion des finances publiques au Bénin. Socle du mode programme, le Système d’information de gestion des finances publiques (Sigfp), officiellement réceptionné en février dernier, montre sa solidité à porter efficacement l’exécution budgétaire. Le système est « assez robuste », mais il continuera à être amélioré au fur et à mesure que les bugs et les anomalies seront détectés pendant son exploitation, assure François Bèkpon, directeur de l’Informatique à la direction générale du Budget. « La montée en puissance de l’opérationnalisation du Sigfp permettra d’assurer la sécurisation et la traçabilité des recettes et des dépenses, de favoriser la redevabilité et la transparence et de renforcer ainsi la confiance des citoyens et de toutes les parties prenantes du développement, de l’utilisation efficiente et efficace des ressources », espère Ruben Alba Aguilera, chef de la Coopération de la Délégation de l’Union européenne au Bénin. Au nom des partenaires techniques et financiers (Ptf) du groupe «Macroéconomie et gestion des finances publiques », il invite le gouvernement à maintenir le cap des réformes. Il s’agit de finaliser l’élaboration de la stratégie de mobilisation des ressources fiscales à moyen terme, rendre complètement opérationnelle la Cour des comptes et redoubler d’efforts dans la lutte contre les effets négatifs de la crise de Covid-19, indique-t-il. Nouveau plan envisagé Placée sous le thème « La transvaluation de la gouvernance budgétaire et comptable au Bénin à l’aune du Sigfp », la revue a porté sur la mise en œuvre du plan d’actions 2021 qui est une déclinaison du Plan global de réformes de la gestion des finances publiques (Pgrgfp 2017-2020) prorogé sur le biennal 2021-2022. Au 30 septembre 2021, le point fait état de 43,4% des actions programmées et effectivement réalisées, précise Edgard Viou, responsable Statistiques et Suivi-évaluation de l’Unité d’appui au pilotage des réformes (Uapr). Les difficultés liées à cette faible performance sont relatives à la faible appropriation des nouvelles procédures de passation des marchés publics par les systèmes de mise en œuvre (Smo), à l’insuffisance de ressources financières et au changement institutionnel intervenu au niveau du ministère après la présidentielle d’avril 2021. Les résultats de l’évaluation Fte (Fiscal Transparency Evaluation) du Fonds monétaire international et les orientations stratégiques du Programme d’action du gouvernement 2022-2026 serviront de boussole pour l’élaboration d’un nouveau plan global, retenue comme activité essentielle de l’exercice 2022. Les réformes ont permis la dématérialisation des procédures et l’amélioration des recettes y afférentes au niveau des régies financières, l’opérationnalisation d’une plateforme d’échanges automatiques de renseignements budget-impôts-douane, la réduction et l’harmonisation du coût des actes fonciers, la mise en place du cadastre, etc. De nouvelles réformes intervenues au niveau des organes de contrôle, des régies financières et des collectivités territoriales, ont fait l’objet de présentation hier ainsi que la surveillance du secteur de la finance décentralisée, la stratégie de formation des nouveaux acteurs induits par la loi organique relative aux lois de finances (Lolf). Orou Takou salue l’engagement de toutes les administrations qui y contribuent et la sollicitude constante des pertenaires, notamment l’Union européenne, la Coopération canadienne, la Giz, la Banque mondiale, l’Usaid et le Pnud. Actualités 16 déc. 2021


Lutte contre le terrorisme dans l’espace Cedeao : Mariam Chabi Talata appelle à une mutualisation des efforts
La vice-présidente, Mariam Chabi Talata, a suggéré aux chefs d’Etat et de gouvernement, lors de la 60e session ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao), une mutualisation des efforts en ce qui concerne la lutte contre le terrorisme. Les chefs d’Etat et de gouvernement de l'espace Cedeao n’ont pu s’empêcher d’inscrire au titre de leurs préoccupations, à la 60e session ordinaire à Abuja, la question relative à la recrudescence de la menace terroriste de façon particulière, et aux défis sécuritaires dans la sous-région en général. En relevant que cette menace est ancrée dans le Sahel, et désormais aux portes des pays côtiers, comme en témoignent les attaques en Côte d’Ivoire, au Togo et récemment au Bénin, la vice-présidente Mariam Chabi Talata a appelé les chefs d’Etat et de gouvernement à une mutualisation des efforts dans la lutte contre le terrorisme. Dans son adresse, elle a cité en exemple le récent exercice conjoint de patrouille maritime dans la zone E, entre le Togo, le Nigeria et le Bénin, en vue d’assurer la sûreté et la sécurité maritimes dans le golfe de Guinée. Il s’est agi d’une synergie d’actions entre ces différents pays qui a abouti à la signature d’un protocole d’accord en 2018 aux fins de sécuriser les eaux du golfe de Guinée en général et de l’Afrique de l’Ouest en particulier. Mariam Chabi Talata a donc invité les chefs d’Etat et de gouvernement à s’inspirer de ce modèle. C’est dire que les attaques perpétrées, ces derniers jours, au Nord du pays, notamment à Banikoara et à Porga préoccupent au sommet de l’Etat, et que le Bénin envisage plutôt une dynamique communautaire pour faire face au mal. Les jours à venir nous édifieront sur la posture de la Cedeao sur la problématique. A l’évidence, pour une lutte efficace contre cette avancée des terroristes, il faut aller au-delà du G5 Sahel composé sur le plan de l’intégration régionale de la Mauritanie, membre de l’Union du Maghreb arabe, du Mali, du Burkina Faso et du Niger, membres de l’Uemoa et de la Cedeao, et du Tchad membre de la Cema. La vice-présidente du Bénin s’est également prononcée, lors de cette 60e session ordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest, sur les sujets relatifs à la situation politique au Mali et en Guinée, la crise sanitaire due à la Covid-19 et la relance de l’économie communautaire. Et le pays s’est vu honoré. Le Professeur Basile Kounouhewa, enseignant-chercheur à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université d’Abomey-Calavi, a décroché le prix d’Excellence 2020 de la Cedeao, dans la catégorie Sciences et Technologie. Actualités 16 déc. 2021


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