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Nouvelles

Forum sur l’investissement en Afrique 2021 : les Etats africains en quête d’oxygène
L’Afrique maintient le cap de la mobilisation de ressources, dans un contexte de crise sanitaire et climatique. Le Forum sur l’investissement en Afrique 2021 qui se tient du 1er au 03 décembre prochain est une occasion inédite. Plusieurs milliards de dollars supplémentaires pourront être mobilisés les prochains jours par les Etats africains. Ils entendent saisir l’occasion des «?Journées du marché?» de l’édition 2021 du Forum sur l’investissement en Afrique pour mettre le paquet. En réalité, initié par la Banque africaine de développement (Bad), ce forum annuel est devenu un cadre privilégié d’attraction des investissements dans l’Agriculture et la Santé au moment où l’Afrique tente de se remettre des effets de la pandémie de Covid-19. « L’Afrique devait être considérée aujourd’hui comme la frontière mondiale de l’investissement », a déclaré Akinwumi A. Adesina, président de la Bad à l’endroit des investisseurs. La 3e édition des Journées du marché du Forum pour l’investissement en Afrique aura lieu à Abidjan du 1er au 3 décembre 2021, dans un format hybride. Une hausse de la demande d’investissement est prévue. L’édition 2021 aura pour toile de fond la persistance de la pandémie, ainsi que les négociations sur le climat récemment conclues à la Cop 26 à Glasgow. Ces deux événements portent l’urgence de transformer les défis de l’Afrique en opportunités d’investissement. Selon la Bad, un consensus croissant se dégage autour de l’idée que le secteur privé sera indispensable pour donner l’ampleur et la rapidité nécessaires à l’élimination urgente des goulets d’étranglement dans de nombreux secteurs. Ces journées seront marquées par des sessions dans le style d’un conseil d’administration, uniques en leur genre. A l’occasion, des développeurs de projets et des investisseurs, y compris des fonds de pension, des fonds souverains et des sociétés de capital-investissement, examineront des projets, notamment dans les secteurs des soins de santé, de l’énergie et du climat, de l’agroalimentaire, des Tic et des télécommunications. Usine de production de vaccins Il sera présenté à ce forum, entre autres, un investissement potentiel dans la construction d’une usine de production de vaccins homologuée par l’Organisation mondiale de la santé. L’usine sera capable de produire trois types de vaccins de manière routinière, dont un pour le Covid-19. Les promoteurs du projet ont conclu un contrat de vente de la production de lait avec une grande entreprise internationale du secteur de l’alimentation et des boissons. Au cours des trois jours que durera l’événement, des sessions plénières seront également organisées pour discuter de la manière de mobiliser les financements institutionnels, du rôle des innovations de rupture telles que les technologies financières et les cryptomonnaies, et de la valeur des femmes en tant que championnes de l’investissement. Les travaux reviendront ensuite sur les réalisations et les faits marquants de la deuxième édition, qui s’est tenue à Johannesburg en 2019. À l’époque, cinquante-sept transactions d’une valeur d’environ 68 milliards de dollars ont été examinées. Le mécanisme de suivi des transactions du Forum sur l’investissement en Afrique permet de suivre l’évolution des engagements pris par les investisseurs au cours du forum et de déterminer la voie à suivre pour les concrétiser. Economie 29 nov. 2021


Travaux en commission budgétaire au parlement : Yves Kouaro Chabi défend un budget de 143 milliards FCfa
« Nous venons de défendre le budget exercice 2022 du ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Il est en hausse de 33 %, soit 143 milliards F Cfa », a dévoilé le ministre Yves Kouaro Chabi, au sortir des travaux devant la commission budgétaire de l’Assemblée nationale. Selon lui, cette dotation est en phase avec l’ambition du gouvernement qui a fait l’option de renforcer l’enseignement technique et la formation professionnelle. « Nous avons un grand programme autour de la stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle avec en vue l’ouverture de 30 lycées agricoles et des écoles de métiers. Ce budget servira donc essentiellement à réaliser cette stratégie », a expliqué le ministre. L’enseignement général n’est pas du reste. Yves Kouaro Chabi annonce l’accélération de la Stratégie nationale de l’enseignement général en cours d’élaboration et qui viendra accompagner efficacement la Stratégie nationale de l’enseignement technique et de la formation professionnelle…Selon le ministre, les députés se sont beaucoup intéressés à ce qui se fait dans le cadre du programme Aspiranat. Pour lui, que ce soit au primaire ou au secondaire, les enseignants aspirants jouent un rôle très important dans les écoles où ils assurent des heures d’enseignement. Yves Kouaro Chabi rassure ces derniers que le gouvernement se penche sur les préoccupations qu’ils posent. « Nous avons tous noté avec les députés à l’Assemblée nationale qu’il y a quand même une nette amélioration au niveau de la gestion des aspirants. Nous sommes conscients qu’ils posent le problème de salaire de neuf mois sur douze. C’est une question que nous connaissons, mais nous disons qu’après trois années de mise en œuvre de ce programme d’aspiranat, il est temps de faire une évaluation », informe le ministre. Il y a des équipes qui sont chargées de faire ce travail d’évaluation pour voir ce qui peut être corrigé, ajoute-t-il. «Ces équipes travaillent et bientôt nous aurons les résultats », rassure Yves Kouaro Chabi. Actualités 26 nov. 2021


Traiter une morsure de serpent avec du cérumen : attention, ce remède n’est pas prouvé
Une recette préconise le traitement, en deux minutes, de morsure de serpent avec du cérumen. La Nation a vérifié pour vous cette publication largement partagée cette semaine. Le
message décline la recette anti-venin en deux points. Primo : Prélever la couche des pellicules dans l'oreille de la personne mordue à l’aide d’un coton-tige, et l’appliquer sur la partie où le serpent aurait mordu. « Vous verrez une sueur qui sort de la partie, c'est du venin. Attention à ne pas toucher le venin », prévient-on dans la publication. Secundo : Nettoyer le venin avec du coton ou du tissu. Et pour convaincre de l’efficacité du remède, la publication soutient qu’il y a une interaction entre le venin du serpent « chargé négativement» et la pellicule « chargée positivement». Ce qui devrait annuler la force du venin.

Le contexte

L’Oms estime que chaque année, les morsures de serpents sont la cause de 81 000 à 138 000 décès au moins et d’environ 3 fois plus d’amputations et d’autres incapacités définitives. Les morsures de serpents venimeux peuvent entraîner une paralysie pouvant bloquer la respiration; des troubles sanguins aboutissant à des hémorragies fatales; des insuffisances rénales irréversibles et des lésions tissulaires susceptibles de provoquer des incapacités définitives et l’amputation d’un membre. Dans ce contexte, la recette paraît bien intéressante pour beaucoup d’internautes. Elle fait d’ailleurs le tour des réseaux sociaux depuis septembre 2018.

Ce que vous devez savoir !

Spécialiste des morsures de serpents, Dr Harold Tankpinou Zoumènou, émet des réserves et met en garde les internautes. « D’abord, le venin n’est pas visible à l’œil nu. Ensuite, toutes les morsures de serpents ne s’accompagnent pas d’injection de venin. Ce qui fait que certaines personnes auront des signes après la morsure et d’autres non. Par ailleurs, ceux qui se font mordre passent automatiquement chez le guérisseur (les morsures survenant le plus souvent en milieu rural). Ainsi, même quand il n’y a pas eu d’injection de venin et donc pas de manifestations cliniques chez la personne, on peut conclure à tort que le guérisseur ou le médecin peut-être ou tout autre remède a été efficace », a-t-il expliqué à La Nation.

« La médecine ne se fait pas sur WhatsApp »

Classiquement, on distingue deux grandes familles de serpents en Afrique : Les Viperidae (vipères, etc.) qui sont les plus répandues et les Elapidae (type cobra, etc.). Selon le chercheur, les premiers ont un venin qui déclenche des manifestations hémorragiques quand il est injecté. La situation peut évoluer sans que le malade se rende compte de la gravité. Il peut en mourir parce qu’il aura manqué de sang. Quant aux Elapidae, ils ont un venin qui est responsable de manifestations neurologiques. Ces patients meurent souvent sur les lieux de l’incident. Alors, la morsure de serpent, lorsqu’elle s’accompagne d’injection de venin, peut être plus dangereuse que laisse supposer un remède aussi banal. La recette diffusée sans preuve scientifique expose davantage la population. « Tant qu’elle (la recette) n’est pas étayée par un article scientifique, elle est fausse jusqu’à preuve du contraire. La médecine ne se fait malheureusement pas sur WhatsApp. Le seul traitement d’une morsure venimeuse est un anti venin administré de façon précoce dans les minutes suivant la morsure. Et suivant un protocole établi par la société africaine de venimologie. Quand le venin est injecté, il est injecté », insiste Dr Harold Tankpinou Zoumènou.

Pas de fondement scientifique

Déjà le 21 janvier 2021, Africa Check a publié un article de vérification sur ce remède. Selon les experts contactés par le média, le venin diffère d'une espèce à l'autre et il est composé de plusieurs centaines de protéines différentes. Certaines sont effectivement chargées négativement, mais d'autres sont neutres ou chargées positivement. Dr Chippaux a souligné à Africa Check que l'inoculation du venin se fait en profondeur, de quelques millimètres à 3 ou 5 centimètres selon l'espèce de serpent et sous pression, exactement comme avec une seringue utilisée pour injecter un médicament dans les muscles. « Le venin s'introduit immédiatement dans les vaisseaux lymphatiques, et non pas les vaisseaux sanguins comme on le croit généralement, qui assurent sa diffusion en quelques secondes ou minutes dans tout l'organisme », a dit Dr Chippaux. En ce qui concerne le cérumen (le contenu de l'oreille), il est composé de graisse. « C'est peut-être ce qui a fait croire qu'il pouvait protéger du venin comme lorsque l'on protège les cosses des batteries avec de la graisse qui limite leur corrosion. Cependant, je ne vois pas comment l'application externe de cérumen pourrait empêcher la diffusion du venin qui se fait vers l'intérieur de l'organisme alors que l'écran est apposé à l'extérieur », cite en verbatim Africa Check.

Verdict

Ce remède qui préconise un traitement en deux minutes de la morsure de serpent n’est pas cliniquement prouvé. La morsure de serpent étant une urgence médicale, il est plutôt conseillé de transporter le patient dans un centre de santé, le plus rapidement possible, où il sera évalué et traité médicalement.

Santé 26 nov. 2021


Travaux en commission budgétaire au Parlement : 13,2 milliards F Cfa pour les affaires sociales et la microfinance
13 261 130 000 F Cfa, c’est le montant du projet de budget du ministère des Affaires sociales et de la Microfinance pour le compte de l’année 2022. Il est en hausse de 74 % par rapport au budget en cours d’exécution qui s’élève à7 622 337 000 F Cfa. La ministre Véronique Tognifodé a présenté, hier jeudi, à la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, les grandes lignes de ce projet de budget. Face à la presse parlementaire, l’hôte des députés a expliqué que cet accroissement est principalement dû au transfert du projet Swedd au niveau du ministère. Au titre des actions phares en 2022, Véronique Tognifodé annonce le renforcement du cadre institutionnel des Centres de promotion sociale (Cps) de sorte à les rendre un peu comme des Guichets uniques de protection sociale dans les communes du Bénin. Elle compte rendre également opérationnel le Registre social unique qui sera désormais la base de toutes les interventions sociales au Bénin et poursuivre la mise en œuvre du Programme de modernisation des espaces publics de protection sociale et de promotion du genre pour offrir un cadre adéquat de travail aux assistants sociaux et d’accueil aux cibles du ministère. La ministre n’a pas occulté le projet Assurance pour le renforcement du capital humain « Arch) qui sera généralisé en 2022 au niveau de l’assurance maladie et la fin de la phase pilote du volet formation. Véronique Tognifodé s’est dit très satisfaite de l’exercice budgétaire annuel devant les députés qui ont posé beaucoup de questions surtout par rapport au microcrédit Alafia et ses perspectives. Actualités 26 nov. 2021


Présentation de lettres de cabinet au Maec : le nouveau représentant de la Fao se conforme
L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) au Bénin a un nouveau représentant résident. Il a pour nom Isaias Angue Obama Oyana. Le nouveau responsable de la Fao a présenté ses lettres de cabinet, ce jeudi 25 novembre, au ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Après le Burundi, le voici au Bénin, toujours dans les fonctions de représentant résident de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao). Comme l’exige la tradition en milieu diplomatique, Isaias Angue Obama Oyana, est allé présenter ses lettres de cabinet au ministre des Affaires et étrangères et de la Coopération, Aurélien Agbénonci. Au terme de l’audience qui a duré une trentaine de minutes, l’hôte du chef de la diplomatie béninoise confie avoir essentiellement informé le ministre de sa disposition et sa disponibilité ainsi que celles du bureau de la Fao au Bénin, à travailler main dans la main avec le gouvernement béninois dans ses efforts de développement du secteur agricole. Interrogé sur les actions phares qu’il compte mettre en œuvre, Isaias Angue Obama Oyana a indiqué que les priorités du Bénin sont celles de la Fao et également les siennes. « C’est pour cela que nous devons travailler étroitement avec le gouvernement, les coopératives agricoles, les organisations paysannes, etc. afin que, tous ensemble, nous puissions faire des choses intéressantes dans le domaine de la sécurité alimentaire et nutritionnelle », ajoute-t-il. Agé de 61 ans, Isaias Angue Obama Oyana, de nationalité équato-guinéenne, est titulaire, entre autres, d’un diplôme d’ingénieur agronome qu’il a obtenu en 1998 au Centre national d’études agronomiques des régions chaudes (Cnearc) à Montpellier en France. Il s’est spécialisé en foresterie tropicale et rurale à l’Ecole nationale du génie rural des Eaux et Forêts (Enagref) toujours à Montpellier. Le nouveau représentant résident de la Fao au Bénin a commencé sa carrière professionnelle en tant que directeur national du projet de développement rural Niefang en 1990 dans son pays natal, avant d’être nommé directeur national pour la promotion de la filière café et cacao. De 2000 à 2010, il fut directeur de l’Agriculture, de la Sécurité alimentaire et de l’Environnement au sein de la Commission de la Communauté économique et monétaire des Etats de l’Afrique centrale. De 2011 à 2017, il a dirigé la représentation de la Fao en République de Guinée. Il a occupé la même fonction au Burundi depuis 2017, avant sa nomination au Bénin avec résidence à Cotonou. Isaias Angue Obama Oyana parle couramment le français et l’espagnol. Actualités 26 nov. 2021


Visite du ministre de la décentralisation à Banikoara : les efforts de bonne gouvernance dans la commune reconnus
Dans le cadre de la première étape de sa tournée dans les communes, le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, était à Banikoara, hier jeudi 25 novembre. Avec les membres du conseil communal, il a échangé sur diverses questions relatives à la bonne gouvernance. Le ministre de la Décentralisation et de la Gouvernance locale, Raphaël Akotègnon, était l’hôte de la commune de Banikoara, hier jeudi 25 novembre. Avec le maire Bio Sarako Tamou et les membres de son équipe, il a échangé sur le fonctionnement du conseil communal et celui des organes infra-communaux, sans oublier la gestion des ressources financières à travers la mobilisation des ressources propres et des ressources transférées. Il s’est également intéressé à la gestion des ressources humaines, des marchés publics, de la transhumance, de la tutelle administrative et à la coordination des services déconcentrés de l’Etat. Par rapport à la réforme dans le secteur de la décentralisation qui entre en vigueur en 2022, elle a occupé une importante place dans leurs discussions. D’ailleurs, la commune a rassuré le ministre qu’elle se tient déjà prête pour sa mise en œuvre. Le ministre qui était accompagné du préfet de l’Alibori, Ahmed Bello Ky-Samah, a félicité les élus communaux de Banikoara avec à leur tête, le maire Bio Sarako Tamou. Il a loué les efforts de bonne gouvernance dont ils font preuve dans l’exercice de leurs fonctions, pour le développement de la commune. Tout en mettant l’accent sur la vulnérabilité sécuritaire de sa commune, le maire a également transmis au ministre les doléances de ses administrés. Entre autres doléances, il y a le désenclavement des grosses agglomérations avec la construction d’infrastructures routières dont l’axe Gomparou-Founougo-Kandèrou, la densification et l’extension du réseau électrique dans tous les arrondissements de la commune, puis la dotation en moyens roulants et le renforcement des effectifs des commissariats de Banikoara. Actualités 26 nov. 2021


Fragilité des systèmes agroalimentaires : 4 milliards de personnes menacées par la malnutrition
Le Rapport 2021 de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture met en exergue la vulnérabilité des systèmes agroalimentaires. Face à l’insécurité alimentaire grandissante avec les chocs dont la Covid-19, l’institution préconise des mesures de résilience et d’efficience plus accrues. Quelque 3 milliards de personnes ne peuvent se permettre une alimentation saine et énergétique dans 143 pays pris en compte par l'étude. En plus, 1 milliard d’autres risquent de se retrouver dans la même situation si un choc vient à les priver d’un tiers de leurs revenus, dont 95 % se situent dans les pays à revenu intermédiaire des tranches inférieure et supérieure. Et, jusqu’à 845 millions de personnes pourraient voir le coût de l’alimentation augmenter si des itinéraires de transport d’importance critique devaient subir une perturbation. Ces chiffres révélés par l’édition 2021 du Rapport de la Fao sur la Situation mondiale de l’alimentation et de l’agriculture témoignent de la fragilité des systèmes agroalimentaires nationaux mise en évidence par la pandémie de Covid-19. Cette vulnérabilité peut avoir des répercussions sur un grand nombre de personnes, notamment dans les pays à faible revenu, souligne le document sous-titré « Rendre les systèmes agroalimentaires plus résilients face aux chocs et aux situations de stress ». Déjà avant la crise, le monde n’était pas en voie d’atteindre l’engagement commun qui a été pris, celui d’éliminer la faim et la malnutrition sous toutes ses formes d’ici à 2030. L’atteinte de cet objectif est davantage compromise. En fait, 720 à 811 millions de personnes sont touchées par la faim en 2020, soit jusqu’à 161 millions de personnes de plus qu’en 2019, selon l’édition 2021 de L’état de la sécurité alimentaire et de la nutrition dans le monde ; une situation largement due à la crise sanitaire. Pratiques durables L’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao) appelle à renforcer la capacité des systèmes et celle de leurs acteurs à prévenir, anticiper et absorber les chocs. Cela passe, estime l’institution onusienne, par deux éléments clés à savoir la diversification de la production et des sources d’approvisionnement et la redondance, c’est-à-dire la duplication d’éléments critiques des systèmes agroalimentaires. En fait, souligne le rapport, complétée par des stocks existants et des importations, une production intérieure diversifiée permet d’assurer des disponibilités alimentaires même en cas de perturbations. L’adoption de pratiques de production plus durables (agroécologie, agriculture climato-intelligente et conservation de la biodiversité) est importante, en plus de la création ou du renforcement de coopératives d’agriculteurs. En fait, les systèmes agroalimentaires sont de plus en plus menacés par des situations de stress au long cours, telles que le changement climatique, la déforestation, la dégradation des ressources naturelles et d’autres crises prolongées. La Fao préconise des moyens d’existence inclusifs et durables en faveur des ménages en milieu rural, par la réduction des contraintes qui pèsent sur le crédit, l’épargne et les liquidités. Les politiques devront particulièrement mettre l’accent sur les ménages principalement féminins qui sont les plus touchés par les chocs et les situations de stress, en raison, surtout, d’un manque d’accès à la terre et aux autres actifs. Toutes choses qui font subir aux nourrissons et aux jeunes enfants des dommages irréversibles, notamment le retard de croissance et l’émaciation, et un lourd tribut à la société à long terme. Protection sociale Le Rapport sur les objectifs de développement durable 2020 indique que les perturbations dans les services de santé et dans l’accès à une alimentation adéquate ont alourdi les bilans de mortalité infantile des moins de 5 ans et de mortalité maternelle. En somme, priorité devrait être accordée aux programmes de protection sociale, à l’éducation et à la diversification des revenus, à l’accès aux services de base tels que l’eau propre et l’assainissement, recommande la Fao. Un réseau de transport robuste est également nécessaire pour garantir un accès physique à la nourriture au niveau infranational face aux chocs : sécheresses, inondations, conflits armés. La fermeture de liaisons de transport d’importance critique se traduirait par une augmentation de 20 % au moins du temps de trajet, ce qui entraînerait une augmentation du coût des aliments dans plus de quarante pays analysés, indique le rapport de la Fao. La mise en place d’un réseau souple et efficace de distribution passe par des investissements conséquents dans les infrastructures et la recherche. Pour ce faire, l’appui des pouvoirs publics est indispensable pour créer un environnement favorable à une meilleure coordination des chaînes d’approvisionnement alimentaires. Leur bon fonctionnement permettra d’améliorer les moyens d’existence des agriculteurs et la situation des entreprises et d’assurer à tous l’accès à l’alimentation. Société 25 nov. 2021


Projet Fracture numérique au Bénin : booster la filière maraichage avec l’e-agriculture
Porto-Novo a abrité du 22 au 23 novembre dernier, le séminaire de lancement du projet Fracture numérique visant à faire un focus sur la filière maraichage au Bénin. Les travaux ont été lancés par Armèle Gayet Ahlinvi, représentant le ministre en charge de la Recherche scientifique en présence des autres acteurs du projet dont l’Université nationale d’agriculture et le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement(Cirad). Le numérique peut beaucoup apporter au développement surtout de la filière maraichage au Bénin. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique à travers l’Université nationale d’Agriculture (Una) œuvre pour que l’e-agriculture soit adoptée par les maraichers béninois. C’est tout l’intérêt du séminaire de lancement du projet Fracture numérique qui s’est déroulé les 22 et 23 novembre derniers à Porto-Novo. Ce projet vise à contribuer à réduire les inégalités dans l’usage et l’accès aux Technologies de l’information et de la communication (Tic) comme les téléphones portables, l’ordinateur ou le réseau Internet dans la filière maraichage au Bénin. Il est financé par le ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères et mis en œuvre par le Centre de coopération internationale en recherche agronomique pour le développement (Cirad) en partenariat avec l’Una et d’autres institutions du Sénégal et de la Côte d’Ivoire. Le projet étudiera de manière quantitative les usages et capacités des producteurs et de manière qualitative le lien entre le bien-être, le succès de ces maraichers et leur usage du numérique à travers des enquêtes de terrain, des entretiens individuels et ateliers collectifs. Pour la représentante du ministre en charge de la Recherche scientifique, Armèle Gayet Ahlinvi, qui a lancé les travaux, le projet Fracture numérique est en phase avec les ambitions du gouvernement qui a inscrit le maraichage parmi les projets prioritaires dans le Plan stratégique du développement du secteur agricole (Psdsa). Elle estime que cette initiative est venue à point nommé pour aider la filière à l’atteinte des objectifs à savoir augmenter la production de 20 % à l’horizon 2025. La représentante du ministre souligne que le numérique qui s’est invité dans l’agriculture est un bon élan de développement. Les avantages de l’e-agriculture sont énormes. Elle a fait ses preuves dans plusieurs pays en dopant la productivité, la rentabilité et la résilience au changement climatique. Mieux, l’e-agriculture est capable d’inciter les femmes et les jeunes à se lancer dans l’agriculture et à créer des emplois dans la chaîne de valeur, indique la représentante du ministre. Armèle Gayet Ahlinvi salue l’existence aujourd’hui au Bénin de la connexion Internet haut débit avec le déploiement depuis 2016 du Projet de développement des infrastructures des télécommunications et des Tic. Le recteur de l’Una, Bruno Djossa, note que ce projet est le bienvenu dans son université qui a déjà accueilli, il y a deux ans, le salon des Tic dans l’agriculture. Il estime que c’est une priorité pour les chercheurs de s’intéresser au maraichage tout en travaillant à contenir le choc des ondes et des canaux digitaux dans le secteur. Bruno Djossa souhaite que les assises aboutissent à des résolutions pour recadrer au besoin le projet pour l’atteinte des objectifs. Pour sa part, Pascal Bonnet, représentant le Cirad, précise que le projet a ciblé trois pays d’Afrique de l’Ouest. Ainsi outre le Bénin, il prend en compte la Côte d’Ivoire et le Sénégal en ciblant respectivement les flières cacao et lait. Pascal Bonnet estime que ce séminaire de lancement est une étape importante pour une mise en œuvre efficace et efficiente du projet devant intégrer les réalités du terrain. Intervenant par visioconférence depuis la France, Marie Schill du ministère français de l’Europe et des Affaires étrangères, a abondé dans le même sens. Elle a apprécié la tenue de ce séminaire qui permettra de définir les orientations de ce projet. Actualités 25 nov. 2021


Elections au Bénin : l’établissement de la Léi acté
La Liste électorale informatisée (Léi) verra le jour dans un an. Son plan de confection a été approuvé, ce mercredi 24 novembre, par le Conseil des ministres. La Léi est née sur les cendres de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) arrivée à expiration après la présidentielle d’avril dernier. Conçue à la veille de la présidentielle de 2011, la Lépi a servi aux grandes élections pendant 10 ans. Aux termes de la loi n° 2019-43 du 15 novembre 2019 portant Code électoral en République du Bénin, les élections doivent avoir lieu désormais sur la base d’une Liste électorale informatisée à extraire du registre national des personnes physiques. « En vue de la mise à disposition de ladite liste dans les délais impartis, le Conseil a approuvé le plan de réalisation qui projette à fin 2022, la disponibilité de la Léi pour sa remise à la Commission électorale nationale autonome (Céna) en janvier 2023 », précise le compte rendu du Conseil des ministres présenté à la presse par le porte-parole du gouvernement, Wilfried Léandre Houngbédji. Les différentes parties prenantes sont alors instruites par le Conseil à l’effet d’assurer la conduite diligente du processus d’établissement de la Léi. Conformément aux dispositions de l’article 6 et au livre II du Code électoral, la confection de ladite liste est principalement assurée par l’Agence nationale d’identification des personnes (Anip). Actualités 25 nov. 2021


Coopération agricole Bénin-Nigeria : un mémorandum pour doper la filière riz
Le Bénin et le Nigeria se donnent la main pour booster la production, la transformation et la commercialisation du riz béninois. Un mémorandum a été signé, le 24 novembre 2021, avec l’Association des producteurs de riz du Nigeria (Rifan) dans ce cadre. Une production annuelle d’un million de tonnes de riz. C’est possible, et le Bénin met chaque jour toutes les chances de son côté pour y arriver. C’est ainsi qu’un mémorandum a été signé avec l’Association des producteurs de riz du Nigéria (Rifan) le 24 novembre 2021. Plusieurs ministres et personnalités ont marqué de leur présence cette cérémonie qui s’est déroulée au ministère de l’Economie et des Finances. Il s’agit de Aurélien Agbénonci des Affaires Etrangères, Gaston Dossouhoui de l’Agriculture, Shadiya Assouman de l'Industrie et du Commerce, Hamet Aguemon, Conseiller du président de la République chargé des Investissements, et Romuald Wadagni, ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances. Dans le cadre de cet accord, il sera question d’échanges d'expertises et d'expériences pour améliorer la production locale et battre des records escomptés les prochaines années. Dans le même temps, la transformation du riz et sa commercialisation, sans oublier la réorganisation de la filière rizicole occupent une place prépondérante dans ce mémorandum signé entre Jean Gbeto Dansou, directeur général de l’Agence territoriale de Développement agricole de la Vallée du Niger et Aminu M. Goronyo, président du Rifan. Le ministre d’Etat en charge de l’Economie et des Finances, Romuald Wadagni s’est réjoui de la signature de cet accord historique qui va contribuer à promouvoir le riz paddy béninois. « Le gouvernement et moi principalement ferons tout le nécessaire chaque jour pour l'aboutissement de ce projet. Au Bénin, quand nous décidons de signer un accord, c'est que nous sommes prêts à agir et l'exécution ici sera importante», a-t-il martelé. Pour sa part, le ministre de l’Agriculture, Gaston Dossouhoui a rappelé les enjeux liés à la dynamisation de la filière rizicole avant d’insister sur les attentes de cette coopération avec le géant de l’Est. « Ce que nous faisons aujourd’hui portera des fruits et dynamisera la coopération entre nos deux Etats. C’est pour le commerce, l’alimentation, la sécurité et la paix dans notre région », a-t-il laissé entendre. Député de la 1re circonscription électorale, l’He Issa Salifou qui est aussi un acteur majeur de la promotion agricole dans la zone de Malanville a salué cet accord et souhaité que le Rifan joue sa partition en vue de la sécurité alimentaire au niveau des deux pays. En réponse aux différentes autorités, Al-Hadji Aminu M. Goronyo a promis le respect des clauses du mémorandum afin que chaque partie en sorte satisfaite. « Dans nos traditions, toute chose qui commence un mercredi est une chose bénie qui vivra au-delà des temps…Nous allons parfaire nos relations. Ce contrat sera pour la vraie unité africaine et l’autonomie alimentaire», a-t-il rassuré. L’essor de cette filière présente d’énormes opportunités économiques. Actualités 25 nov. 2021


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