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Nouvelles

Protection et autonomisation de la femme : les innovations béninoises font écho au Congo
Une délégation ministérielle congolaise séjourne au Bénin pour s’approprier les innovations que met en œuvre le gouvernement de la Rupture dans le domaine de la valorisation et l’autonomisation de la femme. Les multiples décisions, actions et législations pour la protection, la valorisation et l’autonomisation des femmes n’ont pas tardé à faire écho au-delà des frontières nationales. Depuis lundi dernier, une délégation d’une dizaine de personnalités conduite par Ines Néfer Bertille Ingani, ministre congolaise chargée de la Promotion de la femme, de l’Intégration de la femme au développement séjourne au Bénin. La ministre et ses cadres sont venus s’imprègner de la dynamique de protection de la femme induite par le gouvernement de la Rupture depuis son avènement. Une dynamique marquée par la modernisation de la microfinance avec l’initiative de la microfinance Alafia qui permet aux femmes de développer des Activités génératrices de revenus puis intégrer progressivement le portefeuille des Systèmes financiers décentralisés. Au compteur des réalisations du gouvernement en faveur des femmes qui représentent plus de la moitié de la population mais constituent une couche vulnérable, figure également la rénovation de l’Institut national de la femme. Cette structure, plutôt symbolique et élitiste par le passé, dispose désormais de compétences réelles afin d’impacter le quotidien des femmes, notamment en matière de leur protection juridique. Parlant de protection juridique, une série de lois est votée ces derniers mois afin de sanctionner les violences faites aux femmes et rendre effective l’égalité homme – femme. Sur le terrain Pour être au parfum de toutes ces actions, la délégation a rendu visite à la ministre béninoise des Affaires sociales et de la Microfinance d’une part, puis le Fonds national de la microfinance où le dispositif opérationnel et les performances lui ont été présentés. Elle était aussi au marché Vèdoko où elle a échangé avec des femmes revendeuses et bénéficiaires du microcrédit Alafia sur leur mode de gestion des crédits et de collaboration avec les Sfd. La ministre congolaise et ses cadres ont aussi eu des séances de travail avec les responsables de Alidé, un Système financier décentralisé (Sfd), partenaire du Fnm dans la mise en œuvre du microcrédit Alafia et avec la présidente de l’Inf. La visite ne s’est pas limitée à Cotonou. Pour la deuxième journée, celle d’hier, la délégation était dans les locaux d’un groupement de femmes qui s’investit dans la production et la transformation de l’ananas à Attogon dans la commune d’Allada pour s’imprégner de leur mode de fonctionnement et surtout leurs rapports avec les structures de l’Etat dans le développement de leurs activités. Cap a été ensuite mis sur le centre Songhaï à Porto Novo, pour vivre son expérience et constater l’implication des femmes dans les activités. Note de satisfaction Face aux réformes structurantes du secteur du social et les résultats tangibles déjà obtenus, la ministre Ines Néfer Bertille Ingani dont le pays entend élaborer un dispositif analogue de protection de la femme a exprimé sa satisfaction. « Pour cette première partie, ce que nous pouvons retenir de ces descentes, c’est surtout l’aspect organisation. Les verrous ont été mis de telle sorte que les bénéficiaires de microcrédits ne puissent pas dérailler. L’aspect psychologie, l’aspect social, l’aspect formation… Tout est mis en place pour que tout marche bien », a-t-elle déclaré. Elle va plus loin en hissant l’expérience béninoise comme modèle sur le continent. « Les initiatives prises au Bénin sont exemplaires. C’est tout ce que je peux dire. Parce que là, nous avons des faits. C’est-à-dire que nous avons touché du doigt les faits, les actes et les actions que nous entendions de loin. Vraiment, je suis très contente d’avoir visité le système intégré de Songhaï. C’est pour nous, un grand honneur, une fierté. Félicitations aux autorités qui ne ménagent aucun effort pour créer les conditions de l’emploi pour les jeunes et les femmes », a-t-elle fait savoir à sa collègue béninoise. Actualités 25 nov. 2021


Conclusions du Fmi au terme d’une récente mission au Bénin : « Une reprise économique solide est en cours… »
Discuter des récents dévelop-pements économiques et se renseigner sur les priorités politiques afin d'éclairer les discussions futures sur un programme soutenu par le Fmi. Tel est l’objet de la mission effectuée du 15 au 23 novembre par l’agence onusienne au Bénin. Lire in extenso le communiqué du Fmi qui a sanctionné ladite mission. Les services du Fmi achèvent leur visite au Bénin Les fondamentaux macro-économiques solides entrant dans le Covid-19 ont fourni au Bénin l'espace budgétaire dont il avait tant besoin et un accès continu au financement, ce qui a contribué à accroître l'activité économique de 3,8 % en 2020, l'un des taux de croissance les plus forts parmi les pays en développement. Une reprise économique solide est en cours, avec la normalisation du trafic de marchandises au port de Cotonou, l'un des principaux moteurs économiques du Bénin, donnant une impulsion supplémentaire. Le gouvernement réorganise sa campagne de vaccination pour augmenter le taux de participation, notamment grâce à un engagement étroit avec les communautés locales et à l'expansion de la capacité de déploiement. Washington, DC : Suite à une demande officielle d'un nouveau programme soutenu par le Fonds par les autorités béninoises pour ancrer le plan de développement national du pays, une mission du Fonds monétaire international (Fmi) dirigée par Constant Lonkeng a mené des réunions en personne et virtuelles avec les autorités béninoises du 15 au 23 novembre pour discuter des récents développements économiques et se renseigner sur les priorités politiques afin d'éclairer les discussions futures sur un programme soutenu par le Fmi. « À la fin de la visite, M. Lonkeng a fait la déclaration suivante : « L'accord de facilité élargie de crédit (Fec) sur trois ans du Bénin (environ 255 millions de dollars, y compris l'augmentation de l'accès de 103 millions de dollars au début de Covid-19) a pris fin en mai 2020. Pour soutenir davantage la population du Bénin à travers la pandémie, le Conseil d'administration du Fmi a approuvé un financement d'urgence au titre de la Facilité de crédit rapide et de l'Instrument de financement rapide (178 millions de dollars) en décembre 2020. Le Bénin a également bénéficié de l'allocation générale de Dts du Fmi (168 millions de dollars, 1 % du Pib ) en août 2021. « Les solides fondamentaux macroéconomiques entrant dans le Covid-19 ont fourni au Bénin un espace budgétaire indispensable et un accès continu au financement, ce qui a contribué à contenir les retombées économiques de la crise. Le gouvernement a réagi rapidement à la pandémie, concevant un ensemble de mesures d'atténuation liées à la santé et de soutien économique à hauteur de 4,5 % du Pib s'étendant sur 2020-2022. Ceci, associé à une forte poussée des investissements publics et à une ceinture sanitaire autour des villes les plus exposées à la pandémie, a contribué à accroître l'activité économique de 3,8 %, l'un des taux de croissance les plus forts parmi les pays en développement en 2020. « Une reprise économique solide est en cours malgré les reculs de l'agriculture sur fond d'événements climatiques, la normalisation du trafic de marchandises au port de Cotonou, l'un des principaux moteurs économiques du Bénin, donnant une impulsion supplémentaire. Alors que l'inflation globale est restée modérée, les prix des denrées alimentaires ont augmenté (8 % en octobre 2021, en glissement annuel), reflétant à la fois des facteurs mondiaux et des événements météorologiques nationaux négatifs. « Le Bénin a récemment traversé sa vague la plus grave d'infections au Covid-19, le nombre de cas confirmés hebdomadaires ayant culminé à 4 760 en septembre. Alors que la situation s'est depuis améliorée, le taux de vaccination, bien qu'en hausse, reste faible (seulement environ 460 000 personnes ou 3,7 % de la population ont été complètement vaccinées), rendant le pays vulnérable à de futures épidémies potentielles. Les autorités réorganisent leur stratégie de vaccination, notamment par un engagement étroit avec les communautés locales et l'expansion de la capacité de déploiement. « La mission a noté la publication en ligne des documents de passation des marchés et des informations clés sur les contrats liés aux grands projets mis en œuvre dans le cadre du plan de réponse Covid-19. L'opérationnalisation de la Cour des comptes – anciennement Chambre des comptes – à la suite d'un changement institutionnel l'éloignant de la Cour suprême est en cours. Cette transition a retardé l'audit indépendant ex post des fonds liés au Covid-19, que les autorités entendent accélérer pour aider à préserver l'intégrité du financement d'urgence et renforcer la confiance dans les institutions publiques. « La mission a discuté des développements économiques récents et des perspectives, y compris l'impact de la pandémie de Covid-19, et s'est enquise de l'exécution du budget dans le cadre de la supplémentaire 2021 et des hypothèses qui sous-tendent le budget 2022, ainsi que des priorités politiques des autorités pour l'avenir. Ces faits éclaireront la prochaine consultation au titre de l'article IV et les discussions sur un éventuel programme soutenu par le Fonds pour le Bénin, qui devrait avoir lieu au début de l'année prochaine. « La mission a rencontré le ministre principal de l'Economie et des Finances Wadagni, le ministre du Développement et de la Coordination de l'Action gouvernementale Bio Tchané, le ministre de la Santé Hounkpatin, le ministre des Affaires Sociales et de la Microfinance Tognifodé, le Directeur national de la Bceao (la banque centrale régionale) Assilamehoo, d'autres hauts responsables gouvernementaux, la société civile, des représentants du monde des affaires, y compris la fédération nationale des petites et moyennes entreprises, l'association bancaire, ainsi que d'autres acteurs du secteur privé à Cotonou et dans d'autres communes. « L'équipe du Fmi tient à remercier les autorités et les différentes parties prenantes pour leur chaleureuse hospitalité et leurs discussions ouvertes et constructives.   Département de la communication du Fmi Société 24 nov. 2021


Commission budgétaire 2022 au Parlement : Eléonore Yayi plaide pour un budget de 71,5 milliards F Cfa
La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Eléonore Yayi Ladékan, a défendu, ce lundi, devant la Commission budgétaire de l’Assemblée nationale, le projet de budget de son département établi à la somme de 71 522 208 000 F Cfa au titre de l’exercice 2022. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs) nourrit de grandes ambitions pour l’année budgétaire 2022. Il s’agit surtout de la poursuite des réformes notamment auniveau des universités publiques à travers le fonctionnement des conseils d’administration et l'amélioration de la qualité des offres de formation. Lesquelles offres de formation doivent désormais être attrayantes pour rendre très compétitifs sur le marché de l’emploi les étudiants et diplômés qui sortent de ces campus. La ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (Mesrs), Eléonore Yayi Ladékan, a présenté ces actions phares, ce lundi, aux députés membres de la Commission budgétaire du Parlement. Elle a défendu le projet de budget alloué à son département ministériel pour l’atteinte des objectifs en 2022. «Nous sommes passés à l’exercice et cela a été très concluant avec un budget de 71 milliards 522 millions 208 mille F Cfa. C’est un budget que nous sollicitons auprès de la Représentation nationale pour son autorisation pour ce qui concerne nos actions de l’année prochaine», a confié à la presse parlementaire la ministre. Selon elle, la dynamisation des offres de formation est un point fort du projet de budget tout comme l'amélioration de la qualité du personnel enseignant. « Il faut que ce personnel enseignant soit accompagné et appuyé en renforcement de capacités surtout en matière de pédagogie. Il ne s’agit pas d’avoir juste le doctorat pour prendre en charge la formation de nos apprenants. Il faut être qualifié et nous avons constaté que cet aspect là manque un tout petit peu », a ajouté Eléonore Yayi Ladékan. La ministre annonce à cet effet la mise en place des modules de formation pour relever le niveau des enseignants des universités publiques sans oublier les actions à l'égard du personnel administratif qui serait quasiment inexistant. Le projet de budget tient également compte de la construction et de la réfection des infrastructures universitaires. « Sans infrastructures, sans dispositif technique, nous ne pouvons pas justifier une formation de qualité », a conclu la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Actualités 23 nov. 2021


Militantisme écologique : Anas Seko, l’éboueur toujours frais
Souvent les mains dans les ordures, les pieds dans la boue, Anas Lafia Seko n’est pourtant pas un éboueur de profession. Toujours sapé, c’est sa manière de mobiliser les jeunes en faveur de l’écocitoyenneté. Et ça lui marche. On l’appelle simplement Anas, « le ramasseur d’ordures ». Il se plait bien avec ce pseudo. Mais, on ne le voit nulle part en train de collecter des déchets, de ménage en ménage, avec un tricycle. Ce jeune de 25 ans, précurseur du mouvement ‘’Pression écologique’’, se dévoile dans les milieux insalubres, sans grise mine, avec son sourire séducteur. A l’embarcadère de Ganvié, la Venise d’Afrique, il plonge sans gêne dans la boue pour en ressortir des tas de déchets. « On ne prend pas du plaisir à entrer dans la boue. Il y a une gêne, mais notre volonté de contribuer à l'amélioration de la qualité de vie triomphe de l’embarras», confie-t-il. Pour lui, le jeu en vaut la chandelle. « La première fois que j'ai mis pieds à cet embarcadère, j'étais dégoûté et ahuri de son état d'insalubrité. C’est une mission, un devoir que nous devons accomplir », souligne le jeune Anas. Quelques heures suffisent à remettre de l’ordre. Mais le même travail devra se faire, le week-end d’après, du fait de l’incivisme. Dans cet élan d’écocitoyenneté, Anas Seko n’est jamais seul. L’initiative a démarré avec des amis à lui, dont Romain Dékadjèvi, journaliste. « Je n’ai jamais imaginé que cette fraîcheur qu'il incarne pourrait se mettre au service de la protection de l'environnement. Le premier jour que je l’ai rencontré à l'embarcadère, tout sapé, je me suis dit qu'il est à la recherche du buzz. Mais la cause pour laquelle il m'avait sollicité a très vite dissipé mon doute. Anas est resté constant et toujours frais. Il sait utiliser une partie de la jeunesse pour la cause environnementale », témoigne Romain Dékadjèvi. L’envie de militer pour l’écologie l’embrase depuis le collège. « J'étais choqué de voir les camarades jeter les sachets et emballages plastiques dans la cour de l'école ou dans la salle de classe en dépit des poubelles », explique-t-il. Par la suite, il s’est documenté pour mieux s’aguerrir et se forger une personnalité. «Je suis personnellement guidé par ce sentiment d'urgence qui m'amène à me donner corps et âme pour la transition écologique», ajoute-t-il. « Je n’ai pas honte » Pour Anas, préserver l’environnement est une question de santé publique et d’avenir de l'humanité. « Je n’ai pas honte parce que je sais que j’impacte la communauté. Dégrader l'environnement aujourd'hui, épuiser les ressources naturelles, polluer les océans, la surproduction ou la surconsommation, etc. ne permettront pas aux générations futures de répondre à leurs propres besoins et de mener une vie saine. Il est capital que nous changions nos comportements aujourd'hui pour le bien de tous », insiste-t-il. Le directeur exécutif de l'association Excellence for Africa, n’est pas autant âgé que Greta Thunberg. En commun, les deux militants ont le sang vif d’une jeunesse qui veut faire prendre conscience à tout le monde. Mais chacun d’eux a son histoire, sa démarche et ses cibles. « Pour mobiliser les jeunes, il faut communiquer, transmettre des messages. Il faut savoir créer des contenus intéressants. Une ou deux actions ne suffisent pas pour mobiliser facilement une jeunesse qui ne trouve aucun intérêt aux activités de ramassage de déchets. Il faut bien plus pour vendre le produit "Stop pollution"», explique-t-il. L’engagement d’Anas Seko est modeste mais déjà éloquent. Membre de plusieurs organisations, Anas a, de par son militantisme, décroché deux prix. « J’ai été distingué en décembre 2020 par l'Association Mado Santé Plus et le Corc-Bénin. Puis, en juin 2021, j’ai eu une distinction de la Fondation Gnidéhoué pour encourager cette lutte que je mène à travers la communication environnementale et les actions sur le terrain », déclare-t-il. L’initiateur du concept « Mon Anniversaire, ma Patrie », fête son anniversaire le 23 novembre. Cette année, il convie les jeunes comme lui à la plage, dans l’après-midi du 28 novembre 2021, pour une action contre la pollution marine, dénommée « Nique pas ta mer ». « Les recherches estiment à plusieurs millions de tonnes, la quantité de déchets plastiques retrouvés dans les océans par an. Les tortues en consomment croyant que ce sont des méduses. Nous détruisons peu à peu la vie marine », s’indigne le militant écolo. Passionné des médias sociaux, Anas a aussi un intérêt pour la photographie. C’est un art qu’il utilise pour parfois choquer, mais toujours conscientiser la société. Environnement 23 nov. 2021


Conseils gratuits en santé par l’innovation de Medom-Bénin : la plateforme Allo Doto disponible
Un accès gratuit des populations à un professionnel de la santé partout et en tout temps. Tel est l’objectif du groupe de Médecins à Domicile dénommé Medom-Benin à travers la plateforme « Allo Doto » accessible au 52 71 00 00. « Allo Doto » est une plateforme innovante, gratuite et accessible au 52 71 00 00. Cet outil est né des réflexions d’un groupe de médecins et permet à tout citoyen de soumettre ses préoccupations en santé à un professionnel du secteur. « C’est une plateforme téléconseil grâce à laquelle les populations de notre pays pourront échanger avec des professionnels de la santé (médecins et infirmiers) sur toutes les questions en rapport avec leur santé. Chaque jour, ces professionnels de la santé pourront les informer, les orienter, répondre à leurs préoccupations et leur donner au besoin des conseils, ceci 7 jours sur 7 et 24 h sur 24 », a expliqué le responsable de Médecins à domicile (Médom-Benin), Dr Lafia Machoudou. En effet, Médom-Bénin est lauréat de la compétition « HackCovid-19 Benin Challenge » organisée par l’Unicef et ses partenaires au Bénin, dans le cadre d’un défi d’innovation lancé aux jeunes entrepreneuses et entrepreneurs les invitant à proposer des solutions en matière d’éducation, de santé et d’accompagnement social pendant la pandémie du Covid-19. La mise en place du service Allo Doto est donc un prolongement de l’innovation apportée par Médom-Bénin dans ce cadre. A en croire Dr Lafia Machoudou, il s’agit d’un outil de choix dans toutes les situations où le citoyen entend recourir à un professionnel pour des questions relatives à sa santé ou à celle d’un proche. Le service est 100 % gratuit au numéro 52 71 00 00. Il faut dire que la pandémie du coronavirus a changé les habitudes de sorte à même impacter négativement la fréquentation des hôpitaux. A juste titre, Médecins à Domicile Bénin (Médom-Bénin) a conçu cette solution pour permettre à chacun d’avoir accès à un professionnel de la santé partout et en tout temps. Selon le responsable de Médom-Benin, il se trouvera toujours en ligne sur cette plateforme un professionnel de la santé pour répondre à toute préoccupation exprimée. Il indique qu’il peut s’agir par exemple, d’un enfant qui fait de la fièvre, et dont le parent se demande quoi faire, où aller à cette heure de la nuit. Les échanges se feront en français et dans les langues locales. Il faut noter que Médom-Bénin est le premier réseau de soins ambulatoires au Bénin. C’est dire que comme activité ordinaire, Médom-Bénin met en relation des patients avec des professionnels de la santé pour une prise en charge médicale ou paramédicale dans le confort de leur domicile, en toute sécurité. « Notre activité part du postulat qu’une personne grabataire, qu’une personne souffrante isolée a, dans un rayon plus ou moins proche d’elle, un professionnel de la santé compétent, qualifié qui peut lui porter assistance s’il était mis au courant de sa situation », souligne Dr Lafia Machoudou. Santé 23 nov. 2021


Sensibilisation au coronavirus : les meilleurs dessinateurs de personnage Asuka récompensés
Les dix meilleurs au concours d'illustration en ligne organisé dans le cadre de la campagne de sensibilisation Asuka destinée à amplifier les messages et les actions du gouvernement contre le coronavirus, ont été récompensés, jeudi 18 novembre dernier à Cotonou. Au cours d’une cérémonie présidée par Kike Fatima Togbé-Olory, coordonnatrice de la campagne Asuka, ces jeunes lauréats sont repartis avec différents lots. Terminus ! Tout le monde descend ! Organisée sur le thème « Sois un Asuka, combats le coronavirus », la campagne de sensibilisation destinée à amplifier les messages et les actions du gouvernement notamment auprès des jeunes (18-30 ans) a connu son épilogue avec le verdict du concours d'illustration en ligne, jeudi 18 novembre à Cotonou. A cette occasion, les dix meilleurs ayant réussi à dessiner un personnage Asuka (style et technique libres au choix) en format jpeg ou pdf, sans l’utilisation de logiciel de transformation de photo et à le soumettre en ligne ont été récompensés. Il s’agit de Bassam Bachabi, Axel-Loïc Akanni, Melxico Bakpété, Gerardo Kpoton, Tobi Emmanuel Agbo, Ken Ahossin, Newson Hounkpatin, Ricardo Cataria, Stephen Agbété et Kazuki Kodime. Ces lauréats sont repartis avec des certificats, des tableaux d’art, des tablettes et des Apple Pencils. Après avoir félicité les lauréats, Charlène Atondeh, responsable de la direction artistique à Semè-City, se dit impressionnée par les dessins de tous les participants. Pour elle, les lauréats ont des compétences à faire valoir dans le domaine du design au Bénin. Fière de leurs potentialités, elle les invite à continuer sur cette lancée. « Vous êtes capables de beaucoup de choses avec le numérique », a-t-elle déclaré. C’est le lieu pour Kike Fatima Olory-Togbé, coordonnatrice de la campagne Asuka, de saluer les 480 jeunes qui ont participé à ce concours de dessin qui interdit l’utilisation de logiciel de transformation de photo. C’est alors qu’elle félicite les dix Asuka et tous ceux qui ont contribué au bon déroulement de cette campagne. Les objectifs de cette campagne, à savoir sensibiliser les jeunes (18 -30 ans) à l’urgence de la situation sanitaire, la nécessité d’adopter et de maîtriser les gestes barrières ont été atteints. Selon la coordonnatrice de la campagne, devenus Asuka (qui signifie brave, courageux, audacieux), ces 10 lauréats intègrent la ligue des citoyens et citoyennes engagés à combattre le coronavirus, à l’intercepter, et à lui barrer la route. Et pour cause ! Leurs dessins véhiculent des messages qui peuvent contribuer à bloquer les fake news et empêcher la propagation du virus. Arrivé en tête, Bassam Bachabi se réjouit d'avoir gagné le premier prix du concours d’illustration de personnage Asuka en ligne. Il salue l'initiative et s’engage au nom de ses confrères à poursuivre le combat face à l’ennemi commun qui est la Covid-19. Société 23 nov. 2021


Projet de loi de finances 2022 : les mesures sociales et économiques portées par le budget
Les crédits ouverts dans le projet de budget de l’Etat gestion 2022 sont essentiellement orientés vers la relance des activités économiques mais aussi la poursuite des mesures sociales. Celles-ci sont renforcées pour l’amélioration substantielle des conditions de vie des citoyens. Annoncé « hautement social », le nouveau programme d’action du gouvernement qui sera lancé en janvier prochain, prend corps à travers le Projet de loi de finances 2022. Dès l’année prochaine, l’Etat entend augmenter les dépenses dans les œuvres sociales pour permettre à tous les citoyens de vivre mieux, en particulier les personnes les plus pauvres. Pour ce faire, les programmes de gratuité en cours seront poursuivis, en l’occurrence la prise en charge des droits d’écolage dans les écoles maternelles et primaires, les établissements secondaires techniques et professionnels et à l’université, la prise en charge des kits de césarienne, du paludisme pour les enfants de 0 à 5 ans et les femmes enceintes, des maladies sexuellement transmissibles (Mst), des soins palliatifs, de l’assurance maladie pour les couches défavorisées, des évacuations sanitaires, des hémodialysés. Les campagnes de vaccination gratuite intègreront désormais l’hépatite B et la Méningite A. Des aides et autres achats sont également prévus dans le cadre de la riposte à la pandémie de Covid-19. De même, des subventions et autres appuis financiers sont prévus pour les ménages, notamment les subventions aux produits pharmaceutiques, aux produits de première nécessité, les microcrédits. Les dépenses de transferts et de subventions qui permettront à l’Etat de payer les bourses aux étudiants et les allocations, de prendre en charge les mesures sociales prises atteindront 282,883 milliards F Cfa et les dépenses d’acquisitions de biens et services. Le paquet des mesures est élargi au raccordement des écoles primaires publiques et des établissements d’enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle au réseau d’eau potable et aux sources d’énergie électrique. A cela s’ajoutent le développement du programme d’identification, de formation et d’assistance aux familles hôtes pour l’accueil, la garde et la réinsertion sociale des enfants abandonnés, l’implantation de garderies publiques sur l’ensemble du territoire national. Exonérations et infrastructures Dans le domaine des impôts, le gouvernement a décidé de l’exonération des droits et taxes sur des équipements de santé, des matériels et autres intrants sanitaires entrant dans le cadre de la riposte à la pandémie de la Covid-19 afin de poursuivre la protection des citoyens et de l’économie nationale. Les récipients pour gaz comprimés ou liquéfiés, en fonte, fer ou acier et les accessoires (brûleurs, supports marmites pour les bouteilles de 3 et 6 kg, tuyaux, raccords, détendeurs, réchauds à gaz sans four et robinet-détendeurs) pour gaz domestique, sont exonérés des droits et taxes de douane et de la taxe sur la valeur ajoutée (Tva) dans le but de faciliter l’accès au gaz domestique et à ses accessoires aux ménages à moindre coût. En vue de promouvoir les transports urbain et interurbain, de faciliter la mobilité sur le territoire national et de réduire la pollution atmosphérique, les cas d’accidents de la circulation, il est annoncé l’exonération des droits et taxes de douane et de la Tva sur les autobus, autocars et minibus à l’état neuf et destinés au transport en commun. Le gouvernement a également prévu la réduction du taux de la Taxe de Statistique à 1 % sur l’importation ou la vente des machines et matériels destinés à l’agriculture, à l’élevage, à l’aquaculture et à la pêche, ainsi que leurs accessoires et pièces détachées pour favoriser leur accès à un coût réduit et la promotion du secteur agricole. Réduction du taux de l’impôt sur les revenus locatifs pour encourager les investissements immobiliers, révision du barème de l’impôt sur les traitements et salaires (Its), l’élargissement du champ de l’exonération des bas salaires qui passe désormais de 50 000 à 60 000 F Cfa, suppression de la redevance de 5 000 F pour la délivrance des attestations et autres documents fiscaux, sont autant de mesures contenues dans le projet de loi de finances 2022. Equilibré en ressources et en charges à la somme de 2 541,203 milliards F Cfa, le document prévoit, au titre des infrastructures économiques, l’amorce de la phase B du projet de réhabilitation et d’aménagement des voiries des villes (Asphaltage). Cette phase devrait permettre d’atteindre 181 km de voiries, 360 km de caniveaux, 12 000 lampadaires et 22 000 arbres d’alignement. L’assainissement pluvial de Cotonou et des villes secondaires comme Abomey, Bohicon, Natitingou, Parakou, Lokossa, Ouidah, Abomey-Calavi, Sèmè-Podji, Allada, Dassa, Djougou, Kandi, Aplahoué et Pobè, figurent également au premier plan dans le projet de budget 2022 qui sera, par ailleurs, consacré à l’accélération de la construction des marchés urbains modernisés en cours. La réalisation d’infrastructures d’accès à l’eau potable en milieux rural et urbain à un coût abordable sera poursuivie ainsi que les actions en faveur de l’autonomisation énergétique. Seront concrétisés les projets de construction de la centrale dual fuel à cycle combiné de 137,5 Mw à Maria-Gléta, de la centrale à turbine à gaz en cycle combiné et des centrales dites Mca pour une puissance globale 50 Mw. La centrale solaire de 25 Mw de Kétou sera étendue à 50 Mw. Actualités 23 nov. 2021


Hygiène et assainissement de base : un sous-secteur à prioriser
La communauté internationale célèbre, le 19 novembre prochain, la journée mondiale des toilettes. Au Bénin, les acteurs plaident pour plus de financement pour l’hygiène et l’assainissement de base. Pas question que l’atteinte de l’Odd 6 soit compromise. A côté des efforts louables que fait le gouvernement pour un accès universel à l’eau potable, la société civile plaide pour l’accès à l’assainissement amélioré pour tous. « Les acteurs impliqués ou concernés par le développement du sous-secteur sont unanimes à reconnaitre que la situation de l’Hygiène et assainissement de base (Hab) n’est pas enviable et qu’il faudra changer de paradigme pour espérer de meilleurs résultats », note le document d’état des lieux élaboré par le Cadre de concertation des acteurs non étatiques des secteurs de l'eau et de l'assainissement au Bénin. « Le gouvernement de la Rupture a fait de gros efforts pour construire de nouvelles stations de traitement des boues de vidange à Calavi, Sèmè-Podji et prochainement à Parakou. Mais les défis sont nombreux », défend Félix Adégnika, expert en Hygiène et assainissement de base. Et pour le Canea, il existe des raisons impératives qui appellent à ce changement. L’une d’elles est que pendant que le sous-secteur a besoin annuellement de 5 milliards de F Cfa pour assurer l’accès universel à l’assainissement en 2030, le pays perd chaque année environ 52 milliards par manque d’installations sanitaires. Des gains énormes En effet, l’usage généralisé de toilettes et d’installations sanitaires améliorées a le potentiel de réduire les frais de santé, améliorer la productivité, accroître les gains du tourisme, et promouvoir de meilleurs résultats scolaires, particulièrement parmi les jeunes filles. Le Canea appelle alors à un sursaut national, une mobilisation générale. Les acteurs proposent de faire de l’’Hygiène et l’assainissement une préoccupation nationale. « Il faut relever le profil institutionnel du sous-secteur en se basant sur les retours d’expérience. Tous les pays francophones ont un ministère de l’Eau et de l’Assainissement ou ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement ou bien ministère de la Santé et de l’Hygiène publique. Quand c’est dit comme cela, les actions suivent », martèle Félix Adegnika. A l’en croire, le levier pour y arriver est la volonté, l’engagement et la détermination politiques. L’expert en assainissement note des perspectives heureuses. « La première, c’est l’écoute du gouvernement actuel. Nous pensons qu’ils nous écoutent et analysent tout ce que nous disons et j’ai bon espoir qu’ils comprendront que nous ne sommes pas là pour seulement critiquer mais pour attirer leur attention sur ce que notre pays peut gagner de l’investissement dans le sous-secteur Hygiène et assainissement de base. La deuxième, c’est qu’il y a des guichets aujourd’hui où on peut aller chercher l’argent pour financer le sous-secteur », assure-t-il. Pour la société civile, l’option serait peut-être d’éclater le sous-secteur en Hygiène publique et en Assainissement de base et de les mettre sous tutelle respective du ministère de la Santé et du ministère en charge du Cadre de vie. Et au vu des prouesses de l'Agence nationale d'Approvisionnement en eau potable en milieu rural (Anaepmr), le Canea suggère une agence exclusivement en charge de la promotion de l’hygiène et de l’assainissement. Environnement 22 nov. 2021


Dr Pierre Jean Monteyrol, médecin du sommeil : « La libido est bien meilleure avec une nuit de qualité »
Bien dormir apporte bien plus que le repos. Dr Pierre Jean Monteyrol, Oto-rhino-laryngologie et attaché au service du sommeil au Chu de Bordeaux (France), en dévoile les bienfaits et avertit sur les répercussions d’un défaut de sommeil. La Nation : Le sommeil, en avons-nous vraiment besoin ? Le sommeil, c’est tout le bien-être. Le problème est qu’on a beaucoup peu insisté sur le fait de bien dormir et d’être heureux. Cependant, la mémoire, le comportement psychiatrique ou psychologique, le caractère sont en rapport avec la qualité des nuits. Je dirai même que la libido est bien meilleure quand on a une nuit de bonne qualité. En raison des pressions quotidiennes, beaucoup se privent de sommeil. Quelles en sont les répercussions ? Le fait de mal dormir entraîne des répercussions sur le syndrome métabolique. C’est-à-dire sur le diabète, sur le système cardiovasculaire et tout le système de stress avec l’adrénaline, l’hypertension artérielle, les accidents vasculaires cérébraux. Ce que l’on perd, c’est le bien-être. Le fait d’être intelligent et équilibré, c’est de profiter de son cerveau complètement. Pour ce qui est de l’Afrique, il y a un détail qui compte. Pour bien dormir, on est obligé de baisser la température corporelle. Lorsque la nuit, la température ne baisse pas, on a du mal à dormir. On se retrouve en privation de sommeil puisqu’on dort mal. Ce qui conduit à des rattrapages dans la journée, de façon automatique, qu’on soit Africain ou pas. Même ceux qui sont nés en plein milieu du Sahara continueront à avoir peut-être un mauvais sommeil parce qu’il n’y aura pas eu cette baisse de la température corporelle. Pour combien de temps faut-il nécessairement dormir par jour ? La moyenne mondiale est 7h. Mais depuis qu’il y a l’électricité et qu’on dort un peu moins et surtout qu’on s’endort plus tard, on se retrouve quasiment à une heure et demie de sommeil en moins, depuis près de cinquante ans. On se retrouve tous en privation de sommeil. C’est pour ça que nous sommes dans l’obligation de trouver des systèmes de rattrapages, puisque le cerveau est demandeur. Vous naissez avec une quantité de sommeil à consommer chaque nuit. Quand vous êtes génétiquement déterminé pour être par exemple long dormeur, la vie actuelle qui est pleine d’agitation et la lumière qui est présente avec toutes nos tablettes et nos téléphones fait qu’on dorme un tout petit moins bien. Ce qui engendre des répercussions sur nos systèmes de stress. Quels sont les enjeux de la médecine du sommeil dans ce cas ? La connaissance physiologique du sommeil va probablement changer les choses. C’est pourquoi, avec les participants à la formation que je donne pour le compte de Bénin Santé 2021, je n’insiste pas beaucoup sur la maladie, mais sur la compréhension de la façon dont le sommeil est fabriqué, la façon dont on dort normalement, la physiologie. C’est sur cette base qu’on va pouvoir un peu mieux traiter les malades et donner des explications sur les phénomènes pathologiques y liés. C’est sûr que la pathologie se trouve dans tous les bouquins. Ce n’est pas ça qui est important, mais des notions de fonctionnement normal. Les répercussions sur la santé sont immédiates. A partir du moment où le médecin a la connaissance du sommeil, il pourra donner une hygiène du sommeil à ses patients et probablement faire des diagnostics un peu plus fins sur toutes les pathologies de privation du sommeil qui sont le syndrome d’apnées du sommeil, les insomnies, et toutes les pathologies qui suivent la mauvaise hygiène du sommeil. Tout le monde peut-il avoir accès à la médecine du sommeil dans la logique de la couverture universelle ? C’est une médecine particulière qui coûte cher et qui est souvent réservée à des gens qui ont une activité bureautique importante. Autant en Europe qu’en Afrique, ceux qui sont plus proches du monde agricole ont une relation un peu plus équilibrée vis-à-vis de leur rythme métabolique. Le jour, ils sont en activité et la nuit ils dorment. Or, les autres ont une activité de vie un peu plus stressante. Donc, ce sera plutôt réservé à des gens qui ont une activité citadine. Santé 22 nov. 2021


Vente des légumes sur le marché : la montée du prix de l’oignon
Au même moment que les ménages poussent un ouf de soulagement pour le retour en abondance de la tomate fraîche dans nos marchés, ils doivent faire face au renchérissement du prix de l’oignon. En moins de deux mois, le prix du grand sac de ce légume a quadruplé. Selon les dernières nouvelles en provenance de Malanville, le sac d’oignon est passé de 15 000 francs Cfa à environ 55 000 francs Cfa. De source proche de cette commune, la moisson de l’oignon n’est pas encore arrivée à terme. On tend vers la pénurie liée à la dernière moisson. La même source précise que, d’ici la fin du mois de novembre on assistera à une inflation de l’oignon sur le marché. Même en période de pénurie, les communes de Malanville et de Karimama conservent leur réputation d’avoir un avantage comparatif dans la production de ce condiment. Derrière elles, les localités de Sèmè-Kpodji, de Pahou et d’Agoué selon les informations fournies par les grossistes de ce bien sur le marché. A Cotonou, il faut espérer prendre le sac d’oignon à environ 70 000 francs Cfa. Conséquence, l’oignon qui coûtait 50 francs Cfa l’unité est vendu, à 150 francs Cfa, soit le triple du prix de la bonne saison. Celui qu’on achetait à 25 francs Cfa est actuellement à 75 francs Cfa. Selon les témoignages d’une grossiste rencontrée au marchéDantokpa, un sillon de deuxmètres environ est passé de 800 francs Cfa, voire 500 francsCfa à 2 500 francs Cfa dans la commune de Sèmè-Kpodji. Un sillon d’environ dix mètres à Pahou et Agoué est passé de 2 500 à 8 000 francs Cfa. A en croire Maman Alice, une grossiste, une pluie de glace survenue lors de la maturation de l’oignon aurait altéré une partie de la production à SèmèKpodji. L’oignon produit à Sèmè-Kpodji, Pahou et Agoué et portant à son extrémité supérieure une gerbe de feuilles coûte un peu moins cher que celui provenant de la commune de Malanville. Le tas de quatre oignons qu’on vendait à 100 francs Cfa est vendu à 200 francs Cfa, soit deux fois le prix antérieur. En somme, l’offre d’oignon baisse parce qu’on tend vers l’épuisement des derniers stocks de la dernière production et on s’achemine progressivement vers une nouvelle moisson attendue pour la fin du mois de novembre, voire le mois de décembre. Selon les prévisions, la période des fêtes de fin d’année serait celle de l’abondance de l’oignon dans nos marchés. Dame Lisa traverse cette période transitoire difficilement. A la cuisine, elle utilise un peu d’oignon et complète la faible quantité de cette plante potagère par beaucoup de tomates moulues. Elle a expliqué que la tomate compense la baisse de l’offre de l’oignon. Dame Lisa assure qu’avec ce mélange, la sauce perd un peu de sa saveur et des vitamines que procure l’oignon. « On fait avec », a confié dame Cica, une ménagère, un peu discrète. Dame Léontine S. a confié qu’elle ne consomme plus de cube à cause des maladies qu’il donne et de son goût exagéré. Elle a désormais substitué l’oignon au cube. Elle dit avoir l’habitude de mettre beaucoup d’oignon dans ses sauces pour leur donner une saveur douce et modérée. Elle a témoigné que l’augmentation du prix de l’oignon l’a contrainte à augmenter son budget de 1 500 francs Cfa (le budget est passé de 1000 francs le mois à 2 500 francs Cfa le mois). Avec elle, l’oignon peut jouer modérément le rôle du cube. Economie 22 nov. 2021


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