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Nouvelles

Retour des trésors royaux au Bénin : cérémonie symbolique sur l’esplanade du musée d’Abomey
Dans le cadre des manifestations marquant le retour au bercail des trésors royaux, des dignitaires de la ville d’Abomey ont organisé, dans l’après-midi d’hier mercredi 10 novembre, une cérémonie symbolique saluant le retour des œuvres historiques. C’était sur l’esplanade du musée d’Abomey. Pour cette cérémonie, des dignitaires, cardinaux et notables et le maire d’Abomey se sont mobilisés, témoignant ainsi leur attachement à ces œuvres. Le but visé est de rendre hommage aux trésors historiques et d'être en communion avec les manifestations nationales organisées à cet effet. Devant un écran géant posé sur place, l’assistance a pu suivre en direct l’arrivée à l’aéroport de Cotonou des caisses contenant les vingt-six œuvres restituées. Dès la descente des caisses, des coups de canon ont retenti. Au total, seize coups de canon ont salué l’arrivée sur la terre béninoise des œuvres. Des coups de canon entrecoupés des libations et de l’exécution des chants et danses royaux pour célébrer les valeurs aussi bien culturelles que cultuelles qu'incarne ce retour des trésors royaux. Les groupes artistiques ont salué le courage et la détermination du président Patrice Talon grâce à qui cet acte historique et salutaire a été posé. Ces artistes conviés à la cérémonie ont saisi cette occasion pour retracer avec talent les actions de valorisation du potentiel touristique du Bénin. Pour eux, le retour des trésors est surtout un hommage bien mérité pour les rois du Danxomè, et particulièrement le roi Guézo, le 9e souverain de la dynastie Houégbadja, dont le trône est en tête des vingt-six œuvres rapatriées. Actualités 11 nov. 2021


Pilule du lendemain : quand et comment l’utiliser
Contrairement à ce que pensent plusieurs femmes, la pilule du lendemain n’est en aucun cas un comprimé à prendre après chaque rapport sexuel. Selon Dr Komlan Vidéhouénou Agossou, gynécologue, une pilule du lendemain est plutôt un moyen de contraception d'urgence et non une méthode contraceptive courante ou classique. Elle ne doit être prise qu’en cas d'extrême urgence, après un rapport sexuel accidentel c’est-à-dire non planifié ou dans le cas d’un viol. Par Mathilde ASSOGBA Il existe plusieurs méthodes contraceptives pour éviter de tomber enceinte mais la pilule du lendemain n’en fait pas partie. Elle n’a pas été conçue dans ce but. Par ailleurs, l’utilisation abusive de ces pilules a des conséquences. La première conséquence la plus observée, explique Dr Komlan Vidéhouénou Agossou, c’est le dérèglement du cycle menstruel avec des saignements abondants, incontrôlables qui peuvent aller jusqu'au-delà de deux mois. Certaines femmes saignent pendant plus de huit mois de façon anarchique. L’utilisation abusive de ce comprimé peut aussi entraîner l'absence totale des périodes. Ce qui peut avoir des impacts sur la fécondité. Elles entraînent également une prise de poids et une augmentation du volume des seins. En dehors de ces conséquences, il y a aussi des problèmes d'allergies et d'intoxications. Pour limiter ces dégâts, la pilule du lendemain « doit être utilisée au maximum une seule fois par an sinon une seule fois dans la vie », souligne le médecin gynécologue. Il conseille donc aux jeunes filles d’éviter l’abus de ces comprimés et de plutôt se référer à d’autres méthodes contraceptives si elles ne souhaitent pas encore avoir d’enfant. Société 11 nov. 2021


Evaluation du Pta du Mpmepe au 3e trimestre : un taux d’exécution physique de 46,98 %
Le ministère des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’emploi (Mpmepe) a organisé, ce mardi 09 novembre à Cotonou, un atelier sur la revue au 3e trimestre de son Plan de travail annuel. Il en ressort un taux d’exécution de 46,98 % Faire le point de la mise en œuvre du Plan de travail annuel (Pta) pour le compte du 3e trimestre. C’est l’objectif de l’atelier organisé ce 9 novembre par le ministère des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’emploi. L’évaluation a analysé un taux d’exécution physique de 46,98 %. Un exercice au cours duquel le ministère a évalué le niveau d’exécution des activités et également le niveau d’atteinte des indicateurs de suivi afin d’établir les écarts notés. « La révue permet sur cette base de faire une analyse approfondie desdits écarts puis de relever les difficultés rencontrées afin de prendre des résolutions pour son amélioration », a indiqué Toumoudagou Ouimpabo, directeur de la Programmation et de la Prospective. Cette revue répond à l’une des exigences de la réforme budgétaire qui précise une périodicité trimestrielle pour rendre compte de l’exécution des activités préalablement inscrites au Plan de travail annuel. « Il est donc de notre devoir de marquer à chaque trimestre une pause pour analyser tous ensemble les performances réalisées par rapport aux objectifs qu’on s’est fixés pour mieux accomplir la mission qui nous est assignée à la satisfaction de nos usagers-clients », a souligné Modeste Kérékou, ministre des Petites et moyennes Entreprises et de la Promotion de l’Emploi. Par ailleurs, Modeste Kérékou a noté que la persistance de la Covid-19 continue d’avoir des impacts négatifs sur la mise en œuvre et l’exécution des activités de son département ministériel. Ainsi, le bilan fait à la fin du mois de septembre 2021 a révélé les résultats suivants : taux d’exécution physique 46,98 % ; taux d’exécution financière, base engagement 48,42 %, base ordonnancement 38,32 % contre respectivement 44,91 %, 72,24 % et 69,50 % pour la période sous revue en 2020. Il en ressort donc une légère amélioration sur le plan physique et une contre-performance sur le plan financier par rapport au troisième trimestre de l’année 2020. Il a exhorté ses collaborateurs à repenser et à améliorer leurs approches et modèles d’intervention et à concevoir des stratégies nouvelles pour mieux accomplir la mission à eux assignée au profit de leurs cibles. « Les défis que nous devons relever collectivement et individuellement sont relatifs à la bonne planification et exécution des activités pour le reste de 2021 et en 2022 sur la base de notre plan stratégique, l’amélioration constante de la qualité de nos interventions en leur assurant une bonne visibilité, toutes choses qui, in fine, permettront de classer notre ministère parmi les plus performants », a-t-il conclu. Par Mathilde ASSOGBA (Stag.) Société 10 nov. 2021


Entretien avec Dr Emery Patrick Effiboley, historien de l’art : « C’est un grand événement historique »
Après près de 130 ans, les trésors royaux retournent au Bénin, leur terre d’origine. Dans cet entretien, Dr Emery Patrick Effiboley, historien de l’art, muséologue et chef du département d’histoire à l’Université d’Abomey-Calavi, évoque la nature des objets, le contexte de leur enlèvement, les démarches politiques et administratives ayant conduit à leur restitution et comment les valoriser au mieux. La Nation : Le Bénin rapatrie ce jour des objets royaux. De quoi s’agit-il concrètement ? Dr Emery Patrick Effiboley : Ce sont 26 objets royaux, notamment des trônes, des statues zoo-anthropomorphes, des récades et autres partis du Bénin le 13 novembre 1893. Soit quelques jours après la chute du royaume de Danxomè. Ils sont partis comme trésors royaux et ils reviennent come patrimoine de la République du Bénin. Ces objets font partie du patrimoine culturel et artistique d’Abomey et de toute la République du Bénin. D’ailleurs, il y a certains de ces objets qui ne reviennent peut-être pas aujourd’hui mais dont les gens à Abomey ont oublié la technique de fabrication. Faire revenir ces objets, c’est permettre de réintroduire dans les pratiques contemporaines des savoirs artistiques du Bénin qui ont été perdus. Dans quel contexte ces objets royaux qui appartiennent pourtant au Bénin avaient été emportés ? A la chute du royaume du Danxomè, quand Béhanzin s’était rendu à Dodds, il n’était plus propriétaire de son royaume. Le corps expéditionnaire a pris d’assaut tout ce qu’il y avait dans le palais royal. Il y a même le chercheur Marlène Biton qui a raconté comment cela s’était passé. Ils étaient rentrés dans le palais et chacun avait ramassé ce qu’il pouvait. Et c’est le colonel Dodds qui a reçu son titre de général à la faveur de l’exploit contre le royaume du Danxomè, qui a retourné au Trocadéro le butin de guerre. Puisque dans les pratiques de guerre, lorsqu’on vous envoie, vous devez donner la preuve que votre mission est concluante. Le colonel Dodds a rendu donc ces objets. Mais certains des militaires du corps expéditionnaire ont gardé des objets dans leurs maisons. Des objets dont leurs héritiers ne se servent pas. En dehors de la France, des biens royaux béninois se retrouvent-ils dans d’autres pays ? En dehors de la France, il y a des objets béninois ailleurs. Le partage de l’Afrique, tel qu’il a été fait au 18e siècle, c’était de scinder toutes les continuités culturelles qu’il y avait. C’est le cas par exemple de ceux qu’on appelle les Mina au Bénin et Ewé au Togo. Ils ont cassé les continuités culturelles. Ce qui faisait que chacun d’eux prenait ce qu’il retrouvait dans la partie qui lui est revenue comme territoire. Ce qui fait qu’en Grande-Bretagne, on peut bien retrouver des objets qui sont yoruba et qui appartiennent à la nation historique yoruba. Après cette séquence historique, vers la fin du 19e siècle, par exemple, on a retrouvé un très grand objet du Danxomè aux Etats-Unis d’Amérique. Donc il y a bel et bien des objets royaux du Danxomè un peu partout, au-delà de la France, en Allemagne, etc. Parlez-nous des démarches qui ont conduit à la restitution de ces oeuvres. Pour que les objets reviennent et que nous soyons en liesse comme nous le sommes aujourd’hui, il a fallu une longue démarche. Si nous parlons de restitution aujourd’hui, il faut rendre hommage à l’ancien ministre Roger Ahoyo qui est un petit-fils du roi Béhanzin de par sa mère. C’est lui qui, pendant de longues années, a travaillé pour réunir la documentation pour préparer minutieusement ce processus. Quand il a réuni la documentation, il a travaillé avec le Conseil des représentations africaines noires de France (Cran) dont le président était Patrick Lozès qui est Béninois. Puis quand Patrick Lozès a passé le témoin à Louis-Georges Tin, il était au Bénin l’année dernière pour faire encore bouger les choses. Après cette dimension Société civile du projet de restitution qui a duré plusieurs années, il y a eu la circonstance favorable de l’arrivée au pouvoir du président Patrice Talon. A son accession au pouvoir, le projet a été introduit au ministre des Affaires étrangères Aurélien Agbénonci qui y a été très sensible. Dès qu’il en a compris les tenants et les aboutissants, il l’a porté au gouvernement qui l’a missionné pour faire une lettre à son homologue français Jean-Marc Ayrault le 26 août 2016. En décembre 2016, la France a donné une fin de non-recevoir à cette demande estimant que ces biens sont rentrés dans le patrimoine culturel français et sont frappés du sceau de l’inaliénabilité. Donc qu’il n’était pas possible que la France rétrocède les biens qui n’étaient pas les siens mais qui le sont devenus par la force de l’histoire. On en était là quand Emmanuel Macron a été élu président de la République française. Rappelez-vous qu’il est jeune, donc sa relation avec la colonisation, avec l’histoire est différente. L’autre avantage, c’est que Macron a été élève de l’Ecole nationale d’administration de France. Et dans ce cadre, il avait fait son stage au Nigeria. En ce moment, il venait souvent au Bénin en tant que jeune étudiant et parcourait entre autres les musées. Tous ces faits vécus lors de ses passages l’ont sensibilisé à considérer la démarche faite par la République du Bénin. Il a donc pris la décision d’agir. Le point fort de cette décision, c’est le discours mémorable qu’il a fait à Ouagadougou au Burkina Faso où il disait trouver indécent que le patrimoine africain se retrouve ailleurs qu’en Afrique et qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour que les filles et fils africains puissent avoir accès au patrimoine de leur continent. Evidemment, cette déclaration n’a pas été appréciée par l’élite culturelle française et européenne. Il a alors commis deux universitaires que sont Felwine Sarr et Bénédicte Savoy pour lui faire le rapport sur les biens culturels africains en France. Après un an de travail, ces deux universitaires ont déposé leur rapport en novembre 2018. Rapport dans lequel ils ont expliqué les circonstances dans lesquelles les objets étaient partis et proposaient qu’on rende un certain nombre de pièces au Bénin qui en a fait la demande. C’est à la suite de cette recommandation qu’il a été décidé de rendre 26 œuvres au Bénin. Mais puisque les biens étaient frappés du sceau de l’inaliénabilité, il fallait que le gouvernement français puisse avoir l’autorisation de l’Assemblée nationale et du Sénat français pour cette extraction de ces biens du patrimoine français. C’est après cette gymnastique légale et administrative qu’une loi a été votée et prend en compte les 26 œuvres du Bénin et le sabre d’El hadj Omar pour le Sénégal. La loi a été votée avec des conditions telles que le Bénin devrait faire dans les douze mois qui suivent tout ce qui était en son possible du point de vue des infrastructures et du contexte juridique afin que les conditions soient réunies pour qu’on lui rende les biens culturels. Le Bénin ayant déjà mis en place un comité de coopération muséale sous la présidence du professeur Nouréini Serpos, a travaillé également à réfléchir aux conditions objectives pour que les objets puissent revenir. Il a fallu regarder l’arsenal juridique, voir si le Bénin a signé toutes les conventions de l’Unesco, créer les cadres dans lesquels doivent être exposés les objets selon les standards internationaux, etc. Puisque le président Patrice Talon avait dit, à l’entame de son mandat, qu’il veut faire du tourisme un axe fort de sa politique de développement, il a lancé le projet de construction de plusieurs musées dont le musée de l’épopée des rois d’Abomey. Mais, ce dernier n’est pas encore construit. Il a fallu pour le moment restaurer le Fort portugais de Ouidah qui va accueillir les objets après la cérémonie qui se déroulera au palais de la présidence. Les objets resteront au Fort portugais deux ou trois ans, le temps que le musée d’Abomey soit réalisé. Voilà le parcours qui a conduit à la restitution qui nous plonge dans une liesse populaire aujourd’hui. Effectivement, nous avons raison d’être contents car c’est un grand événement historique. Les œuvres sont là. Comment les valoriser au mieux ? Les œuvres qui reviennent vont compléter l’existant. En dehors du tourisme qui sera favorisé, il y a une dimension pédagogique. Ces œuvres d’art sont originellement de Danxomè. Mais Danxomè en tant qu’entité politique n’existe plus. La République du Bénin est donc héritière des entités politiques comme celles des royaumes de Danxomè, Kétou, Nikki, etc. Elle a donc l’obligation de faire perpétuer ces biens culturels. C’est pourquoi le Bénin, à travers le président de la République, a pris le devant pour faire revenir ces biens. Puisqu’ils sont là, nous avons l’obligation de faire en sorte que ce patrimoine soit partagé. Pas seulement pour les touristes. Mais il faut qu’on puisse transmettre ce patrimoine à tous les jeunes béninois pour qu’ils se sentent propriétaires de ces biens. C’est d’ailleurs à juste titre que ces objets vont passer par le palais de la République pour une cérémonie symbolique de nationalisation. Une manière de faire en sorte que tous les Béninois se sentent concernés et se sentent propriétaires de ces biens culturels. Après cette formalité festive, il faudrait dans les programmes pédagogiques construire des supports pour introduire ces objets d’art afin que les jeunes puissent se les approprier. C’est là le véritable défi. Il s’agit de faire en sorte que l’importance de ces œuvres soit partagée et enseignée dans nos écoles et universités. Quand on l’aurait fait, on se serait assuré de la pérennité de ces biens culturels. Actualités 10 nov. 2021


Prise en charge des malades mentaux : l’Etat béninois soutient la cause
L’expérience de l’association Saint Camille de Lellis semble faire des émules. Depuis 2019, l’Etat béninois, à travers ses structures compétentes, organise dans certaines grandes villes du pays, la recherche et la prise en charge des malades mentaux errants. De 2004 à ce jour, plusieurs autorités de la République se sont rendues dans les centres d’accueil des malades mentaux de l’association Saint Camille pour s’imprégner du travail qui s’y fait et encourager les divers acteurs qui y interviennent. Ces centres qui ne vivent que de dons ne rechigneraient pas à recevoir une aide de l’Etat. A en croire le directeur du centre d’Avrankou, Innocent Amadji, les factures d’électricité des centres sont payées par l’Etat. Pour la prise en charge des malades, le centre d’Avrankou reçoit chaque année de l’hôpital de zone, un don de vivres et de matériels de soins. Par ailleurs, l’association a signé avec l’Etat béninois, un accord de siège qui lui permet de bénéficier de certaines exonérations. Depuis 2019, c’est un nouveau type de relation qui lie les centres Saint Camille à l’Etat béninois qui a entrepris de libérer les grandes villes du pays des malades mentaux errants. Dans le cadre de cette oprération, le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance, à travers le Fonds d'appui à la solidarité nationale, a noué un partenariat avec plusieurs centres de traitement dont l'association Saint Camille de Lellis avec ses centres de Tokan, Avrankou, Bohicon et Djougou. Au titre de ce partenariat, les centres de traitement de l’association ont reçu et soigné en 2020, 53 malades contre 105 l’année précédente, au dire du promoteur Grégoire Ahongbonon. Des explications d'Alphonse Sogadji, directeur général du Fonds d’appui à la solidarité nationale, il ressort que « l’opération prise en charge des malades mentaux errants dans les villes a pour objectif principal de restaurer la dignité humaine des personnes atteintes de troubles psychiatriques, abandonnées par leur famille et la société ». Il s’agit d’une activité exécutée en synergie avec les forces de sécurité publique, les sapeurs-pompiers, les mairies, les préfectures et les centres de promotion sociale. Elle a permis d’offrir un traitement à ces malades et de travailler à leur réinsertion en famille ou sur le plan socioprofessionnel après leur stabilisation. « La durée du traitement est normalement de trois mois et le financement est assuré par le Fonds d'appui à la Solidarité nationale », précise Alphonse Sogadji. Au-delà du problème de santé, cette opération contribue à régler d’autres problèmes étant donné que l'errance des malades mentaux est, selon lui, une source d'insécurité et donne une image négative des villes en pleine urbanisation. « L'objectif final, c'est d'avoir zéro malade mental dans les grandes villes tout au moins. Nous y parviendrons dans la durée », rassure-t-il. Société 09 nov. 2021


Prise en charge des malades mentaux : la réinsertion comme thérapie
Il n’est pas rare de voir déambuler dans les rues des villes et campagnes du Bénin, des personnes souffrant de troubles mentaux, cherchant leur pitance sur des tas d’immondices. On les reconnait assez facilement, parfois nus, sales, parlant souvent seuls et faisant des choses jugées anormales. Généralement ignorés par les passants, certains malades mentaux sont récupérés par des associations pour être pris en charge. Au centre de réinsertion professionnelle d’Avrankou, à sept kilomètres de Porto-Novo, il est onze heures ce mercredi du mois d’octobre. Dans la section boulangerie, tout se met en place pour démarrer le pétrissage. Quelques dizaines de pains sucrés sortis du four tôt le matin trônent encore dans des bacs et paniers en attendant les derniers clients. De l’autre côté, les tisserands et couturiers aussi sont affairés. Tous les pensionnaires de ce centre sont des anciens malades mentaux qui ont retrouvé la joie de vivre grâce à l’association Saint Camille de Lellis. Premier centre de l’association Saint Camille de Lellis au Bénin, le centre d’Avrankou accueille depuis 2004, des centaines de malades mentaux et des personnes en détresse de tous horizons. Cette organisation s’est illustrée dans la zone par la recherche active de malades mentaux errants qui sont pris en charge dans le centre. A ce jour, l’association compte au Bénin quatre centres de traitement des malades mentaux à Avrankou, Bohicon, Djougou et Tokan. Dans lesdits centres, explique Innocent Amadji, directeur du centre d’Avrankou, le patient qui vient à la consultation repart avec un lot de médicaments pour un mois et paie s'il le peut, 2 000 francs Cfa comme frais de participation. Si c’est un cas à interner, le malade paye 5 000 francs Cfa pour toute la durée de son séjour dans le centre. Au-delà des soins médicaux dont bénéficient ces malades, issus pour la plupart de milieux défavorisés, ils sont nourris, logés et habillés durant leur séjour dans le centre et tout ceci, gratuitement, étant donné que beaucoup ont perdu les repères et sont souvent incapables de donner une quelconque indication sur leur famille ou milieu de provenance. Cette approche vise à redonner aux malades, leur dignité et pour y parvenir, l’association a mis en place un système assez innovant : permettre aux malades rétablis de se faire former au besoin, d’exercer un métier et s’occuper de leurs semblables. Des anciens malades à la manœuvre Une des particularités des centres Saint-Camille est que le personnel est constitué majoritairement de malades mentaux rétablis. A Avrankou, trois quarts du personnel est constitué d’anciens malades rétablis. A Tokan, confie le promoteur Grégoire Ahongbonon, « tous les infirmiers sont des anciens malades rétablis qui ont été formés pour s’occuper de leurs frères. Actuellement, sept personnes sont en formation à l’école d’infirmier au Burkina Faso et reviendront pour servir dans nos centres. C’est une main d’œuvre très importante à ne pas négliger». Innocent Amadji explique que les traitements et soins sont prodigués aux malades sous la supervision de médecins psychiatres expatriés saisonniers. Une fois rétablis, la majorité des malades réussit à se faire réinsérer en famille, d’autres n’y arrivent pas. Certains sont victimes de stigmatisation et de discrimination parfois au sein de leur propre famille. Rejetés ou dans l’incapacité de poursuivre les traitements, faute de soutien, ils renouent avec la maladie et se retrouvent à nouveau internés dans le centre. Face à cette difficulté, l’association offre à ceux qui le désirent, l’opportunité de se faire former et de travailler. Cette approche constitue, selon les bénéficiaires, la vraie thérapie qui leur permet d’avoir une vie tout à fait normale. A en croire Innocent Amadji, les formations octroyées aux malades rétablis se font dans divers centres : au centre Songhaï à Porto-Novo pour l’élevage, chez des maîtres artisans pour la soudure, la couture, le tissage et le travail du batik. Certaines de ces formations sont sanctionnées par le certificat de qualification professionnelle (CQP) qui est un examen organisé par l’Etat béninois. Pour ce qui concerne la boulangerie et le maraichage, ils ont été formés sur place par des professionnels. Pour la responsable du centre de réinsertion d’Avrankou, Léocadie Aïzonnou, tout semble aller pour le mieux. Par contre, l’avènement de la Covid-19 a quelque peu plombé les activités de tissage, de couture et de production de tissu batik : « nos clients sont constitués en majorité des visiteurs étrangers mais à cause de cette maladie, nous ne recevons plus beaucoup d’étrangers ». Des résultats édifiants En dehors des centres de traitement et des centres de réinsertion professionnelle des malades mentaux, l’association a mis en place 27 centres-relais. Ce sont des annexes des centres d’accueil où sont déposés des médicaments pour les malades déjà réinsérés en famille afin de réduire l’obstacle que constitue la distance. Dans ces centres opèrent des religieuses infirmières formées par l’association, qui assurent les services de soins et de distribution de médicaments. Le rapport 2020 de l’association renseigne à suffisance sur les activités menées en matière de prise en charge des malades mentaux au cours de cette année spéciale du fait de la Covid-19. Au total : 65 037 consultations ont été effectuées dont 4455 nouveaux cas ; 1 046 cas de rechute ont été enregistrés ; 83 malades ont été récupérés dans la rue ; 261 amenés par les sapeurs-pompiers et les forces de l’ordre ; 53 amenés par le ministère des Affaires sociales et de la Microfinance ; 5455 malades ont été internés ; 4352 sont sortis (4124 réinsérés en famille ; 52 dans les centres de réinsertion de l’association ; 176 cas de décès et évasions). « J’ai retrouvé une vie normale » (Témoignage de Raymond, chef boulanger) « J’ai été amené menotté dans le centre de traitement des malades mentaux d’Avrankou en 2007 par la gendarmerie. J’avais souffert de problèmes mentaux en 2004 et j’ai été soigné à Cotonou mais suite à une rechute, j’ai été amené dans le centre d’Avrankou. Au bout de quatre semaines de traitement, je me suis retrouvé. Le fondateur m’a demandé ce que j’ai appris comme métier et quand j’ai dit que je suis boulanger, il m’a demandé si je pouvais faire ce travail ici j’ai dit oui. J’ai constaté que dans le centre, les malades rétablis s’occupaient des nouveaux arrivants, j’ai décidé moi aussi d’aider le centre à former ceux qui veulent apprendre le métier de boulanger. Depuis 2007 à ce jour, j’ai déjà formé quatre boulangers qui travaillent dans d’autres centres de réinsertion de l’association et qui sont payés comme moi. Je suis arrivé ici célibataire, aujourd’hui, je suis marié et j’ai cinq enfants. Depuis que je suis là, je n’ai plus eu de rechute et je continue de suivre mon traitement. J’ai retrouvé une vie normale. On commence le travail à onze heures par le pétrissage de la pâte. Après 12 heures de temps, on passe à la cuisson vers 3 heures du matin et déjà à quatre heures, les dames qui sont nos clientes sont là pour prendre le pain. Je remercie le Tout-Puissant et ensuite celui qui a eu l’idée de créer ce centre car nous les malades mentaux, nous sommes des laissés-pour-compte, nous sommes ignorés alors qu’il suffit de nous soigner et quand nous sommes rétablis, nous pouvons travailler comme tout le monde. Alors, je demande à tous les malades mentaux qui ont recouvré leur santé de travailler car le travail libère l’homme. Je prie beaucoup pour le fondateur afin qu’il nous aide davantage. Les gens pensent que les malades mentaux n’ont plus d’espoir. Non; si on aide celui qui a recouvré sa santé, il va travailler ». Société 09 nov. 2021


7e revue annuelle des réformes et programmes de l’Uemoa : les efforts d’intégration du Bénin évalués
Experts du Bénin et de l’Union économique et monétaire ouest-africaine procèdent à l’évaluation de la mise en œuvre des réformes et projets communautaires au Bénin. C’est dans le cadre de l’édition 2021 de la revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets de l’Uemoa, ouverte hier lundi 8 novembre à Cotonou. Le Bénin accorde un grand intérêt à l’intégration régionale et cela passe par la prise en compte et la mise en œuvre des actes et programmes communautaires. La 7e revue annuelle des réformes politiques, programmes et projets de l’Union économique et monétaire ouest africaine en cours, va justement permettre d’évaluer les efforts d’intégration du Bénin. Les travaux se déroulent du 8 au 10 novembre avec une phase technique consacrée à l’évaluation de la mise en œuvre effective de 116 textes réglementaires ainsi que de huit projets communautaires pour un montant de près de 34 milliards de francs Cfa. A en croire Yawovi Batchassi, représentant résident de l’Uemoa au Bénin, il s’agira d’échanger sur la base de la grille de pondération retenue de commun accord afin de mettre en lumière les progrès faits par le Bénin dans la mise en œuvre des réformes politiques, programmes et projets communautaires. « Il est question de faire ensemble le point de la mise en œuvre des directives et programmes », a-t-il déclaré. Les experts du Bénin vont dans ce cadre, fournir à leurs homologues de l’Uemoa les éléments permettant de traduire et de certifier la transposition au plan national, des actes et directives de l’Union. A l’ouverture des travaux, Yawovi Batchassi a également exprimé la reconnaissance de l’Union aux autorités béninoises qui donnent la preuve de leur engagement et de leur adhésion. Un engagement réaffirmé par Hermann Takou, directeur de cabinet du ministre de l’Economie et des Finances. Il précise d’ailleurs que cette revue est d’une grande importance pour le Bénin qui reste très attaché à l’intégration régionale. Hermann Takou a alors invité les experts à une prise en compte effective des progrès réalisés par le Bénin, pour une notation transparente. Au cours de ces assises, les participants vont évaluer la mise en œuvre au Bénin des réformes, programmes et projets communautaires en 2021 notamment au niveau de la gouvernance économique et de la convergence dans les domaines de la passation des marchés, de la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme ; au niveau des marchés communs notamment dans les domaines de la fiscalité intérieure, de l’union douanière… Ils se pencheront aussi sur le point d’avancement des programmes et projets dans les domaines de l’agriculture, l’élevage, la pêche, l’environnement, l’eau, l’énergie, l’artisanat, le tourisme, l’industrie, les télécommunications, l’aménagement du territoire communautaire… Comme il est de coutume en de pareilles circonstances, les participants vont conclure leurs travaux par l’adoption et la signature d’un mémorandum. La revue annuelle, faut-il le rappeler, a été instituée par la Conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Uemoa en octobre 2013 pour favoriser et faciliter l’accélération de la mise en œuvre des réformes et programmes communautaires. Les résultats des six précédentes éditions ont suscité l’engouement des pays membres et attestent de la nécessité d’une telle initiative. Economie 09 nov. 2021


Marée haute à Agoué : le gouvernement en alerte, des sinistrés déplacés
Dans la commune de Grand-Popo, précisément à Agoué, à environ 500 m de la frontière Bénin-Togo, une marée haute a provoqué l’inondation de plusieurs habitations et met le gouvernement en alerte depuis ce dimanche. Le gouvernement vole, depuis ce dimanche, au secours des ménages touchés par l’inondation due à une montée inhabituelle de la marée au niveau de la façade littorale à Agoué, dans la commune de Grand-Popo. Toute une série de mesures sont prises pour soulager les sinistrés. En premier lieu, il y a eu la sécurisation du segment de la plage où les menaces sont prégnantes. Ensuite, une première vague des ménages touchés par l’inondation a été déplacée, dimanche dernier. En collaboration avec la mairie de Grand-Popo, d’autres sites d’accueil ont été recensés par une délégation de l’Agence nationale de protection civile (Anpc). Et pour y reloger le reste des sinistrés dans des conditions de vie saines, des cadres des ministères sectoriels se sont réunis de nouveau, ce lundi 8 novembre, à Agoué. A l’occasion, des actions urgentes ont été réparties entre les parties prenantes. A cette rencontre qui s’est déroulée sous la houlette du préfet du Mono, il y avait une délégation du ministère en charge du Cadre de vie et du Développement durable, des représentants du projet Waca ainsi que la direction de la lutte contre l’érosion côtière et le maire de Grand-Popo avec ses cadres techniques. La décision de reloger la population riveraine au-delà d’un kilomètre du sinistre, vise à lui éviter de se faire prendre au piège en cas d’un potentiel rebondissement. Vigilance ! La situation qui focalise les attentions, explique la directrice départementale du Cadre de vie et du Développement durable du Mono et du Couffo, Bernadette Ahouangbé-Fanou, est due à une haute marée qui a fait que des eaux marines ont pu submerger le petit cordon littoral situé entre la mer et un bras mort du fleuve Mono pour se retrouver au niveau des habitations. De ce qu’elle a observé dans la journée d’hier, la directrice départementale retient que la situation commence par se normaliser mais il y a lieu de rester vigilant. C’est pourquoi, souligne-t-elle, il est indiqué de libérer l'emprise, faire sortir les populations en vue de les installer ailleurs et baliser la zone. Aussi, paraît-il impérieux, à l’en croire, d’interdire la fréquentation du site aux curieux et riverains qui pourraient croire que la mer s'est totalement calmée. Elle insiste qu’une montée brusque du niveau d'eau ou de la hauteur de la vague est possible, à tout moment. Actualités 09 nov. 2021


1re journée de la Ligue pro de Football 2021-2022 : belle entame pour l’As Cotonou, Loto Popo et Buffles
Le festival offensif de l’As Cotonou et les victoires du champion en titre, Loto Popo et de son dauphin, les Buffles du Borgou ont marqué, le week-end dernier, la première journée de la Ligue pro de football. Dans la zone B, Loto Popo, champion en titre est venu à bout de Dynamo d’Abomey, l’As Cotonou s’est débarrassée de l’As Police (5-0) dans la région C au moment où les Buffles du Borgou s’imposaient à Dynamo de Parakou dans la région septentrionale. L’As Cotonou a démarré la Ligue pro de football en fanfare, samedi 6 novembre dernier, en atomisant l’As Police par le score de 5-0. Ce sont d’ailleurs les ‘’Adjaka Lolo’’ qui ont lancé les hostilités en inscrivant le premier but de la partie dès la 4e minute. Jospin Botchi récupère une balle en milieu de terrain, lance Soumaila Hounkpè qui marque d'un lob (0-1). Acculés en début de partie, les policiers vont manquer le marquage sur le premier corner de la rencontre et encaisser le deuxième but. D’un coup de tête, Joseph Edé réussira à tromper le gardien de l’As Police, Jean de Dieu Aminou (0-2). Menés, les policiers tentent de réduire le score sans succès. Ils seront surpris de nouveau à la 27e minute où Joseph Ede va réaliser son doublé sur une frappe croisée (0-3). Les policiers vont sombrer à la 36e minute. Augustin Hounzan met sur orbite Soumaila Hounkpè qui ne se fait pas prier pour réaliser également son doublé (0-4). A deux minutes de la pause, Joseph Edé va désarmer totalement les policiers en réussissant son triplé à la 43e minute. En deuxième partie, l’As Cotonou va conserver son avantage jusqu’à gagner son premier match de la saison. Au même moment dans la zone B, Loto Popo Football club, champion du Bénin en titre, est venu à bout de Dynamo d’Abomey au stade municipal de Grand-Popo par le score de 2-1. Avec cette victoire, Loto Popo Fc donne un signal fort aux équipes de cette zone. Dans la seconde rencontre de cette zone, samedi 6 novembre dernier, Dadjè Fc et Energie Fc se sont séparés dos à dos à Aplahoué. Buffles et Ayéma vainqueurs Dans la région septentrionale, le vice-champion en titre, Buffles Fc du Borgou, a confirmé sa suprématie sur Dynamo de Parakou en remportant le duel fratricide par le score de 2-0, samedi 6 novembre dernier. Une victoire arrachée grâce au doublé de Roland Béakou. Leader de la zone A lors de la saison 2020-2021 avec 11 victoires, trois nuls et deux défaites, les Buffles du Borgou lancent ainsi la course à leur propre succession. Dans cette même zone, au stade Atchoukouma de Djougou, Dynamique de la localité a été contrainte au nul par Damissa Fc pendant que dans la zone D, Ayéma Football club et l’Association sportive Vallée Ominisports se sont débarrassés respectivement de la Jeunesse sportive de Pobè (2-1) et de l’Association sportive Ouémé Stars (0-1). Résultats des rencontres du week-end Samedi 6/11/21 Zone A Dynamique Fc – Damissa 0-0 Buffles – Dynamo de Parakou 2-0 Zone B Loto Popo – Dynamo d’Abomey 2-1 Dadjè Fc – Energie Fc 0-0 Zone C As Police – As Cotonou 0-5 Zone D Jsp – Ayéma Fc 1-2 Asos – Asvo 0-1 Sports 08 nov. 2021


Pahou à Ouidah : une partie du Centre de santé consumée
Les flammes ont laissé derrière elles, jeudi 4 novembre dernier, au Centre de santé de Pahou dans la commune de Ouidah, d’importants dégâts.
De loin, ce samedi 6 novembre, pas de signe visible d’un drame. Les allers-retours des usagers dans cet établissement sanitaire, vieux de plus de trois décennies, portent à croire que tout va bien. Cependant, aussitôt proche du bâtiment parti en fumée, l’odeur âcre laissée par les flammes repousse tout visiteur. Depuis les fenêtres, les stocks de médicaments brûlés sont pêle-mêle. Et plus on avance à l’intérieur, le constat est désolant : des lits calcinés dans la salle de garde et dans la salle de consultation, des matériels de travail réduits en cendres, un toit noir et rongé par les flammes. Mais dans ce champ de ruine étouffant, au fond du bâtiment, des agents du centre de santé continuent de travailler. « Nous remercions Dieu qu’il n’y ait pas de perte en vie humaine. Les malades ont été évacués à temps. Il y avait même une femme qui venait d’accoucher fraîchement. Cependant, on va s’intoxiquer dans ces conditions. Je crains pour la santé du malade et des nôtres aussi. Avec l’état de la toiture, on se demande ce qui adviendra s’il pleut », souffle un des agents.
Les flammes ont surpris le personnel soignant dans la nuit du 4 au 5 novembre 2021. Dénis Edazankpé, un usager dont la femme a accouché dans des conditions précaires, juste après l’incendie, a été un témoin du sinistre. « Vers 23 heures, j’ai amené mon épouse pour qu’elle accouche. Les agents nous ont bien accueillis. On lui a fait une injection pour déclencher le travail. À peine la sage-femme est sortie de la salle et arpentait le couloir qu’elle a vu une épaisse fumée venant du haut », raconte-t-il. Cet usager dit avoir fait usage de l’extincteur pour tenter de maitriser les flammes. Les autres soignants ont réussi à faire évacuer le local.
Malheureusement, les matériels n’ont pu être sauvés. « Les sapeurs-pompiers sont intervenus pour maitriser l’incendie.
Dans le même temps, ma femme a accouché à 2 heures du matin. Les agents et des femmes l’ont protégée avec des pagnes pour qu’elle puisse le faire au dehors », précise Denis Edazankpé. À l’aube, un second incendie s’est encore déclaré dans les locaux. Le Groupement national des Sapeurs-pompiers soupçonne un court-circuit. Des consignes ont été données pour faire aérer les locaux. Informées, les autorités sanitaires sont descendues sur les lieux pour faire les constats. Le centre de santé a besoin d’être réhabilité. En attendant, le réaménagement d’un autre local pour la maternité et la pharmacie est indispensable.
Santé 08 nov. 2021


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