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Nouvelles

Occupation des zones humides: Deux mois pour libérer les berges du Lac Nokoué
Face aux constats d'occupation anarchique, illégale et contraire à la nature des berges et rives des plans d'eau au Bénin, le gouvernement a décidé d'agir. Les occupants de ces milieux sont appelés à quitter les lieux au plus tard le 31 mai 2023.Le compte à rebours a commencé pour la libération des zones humides du Grand Nokoué. Un communiqué en date du 22 mars 2023, signé par le ministre du Cadre de vie et du Développement durable, José Tonato, et le ministre de l'Agriculture, de l'Élevage et de la Pêche, Gaston Cossi Dossouhoui, a martelé que "les espaces publics naturels, occupés par des habitations et/ou des activités économiques quelconques, doivent être entièrement libérés au plus tard le 31 mai 2023". « Les maires des communes du Grand Nokoué, les chefs d'arrondissement et les chefs de quartier de ville et de village concernés sont dès lors invités à relayer les présentes instructions auprès de leurs administrés, par tous les moyens dont ils disposent et d'en assurer le strict respect », ajoute ledit communiqué. [caption id="attachment_94547" align="alignnone" width="452"] Malgré les investissements en cours pour la gestion
des eaux pluviales à Cotonou...[/caption] En effet, selon les constats faits par les ministres concernés, une prolifération préoccupante de l'occupation anarchique, illégale et contraire à la nature des berges et des rives de nos plans d'eau a été observée. Les plans d'eau concernés sont notamment le chenal de Cotonou, le lac Nokoué et la lagune de Porto-Novo. Les ministres José Tonato et Gaston Dossouhoui ont souligné que des activités économiques polluantes de diverses natures, des déversements d'eaux usées et de déchets solides ainsi que des constructions se développent, dégradant ainsi l'environnement biophysique, polluant ces différents plans d'eau et mettant en danger la vie et la sécurité de nos paisibles populations. « Des cessions frauduleuses de ces espaces relevant du domaine public de l'Etat sont organisées au mépris de la législation et de la réglementation en vigueur », insistent-ils. Ces pratiques sont pourtant contraires au code foncier domanial, à la loi-cadre sur l'environnement et la loi n° 2018-10 du 2 juillet 2018 portant protection, aménagement et mise en valeur de la zone du littoral. Ainsi, en plus de l’annonce de la libération de ces espaces d’ici deux mois, le gouvernement a aussi averti: « les contrevenants de déversements de déchets solides et d'eaux usées sur les rives et les berges de nos plans d'eau sont passibles de sanctions pénales et les auteurs des cessions frauduleuses de tout domaine public. Les sanctions vont suivre désormais, pour que force reste à la loi ».
Environnement 29 mars 2023


Réforme de la Police municipale: Les détails sur la carrière et les grades des agents
Les règles statutaires communes aux agents de Police municipale sont désormais fixées. Le décret régissant cette catégorie professionnelle a été pris, le 22 février dernier, et rendu public par le gouvernement. Ce dernier, récemment, offrait la possibilité à toutes les communes qui en expriment le besoin de créer leur Police municipale après autorisation.La réforme de la Police municipale garantit désormais une meilleure organisation à cette unité. Selon le décret 2023-062 du 22 février 2023 portant règles statutaires communes aux agents de Police municipale, le corps des agents de la Police municipale comprend quatre grades. Il s’agit des gardiens de Police municipale stagiaires, des gardiens de Police municipale de troisième classe, des gardiens de Police municipale de deuxième classe et des gardiens de Police municipale de première classe. En organisant les grades de cette manière, le décret précise que « les agents de la Police municipale obéissent à une organisation hiérarchique». Ainsi, seuls les agents du grade inférieur ayant subi avec succès une évaluation avec satisfaction de l’encadrement peuvent accéder au grade suivant. Conformément à la décision du conseil des ministres donnant les nouvelles orientations fondant la Police municipale, le dernier alinéa de l’article 3 dispose que « nul ne peut exercer comme agent de la Police municipale de première classe plus de trois ans ». Le nouveau décret régit également le processus de recrutement des agents de cette unité sous tutelle des mairies. Ainsi, la sélection pour le recrutement dans ce corps est organisée par la direction générale de la Police républicaine qui, au besoin, y associe d’autres structures compétentes. Et les candidats à cette profession, en dehors du fait qu’ils doivent avoir entre 20 et 25 ans, doivent entre autres, être titulaires du baccalauréat ou d’un diplôme équivalent et subir une enquête de moralité. S’agissant des conditions générales, l’article 7 stipule que « les candidats déclarés définitivement admis, après la visite médicale et l’enquête de moralité, sont nommés, sur proposition du directeur général de la Police républicaine, élèves-gardiens de la Police municipale, par décision du maire contresignée par le secrétaire exécutif de la mairie». De plus, chaque élève-gardien de Police municipale nommé, signe un contrat de travail administratif dont la durée, incluant les périodes de formation, d’essai et de service au grade de troisième classe, est de quatre ans. Quant au contrat de l’agent de la Police municipale, le décret impose qu’il est renouvelable deux fois pour une durée de trois ans, chacune. « Dans tous les cas, le cumul des durées de contrat de travail de l’agent de Police municipale ne peut excéder dix ans », selon le même article 7 du décret en son dernier alinéa.

Avancée !

Contrairement au décret 2009-27 du 4 février 2009 portant modalités d’exercice des pouvoirs de Police administrative du maire dans les communes à statut particulier en République du Bénin, celui 2023-062 du 22 février 2023 permet aux communes à statuts intermédiaire et ordinaire de disposer également de cette institution de maintien de l’ordre et de mise en œuvre de la Police administrative. Cette décision prise par le gouvernement tient compte des nouvelles exigences de la décentralisation et apporte un élément nouveau dans l’attelage susceptible d’impulser le développement des communes qui n’avaient pas jusque-là les prérogatives pour se doter d’une Police municipale. Le nouveau décret offre également la possibilité aux agents de la Police municipale d’intégrer les corps de sécurité et de défense au plan national. « Placée sous l’autorité fonctionnelle du maire de commune, la Police municipale est animée par des agents dont les règles statutaires communes sont fixées par un autre décret pris à cet effet. Celui-ci prévoit entre autres que ceux qui auront exécuté avec satisfaction au moins un contrat en qualité de policier municipal, seront éligibles au recrutement sur titre dans les Forces de sécurité publique, militaires et paramilitaires », informe le Conseil des ministres qui indique aussi les limites des compétences de la Police municipale.

Constance !

Malgré cette réorganisation, les prérogatives des agents de la Police municipale restent inchangées. Sauf que ces agents sont mieux suivis et mieux évalués. Ils sont ainsi chargés d’assurer la Police de la circulation et du stationnement. Dans ce sens, ils peuvent interdire l’accès à certaines voies, si le besoin l’impose. Cette unité assure aussi la Police des funérailles et des lieux de sépulture. Faute pour le propriétaire ou ses ayants droit d’entretenir un terrain non bâti situé à l’intérieur d’une zone d’habitation ou à une distance maximum de 50 mètres des habitations, dépendances, chantiers, ateliers ou usines lui appartenant, la Police municipale peut, pour des motifs d’environnement, lui notifier par arrêté l’obligation d’exécuter, à ses frais, les travaux de remise en état de ce terrain après mise en demeure. Si, au jour indiqué par l’arrêté de mise en demeure, les travaux de remise en état du terrain prescrits n’ont pas été effectués, la Police municipale peut faire procéder d’office à leur exécution aux frais du propriétaire ou de ses ayants droit… De même, la Police municipale assure, entre autres, la Police des baignades et des activités nautiques pratiquées à partir du rivage avec des engins de plage et des engins non immatriculés. Elle règlemente aussi l’utilisation des aménagements réalisés pour ces activités et pourvoit d’urgence à toutes les mesures d’assistance et de secours.
Actualités 28 mars 2023


Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle: Cap sur la deuxième édition prévue pour mai prochain
Le ministère du Numérique et de la Digitalisation organise, les 11 et 12 mai prochains à Cotonou, la deuxième édition du Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l'Intelligence artificielle (Senia). L’objectif de cet évènement est de promouvoir l'entrepreneuriat numérique avec un accent particulier sur les enjeux stratégiques, socio-économiques, politiques et éthiques de l'Intelligence artificielle (Ia) en Afrique et au Bénin. Rencontre d’échanges et promotion de l'entrepreneuriat numérique et de l’Intelligence artificielle, la deuxième édition du Salon de l'Entrepreneuriat numérique et de l'Intelligence artificielle (Senia) aura lieu, les 11 et 12 mai prochains à Cotonou. L’édition 2023 du Senia est placée sous le thème « Contenus locaux, nouveaux métiers et données ouvertes ». Le choix de ce thème s’explique par le fait que le traitement des big data a contribué à la naissance de nouveaux métiers et permis une analyse plus fine du monde en vue d’une réutilisation intelligente des informations collectées. Selon Franscica Dossou Adikpéto, responsable de la Cellule de communication et marketing de l’économie numérique, le Senia apparait comme une opportunité pour exposer, expliquer et démontrer en quoi consistent l'Intelligence artificielle et le numérique d’une part et comment la quatrième révolution industrielle peut transformer notre quotidien et faire progresser le Bénin et l'Afrique d’autre part. Au cours du Senia 2023, les principaux acteurs et partenaires de l’écosystème du numérique seront réunis pour échanger sur des sujets en rapport avec le thème, présenter les innovations, solutions et idées prometteuses dans le secteur, faire connaitre au public les métiers d’avenir et mettre l’accent sur ceux à développer au Bénin pour accompagner le développement numérique en marche. C’est le cas du panel sur « Comment préparer la jeunesse béninoise aux nouveaux métiers du numérique et de l'Ia (Data analyst, Data scientist, Data steward, etc.)? Quelles approches spécifiques pour l'intégration des femmes? ». L’édition 2023 du Senia constitue également un cadre d’affaires et de réseautage entre professionnels du secteur en vue de l’établissement d’accords de partenariats techniques, financiers et commerciaux. Il y aura aussi des sessions de démonstrations sur l'utilisation de l'Ia dans différents domaines comme le Traitement naturel du langage (Tal), l’Ia dans les domaines de l'agriculture et de la santé. La participation aux diverses activités d’échanges du Senia (panels, ateliers et conférences) est libre et gratuite pour l’auditoire, sous réserve d’inscription ou d’enregistrement à l’adresse senia.info@gouv.bj ou sur la plateforme Senia. A noter que les meilleures innovations du secteur numérique seront récompensées à l’issue de cette deuxième édition du Senia qui s’annonce comme une aubaine pour les acteurs de l’écosystème de l’entrepreneuriat numérique et de l’Ia. Numérique 28 mars 2023


Enseignements primaire et secondaire: La qualité des manuels scolaires en débat à Porto-Novo
Porto-Novo abrite, depuis ce lundi 27 mars, un atelier national de restitution des résultats de l’évaluation indépendante de la qualité des manuels scolaires des cours primaire et secondaire.L’amélioration de la qualité des enseignements/apprentissage/évaluation aux cours primaire et secondaire est une priorité pour le gouvernement. Un atelier national se tient à cet effet à Porto-Novo et réunit tous les acteurs du secteur de l’éducation. Il porte sur la restitution des résultats de l’évaluation indépendante de la qualité des manuels scolaires, ressources éducatives les plus utilisées par les enseignants et les élèves dans les pays d’Afrique subsaharienne francophone. Le séminaire qui a démarré hier pour durer deux jours vise quatre objectifs. Il s’agit de présenter les résultats de l’évaluation au Bénin et de proposer une feuille de route de mise en œuvre des recommandations issues du rapport national d’évaluation. Les travaux permettront ensuite aux participants de discuter des propositions de production et diffusion des ressources éducatives génériques mutualisables et de promouvoir la Déclaration de Cotonou. Laquelle déclaration fédère les pays autour d’une volonté commune de poursuivre les évaluations de la qualité les manuels scolaires afin de renforcer le partage des bonnes pratiques. Ouvrant les assises, Blaise Akakpo, représentant le ministre des Enseignements maternel et primaire, insiste sur l’importance des manuels scolaires. Ceux-ci constituent de véritables vecteurs de connaissances diverses, d’affinement de la culture générale et/ou spécifique, voire de transmission de la vision économique d’un pays. Seulement, l’état des lieux des systèmes éducatifs des pays d’Afrique subsaharienne francophone surtout pour le niveau primaire révèle de grands défis à relever encore pour assurer une éducation de qualité à tous et pour tous. Blaise Akakpo salue l’évaluation de la qualité des manuels scolaires du primaire en Mathématiques et Français et du premier cycle du secondaire en Mathématiques, Français et Sciences dont le processus été lancé en novembre 2021. Cette initiative s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du projet Ressources éducatives piloté par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) avec l’appui financier de l’Agence française de développement (Afd) au profit de six pays, notamment le Bénin, le Burundi, Madagascar, le Niger, le Sénégal et le Togo. L’exercice purement technique a permis aux équipes d’évaluer 138 manuels scolaires dont 12 au Bénin. Atteindre les Odd 4 Blaise Akakpo se réjouit de la tenue de cet atelier de restitution des résultats de cette évaluation qui concourra à améliorer ultérieurement la qualité des enseignements avec la prise en compte des recommandations d’ordres tant général que spécifique propres à chaque pays. Guillaume Husson, représentant le directeur du bureau régional de l’Unesco pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel, relève que la rareté et la qualité des manuels scolaires nuisent parfois à la qualité des enseignements/ apprentissage dans certains pays. Ainsi, les efforts doivent être poursuivis, soutient-il, en faveur de la conception, de la production, l’achat, la diffusion et l’utilisation des manuels scolaires de qualité avec le soutien des partenaires techniques et finances. Ce qui permettra de garantir aux enfants un accès équitable à une éducation inclusive et de qualité pour l’atteinte des objectifs n°4 des Objectifs de développement durable (Odd), salue Hilaire Hounkpodoté, représentant le secrétaire général de la Conférence des ministres de l’éducation des Etats et gouvernements de la francophonie (Confemen) qui participe aussi à la mise en œuvre du projet. Actualités 28 mars 2023


Etat du système bancaire national: Le total bilan des établissements de crédit consolidé de 12,56 %
Le siège de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao) à Cotonou a abrité, vendredi 24 mars dernier, la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de l’institution et les directeurs généraux d’établissements de crédit, au titre de l’année 2023. Un point de presse a permis aux journalistes, au terme de la rencontre, d’être situés sur les principaux points de la rencontre.L’état du système bancaire national à fin décembre 2022, la situation du rapatriement des recettes d’exportations et les mesures initiées par les établissements de crédit à l’endroit des sociétés exportatrices, la mise en œuvre par les établissements de crédit, des mesures de vigilance et de déclaration à la Cellule nationale de traitement des informatiques financières (Centif), des opérations suspectes en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (Lcb/Ft). Tels sont les points principaux abordés lors de la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de la Bceao et les directeurs généraux d’établissements de crédit, au titre de l’année 2023. Et dont la teneur a fait l’objet d’un point de presse tenu par Emmanuel Assilaméhoo, directeur national de la Bceao et Lazare Noulékou, président de l’Association professionnelle des banques et établissements financiers du Bénin (Apbef-Bénin), à son terme. S’agissant du premier point relatif à l’état du système bancaire, le directeur national de la Bceao a souligné que l’activité des établissements de crédit a globalement progressé au cours de l’exercice 2022. Les indicateurs font état d’un total bilan qui s’est consolidé de 12,56 % : 5 924,5 milliards de francs Cfa contre 5 263,3 milliards à fin décembre 2021. Il convient de relever à travers ces indicateurs que les crédits bancaires ont crû de 33,04 % pour s’établir à 2 627,4 milliards contre 1974,8 milliards en 2021. La qualité du portefeuille de la place a poursuivi sa dynamique d’amélioration, s’est satisfait Emmanuel Assilaméhoo tout en relevant que le taux brut de dégradation de ce portefeuille au Bénin est ressorti à 7,18 % à fin décembre 2022 contre 16,7 % un an plus tôt. Ce taux est inférieur à la moyenne de 8,4 % enregistrée dans l’Union à la même période. La place, en outre, est ressortie globalement solvable avec un ratio de solvabilité de 14,65 % pour une norme requise de 11,250 % minimum. En somme, il notera que le système bancaire s’est révélé performant et résilient avec des banques qui ont réussi à assainir le portefeuille clients. Des résultats globalement positifs qui appellent toutefois à la vigilance des établissements de crédit quant à l’évolution de leur déficit de trésorerie et du taux débiteur appliqué à la clientèle.

Obligation de rapatriement de recettes

Concernant le deuxième point, l’Apbef-Bénin a présenté, au cours de la première réunion trimestrielle de concertation entre le directeur national de la Bceao et les directeurs généraux d’établissements de crédit, les résultats du rapatriement des recettes d’exportations sur la place à fin décembre 2022. Il a été fait cas en particulier du taux d’encaissement des recettes par les entreprises, ressorti à 89,4 % au lieu des 100 % requis par les textes en vigueur. Selon le point présenté par le directeur national de la Bceao, les établissements de crédit ont été sensibilisés en vue d’amener les entreprises à atteindre cette cible. Il est à retenir que les transferts pour les paiements extérieurs en devises des entreprises en défaut de rapatriement de recettes d’exportations ne seront plus exécutés par les banques et la Bceao, dans l’intervalle. En outre, les sanctions prévues en la matière par la loi en vigueur seront prises à l’encontre des entreprises en infraction. Ainsi, n’auront-elles plus le droit d’utiliser les devises rapatriées par les autres sociétés pour leur couverture. Le troisième point a donné l’occasion à l’institution financière régionale d’écouter les directeurs généraux d’établissements de crédit sur les dispositions prises en leur sein pour se conformer à leurs obligations en matière de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, notamment en ce qui concerne la régularité et l’exhaustivité des déclarations des opérations suspectes à la Centif. Les directeurs généraux, au cours de la rencontre, ont été également sensibilisés à l’effet d’éviter toute spéculation sur les nouvelles orientations de la politique monétaire dans l’Union et sur les décisions de normalisation de la régularisation de la liquidité par la banque centrale à ses guichets. A la suite de la présentation des principaux points abordés au cours de la réunion de concertation, diverses questions relatives à l’état réel du système bancaire national, à l’obligation faite aux entreprises de rapatrier à la Bceao les recettes d’exportations, aux sanctions encourues par les fautifs, à la lutte contre le blanchiment d’argent et le terrorisme ont été évoquées par les journalistes.
Economie 27 mars 2023


Mois de la Francophonie au Bénin: Un riche programme d’activités à découvrir
Les pays francophones ont célébré, le 20 mars dernier, la Journée internationale de la Francophonie. Dans ce cadre, le mois de la Francophonie a été lancé au Bénin, vendredi 24 mars dernier, en présence de hauts responsables de l’Organisation internationale de la Francophonie (Oif) et du chef de la diplomatie béninoise.« 321 millions de francophones, des milliards de contenus culturels ». C’est autour de ce thème que les pays ayant la langue française en partage, commémorent la Journée internationale de la Francophonie, édition 2023. Ce thème met l’accent sur la création francophone, sa diversité et son accès en ligne. Au Bénin, la célébration s’étend sur tout le mois de mars et sur toute l’étendue du territoire national. Plusieurs activités culturelles, scientifiques, artistiques, de promotion de la langue française, et de la diversité culturelle sont au menu. Un programme riche et varié lancé, vendredi dernier, par Aurélien Agbénonci, ministre des Affaires étrangères et de la Coopération, en présence de Mai Hoang Thi Tran, représentante de l’Organisation internationale de la Francophonie pour l’Afrique de l’Ouest, Marc Vizy, ambassadeur de France près le Bénin et président du groupe des ambassadeurs francophones, et bien d’autres personnalités. Les « activités sont program-mées et coordonnées par la Commission nationale permanente de la Francophonie, en relation avec plusieurs partenaires internationaux et structures internes. Je vous convie à ces activités, notamment la Nuit de la Francophonie à Natitingou, les résidences d’écritures, le jeu-concours Promotion de la langue française (Prolaf), etc. (…) Je pense que nous avons un faisceau d’activités qui prouvent que notre pays est résolument un membre majeur de l’Oif… », se réjouit le chef de la diplomatie béninoise. Ces activités ont été initiées afin de marquer de façon significative la célébration de cette année, a laissé entendre Paulin Agbetokpanhoun, secrétaire général de la Commission nationale permanente de la Francophonie. Pour Mai Hoang Thi Tran, le lancement du mois de la Francophonie au Bénin témoigne de la vitalité du projet francophone et du dynamisme des acteurs publics diplomatiques, du secteur privé et de la société civile du pays. La diversité de ces acteurs et le travail collégial qu’ils réalisent pour le rayonnement de la Francophonie, de ses valeurs et de ses actions symbolisent l’esprit de la solidarité active et agissante qui, dès le départ, caractérisait la francophonie des solutions, et qui depuis 2019 nourrit la Francophonie de l’avenir voulue par Louise Mushikiwabo, la secrétaire générale de l’Organisation. «Malgré les défis d’un espace en évolution, nous avons pu garder constant cet esprit de solidarité et notre volonté de co-construire des actions afin d’être plus présents auprès des populations de l’espace », a apprécié Mai Hoang Thi Tran, avant de rappeler les priorités stratégiques et les réformes mises en œuvre pour rendre l’Oif « plus agile et plus moderne ». « Dans un monde marqué par beaucoup d’irrationalités, dans un monde qui a l’air d’avoir choisi le chaos plutôt que l’ordre, je pense que l’espace francophone peut être porteur d’espoir, peut faire la différence, peut entonner une symphonie différente : celle de la paix. », a soutenu Aurélien Agbénonci. Au cours de la cérémonie, le ministre des Affaires étrangères et de la Coopération et la représentante régionale ont fait un bilan sommaire de la contribution du Bénin à l’Oif et des actions de l’Organisation dans le pays. L’assistance a également suivi le message de Louise Mushikiwabo à l’occasion de la Journée. Actualités 27 mars 2023


Pôle agroalimentaire d’Abomey-Calavi et caserne d’Allada: Patrice Talon constate l’avancement des chantiers
Le chef de l’Etat est allé visiter, ce jeudi 23 mars, le chantier de construction du pôle agro-alimentaire et de l’abattoir d’Abomey-Calavi d’une part et la nouvelle caserne d’Allada d’autre part. Si au niveau de l’infrastructure marchande, les travaux sont presque à terme, le camp militaire lui, accueille déjà ses occupants.Les commerçants de produits en gros et ceux des abattoirs du marché international de Dantokpa pourront s’installer dans les prochaines semaines dans leurs nouveaux locaux érigés dans la commune d’Abomey-Calavi. C’est ce qu’on peut dire au regard de l’état d’évolution du chantier constaté par Patrice Talon, président de la République, ce jeudi 23 mars, au cours de la visite qu’il a effectuée sur les lieux. Cette plateforme agroalimentaire en construction au quartier Zopah s’étend sur une superficie de 168 ha 18a 6. Le chef de l’Etat, accompagné de José Tonato, ministre du Cadre de vie et du Développement durable, a parcouru presque l’entièreté de la superficie pour toucher du doigt la qualité des travaux. En réalité, il ne reste que la finition et les travaux confortatifs pour que le chantier soit livré. D’ailleurs, informe-t-on, la majeure partie du personnel affecté à cet ouvrage est déjà démobilisée. Les travaux de la plateforme agroalimentaire constituée d'un marché physique de gros, d'un abattoir et des bâtiments techniques et administratifs dans le Grand Nokoué à Abomey-Calavi ont été lancés en janvier 2021. Ce pôle agroalimentaire est composé de deux entrepôts frigorifiques à température positive de 99 000 m² chacun, intégrant des locaux spécialisés notamment la boucherie et les poissonneries, des locaux techniques et des sanitaires. Selon les prévisions, l’infrastructure comporte aussi six zones de produits vivriers constituées de deux bâtiments vrac « Case » et quatre bâtiments « Carreaux » intégrant les locaux techniques et sanitaires. [caption id="attachment_94428" align="alignnone" width="450"] Le chef de l'Etat appréciant le niveau d'avancement...[/caption] Le pôle agroalimentaire et l’abattoir constituent, selon le gouvernement, des solutions partielles à la restructuration de l'offre marchande et commerciale concernant le marché Dantokpa». Ce pôle va récupérer le marché de gros de Dantokpa, dans une logique plus moderne, avec une logistique innovante dans la sous-région ouest-africaine.

Au camp !

Patrice Talon s’est également rendu à la caserne d’Allada. Cette infrastructure ultramoderne qui accueille la garde nationale, la nouvelle composante des Forces armées béninoises (Fab), constitue une des réalisations majeures du régime de la Rupture. Depuis la fin des travaux et son occupation par les bénéficiaires, c’est la toute première fois que le chef suprême des armées s'y rend. Guidé par des officiers, le président de la République a visité les différents compartiments, de la réfection à la salle de tirs en passant par les dortoirs, les bâtiments administratifs, la salle de compresseur d’air, etc.
Actualités 24 mars 2023


Transformation de soja dans la commune de Kouandé: Une unité moderne aux femmes de Chabi Couma
Trois coopératives de femmes transformatrices de soja en fromage bénéficient depuis mercredi 22 mars dernier d'un complexe moderne de transformation à Chabi Couma dans la commune de Kouandé. Une réalisation du Projet promotion de l’Agriculture (ProAgri4) de la Coopération allemande au Bénin en collaboration avec la mairie de Kouandé et le Centre de formation Liweitari.Les transformatrices de soja en fromage des coopératives Isso Issinan, Lahinssiré 1 et 2 de l’arrondissement de Chabi Couma, membres de l’Agribusiness Cluster Soja de l’Atacora bénéficient de la première unité moderne de transformation du soja au Bénin. Cette réalisation, elles la doivent à l’équipe du ProAgri4 qui, de concert avec la mairie de la localité et le Centre de formation Liweitari, a voulu rendre ainsi leur activité moins pénible et plus lucrative. Installée sur un périmètre d’un demi-hectare offerte par la commune, l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma est un bloc subdivisé en trois compartiments. Chacun des compartiments dispose d’un magasin de matières premières, d’une salle de trempage avec robinet et bassines, d’une salle de moulin avec machine, d’une salle de travail, et d’un magasin de produit fini. Toutes les salles de travail comportent des tables et étagères en structure métallique avec des roulettes (qui facilitent le déplacement de la matière première et du matériel) et quatre foyers améliorés. Alimenté à l’énergie solaire, le site dispose d’un château d’eau à pompe immergée, de toilettes modernes et d’un local technique. Tout ceci en fait une unité autonome et unique en son genre au Bénin en ce sens qu’elle permet désormais aux femmes transformatrices de soja de respecter la règle d’or à savoir «?la marche en avant?», dans leur processus de fabrication du fromage. La cérémonie de mise en service officielle de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma a connu la présence de plusieurs autorités du ministère de l’Agriculture, du département de l’Atacora et de la commune de Kouandé, de l’équipe du ProAgri4 ainsi que des différents projets du Secteur Vert de la Giz au Bénin. Dans son discours d’inauguration, Françoise Comlan Assogba, secrétaire générale du ministère de l’Agriculture a déclaré que la construction de l’unité de transformation de soja en fromage de Chabi Couma témoigne de l’effectivité de l’émergence de la filière soja au Bénin. Elle ajoute que le ProAgri4 partenaire de longue date du secteur agricole béninois, fait bien de choisir le mois de mars pour manifester son soutien à la cause féminine, car dit-elle, il s’agit d’un « cas palpable de women empowerment?». «?Je suis convaincue que ce bâtiment augure d’un bel avenir pour la chaîne de valeur fromage de soja pour la commune de Kouandé et fera cas d’école pour d’autres localités du Bénin?», a-t-elle ajouté.

Le défi de la durabilité

Au-delà de l’euphorie générale, Joachim Becker, chef du Projet ProAgri4, pense à l’avenir en soulignant que les coopératives bénéficiaires ont un plus grand défi à relever. «?Nous devons être conscients qu’aussi fantastique et réussi que ce projet nous semble, il doit encore faire son baptême de mise en œuvre et les preuves de son fonctionnement qui permettra aux femmes de continuer leur production et de l’améliorer davantage en ce qui concerne la qualité du fromage et la quantité produite.?», précise-t-il. Pour les bénéficiaires, le joyau mis à leur disposition est déjà un grand soulagement. «?Quand on transformait le soja chez nous, on se fatiguait et la fumée nous gênait. Mais avec cette unité, nous sommes soulagées. Nous sommes contentes?», confie Micheline Akobassa, porte-parole des bénéficiaires. Elle promet qu’un usage rigoureux sera fait de l’unité. Sanni Didier Kouandé Sounon, maire de Kouandé, quant à lui, félicite les différents intervenants sur le projet et plus particulièrement le ProAgri4. À l’en croire, la mairie prend l’engagement d’équiper davantage le site en aire de séchage et en dispositif de sécurité afin d’en garantir une jouissance rentable et durable.
Région 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Eléonore Ladékan Yayi, Yao Ydo et Urbain Amégbédji édifient
A la faveur de la conférence en ligne, jeudi 23 mars, sur le thème :« Repenser les curricula de formation pour les emplois d’aujourd’hui et de demain », Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé le parcours du Bénin sur ce chantier, et levé un coin de voile sur les perspectives. Il a été appuyé par le directeur général de l’Agence nationale pour l’Emploi qui a partagé avec l’auditoire les réalités et dynamiques du terrain. La stratégie du gouvernement béninois visant à transformer les curricula de formation est en parfaite adéquation avec les recommandations du Bureau international d’éducation (Bie) qui est un centre de l’Unesco spécialisé dans le développement des contenus, méthodes et structures d’éducation. Du moins, c’est qui ressort des développements faits par Yao Ydo, directeur du Bie. Les trois intervenants de la conférence en ligne initiée par le journal La Nation, ont édifié sur les initiatives et approches mises en oeuvre pour changer de paradigmes, réformer les politiques et systèmes de formation standards. Le travail d’adaptation des curricula de formation que fait le gouvernement béninois est en parfaite cohérence avec les pistes retenues par l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) pour bâtir un système éducatif plus pertinent en Afrique. L’intervention de Yao Ydo, directeur du Bureau international d’éducation (Bie) de l’institution, à l’occasion du webinaire organisé par le quotidien La Nation, ce jeudi, l’illustre à suffisance. Le Bie accompagne les Etats comme le Bénin, qui souhaitent bâtir un système éducatif plus résilient face aux catastrophes, aux pandémies/épidémies, etc. Pour y arriver, l’institution propose 16 leviers d’amélioration de la qualité de l’offre de formation. Yao Ydo cite quelques-uns qui, de son point de vue, pourraient aussi intéresser le Bénin au regard des défis actuels de son système éducatif. « Le premier levier, dit-il, est l’allègement des programmes scolaires ». Le directeur du Bie rappelle, en effet, que les programmes et les curricula sont trop chargés, lourds, avec des cours obsolètes qui sont dans les programmes de formation depuis plusieurs dizaines d’années. Il est ravi que le Bénin soit déjà engagé dans cette dynamique de suppression des cours qui alourdissent inutilement les programmes et curricula de formation. « Le deuxième axe que propose le Bie, c’est la promotion des pédagogies innovantes basées sur la créativité, ceci en lieu et place de la mémorisation qui sous-tend les pédagogies actuelles », informe Yao Ydo. Les meilleurs élèves à une époque donnée, détaille-t-il, sont ceux qui mémorisent les cours et les déversent intégralement lors des évaluations. Mais aujourd’hui, les apprenants, plus actifs, ingénieux et curieux ne veulent plus de la mémorisation. L’Unesco tient compte de cette tendance et suggère davantage la promotion de la créativité et de l’esprit critique des enfants. Autrement dit, il faut changer les vieilles pédagogies et promouvoir des pédagogies innovantes. [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] [caption id="attachment_94400" align="alignnone" width="450"] Urbain Amégbédji[/caption] Le troisième axe est la réduction du quantum horaire. Les apprenants ont du mal aujourd’hui à se concentrer pendant une heure de cours en classe. Pourtant, il y a des cours d’une heure et plus dans les écoles et universités. L’Unesco a engagé des réflexions pour qu’il y ait des matières de 30 ou 40 min. Le Bénin est aussi dans cette dynamique et fait un gros effort dans ce sens. A ce sujet, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, donne l’exemple des universités publiques qui ont réduit les quantums horaires de plusieurs cours.

Le numérique devenu incontournable

La promotion des Technologies de l’information et de la communication (Tic), de l’enseignement hybride et du numérique à l’école est le quatrième axe que propose l’Unesco. « C’est heureux de savoir que le Bénin a mené beaucoup d’actions en 2020 lorsque les écoles étaient fermées en raison de la Covid-19, pour la continuité de l’éducation par l’utilisation des Tic. Vous êtes un des pays qui ont réussi le mieux à faire quelque chose…», a reconnu le directeur du Bie. Mais en Afrique, moins de 5 % des enfants ont bénéficié de la continuité de l’éducation au cours de la pandémie, regrette-t-il. En misant donc sur les Tic, son institution souhaite maximiser le potentiel de l’intelligence artificielle et des smartphones au profit de la pédagogie et de l’éducation. « Nous voulons lutter contre l’interdiction des smartphones en classe… », fait-il savoir. A l’en croire, si l’on veut que les enfants et les jeunes s’intéressent à une thématique, il faut la mettre dans les tablettes et les smartphones afin d’accompagner les enseignants. De plus, à travers cet axe, l’Unesco veut accélérer la promotion des compétences digitales dès le primaire, car en Afrique, des millions d’apprenants font de la classe de Ci en Terminale sans toucher à un ordinateur. « Selon des études de la Banque mondiale, d’ici 20 à 30 ans, 70 % des emplois actuels vont disparaitre au profit d’emplois basés sur les compétences numériques. Donc, nous devons préparer les enfants, les occuper et leur permettre de créer leur propre emploi… », a souligné Yao Ydo. Sur ce point, le Bénin œuvre inlassablement avec ses partenaires en initiant beaucoup d’actions comme les classes numériques et la formation des jeunes aux métiers du numérique. Un autre axe sur lequel le Bie travaille et qui pourrait aussi intéresser le Bénin, c’est la promotion des curricula endogènes. « Nous voulons travailler à ce que l’école cesse d’être le lieu où les cultures africaines se meurent… L’objectif, c’est comment faire pour que les cultures africaines et l’éducation multilingue soient valorisées à l’école… », précise le directeur du Bureau international d’éducation de l’Unesco. Une fois encore, le webinaire du quotidien La Nation a été un moment riche en échanges et partage d’expériences. Tous les points de vue s’accordent sur l’adaptation des curricula aux emplois d’aujourd’hui et de demain, et la formation des apprenants à l’auto-emploi, même si les approches pour y arriver peuvent varier. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


Adaptation des curricula de formation au marché du travail: Les grands chantiers et perspectives au Bénin
L’adéquation entre la formation et l’emploi est devenue l’un des défis urgents, auquel font face les Etats africains, pour assurer l’avenir d’une population majoritairement jeune. C’est à dessein que le journal La Nation s’est penché sur la problématique, au cours de sa conférence thématique de ce 23 mars. Prenant part aux discussions, Eléonore Yayi Ladékan, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, a dressé un bref bilan de ce qui se fait au Bénin, pour répondre à ce rendez-vous africain de changement de cap en matière d’enseignement. A l’en croire, depuis 2010, le pays s’est engagé dans cette dynamique qui consiste à repenser les curricula de formation pour offrir de meilleures chances aux apprenants. Ce processus s’est davantage renforcé depuis 2018, a-t-elle indiqué. « En 2018, le gouvernement a pris la décision d’adopter une grande stratégie de l’enseignement, de la formation technique et professionnelle. A partir de ce moment, il y a eu une révision de tout ce que nous avons comme offre de formation, de sorte à réduire la dose théorique au profit de la dose pratique », fait-elle savoir. Les volets technique et professionnel ont été séparés du volet enseignement général habituellement déroulé. Des professionnels associés Au niveau des universités également, ajoute la ministre Ladékan, ce continuum est mis en place à travers de nouvelles initiatives notamment celles des instituts universitaires pour l’enseignement professionnel. « C’est une initiative qui prend son envol cette année avec une première promotion. Depuis 2010, avec le système Lmd, au niveau de toutes les universités, il y a eu une révision des offres de formation, en lien avec les besoins du marché », explique-t-elle. Urbain Amégbédji, directeur général de l’Agence nationale pour l’emploi (Anpe), atteste que cette réorientation du système éducatif béninois part d’un certain nombre de constats. Il relève que le marché de l’emploi est dans une dynamique d’évolution telle qu’il donne l’impression que la formation va moins vite. « Le marché et les métiers se transforment, les besoins des entreprises évoluent tandis que les curricula et le système de formation changent à un rythme beaucoup plus lent. Les jeunes livrés sur ce marché par les universités et les centres de formation ne répondent pas toujours aux aptitudes et compétences demandées », a-t-il expliqué. Pour corriger un tant soit peu le tir, avec l’avènement du système Lmd, les offres de formation ont été revisitées. [caption id="attachment_94399" align="alignnone" width="450"] Eléonore Yayi Ladékan[/caption] [caption id="attachment_94401" align="alignnone" width="403"] Yao Ydo[/caption] « On ne peut pas dire que toute la révision est à 100 % mais la plupart des offres de formation ont été revues de sorte à les adapter aux besoins du marché qui deviennent de plus en plus accessibles », précise la ministre Ladékan. A l’en croire, cette dynamique est en bonne marche au niveau des quatre universités fonctionnelles avec une implication des professionnels dans l’élaboration des offres de formation. « Cela permet aux apprenants de pouvoir régler un tant soit peu leur problème de mise en stage et les problèmes de leur insertion professionnelle. Au niveau du Bénin donc, que ce soit l’enseignement secondaire, technique, professionnel, général, ou que ce soit au niveau des universités, il y a une bonne révision des curricula parce que nous ne pouvons plus continuer de former les apprenants et qu’il leur soit difficile de pouvoir s’insérer dans la société », a insisté Eléonore Yayi Ladékan.

Des organes mis en place

La ministre souligne également que dans cette vision de transformer l’éducation de sorte à la mettre au service du développement, certains organes ont été mis en place. Il s’agit, entres autres, de l’Agence de développement de l’enseignement technique qui est une agence qui révolutionne les pratiques et contribue à cette ambition de mettre plus de dose pratique dans les éventails de formation. Il y a aussi, au niveau de l’enseignement supérieur, le Conseil national de l’éducation qui régule et revisite les offres de formation. « Il a été suspendu la plupart des offres de formation nouvelles parce qu’il faut faire le point de l’existant, les revisiter, et les allier aux nouveaux besoins, afin de s’assurer de ce qui manque… », souligne la ministre. Dans cette perspective, le gouvernement a mis en place, la Délégation générale au contrôle et à l’éthique qui devra s’assurer que cette marche entamée en ce qui concerne la révision des curricula se poursuive avec une bonne dose d’engagement des différents acteurs. « Nous avons confiance et espoir que d’ici quelques années, nous allons inverser la tendance. Il y a déjà des entités qui forment en matière de formation professionnelle dans les universités, il y a des entités qui donnent des formations continues pour renforcer les acquis de connaissances pour de courte durée. Et l’expérience des instituts universitaires d’enseignement professionnel, qui constituent le continuum de la stratégie enseignement et formation techniques et professionnelles au niveau du supérieur, est une expérience révolutionnaire qui permettra aux apprenants de s’offrir un maximum de connaissances pour pouvoir s’insérer dans la vie», a conclu la ministre. Par Arnaud DOUMANHOUN & Ariel GBAGUIDI
Société 24 mars 2023


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