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Nouvelles

Amélioration de la production agricole : Environ 673 coopératives déjà immatriculées dans le Borgou
Confiée aux directions départementales de l’Agriculture, de l’Elevage et de la pêche (DDaep), l’immatriculation des coopératives agricoles se déroule sur toute l’étendue du territoire national du Bénin. Le point effectué dans le Borgou est encourageant. Depuis quelque temps, les producteurs agricoles béninois sont appelés à se constituer en coopératives. C’est conformément aux exigences de la loi de l’Ohada. Lesquelles leur permettent d’avoir accès aux crédits. D’où l’opération d’immatriculation des différentes coopératives agricoles qui est en cours. Au niveau du département du Borgou, les producteurs agricoles ne sont pas du reste. En témoigne leur forte mobilisation pour la cause. A l’heure du bilan dans le Borgou, nombreuses sont les coopératives agricoles qui se sont fait recenser. Le Ddaep par intérim, Damien Hounkpèvi, s’est réjoui de l’intérêt que les agriculteurs ont accordé à l’opération. En effet, en termes d’organisations de producteurs agricoles déjà immatriculées, le Borgou en compte actuellement environ 673. A celles qui étaient dans les registres du Carder sont venues s’ajouter les 395 recensées par la direction départementale à la faveur du lancement de l’opération. Pour l’instant, il y a environ 630 qui ne se sont pas encore manifestées. Outre l’accès aux crédits, à l’aide de l’Etat ou l’appui des projets, la constitution en coopératives offre également de nombreux autres avantages aux producteurs agricoles. Elle permet à ces derniers, selon Damien Hounkpévi, de procéder à la vente groupée de leurs produits, puis de ne plus être vulnérables. Au niveau de la filière coton, le problème ne se pose plus pour autant avec par exemple les coopératives villageoises des producteurs de coton (Cvpc). Ce qui n’est pas tellement le cas, s’agissant de la filière anacarde. Actualités 26 mars 2020


Approvisionnement en eau potable dans le Borgou: Des hauts et des bas dans les communes
La communauté internationale a célébré, dimanche 22 mars dernier, la Journée mondiale de l’eau. Mais qu’elles résident à Parakou, ou dans la plupart des autres communes du département du Borgou, c’est diversement que les populations vivent le problème d’eau, en termes d’accès. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement béninois ne croise pas les bras. A l’instar des autres pays du monde, le Bénin a également célébré la Journée mondiale de l’eau, dimanche 22 mars dernier. Instituée depuis le 22 décembre 1992, par l’Assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (Onu), cette journée a été retenue pour sensibiliser à l’importance de la précieuse ressource indispensable à la vie mais qui, malheureusement, reste limitée et inégalement répartie. Elle est également consacrée à la mise en œuvre des recommandations de l'institution, notamment sur l’amélioration des conditions de son accès. En effet, selon l’Onu, une personne sur trois dans le monde, soit 2,2 milliards d’êtres humains n’ont toujours pas accès à l’eau, en 2020. Au Bénin, les chiffres de la Revue annuelle du secteur eau et assainissement gestion 2018, indiquent que ce sont 58 % de la population en zone urbaine qui ont accès à l’eau potable. En milieu rural, 60 % n’en ont pas encore. La situation est bien remarquable dans le Borgou où les populations sont confrontées au problème de la disponibilité de l’eau, en fonction des communes et même des localités dans lesquelles elles résident. En la matière, elles ne bénéficient pas des mêmes privilèges. Quelle que soit la saison au cours de l’année, celles de Parakou n’ont plus tellement à se plaindre. « La question de l’approvisionnement en eau potable à Parakou est quasiment résolue », soutient le directeur départemental de la Soneb dans le Borgou et l’Alibori, Char-Habilou Mama. « Désormais, avec la construction de la nouvelle usine de la ville, sans oublier l’extension du réseau de la première phase du projet de renforcement du système d’alimentation en eau potable, qui a permis de réaliser plus de 300 km de pose de conduite, la quantité d’eau produite permet de satisfaire les populations de cette ville », assure-t-il. « Sous peu, il y aura une deuxième phase d’extension qui va permettre la couverture intégrale de toute la ville », informe-t-il. Son souhait est de voir cette eau être utilisée judicieusement, surtout qu’elle fait défaut dans certaines localités du même département. Le calvaire Mais encore faudrait-il que l’eau soit disponible, pour ne pas avoir à la gaspiller. Pas besoin d’aller loin de Parakou, pour constater la souffrance des populations. En effet, parlant de calvaire par rapport à l’approvisionnement en eau potable, c’est ce que les femmes de la localité de Yarikpa, dans la commune de N’Dali, vivent au quotidien. Dès le lever du jour, elles sont obligées de parcourir des kilomètres, pour accomplir la corvée d’eau. Peu enviable parait également le sort des populations dans un camp peul, à Guessou Sud, commune de Bembèrèkè. Elles se contentent simplement de l’eau de surface, en la partageant avec le bétail. La situation est la même dans un hameau situé à près de 10 km de Sèkèrè, à Sinendé, puis à Alafiarou, commune de Tchaourou. Plus qu’une denrée rare, l’eau est un luxe. Et pourtant, une place de choix est accordée à l’accès à l’eau potable à toute la population béninoise d’ici 2021, dans le Programme d’action du gouvernement. Cet engagement est en lien avec l’Objectif de développement durable 6.2, eau propre et assainissement pour tous d’ici à 2030. A cet effet, le Bénin s’emploie à consentir les efforts qu’il faut. Il est aidé en cela par les partenaires techniques et financiers, ainsi que les Organisations non gouvernementales. Société 26 mars 2020


Energie électrique: Comment maîtriser le coût de la consommation
Au Bénin, la demande d’énergie est en pleine croissance. Ménages, opérateurs économiques, secteurs public et privé ont tous besoin de cette ressource. Mais d’aucuns se plaignent de l’inadéquation entre l’énergie utilisée et son coût. Et ce, dans l’ignorance que la hausse des factures est bien souvent due à la qualité des équipements électroménagers utilisés. Dans la maîtrise du coût de l’énergie électrique, les équipements électroménagers utilisés ont une grande part. En effet, l’utilisation des équipements énergivores constitue non seulement une source de dépenses importantes pour les populations mais aussi une situation qui occasionne un déficit énergétique au niveau national. Lorsque les factures d’électricité sont moins élevées chez le voisin alors que l’on estime avoir les mêmes charges que lui, la différence se trouve souvent au niveau de la qualité des équipements électroménagers. L’on se dit faire des économies en achetant des équipements de sources inconnues ou de deuxième main, mais c’est sans savoir que ces équipements sont parfois énergivores. Ils font bien plus dépenser de telle sorte que l’économie faite dans le coût d’achat s’étiole très vite à l’utilisation. Par ailleurs, ces équipements hors-normes favorisent l’émission des gaz à effet de serre qui contribue à la détérioration de l’environnement et au changement climatique. Or, l’utilisation des produits et équipements respectant les normes d’efficacité énergétique permet une réduction des dépenses énergétiques des ménages, une meilleure distribution de l’énergie à un plus grand nombre de personnes, à un coût raisonnable et favorise une meilleure préservation de l’environnement. Opter pour l’efficacité énergétique est une solution plus avantageuse. Le Millennium challenge account (Mca) définit l’efficacité énergétique comme un concept qui permet de choisir les moyens rationnels dans la consommation d’énergie utile pour un service rendu. « L’efficacité énergétique se définit comme une consommation en énergie moindre pour le même service rendu. C’est l’état de fonctionnement d’un système pour lequel la consommation d’énergie est minimisée pour un service identique rendu. Il s’agit de consommer moins pour le même confort ou pour le même travail. Cela permet d’éviter le gaspillage de l’énergie en rationnalisant la consommation de l’énergie et en utilisant des technologies appropriées qui ne sont pas gourmandes en énergie. L’efficacité énergétique permet à la fois d’assurer toujours plus de services en consommant le moins possible d’énergie. Il permet aussi d’endiguer les émissions de gaz à effet de serre », certifie Karine Gbaguidi Kérékou, directrice de la communication et des relations publiques de Mca-Bénin II, un programme axé sur le développement de l’énergie électrique au Bénin. L’efficacité énergétique de mise à partir du 30 juin prochain ! Conscient de l’importance de l’utilisation des produits respectant les normes d’efficacité énergétique, le gouvernement béninois a pris certaines dispositions contraignant les opérateurs à ne commercialiser que des produits efficients. Il s’agit en l’occurrence du décret 2018-563 du 19 décembre 2018 fixant les normes minimales de performances énergétiques et le système d’étiquetage énergétique des lampes et climatiseurs individuels en République du Bénin. Selon ledit décret, tous les importateurs, distributeurs et vendeurs de ces produits sont tenus de commercialiser des équipements répondant aux normes d’efficacité énergétique. Les équipements sont testés dans des laboratoires qualifiés pour contrôler les normes et les emballages des produits doivent porter une étiquette en vigueur au Bénin attestant de leur performance. Cette étiquette comporte notamment le drapeau du Bénin et des étoiles variant de 1 à 3 selon le niveau de performance. C’est à cela que le consommateur pourra distinguer les produits de qualité et faire un choix efficient. Pour le moment, cette mesure se rapporte aux lampes et aux climatiseurs individuels. Mais la réglementation pour ce qui concerne les réfrigérateurs est en cours. Ces trois produits, lampes, climatiseurs et réfrigérateurs, sont généralement les équipements les plus énergivores dans les ménages et les entreprises. D’où la nécessité d’opter pour des produits qui ne consomment pas exagérément de l’énergie. Par exemple, les lampes Led et les lampes Lfc, même si leur prix d’achat est plus élevé, présentent un avantage économique et écologique comparativement aux autres types de lampes. « Avec les lampes Led, on peut économiser entre 80 % et 90 % d’économie d’énergie par rapport aux lampes à incandescence traditionnelles. Elles sont la meilleure solution d’éclairage énergétique à condition qu’elles respectent les conditions de normes de performance énergétique. Elles sont utilisables partout dans le logement et à l’extérieur. Elles s’allument instantanément, supportent les allumages répétés, résistent aux chocs, au froid et à la chaleur », fait savoir la directrice des relations publiques de Mca Bénin II, Karine Gbaguidi Kérékou. A noter que, dès le 30 juin prochain, le décret 2018-563 du 19 décembre 2018 fixant les normes minimales de performances énergétiques et le système d’étiquetage énergétique des lampes et climatiseurs individuels en République du Bénin sera en vigueur. Les opérateurs économiques sont sensibilisés à cet effet. Société 26 mars 2020


Mesures contre la propagation du Covid-19 au Bénin: Attention à l’irresponsabilité contagieuse !
Face à la forte capacité de contagion du Covid-19, des mesures de prévention ont été édictées pour limiter les risques de propagation rapide. Aussi banals qu’ils puissent paraître, ce sont essentiellement des gestes qui sauvent. Mais à l’évidence, il apparaît que bon nombre de Béninois restent indifférents, voire cyniques, négligeant ces mesures et parfois incitent d’autres à en faire autant. Une irresponsabilité qui est tout aussi dangereuse que le coronavirus. Est-il encore besoin de preuves pour se convaincre de la dangerosité du Covid-19 et surtout de sa facilité à se propager ? Les milliers de morts en Italie, en Chine, en Espagne…, sont-ils imaginaires ? Et pourtant, il y en a qui font carrément comme si la menace était irréelle. Il est vrai qu’il faut éviter toute panique mais cela ne sous-entend pas une indifférence totale. La menace est bien réelle et plus encore, elle est déjà présente au Bénin. Pendant que certaines personnes réclament que les mesures soient corsées, notamment la fermeture des écoles, il y en a qui jouent aux supermans, aux indéfectibles. Il y a de ces personnes qui avancent des arguments fallacieux, les uns aussi ridicules que les autres : «Corona ne peut pas manger Béninois… Avec de l’ail et une bonne dose de tchoukoutou, coronavirus même va fuir… Moi je suis déjà immunisé contre coronavirus…». Alors même que le mal ne connaît ni riche ni pauvre, ni vieux ni jeune, ni blanc ni noir… Tout ce qui peut le prévenir, c’est le suivi méticuleux des mesures édictées. Certains prétextent la non-prise de mesures de confinement général pour expliquer leur négligence. «Ils ont fermé les églises, mais les marchés sont toujours fréquentés et les écoles sont toujours ouvertes. Ça sert à quoi alors de suivre ces mesures, si l’on peut toujours choper le virus ailleurs». Il est fréquent d’entendre ces genres de commentaires qui ne sont pas forcément dépourvus de sens, mais qui ne peuvent en aucun cas justifier le refus de respecter les mesures de précaution. Les écoles et tous les lieux de rassemblement sont fermés dans certains pays touchés par la pandémie et pourtant, le non-respect des préventions individuelles fait que le mal continue de sévir dans ces pays. Si des pays aux habitudes moins risquées n’arrivent pas à contrôler la propagation, qu’en serait-il du Bénin où la culture du vivre-ensemble a conduit à négliger toute précaution ? Les habitudes ont certes, la peau dure mais elles ne sont pas infaillibles; surtout quand il s’agit de lutter pour la survie. Pas si difficile ! En outre, que recommande-t-on qui soit si difficile ? Se laver régulièrement les mains à l’eau et au savon ou utiliser un gel désinfectant, respecter la distance sanitaire de sécurité de un mètre, ne pas se serrer les mains, s’embrasser ou faire des accolades, porter des masques ou des gants lorsqu’on est en contact avec la société, tousser dans un mouchoir ou dans le creux de son bras puis jeter le mouchoir et se laver les mains…, ce sont des gestes bien banals mais qui sauvent. Et le premier défi pour les Béninois, c’est la responsabilité, la prise de conscience effective pour que chacun devienne son gardien et celui de son prochain. Il va falloir dissuader les réfractaires qui tentent de persuader de l’inopportunité des mesures édictées, qui se moquent de ceux qu’ils rencontrent en masque ou qui lorgnent ceux qui refusent de leur serrer la main. Ne pas serrer la main de quelqu’un est loin d’être un signe d’irrespect. Par ces temps qui courent, ce n’est que charité. Santé 25 mars 2020


Agence nationale de Normalisation et de Métrologie: Les membres du Conseil d’administration installés
La ministre de l’Industrie et du Commerce, Shadiya Alimatou Assouman vient d’installer les membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm). C’est à la faveur d’une cérémonie qui s’est déroulée, hier lundi 23 mars, dans les locaux du ministère de l’Industrie et du Commerce. Ils sont sept à siéger au Conseil d’administration de l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm) : Serge-Hervé Houssou, représentant de la présidence de la République ; Micaël Bassabi Djara, représentant du ministre de l’Industrie et du Commerce ; Épiphane Wankpo, représentant du ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique ; Clément Dassi, représentant du ministre de la Justice et de la Législation ; Appolinaire Houénou, représentant du ministre de l’Economie et des Finances ; Épiphane Hossou, représentant du ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche; Joëlle Videhouenou Goussanou, représentant le président de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin. Procédant à leur installation officielle, Shadiya Alimatou Assouman, ministre du Commerce et de l’Industrie, précise : « Vous êtes nommés, chacun en ce qui le concerne, membres du Conseil d’administration de l’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm), par le Conseil des ministres en sa séance du mercredi 26 février 2020 ». A l’en croire, la mise en place d’un Conseil d’administration à l’Anm, contribuera au renforcement de la qualité des services publics et à la compétitivité de l’économie béninoise. C’est pourquoi, s’adressant aux membres, elle indique : « L’Anm a pour mission la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la politique nationale de normalisation, de métrologie, de certification, de vérification des produits et de la promotion de la qualité… En vous installant ce jour, je nourris l’espoir que vous contribuerez non seulement au bon fonctionnement de l’agence mais aussi à son rayonnement. Je voudrais vous inviter à veiller à la qualité des concertations pour vaincre le défaut de synergie dans les actions afin de garantir l’amélioration des performances ». Portant la voix de ses pairs, Micaël Bassabi Djara, président du Conseil d’administration, a fait savoir qu’ils n’ignorent pas l’ampleur de la mission. « La tâche que vous nous confiez est une mission républicaine dont nous mesurons pleinement les exigences et nous avons une claire conscience des responsabilités qui en découlent. Sur ce, nous comptons mettre notre intelligence collective au service de l’Anm pour relever les défis qui sont les nôtres et accompagner le Programme d’action du gouvernement », a-t-il déclaré. Il va ensuite exhorter ses pairs à développer une unité d’actions autour des valeurs d’assiduité, de ponctualité, d’humilité et de travail bien fait, pour l’atteinte des objectifs. Des missions de l’Anm L’Agence nationale de Normalisation, de Métrologie et du Contrôle Qualité (Anm) assiste les acteurs en charge de la production des biens et des services à faire face aux défis de la compétitivité, de la croissance économique durable, de la protection du consommateur et de toutes autres parties intéressées et ce, conformément aux lois et règlements en vigueur au Bénin et aux normes de qualité admises au plan international. Créée par le décret 2017-031 du 31 janvier 2017, portant attributions, organisation et fonctionnement du ministère de l’Industrie et du Commerce, l’Anm est chargée de veiller à la mise en œuvre de la politique nationale Qualité ; d’assurer la mise en place d’un cadre de concertation de toutes les parties prenantes de la normalisation, de la métrologie et de la promotion de la qualité ; de coordonner les travaux d’élaboration des normes béninoises volontaires et les règlements techniques. Elle doit aussi assurer l’adoption, la promotion et l’utilisation volontaire des normes, proposer au pouvoir public les normes à rendre obligatoires; mettre en œuvre le système national de certification des produits avec attribution d’une marque nationale de conformité et accompagner les entreprises et autres structures à la certification Système. Elle doit également vulgariser et promouvoir l’usage des unités de mesure du système international ; appuyer les services et les entreprises des secteurs public et privé pour le suivi des processus de production lors des opérations d’importation et de commercialisation des instruments de mesure, des appareils électroménagers et des équipements industriels et sanitaires... « Ces missions cadrent avec la volonté du chef de l’État de faire non seulement la promotion des infrastructures de soutien à la croissance économique mais aussi et surtout d’assurer la compétitivité de l’économie béninoise», a affirmé Shadiya Alimatou Assouman à l’occasion de l’installation des membres du Conseil d’administration de l’Anm. Actualités 24 mars 2020


Appui de la Badea et du Fonds saoudien pour le développement: 62 milliards F Cfa pour un accès durable à l’électricité
Doter le Bénin d’infrastructures appropriées pour un accès durable et sécurisé à l’électricité sur toute l’étendue du territoire national. C’est l’objectif du séjour au Bénin d’une mission conjointe de la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) et du Fonds saoudien de développement (Fsd), du 21 au 29 octobre 2019. D’un coût global de 62 milliards F Cfa, le financement concessionnel accordé par la Banque arabe pour le développement en Afrique (Badea) et le Fonds Saoudien pour le développement (Fsd) au Bénin vise à développer l’accès durable à l’électricité de qualité pour les usages domestiques, commerciaux et industriels dans le respect des normes de sécurité, environnementales et sociales avec un taux national de 75 % d’ici 2025 dont 50 % en milieu rural et 90 % en milieu urbain et une bonne tenue du plan de tension à tous les nœuds à l’horizon 2025. Coordonné par le ministre Zul-Kifl Salami, chargé de mission du président de la République, le financement de la Badea consiste à réaliser une première phase du projet dont les objectifs spécifiques permettent de développer le réseau de transport pour l’alimentation en énergie électrique de la Zone franche industrielle de Semé-Kpodji et le futur aéroport de Glo-Djigbé. Il permet aussi de sécuriser l’alimentation en énergie électrique des logements sociaux et de la cité administrative de Ouèdo dans la commune d’Abomey- Calavi et de développer de façon significative l’électrification des centres urbains dans les différents départements. Au cours de la mise en œuvre de ce projet, il s’agira d’une part de concevoir, de fournir et de construire des réseaux de transport 330 Kv, 161 Kv, 63 Kv et d’autres part de répartir 33 Kv pour un quadrillage adéquat du territoire pour une meilleure maitrise de tensions, des pertes techniques et du développement de la charge industrielle dans l’ensemble du pays sans oublier la conception, la fourniture et la construction de sous-stations 161/63 Kv et 63/15-20 Kv. En ce qui concerne les travaux de génie civil, de fourniture et de montage électrique du projet, ils regroupent deux volets dont le volet distribution Hta et Bt qui concerne la construction de 335 km de lignes Hta et 220 km de lignes Bt, la pose de 240 transformateurs de distribution Hta/Bt ainsi que le branchement de 60 000 nouveaux clients Bt. Le deuxième volet lignes Htb et postes associés prend en compte la construction de 15 km de lignes souterraines 161 Kv et poste 161/63 Kv, la construction de 25 km de lignes souterraines 63 Kv de Maria Gléta à l’aéroport de Glo-Djigbé et poste 63/20 Kv-2x2 Mva à l’aéroport de Glo-Djigbé, ainsi que la coupure d’artère sur la ligne Htb à Ouèdo et la construction du poste 161/20 Kv-2x50Mva. Coopération dynamique Ainsi, les études environnementales et sociales consisteront à identifier au cours de ce projet, les impacts positifs, négatifs, les mesures d’atténuation et d’élaborer le plan de gestion environnementale et sociale du projet. De même, l’Etat prendra en charge les frais d’expropriation et d’indemnisation des populations affectées par les activités du projet. Il sera procédé aussi au renforcement de capacité des cadres et techniciens de la Société béninoise d’énergie électrique (Sbee) en termes de conception, de gestion et d’exploitation des équipements du réseau électrique. Une stratégie et un plan de communication seront mis en place afin de donner une visibilité au projet sans oublier la réalisation annuelle de son audit comptable et financier par les bureaux d’audit locaux agréés et sélectionnés par appel d’offres local. Ces projets sont à l’actif du président Patrice Talon, cheville ouvrière de la rédynamisation de la coopération avec les Fonds et banques arabes. Notons que ces financements se poursuivront de manière vigoureuse les mois à venir pour le plus grand bien des populations des villes et des campagnes, à travers la réalisation au pas de charge du Programme d’action du gouvernement (Pag). Actualités 23 mars 2020


Cotonou: La porte des églises hermétiquement fermée
En respect aux décisions gouvernementales relatives à la lutte contre la propagation de Coronavirus, les portes des églises sont restées fermées ce dimanche 22 mars 2020. C'est la preuve que les dirigeants d'église ont pris la mesure de la situation, pour éviter la propagation de ce virus qui fait ravage sur les continents. L'application des mesures du gouvernement notamment concernant un mètre de distance ne pouvant pas être respectée dans l'église, selon le directeur national de la santé publique, la communauté chrétienne a décidé d'arrêter toute célébration. A l'église saint Michel de Cotonou, aucun fidèle n'a pu accéder à l'esplanade intérieur. Tous les portails qui donnent accès à 'intérieur sont fermés. C'est aussi le cas à Bon Pasteur. Il faut dire que depuis ce vendredi, la Conférence épiscopale du Bénin a sorti un communiqué qui demande de mettre fin à toutes les activités sur les paroisses. Mais si à Cotonou, les mesures sont observées, ce n'est pas le cas dans le département de l'Ouémé. Selon nos sources, les forces de sécurité sont obligées d'arrêter une messe sur l'une des paroisses ce matin aux environs de neuf heures.     Actualités 22 mars 2020


Lutte contre le Coronavirus: L’appel des parents d’élèves au gouvernement
A travers un communiqué en date du 19 mars dernier, Epiphane Azon, président de la Fédération nationale des associations des parents d’élèves  et étudiants du Bénin (Fenapeb) demande au gouvernement de prendre la décision courageuse de congédier pour deux semaines au moins les apprenants afin que chaque enfant reste chez lui pendant que le pays est en observation. Se sentant préoccupée par la situation due à l’épidémie du Coronavirus au Bénin, la Fédération nationale des associations des parents d’élèves  et étudiants du Bénin (Fenapeb), souligne à travers son communiqué, que la situation devient embarrassante. « Nous venons au nom des parents d’élèves et en notre nom  féliciter le gouvernement pour toutes les mesures prises en vue de prévenir la propagation de ce fameux virus (Coronavirus) dans notre pays et sa prompte éradication s’il arrivait à nous  atteindre au Bénin », note le communiqué. Epiphane Azon, président de la Fenapeb attire l’attention du gouvernement sur ce que l’école est le véritable lieu d’attroupements et partant, le lieu de contamination entre les  apprenants si un seul arrivait par malheur à attraper cette maladie. Eu égard à ce qui précède, le président du Fenapeb souhaite vivement que le gouvernement prenne ensuite la décision courageuse de congédier pour deux semaines au moins les apprenants afin que chaque enfant reste chez lui pendant que le pays est en observation. Par : Isidore A. GOZO (Stag.)   Actualités 21 mars 2020


Message des évêques du Bénin face au Covid-19: Des dispositions idoines à la paroisse St Michel
Face à la propagation de la pandémie du Coronavirus, la Conférence épiscopale du Bénin a rendu public un message à l’attention de toute la communauté catholique. Ainsi, les fidèles de la paroisse St Michel de Cotonou ont vu leurs habitudes bousculées ce vendredi 20 mars, dès la première messe de 6h. Par Hyacinthe KOUDHOROT Depuis la survenue de l’épidémie du Coronavirus, des mesures drastiques sont en train d’être expérimentées pour le bonheur des populations. Ainsi, déférant aux mesures de prévention annoncées par le gouvernement, les responsables des églises ont pris leurs responsabilités quant à faire suivre rigoureusement les consignes en vue d’endiguer cette maladie devenue une pandémie mondiale. A la suite de l’appel lancé par l’Eglise protestante méthodiste du Bénin et l’Union islamique du Bénin invitant les fidèles et responsables de culte à suivre les règles d’hygiène édictées, l’église catholique du Bénin n’est pas restée en marge. Vendredi dernier à la paroisse St Michel de Cotonou, plusieurs dispositions ont été prises par les prêtres afin d’offrir un culte sans crainte aux fidèles. Dans l’enceinte ils ont été disposés de manière à respecter la distance de 100 cm entre eux. Aussi le célébrant a profité des textes du jour qui appelaient les fidèles à l’écoute de Dieu, pour les exhorter à suivre les nouvelles dispositions pour le bien de tous, même au-delà du cadre de l’église. Et pour contenir les nombreux fidèles quatre messes ont été dites au même moment dans plusieurs salles dans l’enceinte de l’église sans risque de contamination des fidèles. Les fidèles ont appris que les chemins de croix ont été mis en quarantaine jusqu’à nouvel ordre. Les prêtres invitent les fidèles à ne pas céder à la panique et à respecter scrupuleusement les mesures prescrites. Donc à faire le chemin de la croix chez eux, car une quelconque négligence des mesures peut provoquer l’augmentation exponentielle des cas de contamination. Société 21 mars 2020


Grâce Gangbo Lawani: L’engagement sociopolitique dans les veines !
A quatre-vingts ans, Grâce Gangbo Lawani, ancienne vice-présidente de la Chambre de commerce et d’industrie du Bénin (Ccib), actuellement consule honoraire d’Israël au Bénin, fait montre d’une vitalité à nulle autre pareille. Marquée par l’histoire sociopolitique du Bénin, elle est prête à tous les sacrifices pour contribuer au développement de son pays. L’âge est loin d’être un obstacle. Grâce Gangbo Lawani garde encore en mémoire tous les détails de l’époque révolutionnaire et de la Conférence nationale des forces vives de la Nation. Elle raconte le Renouveau démocratique sans bégayer et déroule les pages de l’histoire politique du Bénin à l’image d’un historien. Rien n’échappe à sa mémoire d’arrière-grand-mère ! Du haut de ses 80 ans, Grâce Lawani, teint clair, taille moyenne, brille encore de mille et une couleurs. C’est une ‘’mémé’’ pimpante, parée d’une tenue sobre et élégante qui nous accueille. Sourire aux lèvres, démarche calculée, maquillage et bijoux discrets, son regard illuminé transmet la joie. Aucune ride ne trahit son âge. Chaleur maternelle, accolades chaudes, civilités, et nous entrons dans le vif du sujet. La chaleur n’affectera même pas son exposé qu’elle déroule de toute son aise, fière et nostalgique. Son récit sur les temps forts traversés par le pays est vivant. Exercice aisé donc pour cette institutrice des années 1972, période pendant laquelle la passion de servir son pays était la première priorité de tout camarade révolutionnaire. « En ce temps-là, j’étais femme d’affaires, chef d’entreprise et présidente de l’Association des femmes d’affaires et chefs d’entreprises du Bénin (Afaceb). J’ai été choisie par mes collègues pour être déléguée à la Conférence nationale», se remémore-t-elle. « Avant le Renouveau démocratique, la situation socioéconomique était très dure. Les salaires étaient difficiles à payer. On pouvait observer des grèves par ci, par là. Il fallait être riche pour s’occuper convenablement de tous ses enfants », raconte-t-elle. Plus de peur que mal, dira-t-elle pour caricaturer la sérénité retrouvée au bout de ces épreuves: « On craignait le pire. Heureusement que tout s’est bien passé. En même temps, beaucoup de femmes se sont impliquées en politique». Elle-même n’y a pas échappé et a retrouvé son chemin, sans doute celui de son destin. Les valeurs qu’elle et les autres déléguées aux assises nationales avaient défendues sont-elles mieux portées par les jeunes femmes aujourd’hui? «On note de plus en plus une présence remarquée des femmes en politique », relève-t-elle. Elle poursuit : « En notre temps, ne s’engage pas en politique qui veut. Avant d’aller sur ce terrain, il fallait être sûre de soi-même, surtout quand on est femme ». Grâce, une grâce ! Ces temps révolus, elle éprouve la satisfaction d’avoir contribué à l’émancipation de la gent féminine. « Les femmes sont plus émancipées aujourd’hui. En notre temps, peu de femmes avaient les moyens de s’occuper correctement de leurs enfants. Il fallait avoir beaucoup d’argent pour participer à la vie politique. Les choses vont de mieux en mieux aujourd’hui », dit-elle, pour saluer la représentativité des femmes dans les instances de prise de décisions. Pour autant, elle ne penche pas entièrement en faveur d’une présence trop accrue des femmes sur l’échiquier politique. Toute stratégie qui aiderait, selon elle, à maintenir l’équilibre social. «Avec le temps, les femmes seront davantage représentées dans les instances décisionnelles. Leur effectif numérique trop élevé pourrait encore être source de désordre », analyse-t-elle, soulignant par ailleurs les vices qui gangrènent le milieu politique. «Tant que nous ne sommes pas arrivés à un niveau de développement élevé et que l’individualisme va primer, la lutte contre la corruption restera un vain mot », tranche-t-elle, avant de situer les responsabilités : « Les parents aussi ont démissionné. Il faut qu’ils prennent le temps d’inculquer la morale aux enfants ». C’est pour cette raison qu’elle souhaite le retour de la morale dans les écoles et la prise en compte du genre à tous les niveaux de l’enseignement. « A notre époque, il y avait l’école des filles à part et celle des garçons à part », se souvient-elle. En vingt ans d’engagement sociopolitique, que d’expériences Grâce Lawani a accumulées! De son poste de chef du 2e arrondissement, en passant par celui de 2e adjointe au maire de Cotonou, puis de vice-présidente de la Chambre de commerce et d'industrie du Bénin (Ccib), à celui de chargée de mission de l’ancien président de la République, Boni Yayi, l’ancienne présidente directrice générale de l’hôtel ‘’GL’’ a tout donné à son pays, fière de contribuer à son développement. « J’ai pleinement participé à l’économie de mon pays puisque j’ai embauché des dizaines de mains d’œuvre et prouvé mes compétences dans plusieurs domaines », souligne-t-elle. Aujourd’hui, mieux qu’hier, la ‘’politique’’ circule dans ses veines. Actuellement consule honoraire d’Israël au Bénin, elle œuvre au renforcement de l’axe Jérusalem-Cotonou. Elle est également très engagée dans le domaine du social où elle passe pour une véritable ‘’mère Thérèsa’’. « Je concentre mes efforts sur les enfants vulnérables. J’héberge des orphelins que j’insère progressivement dans la vie active », révèle-t-elle. Sur le plan matrimonial, Grâce Lawani est une véritable grâce pour sa famille. Elle a eu la chance de célébrer ses noces de merisier, soit 53 ans de mariage avant le rappel à l’Eternel de son mari. Un bonheur que beaucoup de couples peinent à connaître de nos jours. Femme exceptionnelle ! Quels sont les secrets de réussite de cette dame dont le modèle inspire admiration et respect ? « Le divorce était très rare en notre temps. J’ai beaucoup soutenu mon mari dans ses pires moments, au point où il n’avait pas ressenti le coup de son licenciement à la Gendarmerie nationale», répond-elle. Là-dessus, elle peut passer une journée entière à prodiguer ses sages conseils aux jeunes femmes: « La patience, la franchise, la fidélité et la crainte de Dieu doivent primer au sein du foyer. Les femmes doivent éviter la convoitise et les suspicions, sources de nombreux malentendus. Le couple doit éviter l’immixtion des beaux-parents dans leur relation ». 80 ans, l’âge où l’énergie physique diminue, où l’on a moins de tonus pour s’adonner à des activités physiques, l’âge où la fatigue et autres maladies liées à la vieillesse prennent le dessus. C’est justement à cet âge que l’ancienne vice-présidente de la Ccib est plus debout que jamais. Retraitée active, elle est prête à franchir monts et vallées pour accomplir des actions sociales et religieuses. «On peut prendre de l’âge sans vieillir. Il faut savoir préparer sa retraite et quitter les choses à temps», souligne-t-elle. Après 30 ans de démocratie, elle pense que le Bénin, se porte mieux sur le plan sociopolitique. A ce titre, elle décerne satisfecit au régime de la Rupture. « Je félicite l’actuel gouvernement pour ses efforts en faveur du développement et l’encourage beaucoup à aller de l’avant». Elle suggère des pistes pour la prospérité du Bénin. Lesquelles, énonce-t-elle, passe par le renforcement du capital humain, l’augmentation du salaire minimum interprofessionnel garanti (Smig), la réponse au chômage des jeunes, la création de richesse…. Relativement aux valeurs qui ont prévalu durant la période révolutionnaire, elle plaide pour l’intégration de l’histoire sociopolitique du Dahomey dans les programmes de formation de l’enseignement secondaire. En attendant une reconnaissance nationale, sa famille lui est surtout redevable pour tous les sacrifices qu’elle a consentis en vue de la réussite de chaque membre. Sur ce plan, elle récolte depuis quelques années, les fruits de ses efforts. «Je passe d’agréables moments avec mes fils, petits-fils, et arrière-petits-fils. Chez moi, la joie est tout le temps au rendez-vous », se réjouit-elle. Il ne saurait en être autrement pour cette femme qui a bercé et nourri plusieurs dizaines d’enfants ! Ce qui fait d'elle aujourd’hui une femme hors du commun et la seule capitaine à bord de son paquebot familial qui compte huit fils, vingt-six petits-fils, cinq arrière-petits-fils. Société 20 mars 2020


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